[Console] Test de la Mega Drive Mini

La Megadrive aura été une console qui a marqué son temps : Première console 16 bits du marché, elle aura réussi à bousculer fortement Nintendo sur un secteur qui lui paraissait acquis d’avance. Sega lui démontrera que rien n’est jamais certain sur ce marché, mais la firme américano-japonaise ne parviendra toutefois pas à détrôner la firme de Shigeru Miyamoto.

Un peu d’histoire

La Mega Drive apparut en novembre 1988 au Japon, à l’été 1989 sur le territoire américain et en 1990 en France. Une console qui aura fait son trou sur le marché à coups de marketing agressif, comme « Genesis ( nom américain de la Megadrive) Does What Nintendon’t » ou « Sega c’est plus fort que toi » chez nous. 900 titres sortiront tout le long de son existence. Mais Si Sega était trop fort pour nous, la firme l’était aussi pour elle-même. La fin de vie de la MD fut chaotique, notamment les mésententes exacerbées entre les branches américaines et japonaises de la firme. L’apparition aussi de projets dont personne ne voulait comme la 32X alors que la Saturn arrivait, sans avoir osé le dire. Et que dire du Méga-CD, une extension CD-Rom louable, mais pas exploitée à sa juste valeur ?

Il n’en reste pas moins que la Mega Drive aura été le plus gros succès de Sega dans le monde des consoles. Et donc, cette géniale machine apparaît désormais en version « Mini ».

Cependant, avant que Sega ne sorte la Mega Drive mini « officielle », la firme avait délégué des licences d’exploitation de sa 16 bits à des constructeurs peu regardants sur la qualité globale des produits et de l’émulation. Je pense notamment à AT Games, constructeur brésilien qui fera jusqu’à l’année dernière des Megadrive de ce genre, privilégiant la quantité à la qualité. Pour preuve, concernant leur dernière version en date, sur 85 jeux revendiqués, seulement la moitié était issus du catalogue de la Megadrive. Le reste, c’était soit des jeux Master System, soit du foutage de gueule complet. Mais le pire, c’est que l’émulation était très loin d’être parfaite. Manettes qui ne répondent pas parce que infrarouges, qui nécessitent donc de viser pile le capteur, son qui sature et grésille, et d’autres défauts techniques. De fait, ces consoles étaient incapables de faire tourner correctement le premier Sonic !

Mais parlons désormais de la Mega Drive Mini , la seule, la vraie. Va t-elle rejoindre les consoles Nintendo au rang des bonnes consoles mini, ou la PlayStation Classic ou ses répliques au rabais au niveau des foutages de gueule ?

L’objet 

La MD Mini et ses deux manettes.

La console en elle-même est une réplique 55% plus petite du premier modèle de Mega Drive. On notera que Sega joue sur la fibre nostalgique au niveau du packaging reprenant pour l’avant la même façade que la console originale, précisant aussi que le jeu Sonic the Hedgehog y est inclus ! La console elle même dispose de ports d’extensions et même de la prise et du bouton de volume du casque, mais qui ne fonctionnent pas, bien entendu.

Sega nous livre sa mini console avec deux manettes et les branchements, dont le câble HDMI.

Concernant les manettes, c’est bien qu’il y en ait deux, mais problématique aussi puisqu’elles sont à trois boutons et que SF II’ est inclus notamment dans la sélection… Cependant, au niveau du toucher, ça ne grince pas et on retrouve bien les sensations d’origine. On notera aussi que les manettes sont USB, ce qui fait que vous pouvez aussi les brancher sur votre PC.

La console se branche facilement.

Technique et jeux

Un aperçu du menu.

Dès qu’on l’allume, on se retrouve devant les jaquettes de 42 jeux inclus dans la console sur un thème composé par Yuzo Koshiro reprenant des samples de certains titres présents. La présentation est très esthétique et lorsque vous lancez un jeu, vous avez un résumé de sa fiche technique. On notera aussi que le fait de modifier la langue du jeu modifie aussi les versions des jeux : par exemple, si vous passez la console en japonais, Doctor Robotnik deviendra Puyo Puyo ou le Contra ( Probotector chez nous) de Konami aura des personnages humains et des continues infinis…

Chaque jeu dispose que quatre fichiers de sauvegarde instantanée, c’est très pratique. Cependant, pour accéder au menu de configuration en jeu, il faudra soit maintenir le bouton Start pendant 5 secondes, soit appuyer sur la touche Reset.

Autre chose qui en agacera sûrement certains :l’absence de fonction «  Rewind » permettant de revenir en arrière dans les jeux. Ici, malgré la fonction de sauvegarde, vous ne pourrez réparer une erreur de façon immédiate.

Concernant l’émulation pure, Sega a fait appel à M2, spécialiste reconnu du sujet. Et il n’y a pas à dire, c’est très propre. L’émulation fonctionne bien, les animations sont fluides, les musiques bien retranscrites. Certains disent qu’il y a un peu d’input lag, mais perso je n’ai pas vu la différence. Oui parfois, il manque des bruitages (constaté sur le premier Sonic) mais rien de méchant. Bref, cette console mini est au top sur l’aspect technique et Sega n’a pas fait les choses à moitié.

Concernant la sélection de jeux, si cette dernière s’avère discutable sur certains points, et me concernant, l’absence de QuackShot dans les jeux Disney a du mal à passer, Il faut le dire, Sega a fait son maximum pour que la majorité des jeux soit d’une grande qualité. Mieux, la firme a intégré à la sélection quelques jeux rares ou inédits.

Je pense notamment à Castlevania : Bloodlines, Monster World IV ( reprise de la version sortie sur Wii en 2012) ou encore la version MD de Tetris, distribuée à de très rares exemplaires, suite à la bataille judiciaire concernant le jeu. Ça a été un bazar pas possible, je ne vous dis que ça.

Alors ?

Le génial LandStalker fait partie de la sélection.

Vaut-elle le coup d’être achetée ? Pour moi, clairement, oui, d’autant que son prix n’est pas abusé pour un objet soigné aussi bien dans sa finition que dans l’offre proposée. On voit bien que Sega a retenu les leçons de la PlayStation Classic… Et jetez vos contrefaçons faites par AT Games, merci…

D’autant que beaucoup de jeux valent le détour, malgré des absences impardonnables, et quelques daubes qui n’ont rien à faire là, que je décris dans cet article. Mais il était clair que choisir seulement 42 jeux sur 900, la sélection ne pouvait pleinement satisfaire tout le monde.

Il n’en reste pas moins que si vous l’avez eue pour Noël, sachez que celui ou celle qui vous l’aura offerte vous veut du bien, clairement.

Pour finir, je dois faire mon Mea Culpa. J’étais sceptique, vous l’avez sans doute lu dans certains articles, et je dois bien avouer que je me suis trompé. Sega a fait lever mes doutes et il faut avouer que devant le travail effectué, je ne peux que m’incliner. Bravo.

Conclusion : Un objet de collection

La MD mini peut rejoindre sans honte aucune la SNES Mini dans le cœur des rétrogamers collectionneurs. Offrant une finition quasi parfaite, malgré des détails agaçants, et une émulation de grande qualité, elle offre une occasion idéale de découvrir les jeux de la console pour ceux qui veulent découvrir le rétrogaming ou un échantillon de ce qu’offrait la 16 bits noire.

Points Positifs

Une réplique de l’originale

Finition excellente

Émulation de très bonne qualité

Quelques surprises dans les jeux proposés

Beaucoup de hits

Points négatifs 

Version occidentale livrée avec les manettes 3 boutons uniquement

Quelques daubes bien fumées

Pas de fonction Rewind

L'AGDQ 2020 termine sur un record pour ses 10 ans

L’AGDQ 2020 s’est achevée ce matin aux environs de 8h30 ce matin ( 2h30 du matin en Floride) et une fois encore sur un record de dons pour la Prevent Cancer Foundation, qui s’élève à 3 131 475 dollars, battant de 100 000 dollars le précédent record. Il n’y avait pas mieux pour fêter les 10 ans de l’événement.

Et nous, les Français, ne sommes pas en reste : il y avait non seulement un canal, le French Restream, qui retransmettait dans notre langue, mais en plus, les dons des viewers s’élèvent à plus de 20 000 dollars. De plus, pas mal de défis lancés par les français ont été accomplis lors du marathon, avec entre autres, le fait de renommer le chien de Linoa ( FF VIII) en « Pif » au lieu d’Angel…

Ce qu’il faut ce dire, c’est que ces dons iront à la lutte contre le cancer, et cela bénéficiera , à terme à tout le monde, pour avoir par exemple des traitements moins agressifs sur les tissus sains et plus ciblés, moins de fatigue lors des chimios…

Les prochains rendez-vous, ce sera d’abord du 10 au 16 mai pour la RPG Limit Break, et les dons iront cette fois pour la lutte contre les maladies mentales.

Et bien entendu, nous retrouverons la Summer Games Done Quick, du 21 au 28 juin prochain, pour Médecins Sans Frontières. Encore des heures de marathon en perspective…

Et les dates de la prochaine AGDQ sont déjà connues, et elle commencera encore plus tôt que cette année : rendez-vous donc du 3 au 10 janvier 2021.

Bien entendu, d’ici là, d’autres marathons caritatifs tournant autour du jeu vidéo auront lieu. N’hésitez pas à aller aussi les voir.

A très vite pour un nouvel article.

L'AGDQ 2020, c'est parti

L’année a à peine commencé que le premier marathon caritatif du jeu vidéo de 2020 se lance déjà. Il s’agit bien entendu de l’Awesome Games Done Quick, du 5 au 12 janvier et dont le but est de récolter des fonds pour la Prevent Cancer Foundation, une association de lutte contre le cancer. Faire des dons vous permettra de gagner des lots. Il y aura bien entendu des incentives .

Et si vous voulez refaire votre garde-robe geek en faisant une bonne action, sachez que le site the yetee fait une opération spéciale : pour tout T-shirt acheté, ce seront 5 dollars qui seront reversés à la PFC.

Pour consulter le programme, c’est par ici , les horaires s’adaptant à votre fuseau. Quels jeux allez-vous privilégier ?

Bien entendu, le tout est retransmis via Twitch, en diverses langues dont le français grâce au canal du French Restream . Mais rien ne vous empêche de tester les commentaires en russe, si vous voulez, par exemple…

Bref, l’AGDQ 2020 c’est parti, et pour les jeux vidéo servent pour la bonne cause, et vous savez depuis le temps que nous adorons ça sur le blog.

Bonne année 2020 !

L’équipe du DATA vous souhaite une très bonne année 2020. Qu’elle vous apporte ce que vous souhaitez et plein de bonheur. Quant aux articles, ils reviennent très vite . ^^

[Critique jeux] Collection of Mana

La saga Mana  est une autre grande série faite par Squaresoft. Créée en 1991 sous le nom Seiken Densetsu au Japon , elle ne comporte pas moins d’une dizaine de jeux à l’heure actuelle.

En France, le jeu le plus connu est sans aucun doute Secret of Mana, qui fit un carton sur SNES lors de sa sortie. Il faut dire que les jeux du genre n’étaient déjà pas légion, Ses forces étaient d’avoir été traduit en français et la possibilité de jouer à trois, j’y reviendrai.

Après un remake du jeu qui n’a pas fait l’unanimité en 2018, mais qui reste toujours aussi agréable à trois, voilà que Square Enix a sorti l’été dernier une compilation regroupant les trois premiers jeux de la franchise dans leur état d’origine. Quels sont-ils ? Venez voir avec moi ce que ça recouvre.

Mystic Quest 

Le jeu qui a débuté la série, et qui change de nom selon la région : Seiken Densetsu au Japon, ou encore Final Fantasy Adventure en Amérique du Nord. Le jeu est sorti sur Game Boy, et reste l’un des grands jeux de la portable.

Certains avanceront qu’il est même supérieur à Link’s Awakening. Ce n’est pas mon cas, mais ça ne l’empêchait pas d’être excellent.

Lorsque l’histoire débute, vous êtes un esclave de l’empire de Glaive qui combat des monstres en arène pour le bon plaisir du Roi Noir. Un jour, votre ami Willy, mourant, vous dit dans un dernier souffle que l’arbre Mana est en grand danger et que vous devez trouver le dernier survivant des chevaliers de Gemme, l’ordre qui avait empêché autrefois l’empire Vandole de s’emparer de la puissance de l’arbre à des fins maléfiques. Malheureusement, le Roi Noir et son grand sorcier Julius s’apprêteraient à faire de même…

Mystic Quest se présente comme un JRPG en vue de dessus. Le héros se déplace avec la croix directionnelle, le bouton A permet de frapper les ennemis, et le bouton B d’utiliser un sort ou un objet.

Vous pourrez trouver six types d’armes et huit magies, qui sont cette fois gardées par certains boss.

Chaque fois que vous battez un ennemi, vous engrangez de l’XP et vous pourrez améliorer une des quatre caractéristiques principales du héros à chaque changement. Cela permet ainsi de varier les plaisirs : allez vous privilégier la puissance, la magie ou faire un guerrier équilibré ?

Vous aurez parfois un allié qui vous accompagnera lors de certains passages et qui sera contrôlé par l’IA de la console.

Techniquement, c’est du beau boulot pour la portable et son époque de sortie. Les sprites sont gros, certains boss sont impressionnants, les graphismes sont clairs. Le rendu sur Switch est excellent. Les musiques sont bonnes, mais les bruitages assez peu nombreux. Cependant, les deux plus gros bémols du titre sont une collision des sprites parfois douteuse et une traduction française qui fait dans le n’importe quoi.

Autre point à prendre en compte : les clés doivent s’acheter en boutique.

Niveau durée de vie, comptez une bonne vingtaine d’heures pour en voir le bout.

Le titre a fait l’objet d’un remake en 2004 sur Game Boy Advance , sous le nom de Sword of Mana. Toujours aussi poétique, le jeu, développé par Brownie Brown, a fait l’objet de jolis graphismes en couleur cette fois, d’une traduction révisée et vous pouvez incarner soit le héros ou l’héroïne.

C’est vrai que Mystic Quest, épisode fondateur, accuse tout de même son âge. Mais il reste une pièce de collection valable, d’autant plus que la cartouche d’origine est rare et vendue à prix d’or. Le fait de l’avoir mise dans cette compilation vous permettra de redécouvrir un des trésors de la portable monochrome, sur un écran plus grand et avec une meilleure résolution graphique.

Secret of Mana

Doit-on encore présenter Secret of Mana, le jeu le plus représentatif de la saga ? Bon allez, je le fais quand même.

Sorti en 1993, Secret of Mana débute lorsqu’un jeune habitant du village de Potos, Randy, trouve l’épée Mana dans un rocher au milieu de la rivière alors qu’il se retrouve séparé de ses amis. Encouragé à enlever l’épée de son socle, Randy ne se rend pas compte qu’en faisant cela, il réveilla les monstres, notamment la créature vivant dans les profondeurs du village…

Notre héros se retrouve par conséquent banni de son lieu de vie, étant considéré comme un danger public.

Il rencontre alors Jean, un chevalier, qui l’emmène voir Lucie, la gardienne du temple de l’eau. Cette dernière le charge de retrouver les huit graines mana, afin de restaurer la puissance de l’épée. Ces dernières sont gardées dans huit donjons différents. Durant son périple, Randy rencontrera Prim, une princesse à la recherche de son fiance, et un elfe, Popoï, un être capricieux et qui ne pense qu’à manger. Ces deux personnages décident d’accompagner Randy dans sa quête.

Secret of Mana implique donc trois personnages, dont deux gérés par l’IA… ou par deux autres amis au besoin. En effet, une des particularités du titre est qu’il pouvait se jouer à trois joueurs ensemble. Un bon moyen d’éviter les errements de ordinateur qui parfois se coince dans le décor, obligeant parfois à relancer la dernière sauvegarde étant donné que le personnage coincé empêche tout le monde d’avancer à l’écran suivant. Oui, ça m’est arrivé.

Le jeu innove au niveau du gameplay et de son ergonomie globale. Chaque type d’arme dispose désormais de huit niveaux de maîtrise, tout comme les différentes magies. Autrement dit, les perfectionnistes en auront pour leur argent. Toutefois, pour qu’un coup soit efficace, il faut attendre que le 100% soit atteint dans la jauge en dessous des points de vie et de magie des personnages. Ce qui donne un petit côté tactique pas déplaisant aux combats.

Ensuite, le jeu introduit les menus circulaires, nettement plus ludiques et pratiques que les simples pages austères de textes. Le jeu s’interrompt lorsqu’un des menus est affiché, et vous pouvez passer de l’un à l’autre en appuyant sur les touches haut et bas de la croix directionnelle.

Les autres choses qui arrivent pour la première fois dans le jeu du jeu sont  le voyage en canon et Chacha, le chat marchand itinérant.

Le jeu exploite bien les capacités de la SNES : outre de jolis graphismes, on notera de jolis effets spéciaux, des zooms, et l’utilisation du mode 7 pour les déplacements notamment à dos de Flammy.

Secret of Mana, c’est une trentaine d’heures de jeu de plaisir.

Le titre a fait l’objet d’un remake en 2018. Autant dire qu’il est loin d’avoir fait l’unanimité tant on n’y retrouve plus le charme du jeu d’origine.

Trials of Mana

Voilà la surprise de cette collection : Seiken Densetsu 3, désormais renommé Trials of Mana, sort enfin des frontières japonaises ! Et si les deux autres titres ont bénéficié d’une traduction en français, lui aussi en bénéficié d’une, et c’est donc la première fois que le titre est traduit officiellement.

Et rien que pour ce jeu, Secret of Mana Collection vaut le coup, tellement le jeu pousse le concept encore plus loin que son prédécesseur.

Je ne vais pas refaire la critique présente sur ce blog, mais Trials of Mana, c’est six personnages principaux, pour autant de scénarios de départ. Trois dénouements différents, quatre changements de classes possibles et un système de combat révisé.

On retrouve les menus en anneaux.

Dans la deuxième partie du jeu, le titre offre une totale liberté au joueur pour vaincre les sept premiers dieux destructeurs (rebaptisés « Bénévodons » dans la traduction).

Un titre magnifique à tous points de vue, et sans doute un des plus beaux de la SNES. Les musiques sont marquantes, l’aventure épique et qui offre une rejouabilité conséquente.

Pour plus d’informations sur le jeu, je vous renvoie à cette critique

Trials of Mana fait aussi l’objet d’un remake, qui sortira en avril 2020. Le titre a l’air plus travaillé que celui de Secret of Mana.

Maniaques de Mana

Cette collection est sortie sur Switch, et offre donc quelques fonctionnalités sympathiques, comme la possibilité de choisir les langues du jeu, ou encore des sauvegardes à tout moment sans passer par celles présentes dans les jeux. La console restitue bien les feelings de l’époque. Et si je dis cela, ça veut dire que les qualités énumérées sont belles et bien présentes… et les défauts de l’époque aussi.

C’est M2, spécialiste japonais de l’émulation, qui a fait les portages des trois jeux et le résultat est fidèle à ce qu’on avait à l’époque. Même si nous étions en droit d’en attendre un peu plus que des simples portages.

On regrettera par exemple l’impossibilité d’afficher les jeux en plein écran. Certes, vous avez le droit à deux formats principaux (et plusieurs modes graphiques pour Mystic Quest), mais les titres restent en 4/3 d’époque même en mode portable. De fait, vous aurez deux grandes bandes verticales, certes bien décorées, mais on a quand même l’impression de jouer en mode « réduit ». De même, on regrettera aussi l’impossibilité de mettre des scanlines comme à l’époque pour les jeux SNES. Quant à Mystic Quest, on ne peut que regretter que la traduction n’ait pas été révisée. Si vous vous plaigniez de celle de FF VII, sachez que toute mauvaise qu’elle soit, elle n’est rien par rapport à celle ci (oubli d’articles, de mots, expressions et ponctuations inappropriées)…

Et quelques jeux en plus, comme Sword of Mana, je n’aurais pas été contre non plus…

Mais ne nous plaignons pas trop, vu les heures que vous réserve cette compilation, RPG oblige, même si le prix (40 €) est quand même assez élevé pour trois jeux.

Conclusion : Une pièce de collection

Si vous ne connaissiez pas la saga Mana, Collection of Mana est une bonne occasion de refaire votre retard, d’autant plus que Trials of Mana est un inédit et est vraiment excellent. Les connaisseurs retrouveront les sensations d’époque, ce qui inclut beaucoup de qualités et un peu de défauts. Les jeux se présentent tels des joyaux bruts de leur époque. Trois RPG japonais de choix pour des heures de plaisir.

Points Positifs :

Les trois Seiken Densetsu réunis

Trials of Mana, inédit chez nous

Les trois jeux en français

Sauvegarder quand on veut

Points Négatifs :

Prix assez élevé

Mystic Quest a techniquement mal vieilli

Et sa traduction est toujours aussi mauvaise.

Jeu testé sur Switch dans une version achetée par mes soins dans le commerce.