[Rétrogaming] Sonic, un ami de 30 ans

Voilà, nous sommes en juin. Et ce mois de juin 2021 qui rime avec rhume des foins, est particulier. En effet, Sonic, la mascotte de Sega, va fêter ses 30 ans. Et pourtant, j’ai l’impression que le hérisson bleu m’a toujours plus ou moins accompagné dans ma vie de joueur.

Pour moi, tout commence à Noel 1992, où je reçois ce qui fut sans doute le meilleur pack de Megadrive 1 n’ayant jamais existé: le pack avec Sonic et Streets of Rage et deux manettes, pour 1290 francs. Je connaissais un peu le hérisson avant d’avoir la console, via les pubs, n’oubliez pas que Sega, c’est plus fort que toi, mais j’avais déjà joué à la version Master System du premier chez les cousins qui habitaient le même village. Alors forcément, l’être humain ayant tendance à reproduire les schémas qu’il vit, j’ai vit demandé la console avec le jeu pour le Noël suivant. Ma mère, très réticente à cette idée, finit par céder et me dit que le Sonic de la Megadrive est plus joli tout de même, et que le pack avec deux jeux et deux manettes n’est pas si cher. C’est certain… Donc, finalement elle est d’accord pour ça, sous condition de bulletin de premier trimestre satisfaisant pour l’élève de 6ème que j’étais.

Sonic The Hedgehog a été le premier jeu à squatter le port cartouche de ma console. Alors, forcément, ça marque. Un jeu beau, bien réalisé…Je n’ai pas passé la deuxième zone, Marble, mais j’étais bien décidé à aller loin. Quelques semaines plus tard, je m’offrais Sonic 2. Je n’ai jamais eu Sonic 3 à l’époque de sa sortie, à cause de son prix très élevé, et je suis donc passé directement à Sonic & Knuckles. Autant dire que je me suis éclaté, au propre comme au figuré, comme une bête. Combien d’heures passées sur le mode deux joueurs de Sonic 2 avec ma soeur? J’ai aussi eu Sonic 3D: Flickies Island, qui est pour le moins particulier et ne s’inscrit pas pour moi dans la ligne des « Sonic ».

Et ça, juste avant de passer à la PlayStation. Autant dire, pas de Sonic chez Sony. Même si la console grise et les consoles de Sony m’ont offert des heures de jeu et de joie, cela ne m’empêchait pas de rebrancher ma Megadrive et de rejouer aux différents épisodes. Lorsque j’ai dit récemment à ma mère que je me faisait encore des runs Sonic, cela l’a faite sourire. Elle non plus n’a pas oublié le bruit des anneaux qu’on récolte en jeu… Je n’ai pas eu la Dreamcast au moment de sa sortie. En effet, j’ai ensuite continué sur PS2 et là, coup de tonnerre début 2001 : Sega arrête la production de la console à spirale et décide de devenir simple éditeur de jeux. Une page de l’histoire vidéoludique se tournait, mais Sega aura fini son aventure hardware avec une console qui a su marquer les esprits par la grande qualité des jeux sortis. Mais la firme paie très cher certaines décisions comme le développement de la Megadrive 32X ou le semi-échec de la Saturn. Cependant, c’était désormais une évidence, Sonic allait venir chez les autres constructeurs. Imaginez juste si un visiteur du futur m’avait dit en 1993 que Sonic allait ensuite se retrouver sur consoles Nintendo! Nintendo récupérera les deux Sonic Adventure, en version améliorées pour la Gamecube. Le premier jeu Sonic hors console Sega que j’achèterai sera Sonic Heroes sur PS2 en 2004. J’allais enfin retrouver le hérisson bleu et il n’était pas seul. Même si j’ai eu plus de mal avec les Sonic en 3D, certains jeux mériteraient tout de même une petite réhabilitation, j’ai bien dit « certains ». Parce que pour Sonic 2006 ou Sonic Boom, je ne peux hélas rien faire. J’ai enrichi petit à petit ma collection de jeux mettant en scène le hérisson bleu, même si j’en conviens, il m’en manque encore beaucoup. En général, ils ne coutent vraiment pas très cher.

Ce qui est formidable, c’est que même si les jeux en 3D sont de qualité irrégulière, mon amour du hérisson n’a pas faibli. J’ai également adoré les jeux de courses All Star Racing et All Star Racing Transformed. Et j’espère que Sonic continuera encore longtemps à m’accompagner dans ma vie joueur. Comme un vrai ami de trente ans, en fait. C’est reparti pour le même nombre d’années, allez…

[Coup de gueule] Le cancer du rétrogaming

Oui, je sais il y a un moment que je n’ai pas écrit sur le blog. Mais là, j’ai vraiment envie de pousser un gros coup de gueule. Pourtant, le rétrogaming, j’aime ça. J’ai d’ailleurs fait une acquisition hier pour ma Dreamcast à un prix qu’il aurait été dommage de laisser passer, vu à combien Rival Schools 2 cote sur les réseaux. Je suis sans doute très chanceux de l’avoir eu à 25 €. Et, ce matin, je vois ça:

En gros, si je comprends bien, un Cash a repris Suikoden II à une cliente gratuitement parce qu’ils « ne trouvaient pas la référence »… avant de le mettre en vente à 430 €. Une situation révélatrice du cancer qui ronge le monde du rétrogaming, en plus des problèmes de collection et de conservation des œuvres (car oui, les jeux vidéo sont des œuvres, n’en déplaise à certains). Et qui prouve aussi qu’ils ont dû aller voir sa cote sur le net, ou du moins qu’ils savent que ce jeu est rare. Autrement dit, une spéculation monstre et aucun contrôle ni encadrement des prix. Résultat: un jeu rare pourra être vendu au prix que décide le vendeur. Et à ce niveau, certains Cash sont des champions pour ça. Ils vous reprennent vos jeux une misère… avant de les revendre en se faisant parfois une marge monstre! Vous me direz, la cliente aurait pu refuser de le céder, finalement… Puis je ne veux pas dire, mais Suiko II est coté entre 100 et 200 € donc en plus, ils le vendent plus de 2 fois plus cher que la normale, en espérant qu’il se vendra. Pour info c’est quasiment le prix d’une PS5 ou d’une XBox Series X!!! On peut dire ce qu’on veut de Micromania, ils ont leurs défauts, mais au moins, ils ne reprennent plus les jeux trop anciens et ils le disent. Impossible de repartir en leur ayant cédé le jeu gratuitement.

Quand est-ce que tout cela va s’arrêter? Quand est-ce que nous, joueurs, rétrogamers, dirons stop à l’envolée des prix? A quand un encadrement? Je rêve, je sais. Mais la colère me gagne quand je vois que certains ne se gênent pas pour revendre des raretés à des prix beaucoup plus élevés que ce qui est habituellement pratiqué.

C’est vrai, le rétrogaming c’est devenu plus tendance qu’il y a 20 ans. Mais est-ce une raison? Franchement, qui a plus de 400 € à mettre dans un jeu de plus de vingt ans? Sous prétexte de rareté? Arrêtons, c’est vraiment indécent. Déjà, 100 € dans un jeu ancien aussi rare ou excellent soit-il, c’est beaucoup, voire trop.

Ne vous méprenez pas, on trouve encore de belles affaires en Cash. Mais rien ne justifie des prix trop élevés. A vrai dire, nous avons encore notre liberté de ne pas acheter si le prix ne nous convient pas. To buy or not to buy, that is the question, et parfois, c’est difficile d’y répondre. Mais j’ose espérer qu’un jour, l’univers du rétrogaming (re)deviendra raisonnable…

Nolife, c’est fini depuis 3 ans, mais la marque vit encore un peu

Hé oui, Nolife a fait sa soirée d’adieu le 8 avril 2018, après l’annonce faite une semaine plus tôt. Nous aurions aimé que ce soit un poisson voire une baleine d’avril, mais non, malheureusement. Le temps de tout arrêter et de boucler les canaux des opérateurs, la chaine a émis avec des moyens réduits jusqu’au 27 avril. Oui ce n’est pas si simple de couper un signal.

Chaîne clivante depuis sa naissance, sa perte m’a fait comme la sensation de perdre une bande de copains. Depuis, les thématiques qu’elle traitait, à savoir les jeux vidéo et les nouvelles cultures, ainsi que la J-Music, sont assez éparpillées sur le web.

La liquidation judiciaire s’est terminée en décembre dernier. Une des craintes, à la suite de cela était de voir le nom être utilisé par des personnes qui pourraient aller à l’encontre de ce qu’était la chaine. Heureusement, le nom a été redéposé au début de cette année auprès de l’INPI par quelqu’un qui y a travaillé, donc, qui a dû avoir l’aval des deux fondateurs pour le faire. Je précise que les dépôts de marque sont accessibles au public.

Mais ne vous faites pas d’illusions. Non, la chaine ne reviendra pas. Et je prendrais très mal un revival de ce genre, ses dirigeants sont passés à autre chose (et ils sont heureux), tout comme ceux qui l’ont faite vivre.

Mais à quoi a servi ce nouveau dépôt du nom alors ? Eh bien avant tout, à protéger la marque. La protéger de ce qu’elle fut, ce qu’elle nous a donné à regarder, et ainsi éviter que les souvenirs qu’elle nous a légués soient salis par des choses contraires à ce qu’elle a été. On ne sait certes pas de quoi l’avenir sera fait.

Il n’empêche, le temps file vite. Nolife, merci d’avoir existé. Et merci à Azraël pour le tuyau.

La Game Boy Advance fête ses 20 ans

Il y a des anniversaires qui nous font prendre un coup de vieux.Aussi bien parce qu’on a(d)vance en âge, mais aussi en matière de rétrogaming.

Preuve en est avec la Game Boy Advance qui fête les 20 ans et sa sortie au Japon.

Cette console portable était destinée à succéder à la Game Boy Color. Et si cette dernière n’avait pas de gain de puissance par rapport à la Game Boy Classique, Nintendo décide de donner un coup de boost à la GBA. Bâtie autour d’un processeur RISC 32 Bit, cette nouvelle portable offre des performances légèrement supérieures à la Super Nintendo.

Et lorsqu’on a la bête en main, qu’est-ce qu’on y trouve ? La croix directionnelle posée à gauche de l’écran, qui occupe désormais une place centrale, et les boutons Start et Select, tout en rondeurs, en dessous. A droite, les boutons A et B de la Game Boy, mais toujours pas X et Y.

En revanche, on y trouve deux boutons de tranche, naturellement appelés L et R.

La console fonctionne avec deux piles. Il est possible d’y relier un cable link et de régler le volume.

L’écran affiche une résolution de 240 par 160 pixels, avec un affichage de 512 couleurs simultanément parmi 32 768.

Avantage non négligeable : en plus des jeux spécialement faits pour la console, cette portable avait l’avantage d’être rétrocompatible avec les jeux Game Boy et Game Boy Color.

D’ailleurs on y trouvait quoi, comme jeux ? Beaucoup de portages de jeux issus de la Super Nintendo, notamment les Super Mario, qui se voient sous-titrés avec « Super Mario Advance », mais bon courage pour vous retrouver dans les chiffres. Par exemple, Super Mario Bros 2 est considéré comme le premier Super Mario Advance, tandis que Super Mario World est Super Mario Advance 2, alors que Yoshi’s Island devient SMA 3 et Super Mario Bros 3 le quatrième. Maintenant, débrouillez-vous.

On y retrouve toutes les grandes licences de Nintendo, notamment Metroid ou CastleVania.

La console accueillera pas mal de RPG, dont des remakes, comme ceux de Fire Emblem avec le premier épisode et celui de The Sacred Stones, et la console accueillera Final Fantasy IV, V et VI, avec des textes traduits dans notre langue. Dommage cependant que la qualité du son soit moindre à cause du processeur sonore de la console. Et si les FF sont de bons portages, d’autres auront moins de chance. Par exemple, celui de Tales of Phantasia, le premier de la série, ne se sera pas fait sans heurts : ralentissements à gogo et son de moindre qualité.

Cependant, la console est arrivée à un moment où Squaresoft, jusqu’alors brouillé avec Nintendo, commençait à revenir chez le constructeur japonais. Du coup, le développeur lui offrira un Final Fantasy Tactics Advance de très bonne facture comme jeu exclusif.

Mais les deux gros RPG de la consoles viendront de chez Camelot, alors éditeur tiers de Nintendo, avec Golden Sun et Golden Sun l’âge Perdu. L’un n’allant pas sans l’autre si on veut connaître tout le scénario du diptyque. Proposant des graphismes à tomber, des musiques de malade signées Motoi Sakuraba, et un système de jeu innovant, j’ai passé de très nombreuses heures sur les deux titres. Et je dois avouer que le premier GS a été celui qui m’a décidé à acheter la console.

Sega, devenu simple développeur suite à l’échec de la Dreamcast, lui offrira trois épisodes de Sonic en 2D exclusifs, intitulés bien évidemment Sonic Advance. Ou encore un remake du premier Shining Force, avec là aussi des textes traduits en français.

Je n’ai parlé que de quelques jeux, mais on y trouvait à peu près tous les genres. La GBA avait une ludothèque variée et de qualité dans l’ensemble (ça n’empêchait pas certaines daubes de se faufiler) avec la qualité Nintendo. Vous savez, le fameux « Seal of Quality ».

Mais la GBA n’avait pas que des avantages. Elle nécessitait deux piles AAA pour fonctionner et avait une bonne autonomie (environ 15 heures) mais l’écran n’était pas rétro-éclairé, ce qui imposait de jouer dans une pièce suffisamment éclairée pour y voir quelque chose. Sans compter l’unique sortie son et la faiblesse du processeur sonore qui ruinait certains jeux ( merci encore pour FF VI).

Une version améliorée de la console, qui s’appelera la Game Boy Advance SP sortira l’année suivante, en 2002.

Disposant des mêmes caractéristiques techniques que son modèle et de la rétrocompatibilité, la principale innovation vient de l’écran, qui est cette fois rétro-éclairé, et donc… plus lumineux !

Ensuite, c’est une console compacte, qui se replie en deux grâce à un système de clapet. Enfin une console qui rentrait vraiment dans une poche ! Et ce sans risque d’endommager l’écran, en plus…

Son ultime version sera la Game Boy Micro, une version avec un écran encore meilleur, mais qui n’est plus repliable et qui cette fois ne rencontrera pas le succès escompté.

Mon expérience avec la console a beaucoup été sur les RPG qu’elle proposait, ce qui ne m’empêchait pas de jouer à certains jeux d’action/plates-formes comme Sonic Advance, Mario Bros. 3, SMW ou encore Donkey Kong Country ( qui a pas mal souffert techniquement lui aussi), et c’est une portable que j’apprécie en tant que rétrogamer. Il y a d’ailleurs certains jeux que je recherche.

La GBA sortit donc le 21 mars 2001 au Japon, et en France, il faudra attendre trois mois de plus, vu qu’elle arrivera le 22 juin de cette même année.

Bon anniversaire donc à une console qui fêtes ses 20 ans. Et comme dit le proverbe : mieux vaut une Game Boy Advance en retard, qu’une Game Boy Retard en a(d)vance... Oui je sais c’est très nul. Il est temps que j’aille me coucher, je crois.

[Musique] Daft Punk, cette fois, pas de One More Time

Une fois n’est pas costume, et pout preuve, j’écris cet article au saut du lit. En me réveillant, j’avais l’étrange sentiment que désormais, il me manquait quelque chose. Comme vous le savez surement, le duo Daft Punk, composé de Guy-Manuel de Homem Christo et Thomas Bangalter se sépare. Ils auront fait danser le monde pendant 28 ans. Une vidéo parue hier, intitulée Epilogue semblait assez claire, Daft Punk c’est fini. 1993-2021.

Ca me met tout de même un coup de vieux. Parce que Daft Punk, c’est tout de même pas mal de mon collège et de mon lycée. Avec Fatboy Slim, The Offspring, Blur , Gorillaz ou encore les Red Hot Chili Peppers, (et j’en oublie) ils font partie de ma culture et et ont influencé mes gouts musicaux. Si j’aime la musique électro, c’est grâce à eux. Pareil concernant les groupes de « French Touch », avec lesquels ils collaboraient assez souvent. Discovery, leur deuxième album, reste un des mes albums préférés ever, même si beaucoup préfèrent Homework, le premier, qui les a fait connaître. Je reconnais qu’il est également excellent, mais j’ai plus d’affinités avec le deuxième. J’ai bien aimé aussi Human After All, malgré la taule qu’il s’est prise au niveau critique et public. La bande originale de Tron Legacy est excellente également, mais Random Access Memories m’a laissé de marbre. C’est dommage de se quitter avec un album qui date désormais presque de huit ans. J’aurais aimé, je ne sais pas, un bouquet final à l’ancienne, mais non, il n’en sera rien… Et qu’est-ce que j’aurais aimé les voir en concert live! Mais bon, ça ne se fera pas…

Mais voilà… J’ai envie de terminer sur note optimiste. Daft Punk, c’est fini. Mais ça ne veut pas dire qu’on ne reverra pas les membres du duo . En effet, s’ils ont fait danser la planète sur près de trois décennies, qui sait de quoi ils seront capables en solo?