VI raisons de rejouer à Final Fantasy VI

Il y a des jeux, comme ça, pour lesquels on ne résiste jamais à refaire une partie même si on le connaît par cœur. Final Fantasy VI est « LE » FF culte qui met au moins tout le monde d’accord sur ses immenses qualités. Et bien que l’ayant fini en long, large, travers, je relance de temps en temps le jeu, et voici mes VI (6) raisons pur lesquelles j’y rejoue.

I-Son époque

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Une raison qui peut paraître à première vue bizarre. En effet, nous savons juste que FF VI se passe 1000 ans après la guerre de la Magie, conflit entre Espers et humains qui ruina le monde, mais la civilisation a survécu. Cependant, plusieurs éléments laissent penser que jeu s’inspire de la Révolution Industrielle anglaise et de l’époque « victorienne », notamment le mobilier de la plupart des habitations : horloges comtoises, poêles à charbon, phonographes, lits, étagères et armoires, redécouverte de la vapeur et du charbon comme combustibles, le premier « donjon » de Narshe est justement une mine de charbon. Ensuite, les transports dans le monde  du jeu sont les chocobos, les mascottes à plumes de la série qui font office de chevaux, le train à vapeur ( il est fait mention que la ligne de Doma a été coupée suite aux affrontements avec l’Empire, et le joueur emprunte un train bien particulier peu après, donc les chemins de fer existent) et Setzer possède un Zeppelin. Les armures Magitek sont à part car issues d’une technologie un peu trop avancée pour l’époque, mais apportent une pointe de cyberpunk.

II-Son histoire

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Ou plutôt « ses histoires ». FF VI contient 14 personnages qui ont tous un passé différent, qui sera parfois révélé sous certaines conditions (Locke, Shadow…) tandis que d’autres font véritablement avancer le scénario, et le fil rouge semble être celui de Terra. Toute ce canevas forme une tapisserie  unique, un scénario qui fait la grande force du titre, qui a su planter le décor dès le départ en nous résumant un conflit en quelques lignes. Mieux encore, le titre aborde des sujets graves, tels que le suicide, la culpabilité ou la grossesse d’une adolescente, ce qui en fait définitivement un jeu unique.

III-Ses moments cultes

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Inutile de nier : Final Fantasy VI possède des putains de moments cultes, et ce du début à la fin : de la scène d’introduction avec les armures Magitek qui marchent vers Narshe dans la neige, en passant par l’opéra, le basculement vers la seconde partie du jeu et la fin, le jeu est rempli d « epicness » à lui tout seul. Pourtant, le jeu ne dispose pas de cinématiques, juste de la technologie 16 bits de la Super Nintendo. Et certains commencent à y voir un aspect plus cinématographique, ce qui sera ensuite amplifié par les épisodes qui suivront sur PlayStation.

IV-Sa technique

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Final Fantasy VI était magnifique pour un jeu de 1994, et le pire c’est qu’il n’a pas vieilli d’un poil. Il est le digne représentant de ce que la technologie 16 bits savait faire de mieux. Et le jeu ne se prive pas de faire usage de tout ce que la console de Nintendo peut offrir : Mode 7 pour les déplacements en Zeppelin ou à dos de chocobo, zooms, sprites énormes et effets superbement travaillés. Et même si certains jeux sortis après lui ont fait mieux question graphismes, il ne faut pas nier que FF VI a son propre style, parvenant à se détacher des RPG trop génériques.

V-Ses musiques

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Le point qui mettra tout le monde d’accord je pense. La bande-son de FF VI n’est jamais prise en défaut par qui que ce soit et pour cause : elle est sûrement celle qui est le plus aboutie non seulement de la série, mais aussi de celle de la carrière de Nobuo Uematsu à mon sens. Pour vous dire, le thème de la carte dans la première partie du jeu a tellement résonné que mes parents savaient à quoi je jouais. Et de plus j’ai l’OST du jeu, que je mets de temps à autres dans mon lecteur CD chez moi ou dans ma voiture. « Ah ouais mais c’est pas de la vraie musique, puisque c’est des jeux vidéo ! » La ferme les élitistes, puisque je vous dis que cette OST est sublime. Impossible d’oublier les thèmes de chaque personnage, l’opéra (une performance pour la console), la forêt fantôme, la musique des combats, celle des boss… Bref, la musique utilise la puissance du processeur sonore et ne s’en prive pas.

De plus sachez que je dispose de l’album Grand Finale qui est une reprise de certains thèmes du jeu joués par l’orchestre de Milan que tout amateur de musique de jeux se doit de posséder. Sachez de plus que Uematsu a également déclaré que cette bande son était le travail dont il était le plus fier avec celle du IX. Le maître a également fait des reprises version rock avec son groupe The Black Mages.

Et puisque nous avons évoqué le neuvième épisode, sachez que le début du thème des combats est une reprise de celui du VI.

VI- Son méchant

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Si FF VI expose un postulat somme toute classique, à savoir gentils royaumes et groupes de rebelles contre un méchant Empire, il a sans doute le méchant le plus réussi de la série. Je parle bien sur de Kefka Palazzo, à la santé mentale inexistante, qu’il a perdu à cause d’une expérience Magitek ratée. Il ne vit que pour détruire, et régner sur un monde dans lequel il serait le seul maître face au néant. Ce que nos héros doivent l’empêcher de faire lors de la première partie du jeu mais ils arriveront malheureusement un peu tard… Toujours est-il que Kefka est juste extraordinaire dans sa folie. En effet, il ne paraît pas avec sa tête de clown, mais il  cache un être redoutable. Et que dire lors de l’affrontement final, en ange de la mort… A vrai dire, le cas Kefka mériterait une séance de psychanalyse à elle toute seule. Rien que pour ça, on dit Bravo Squaresoft.

Voici mes 6 raisons principales qui font que je rejoue à Final Fantasy VI. D’ailleurs, je sens que je vais me refaire une partie, d’autant qu’il dispose de retroachievements…

Et vous, quelles sont les vôtres  qui font que vous rejouez à un titre ?

Promis, je ne vous ferai pas le coup des « VII raisons de rejouer à FF VII ». Quoique…

TFGA #24 : Voilà, c’est fini…

« Voilà, c’est fini », chantait Jean-Louis Aubert. Eh bien là c’est pareil, pour le TFGA, auquel Alex a décidé de mettre un terme. J’ai participé à l’aventure pendant un an et demi et je prenais plaisir à vous faire partager ce que j’aimais ou pas. Ce fut une belle expérience et il vaut mieux, effectivement arrêter sur une bonne note (Alex vous explique les raisons ici), mais du coup je ne sais pas quoi faire comme classement… Un sur les meilleures ou pire fins dans les jeux vidéo, selon moi ? Nope, trop classique et risque de spoil majeur pour ceux qui n’y ont jamais joué. En faire un sur les raisons pour lesquelles j’ai participé à l’aventure ? Ça ferait redite par rapport à ce que j’ai écrit il y a pile un an pour son anniversaire. Alors, quoi faire ? Philosopher un peu sur le concept de fin, que tout ce qui commence doit finir, et que même si selon La Fontaine, il faut la considérer en toute chose, peut-être qu’elle n’est qu’un début… Je risque d’en perdre quelques uns en route.

Je ne sais pas, peut-être que le TFGA perdurera par l’entremise d’une autre personne, auquel cas cela ne serait qu’un simple passage de relais…

Alors non, je ne vais pas vous spoiler des fins de jeu. Je vais plutôt choisir les 5 mots ou expressions qui ont compté dans l’aventure TFGA.

5- Écriture

Power of Words

Le TFGA m’a redonné le goût d’écrire pour faire découvrir des choses aux lecteurs, à un moment où je m’interrogeais vraiment sur comment relancer le blog. Rien que pour ça, merci. Un point court, mais efficace. Et puis, à chacun son style, sa façon d’écrire les choses. J’apprécie un article du moment qu’il est lisible et qu’il n’est pas truffé de fautes. Heureusement, les participants au TFGA savent tous très bien écrire à tel point que je me sens parfois un peu ridicule par rapport à eux.  

4-Deadly Premonition

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Jamais je n’aurai autant parlé du jeu que dans les tops du TFGA, si on exclut la critique faite sur le blog, bien entendu. Le jeu figure dans pas mal de mesTFGA et j’espère que cela vous aura donné l’envie de vous intéresser à ce titre certes clivant, raté d’un point de vue technique mais au scénario qui met une claque à pas mal de ses congénères. D’autant qu’il n’est, du moins pour le moment, pas trop cher, et traduit en français. Alors si vous le voyez sur 360 ou PS3, surtout, n’hésitez pas, et jouez-y jusqu’au bout. Vous vous direz ensuite que celui qui a osé le revendre était un fou.

 

 

3- Libre arbitre

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Si Alex nous donnait un thème défini, sauf pour le TFGA précédent, il nous laissait toutefois carte blanche quant à l’interprétation de celui ci et la façon de le traiter. Résultat : Il y avait autant d’articles que de participants différents. On appelle ça la diversité. Et ça c’est bien, ça prouve que nous avons tous un passé différent dans le domaine des jeux vidéo. me concernant, vous avez pu voir mon amour inconditionnel pour certains jeux, dont celui cité au dessus, les RPG japonais, Sonic et bien d’autres. 

 

 

 

 

2-Découverte

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L’avantage du TFGA c’est qu’il y avait plusieurs participants. Grâce à lui, j’ai découvert des blogs et des articles vraiment très intéressants. J’espère que l’arrêt de ces articles participatifs ne signera pas l’arrêt des blogs, parce que j’espère continuer à les lire encore longtemps et déposer le cas échéant un petit commentaire. C’est dire l’utilité de ce genre de démarche. Et merci à vous qui avez également connu le blog, voire laissé un commentaire grâce à ce concours participatif. Ce point résume bien certains précédents. J’espère  également vous avoir aidé à découvrir des titres, auxquels vous n’aviez pas forcément songé , tout comme vous m’avez fait découvrir des choses. Parce que le mot qui pourrait entrer en corrélation avec « découverte » n’est autre que « échange« .  Et ça j’espère que cela va perdurer encore longtemps.

1-Avenir

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Le TFGA s’arrête en pleine apogée. Certes. Mais si finalement, la fin n’était pas celle d’un début, celle d’autres concepts qui je l’espère réuniront aussi les blogueurs. Et ce d’autant qu’Alex promet d’autres concepts participatifs. Parce qu’il ne faut pas oublier que tant qu’il y aura des blogs, il y aura des moyens de s’exprimer sur les loisirs qu’on aime, notamment les jeux vidéo. Au final, c’est peut être maintenant que tout commence…

 

Au départ, je n’y croyais pas lorsque Alex a annoncé la fin du TFGA. Alors oui, une page se tourne, et je me sens un peu comme lorsque je termine un jeu : avec le sentiment du devoir accompli. Je suis fier d’y avoir participé et j’espère vous avoir fait découvrir des choses. Mais j’ai deux certitudes: la première, c’est que le blog que vous lisez ne s’arrêtera pas, et la deuxième, je vous dis simplement « à bientôt » parce que je suis convaincu que nous serons sûrement amenés à nous revoir.

Bien entendu n’hésitez pas à voir les TFGA finaux de mes collègues blogueurs ici car Alex les rassemble tous. Et si vous alliez souhaiter la bienvenue à Pixel Rose, une nouvelle dans le concept, bien qu’arrivant un peu tard il est vrai ? Comme j’ai dit, une visite fait toujours plaisir. 

[critique jeu]No Man’s Sky

Il devait être un des titres les plus attendus de cet été . Il promettait beaucoup, et ces promesses étaient soutenues par Sean Murray, le créateur du jeu. No Man’s Sky aura finalement déçu beaucoup de joueurs, dont moi. Pourquoi ? Explications dans la critique qui suit. Article basé sur la version PS4 du jeu (mon PC étant trop vieux…).

On a failli ne pas être copains…

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Non, on a vraiment failli ne pas être copains, et il s’en est fallu de très peu pour que je ne le retire pas de ma console dès les premiers instants de façon définitive. Figurez-vous que j’ai eu droit à deux plantages de suite en quinze minutes. Évidemment, ça démarrait mal… Mais heureusement, NMS ne m’a jamais refait ce mauvais coup ensuite. Alors, je me suis décidé à lui laisser sa chance… Ceci dit, la planète sur laquelle j’ai démarré n’était pas forcément très hospitalière… En effet, celle-ci était dépourvue de végétation, mais en plus, radioactive ! Autrement dit, le jeu m’a fait démarrer dans un Tchernobyl spatial, ou l’intérieur de la centrale de Dampierre-en-Burly (la plus proche de chez moi, et selon le Canard Enchaîné, ce n’est vraiment pas beau à voir en ce moment)… et c’est donc dans cette poubelle radioactive ( la planète, pas la centrale), que j’ai du chercher de quoi réparer les réacteurs et de quoi faire décoller les vaisseaux. Bon sang mais j’ai fait quoi au dieu des jeux vidéo pour commencer avec un si mauvais karma dans le jeu ? Et en plus dans la grotte, il y avait des cafards qui grignotaient ma vie, qui étaient tellement rapides que je n’arrivais pas à les tuer !

Mais bon, je suis arrivé à quitter ce truc inhospitalier, non sans avoir pris le temps de répertorier certaines choses, et récolté quelques minerais, dans les limites permises par la capacité de l’inventaire.

Une exploration bridée

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Et là je touche du doigt un des inconvénients du jeu. Pour commencer, l’inventaire est ultra limité au niveau des emplacements. Heureusement, il est possible de transférer des objets de son inventaires à celui du vaisseau. Seulement, lorsque les deux sont pleins, on est obligé de se séparer de choses pas nécessaires pour l’exploration mais dont on aurait bien voulu revendre sur le marché puisque le jeu dispose d’un système d’achats/ventes, le marché galactique. Alors on passe son temps à récolter du minerai, généralement du plutonium et celui pour faire décoller le vaisseau, car les réacteurs de décollage fonctionnent avec un minerai différent. Le problème, c’est que lorsqu’un emplacement de l’inventaire a atteint sa capacité maximum de minerai, c’est un autre qui est pris pour les unités en surplus. Au bout d’un moment, on se retrouve avec un inventaire plus vite rempli qu’espéré.

Pire encore, il arrivera de trouver certaines armes plus puissantes que celle de base. Le problème, c’est que les modules d’amélioration ne sont pas transférés automatiquement sur la nouvelle, ce qui vous oblige à en fabriquer de nouveaux. Heureusement, il faut reconnaître ça au jeu, le système de crafting est simple et intuitif.

Ensuite, ce bridage se montre par le fait que décoller coûtera forcément 25% du minerai servant à alimenter les réacteurs spéciaux. Cela limite les déplacements en vaisseau une fois une planète atteinte.

Dans l’espace, personne ne vous entendra crier… normal, on est tout seul

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Sean Murray l’avait dit : si deux joueurs sont en même temps sur une même planète, ils ne se verront pas. En effet, nous sommes bien seuls. Parfois, nous croisons quelques monolithes, qui nous apprennent un mot d’une langue extra terrestre, car il arrivera parfois de croiser des aliens dans des abris et le fait de comprendre les mots vous permet ainsi d’accéder à leur requête. Mais la plupart des planètes sont … vides. Pas de lieux à explorer, de donjons pour y récupérer des reliques cosmiques, vous devez vous contenter de survoler ou de marcher sur des continents. Sans compter que toutes les planètes que j’ai faites jusque là avaient toutes quelque chose qui faisait que la combinaison de survie était indispensable. Du genre atmosphère irrespirable, Dampierre-en-Burly (jamais on aura tant fait de pub pour cette commune…OU PAS…) à l’échelle planétaire ou encore températures encore plus basses qu’en Antarctique… C’est procédural, on vous dit !

Le pire dans tout ça, c’est que l’énergie de la combinaison, qu’il ne faut pas confondre avec la barre de vie, diminue constamment en extérieur. Elle se rechargera avec des minerais énergétique, du genre plutonium, ou en intérieur. Si elle est réduite à néant, ce sera votre barre de vie qui prendra et si elle s’épuise à son tour, vous perdrez une vie, et si vous ‘ne avez plus… vous mourez. Et laissez place à une «  deuxième génération », mais pour continuer la quête, vous devrez aller chercher tous vos biens sur le lieu de votre trépas.

Je ne suis mort qu’une fois, c’était dans l’espace. Parce que deux sentinelles m’avaient déclaré la guerre, et elles bougeaient tellement que j’ai rien compris à ce qui m’arrivait ni même à les toucher. J’ai repris conscience sur le plancher des vaches, ou leur équivalent extra-terrestre, et j’ai du décoller de nouveau…

Justement, parlons des déplacements dans l’espace, qui sont pour le coup, très, voire trop réalistes. Si piloter le vaisseau est aisé et que le jeu en fait pas appel à des commandes complexes, arriver sur une planète sans activer les turbos vous prendra réellement des heures, comme le jeu l’indique. En effet, le titre indique l’estimation du temps qu’il vous faut pour atteindre un point donné.

Mais clairement, le vaisseau n’est pas fait pour le combat et cet aspect est décevant. Même au sol, pour le peu que j’en ai fait, le feeling de l’arme était trop mou pour réellement convaincre.

Le problème c’est que même l’aspect technique ne suit pas. Déjà que l’artistique, bien qu’ayant un certain cachet est largement discutable… sérieusement, la plupart des animaux, sur les planètes ayant une faune, semblent être issus d’un labo de génétique dans lesquels les scientifiques ont voulu jouer aux apprentis-sorciers.Ensuite, la jeu accusait de grosses lacunes techniques sur PS 4,avec un aliasing présent, un comble, et aussi du clipping comme pas permis. Le HUD est assez confus, tout comme le menu du jeu, et les déplacements sont d’une lenteur pas permise. Pour atteindre les endroits trop hauts, ou faire des sauts longs, vous aurez un jetpack… qui se décharge ne moins de deux. Sympa. Bref, rien ne vaut la marche à pied et un grand détour pour atteindre son but.

Je vais toutefois reconnaître qu’il y a un aspect réussi sur le point technique : les musiques. Si, si vraiment, elles collent bien à l’exploration. Pour un peu certaines vous berceraient le soir, et vu qu’on s’ennuie, il n’aurait pas été étonnant que je m’endorme devant…

Un petit pas pour l’homme, mais un pas de géant pour le jeu vidéo ?

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Malgré tout le buzz qu’il a généré autour de lui, on s’aperçoit finalement que peu de promesses faites par Hello Games ont été tenues. L’exploration est souvent inintéressante, on se fait ch***. J’ai clairement eu l’impression d’avoir acheté une version bêta d’un jeu pas fini, dans lequel il manque trop de choses pour réellement me convaincre. Pourtant, après avoir passé mes deux plantages, c’est vrai j’ai été émerveillé pendant un temps. Puis, lorsque j’ai vu qu’il n’y avait pas grand chose à faire sur la plupart des planètes, à part  récolter du minerai et photographier faune et flore quand elles existent, pour flatter son ego de pionnier, ben voilà il n’y a pas forcément grand chose d’autre. D’autant qu’il n’y a aucun système d’XP, qui aurait été valorisant en tant que pionniers de l’espace. Alors cette exploration « pépère » pourra plaire à certains, mais perso je n’ai pas envie d’attendre un an pour avoir toutes les mises à jour du jeu pour avoir enfin quelque chose de vraiment fini. Notamment parce que j’ai payé ça plein pot. Peut-être le titre de Sean Murray était-il trop ambitieux, ce qui permettrait d’expliquer le décalage entre les déclarations du réalisateur et ce que j’ai vraiment eu à l’écran… Dommage. Mais il est vrai que les promesses n’engagent que ceux qui les croient… comme quoi les jeux vidéo, ce n’est pas si éloigné de la politique.

Verdict :

No Man’s Sky est un jeu que j’aurais vraiment voulu aimer, apprécier à sa juste valeur. Malheureusement, il ne m’aura pas convaincu dans sa démarche, victime de l’ambition, sans doute trop grande, de Hello Games. Je me suis vite ennuyé devant cette chose qui m’a paru bien vide avec des planètes bien trop mornes. En espérant que les erreurs commises servent à d’autres, pour ne pas recommencer ce genre de pratique. Je rappelle toutefois que cela n’est que mon ressenti, et que le jeu pourra certainement plaire à certains, qui veulent être tranquilles pendant qu’ils jouent.

 

Points Positifs :

Une certaine patte graphique

Les musiques

L’effet d’émerveillement les premières heures

Système de crafting simple à utiliser

 

Points Négatifs :

Des planètes bien vides…

On s’ennuie

Inventaire ultra-limité et vite rempli

De gros problèmes techniques sur PS4

La grosse impression d’avoir acheté une version pas finie du jeu

Vendu au prix fort

Un gros décalage entre promesses et réalité

 

No Man’s Sky

Développeur : Hello Games

Éditeur : Hello Games

Genre : exploration spatiale

Existe sur : PS4, PC.

Sorti depuis le 10 août 2016.

Jeu testé à partir d’une version achetée dans le commerce.

[critique film] Kingsglaive: Final Fantasy XV

Ce n’est pas la première fois que Square Enix s’essaie au long-métrage en images de synthèse, notamment quand il s’agit de décliner sa série phare, Final Fantasy. Cela remonte même à 15 ans avec un très mauvais souvenir pour la firme : Final Fantasy : les créatures de l’esprit. Un film qui n’était basé sur aucun jeu, réussi techniquement, mais au scénario bancal qui ne rapporta que 85 millions de dollars par rapport aux 137 millions engagés dans son développement, forçant Squaresoft à se marier avec son concurrent d’alors, Enix, pour donner l’entité que nous connaissons tous. En 2007, ce fut Advent Children, basé sur Final Fantasy VII, encore plus réussi graphiquement mais ne s’adressant véritablement qu’aux fans du jeu.

En 2016, Final Fantasy XV va sortir, et on sent que Square Enix joue gros, après une attente de plus de 10 ans, lorsqu’il était alors connu sous le nom de Versus XIII. Pour preuve, le jeu, qui devait sortir le 30 septembre, est finalement repoussé au 29 novembre.

Mais Kingsglaive, le long-métrage basé sur le jeu, lui est bien sortie à la date prévue. Que vaut ce troisième long-métrage de Square Enix ?

Critique longue, mais garantie sans spoilers.

Dans la catégorie Régis est un roi…

Laissez-moi tout d’abord vous exposer le cadre de l’histoire : Un conflit oppose le royaume de Lucis et celui de Niflheim. Le premier base se base sur le Grand Cristal, pourvoyeur de magie, pour sa protection et ses soldats. Le second, dispose d’armures Magitek et de vaisseaux pour asseoir sa force. Niflheim, de par sa supériorité technologique a déjà réussi à soumettre les autres nations à sa volonté, si bien que Lucis se retrouve être le dernier bastion de résistance grâce à un bouclier magique.

Le film se concentre avant tout sur l’unité Kingsglaive, chargée de la protection du roi Régis et d’Insomnia, la capitale de Lucis, mettant notamment en avant Nyx et Libertus. Nyx se verra bientôt chargé de protéger la princesse Lunafreya, dont le rôle sera déterminant pour l’avenir. Noctis, on ne le voit qu’au début très brièvement. Cependant, les événements racontés dans le film se passent parallèlement au jeu.

On le voit, nous avons droit ici à un cliché maintes fois utilisé, mais qui fonctionne tellement bien : le gentil royaume qui résiste au méchant empire, parce que tout le monde sait que les royaumes sont gentils et les empires forcément mauvais dans les univers de fiction. Mais ce n’est heureusement pas cela qui fait qu’un film est bon ou mauvais, et comme l’a dit Karim Debbache, un cliché bien exploité peut devenir un atout pour celui-ci.

Une claque technique

La première chose qui frappe, c’est le degré de technicité du métrage. On ne va pas se voiler la face plus longtemps, c’est magnifique. Square Enix n’a plus rien à prouver à certains concurrents de ce côté là. Kingsglaive est beau, et ne souffre d’aucun défaut dans son photoréalisme. Oui, on croirait vraiment que ce sont des acteurs de chair et d’os qui jouent ! L’animation n’est pas en reste, c’est ultra fluide, il n’y a aucun ralentissement. Pour un peu comparez les progrès faits depuis 15 ans depuis Les créatures de l’esprit, vous verrez, c’est impressionnant. Même certains détails comme les regards, ou les mains, ont été améliorés. On ne peut que féliciter les animateurs de la firme.

Le métrage est de plus très rythmé, et bien moins en dents de scie que ne l’étaient les deux autres à ce niveau. Mais, avec cette volonté de vouloir tout montrer, on passe parfois d’une scène à l’autre avant de revenir sur la première et ainsi de suite. Cela n’empêche pas le découpage de certaines d’être vraiment bien trouvées, mais je ne vais pas vous dire lesquelles parce que je ne vais pas vous spoiler.

De plus, on retrouve vraiment des éléments issus des jeux Final Fantasy : le Cristal, les armures Magitek, les vaisseaux. Il faut noter que le film se passe non pas dans un univers médiéval-fantastique ou purement futuriste, mais dans un univers plus contemporain, sombre et mature.

Pour les musiques, nous retrouvons certains thèmes du jeu, composés par Yoko Shimomura, ainsi que certaines pistes originales faites par John R. Graham. Le tout colle assez bien aux situations.

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Un bon prologue au jeu

Abordons maintenant la partie scénario et personnages du film. Globalement, l’histoire est bonne, se tient, grâce à un rythme soutenu comme je l’ai déjà mentionné, et le scénario se suffit à lui-même en tant que long-métrage. Nul besoin d’avoir fait les jeux de la saga, n’importe qui comprendra les enjeux mais il semble évident que certains détails parleront mieux à ceux qui suivent l’actualité de Final Fantasy XV, ou fait les démos sorties sur consoles,mais au moins, il n’est pas destiné qu’aux seuls fans. Il semble évident qu’il n’était pas facile de raconter quelque chose en presque deux heures de film de façon concentrée sur une durée réduite alors que les jeux durent en moyenne entre 30 et 50 heures. Pourtant, Square Enix y est arrivé. Et ce même si les rebondissements sont, pour la plupart prévisibles (mais les quelques surprises sont bien trouvées, toutefois) et que le casting s’avère assez inégal. J’ai eu parfois du mal à accrocher à certains personnages, assez peu charismatiques. Par exemple Nyx, qui tient pourtant un des rôles phares. Mais mettez Gray des créatures de l’esprit, c’est la même chose niveau caractère… Lunafreya semble un peu à l’ouest également (même si son doublage en VF devrait ravir les premiers spectateurs de Nolife), certains ne font que passer, et c’est bien dommage, tandis que d’autres, tels que le roi Régis sont plus réussis. Il en est de même pour les dialogues : la plupart d’entre eux sont très courts, renforçant la sensation d’être devant une cinématique de deux heures. Il est vrai que ça fait une longue introduction.

Quelques petites choses qui fâchent…

J’ai à peu près tout dit sur le film, donc je vais parler un peu du produit qui nous est vendu. Non, il n’y pas arnaque, mais demander 12 € pour une version SD ou 14 pour celle en HD, ça revient aussi cher qu’une séance au cinéma sur grand écran avec son 7.1. peut-être même en IMAX 3D pour le deuxième tarif. A la différence près qu’on ne se paie pas les 20 minutes de pub avant et qu’on peut revoir le film à volonté. Vendre le métrage un poil moins cher ne lui aurait cependant pas nui, je pense. Il faut toutefois noter que le film est disponible via le PS Store, Steam ou le Xbox Live en dématérialisé, mais qu’un DVD et un blu-Ray seraient prévus pour le 30 septembre prochain, selon Allociné.

Ensuite, quel dommage que Sony ne nous offre que la VF même si elle est plutôt bonne, alors qu’il aurait été tellement bien de pouvoir entendre si on le désirait les voix originales japonaises ou celles de Sean Bean ou d’Aaron Paul, entre autres…

Certains placements produits sont gros comme des maisons (oh, bonjour les voitures avec le logo Audi dessus!), mais existe-t -il un long métrage sans que certaines marques en profitent pour faire leur pub en 2016 ?

Verdict final :

Au final que retenir de Kingsglaive : Final fantasy XV ? Si on enlève la façon dont nous est vendu le produit, c’est un bon film, au rythme fluide, qui envoie sacrément au niveau technique, et qu’il est sûrement le meilleur métrage de Square Enix à ce jour. En tant que prologue à un jeu très attendu, ce n’est pas rien, à tel point qu’on lui pardonne aisément ses maladresses. Il n’est cependant pas certain qu’il puisse avoir un impact sur les indécis qui hésitent à acheter le jeu. Et il faut désormais se faire à l’idée que Final Fantasy devient de plus en plus une licence trans-médias. Voilà, maintenant que ce long-métrage a planté le décor, la suite, ce sera le 29 novembre avec la sortie du jeu…

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Kingsglaive : Final Fantasy XV

Réalisation :  Takeshi Nozue

Genre : Animation, prologue au jeu

Distribution : Sony Pictures Releasing France 

Durée : 1 h 55

Sortie  japonaise : 9 juillet 2016

Une histoire de paradis

Ciel bleu

Il parait que c’est la journée mondiale du blog. D’où cette note, me direz-vous.  Et il est vrai qu’on invente des journées mondiales pour un peu tout en ce moment. Mais bon… Alors, je vais vous raconter une anecdote, une histoire qui me concerne. En réalité, D.A.T.A. n’est pas le premier que je tiens. 

En effet, j’ai commencé à être blogueur sur la plateforme de Psychologies Magazine, et mon premier blog  s’appelait Paradis Perdu. Je l’ai inauguré à la fin du mois d’avril 2005, et j’ai été le premier homme à le faire là bas, une exception dans un univers où les membres étaient en totalité des blogueuses. J’ai ensuite été rejoint même pas 24 heures plus tard par Patrick, deuxième homme à en ouvrir un sur la même plateforme. Depuis, d’autres blogueurs sont venus. Et des blogueuses, bien entendu que je prenais plaisir à lire. Sachez entre autres, que Tatiana de Rosnay, auteure  connue de romans, y tenait aussi le sien. Depuis, ce premier blog a fermé ses portes, et la plateforme de blogs a disparu du site. 

Je ne saurais expliquer pourquoi j’ai commencé là-bas, sans doute parce qu’il y a 12 ans, les plateformes telles que WordPress ou Overblog n’existaient pas encore… Mine de rien, ça avait beau dépendre d’un magazine papier très connu et qui parait toujours, leur outil de blog était très complet,  avec la possibilité  de mettre un texte en couleurs,  des photos, de choisir template et police, et je parlais de tout et de rien : de mes états d’âme d’étudiant à la situation politique de l’époque, et même de jeux vidéo de temps à autres. Pour ensuite dévier vers un blog spécialisé JV /culture geek chez Overblog.

Pour finir ici début 2012, avec C2J. Et  je crois que sur le blog actuel, jamais je n’aurai autant échangé avec d’autres passionnés de la culture geek/jeux vidéo. Notamment avec l’explosion des réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook. Et eux aussi écrivent bien.

J’en profite pour rappeler un principe qui me tient à cœur : je ne fais pas d’articles pour l’audience. Je m’explique  : ça fait toujours plaisir d’être lu, d’avoir un commentaire (même si contraire à mon avis, du moment qu’il n’est pas insultant),  mais si je voulais attirer les clics à tire-larigot  je sais comment faire. Mais certains que je ne nommerai pas font ça mieux que moi de toute façon. Suivez mon regard, le  gérant du site porte le même prénom que moi… 

Toujours est-il que  depuis 12 ans, j’ai toujours pu parler de ce que je voulais advienne sur les plateformes de blog, sans avoir de pression particulière, sur des sujets dont j’ai plaisir à parler. Un coin de paradis, assurément… 

Ce qui veut donc dire que, pour l’avenir du blog, les RPG et le rétrogaming  ne vont pas s’arrêter. Ni le cinéma.  D’ailleurs il faudrait que je visionne Kingsglaive, sorti hier, sorte de prologue à Final Fantasy XV . Et encore, ce n’est qu’un aperçu des idées d’articles que j’ai  en tête… 

Je finis cet article un peu particulier en vous remerciant, vous, qui une fois où l’autre, êtes passés de façon anonyme, ou avez laissé un, voire plusieurs commentaires sur certains sujets. 

Voilà, je termine ici en espérant que vous en aurez appris un peu plus sur ma vie de blogueur, et je vous dis à bientôt ici même.

Julius