Weekly Retro #6 : le diable est dans le culte

Après un Weekly Retro sans jeu la semaine dernière, à cause d’une actu chargée sur le plan personnel, j’ai eu un poil plus de temps cette semaine. Histoire de changer un peu de ce que je teste en ce moment. Je me suis demandé à quoi je pourrais bien jouer pour  vous en parler ensuite, lorsqu’une jaquette Megadrive attira mon attention. La 16 bits avec laquelle j’ai grandi a encore des jeux dont je je nous ai pas parlé, du moins pour l’un d’entre eux.  Je vais donc vous parler de trois jeux de cette console

1-Que diable

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Voici le jeu qui attira  mon attention : Escape From Mars , avec TAZ, le diable de Tasmanie  issu de chez Warner.  Et il faut le dire j’ai toujours eu un faible  pour cette bestiole. Après un Tazmania passable notamment à cause de passages frustrants, cette suite indirecte est développée par Headgames. Le jeu sorti en 1994 sur Megadrive.

Le scénario de celui-ci est fort simple : Marvin le martien veut compléter sa collection d’animaux rares de la galaxie pour faire venir les visiteurs. Il consulte alors un livre sur les créatures rares de la Terre, et tombe sur le diable de Tasmanie.  Pendant ce temps, TAZ tourbillonnait dans la nature, effrayant les animaux alentours, lorsque notre diable se retrouve tracté par un rayon céleste… Il se retrouve ainsi au zoo martien. Mais notre héros ne  va pas se laisser faire : Il va  tout tenter pour retourner sur Terre. 

Le jeu se décompose en 6 mondes de 3 sous-niveaux chacun. Le dernier de chaque est consacré à l’élimination d’un boss. Comme son prédécesseur, les niveaux son longs et le jeu est très difficile. Certains passages sont  très énervants, par exemple lorsque vous êtes poursuivi par l’excavatrice dans le monde des taupes. Un seul contact et c’est la mort assurée. Cependant, TAZ a toujours une barre de vie et dispose de nouveaux mouvements : la tornade est toujours là, mais elle ne consomme plus d’énergie et permet également de franchir certains obstacles, comme les parois verticales. Notre diable peut aussi rebondir entre deux d’entre elles au besoin.  Et comme c’est dans sa nature, l’animal bouffe tout ce qu’il trouve. Certains objets  comme les aliments, lui remettront de la vie, mais les explosifs tels les bombes ou gâteaux à la dynamite, lui en enlèveront. Il peut également avaler des vies et des continues, toujours bons à prendre, vus que les deux sont très limités étant donné la difficulté du titre. 

Le jeu proposait des phases assez originales pour battre les boss : par exemple dans celui du niveau 5, il fallait échanger les cerveaux entre TAZ et le monstre pour pouvoir détruire la machine du savant fou. C’était souvent bien pensé et cela ajoutait un peu de réflexion au jeu. On retrouvait aussi dans le soft  certains personnages Warner, notamment dans le niveau du Mexique, histoire de ne pas oublier d’où vient notre diable…

En bref, Escape From mars est un bon petit jeu sur la console, proposant de bonnes musiques quoiqu’un  peu discrète et  de jolis graphismes assez fidèles à l’esprit cartoon,  avec également un certain humour,mais qui aurait mérité d’être moins frustrant. 

2-Shoryuken!

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Et puisque j’étais sur Megadrive, voilà t-y pas qu’un soir, je ressors mon bon vieux Street Fighter II’. N’ayant pas eu droit au SF II d’origine, ni à la version »Turbo », Capcom décida tout de même de gâter les joueurs chez Sega avec la version  » Prime », c’est à dire d’arcade du titre. Il y a un truc qui m’a toujours frustré, là dedans . Lorsque le commentateur annonce « USSR », que j’ai imité pas mal de fois, on combat forcément Zangief. Mais souvent, ça tourne comme ça pour moi : Je gagne un round, il gagne le deuxième (sa choppe est over crackée, faut bien le dire). Le troisième round se termine souvent avec deux barres d’énergie complètement rouges, et c’est au premier  qui frappe. En général, le temps de déclencher un Shoryuken, lui me tape d’un coup de bottes… et il gagne. Putain, pour un peu j’aurais bien envie de déclencher un incident diplomatique avec le pays à Poutine, tiens…

Il n’en reste pas moins que lorsque j’étais gamin, je devais aller chez les cousins pour y jouer,  vu que je n’avais pas le jeu à la maison. La cartouche était d’ailleurs vendue plus cher que la plupart des autres, jeux, pas autant que Sonic 3, qui restera je pense la cartouche la plus chère ( 549 francs, soit 84 € si cela avait été de nos jours, inflation non comprise), mais il fallait quand même dépenser plus pour une cartouche qui faisait 24 Mégas. Nous ne savions pas encore que Super Street Fighter II en fera 40.

Techniquement, le jeu sur MD n’a quasiment rien à envier à la version Super Nintendo. D’une beauté stupéfiante, elle lui est seulement inférieure sur  quelques détails graphiques les musiques de moins bonnes qualité et les bruitages, surtout les voix digitalisées trop grésillantes. Qui se rappelle du  » Japan! » lorsque nous allions affronter Ryu ou Honda ?  Pour le reste, il est vrai que le pad MD n’étant pas pensé pour la baston avec trois boutons, il fallait appuyer sur Start pour passer des poings aux pieds. Autrement dit, impossible de mettre le jeu en pause. Mais ça tombe bien, une manette 6 boutons est sortie quasiment en même temps, permettant ainsi de remédier au problème. Encore fallait-il l’acheter séparément… N’empêche, qu’est ce qu’on s’est amusés… le mode Versus à deux était quais infini. Sans compter la version Sega proposait un mode inédit : le Group Battle. Seul ou à deux, vous faisiez vos équipes de combattants, chacune allant de deux à cinq. Cela apportait un peu de variété et de suspense. Capcom a eu raison d’apporter une de ses licences phares sur la console concurrente. 

3- Grand Upper!

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Décidément cette semaine, il faut croire que j’avais envie de cogner. Et dans ce cas, je rejoue à un beat’em all très connu : Streets of Rage 2. Etant donné qu’il y a déjà une critique sur le blog je ne vais pas trop m’attarder, mais cette fois, l’évolution par rapport au premier jeu est flagrante : graphismes encore plus colorés, sprites énormes, niveaux plus longs, boss plus coriaces, le jeu se voit enrichi de deux nouveaux personnages : Max, un catcheur lent mais très puissant ( peu de boss peuvent résister longtemps à ses choppes), et Skate, le petit frère d’Adam. Ce dernier, héros du premier épisode, est kidnappé par Mister X. Axel et Blaze, accompagnés des deux nouveaux, partent le délivrer. Ils devront, un an après l’avoir vaincu, de nouveau affronter les hommes du big boss, dans une ville connait de nouveau un regain de violence.

Quand on voit tout ça, on se dit que ce n’est pas étonnant que le jeu soit encore 24 ans après sa sortie, la référence du genre.Un statut de « culte » ou  » upperculte » comme le dit le livre L‘Année du jeu Vidéo : 1992  de Third éditions ( une très bonne maison d’édition, regardez un peu leur site et leur catalogue) amplement mérité.

Voilà c’est tout pour cette semaine, on se retrouve bientôt pour un prochain Weekly Retro.

Weekly Retro #5 : No Game

Désolé de vous annoncer ça, mais pas de jeu dans le Weekly Retro , déjà bien tardif, cette semaine. Cela est à la fois dû à des choses personnelles qu’à mes activités de rédacteur. Alors, un des trucs quand on  est fan et rédacteur pour les jeux vidéo, on traite l’actualité plus qu’autre chose. Et parfois, l’actu étant chargée, le rétrogaming passe à l’as. C’est bien là le problème de quelqu’un qui aime les jeux vidéo dans son ensemble : jongler entre l’actuel et le passé. Et il ne faut pas oublier que la vie quotidienne peut vite vous rendre  accro et vous faire perdre aux  jeux vidéo…

Alors, pour cette fois, exceptionnellement, je n’ai pas de jeu du passé à vous présenter… Mais allez, ce sera sans doute pour la semaine prochaine.🙂

Weekly Retro #4 : la fumée et les miroirs

Je n’ai pas joué à grand chose en matière de rétro cette semaine. Il faut dire que parfois, les choses font que je n’ai pas forcément eu le temps.

1-Squall, Linoa, Zell et les autres

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Ce qui ne m’a pas empêché de poursuivre Final Fantasy VIII, en attendant le XV qui sort dans 8 jours très exactement. 

J’en suis toujours au premier disque, j’ai passé l’examen du SeeD, j’ai terminé niveau 8 ( sur 10 possibles au début du jeu). Il faut dire que j’ai détruit l’araignée mécanique sur le pont de Dollet, avec un Golgotha boosté niveau puissance, ça a bien aidé. Cela fait 100 points de bonus. Mais avec mes GF, notamment celle-ci et Shiva surentraînées, même Sulfura, le boss de la tour satellite, n’a quasiment pas vu le jour. 2-3 invocations et ce fut fini.

Donc, je suis arrivé après des péripéties que je ne vous spoilerai pas si vous n’avez pas fait le jeu, après l’épisode de Timber. Je dois aller à la fac de Galbadia. Pour cela je dois traverser un bois où aura lieu le second flashback avec Laguna.

J’en ai aussi profité pour entraîner Ifrit et Ondine qui accusent du retard par rapport aux deux autres que je possède pour le moment, et je n’ai pas encore utilisé l’objet donné par Cid pour obtenir Nosferatu.

J’ai poursuivi le jeu sur console, parce que dans le cadre de la critique du jeu, j’ai un émulateur pour faire les captures, vu qu’un logiciel d’acquisition serait un peu compliqué à mettre en place au vu de ma configuration actuelle. Problème, en traversant un bois pour me rendre à l’endroit où se trouve Ifrit, je suis tombé sur le T-Rex. La joie des combats aléatoires… Et je n’ai pas réussi à fuir. Malgré une config de boutons optimale, rien n’y a fait et je me suis pris un cinglant Game Over. J’ai donc voulu voir si cela était normal sur le jeu d’origine. Apparemment, c’était mon ISO qui déconnait…

2-La vie, il faut s’en moquer avant d’en mourir

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Il faut dire aussi que ce week-end, c’était le Desert Bus de l’espoir, mais si vous avez lu les deux articles précédents, vous le saviez déjà. Peut-être avez-vous donné. Mais je ne suis pas là pour juger.

Je vais en profiter pour parler du jeu en lui même, Desert Bus. En réalité, le titre fait partie d’une série de mini jeux qui était à la base prévue pour Mega-CD, intitulée Penn and Teller’s Smoke and Mirrors.  Les auteurs en sont les deux magiciens  Penn Jilliette et Teller. Comme vous le savez déjà, le jeu le plus connu de la compil consiste à conduire un bus vide pendant un trajet en ligne droite de huit heures en temps réel, sans pause, de Tucson à Las Vegas. Et chaque trajet, dans un sens comme dans l’autre, rapporte un point. Saviez-vous que le jeu en comporte un maximum de 99 ? Mais pour y arriver, il faudrait y jouer pendant 33 jours sans s’arrêter. Qui en aurait été capable ?

Il y a d’autres jeux, tels Mofo the Psychic Gorilla, un personnage issu du spectacle du duo comique, dans lequel un gorille prétend savoir quelle carte il va tirer du tas.

Il y a aussi Buzz Bombers, un shmup dans lequel on incarne une abeille,What’s Your Sign, un jeu basé sur l’astrologie et sert à montrer quelle fumisterie est cette pseudo-science, Sun Scorcher, un jeu inspiré de Space Invaders, et Smoke and Mirrors, dans lequel le joueur contrôle le duo comique dans un jeu mêlant plates-formes et énigmes.

Alors les jeux ne sont pas de grande qualité, voire complètement idiots dans leurs objectifs. Desert Bus est ennuyeux, d’autres ont un intérêt limité ou certains font vraiment dans le n’importe quoi. La plupart des jeux se terminent de façon inattendue, pour ne pas dire incompréhensible. Oui, mais c’est fait exprès. C’est là où cette compil fait fort, c’est qu’elle remplit son objectif, celui de se moquer des choses de la vie. La vie peut être belle, ennuyeuse, et n’importe qui peut faire n’importe quoi. Et que pour le coup, il vaut mieux en rire. Oui, il ne faut pas oublier que Penn and Teller sont des magiciens à la base… Mais qui en aurait vraiment compris le message ?

Cela explique  peut-être Smoke and Mirrors n’est jamais sorti, alors qu’il était également prévu sur PC et 3DO, si quelqu’un s’en souvient… Cette licence de développement de console 32 bits a fait l’effet d’une comète, à l’instar de l’Amiga CD32, entre autres.

Voilà, c’est tout pour cette semaine, et je vous dis à dimanche prochain.

Desert Bus de l’Espoir 2016: un nouveau record de dons!

Voilà, le Desert Bus de l’Espoir  vient de se terminer au bout de deux jours et demi, soit 59 heures de conduite de bus pour récolter des dons pour le Secours Populaire Français. L’édition 2016 s’est finie sur un finish incroyable avec des dons énormes ( 1001 € ! Samy, t’es un fou!) dans la dernière heure pilotée par Bertrand Amar et Donald Reignoux, pour un montant total de 40 003 € . Un nouveau record donc, pour les Pères Noel Verts du Secours Populaire Français, permettant ainsi aux enfants les plus démunis d’avoir des cadeaux. 

Merci encore et une fois de plus, cela prouve que les gamers ont du cœur et savent être généreux. L’édition 2017 sera t-elle encore plus forte ? 

Me concernant, j’ai gagné un (gros) lot la nuit dernière en faisant un don de 10€, je ferai peut-être un « unboxing » sur le blog allez savoir… Ce qui est sur c’est que je rejoins en décembre l’association Loisirs Numériques. Voilà, ceux qui attendaient le Weekly Rétro, ce sera pour demain.  Pour le prochain Desert Bus de l’Espoir, ce sera pour l’année prochaine.

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Embarquement immédiat pour le Desert Bus de l’Espoir !

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La quatrième édition du Desert Bus de l’espoir en version française  démarre  aujourd’hui. Le but de ce marathon tiré de son modèle nord-américain  ?  Récolter des dons pour le Secours Populaire Français. Cette fois, les organisateurs annoncent des changements : nouveau système de cadeaux, et  déménagement dans les locaux de Gamers Origin. Mais les dons sont déjà ouverts, et à moins d’une heure du démarrage,  il y avait déjà plus de 13 000 €  récoltés.

Le premier cadeau, une édition collector de Watch Dogs 2,  est déjà en jeu, pour avoir une chance, il faut faire un don supérieur à 1 €. 

Je rappelle le principe de ce marathon caritatif : des personnalités du monde des jeux vidéo, d’internet, du divertissement et des médias se relaient pendant 60 heures non-stop pour jouer à ce qui a été qualifié de « jeu le plus ennuyeux du monde »: Desert Bus sur Mega-CD.  C’est à dire que vous conduisez un  bus jaune américain, vide de tout passager, entre Phoenix et Las Vegas. Le trajet dure huit heures, en ligne droite mais le véhicule tire vers la droite, ce qui veut dire qu’il faut donner régulièrement des coups vers la gauche pour contrer la déviation. En cas d’arrêt ou de sortie de route, c’est foutu, et la dépanneuse vous ramènera  à votre point de départ en temps réel. La seule distraction c’est le sapin miniature qui tourne. Au bout de cinq heures de trajet, un moustique s’écrase sur le pare-brise. 

Il faut dire que le jeu a tout d’une blague faite par le duo d’humoristes américain Penn and Teller, et n’est jamais sorti officiellement.Ils voulaient démontrer que faire un jeu réaliste pouvait s’avérer aussi ennuyeux que la vraie vie.

Le temps de terminer ces lignes, et le marathon s’est lancé.

Le tout se terminera le dimanche 20 novembre vers 22 heures. D’ici là vous aurez de quoi faire des dons. Va t-on battre le record de l’année dernière, qui a été de plus de 33 000 euros de dons ?

Vous pouvez monter dans le bus via ce lien : https://www.twitch.tv/desertbusfr