[Musique] Daft Punk, cette fois, pas de One More Time

Une fois n’est pas costume, et pout preuve, j’écris cet article au saut du lit. En me réveillant, j’avais l’étrange sentiment que désormais, il me manquait quelque chose. Comme vous le savez surement, le duo Daft Punk, composé de Guy-Manuel de Homem Christo et Thomas Bangalter se sépare. Ils auront fait danser le monde pendant 28 ans. Une vidéo parue hier, intitulée Epilogue semblait assez claire, Daft Punk c’est fini. 1993-2021.

Ca me met tout de même un coup de vieux. Parce que Daft Punk, c’est tout de même pas mal de mon collège et de mon lycée. Avec Fatboy Slim, The Offspring, Blur , Gorillaz ou encore les Red Hot Chili Peppers, (et j’en oublie) ils font partie de ma culture et et ont influencé mes gouts musicaux. Si j’aime la musique électro, c’est grâce à eux. Pareil concernant les groupes de « French Touch », avec lesquels ils collaboraient assez souvent. Discovery, leur deuxième album, reste un des mes albums préférés ever, même si beaucoup préfèrent Homework, le premier, qui les a fait connaître. Je reconnais qu’il est également excellent, mais j’ai plus d’affinités avec le deuxième. J’ai bien aimé aussi Human After All, malgré la taule qu’il s’est prise au niveau critique et public. La bande originale de Tron Legacy est excellente également, mais Random Access Memories m’a laissé de marbre. C’est dommage de se quitter avec un album qui date désormais presque de huit ans. J’aurais aimé, je ne sais pas, un bouquet final à l’ancienne, mais non, il n’en sera rien… Et qu’est-ce que j’aurais aimé les voir en concert live! Mais bon, ça ne se fera pas…

Mais voilà… J’ai envie de terminer sur note optimiste. Daft Punk, c’est fini. Mais ça ne veut pas dire qu’on ne reverra pas les membres du duo . En effet, s’ils ont fait danser la planète sur près de trois décennies, qui sait de quoi ils seront capables en solo?

[Retrogaming] Mes 10 jeux préférés de la Megadrive

Vous le savez, je voue un amour sans bornes à la Megadrive, la console 16 bits de Sega. Sonic, Streets of Rage et bien d’autres jeux ont forgé mon identité de joueur. Voici donc les 10 jeux que je préfère que la console noire. Bien entendu, ce classement est purement personnel et ne saurait s’ériger en vérité absolue. Bonne lecture.

10-Castlevania : Bloodlines/the New Generation

Konami arrivera tardivement sur Megadrive, mais lui offrira de jolis jeux sur les licences qu’elle exploite, dont l’exclusivité Rocket Knight Adventures. Mais là, nous allons parler du seul Castlevania de la console. Un jeu long, offrant deux personnages inédits, Eric Lecarde et John Morris, dans une aventure qui les fera voyager à travers toute l’Europe pour de nouveau empêcher Dracula de revenir terroriser le monde. Les graphismes sont un peu simples mais les boss et sprites de bonne taille et très détaillés. Certains effets difficilement programmables sont présents sur la console. Sans compter de jolies musiques, faites par Michiru Yamane. Réussite technique et ludique, ce soft difficile n’a pas à rougir par rapport aux autres épisodes sortis sur les consoles concurrentes.

9- Comix Zone

Un des derniers grands jeux de la Megadrive. Sorti tardivement, Comix Zone a toute sa place dans ce top, car il est bien plus qu’une BD interactive, c’est un jeu, un vrai. Assez court, mais très difficile et vous devrez bien réfléchir à la meilleure façon de franchir les cases, d’autant plus que vous n’avez qu’une seule vie. On lui reprochera juste l’absence d’un mode deux joueurs, mais c’est la structure qui veut ça, certaines choses peu judicieuses comme perdre de la santé en tapant des objets solides, mais pour le reste, c’est du tout bon. Graphismes colorés, musiques rock tendance « grunge », bonne jouabilité, même si je recommande chaudement la manette 6 boutons pour faciliter l’utilisation des objets. Immanquable, ne serait-ce que pour son originalité.

8-Tiny Toon Adventures : Buster’s Hidden Treasure

Sans doute mon jeu préféré de chez Konami sur la console. Tiny Toon Adventures sur Megadrive vous emmène dans un jeu de plates-formes très réussi et coloré à mi-chemin entre Super Mario World, pour la map et le nombre de niveaux, et Sonic, pour la vitesse que peut atteindre Buster. Différent de son homologue sur Super Nintendo, ça n’empêche pas le soft d’être une merveille à la fois graphique et musicale, et disposant d’une animation digne du dessin animé d’origine. Bien qu’il y ait les Continues infinis et des mots de passe, j’aurais préféré une sauvegarde tant il est vaste et la difficulté peut s’avérer frustrante sur la fin.

7-Aladdin

On ne peut être qu’admiratif devant le travail réalisé en seulement 4 mois et demi par l’équipe de Virgin et son programmeur de génie, David Perry. Graphismes fidèles au dessin animé, faisant de lui un jeu sublime sur la console, animation du même tonneau, même s’il manque un peu de peaufinage (ça se voit surtout sur les derniers niveaux), Aladdin version Megadrive est une très grande réussite, un Disney incontournable pour n’importe quel possesseur de la console. D’autant que le jeu est bourré d’humour et de petits gags très amusants, comme les gardes qui se brûlent ou perdent leur pantalon… Et d’après vous, pourquoi je maîtrise la chanson du film Prince Ali sur le bout des doigts ? VOUS AVEZ 4 HEURES !!!

6- Earthworm Jim

Puisque je parlais de David Perry, voici le jeu qu’il a pondu l’année suivante, en 1994, j’ai nommé Earthworm Jim. Totalement délirant, varié à mort, fun, disposant d’excellentes musiques signées Tommy Tallarico ainsi que de bruitages et de voix donnant l’impression de jouer à un vrai dessin animé, EWJ est une sorte de chien fou sur lequel j’y ai passé des heures, d’autant plus qu’il n’est pas simple. Mais quelle joie une fois qu’on arrive à le terminer ! On s’extasie devant la variété des situations : on affronte une poubelle sur pneus, un robot-poulet en chute libre, on fait du saut à l’élastique contre Major Mucus ou on chevauche des hamsters géants… L’éclate totale ! J’ai également aimé le 2, mais je le trouve moins réussi sur certains points et par conséquent moins marquant, même si lui non plus n’est pas avare en surprises.

5-Shining Force II

La Megadrive a moins de RPG que sa principale rivale, la Super Nintendo, mais la plupart sont de grande qualité. J’aurais pu mettre Phantasy Star IV également tant le jeu est une réussite, mais j’ai eu plus d’affinités avec Shining Force II. C’est fou ce que les programmeurs de chez Camelot ont réussi à faire un an de temps. Plus abouti, au au niveau technique que du scénario, plus long et mieux équilibré, le titre a gagné son entrée dans les références du RPG tactique, bien qu’un peu trop facile. Plus de personnages, de races vivantes dans le monde, et plus de possibilités d’évolution. Un très grand jeu. Camelot ne nous aura pas trompés sur la marchandise c’est certain.

4- QuackShot

Mon jeu préféré de la trilogie Mickey & Donald. Évidemment, en tant que fan de l’univers des canards Disney, qu’il allait se retrouver dans mon top. Donald a droit à un grand jeu, varié et coloré qui l’emmènera, lui et ses neveux, autour du monde en quête du trésor du roi Garuzia. On notera que le jeu n’est pas linéaire et nécessite de trouver des objets pour progresser. Jeu Disney oblige, le canard colérique tire des ventouses pour déboucher les éviers, et paralyse ainsi ses ennemis. Il peut aussi tirer du pop-corn ou du chewing Gum explosif pour péter les murs…Le level design est bien pensé, et les musiques excellentes, mention spéciale à celui de la Transylvanie, vraiment dans l’ambiance des lieux. Reste qu’une fois qu’on connait l’itinéraire pour récupérer les différents objets de la progression on peut très vite le terminer, mais le plaisir est toujours là quand on lance une partie.

3- LandStalker

Le jeu de Climax occupe la troisième marche du podium. Un très grand jeu que LandStalker, qui résume à lui seul ce qu’est un jeu d’aventure. Le héros, Ryle, part à la chasse au trésor du Roi Noleavec Friday, une petite fée des forêts sur l’île de Mercator. Des heures à résoudre les énigmes parfois tordues du titre, à tirer le meilleur profit de la 3D isométrique, à trouver les réserves de vie et à ne pas tomber d’une plate-forme parce que des sauts ratés, vous en ferez plein et quand bien même vous connaissez le jeu par cœur. Les derniers donjons vous donneront réellement du fil à retordre. Je regrette toutefois une traduction française très approximative. Pour le reste, ce faux clone de Zelda m’a séduit. Une partie des programmeurs du jeu fera ensuite Alundra sur PS1, dont l’inspiration du modèle est flagrante.

2- Streets of Rage II

Un top sans SoR 2 n’en serait pas un, soyons d’accord. Streets of Rage 2, c’est l’excellence même du beat’em up des années 90. Plus abouti que son ainé, avec des couleurs qui chatoient, d’énormes sprites, des niveaux encore plus longs et une musique absolument divine parfaitement dans son époque signée Yuzo Koshiro, ce titre est LA référence du genre que très peu (pour ne pas dire aucun) n’ont sur égaler. Quatre personnages ayant chacun leurs techniques et à deux, le plaisir est décuplé, c’est dire. J’ai beau avoir commencé avec le premier, mon préféré reste incontestablement celui-ci. Je regrette vraiment que le 3 multiplie les ratés en plus d’une censure outrancière et d’une difficulté aberrante en occident. Il paraît que le quatrième, sorti en 2020 rattrape bien le coup mais je n’y ai pas encore joué. Ça ne devrait plus tarder.

1- Sonic the Hedgehog 2

A tout seigneur, tout honneur. Si la Megadrive a connu le succès c’est grâce à lui. Le hérisson bleu a fait l’effet d’une bombe. Une mascotte largement à la hauteur de Mario. Mais pourquoi le 2 et pas le 1 ni le 3 ? Déjà parce qu’il ne fallait en choisir qu’un. Ensuite, ne vous méprenez pas, les Sonic en 2D de la console sont tous excellents, et Sonic 3 & Knuckles est sans doute un des plus vastes jeux de son époque jamais créés et l’épisode le plus abouti, mais c‘est sur le deuxième épisode que j’ai passé le plus de temps. Mais ai-je encore besoin de vous présenter ? Sonic 2 est superbe, et est considéré à raison comme le modèle technique de la console. Un évolution majeure de la saga, à n’en point douter. Le jeu a représenté pour moi l’amour que j’ai pour la console, et combien d ‘heures passées sur le mode deux joueurs malgré ses défauts, je ne saurai dire.

Voilà pour mes 10 jeux préférés sur la 16 bits de Sega. Un peu de rétrogaming, ça ne fait pas de mal. Bien d’autres titres auraient mérité une place tant la console regorgeait de hits. Je pense notamment à Rocket Knight, aux Tortues Ninja, Dynamite Headdy, Flashback, James Pond II, Wonder Boy in Monster World, ou encore La Légende de Thor, mais voilà, il a fallu faire des choix. Et vous, quels sont les vôtres ?

Et si vous voulez voir un autre top 10, allez donc chez Romain, qui m’a donné l’idée il faut bien le dire.

A bientôt pour un nouvel article.

[WebTV]Le Live, un échec prévisible ?

On ne pouvait pas passer à côté. Un an après son lancement, Le Live restera avec Médiapro et sa chaîne Téléfoot, comme un des plus gros échecs des médias de 2020. On devait voir ce qu’on devait voir… et effectivement, on a vu. Pas longtemps, mais on a vu. Et pas forcément des choses qu’on aurait dû voir.

Retour sur un échec que rien n’a pu empêcher. Attention, pavé césar en approche.

La télé de papa sur Internet, ça c’est de l’innovation!

Le 3 février 2020, à 17 heures, un nouveau média voyait le jour : Le Live, produit par une petite boîte appartenant à Webédia. Un projet mûri, parait-il, depuis octobre 2019, et qui avait fait une communication et des promesses comme jamais.

Le casting, c’était des animateurs issus du monde du streaming essentiellement, avec aussi quelques stars de la télé et du stand-up. On pouvait compter notamment sur Kevin Razy, Agathe Auproux, Cyprien, Michel Cymès pour l’émission santé… Et des streameurs que je ne connaissais absolument pas, à part peut-être de nom, Norman. Mais il paraît que dans tous les cas, c’était les meilleurs des meilleurs, la crème de la crème… Bref, près de 20 concepts d’émissions sont annoncés, sans compter les rediffusions. Qui n’ont jamais eu lieu d’ailleurs.

La diffusion, elle, devait se faire de 17h à minuit tous les jours de la semaine, et en direct pour 80% des programmes!

Et ce sur toutes les plates-formes, Twitch, Youtube, Molotov, TikTok et même sur smartphones via une application. Bref, ils voulaient être présents partout, pour toucher le plus de monde possible.

Mais le Live démontrera qu’il y a une différence entre communiquer et BIEN communiquer. Et qu’on a beau rassembler plein de talents, une somme d’individualités ne fait pas une équipe, et ça se vérifie pas mal en football. Le directeur de Webedia a tenté de rassurer dans un interview sur le site puremedias parue le jour du lancement officiel. Problème : cela a été clairement arrangé étant donné que puremedias appartient aussi au même groupe ! Coïncidence ? Je ne crois pas…

Le malaise se verra dès le lancement, avec une émission dans laquelle Kevin Razy fera le cabot du style « ouech gros », et commettra une grosse erreur d’entrée en utilisant le « N-word » , une insulte en anglais et Twitch est très à cheval là dessus. Résultat, quatre heures après son lancement, Twitch coupe la diffusion du Live sur la plateforme. J’apprendrai plus tard que le Live a eu masse de signalements, dont certains rapports non-justifiés du genre « on charge bien la barque histoire d’être certain que ce truc disparaisse de Twitch ».

En réalité, nonobstant même le bombing dont Le Live a été victime, rien n’allait dans cette soirée de lancement. Kevin Razy qui dit «  on va soulever des grands-mères » ou force les personnes qu’il croise à dire « now we’re here » dès qu’il dit «  we started from the bottom », enchaîne les séquences de malaise, les blagues douteuses et il n’y a eu aucune interactivité avec le tchat. Les modérateurs, en roue libre, suppriment les messages à vue même quand ceux-ci ne sont pas insultants.

« je ne dirai pas que c’est un échec, ça n’a juste pas marché. »

Plombé d’entrée, le projet subira dès lors une lente agonie. Dès le lendemain, les horaires de diffusion sont réduits de 17 à 22 heures.

Pourtant lors de la première semaine, il n’y avait pas que du mauvais. Les émissions qui sortaient du lot étaient pour moi On Set, sur le cinéma, Turfu, parlant high-tech et nouvelles technologies, ainsi que Doctor Good.

Très vite, on apprend que certaines émissions, pas encore prêtes, viendront « très bientôt » ou qu’il n’y aura pas de diffusion le week-end de cette première semaine. En réalité, il n’y aura pas d’émissions les week-ends, ni même de rediffusions, au final…

Sur le tchat, la plupart des viewers étaient soit des bots, soit des trolls pour la plupart, qui attendaient avec gourmandise que le projet se casse la figure.

Certaines émissions n’auront qu’une seule diffusion, d’autres s’arrêteront très vite, comme Des Boîtes et Max, assez malaisante, bref, Le Live, c’était « silence, on coule ».

Pour ne rien arranger, Le Monde résumera dans un article paru un mois après le lancement du Live, le 6 mars, tout ce qui n’allait pas dans le projet. L’article mettra aussi en évidence l’aveuglement des dirigeants de Webedia, refusant de parler d’échec mais au contraire, de « challenges à relever ».

Bien entendu, 10 jours plus tard, c’était le premier confinement dû au COVID-19. J’imagine aisément que cela n’a fait qu’empirer les choses pour Le Live, qui verra non seulement la plupart de ses programmes arrêtés, aura sans doute dû réviser toute son organisation, mais tentera tout de même de diffuser une émission, « Staying Le Live ». Ou plutôt, Staying Alive, comme la chanson… En mars, Le Live n’est plus que l’ombre de ce qu’il était un mois auparavant. Pendant ce laps de temps, outre la mauvaise image du projet collée dès le départ, les animateurs quittent le projet les uns après les autres.

Certains prennent même la parole pour dénoncer ce qui n’allait pas. Et des choses qui n’allaient pas, il y en avait plein. Clémentine M. est la première à parler après son départ. Et elle n’est pas tendre. Très vite, les plages horaires de diffusion se réduisent… et les émissions aussi. Ce n’est jamais bon signe lorsque des gens appartenant au même groupe critiquent eux-mêmes le projet. Cyprien, qui avait une émission produite par webédia, l’a fait. Il est parti peu après, quelle coïncidence, vous ne trouvez pas?

La première erreur de Webedia, c’est d’avoir voulu tout, trop vite. On balance des noms connus des Millénials, un peu de Bilal Assani, de têtes connues de la TV, et de streameurs connus, et ça devrait passer. Ben…non. Comme le soulignait justement Clémentine, les dirigeants de Webédia ont préféré privilégier les célébrités plutôt que les passionnés. Autrement dit, en dessous d’un certains nombre d’abonnés tu n’avais aucune chance d’y apparaître, ou que tes idées pour faire évoluer la chose soient prises en compte.

Les problèmes techniques sont légion, et si je peux comprendre qu’il faille se roder le premier soir, le fait que la régie ne soit pas maîtrisée trois jours après prouve que ceux qui étaient aux manettes de la réalisation n’étaient pas formés à faire du direct. Et ce sera toujours comme ça. Certains animateurs ne manqueront pas d’ailleurs de leur lancer quelques remarques… Au bout de trois jours, beaucoup en ont déjà marre.

Les mecs en costard-cravate de Webedia ont-ils oublié que faire du streaming était différent que de faire de la télévision ? En effet, où était la proximité avec le public ? Voir Kévin Razy tenter d’imiter les stand-uppeurs américains, ça faisait plus pitié qu’autre chose. D’autant que malgré le concept, sensé être en direct à plus de 80%, devait permettre une interaction entre les animateurs et les viewers, qui pouvaient réagir en direct. On en aura pas vu grand chose.

Le nombre de viewers s’en est vite ressenti : de 8 000 lors du lancement, le nombre est vite tombé… à moins de 20 !

Dans les derniers jours, Le Live diffusera du catch pour tenter de montrer des signes de vie… Puis depuis fin mai 2020… rien. Absolument plus rien. Tous les « talents » sont partis.

Ce qu’on peut reprocher à cela, c’est que tout a été fait en catimini. Les départs n’ont jamais été annoncés officiellement, ni même les arrêts des émissions. Certaines n’ont jamais eu de temps d’antenne, notamment celles programmées lors des week-ends.

Que s’est-il passé ? Le projet est-il définitivement mort ?

Un petit signe qui montrait qu’il aurait pu avoir un retour de cette web-tv était la transformation du nom en On Air. Alors, vu comme ça, c’est pas fameux comme trouvaille pour le nom. On Air, c’est commun et bon courage pour être en bonne place dans les référencements Google. Mais un nom ne fait pas tout, n’est-ce pas?

Ben alors, tu aurais fait quoi, à leur place ? Parce que c’est bien beau de critiquer !

Je ne prétends aucunement avoir LA solution miracle, celle qui aurait drainé des viewers par milliers pour faire du nouveau Le Live, pardon On Air, une réussite. Mais juste quelques suggestions.

Déjà, mettre les Ego de côté, et fédérer une communauté de passionnés. Il faudrait mettre une figure connue, évidemment, mais elle doit servir de point d’ancrage pour les autres.

Par exemple, lorsque Nolife a été lancée en 2007, la chaîne était composée quasiment que d’animateurs inconnus. A part Marcus, qui avait déjà œuvré sur Game One et lancé Level One, je ne connaissais aucunement les Davy Mourier, Caroline Segarra, Julien Pirou ou encore Docteur Lakav pour ne citer qu’eux. Et pourtant, ces « nobodies » étaient de vrais passionnés dans leurs domaines et le montraient avec la qualité de leurs émissions. Pire, Nolife leur demandait de « Ne pas faire télé » autant que possible !

D’accord, Nolife a fermé il y a près de trois ans, elle a eu son lot de problèmes, mais la chaîne en aura duré près de onze, et si elle a tenu aussi longtemps, en dehors des difficultés, c’est peut-être qu’il y a une raison. Ou plusieurs en fait. Elle a notamment su fédérer autour d’elle une communauté, des spectateurs qui parfois, faisaient le point et apportaient leurs conseils sur le forum, pour tenter d’améliorer les choses. Et la direction écoutait et prenait en compte les remarques. Pas toutes, ça restait une vision de créateurs, mais si elles étaient sensées, ils en tenaient compte autant que possible. Et si vous regardiez Noco, le service de replays de la chaine, contre un abonnement modique, les progrès dans tous les domaines étaient largement visibles entre son ouverture et sa fermeture. Mais surtout, les directeurs de Nolife, Sébastien Ruchet et Alex Pilot, étaient (et sont toujours, au vu de leurs projets et je leur fais un petit coucou au passage) de véritables passionnés qui ont pu emmener leur projet et pousser les équipes à s’améliorer. D’autant qu’ensuite, les nouvelles émissions et concepts ont été introduits très progressivement. Il y avait certes une base, mais elle a ensuite pris le temps de prendre son rythme de croisière. Le Live, il y a eu tout d’un coup. Trop vite.

D’autant que j’ai suivi la première semaine de Le Live, juste pour voir. J’avais fait un pavé en plusieurs parties sur leur Discord, pour apporter des suggestions d’amélioration. Je n’ai d’ailleurs pas été le seul. Mais Webédia n’en a pas tenu compte, et pourtant, nous étions loin de leur demander des choses impossibles. De plus, il n’y avait aucune rediff, aucun service de replay dispo, rendant difficile la perception des éventuelles améliorations. Pourtant, de nos jours, rien n’est plus facile que d’uploader un replay sur un site ou une plateforme dédiée. Des Streamers le font bien, pourquoi pas eux, alors que c’est un projet qui regroupe des professionnels ? Vous l’avez compris, Le problème du Live ne venait pas forcément des équipes, mais… du fait que les dirigeants de Webédia sont des financiers aveuglés par l’argent que cela aurait pu générer, et non des passionnés.

Flou, c’est le contraire de (inter)net

D’ailleurs quel était le concept de base : faire comme à la télé sur le web ? Mais c’est absurde ! Y avait-il vraiment un concept ? Au vu des témoignages, on peut se demander ce qu’ils ont fait entre octobre et février quand on voit le résultat final.

Certaines émissions n’avaient même pas de concept défini! Un certain «  Michou » ( pas celui vêtu de bleu et qui tenait un cabaret à Montmartre), pourtant connu des jeunes, a appelé son émission « La Salade » parce qu’il n’avait aucune idée de nom, ni même de concept. Pour le reboot éventuel, ce dont on a cru un temps, j’aurais proposé comme premier nom « La Lose » , qui sait, par antinomie, ça pourrait sans doute marcher…

Alors me direz-vous, comment redémarrer quelque chose qui repose sur rien ? En créant des choses originales,tout d’abord. Mais ce n’est pas forcément facile.

Mais je ne sais pas, par exemple, Le Live aurait pu être un canal alternatif de Le Stream, webtv appartenant aussi à Webédia et qui fonctionne très bien. Le Stream, dont les équipes et animateurs voyaient d’un mauvais œil cette concurrence interne, d’ailleurs.

Et ce avec des horaires réduits, par exemple, dans un premier temps, elle émettrait de 20 heures à minuit avec deux émissions sur un thème chaque jour de la semaine. Par exemple, en reprenant le créneau des nouvelles cultures, laissé vacant par Nolife justement, avec jeux vidéo ( bien que Le Stream soit spécialisé dans le domaine), Esport, cinéma (je le redis, On Set était une des très bonnes émissions de Le Live), littérature, pop-culture et culture de l’imaginaire, des genres souvent trop ignorés par les médias ( Les Anges de la télé réalité, ça ne coûte pas cher et c’est tellement plus rentable… (Oui, oui, WC9 et NRChiotte12, c’est vous que je vise… ON VOUS VOIT). Et comme dit plus haut, ajouter progressivement des plages de diffusion avec de nouveaux concepts.

Et franchement, cela aurait été mieux que de copier ce que la « télé de papa » fait déjà…

Mais je suis qui pour dire ça en fait ? Juste quelqu’un qui pense que la célébrité et les abonnés et viewers ne font pas tout et ne doivent jamais être des critères pour embaucher des gens. Une somme d’individualités ne fait pas forcément une équipe. Le Live est devenu un cas d’école, qui fera sans doute date dans l’histoire des médias avec tout ce qu’il ne faut pas faire pour lancer un média sur le web.

Après, à qui la faute ? A ceux qui ont voulu croire au projet en proposant concepts et animation ? Non. Même si après le fiasco de lancement, je pense qu’i il aurait fallu écarter un temps Kevin Razy, et lui dire de se calmer. Aux gens de l’ombre qui réalisaient et dirigeaient directement les choses et qui se débattaient tant qu’ils pouvaient? Sans doute pas. A vrai dire, ce petit monde savait pour la majorité que tout cela n’était pas au point, et que ce qu’ils faisaient n’était pas bien.

Aux grands directeurs de Webédia qui voulaient à tout prix lancer alors que le projet n’était clairement pas prêt, et qui prenaient les décisions au final? Oui. Combien de projets gâchés ? On reparle de certaines chaînes de Gaming Live ?

Au final, il reste un beau gâchis, et des gens qui ont perdu leur emploi. Je reste persuadé que ce n’était pas ce qui était prévu au départ.

Allez, je ne désespère pas. Un jour, un projet préparé et transpirant la passion, la sincérité et non le pognon reprendra le flambeau des nouvelles cultures. Je sais, c’est beau de rêver. Mais je suis un éternel utopiste, que voulez vous…

Il faut flinguer Ramirez, satire à balles réelles

Le monde de la BD franco-belge est souvent trop bien codifié et rares sont les auteurs qui sortent des standards. Et si c’est le cas, on parle alors de « roman graphique ».

Pourtant, en 2018, Nicolas Pétrimaux a brisé les codes avec le premier volume de sa série Il Faut Flinguer Ramirez. C’est des deux premiers tomes dont je vais vous parler dans cet article.

En 1987 à Falcon City, en Arizona (un État dans lequel Harry zona… excusez-moi). La Robotop, l’entreprise numéro 1 mondiale d’éléctro-ménager dans le monde, s’apprête à sortir son tout dernier modèle dernier cri d’aspirateur, le Vacuumizer 2000. Au SAV de l’entreprise, il y a un employé du nom de Jacques Ramirez. Sérieux et appliqué, l’homme est reconnu pour ses talents et son professionnalisme, et il suscite l’admiration de ses collègues, sans faire de bruit. Et pour cause, il est muet. Tout se gâte lorsque deux membres du cartel mexicain d’Hector Rodriguez, venus à la base pour faire réparer un mixer de la marque, croient reconnaître en Ramirez l’homme qui les a trahis. Se pourrait il que le plus grand tueur que le Mexique n’a jamais connu soit un modeste réparateur d’aspirateurs ? Peu importe, Rodriguez envoie ses hommes à ses trousses. Pendant ce temps, deux starlettes d’Hollywood, Chelsea Tyler et Dakota Smith sont en fuite. Ces différents destins vont être amenés à se croiser…

Voilà pour le pitch. Je dois vous avouer que j’avais vu un peu avant Noël aux abords d’une enseigne spécialisée une affiche vantant le deuxième album disant que «  Ramirez est de retour », et l’illustration me faisait dire que je ferais bien d’acheter les deux volumes à l’occasion. Et Noël a forcé un peu le destin, car ma sœur m’a offert le premier volume. Après l’avoir lu j’ai acheté le deuxième car je voulais absolument connaître la suite.

Parce que vous l’aurez compris, j’ai trouvé Il faut Flinguer Ramirez excellent. Le scénario est suffisamment malin pour nous tenir en haleine, c’est très rythmé et les seules respirations sont les fausses pubs et magazines hilarants entre les chapitres. Parce que oui, c’est en gros, un peu du GTA en version BD, mais il y a également plein d’humour. Aussi bien dans les textes, que dans les images avec des détails subtils. C’est blindé de références à la pop-culture, tout en adressant également quelques petites piques à la société de consommation contemporaine, là encore, les fausses pubs entre les chapitres en témoignent. Mais surtout, l’auteur utilises lesdites références pour les utiliser à sa façon et s’en tire de façon brillante. Le style « réaliste » de l’auteur aide à l’implication du lecteur.

Nicolas Pétrimaux se fait plaisir et prend la place qu’il faut pour soigner ses cadrages, ses poursuites, les combats. Une BD qui sort des cadres, et occupe le maximum de place dans les pages. Le choix des couleurs donne une ambiance chaude et chaleureuse à l’ensemble, comme le climat de l’Arizona.

Il faut flinguer Ramirez est une aventure, certes. Ou plutôt, une épopée, avec dialogues vachards, courses-poursuites et gunfights endiablés, mais qui es très bien faite. Les deux tomes montent en puissance petit à petit et lorsque l’action sort, ça fait très mal. Je ne serais pas étonné qu’une version cinéma de l’histoire voit le jour, une fois la trilogie terminée sur papier, l’auteur ayant travaillé dans l’animation de jeux vidéo.

Et comme le tome 2 se terminait aussi par un cliffhanger, que je ne dévoilerai pas, je n’ai qu’une hâte : lire le dernier acte de cette trilogie, mais je crois qu’il va falloir attendre encore un peu.

Bref, si vous cherchez une BD qui sort des codes établis avec de l’action, de l’humour et des personnages hauts en couleurs , vous pouvez y aller, c’est une excellente licence.

Il faut Flinguer Ramirez Acte 1 (2018)

Il faut flinguer Ramirez Acte 2 (2020)

Auteur : Nicolas Pétrimaux

Genre : Bande Dessinée d’action

Prix : 21, 80 € par volume

Éditeur : Glénat

Critique réalisée avec deux tomes achetés dans le commerce.

L’AGDQ 2021 s’est achevée avec plus de 2,7 millions de dollars de dons

Toutes les bonnes choses ont une fin. C’est le cas pour l’AGDQ 2021, qui termine avec un total de dons au moment de la fin de la retransmission à 2 758 847 dollars de dons. Les pays ayant le plus donné sont les Etats-Unis, le Canada et l’Allemagne. Un montant de dons nettement inférieur au record de 2020, mais il n’y a jamais de petit dons ou de petit résultat lorsqu’il s’agit d’une bonne cause. A savoir, la lutte contre le cancer, car l’argent récolté ira à la Prevent Cancer Foundation. Le staff technique n’a pas caché que cette saloperie de COVID-19 a modifié pas mal de choses au niveau de l’organisation et ils se sont longtemps posé la question de savoir s’il fallait tout de même faire l’événement et surtout, de quelle manière. Je rappelle que les USA font partie des pays les plus touchés par le virus.

Merci aux organisateurs, aux runners pour ces moments et cette semaine de marathon intense et de jeux terminés rapidement, pour la bonne cause. Le prochain rendez-vous, s’il a lieu, sera la SGDQ cet été.