Geek Contest # 8 : Un chapal, des chapeaux

 Cela fait un moment que je n’avait plus écrit quelque chose sur le blog, il serait peut-être temps de le dépoussiérer un peu…  Et je vais donc commencer par rédiger un Geek Contest, qui, pour cette huitième édition, nous propose comme thème les chapeaux ou couvres-chefs.  Je rappelle qu’il faut présenter un jeu vidéo, un film,  une série, un livre, et un personnage ou un objet célèbre.  Prêts à voir ma sélection ?

Le jeu vidéo : Super Mario Odyssey

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Il vient de sortir, et on peut dire qu’il tombe à pic, celui-là. Je n’ai pas encore de Switch (mais si quelqu’un en a une en trop ou si un gentil concours me désignait comme gagnant,  je ne serais pas contre),  et dans ce jeu, Mario se fait aider par Cappy, une casquette multiformes qui a de plus diverses fonctions.  Voilà, je n’avais pas trop d’idée pour cette rubrique, donc, j’ai pris le jeu le plus récent sorti en rapport avec ce thème.

Le film : Indiana Jones

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Ou plutôt : les films. Trilogie culte* des années 80, films d’aventure par excellence, Le héros, Indiana Jones, incarné par Harisson Ford, est largement reconnaissable à son fouet et surtout, son chapeau, qui deviendra la marque de fabrique de tous les aventuriers après lui, au cinéma ou en jeu vidéo.  Les films eux mêmes ont inspiré des jeux, comme QuackShot, Rick DangerousTomb Raider, Spelunky, et bien d’autres…

*On me dit dans l’oreillette qu’il y aurait en réalité quatre films Indiana Jones… Je ne suis pas au courant, désolé, nul doute que j’en aurais entendu parler si c’était le cas.

La série : Chapeau Melon et Bottes de Cuir

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Oui, d’accord, ça date. Le titre français n’est peut-être pas le plus judicieux qui soit. Mais ceux qui ont regardé les différentes saisons ne peuvent oublier notamment celles avec Emma Peel et Tara King,  qui partageaient l’affiche avec John Steed. Ce dernier portait justement un chapeau melon, et les femmes de la série étaient souvent vêtues de bottes de cuir… Ceci expliquerait donc cela… La série s’arrêta en 1969. Elle était produite par des britanniques et des américains, et comme ces dernières jugèrent que la série devenait de plus en plus coûteuse à produire, ils se retirèrent du projet. Les britanniques ne pouvant assumer seul le coût, cela mis fin à la série alors qu’elle était en pleine gloire mondiale.

Le livre : One Piece

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Ou plutôt : Le manga.  Quoique One Piece, en tant qu’anime, aurait pu aussi se retrouver dans la rubrique au dessus. Shônen incontournable ayant une reconnaissance mondiale, l’histoire raconte les aventures sur les mers de Monkey D. Luffy, qui a pour ambition de devenir le roi des pirates, et de son équipage. Notre héros porte un chapeau de paille reconnaissable entre tous, et c’est aussi le nom du bateau sur lequel il navigue. One Piece est sans doute un des mangas les plus longs avec 87 volumes à l’heure actuelle, et la série a fêté  cette année ses 20 ans depuis sa première publication.

Personnage Célèbre : Charlie Chaplin

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Personnage emblématique du cinéma muet dans un premier temps, puis des premiers temps du parlant (auquel il était au départ opposé), Charlie Chaplin est sans doute une des premières vedettes de cinéma. Reconnaissable  grâce à ses gestes, ses mimiques, mais surtout, son look improbable,  sa moustache et son chapeau melon qu’il a porté dans beaucoup de ses œuvres. Mais il lui arrivait aussi de changer de couvre-chef pour certains films. Dans Le Dictateur, il porte, par exemple, un képi. J’ai découvert sa filmographie assez tard, mais il n’y a pas à dire, c’était un grand monsieur.

Voilà, c’est tout pour ce Geek Contest. Le prochain sera consacré aux héros et super héros.  En attendant, allez voir mes collègues blogueurs qui eux l’ont rendu à l’heure sur cette page ça leur fera plaisir. 

A bientôt pour un nouvel article.

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[Guns of the Kikoolols] Fatigué

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Puisqu’un blog c’est aussi fait pour l’ouvrir, alors, je ne vais pas me priver.  Pour tout vous dire, je suis fatigué.

Fatigué de voir à quel point une partie de la communauté gamer est encore immature.

Fatigué de voir  que certains cautionnent des comportements inadmissibles.

Fatigué de voir que le public français lors de la Paris Games Week, a fait des propositions obscènes à une jeune femme sur le stand de Detroit : Become Human.

Fatigué de voir que  le site numéro 1 des jeux vidéo en termes de fréquentation laisse ses forums, notamment le 18-25, gangrené par quelques individus  qui harcèlent et qui doxent celles et ceux qui défendent l’égalité  et le respect entre hommes et femmes.   Il  abrite aussi des racistes, néo-nazis, homophobes , anti LGBT. Bref, certains cumulent.

Fatigué de voir que le propriétaire du site, ne fera pas forcément grand chose. Nommer de nouveaux modérateurs ? Mais bordel, ils se choisissent entre eux! Tu parles d’une efficacité!

Fatigué de voir que les annonceurs dudit site, ne font pas pression sur l’hébergeur  pour éventuellement retirer leurs pubs. D’autant que ce n’est pas la première fois que le site abrite sur ce même forum, des individus de ce genre. [MàJ du 5/11/2017 : ça commence à changer, suite à l’initiative de Sophie Gourion sur Twitter, deux annonceurs ont déjà dit qu’ils suspendaient leur campagne de pub sur JVC. Pourvu que ça dure.]

Fatigué de voir que lorsque tu proposes une idée radicale mais efficace sur les réseaux sociaux, certains abrutis dudit forum te sautent aussitôt dessus et déclenchent une guerre nucléaire en t’insultant, avec des notifications à n’en plus finir.

Fatigué de voir une journaliste harcelée par ces mêmes individus parce qu’elle a osé donner son avis, se faisant la voix de beaucoup de joueurs, sur les ondes d’une grande radio nationale.

Fatigué de voir que les victimes du harcèlement  sont obligées de se protéger physiquement à cause d’eux.

Fatigué de  voir leur pouvoir de nuisance grandir d’année en année.

Fatigué de voir que certains minimisent leurs faits, en disant qu’à côté d’autres sites, c’est le monde des bisounours. Ils ont raison,  harceler les gens, révéler publiquement leur adresse et les menacer jusqu’à leur domicile,  faire preuve de racisme ou d’homophobie en appelant à le tuer, c’est des trucs de bisounours, en effet… Me rappelle pas de ça dans le dessin animé…

Fatigué de voir qu’à cause du pouvoir de ces imbéciles, pour ne pas dire plus,  les avis de beaucoup de joueurs sont confisqués par l’autocensure qu’ils sont obligés de s’infliger.

Fatigué de voir que si les choses continuent comme ça, ce sera tout le monde, absolument tout le monde, qui devra s’auto-censurer pour ne pas froisser des imbéciles qui croient défendre une cause alors qu’ils ne font que la desservir, en l’occurrence, le jeu vidéo. Mais cela est valable dans d’autres domaines. Je pense notamment à l’histoire. Métronome est pour moi du pur révisionnisme.

Fatigué de voir certains comportements, qui risquent de perdurer une fois que certains deviendront de véritables adultes.

Fatigué de voir que personne ne bouge.

Je ne faisais que constater un état de fait. Le monde du jeu vidéo a déjà prouvé qu’il était capable du meilleur, il suffit de  voir les dons lors des marathons caritatifs, qui prouvent une certaine générosité. Mais il est aussi capable du pire à cause de quelques moutons noirs sans éducation aucune dans sa communauté. Alors, soit on bouge, et on les exclut en se désolidarisant de leurs actions, soit on les accepte et dans ce cas, le pouvoir de nuisance très fort qu’ils développent jettera encore pendant longtemps le discrédit sur une industrie qui ne demande qu’à sortir de l’isolement et à laver sa mauvaise image dans les médias.

Donc, les actions du forum 18/25 de JVC : PAS EN MON NOM. 

#1825NotInMyName #BalanceTonForum

Merci de m’avoir lu.

Weekly Retro #34 : Retour sur MediEvil

Bonjour, et bienvenue dans un nouveau Weekly Retro. Ce dimanche, avec le retour de l’heure d’hiver et la venue de la période d’Halloween, je vous propose un retour sur MediEvil, un jeu sorti sur la première PlayStation.

Une légende pas vraie

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Le titre est sorti en 1998 et fut développé par SCE Cambridge Studio. Nous sommes dans le pays de Gallowmere, où un sorcier du nom de Zarok tenta de s’emparer du pouvoir. Mais le roi lui envoya son armée et un soldat se distingua : Daniel Fortesque, dont on dit qu’il aurait vaincu le sorcier, dans un ultime effort avant de mourir à son tour. Pendant un siècle, Gallowmere vit en paix et la légende de Fortesque fit son effet. Mais voilà… En réalité, Zarok ne fut qu’écarté et Daniel tomba dès la première charge. La légende est donc erronée. Zarok revient, et compte bien cette fois soumettre Gallowmere à sa volonté avec un puissant sortilège. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que cela réveillerait aussi Dan, quelque peu diminué mais toujours vaillant et qui compte bien retrouver sa place légitime dans la légende. 

Bienvenue à Gallowmere

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Le jeu est composé de 21 niveaux, disposés sur une carte qui ne se révèle qu’au fur et à mesure de la progression de Daniel. Parfois, le jeu offrira plusieurs chemins différents, mais il faudra tous les faire pour pouvoir arriver à la fin. Les premiers se passent bien entendu dans le cimetière, car Zarok ne tient pas à ce que Fortesque puisse quitter les lieux… Ensuite, les univers sont  plus variés. Irez-vous d’abord dans la vallée de potirons ou sur la terre enchantée ? Mais le tour de force, c’est d’avoir réussi à faire des niveaux qui ne se ressemblent jamais.  Chacun d’eux  dispose de ses propres énigmes, tout en offrant une progression non-linéaire. En effet, pour progresser, vous devrez récolter des objets qui se trouvent autre-part et vous devrez retourner plus tard dans un lieu déjà visité. Le level-design est une merveille qui mit une claque à pas mal de jeux du même genre.  Chaque niveau, sauf la crypte, possède un calice, qui se remplira petit à petit lorsque Dan se débarrasse des ennemis. Une fois la jauge du récipient sacré arrivée à 100%, il faudra aller le chercher et terminer ensuite le niveau en cours. Cela permet à notre squelette d’accéder au Hall des Héros, un lieu où reposent les grands héros de Gallowmere. Dan aimerait bien y figurer aussi… En attendant, il doit saluer les statues de ses anciens camarades, qui l’aideront en lui donnant des armes, de l’argent ou des fioles de vie.

Car Dan pourra user diverses armes de corps à corps et de jet, voire des magies dans la deuxième moitié du jeu.  Cela va de l’épée qu’il pourra enchanter, au…pilon de poulet. Il pourra aussi se protéger avec un bouclier, qui pourra lui aussi évoluer.. Les vies sont symbolisées par des fioles. Notre héros dispose d’un capital de 300 points de vie. Une fois arrivés à zéro, une des fioles sera utilisée immédiatement, sans interrompre l’action. On peut les recharger via des fioles d’énergies ou des fontaines de jouvence, qui prennent la forme de jeysers verts, mais qui ne sont pas inépuisables. La santé des boss s’affiche aussi en bas de l’écran lorsque vous en rencontrez un.

Humour et citrouilles

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Mais surtout, MediEvil vaut par son ambiance. Sombre, remplie de créatures tels les zombies, les sorcières, les dragons ou encore les gargouilles, Gallowmere est un monde dans lequel la magie règne en maître. La spécialité du pays est la cuisine à base de potirons, donc on y trouve aussi des citrouilles. Mais cela est également dû à la musique du jeu, tout simplement magistrale. Elle rappelle, sous beaucoup d’aspects, celle de Dany Elfman. Et on sent que L »étrange Noel de Monsieur Jack a servi d’inspiration aux programmeurs. Mais doit-on vraiment s’en plaindre ? D’autant que l’histoire est également bourrée d’humour, aussi bien dans les textes que dans les situations.  Le jeu a été intégralement traduit et doublé en français dans ses textes, donnant au titre un aspect cartoon très plaisant. On retiendra les gargouilles moqueuses… J’ai oublié de préciser que les graphismes sont également dans la même veine, et le jeu est plutôt joli pour la console.

Toutefois, j’ai beau adorer le jeu je reconnais qu’il n’est pas parfait, notamment dans sa jouabilité. Globalement, c’est bon, sauf lors des passages impliquant des sauts sur des étendues d’eau. En effet, un plongeon dans le grand bain coûtera instantanément une fiole de vie, et donc , j’aurais aimé que les sauts soient plus précis pour éviter des  morts inutiles. Ceux qui ont fait la Zone des Anciens Défunts et le niveau du lac en savent quelque chose. 

Malgré ce défaut, MediEvil reste, pour moi, le meilleur représentant d’Halloween en jeux vidéo. Et vous, quel est le vôtre ?

La semaine prochaine, Ness reprendra ses aventures dans EarthBound. Son objectif : sauver Paula d’une mystérieuse secte.

 

[critique ciné] Zombillénium

Vous avez sans doute remarqué, mais les films d’animations sortent dans les salles à l’approche des vacances scolaires, histoire d’emmener les enfants lors d’une sortie ciné, même si les prix d’une place ne baisse hélas pas, notamment pour  un plein tarif adulte.  Mais en ce moment, trois films d’animation se partagent l’affiche : My Little Pony le film, Le monde secret des emojis, et Zombillénium. Avant de passer au sujet qui nous intéresse, je vais m’attarder sur le cas du second de la liste. Juste pour vous dire que c’est de la merde en barre. Une pub honteuse avec des placements produits qui ne se cachent même plus. C’est une insulte à l’animation, c’est visuellement immonde, et ça va vite rejoindre Foodfight! ou Ratanouilles dans la catégorie nanar de compet’ et enfances souillées. Il faut vraiment le voir pour le croire, notamment en 2017. Et vous croyez vraiment que j’ai payé une place pour ça ou utilisé mon Pass ? Déconnez pas, les gens… J’ai, pour une fois, traversé hors des clous. Z’allez pas m’en vouloir…

En revanche, pour Zombillénium, qui est le vrai sujet de la critique, j’ai payé ma place et je n’ai pas regretté. Je suis fan de la BD faite par Arthur de Pins, qui est composée pour le moment, de trois tomes : Gretchen, Ressources Humaines et Contrôle Freaks. J’étais curieux de voir ce qu’allait donner l’adaptation en long-métrage animé . Attention, ce qui suit est susceptible de contenir des spoilers.

Au Nord, c’était les démons…

Gretchen animée

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le contexte de Zombillénium, c’est le nom d’un parc d’attractions situé dans les Hauts-de-France, à proximité de Valenciennes. Le thème principal est les monstres et l’épouvante, et le parc est peuplé de monstres des légendes. De vrais monstres. Le problème, c’est que le parc ne plait pas à la population locale, car il a été construit sur une ancienne mine dans laquelle des mineurs sont morts d’un coup de grisou, et aucune embauche n’a eu lieu alors que la région est à 12% de chômage.  C’est dans ce contexte tendu  qu’arrive Hector Saxe, papa d’une petite fille et contrôleur des normes, qui compte bien faire fermer le parc. Il tombe sur Francis Von Bloodt, le vampire directeur du parc, qui le gère d’une façon paternaliste. Mais voilà,  Hector va là où il n’aurait pas dû, et Francis se voit contraint de « l’embaucher ». Je ne vous dirai pas ce que signifie une embauche dans ce parc, mais les lecteurs de la BD le savent.  De plus, un autre problème se présente, la fréquentation du parc est en baisse, et le grand patron ( là non plus, pas de spoiler) donne 15 jours à Francis et ses employés-monstres pour redresser la barre…

On le voit, le postulat de départ a un peu changé par rapport au support d’origine. Aurélien, chômeur, est remplacé par Hector, car selon Arthur de Pins dans une interview accordée à Geek Le Mag, le premier ne se prêtait pas à une écriture cinématographique. De plus dans la BD, c’est sur un cimetière et non sur une mine que le parc a été construit. Ce qui permet de faire un générique d’ouverture qui est une merveille graphique.

Un habile mélange pour prôner la tolérance

Hector Sirius

Pour le reste, le scénario mélange habilement les éléments des trois albums. Visuellement, il est très fidèle, et est très bien animé. On retrouve les personnages de la BD, outre Francis, ils sont tous là : Aton la momie (doublée par un excellent Gilber Levy), Sirius le squelette, doublé par Mat Bastard, du groupe Skip the Use, Blaise, le loup-garou, ou encore Gretchen, la jolie sorcière stagiaire. On retrouve même José, le zombie fan de Michael Jackson. 

La relative brièveté du long métrage (1h18) permet une efficacité dans la narration et le déroulement, quasiment sans temps morts. Mieux, certaines scènes sont géniales, comme le concert de rock et sa battle de guitares électriques, ou encore la poursuite entre une Austin Mini et un vieille camionnette diesel fumante  Citroën conduite par Sylvain, ancien mineur devenu alcoolique. L’ambiance sonore est également géniale, entre les musiques d’ambiance bien trouvées et les chansons faites par Mat Bastard. L’une d’elles, Stand as One, est un hymne à la tolérance et reflète la raison pour laquelle a été construit le parc : Si Francis est effectivement un vampire, il voulait avant tout faire un endroit dans lequel les monstres de toute nature pourraient se sentir en sécurité.  Sans aucun doute la chanson la plus symbolique du film. Et puisque nous sommes dans la musique, si je vous dis qu’on trouve une jolie version des Corons de Pierre Bachelet… j’en ai vraiment eu des frissons de joie, notamment quand on voit la scène à laquelle l’air est associé. 

Qu’est-ce que Twilight prend dans gueule !!!

Et surtout, il y a une chose que j’ai particulièrement kiffé: le démolissage en règle de la saga vampire-paillettes qu’est Twilight. J’ai toujours considéré cette saga littéraire et cinématographique adaptée comme une insulte au mythe des vampires, et cela semble être le cas aussi d’Arthur de Pins et d’Alexis Ducord, le co-réalisateur. La vedette du parc, c’est Steven, un vampire playboy qui brille au soleil, le clone animé d’Edward Cullen, et qui fait sensation sur la grande roue. Arrogant,  il est convaincu qu’il faut un changement radical dans le parc et mettre les zombies au placard pour faire un parc consacré aux vampires uniquement.  Bien évidemment, l’arrivée d’Hector ne lui plait guère… Certes, il ne change pas des méchants qu’on a déjà vu de par ses actions, mais il a le mérite d’être bien écrit. Mais Twilight se prend des taquets, parfois subtils, tout au long du métrage, jusqu’au combat final. 

Un très bon film d’animation, qui manque juste un peu de mordant

Aton Francis

Au final, Zombillénium s’adresse à tout le monde, car il offre différent niveaux de lecture :  les enfants passeront un bon moment avec les monstres,verront une jolie histoire, les fans de la BD reconnaîtront certains dialogues repris mot pour mot, et les adultes verront des références multiples, aussi bien à la pop culture qu’aux problèmes de société actuels. La contrepartie, c’est que le tout est tout de même moins mordant ( si je puis dire) que la BD. Mais c’était sans doute le petit prix à payer pour attirer tous les publics. Le long-métrage prouve qu’une production franco-belge peut faire, sans aucun doute, aussi bien que les américains, tout en étant aussi un poil moins stupide dans le message qu’il délivre. 

Si vous ne devez voir qu’un seul film d’animation en cette période d’Halloween, celui-ci est un excellent choix.  Nul doute que ce parc d’enfer vous emmènera au paradis.

Verdict : Vaut le billet

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Zombillénium

Réalisation : Arthur de Pins et Alexis Ducord, d’après la bande dessinée faite par Arthur de Pins

Genre : animation

Avec les voix de : Emmanuel Curtil, Alexis Thomassian, Gilbert Levy, Mat Bastard…

Durée : 1 h 18

Distribution : Gebeka Films

En salles depuis le 18 octobre 2017.

 

[Live Report] 2Become, la mini-série made in Orléans

Bonjour, et bienvenue dans un nouvel article.

Cette fois, je vous propose un petit reportage sur 2Become, une mini-série dont l’avant-première a eu lieu il y a quelques jours.

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Le vendredi 6 octobre, l’auditorium  de la médiathèque d’Orléans  était rempli pour un événement qui était présenté en avant-première : la première saison de 2Become, une mini-série faite dans le Loiret. A l’origine du projet, nous trouvons Mikael Buxton, qui est de surcroît mon rédacteur en chef sur JVL. Il a réussi a entraîner avec lui quelques amis dans le projet, dont Nicolas Lefebvre, le gérant super-gentil de la boutique Playmogames Sud dans la ville de Jeanne d’Arc.

Je précise en toute transparence que si j’écris sur JVL, Mikael m’a laissé le champ libre pour écrire mon article, ne m’a pas imposé de délai ( d’autant plus avec un disque dur HS), et pour seule contrainte de ne pas révéler ce qui se passe dans les épisodes. Ce qui est logique, d’un côté.

Dans les faits, le pilote de 2Become a été tourné en 2016. Une campagne de financement participatif a été mise ensuite en place pour pouvoir financer la première saison a hauteur de 5000 €. La campagne a été réussie dans les tous derniers moments. Donc, suite à ce succès in extremis, la saison entière a pu voir le jour cette année, avec quatre épisodes supplémentaires.

2Become parle du parcours de deux amis, Alex et David, qui veulent devenir des vedettes de cinéma. Mais comme dit la tagline de la série, « c’est pas gagné ». Il faut dire que la série repose en partie sur l’opposition de caractère des deux amis : Alex ( Mikael Buxton), est un agent immobilier très sûr de lui, tandis que David (Nicolas Lefebvre) manque de confiance en lui, notamment lorsqu’il est en face de femmes.  Je vais vous confier que je me retrouve un peu dans certains côtés de ce dernier. Évidemment, l’aventure ne sera pas de tout repos pour les deux, notamment s’il faut ajouter à cela les castings douteux et autres gaffes du duo. A cela s’ajoutent toute une bande de personnages récurrents également bien interprétés.

DSC_0882La série se présente donc en 5 épisodes de 10-12 minutes environ, ce qui peut paraître assez peu en durée pure, mais je rappelle qu’elle a été faite avec un petit budget, en contrepartie, cela permet une certaine efficacité, aussi bien dans la réalisation globale, très propre, que dans les dialogues. En effet, on rigole beaucoup dans 2Become, de plus certaines scènes sont très inventives, mais je ne vous dirai pas lesquelles pour que vous les découvriez par vous-mêmes.

L’événement s’est terminé sous les applaudissements et un verre de l’amitié. Une belle soirée, pour une belle série, donc.

2Become est une mini-série qui voudrait grandir. De fait, l’équipe recherche des boites de productions pour lancer une deuxième saison plus ambitieuse. J’espère sincèrement qu’ils réussiront à trouver.

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2Become

Genre : mini-série humoristique

Format : 5×10 minutes

Réalisation : Romain Douchin

Scénario : Mikael Buxton, Nicolas Lefebvre et Arnaud Brousse

Musique : Oh Dear Vegas !

Avec : Mikael Buxton, Nicolas Lefebvre, Arnaud brousse, Aurélie Palovitch…

Site : http://www.2become-laserie.fr/