[Critique ciné] Dernier Train pour Busan

La thématique « zombies » est quelque chose de surexploité dans le monde du cinéma. Le dernier film que j’ai vu sur le sujet au cinéma était il y a quelques années  déjà, l’adaptation cinéma de World War Z  avec Brad Pitt. Je n’en ai pas pensé du bien. Ce film est mauvais et je le maintiens. Et voilà qu’un réalisateur Coréen, quasi-inconnu chez nous, se ramène, et  voudrait  faire mieux que Hollywood sur le même thème ? Allons donc…

Eh bien vous savez quoi ?  Dernier train pour Busan est un excellent film! Je ne regrette vraiment pas de l’avoir vu, peut-être est il un des meilleurs films d’action de cette fin de vacances.  L’histoire en elle-même est assez basique : un père de famille trop absent doit convoyer sa fille jusqu’à chez sa mère, dont il est séparé. Pour cela, il doit prendre le KTX, c’est à dire le TGV Coréen. Mais une passagère qui semble mal en point entre dans une des rames…  Et voilà comment dans le premier quart d’heure, le réalisateur arrive à poser les  bases de son film. Pour le lancer ensuite à grande vitesse, à l’image du train lui-même.

Le film s’attarde, dans cet espace confiné, sur des groupes de personnes bien identifiés, en plus du père et de la fille : l’équipe de base-ball dont un des joueurs est la cible amoureuse de la chef du club des supporters, le mari bourru et sa femme enceinte, deux vieilles femmes, et le chef d’une entreprise de transports publics qui fait par ailleurs office de salaud de service, un SDF et bien entendu, le conducteur du train. Ce n’est pas tout de faire un film de zombies, encore faut-il le traiter avec intelligence. Et là dessus, Dernier train pour Busan y arrive, à tous les niveaux .

Tout d’abord au niveau de l’action : le rythme est maîtrisé, on ne s’ennuie quasiment jamais et certaines scènes sont des trouvailles intelligentes : lorsque le petit groupe remonte les rames, le réalisateur utilise tout ce qu’il est possible de faire dans le train, espace clos par excellence, pour esquiver un danger : les toilettes, l’obscurité, et même une séquence sur les range-bagages au dessus des zombies.  D’ailleurs, les zombies ici, sont des rapides. Ce n’est pas un reproche étant donné qu’il ne s’inspire pas d’une série de livres très connue, et que leur rapidité est vraiment bien exploitée. Ils réagissent aussi aux stimuli. Mais le film  fait aussi en sorte que les personnages ne se trouvent jamais totalement en sécurité. A ce titre,  la scène de l’arrêt dans la première gare est juste géniale. Et le suspense dure jusqu’aux dernières secondes. 

Au niveau des personnages c’est  également réussi  : le père trop absent, doit ici protéger sa fille mais aussi les autres. Le réalisateur le montre,  l’égoïsme ne passe pas, et la seule façon de s’en sortir est l’entraide.L’opposition père/fille est d’ailleurs  révélatrice: autant lui ne pense qu’aux affaires et à lui-même, autant la gamine est prête à céder sa place aux gens dans le besoin. Les meilleures scènes sont vraiment celles où le groupe s’entraide malgré les différences. 

Mais le film est aussi une critique à peine voilée de la société contemporaine : il est vrai que le réalisateur, peu connu chez nous, est un homme engagé ne manquant jamais de dénoncer les failles du système. Ici, c’est le capitalisme à outrance qu’il dénonce.

Du point de vue technique, c’est aussi du grand art : c’est très bien filmé,  il y a parfois des ralentis mais ils ne sont là que pour souligner l’action et entretenir le suspense. La lumière, les jeux d’ombres, tout est soigné, tout comme la bande-son, d’ailleurs avec des musiques qui resteront dans la tête un moment.Certains réalisateurs américains devraient s’en inspirer…et je ne parle même pas des français.

Dernier train pour Busan serait-il un des meilleurs films d’action mettant en scène des zombies de ces dernières années ? Oui, incontestablement.  Il embarque le spectateur pour une folle chevauchée à travers une Corée ravagée par une épidémie. Ce qui est encore plus dingue, c’est que Yeon Sang -Ho arrive à faire mieux qu’Hollywood avec moins de budget, et à placer un message sous-jacent. Parce que oui, ça ne sert à rien d’avoir plein d’argent si on ne sait pas exploiter les idées.  Et dire qu’une suite à World War Z est en chantier…

affiche dernier train pour busan

Dernier Train pour Busan

Réalisation : Yeon Sang-Ho

Genre : thriller

Avec : Gong Yoo, Kim Soo-an, Jeong Yu-Mi…

Durée : 1 h 58

Distribution : ARP Séléction

En salles depuis le 17 août 2016

[critique ciné] S.O.S. Fantômes

Je ne sais pas pourquoi, je  sens que je m’attaque à une critique qui va faire débat. Mais je vais être clair dès le début : j’ai passé un bon moment devant Ghostbusters version 2016. Je vais également rajouter que l’original était indépassable et que cette version plus moderne ne parvient pas à égaler. Alors effectivement, il est également légitime de se poser la question : pourquoi avoir voulu faire un remake d’un film culte des années 80 ? Je n’ai pas la réponse, à part bien entendu « le pognon ». Mais peut-être est-ce trop facile, comme réponse… 

Mais je le redis, j’ai passé un bon moment devant le film. Sans qu’il soit la comédie du siècle, ni la bouse intersidérale que certaines critiques  s’acharnaient à descendre avant même sa sortie parfois par pur sexisme, voire racisme. En effet, l’équipe de départ, composée d’hommes à l’origine, a été remplacée par des femmes. J’ai envie de dire, oui, et alors ? Melissa McCarthy mène sa troupe demain de maître, certains moments son vraiment hilarants, et après un début un poil longuet, le film a un bon rythme. Donc en elle même, la comédie fonctionne. 

Mais il montre aussi ses limites, et sans doute l’exercice était un peu trop difficile à exécuter.  En effet, S.O.S. Pascal  Fantômes ( je devrais arrêter de regarder NT1) se retrouve le postérieur entre deux chaises, parce qu’entre remake et reboot, il n’arrive pas à choisir. Le métrage est effectivement très, voire trop fidèle au matériau d’origine. Au niveau de la réalisation, certains plans sont le mêmes, et ils ont même repris  certains symboles emblématiques de l’original, tel que le Bouftou ou le « Bibendum Marshmallow »! Ce n’est pas un spoil, ils sont présents sur l’affiche et dans les bandes annonces. Certes, ça joue sur la fibre nostalgique mais n’aurait-il pas été bon de moderniser la chose en choisissant des emblèmes plus modernes ? En 32 ans, l’eau a coulé sous les ponts… Même la forme finale du méchant fleure bon les années 80! Il en est de même pour la structure globale du déroulement, le film est un calque de l’original. La seule chose qui change, c’est l’équipe, ce qui, je le répète, n’est pas un mal. Pas de quoi crier au sacrilège. 

Mais alors qu’a t-il pour lui  ce film auquel je viens de faire pas mal de reproches ? Déjà, on sent que les actrices s’amusent. Le quatuor s’entend bien,  j’ai bien aimé notamment  l’inventeuse déjantée et ses armes dont certaines seraient surement interdites par la Convention de Geneviève Genève. Chris Hemsworth dans un rôle à contre-pied est aussi très drôle et le méchant  nihiliste  est aussi une bonne idée. En fait, il en a pas mal, de bonnes idées, dont certaines que je ne vais pas spoiler ici pour vous en laisser la surprise. Certaines répliques sont également bien trouvées, mais l’humour souvent « pipi-caca » pourra ne pas plaire.  Et puis, techniquement, il faut reconnaître un certain esthétisme modernisé qui lui va assez bien. Si, si, il y a un certain travail sur les décors, la lumière et les effets spéciaux. Sans compter une bande originale très rythmée. 

Après peut-être est-ce moi qui suis  très voire trop bon public, mais si le film était vraiment archi-mauvais, je ne me serai certainement pas privé de le dire  (cf. Die Hard 5 ou les Visiteurs 3).  Alors je prends ce Ghostbusters version 2016 pour ce qu’il est : une bonne comédie, mais qui n’arrive pas à s’affranchir du matériau d’origine pour vraiment renouveler la franchise.  Ça ce sera sans doute pour la suite, s’il y en a une… Je pourrais aussi parler de l’influence des « fans » sur les licences cinéma, mais c’est un autre débat et je risquerai de devenir un poil méchant, alors que j’ai été plutôt gentil avec ce film. 

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S.O.S. Fantômes (Ghostbusters)

Réalisation : Paul Feig

Genre : Comédie d’action

Avec : Melissa McCarthy, Kristen Wiig, Kate McKinnon, Leslie Jones, Chris Hemsworth…

Durée : 1h57

Distribution : Sony Pictures Releasing France

En salles depuis le 10 août 2016

[Critique ciné] Comme des bêtes

Je suis allé voir Comme des Bêtes il y a peu au cinéma, et c’est pour ça que je vous en parle sur ce blog, un bon moyen de relancer mon inspiration et les critiques ciné. La bande-annonce avait l’air alléchante, et l’appel du produit aussi : que font nos animaux domestiques en notre absence ? Ben oui bonne question après tout…

Mais il est assez difficile de passer après Zootopie, sorti plus tôt dans l’année, et que même si je ne l’ai pas critiqué ici (manque de temps, d’envie…) sachez qu’il est formidable. Parce que si Comme des bêtes se veut un Toy Story version animale faite par le studio Illumination, celui-là même à l’origine des très bons Moi, Moche et Méchant et le gentillet film sur les Minions, le résultat est tout de même assez décevant. Le problème, c’est que le postulat de départ n’est qu’effleuré au début du film,  pour vite tourner au film d’aventure, et  les gags les plus inventifs, nous les avons déjà vu dans la bande-annonce. Ce qui se passe entre ces gags est souvent mou et manque de rythme. Certes, la chouette bande d’animaux  est assez attachante,  sauf que la star du métrage, ce n’est ni Max, pourtant censé être le héros, ni Duke, ni Chloé ni les autres : c’est le lapin blanc. Et tous ceux qui ont vu Sacré Graal des Monthy Python savent à quel point  il faut s’en méfier, et je pense avoir vu une référence à ce film. Complètement fou, menant un croisade contre la domestication, les moments où il apparaît sont clairement les meilleurs du film.  Mais le rythme en dents de scie nuit à l’exécution du scénario global, dommage. 

Et comme je disais, difficile de passer après Zootopie, qui avait un double niveau de lecture, à la fois pour les enfants et les adultes. Ici, rien de tout ça, juste une histoire dans le fond trop gentillette  mais qui plaira surement aux bambins voulant voir des animaux en vadrouille dans New York… D’autant que le film est assez réussi techniquement et dispose d’une jolie bande originale. Alors, pourquoi pas…

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Comme des bêtes

Réalisation : Yarrow Cheney, Chris Renaud

Genre: Animation

Durée : 1h27

Distribution : Universal Pictures International France

En salles depuis le 27 juillet 2016.

TFGA #22 : les 5 péchés capitaux

Depuis qu’il avait proposé aux participants d’avoir le choix des sujets, Alex avait mis le thème «  les 5 péchés capitaux » comme possibilité. Celle-ci était sur le point de l’emporter, mais finalement ce sont « nos amies les bêtes » qui a remporté le morceau, d’une très courte tête. Alors voilà, le sujet revient cette-fois ci sur le devant de la scène.

En plus c’est l’été, c’est l’époque où on mange des pêches et ses dérivés. Alors oui, les pêchers sont pour moi capitaux, parce que leur fruits me rappellent l’été et le Tarn de mes origines. Mais de là à sélectionner 5 arbres qui comptent… comment dire, il n’y a rien qui ressemble à un arbre en bois qu’un autre arbre… Comment ? Ah, il ne s’agit pas de sylviculture mais de référence à la Bible ? Donc les « péchés » et non les « pêchers » ? J’ai failli confondre !

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Plus sérieusement, et sans faire un cours d’histoire des religions, les « péchés capitaux » modernes sont au nombre de 7. Il s’agit de l’orgueil, l’avarice, l’envie ( dans le sens « jalousie »), la colère, la luxure (comprendre : plaisirs sexuels), la gourmandise et la paresse. Tout excès de celui ou celle qui s’y était adonné(e) entraînait la peine « capitale », c’est à dire une condamnation à mort.

Mais de là à voir ce qui pourrait correspondre en termes de jeux vidéo, c’est au autre paire de manches, d’autant qu’il ne faut en choisir que 5. En effet, c’est un « Top Five » et non un « Top Seven »…

L’envie : la Neo-Geo

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Premier péché capital : l’envie. Et je ne vais pas parler d’un jeu en particulier, ou d’un personnage mais d’une console que pratiquement personne, à moins d’être un fils à papa, pouvait s’offrir : la Neo Geo. Depuis, j’y ai joué en convention, mais quand j’étais au collège, les tests dans les magazines me faisaient baver d’envie. Le pire dans tout ça, c’est que j’en ai vu une dans une boutique de jeux, allumée, et qui faisait tourner World Heroes 2. Une console énorme, avec des cartouches de très grande capacité tout aussi énormes, et des pavés en guise de manette avec un joystick et 4 boutons qui se tenaient sur les genoux. Mais le prix aussi, était énorme : 3000 francs la console. Et 1500 francs pour les jeux. Évidemment, un tel prix impliquait de ne pas acheter n’importe quoi. Parce que pour 1500 balles, tu avais une Super Nintendo ou une Megadrive, avec sans doute une deuxième manette et un jeu compris. De toute façon, sur Neo Geo, il n’y avait que des jeux de baston et les Metal Slug, allez-vous me dire. C’est faux, il y avait aussi un jeu de compétition de frisbee. La preuve avec la photo d’illustration.

La Luxure : Tifa

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Et allez, encore un personnage d’un de mes RPG préférés dans un TFGA. Il faut dire que l’arrivée de la PlayStation avec sa 3D a aussi amené à l’hypersexualisation du corps de la femme. Lara Croft, avec Tomb Raider, aurait également fait une bonne candidate, mais Final Fantasy VII m’ayant durablement marqué, je ne pouvais pas m’empêcher de mettre Tifa en représentante de ce péché. Il faut dire que Square a tout fait pour. Etait-il nécessaire de la vêtir simplement d’un T-shirt blanc qui arrive juste en dessous de sa poitrine, et d’un mini-short aussi court ? Sans compter les zooms lors des combats et des poses de victoire… Mais Tifa ne sera que la première, d’autres dans les RPG, suivront la tendance. On sait à qui les programmeurs s’adressaient en priorité… J’aurais pu citer aussi les filles de Dead or Alive mais cela aurait été trop facile.

Je dois avouer que je ne savais pas comment traiter ce péché, qui semblait un peu complexe pour moi. Mais une partie de FF VII m’a donné l’illumination.

L’orgueil : Duke Nukem

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Plus imbu de sa personne, je ne connais pas en jeux vidéo. Cette caricature de macho américain aimant les aliens, surtout lorsqu’ils sont morts et qu’il peut s’en faire un barbecue, ça tombe bien c’est l’été, a une cathédrale (de préférence celle d’Amiens, c’est la plus vaste de France) en guise d’ego surdimensionné. Tout le laisse paraître : il se parle à lui-même, n’hésitant pas à dire des phrases telles que «  Damn I’m Good », mais la plus connue est sans aucun doute « Hail to the King, Baby ! », empruntée à un film mais je vous laisse deviner qui est le roi dans cette histoire…

D’ailleurs, il a même fait un livre, intitulé Why I’m So Great (Pourquoi je suis aussi génial), que l’on peut voir dans Duke Nukem Forever. De plus, il joue au début de cette suite de sinistre mémoire, à son propre jeu ( la séquence de fin lors de l’affrontement avec l’Empereur Cycloide sur le stade de foot américain), et la barre de santé est renommée barre d’Ego. Pour la faire grandir, il faut faire des actions stupides. Orgueilleux, le Duke ? Non, juste un peu.

La colère : Max Payne

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« New York. Fugitive Undercover Cop. A Man with Nothing to lose. ». Voilà ce qu’on peut lire sur la jaquette du premier Max Payne. Flic new-yorkais, dans une ville rongée par le trafic de drogue, il retrouve un soir sa femme et son bébé assassinés par des junkies victimes d’une nouvelle drogue, la Valkyrie. Ivre de rage, Max décide alors de nettoyer les quartiers de Big Apple de la pègre qui l’infeste, quitte à violer les lois, un comble pour un policier. Mais comme on le sait, la colère est mauvaise conseillère et Max s’enfonce de plus en plus dans la douleur, jusqu’à se perdre lui-même… La saga Max Payne est intéressante notamment pour le développement du personnage lui-même. Un digne représentant de ce sentiment qui peut parfois nous amener à commettre l’irréparable…

La paresse: Tous ces héros de JRPG qui se lèvent tard pour démarrer l’aventure de leur vie

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Pour ce péché capital, j’aurais pu laisser un vide, dire que je n’avais plus d’idée au bout de 4 et pas envie de chercher un cinquième, mais non, comme je joue le jeu à fond je vais exploiter un cliché maintes fois répandu dans l’univers du RPG japonais : la paresse, dans le sens « théorie de Serge et Crono ». En effet, le point de départ de pas mal de jeux du genre est : le héros qui se lève trop tard. Mais au final, je me demande s’il ne devrait pas rester couché parce qu’à chaque fois, cette journée commencée tardivement sera le point de départ de tout un tas d’emmerdes, mais c’est toujours valorisant de sauver le monde, voire l’univers… Bien entendu, le fait de se lever tard donne lieu à d’autres clichés par la suite : la jouvencelle que le héros connaît à peine et qui porte sur elle l’objet capable de sauver le monde ou de le détruire, et que ledit héros veut protéger alors qu’il ne la connaît pas depuis une minute, ou le village de départ se retrouve incendié par les méchants…Parfois,ça se cumule. Mais, au vu du destin qui les attend, cela ne vaut-il pas le coup de se lever ?

Allez, debout tas de feignasses ! Le Monde vous attend, butez-moi ce salaud d’Archi-Demon !

Voilà pour ce TFGA. Mais comme c’est l’été, et qu’il faut manger des fruits, et que j’aime les pêches, vous aurez quand même droit à un « pécher » capital.

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[critique rétro] Pop’n’Twinbee

En ces temps troublés, je vous propose de vous changer les idées en vous présentant un article sur un jeu de la Super Nintendo du  nom de Pop’n Twinbee, un shoot’em up tout mignon signé Konami.  j’ai envie de remplacer le terme par « cute’em up », c’est dire… Il faut bien un peu de kawaii dans ce monde de brutes… Pop'n Twinbee_00001

Pop’n Twinbee, c’est l’histoire d’un jeune garçon (TwinBee) et d’une jeune fille (WinBee), qui partent, en tant que patrouilleurs du ciel, à bord d’un vaisseau bleu pour le garçon et rose pour la fille ( vous vous en seriez douté ? Certes, de nos jours ça fait hyper genré, mais  c’est un cliché auquel on échappait difficilement dans les années 90),  repousser l’envahisseur, c’est à dire les armées du docteur Marlock, le grand-père d’une certaine Madoka qui contacte nos deux héros pour que son papy redevienne gentil,  le long de 7 niveaux.  Ni une ni deux,  nos vaillants pilotes acceptent sans se poser de questions. C’est le sixième jeu de la franchise et là on peut y jouer à deux simultanément. Le premier joueur contrôle TwinBee, qui est donc le perso obligé en mode solo, et le second… WinBee, bien entendu (des fois que cela ait changé entretemps…). Cependant, on peut choisir entre deux configurations de jeu à deux joueurs : le mode « normal » et le mode  » couple » où le comportement des ennemis sera différent.
On peut également ajuster la difficulté du jeu dans le menu des options.

Shootez les ennemis et sonnez les cloches

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Le jeu est un shoot’em up, qui consiste donc a tirer sur des vagues d’ennemis jusqu’à arriver au boss du niveau. Cependant, on dispose de deux types de tir : le tir vertical pour la plupart des ennemis, mais aussi le largage de bombes pour les ennemis au sol, et ce sera souvent de là qui viendra le danger. Les bonus se font à l’aide de cloches, dissimulées dans des nuages souriants. . Vous pouvez aussi faire changer les cloches de couleur en tirant dessus, et à chacune d’entre elles correspond un bonus allant de simples points supplémentaires à  un bouclier protecteur en passant par des armes différentes,  mais il ne faut pas la rater lorsqu’elle traverse l’écran, les tirs la repoussant souvent hors de vue. Les erreurs sont cependant tolérées, avec une barre de vie, qu’on remplit de nouveau avec des cœurs lâchés par les ennemis. En cas de gros pépin, vous pourrez toujours compter sur une bombe spéciale qui effacera soit tous les ennemis présent à l’écran, soit fera de gros dégâts aux boss, et ils sont coriaces, en plus!
Les niveaux sont plutôt longs et bien construits.

La mignonne technique d’un shoot 

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Les graphismes sont tous mignons, avec des couleurs vives qui pètent à l’écran, Konami n’ayant pas lésiné sur le rose, le orange, le vert, le violet… les sprites, c’est pareil, ronds, avec de grands yeux,, de jolies têtes, même pour les ennemis, des boss gigantesques et bien animés,et des effets spéciaux comme la transparence sont là pour démontrer que le jeu a été vraiment très travaillé de ce côté là.
On peut en dire autant des musiques, dont les airs, souvent joyeux, vous resteront dans tête même après avoir éteint la console. Il n’y a pas mieux pour chasser ses idées noires! Les bruitages et les voix sont drôles.
Le jeu est de plus très bien animé et je n’ai pas déploré de gros ralentissements lors de mes parties. il faut dire que la vitesse du scrolling  n’est pas très rapide,  mais cela ne dispense pas de faire attention, histoire de ne pas se prendre une boulette qui traîne…
On joue avec une aisance instinctive et vous ne serez pas dépaysé, la manette de la console s’adaptant très bien à ce type de jeu. Vos tirs normaux seront modifiés selon les bonus que vous récolterez, tel le tir multidirectionnel, idéal pour nettoyer même dans les coins de l’écran. Le jeu à deux offre d’autres possibilités, telle que le fait de transférer son énergie au partenaire qui en a besoin ou encore de s’en saisir pour en faire un projectile! 
La durée de vie est assurée avec 7 niveaux assez longs, et des boss coriaces. La multitude d’ennemis à l’écran vous obligera à faire constamment attention. Toutefois, rien ne vous empêche de faire une partie en mode de difficulté élevée…

Verdict :

Pop’n TwinBee a tout d’un jeu qu’on déguste comme une sucrerie, fait pour oublier la morosité ambiante, un gros bonbon sucré, mais tellement bon qu’on en redemande. Affichant son propre style graphique à en faire péter les rétines, le titre est beau et attirant. On se fait vite au système de jeu et on ne s’ennuie jamais. Le titre nous rappelle aussi que les 90’s c’était le bon temps, et qu’un peu de kawaii ne peut pas faire de mal dans ce monde de brutes vidéoludique.