Archives Mensuelles: décembre 2013

Julius Ciné Awards 2013

Salut à tous, voici le bilan cinéma 2013 établi par un vote entre moi-même et personne d’autre. Je suis allé au ciné assez souvent, et j’ai vu plus de bons films que de mauvais, mais autant vous prévenir tout de suite, jamais le cinéma français n’a été aussi pauvre en films grand public. A tous les niveaux : aussi bien en matière scénaristique qu’en matière de réalisation ou de distribution. Pourquoi la plupart des films plutôt intéressants sont ils distribués pour la plupart en réseau « art et essai » ? Pour la plèbe, ce sera Turf d’Ontoniente, qui massacre le cinéma mais qui ensuite vient se plaindre à la télé qu’il ne fait pas assez d’entrées sans se remettre profondément en question, ou les adaptations de BD : cette année, nous avons eu droit à Boule et Bill et celle des Profs, qui est pourtant une bande dessinée faisant partie des « moins pires » parmi celles sur un métier donné. Ne soyons pas trop méchant, cette fin d’année semble remonter le niveau pour les films français. J’en ai quand même vu 2 qui m’ont plu.

Je commence par les Reines du Ring : ou comment des caissières de supermarché se mettent au catch entraînées par André Dussolier. Il faut bien le dire c’est plutôt un bel essai pour un premier film, le sujet est bien traité et on passe un très bon moment, ce n’est toutefois pas le film du siècle, mais il sort du lot.

Ensuite, je suis allé voir 9 mois ferme de Dupontel, et là, le réalisateur-acteur signe un très bon film et le duo qu’il forme avec Sandrine Kiberlain est juste excellent, on notera aussi des seconds rôles pas piqués des vers comme Nicolas Lemarié en avocat bègue, à se demander commet il l’est devenu. Le seul reproche que je ferai est qu’il est un peu trop sage, notamment à la fin, par rapport à ce que Dupontel nous avait habitués.

 Je tiens à préciser que ce classement est purement subjectif, n’engage que moi et est basé sur ceux que j’ai vus. Il y a sans doute pire ( quoique pour l’un d’entre eux, j’en doute), sans doute mieux à votre gout, mais là ils s’agit du mien.

Maintenant, nous allons passer au podium des pires films de l’année.

 navet

Navet de bronze pour : World War Z.

Ou comment dénaturer le roman d’origine. Brad Pitt fait ce qu’il peut pour tenter de sauver un scénario indigent et la réalisation de Marc Foster n’aide pas à comprendre les scènes d’action systématiquement hors-champ lorsque le sang coule, car il voulait en faire un film pour toute la famille. En plus de dénaturer le mythe du zombie,la fin complètement toc laisse le spectateur complètement pantois de l’avoir à ce point pris pour un con.

 affiche World War Z

Navet d’argent pour : After Earth.

La bande annonce n’annonçait rien de bon,et on en a eu la confirmation lors de la projection. A croire que M. Night Shyamalan ne sait plus faire de bons films. Le scénario, taillé pour Will Smith et son fils Jaden, est inspiré d’un roman fait par Ron Hubbard, le père de la scientologie dont papa et fiston sont de fervents adeptes. C’est mal joué, trop long, et surtout les effets spéciaux sont ratés.On y croit de plus pas une seconde et les scènes complètement over the top achèvent ce navet intégral. Nul doute qu’il n’y aura pas « d’after » pour celui-ci.

 affiche after earth

Navet d’or pour : Die Hard : Belle Journée pour Mourir.

Je ne pouvais pas le rater et la critique parue en début d’année est éloquente : ce film est complètement pourri, et le potentiel nanar est anéanti d’entrée par deux choses : déjà par la réalisation de John Moore, qui donne l’impression d’avoir Alzheimer en plus de Parkinson, c’est tellement mal réalisé et peu lisible à tel point qu’on devrait l’enfermer tout de suite pour ne plus qu’il nuise au cinéma. Ensuite, le scénario imaginé par Skip Woods prouve qu’il n’a jamais vu un seul film de la trilogie originale, et dénature totalement le concept. Cela donne un gloubi-boulga indigeste, entre du Jason Bourne de 99e zone (au moins) un conflit père-fils complètement bâclé, des scènes over 9000 qui arrivent même à faire bailler le spectateur lorsque celui-ci n’est pas consterné devant le tas de merde qu’on lui donne à voir tellement ça se prend au sérieux. Bruce Willis cabotine, Jai Courtney aussi et ce n’est pas les courtes apparition de Mary-Elizabeth Winstead qui le sauvent du naufrage. A tel point que pour un peu, il ferait passer Die Hard 4 de Len Wiseman pour un quasi bon film. C’est vous dire le niveau de celui-ci. Die Hard 5 ou comment mettre à mort une licence qui a su en son temps réinventer le cinéma d’action.

affiche die hard 5

Die Hard 5 remporte sans trop de mal le prix peu glorieux de pire film de 2013. Tellement pourri qu’on ne pourra pas en faire un nanar. Bravo.

Mais j’ai vu heureusement de très bon films et cette fois, qui sont les lauréats des caméras de bronze, d’argent et d’or, ceux pour qui le ticket vaut vraiment le coup  ?

 golden ticket

Caméra de bronze pour :Pacific Rim.

Ce film a divisé mais il ne pouvait pas ne pas figurer dans mon top. Fait pour les geeks par un réalisateur de la même trempe, Guillermo Del Toro signe ici un superbe film d’anticipation S-F dans lesquels de gros méchas font la guerre  dans des batailles épiques à des créatures « infra-terrestres » qui sortent d’une faille dans le Pacifique. Le scénario est un peu léger et les acteurs pratiquement pas connus, mais le film est truffé de références à d’autres mais aussi de jeux vidéo. Parmi les gros blockbusters d’action, Pacific Rim est celui qui s’en est le mieux tiré.

 affiche pacific rim

Caméra d’argent pour : Le loup de Wall Street.

A peine arrivé sur les écrans et déjà dans le top made in Jul’. Oui car le loup de Wall Street est excellent. Martin Scorsese s’amuse et Leonardo Di caprio fait un grand show, et comme la critique est encore visible, étant donné que c’est la plus récente, je vous invite à la lire pour en savoir plus.

 affiche wall street

Caméra d’or pour : Django Unchained.

Quentin Tarantino est revenu en force en début d’année et signe tout de suite un film blockbuster qui fait office de tour de force, et montre que lorsqu’il s’attaque au Western, il réussit à faire mouche de façon décomplexée comme les balles et le sang qui repeint toute une maison en rouge dans son film. C’est enlevé et jouissif, souvent drôle, et le duo Jamie Foxx/ Christopher Waltz fait des étincelles. Une fois de plus, Tarantino nous donne une belle leçon de cinéma.

 

Là où Tarantino passe, la concurrence trépasse!

Là où Tarantino passe, la concurrence trépasse!

Voilà, c’est tout pour le moment, je précise toutefois que je n’ai pas encore vu Albator au moment où j’écris ces lignes, et je tiens à remercier les cinémas Pathé d’Orléans et ses environs qui m’ont permis de poser mes fesses dans un fauteuil confortable d’une salle de cinéma. Maintenant, reste à voir ce que 2014 nous réserve…

 Julius

 

 

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[Critique film] Le Loup de Wall Street

Autant vous le dire tout de suite : je n’étais pas très convaincu d’aller le voir. Et pour cause, passer plus de trois heures dans une salle de ciné,  il y a de quoi avoir peur.  Et pourtant, Le Loup de Wall Street est un très bon film signé Martin Scorsese,  adapté du roman de Jordan Belfort. Il montre comment un jeune homme  courtier en bourse devient millionnaire, mais aussi ce à quoi cela peut mener comme dérives.  Avoir de l’argent,  c’est être puissant, mais c’est aussi souvent franchir la ligne rouge avec la légalité. c’est pour cela que le FBI va  bientôt fourrer son nez dans la réussite de ce jeune loup aux dents longues… Le film est en réalité un long défilé d’une parade obscène. Une parade qu’on peut s’offrir parce qu’on a de l’argent. BEAUCOUP d’argent. On en gagne plein, on en dépense plein aussi,  car ces salauds réussissent à  vendre  de la glace à un Inuit. Le tout n’étant pas l’apparence des choses qu’on à vendre, mais à leur donner une valeur et user de tout un argumentaire pour convaincre les gens qu’on a au bout du fil. Et, dans le rôle de Belfort, il n’y a pas à dire, Leonardo Di Caprio fait un sacré numéro à lui tout seul. Scorsese n’hésite pas à montrer les choses, souvent de façon outrancière, notamment lors des orgies où on trouve filles, drogue, argent  et réussit à faire en sorte qu’on ne s’attache jamais à Belfort car au fond, oui il gagne du fric sur le dos des gens,  mais néglige sa famille. De même pour ses associés. Le réalisateur a su, de plus, insuffler un certain rythme au film,  et les scènes ne durent jamais plus longtemps qu’il ne faut,  sans jamais verser dans le larmoyant, et ce malgré une petite baisse de rythme vers la fin.  Le Loup de Wall Street regorge de trouvailles,  comme les scènes en voix-off  qui ne servent pas qu’à résumer certains faits de Belfort,  et c’est souvent très drôle lorsque ce n’est pas hilarant, comme la scène des cachets à retardement…  La bande son est variée avec des morceaux de choix. Scorsese prouve à 71 ans qu’il en a encore sous le coude en matière de réalisation pure.

Que dire de plus ? Pas grand chose, si ce n’est qu’on ne s’ennuie pas dans ce film généreux sur ce qu’il nous montre,  et du coup les trois heures nous paraissent courtes, finalement. 

Julius

affiche wall street

Le Loup de Wall Street

Réalisation : Martin Scorsese

Genre : Biopic, comédie policière

Avec : Leonardo Di Caprio, Jonah Hill,  Margot Robbie…

Durée: 2 h 59

En salles depuis le 25 décembre 2012

« Bonjour, on nous a signalé un type sur un traîneau tiré par des rennes! »

L’équipe du D.A.TA. vous souhaite un très joyeux Noël.  Puisse t-il vous apporter la joie et  ce que vous désirez. Quant à nous l’activité ne s’arrête pas vraiment  pendant les fêtes et il se pourrait bien que vous ayez des surprises sous peu. 

PETIT JEU :

Le titre est une référence à un film. Saurez-tu ( si, si) le trouver ? 

Julius

[Critique jeu rétro] MediEvil

La PSX a vu beaucoup de séries de jeux démarrer chez elle. MediEvil, développé par SCE Cambridge, sorti un peu de nulle part en fait partie et  a tout de même connu un certain succès, se situant dans les meilleures ventes de la console à sa parution. Revue de détail du pourquoi du comment.

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Une légende erronée

MediEvil se déroule au Moyen-âge, dans la contrée de Gallowmere. En 1286, Un puissant sorcier du nom de Zarok, avide de pouvoir, voulut renverser le roi. Celui-ci lui envoya son armée. Mais ses plans furent contrecarrés par un courageux chevalier, Daniel Fortesque, qui tua le magicien. Fortesque, tombé lui aussi au combat, fut porté en héros. Les troubadours chantèrent des chansons à sa gloire, pour que son nom ne soit jamais oublié. Il fut enterré avec les honneurs en ayant un tombeau pour lui tout seul, un peu isolé du cimetière. C’est ainsi qu’est née la légende de Daniel. Mais vous le savez, une légende, ça contient peu de vérité. Car la réalité fut tout autre… Fortesque fut le premier à tomber. Pire encore Zarok ne fut pas tué, simplement repoussé. Résultat, il revient dans Gallowmere 100 ans plus tard, en jetant un maléfice sur toute la contrée, en hypnotisant tous les êtres vivants et réveillant les morts. Il n’avait pas prévu, cependant, que son maléfice réveillerait Daniel, ce qui va lui donner une bonne raison de se racheter et de prouver qu’il est digne de la légende.

 

Daniel Fortesque , le héros du jeu. Vous prenez ?

Daniel Fortesque , le héros du jeu. Vous prenez ?

Un squelette, c’est super chouette !

Vous incarnez donc Fortesque, qui a beaucoup perdu depuis la dernière bataille : en effet, vous le dirigerez mais il est devenu un squelette, auquel il manque, en plus, un oeil. Bref, il est un peu rouillé notre prétendu héros… Mais ne soyons pas trop durs, Dan n’a apparemment pas perdu la main dans le maniement de l’épée et du bouclier. C’est après avoir récupéré ses armes de base qu’il va se mettre à parcourir le pays pour régler une fois pour toutes son compte à Zarok. Il est, de plus pas en sucre : Dan dispose de 300 points de vie, de quoi prendre quelques coups. Les vies sont représentées par des fioles de potions, qui rempliront automatiquement la jauge une fois la barre de santé vide. Il est possible d’en avoir jusqu’à 9 et de les remplir de nouveau à condition de passer dans des sources de jouvence, mais elles peuvent s’épuiser si vous en abusez, en général elles remplissent 2 fioles. Gallowmere est un pays constitué de 21 niveaux, qui représentent une région de la carte.

 

Vous avez libéré le serpent des champs. il vous aidera pour une durée limitée.

Vous avez libéré le serpent des champs. il vous aidera pour une durée limitée.

Vous commencez bien entendu dans le cimetière et ses environs, cependant, vous pourrez à certains moments choisir le chemin que vous voudrez prendre : aller au village, passer par la terre enchantée ou vers la vallée des potirons ? De toute façon, vous devrez faire tous les niveaux,car certains sont infranchissables sans certains objets, et ils sont parfois gardés par des boss, qu’on rencontre même en milieu de niveau.De plus, le jeu vous offre un deuxième challenge qui est impératif si vous désirez voir la vraie fin du jeu et avoir toutes les armes : récupérer tous les calices des âmes. En général il y en a un dans chaque niveau, parfois deux, et vous devrez pour cela le remplir des âmes des ennemis que vous tuez. Une fois que le total atteint 100%, le calice se matérialise. Terminez le niveau et vous irez au hall des héros, où vous devrez parler aux diverses statues représentant vos anciens compagnons d’armes qui vous donneront un coup de main pour vous aider, en vous cédant leur arme, une fiole de vie supplémentaire ou des sous. Il est bien entendu possible de revenir dans un niveau déjà passé, et vous voyez tout de suite si vous avez eu le calice ou non sur la carte : il y a une encoche verte à côté du symbole. Côté armes, certaines s’usent et d’autre nécessitent des munitions pour pouvoir être utilisées. Dan peut aussi utiliser des boucliers avec le bouton Triangle pour se protéger.

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Une partie de la carte de Gallowmere. Bienvenue dans un monde où magie et sorcellerie cohabitent.

Fortesque ne sera pas seul dans l’aventure : il pourra compter sur les gargouilles pour l’aider : certaines donnent des conseils, souvent teintés d’ironie, et les dialogues ne manquent jamais d’humour, d’autres vous fileront munitions,armes et réparations, moyennant finances, bien entendu, ces créatures n’étant pas des philanthropes… Certains alliés de circonstance pourront vous aider, comme le serpent, ou des PNJ vous demanderont d’accomplir des missions pour eux vous permettant ainsi de finir le niveau… MediEvil se déroule dans un monde vivant.

 

A mon avis, la Terre Enchantée a été baptisée ainsi par dérision...

A mon avis, la Terre Enchantée a été baptisée ainsi par dérision…

 

 

Gallowmere Express

Les graphismes sont justes magnifiques pour la console. C’est joli, coloré, bien que se passant dans un univers sombre évoquant le bas-moyen âge et Halloween. Les joueurs aguerris reconnaîtront vite une ambiance qui leur rappellera sans conteste Ghouls’n’Ghosts, mais aussi certains longs métrages de Tim Burton.. Les graphismes sont remplis de couleurs et les cinématiques sont vraiment de toute beauté. La PSX est à son meilleur avec effets de zoom, de transparence et autres effets spéciaux… Tout est fait pour assurer un monde magique où la sorcellerie et le burlesque se côtoient. MediEvil est sans conteste un des plus beaux jeux de son support. c’est sur,  aujourd’hui ça a un peu vieilli et la représentation 3D a fait bien du chemin, mais il faut se rappeler que c’est  un jeu qui date de 15 ans…

 

Dans le village, vous devrez reconstituer un crucifix pour mettre la main sur un objet encore plus important.  la réflexion sera de mise.

Dans le village, vous devrez reconstituer un crucifix pour mettre la main sur un objet encore plus important. la réflexion sera de mise.

 

Le tout est renforcé par des animations absolument délirantes : c’est fluide, ça tourne bien,les boss son magnifiquement animés, le jeu ne ralentit jamais et Dan vous fera mourir de rire plusieurs fois par ses attitudes. Dans le genre détails qui tuent, on voit les lèvres des gargouilles et de certains PNJ bouger, c’est dire. Ajoutez à ça des temps de chargement très courts, pour une aventure qui ne soit pas hachée.

 

les deux loups gardiens  du cimetière n'ont vraiment pas l'intention de vous laisser sortir. Coriaces.

les deux loups gardiens du cimetière n’ont vraiment pas l’intention de vous laisser sortir. Coriaces.

 

Que dire des musiques de MediEvil, si ce n’est qu’elles sont magnifiques, regorgent de détails comme des bruits et leurs orchestrations sont justes magistrales. Les bruitages évoquent bien l’ambiance à la fois lugubre et comique tant ils sont variés : Les portes grincent, les zombies crient, les loups hurlent… De plus, le jeu dispose de voix et il a été entièrement doublé en français, et les textes sont drôles. Une réussite totale aussi sur ce plan là.

 

Les dialogues et messages sont souvent très drôles, donnant au jeu un certain humour. C'est également très bien doublé.

Les dialogues et messages sont souvent très drôles, donnant au jeu un certain humour. C’est également très bien doublé.

 

La maniabilité est bonne, Dan Fortesque répond bien aux commandes, mais il faudra parfois se méfier des collisions. Pour les sauts, en revanche, notre squelette est loi d’être souple. Ce petit problème peut se transformer en grosse galère dans certains niveau, comme le lac. Dommage, car on y était presque le système de visée de certaines armes est ingénieux, tout comme le système d’usure et les munitions.

 

Attention, si vous tombez dans l’eau, c'est une vie que vous perdrez. Dan ne sait pas nager.

Attention, si vous tombez dans l’eau, c’est une vie que vous perdrez. Dan ne sait pas nager.

 

Pour la durée de vie comptez bien 10 à 15 heures de jeu : les niveaux sont longs, bien faits, les boss ne se laissent pas battre facilement et vous allez en baver si vous voulez récupérer tous les calices des niveaux. Pour un jeu d’action c’est énorme.

 

Les gargouilles vertes ne manqueront jamais de vous conter l'histoire de Gallowmere...Ou de vous remettre à votre place.

Les gargouilles vertes ne manqueront jamais de vous conter l’histoire de Gallowmere…Ou de vous remettre à votre place.

 

Verdict :

MediEvil s’impose comme un des meilleurs jeux de la PSX : son ambiance, son héros, sa réalisation globale en font un indispensable, tout comme la qualité de level-design. Réussi à presque tous les niveaux, on aurait aimé une maniabilité un poil plus souple parfois, mais ce n’est rien par rapport à ce que le jeu a à offrir. Il serait dommage d’oublier l’étrange aventure de Sir Dan Fortesque… Il est disponible maintenant sur le PSN pour moins de 10 €. Il n’est jamais trop tard pour se rattraper…

Julius

MediEvil

Console : PlayStation

Éditeur : Sony

Développeur : SCE Cambridge

Genre : action

1 joueur

Année de sortie : 1998

 

 

[Critique rétro Disney] World of Illusion

En 1990, un premier grand jeu de plates-formes de la Megadrive, un an avant l’événement que représentera Sonic, sortait. Il s’agissait de Castle of Illusion, un superbe jeu marquant le début de l’exploitation de héros Disney par Sega. Il mettait en scène Mickey Mouse, qui devait délivrer Minnie kidnappée par la méchante sorcière Mizrabel. Un jeu d’une excellence rare, au vu de l’époque et du support : graphsimes chatoyants, musiques excellentes, et gameplay on ne peut plus simple et intuitif et level-design bien pensé. La même équipe récidivera l’année suivante, avec un jeu mettant en scène Donald Duck. Il s’agit bien sur de Quackshot, véritable hommage à Indiana Jones, le jeu ayant un aspect aventure plus poussé que le précédent, avec des niveaux à faire dans un ordre précis et des objets à trouver pour progresser sans trop de peine. Là encore, réussite totale : encore plus joli, plus long, plus difficile, et très jouable, le canard colérique a eu un bien bel hommage sur la 16-bits de Sega.

Il semblait donc logique que tous les segafans des deux précédents jeux attendaient THE jeu qui mettrait en scène les deux héros… Sega leur fera ce cadeau en 1992, l’année d’après, avec World of Illusion. Le jeu est-il LA réussite parfaite que tout le monde attendait ? Réponse ci-dessous.

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Alors qu’ils préparent un numéro de magie, Mickey et Donald tombent sur une boite mystérieuse. Donald se fait aspirer à l’intérieur. Mickey voulant lui porter secours, il se retrouve lui aussi à l’intérieur. Tous les deux vont découvrir un monde fantastique, mais rempli de dangers, créé par un ancien magicien…

La grosse nouveauté de cette cartouche, c’est la faculté de jouer à deux simultanément et nos deux héros se retrouvent donc sur le même écran, sans séparation aucune . En solo, on peut choisir son personnage, le jeu démarre par défaut avec Mickey. Les programmeurs ont fait en sorte que les niveaux se modifient selon le personnage choisi, et en mode coopératif, certains passages devront obligatoirement se faire en s’aidant mutuellement. Le jeu est, dans sa forme, un jeu de plates-formes comme l’étaient les deux précédents et est composé de 5 niveaux, tous thématisés.

Un passage dans le ciel  en tapis volant.

Un passage dans le ciel en tapis volant.

A partir du deuxième niveau, nos deux héros pourront avoir des pouvoirs qui changeront d’un niveau à l’autre, s’obtenant en ayant vaincu le boss du précédent. Bien évidemment, un jeu Disney est basé sur la non-violence. Résultat, les deux compères transformeront leurs ennemis en fleurs, oiseaux ou papillons, à l’aide d’une cape ( bleue pour Mickey, rouge pour Donald).

Mickey Mouse - World of Illusion004

Dans le niveau aquatique, vous ne pourrez qu’éviter les ennemis dans cette bulle…

Alakazam !

Les graphismes représentent l’aboutissement du savoir faire de l’équipe sur les deux précédents jeux: c’est absolument magnifique, nos deux héros sont représentés à la perfection, et les sprites sont vraiment énormes. Et malgré certains décors de fond un peu vides, le choix des couleurs est tel que le jeu prouve qu’une Megadrive judicieusement programmée, ça peut faire mal. Et ce d’autant plus que les niveaux disposent parfois d’effets spéciaux bluffants pour la console.L’animation ne souffre d’aucun défaut, c’est fluide, ça bouge bien et il n’y a pas de ralentissement, les mouvements sont bien décomposés. Le jeu ne rame jamais, même en mode deux joueurs.

 

Pour un peu, ce niveau donnerait faim.

Pour un peu, ce niveau donnerait faim.

L’ambiance sonore est parfaitement adaptée, et c’est à ça qu’on reconnaît aussi l’excellence technique des jeux Disney développés par Sega . Les musiques sont de qualité, et le processeur de la console est très bien exploité. Les bruitages sont dans la plus pure tradition Disney : variés, mais le jeu propose aussi quelques voix , notamment pour les sorts et les cris lorsque Mickey ou Donald se font toucher.

 

Mickey dans une caverne située sous la mer.

Mickey dans une caverne située sous la mer.

La jouabilité est optimale. Bien qu’un peu lents, ils répondent bien aux commandes, il y a un bouton pour courir et les sauts sont vraiment faciles à gérer. Le gameplay change selon les niveaux, et ça aussi c’est très bien vu. Selon le pouvoir qu’ils auront acquis, le canard et la souris pourront faire différentes actions. Le « tir ami » qu’on pouvait avoir dans Streets of Rage ( « Pas moi! Le boss! » ) n’est pas de mise dans ce jeu. Certes, votre partenaire râlera si vous lui mettez un coup de cape, mais cela ne fera pas diminuer son compteur d’énergie.

 

Le passage des rapides du niveau 2 est exclusif à Donald.

Le passage des rapides du niveau 2 est exclusif à Donald.

Malheureusement, c’est du côté de la durée de vie que le jeu accuse son défaut majeur : World of Illusion est vraiment très facile, même à deux. Un ado le terminera en même pas une heure! Déjà 5 niveaux, ce n’est pas énorme, mais en plus, il ne s’y passe pas forcément grand chose, et les boss, bien que très grands et bien animés sont vraiment faciles à battre. Les continues sont infinis, cela rend par conséquent le système de mots de passe presque inutile. Cette facilité pourra cependant convenir aux enfants voulant découvrir les jeux-vidéo. Mieux encore, le fait de pouvoir jouer à deux simultanément permet aux parents de jouer avec eux. En fait, le jeu a la qualité inhérente à son défaut, d’autant que jeu Disney oblige, il n’y a pas de violence. Cependant, ceux qui ont payé les 450 F de l’époque ont dû trouver chère la minute de jeu…

 

Difficile de perdre contre le premier boss.

Difficile de perdre contre le premier boss.

Verdict :

Quel dommage qu’il soit trop facile. Pour le reste, il assurait à tous les niveaux. Superbement réalisé, exploitant les ressources de la console comme jamais, il est l’aboutissement d’une équipe qui aura fait auparavant deux superbes hits qui resteront dans les mémoires. Il conviendra aux plus jeunes voulant découvrir à la fois les jeux vidéos et le rétrogaming, c’est certain. Et c’est cette durée de vie rachitique qui fait qu’il ne peut prétendre occuper une plus haute place et atteindre l’excellence de Castle of Illusion ou Quackshot. Dommage, parce qu’il y était presque. Et pourtant comme les deux derniers, on y revient souvent… La magie Disney opère toujours, sans aucun doute.

Julius

World of Illusion

Développeur : Sega

Éditeur : Sega

Genre : plates-formes

Console : Megadrive

Année de sortie : 1992

1 ou 2 joueurs simultanément.