Archives de Catégorie: Catch & Conséquences 

Résultats du PPV, analyse des matchs, de leur qualité et des développements auxquels on pourraient s’attendre. Attention, spoilers inside !!! Si vous n’avez pas vu le show avant, ne venez pas pleurer..

[Brief-Ring Saison 2 Episode 11] WWE Survivor Series 2013

Bonjour, ça peut pas durer. En effet, depuis quelques années, à la même période de l’année (en l’occurrence, la période actuelle), la WWE se met à perdre les pédales et à nous proposer un produit foutraque, allant même jusqu’à envoyer à la poubelle de belles dynamiques comme le Summer of Punk il y a deux ans. 2013 ne déroge pas à la règle puisque sous l’impulsion de Papy Vinnie, la WWE recommence à faire n’importe quoi. Et bien puisqu’ils ont décidé de ne pas faire d’efforts, je ne vois pas pourquoi j’en ferais, donc ce sera service minimum cette fois-ci encore.

 

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Survivor Series Kickoff Match

Kofi Kingston vs. The Miz

 

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La seule base pour ce jeu vient du dernier Raw où le Miz s’est clairement comporté comme un gougnafier avec son partenaire de match, Kofi Kingston. Ce changement de personnalité était déjà sensible ces dernières semaines, mais le changement semble bel et bien acté. Et à ce titre, je le vois bien sortir vainqueur Dimanche

 

Mon pronostic: The Miz

 

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Intercontinental Championship Match

Big E Langston (c) vs. Curtis Axel

 

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Lors du dernier Raw, Big E. Langston a choqué le monde en remportant son premier titre à la WWE en battant le Champion Intercontinental en titre, Curtis Axel. Il est donc logique de voir la revanche se tenir lors des Survivor Series. Et je ne pense pas que Big E. perdra son titre fraîchement acquis face à l’ancien champion dont le règne fut plus qu’oubliable.

 

Mon pronostic : Big E. Langston

 

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7-on-7 Traditional Elimination Tag Team Match.

Natalya, The Bellas, The Funkadactyls, JoJo & Eva Marie vs. Divas Champion AJ Lee, Tamina Snuka, Kaitlyn, Rosa Mendes, Summer Rae, Aksana & Alicia Fox

 

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Dans la continuité de la rivalité entre les « Total Divas » et le reste du roster féminin de la WWE, un match à élimination à 7 contre 7 à été organisé pour les Survivor Series. D’un côté, les « Total Divas » avec, entre autres, les sœurs Bella, Natalya ou encore les Funkadactyls et de l’autre, la rébellion menée par l’actuelle championne des Divas, AJ Lee. Je pense sincèrement que la WWE va se servir de ce match pour promouvoir le show actuellement diffusé aux USA sur E! Entertainment, donc victoire des Total Divas.

 

Mon pronostic : les « Total Divas »

 

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Traditional Survivor Series Elimination Tag Team Match

WWE Tag Team Champions Cody Rhodes & Goldust, The Usos & Rey Mysterio vs. The Shield & The Real Americans

 

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Qui dit Survivor Series, dit traditionnel match à élimination à 5 contre 5. Cette année, nous retrouverons d’un côté The Shield (Reigns, Rollins & Ambrose) et les Real Americans (Cesaro & Swagger) contre une équipe menée par les actuels champions par équipes, les Rhodes et le tout juste revenant, Rey Mysterio. Et avec tant de dynamique, je pense que la victoire reviendra à l’équipe des Tag Team Champions.

 

Mon pronostic : Team Rhodes

 

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Tag Team Match

CM Punk & Daniel Bryan vs. Erick Rowan & Luke Harper

 

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Au lendemain de Hell In A Cell, CM Punk et Daniel Bryan furent tous les deux attaqués par la Wyatt Family, ces derniers clamant que le Diable leur avait commandé de faire cela. Qu’à cela ne tienne, les deux anciens Champions de la WWE (et anciennes stars de la scène indépendante) ont décidé de s’unir et de rendre la monnaie de leur pièce à la bande des barbus. Mais je pense que ces derniers gagneront Dimanche, histoire de donner quelques cartouches à un match à TLC qui pourrait être intéressant.

 

Mon pronostic : Erick Rowan & Luke Harper

 

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World Heavyweight Championship Match

John Cena (c) vs. Alberto Del Rio

 

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On peut vraiment parler de retour gagnant pour John Cena. En effet, le Champ’ est redevenu Champion (pour la 14ème fois) à Hell In A Cell et a réussi le lendemain à Raw à mettre en échec Damien Sandow dans sa tentative d’encaisser sa mallette de Money In The Bank. Depuis, Cena subit les attaques incessantes de son adversaire déchu, Alberto Del Rio, qui tente de re-blesser le champion à tout prix. Mais Cena étant ce qu’il est, je pense qu’il sortira vainqueur Dimanche.

 

Mon pronostic : John Cena

 

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WWE Championship Match

Randy Orton (c) vs. Big Show

 

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Le Big Show, dans sa volonté de faire payer l’Autorité pour le traitement qu’il a subi ces dernières semaines, a décidé de s’imposer dans le décor et de mener la vie dure au Champion de la WWE, entre autres. Donc, pour tenter de calmer le géant, HHH et Stephanie McMahon ont décidé de réengager le Big Show et de lui donner un match pour le titre aux Survivor Series. De plus, Orton ne devra compter que sur lui-même, les patrons ayant décidé de laisser le champion livré à lui-même. Mais malgré cela, je miserais sur la Vipère avec, pourquoi pas, une victoire bien crade.

 

Mon pronostic : Randy Orton

 

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Et voilà qui conclut ce Brief-Ring sur les Survivor Series. On se retrouve en fin d’année pour le dernier PPV de l’année, WWE TLC. Et comme disait l’autre, « pourvu que ça dure »…

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Ou pas.

 

 

C2J

 

 

Photos : copyright © wwe.com

[Catch & Conséquences #8] Review de WWE SummerSlam 2012

Dans le club très fermé des PPV historiques de la WWE, SummerSlam occupe une place quelque peu à part. Non seulement il est le seul de ces quatre PPV légendaires (avec le Royal Rumble, Wrestlemania & les Survivor Series) à ne rien proposer de spécial dans son programme. Et pourtant, c’est sûrement l’un des Pay-Per-View ayant eu le plus de grand matchs à son actif. Alors qu’en-est-il de l’édition 2012 ? La réponse tout de suite…

 

 

On passera assez vite sur le match pour le titre US entre Santino Marella et Antonio Cesaro puisque l’action se résuma à quelques minutes de comédie avec en place centrale le Cobra de Santino qui ne pouvait s’empêcher de s’intéresser à Aksana dès lors que cette dernière était sur le ring (alors que franchement, cette demoiselle est plutôt quelconque). Par contre, on s’attardera un peu plus sur le résultat puisque c’est finalement Antonio Cesaro qui sortit vainqueur de la confrontation et devint par conséquent Champion des États-Unis. Si je porte l’attention sur ce fait, c’est tout simplement parce que le nouveau champion eut les honneurs de la presse Suisse-Allemande. En effet, Cesaro fit les manchettes de « 20 Minuten » ainsi que du « Luzerner Anzeiger » à la suite de sa victoire. Visiblement, la Superstar originaire de Lucerne semble susciter un certain intérêt chez nos amis Helvètes et il sera intéressant de voir si la récente mise en lumière de Cesaro influera sur la popularité du catch en Suisse.

 

 

Commençons le show à proprement parler avec un match d’ouverture qui promettait puisque nous eûmes droit d’entrée à l’affrontement opposant Dolph Ziggler à Chris Jericho. Un Jericho visiblement affaibli (les bandages en témoignent) suite à l’attaque qu’il subit des mains de Ziggler lors du dernier Smackdown.

La décision de faire tenir ce match en ouverture peut surprendre, mais au final cela a constitué un superbe coup d’envoi. Les deux superstars ont su faire montre de leurs qualités techniques, Ziggler a su se montrer fort intelligent en attaquant Jericho sur sa blessure et les seuls regrets viennent en fait de la durée trop courte du match et de la victoire de Jericho. Non pas que voir Y2J gagner ne me pose problème (loin de là, c’était même mon pronostic), mais au final, cela ne rend pas honneur à Ziggler. En effet, répéter à longueur de temps que son adversaire est rincé, le blesser juste avant le match pour finalement perdre contre lui à la loyale (sur un Walls of Jericho), ça fait quelque peu mal à la crédibilité.

 

 

Enchaînement en coulisses avec une interview de Paul Heyman et Brock Lesnar sur le match à venir contre HHH. Comme d’habitude, les deux rappelèrent que ce match serait un vrai combat et que l’actuel COO de la WWE serait réduit en miettes. Rien de bien nouveau donc.

 

La suite du programme nous proposa le match entre Daniel Bryan & Kane. Ce match entre les deux éléments les plus instables de la WWE à l’heure actuelle avait de quoi interloquer. Au final, nous eûmes un match de qualité tout à fait acceptable. Kane a su mettre Bryan en valeur comme il fallait et ce dernier sut montrer toutes les qualités dont on l’affuble. Rapide, technique, intelligence, tout y était. Bref, on bon petit match, bien mené, et bien conclu par un Tombstone Piledriver contré en petit paquet par celui que l’on surnomme maintenant « Goatface ». A noter aussi qu’à la suite du match, Kane s’est défoulé en coulisses, notamment en envoyant valser le pauvre Josh Matthews dans le décor.

 

 

On poursuit le film de ce SummerSlam avec le match pour le titre Intercontinental entre The Miz et Rey Mysterio (en mode Dark Knight).

Ce match ne fut pas mauvais, mais pas vraiment bon non plus. Certes, The Miz confirme qu’il est bel et bien revenu avec de la bonne volonté et un arsenal catchesque amélioré, mais on sent qu’il a toujours du mal face aux voltigeurs. Cela s’est quelque peu confirmé face à Rey car les deux ont semblé avoir eu du mal à accorder leurs violons sur la même tonalité. Mais le résultat fut correct et grâce à un Skull Crushing Finale bien placé en contre, The Miz conserva son titre. A noter que Mysterio a souffert d’une commotion cérébrale au milieu du match.

 

 

Le show enchaîna avec CM Punk qui exprima une nouvelle fois ses griefs à AJ, la nouvelle GM de Raw, lui rappelant l’injustice d’un match où le champion peut perdre son titre sans même être impliqué dans la fin du match. Griefs qui semblaient rentrer dans une oreille pour en ressortir par l’autre, si l’on en juge par la mine stoïque de la Geek Goddess.

Enchaînement avec un nouveau match, et cette fois, ce fut au tour des deux prétendants pour le World Heavyweight Championship de rentrer en scène, le temps de rappeler ce qui s’était passé ces dernières semaines entre Sheamus, le Champion en titre et Alberto Del Rio, le Challenger n°1 qui faillit bien ne pas faire partie de la fête, suite à ses agissements contre le Champion à Houston quelques semaines auparavant.

Comparé aux précédentes confrontations entre les deux, ce match fut bien plus équilibré. Les deux ont eu du temps pour s’exprimer, que ce soit dans la puissance et l’endurance pour Sheamus ou que ce soit dans la technicité et l’intelligence pour Del Rio. Sheamus a d’ailleurs été très impressionnant, j’en veux pour preuve la Powerbomb qu’il a porté avec un bras et demi pour contrer le Cross-Armbreaker du Mexicain. C’est d’autant plus dommage de voir que Sheamus ait conservé son titre par un coup du destin. En effet, le fait de le voir utiliser la chaussure de Ricardo Rodriguez (que ce dernier avait envoyé à l’origine à son patron) puis de faire valider le tombé alors que Del Rio avait mis le pied dans les cordes ne profite au final ni à l’un, ni à l’autre. Néanmoins, le match fut solide dans son ensemble mais il me semble opportun que Sheamus se trouve un nouvel adversaire…

 

 

On poursuit le fil de ce SummerSlam avec le match pour le titre par équipes entre d’un côté Kofi Kingston & R-Truth et de l’autre les PrimeTime Players.

Plus le temps passe, moins Darren Young & Titus O’Neil passent pour des prétendants crédibles. Déjà que l’équipe a perdu son « plus » charisme qu’était Abraham Washington, ils semblent en plus bien inférieurs aux champions, comme l’a démontré ce match. En effet, à l’exception de quelques minutes en milieu de match, les PTP ont été clairement dominés par les champions, qui ont d’ailleurs conservé leur titre. Quant au match en lui-même, il ne restera pas dans les mémoires.

 

 

Le temps d’une petite promo sur le SummerSlam Axxess qui s’est tenu durant la semaine et l’heure du Triple Threat Match pour le WWE Championship était arrivé. Au passage, 1h20 pour deux matchs, ça fait quand même beaucoup, mais on en reparlera plus tard.*

Pour ce qui est du match pour le WWE Championship en lui-même, il ne fut pas foncièrement mauvais, loin de là, mais deux choses me turlupinent concernant ce match : D’abord, il fut beaucoup trop court. Une dizaine de minutes, pour un match de championnat majeur, c’est clairement trop peu. Et quand on sait que le PPV a fini avec 10 minutes d’avance, y’a de quoi être quelque peu circonspect. L’autre problème vient du déroulement du match en lui-même et surtout du fait qu’on ait fait du Big Show l’élément central du match. C’est bien simple, le match s’est résumé à du Show vs. Punk, puis du Show vs. Cena, puis à nouveau du Show/Punk et ainsi de suite. Non pas que ce soit mauvais en tant que tel, mais on aurait préféré voir évoluer Punk et Cena ensemble plus longtemps. Néanmoins, le final fut assez intéressant puisqu’après une double soumission portée sur Show, l’arbitre se trouvait un peu gêné pour désigner le vainqueur du match. C’est donc la sautillante GM de Raw qui se chargea de dénouer l’affaire en… redémarrant le match, tout simplement. Pas pour longtemps d’ailleurs, puisqu’après un Attitude Adjustement bien placé sur lke Big Show, c’est CM Punk, qui portait d’ailleurs des couleurs très Hitmaniennes ce soir-là (Bret Hart apprécia d’ailleurs l’hommage), qui tira les marrons du feu et conserva son titre.

 

 

Après un mini-concert complètement inutile de Kevin Rudolf (vous savez, celui qui fournit en gros les thèmes des PPV). La grande heure était venue, Brock Lesnar et HHH allaient s’affronter.

Première remarque, c’est la forme impressionnante dans laquelle s’est présenté Lesnar. Nettement plus affuté que lors d’Extreme Rules, on a eu presque l’impression de le voir dans l’état de forme qu’il arborait quand il combattait à l’UFC. On ne peut malheureusement pas en dire autant concernant Triple H. Le successeur désigné s’est présenté quelque peu enrobé (rien de trop voyant cependant), en tout cas suffisamment pour nous faire penser que The Game est maintenant plus enclin à fréquenter les grands dîners que les salles de sport.

Pour ce qui est du match, on nous l’a martelé pendant des semaines, ce match devait être un combat, et ce fut un combat. Peu de technique ici (même si je m’attendais à pire) et une véritable volonté de destruction mutuelle. En effet, alors que Lesnar s’acharnait sur le bras du Cerebral Assassin, ce dernier s’attaquait quant à lui à l’estomac fragile de l’ancien Champion Poids Lourds de l’UFC (je tiens à rappeler que Lesnar avait contracté il y a un an une grave infection intestinale qui le conduisit à subir une lourde opération). Mais comme on pouvait s’y attendre, c’est finalement l’ancien champion de MMA qui remporta la victoire en faisant abandonner Triple H grâce à sa Kimura. Finalement, il est bon de voir HHH mettre un peu son ego de côté (même si ce dernier n’a pu s’empêcher de se mettre en main-event) afin de permettre à Brock de briller et surtout de devenir une véritable menace pour les Superstars de la WWE. Et même si on ne sait pas ce que ce dernier fera dans les semaines à venir, il y a fort à parier qu’un fort challenge l’attend. Pour ce qui est de Hunter, c’est finalement penaud qu’il rentra aux vestiaires, le bras visiblement cassé, comme si c’était le signe de sa fin de carrière active.

 

 

En conclusion, on ne peut pas dire que SummerSlam était mauvais, bien au contraire. La carte était homogène et rien n’était vraiment à jeter. Mais bon sang que ce PPV fut tiède ! Car si aucun match ne fut véritablement mauvais, aucun de ces matchs ne furent véritablement exceptionnels non plus. Certes, nous avions eu de bons matchs (Ziggler/Jericho en tête), mais rien de bien transcendant. C’est un peu dommage, car on avait moyen de voir sortir quelques pépites de ce show…

 

Voilà qui conclut cette review de SummerSlam, on se retrouve dans quelques semaines pour la couverture de Night Of Champions.

 

 

C2J

 

 

Photos : copyright © wwe.com

[Catch & Conséquences #7 (grave à la bourre)] Review de WWE Money In The Bank 2012

Il y a un an, l’édition 2011 de Money In The Bank était rentré dans l’histoire de la WWE. Entre l’arrivée au premier plan d’un catcheur dont on ne pensait jamais qu’il arriverait au plus haut niveau de la WWE et la tenue d’un match légendaire qui allait permettre à une superstar confirmée de s’inscrire pour longtemps dans les mémoires de ceux qui suivent la fédération de Stamford.

1 an plus tard, ces deux catcheurs que sont Daniel Bryan et CM Punk allaient voir leurs destins se (re)croiser mais cette fois pour le titre suprême de la WWE. Mais est-ce que cette édition 2012 de Money In The Bank allait tenir la réputation de sa précédente édition ? Réponse dans cet article.

 

 

Avant de rentrer dans le vif du sujet, un petit mot sur le match par équipes qui opposait R-Truth & Kofi Kingston, les champions en titre à Hunico & Camacho. On peut s’étonner de ne pas retrouver les PrimeTime Players dans ce match mais cela est dû à l’intervention d’Abraham Washington qui a refusé de voir ses poulains relégués hors du Pay-Per-View. Néanmoins, cela n’a pas empêché d’avoir un match par équipes très solide, avec un Hunico décidément très en forme. La paire championne conserve son titre et le show en tant que tel peut enfin commencer.

 

 

Le show s’ouvrit directement avec le MitB pour le contrat pour le World Heavyweight Championship. Généralement, en matière de Money In The Bank Ladder Match, il y a deux écoles : le spotfest (comprendre un festival de mouvements spectaculaires) et les matchs plus construits. Le match de la mallette bleue est clairement à classer dans la première catégorie. Il y eut beaucoup de mouvements très spectaculaire (on peut citer par exemple la powerbomb inversée de Tyson Kidd ou le Spear porté aux sommets des échelles par Christian), pas mal de ratés aussi, mais le match fut divertissant. Au final, Ziggler sut saisir sa chance et décrocha la mallette.

 

 

Avant de poursuivre le cours du PPV, nous eûmes droit à une petite interview de Sheamus qui nous a dit, en résumé, que seul le présent l’intéressait et que la menace de la mallette ne lui faisait pas plus peur que ça. D’ailleurs, c’était à son tour d’entrer en scène face à Alberto Del Rio mais avant de parler du match, The Miz fit son retour sur le devant de la scène en annonçant qu’en tant qu’ancien Champion WWE, il était éligible pour le MitB Rouge et que donc, il faudrait aussi compter sur lui pour ce match.

Concernant le match pour le WHC, on ne peut pas dire que ce match restera dans les annales. En effet, le match souffrit d’un certain manque de rythme et Del Rio n’a jamais vraiment semblé en mesure d’inquiéter Sheamus. Mais l’après-match fut bien plus intéressant puisque Del Rio fit subir un passage à tabac au champion. Et comme vous pouvez vous en douter, Ziggler se ramena aussitôt avec la ferme volonté d’encaisser sa mallette. Cependant, Del Rio n’a pas vu d’un bon œil cette intervention et laissa à Sheamus juste assez de temps pour récupérer et ainsi envoyer sa semelle dans la tête du blondinet avant que ce dernier ne puisse valider sa tentative. Bref, passons à la suite.

 

 

La suite fut en fait un match par équipes de dernière minute opposant les PrimeTime Players à Primo & Epico, le tout commenté par les champions par équipes encore auréolés de leur victoire du début de soirée. Je me demande quand même comment le fait de privilégier l’exposition au titre peut se justifier. Enfin bref, ce match n’est à retenir que pour deux raisons : D’abord, les interventions d’A.W. qui était pourvu d’un micro tout au long du match. Et même si cette idée recèle un grand potentiel d’énervement, à l’image du mégaphone de Jimmy Hart dans les années 80, force est de reconnaître que Washington doit encore travailler avant de devenir vraiment imbuvable, en tout cas, il est encore très loin de la référence en la matière, j’ai nomme Vickie Guerrero. Autre chose, les Portoricains semblent s’être libérés depuis qu’ils sont passés du côté Lumineux de la Force. Primo a d’ailleurs déployé une grande intensité dans le ring. Il aura bien fallu sortir tout cela pour arriver à réveiller le public assommé par la (somnifère) phase de domination des PTP. Et au final, c’est bien la paire Primo/Epico qui sortit vainqueur du match et les PrimeTime Players eurent même droit à une petite humiliation en prime en provenance des champions.

 

 

La moitié du show venait de passer et l’heure du WWE Championship Match sonnait déjà. J’aurais quelques mots à dire à ce sujet, mais j’y reviendrais lors de ma conclusion. Petite surprise de dernière minute : le match serait sans disqualifications.

La principale interrogation concernait le rôle d’AJ dans le match, et contrairement à ce qu’on pouvait redouter, la carte de la Geek Goddess fut excellemment jouée. Ainsi, la jeune demoiselle a passé une bonne partie du match aux vestiaires, ayant en effet été victime d’un choc contre CM Punk. Mais concernant son rôle actif dans le match, il fut très discret et se résuma à ramener une chaise sur le ring, laissant les deux Superstars se la disputer.

Concernant le match lui-même, la partition proposée fut très différente de celle de No Way Out. Plus simple, plus brutal, il n’en fut pas moins intéressant pour autant. Les deux catcheurs sont habitués à varier leurs styles et l’exercice fut très plaisant à regarder. Finalement, après une Back Superplex portée à travers une table, CM Punk remporta la victoire et poursuit donc son fantastique règne qui rentre dans son 9ème mois consécutif (Il me semble que seul John Cena a fait mieux ces 10 dernières années).

 

 

Encore une heure de show et plus qu’un match au programme ? Vous vous doutez bien que la WWE avait quelques tours dans sa manche pour nous faire patienter jusqu’au main-event. C’est donc ainsi que deux matchs de dernière minute furent proposés

Le premier proposait Ryback, l’habitué des dernières minutes dans un match handicap. D’ores et déjà, on peut noter une certaine progression. Fini le menu fretin chopé au gym du coin l’après-midi même, cette fois, Ryback allait affronter deux membres du roster. Bon, il s’agit de Curt Hawkins et Tyler Reks mais quand même…

Sinon, rien de nouveau sur le ring. Ryback facilite toujours le transit intestinal quand on le voit catcher et ce même s’il a semblé plus en difficulté que d’habitude. A oublier donc…

 

 

Le second match ajouté fut un match de Divas à 6 opposant d’un côté Beth Phoenix, Eve Torres & Natalya et de l’autre Layla, Tamina & Kaitlyn. Aucun enjeu pour ce match et presque autant d’intérêt au final…

 

 

Revenons aux choses sérieuses avec le main-event qui fut le MitB Ladder Match donnant droit à un match pour le titre WWE.

Comme dit précédemment, il y a deux types de match mettant en jeu la mallette : les spotfests et les matchs plus construits. Ici, c’est le deuxième cas auquel nous avons fait face.

En fait, le pivot du match ne fut nul autre que le Big Show. En effet, le géant fut le contre d’attention pendant une bonne partie du match. De sa domination totale en début d’affrontement jusqu’aux coups finaux qu’il a subi, en passant par l’Attitude Adjustment subi à travers la table des annonceurs hispaniques et l’ensevelissement sous une montagne d’échelles, il fut vraiment le centre d’attention pendant une bonne partie du match. Le reste du match fut sympathique, avec notamment une très bonne prestation de Chris Jericho. Mais au final, grâce à des coups de mallette digne des pires bourrins qui firent céder la poignée de cette dernière, John Cena remporta le match et nous gratifia en prime d’une magnifique tête à Meme.

 

 

La preuve…

 

Au final, que dire de ce Pay-Per-View ? Bah que cette édition fut correcte, bien qu’assez loin d’arriver à la cheville de l’édition de l’an dernier. Les matchs furent dans l’ensemble solides (à l’exception des matchs de dernière minute) et les perspectives ouvertes par les résultats font que SummerSlam se prépare sur de bonnes bases. Petit coup de gueule en passant : Ler fait de TOUJOURS voir Cena en main-event alors que les matchs de Championnats sont relégués en milieu de carte commence à devenir quelque peu contre-productif. Cela peut à terme dévaluer la valeur des ceintures majeures et nuire au prestige des futurs shows.

 

Cette review de WWE Money In The Bank est terminée, on se retrouve bientôt pour SummerSlam…

 

 

C2J

 

 

Photos : Copyright © wwe.com

[Catch & Conséquences #6] Review de WWE No Way Out 2012

[Attention : Cette review ne prend en compte que le show en lui-même. Ne comptez donc pas sur cet article pour voir ce qui s’est passé depuis.]

 

 

Après un Over The Limit qui passe de plus en plus pour avoir été anecdotique, la WWE était quelque peu attendu au tournant avec No Way Out. Mais encore une fois, le programme proposé par la fédération n’était pas vraiment excitant. Maintenant que ce Pay-Per-View fait partie de l’Histoire, il est temps d’analyser ce qu’il en fut vraiment.

 

 

Comme depuis plusieurs mois, l’Univers de la WWE a pu se chauffer à moindre frais sur YouTube en suivant le match du pré-show qui proposait une opposition entre le « Funkasaurus » Brodus Clay & David Otunga, l’éminence grise de John Laurinaitis.

Déjà, quand on connaît les qualités dans le ring des deux catcheurs, on pouvait avoir peur sur le rendu final, et les craintes allaient se révéler fondées. Il n’y a pas grand chose à retirer des 5 minutes de match que nous ont proposé et la conclusion du match (décompte à l’extérieur volontaire d’Otunga, donnant ainsi la victoire à Clay) nous laisse quelque peu sur notre faim.

Pas grand chose non plus à retirer de ce pré-show en général si ce n’est un segment concernant Primo & Epico, dont on reparlera plus tard dans cet article.

 

 

Il était donc temps pour le show de véritablement démarrer. Une fois les feux d’artifice tirés, le premier match annoncé ne fut nul autre que l’affrontement pour le World Heavyweight Championship qui devait opposer Dolph Ziggler à l’actuel champion, Sheamus.

Pour une ouverture, ce fut une sacré ouverture. Aidés en cela par un public très actif (il le fut d’ailleurs tout au long du show), les deux superstars ont proposé une bonne entrée en matière. Ziggler a notamment su faire preuve de son talent et a montré de manière fort convaincante qu’il était digne de rester aux alentours du titre majeur. Ne lui reste plus qu’à se construire un personnage fort pour pouvoir concrétiser ce souhait. Dommage cependant que la victoire de Sheamus n’ait été trop éclatante, cela risque de ralentir Ziggler dans sa progression.

 

 

Pour enchaîner, direction les coulisses où nous pûmes voir Vince McMahon poursuivi par John Laurinaitis qui a voulu lui présenter ses excuses pour le direct que le Big Show lui avait mis dans le citron lors du Raw du Lundi précédent, tout en lui disant que, étant donné que la victoire de l’Athlète le plus large au monde était quasiment acquise, cela n’entacherait pas leur relation. La réponse du Président n’eut même pas besoin de mots pour montrer son avis puisque ce dernier barra au chantre du People Power l’entrée de son bureau. Évidemment vexé, ce dernier passa ses nerfs sur Josh Matthews qui souhaitait simplement savoir si ce dernier ne ressentait pas trop de pression.

Le PPV enchaîna sur le Tuxedo Match qui opposa l’acutel champion US, Santino Marella à l’âme damnée d’Alberto Del Rio, Ricardo Rodriguez.

On s’attendait à un Comedy Match, ce fut en effet un match qui se voulait comique, mais les intentions ne suffisent pas, et il faut reconnaître que ce fut raté. Les effets sont tombés à plat, ça manquait de la folie qu’ont pu nous donner les deux lors des derniers shows hebdomadaires. Le seul moment à sortir de ce match fut la tête de Del Rio imprimé sur l’arrière du slip de Rodriguez. Bref, à oublier…

 

 

Après une brève célébration de l’Italien, nous eûmes droit à une interview de CM Punk par Matt Striker qui a notamment cherché à savoir ce que pensait le Champion de la WWE d’AJ, qui est devenue depuis quelques semaines l’un des pivots de la rivalité pour le titre WWE. Et quand on parle du loup… AJ est donc venue souhaiter bonne chance au champion, le gratifiant d’une bise sur la joue. Ce segment n’était en fait que la première partie d’un triptyque concernant AJ, mais nous y reviendrons plus tard…

Maintenant, il est temps de parler du match pour le Titre Intercontinental opposant Cody Rhodes et Christian, dans ce qui fut la revanche d’Over The Limit.

Contrairement au PPV précédent, cette fois, les deux protagonistes ont eu du temps pour broder leur match, et grand bien leur en a fait. Bien rythmé et proposant de belles séquences, ce match fut très agréable à regarder. On sent quand même qu’on pourrait voir un spectacle encore plus intéressant en provenance des deux superstars. Au final, ce ne fut pas le « Show-Stealer » que j’avais prédit, mais ce fut un bon moment quand même.

 

 

Après ce bon moment, la WWE nous proposa un match de dernière minute sous la forme d’un Fatal 4-Way Tag Team Match pour désigner les prochains challengers au Titre par équipes.

Ce match opposa donc Primo & Epico (dont le cas fut abordé en pré-show), Justin Gabriel & Tyson Kidd, les Primetime Players (Titus O’Neil & Darren Young, deux anciens de NXT) et les frères Uso.

En temps normal, je ne suis pas fan de ce genre de matchs, je pense qu’ils ont trop tendance à devenir confus très vite, ce qui empêche de faire ressortir l’équipe victorieuse comme il faudrait. Mais ici, le match fut solide, bien mené, avec juste ce qu’il faut de folie. De plus, le match a proposé une conclusion intéressante qui propose une ouverture pour les semaines qui viennent. En effet, Abraham Washington, le manager de Primo & Epico, a littéralement envoyé en pâture Primo à Darren Young, offrant ainsi la victoire aux Primetime Players. De plus, après le match, A.W. A clairement laissé tomber la paire de Porto-ricains pour les deux anciens de NXT, qui eurent finalement le dessus. On sent un frémissent dans la division par équipes et cela ne peut qu’être enthousiasmant pour la suite.

 

 

Le segment qui nous fut proposé par la suite était un segment que beaucoup de monde attendait, puisqu’il s’agissait d’une intervention de Triple H, le Chef des Opérations de la WWE. Accueilli comme d’habitude sous des acclamations tonitruantes, The Game prit donc la parole et aborda derechef le cas Lesnar. En effet, vous vous rappelez sûrement que Brock Lesnar était parti avec pertes et fracas (c’est le cas de le dire pour le bras de Triple H) tout en collant deux procès aux fesses de la WWE, conseillé en cela par Paul Heyman. Comme vous pouvez vous en douter, cela énerve quelque peu Triple H, plus prompt à faire parler ses poings que ses capacités intellectuelles. C’est pourquoi il a proposé à l’ancien Champion UFC un défi pour SummerSlam, essayant ainsi de titiller sa fibre de combattant.

C’est quand même un peu court et c’est quand même faire preuve de beaucoup d’égocentrisme que de croire qu’il pourra tout régler tout seul, avec ses poings. Mais comme beaucoup, je suis quand même intrigué par ce que pourrait donner une opposition entre les deux. Donc attendons de voir les futurs développements avant de porter un jugement définitif.

 

 

 

Le segment qui suivit fut la seconde partie de l’angle concernant AJ : Cette fois-ci, la petite geekette rendit visite à Daniel Bryan afin de lui souhaiter aussi bonne chance, ce qui laissa Bryan apparemment indifférent, quoique puisque nous pûmes voir un sourire s’esquisser sur le visage de l’ancien World Heavyweight Champion après la bise d’AJ.

Revenons au catch à proprement parler puisque c’est le moment de parler du match pour le titre des Divas opposant Beth Phoenix à Layla.

A vrai dire, je ne sais pas trop quoi penser de ce match. Si l’action dans le ring ne fut pas mauvaise, bien qu’un peu en-dessous du match d’Over the Limit, le match s’est déroulé sur un rythme bizarre, un peu irrégulier, qui à mon sens a rendu le match difficile à suivre pleinement. De plus, il ressort de ce match un sentiment étrange, le fait est que Beth Phoenix ne semble plus avoir l’aura de domination qu’elle avait jusque-là. Aussi, on a l’impression en ce moment que la division des Divas ne tourne quasiment qu’autour de Beth & Layla. Bref, les Divas semblent très mal engagées, même si ce n’est pas un fait totalement nouveau.

 

 

A peine le temps de célébrer cette victoire qu’on enchaîne directement avec le troisième et dernier volet de l’affaire AJ et comme vous pouvez vous en douter, c’est au Big Red Monster qu’elle rend visite cette fois-ci. Ambiance glauque et sombre évidemment, et un Kane bien plus entreprenant que les deux autres superstars avec la petite Diva. Tout était en place pour le match pour le titre WWE.

Mais avant cela, la fédération nous servit un nouveau match surprise, opposant Hunico, le gangsta chicano du pauvre, à Sin Cara, qui a fait il y a quelques semaines son retour à la compétition après avoir subi il y a quelques mois une rupture du tendon rotulien.

Première chose, je ne comprends toujours pas pourquoi ils continuent à utiliser ces jeux de lumière à la noix dès que Sin Cara livre bataille. Ça rend le match moins lisible et je suis sur que cela altère grandement la qualité des matchs que le luchador livre.

Ensuite, concernant le match lui-même, c’était tout à fait regardable. Mais pour être franc, une grande partie du mérite en revient à Hunico. Il a su délivrer une partition excellente, montrant un éventail de prises assez impressionnant et une belle capacité de construction. Sin Cara, en revanche, souffre toujours des mêmes problèmes de rythme et de montée en puissance qu’avant sa blessure. Malgré tout cela, c’est ce dernier qui sortit victorieux du match grâce à sa Mistica (un peu sortie de nulle part).

 

 

L’heure du match pour le titre WWE entre CM Punk, Daniel Bryan & Kane avait sonné. La plus grande interrogation de ce match concernait sûrement l’utilisation d’AJ dans ce match. Pour le coup, la partition de la petite geekette a été plutôt subtile. Elle n’est apparue qu’en fin de match, pour se faire tamponner par Kane (qui était en pleine lutte avec Punk) et finir inconsciente au sol, ce qui déconcentra le géant et permit à Punk de remporter le match. Kane ramena la petite lutine aux vestiaires, nous permettant de nous rendre compte que cette intervention était bien plus vicieuse que cela…

L’autre interrogation concernait l’utilisation du Big Red Monster et force est de reconnaître qu’il s’est parfaitement intégré dans le match. Mais il a fait du Kane pur jus, c’est-à-dire de la desruction en règle. Simplement, Bryan et Punk ont su accorder leurs violons pour parfaitement intégrer le géant, ce qui prouve le talent des deux anciens rois des fédérations indépendantes.

Au final, ce fut un très bon match, sûrement celui de la soirée, avec peu de fausses notes à signaler (peut-être une disparition trop brutale de Bryan en fin de match), et pas mal d’ouvertures pour la suite des événements. Bref, dans l’esprit, nous venions d’assister au vrai Main-Event du PPV. Mais hélàs, il restait encore deux matchs à voir…

 

 

 

Le premier d’entre eux était l’habituel destruction de Ryback face à deux freluquets. Le meilleur moment de ce segment fut quand Tic & tac nous ont chanté (de manière très fausse) l’ancien thème de Wrestlemania. Je n’en dirais pas plus…

 

 

 

Abordons enfin le dernier match du show, le Main-Event entre le Big Show et John Cena qui allait déterminer l’avenir à la WWE de John Laurinaitis.

On pouvait s’y attendre mais ce match fut très classique dans son déroulement pour une configuration de la sorte : on a donc eu droit à un festival d’interventions, que ce soit en provenance de Mr. Excitement pour empêcher Cena de sortir ou que ce soit en provenance de tous ceux que le Big Show avait étalé ces dernières semaines (Clay, Ryder, Kingston et j’en passe) pour empêcher ce dernier de sortir. Nous eûmes aussi un Big Show trop décidé à infliger une correction à Cena pour rendre le tout cohérent. Normalement, vu que Cena ne cherchait qu’à gagner, Show aurait eu intérêt à rendre le match le plus court possible pour éviter tout retournement défavorable. C’est un peu dommage, car l’action dans le ring fut solide. Néanmoins, le final fut bien mené, Cena remporta le match et fit s’envoler les rêves d’ambition de Laurinaitis. Et pour conclure en beauté, comme promis avant le match, Vince McMahon asséna les fameux mots à ce qu’on peut considérer maintenant comme étant l’ancien GM de Raw & SmackDown, suivis par un petit passage à travers la table des commentateurs hispaniques offert par John Cena himself.

 

 

Et c’est sur ces images que se conclut « No Way Out ». Un PPV au final plus homogène que Over The Limit mais avec moins de morceaux de bravoure. J’espère que le niveau remontera le mois prochain pour WWE Money In The Bank 2012, un Pay-Per-View qui, en l’espace d’une soirée de 2011, est rentré dans la Légende de la WWE. L’édition 2012 continuera-t-elle sur la lancée de celle de l’an dernier ? Réponse dans quelques semaines…

 

 

 

C2J

 

 

Photos : copyright © wwe.com

[Catch & Conséquences #5] Review de WWE Over The Limit 2012

[Attention : Cette review ne prend en compte que le show en lui-même. Ne comptez donc pas sur cet article pour voir ce qui s’est passé depuis.]

Quand on regarde dans le rétroviseur la promotion qui fut faire de WWE Over The Limit, on sent que la WWE n’a pas vraiment cherché à faire le buzz sur l’événement. La carte, à quelques exceptions près, n’avait pas grand chose d’intéressant et on ne peut pas dire que la WWE ait fait en sorte rendre ces matchs intrigants, au minimum. Mais qu’en-est-il de la véritable qualité du show ? A-t-il surpassé les attentes qu’on avait dessus ? Ou bien était-il au-delà des limites du supportable ? Nous allons répondre à cette question dans les lignes qui vont suivre.

Depuis Wrestlemania, la WWE semble avoir mis en place une nouvelle tradition qui est de proposer sur YouTube le pré-show ainsi que le « dark match » qui permet maintenant à leurs participants de bénéficier d’une exposition sympathique. Ici, nous eûmes droit à un affrontement entre Zack Ryder et Kane. Pas vraiment d’enjeu pour ce match si ce n’est les quelques reliquats qui restent de la rivalité qui avait inclus les deux protagonistes ainsi que John Cena et Eve au début de l’année.

Franchement, on pouvait s’attendre au pire par rapport à ce match, les deux performers n’étant pas véritablement connus pour être irréprochables sur le ring. Et pourtant, le résultat s’est avéré plutôt correct. Bon, on est loin du niveau main-event, mais les deux catcheurs ont su se mettre au diapason et proposer quelque chose de regardable aux fans qui ont suivi le match sur la plate-forme de partage vidéo. Au final, Kane s’imposa sans trop de surprises malgré une bonne résistance du Long Island Iced-Z !

Une fois le ring vidé, nous vîmes Santino Marella et Cody Rhodes débattre pour savoir lequel des deux champions avait le plus de valeur. Or Eve, l’actuelle bras droit de Lohn Laurinaitis qui était présente, décida de monter une Battle Royale dont le vainqueur pourrait décider d’afronter soit Santino soit Rhodes pendant le PPV. Ce match inclut donc la plupart des catcheurs du bas de carte ainsi que quelques gros noms, comme David Otunga, William Regal ou encore… CHRISTIAN !!! En effet, Captain Charisma, l’ancien Champion du Monde fit donc son retour officiel à Over The Limit pour se mettre en ligne pour l’un des titres intermédiaires. Si le match en lui même fut plutôt agréable à regarder et plutôt fluide, ce match souffre quand même de quelques points noirs : D’abord, il manquait un peu de surprises. En fait, quand j’ai vu Christian rentrer en scène, il s’est de suite imposé dans ma tête comme le favori n°1 pour la victoire. Le seul qui me semblait pouvoir lui disputer cette place était le vétéran William Regal. Or, quand ce dernier fut éliminé, le reste du match m’a semblé cousu de fil blanc. Saluons quand même la performance des catcheurs dans le ring, notamment celle de Tyson Kidd qui a su se mettre en valeur pendant le peu de temps qu’il fut dans la lumière.

L’autre problème, plus grave, concerne la production TV quant à ce match. En effet, la WWE avait décidé de diffuser l’entrée des catcheurs dans le pré-show puis le match en lui-même en ouverture du PPV. Si l’idée pouvait s’avérer séduisante (l’idée était de montrer que tout pouvait arriver à la WWE et inciter les suiveurs de YT à foncer sur leurs télécommande pour commander le PPV), l’exécution faisait clairement amateur. Même sur Direct8, on ne voit plus ce genre de choses.

Enfin, concluons à ce sujet en disant que c’est donc Christian qui remportât le match et qui défiera le champion de son choix plus tard dans la soirée.

Le show démarra donc officiellement (avec vidéo d’ouverture, feux d’artifices et tout le tremblement) et les hostilités s’ouvrirent avec le match comptant pour le titre par équipes qui opposait R-Truth & Kofi Kingston, les actuels champions, à Dolph Ziggler & Jack Swagger.

Ces deux derniers firent d’ailleurs leur entrée sous une bronca massive, ayant été bien aidé en cela par Vickie Guerrero, dont le discours aurait pu vriller les oreilles de personnes atteintes de surdité totale.

Concernant le match en lui-même, même si le déroulement même du match fut sans grande surprise, l’exécution était parfaite et les quatre protagonistes ont su montrer tout le bien que l’on pense d’eux. C’est d’ailleurs sur un Trouble In Paradise très impressionnant que les champions sortants purent conserver leur titre et ce malgré une belle performance des deux blondinets.

Le temps d’un petit segment pour rappeler que le « People Power » est au centre des attentions du soir et le moment était venu pour les Divas d’entrer en scène.

Le match opposait Beth Phoenix, l’ancienne Championne des Divas, à la toute nouvelle Championne, Layla.

Je vous avait dit lors du précédent C&C que Layla semblait avoir retrouvé une qualité certaine dans le ring. Ce sentiment s’est confirmé lors de ce match, la performance délivrée par les deux catcheuses étant assez nettement au-dessus de la moyenne de ce que la division des Divas à l’habitude de nous proposer dans les shows hebdomadaires. On est encore loin du niveau qu’avait atteint la division à l’époque des Lita, Trish Stratus et autres Victoria (comparons ce qui est comparable), mais tout doucement, on sent un léger frémissement et on a l’impression que ces demoiselles ont envie de nous proposer autre chose que des minauderies. En tout cas, Layla est donc sortie victorieuse du match après une performance globale finalement assez satisfaisante.

De retour dans les vestiaires, Matt Striker interviewa Randy Orton au sujet de son début de rivalité avec Sheamus. Interview auquel se greffa Chris Jericho afin de rappeler qu’il était le meilleur au monde et qu’Orton devait se méfier.

Tout ça pour dire que le moment du Fatal 4-Way opposant Alberto Del Rio, Chris Jericho, Randy Orton & Sheamus pour le titre de Champion du Monde Poids Lourds était arrivé.

Les Fatal 4-Way sont toujours des matchs difficiles à juger. Les quatre catcheurs doivent être mis en valeur de manière équivalente et de manière cohérente sans sombrer dans la chorégraphie. Ici, on n’est pas loin de la copie parfaite. Même si Del Rio a semblé un peu en dessous du reste des protagonistes, tout s’est enchaîné de manière fluide et intense et cela a donné un match fort plaisant à regarder et à coup sur l’un des matchs de la soirée. Si vous deviez vous faire un best-of de la soirée, ce match y figurerait en intégralité sans aucun problème.

Le show poursuivit sur sa lancée avec un segment en backstage impliquant Cody Rhodes, Eve & Christian discutant de la Battle Royale qui eut lieu en ouverture du show. On va faire court, juste en vous disant que Christian, après avoir été un peu provoqué par le « Beautiful Disaster », a finalement choisi de défier ce dernier pour le titre Intercontinental (alors que les commentateurs avaient annoncé que Christian affronterait Santino Marella pour le titre US un peu plus tôt dans la soirée).

Le spectacle sur le ring devait continuer et l’on vit donc un match de dernière minute entre The Miz et le « Funkasaurus » Brodus Clay. Je commence à ressentir quelque lassitude au sujet du traitement réservé à Clay dans les PPV, donc je dirais simplement que ce match est fort oubliable, que The Miz s’est pris pour Michael Jackson et que, sans surprise, c’est Brodus Clay qui est sortie vainqueur.

Et puisqu’on en est à évacuer les moments pénibles de dernière minute, j’évoquerais simplement l’autre match surprise entre Ryback et Camacho en disant que c’est l’erzatz de Goldberg qui a remporté le match et que ce dernier était sans coup férir le pire de la soirée.

 Même combat, à la poubelle !!! 

Bon, reprenons le cours normal du show puisque le moment était venu pour Cody Rhodes et Christian de s’affronter pour le titre Intercontinental (après que les lèche-bottes de services Tyler Reks & Curt Hawkins ne soient allés déchirer dans le public les pancartes raillant le « People Power »). Christian semble être vraiment revenu en forme et le match a proposé pas mal de bons moments, mais il a souffert d’un gros problème : il était vraiment trop court et voilà la raison de mon emportement précédent : La WWE possède nombre de catcheurs de talent capables d’enlever le show pour peu qu’on leur donne du temps, mais ce temps, la fédération préfère les donner à des choses qui ne présentent finalement que peu d’intérêt pour ceux qui sont intéressés par le produit WWE. Quoi qu’il en soit, Christian est devenu le nouveau Champion Intercontinental, ce qui constitue pour ce dernier un bon moyen de se remettre sur de bons rails avant de revenir aux alentours des titres suprêmes.

Après une brève célébration, le show enchaîna sur une interview de CM Punk rappelant à quel point l’affrontement qui allait suivre était en lui-même un miracle, tellement Punk & Bryan ne correspondent pas à l’idée normale du produit WWE que se fait Vince McMahon (avec une belle imitation à la clé) et après une petite interruption d’AJ qui n’avait finalement que peu d’intérêt, l’heure était venue pour Daniel Bryan & CM Punk d’entrer en piste pour le titre WWE.

Les fans de catch attendaient de manière fébrile ce match, espérant voir les deux protagonistes nous monter toute l’étendue de leurs capacités et de revoir (un peu) ce qui avait fait leurs réputations dans les fédérations indépendantes américaines, Ring Of Honor en tête. Ces attentes étaient fortes et elles ne furent pas déçues. Ce match est clairement le match de la soirée en tous points de vue. Les deux champions ont su proposer une partition technique comme on n’avait plus l’habitude d’en voir à la WWE. Pour peu, on se serait cru revenu dans les années 90, devant un match de Bret Hart, du British Bullog ou de tout autre catcheur sorti du Donjon de la Dynastie Hart (un peu à l’image du Bret Hart/Owen Hart de SummerSlam 1994 que je vous ai présenté dans la première édition du Match de Choix). Il est fort probable que ceux qui ne regardent la WWE aient été déroutés par le déroulement du match, tellement il sort des standards de la fédération. Mais vous devez regarder ce match, il en vaut authentiquement le détour et on ne peut qu’espérer que les deux ne reviennent à s’affronter bientôt, surtout que la manière dont Punk a obtenu la victoire ouvre à ce genre de possibilités.

Enfin, il ne reste plus qu’un match à passer en revue, le Main-Event, l’affrontement entre John Cena et l’actuel Grand Manitou de la WWE, John Laurinaitis.

Que dire de ce match ? A mon sens, je pense que les trois mots qu’on répété en chœur les gens du public résume bien le fond de ma pensée : « This is awful ! » (VF : C’est horrible).

En effet, le rendu de ce match est à en rendre son quatre-heures. La WWE avait décidé, pour masquer le manque de forme physique de Mr. Excitement, de proposer un match à tournure comique. Or, un comedy match en Main-Event de Pay-Per-View, même les fédérations spécialisées dans le genre n’osent pas trop faire cela. De plus, même si certains passages pouvaient prêter à sourire, le déroulement du match était tellement en défaveur de Laurinaitis que cela finissait par donner un résultat gênant, surtout venant de Cena. En effet, le chantre du « Hustle, Loyalty, Respect » a clairement manqué à sa parole, notamment au niveau du respect.

L’autre gros problème du match, c’est que son dénouement était prévisible même depuis la Lune. En effet, le Big Show avait été renvoyé lors du Raw précédant l’événement et vu que les catcheurs sous contrat auraient été virés sur-le-champ s’ils intervenaient, il était évident qu’il allait être l’élément de résolution du match. Et comme le Big Show a tendance à changer plus souvent d’alignement que Cena de couleur de T-Shirt, il était tout aussi évident que l’Athlète le plus large au monde allait intervenir en faveur de l’actuel fondé de pouvoir des deux shows hebdomadaires pour lui apporter la victoire, ce qui arriva.

En fait, il vaut mieux zapper ce match, c’est encore la meilleure chose à faire…

Pour conclure, je dirais qu’Over The Limit est un PPV plutôt agréable… si on exclut les deux derniers matchs de la carte (c’est-à-dire Ryback/Camacho & Cena/Laurinaitis). Si on inclut ces deux affrontements, la moyenne baisse dramatiquement et on fait face clairement à l’un, sinon le PPV le plus faible de 2012 pour la WWE. Heureusement que nous avons le F4W ainsi que le match Punk/Bryan pour éviter à ce show de sombrer dans les profondeurs insondables et pleines de microbes de l’Oubli.

Voilà qui conclut ce 5ème Catch & Conséquences, on se retrouve dans quelques semaines pour No Way Out.

C2J

Photos : Copyright © wwe.com