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[Gros coup de gueule] Arrêtons avec les NFT !!!

Bon… Avant toute chose, je vous souhaite à toutes et tous une très bonne année 2022, même si le COVID rend ces temps difficiles. Puisse t-elle vous apporter bonheurs et réussites…

Et l’année en matière de jeux vidéo elle commence fort. Fort, parce que Konami décide de nous chier littéralement à la gueule. Je m’excuse de cette vulgarité, mais rien d ‘autre ne vient. En effet, la firme, qui n’est plus que l’ombre d’elle même, vient d’annoncer qu’elle allait fêter les 35 ans de Castlevania avec… des NFT. https://twitter.com/gautoz/status/1479022986380419072?t=UDrHwsKYEPxAprL7C0sj8Q&s=19

Vous avez bien lu. Des NFT !!! Mais on se moque de qui, par Jupiter ? Lorsque je vois de plus en plus d’éditeurs céder à ce truc, j’ai vraiment envie de pleurer! Mais c’est quoi des NFT allez-vous me dire ? NFT signifie Non Fungible Token. C’est une sorte de crypto-monnaie, un peu à l’instar des Bitcoins. Je vous la fais courte parce que l’économie mondiale et moi ça fait souvent deux, mais en gros, comprenez que ce système va amener de la spéculation dans le monde du jeu vidéo. Et une spéculation virtuelle, qui plus est. Autrement dit, une arnaque, dans laquelle peu vont gagner beaucoup, et où beaucoup perdront gros. Je n’en reviens pas. Comment peut-on proposer aux joueurs d’investir par exemple, dans une image du château de Castlevania ? Comment ne pas fêter l’événement dignement, en proposant des jeux gratuits par exemple ? On parle de Castlevania bordel ! Une des nombreuses sagas , au départ exclusive à Nintendo, avec laquelle pas mal de joueurs ont forgé leur amour du jeu vidéo! Je me sens insulté, pas vous ?

Mais d’un côté, qu’attendre de Konami de nos jours ? La firme est au fond du trou. Elle a abandonné quasiment toutes les licences qu’elle possédait. En 2021, elle a lancé le successeur de PES, e-Football, dans un état catastrophique et un contenu minable. Chez EA, on rigole. Hideo Kojima s’est barré, et je me dis que finalement le Pachinko ce n’était pas si mal en fait…

Ce logo vous évoque des souvenirs ? A moi aussi.

En réalité, les NFT sont le point final de ce qu’est le capitalisme débridé dans le jeu vidéo. Ce loisir coute déjà cher, les jeux peuvent désormais aller jusqu’à 80 € neufs sur le dernières consoles mises sur le marché. Beaucoup de titres proposent des DLC histoire de prolonger le plaisir. Mais au moins, ces derniers ne sont pas obligatoires, même s’il n’est pas normal de payer au final deux fois le prix du jeu pour les fans acharnés ( coucou Bobby, tu t’en sors comment avec les affaires que tu as aux fesses? ). Beaucoup de jeux ne sortent pas finis, même après des années de retard, il n’y a qu’à voir l’état technique initial de Cyberpunk 2077 sur PS4 et Xbox One. On parle de Rockstar qui a lancé une GTA Trilogy vendue au prix fort et blindée de bugs et de glitches qui n’existaient pas dans les jeux d’origine? Résultat, on installe le jeu, on veut le lancer et… Ah non, deux heures d’attente pour charger la mise à jour 1.01 de 6 Gigas. Dire qu’il n’y a pas si longtemps, on mettait une cartouche ou un CD, on allumait, on jouait quasiment immédiatement… Le rétrogaming, ça a du bon…

Où et comment en est-on arrivés là ? Les DLC se sont imposés avec notre complicité à nous, les joueurs. Comment disait Coluche, il aurait juste suffi de ne pas acheter pour que ça ne se vende plus. Il faut à tout prix qu’un jeu soit rentable. Mais même rentabilisé, ça n’empêche pas certains de sortir un réédition du jeu à l’occasion d’un anniversaire ou d’une version GOTY et de refaire passer les joueurs à la caisse en payant plein pot pour la troisième fois au moins. Oui, Skyrim, c’est bien de toi que je parle.

Alors, allons nous être complices des NFT, un système dont on ne sait quasiment rien ? Allons nous accepter que certains se moquent ouvertement de nous ? Personnellement, j’espère que ce système ne prendra jamais et se cassera la gueule. Quitte à ce que certains éditeurs perdent gros, ça leur apprendra. A force de trop vouloir jouer et de prendre les gens pour des idiots… J’ai beau adorer les jeux vidéo, ce loisir me dégoûte tout de même un peu.

Je crois que j’ai tout dit sur le sujet. Pour finir, sachez que ces propos n’engagent que moi et ne sauraient être la vérité absolue. Mais il fallait que je le dise.

[Retrogaming] Mes 10 jeux préférés de la Megadrive

Vous le savez, je voue un amour sans bornes à la Megadrive, la console 16 bits de Sega. Sonic, Streets of Rage et bien d’autres jeux ont forgé mon identité de joueur. Voici donc les 10 jeux que je préfère que la console noire. Bien entendu, ce classement est purement personnel et ne saurait s’ériger en vérité absolue. Bonne lecture.

10-Castlevania : Bloodlines/the New Generation

Konami arrivera tardivement sur Megadrive, mais lui offrira de jolis jeux sur les licences qu’elle exploite, dont l’exclusivité Rocket Knight Adventures. Mais là, nous allons parler du seul Castlevania de la console. Un jeu long, offrant deux personnages inédits, Eric Lecarde et John Morris, dans une aventure qui les fera voyager à travers toute l’Europe pour de nouveau empêcher Dracula de revenir terroriser le monde. Les graphismes sont un peu simples mais les boss et sprites de bonne taille et très détaillés. Certains effets difficilement programmables sont présents sur la console. Sans compter de jolies musiques, faites par Michiru Yamane. Réussite technique et ludique, ce soft difficile n’a pas à rougir par rapport aux autres épisodes sortis sur les consoles concurrentes.

9- Comix Zone

Un des derniers grands jeux de la Megadrive. Sorti tardivement, Comix Zone a toute sa place dans ce top, car il est bien plus qu’une BD interactive, c’est un jeu, un vrai. Assez court, mais très difficile et vous devrez bien réfléchir à la meilleure façon de franchir les cases, d’autant plus que vous n’avez qu’une seule vie. On lui reprochera juste l’absence d’un mode deux joueurs, mais c’est la structure qui veut ça, certaines choses peu judicieuses comme perdre de la santé en tapant des objets solides, mais pour le reste, c’est du tout bon. Graphismes colorés, musiques rock tendance « grunge », bonne jouabilité, même si je recommande chaudement la manette 6 boutons pour faciliter l’utilisation des objets. Immanquable, ne serait-ce que pour son originalité.

8-Tiny Toon Adventures : Buster’s Hidden Treasure

Sans doute mon jeu préféré de chez Konami sur la console. Tiny Toon Adventures sur Megadrive vous emmène dans un jeu de plates-formes très réussi et coloré à mi-chemin entre Super Mario World, pour la map et le nombre de niveaux, et Sonic, pour la vitesse que peut atteindre Buster. Différent de son homologue sur Super Nintendo, ça n’empêche pas le soft d’être une merveille à la fois graphique et musicale, et disposant d’une animation digne du dessin animé d’origine. Bien qu’il y ait les Continues infinis et des mots de passe, j’aurais préféré une sauvegarde tant il est vaste et la difficulté peut s’avérer frustrante sur la fin.

7-Aladdin

On ne peut être qu’admiratif devant le travail réalisé en seulement 4 mois et demi par l’équipe de Virgin et son programmeur de génie, David Perry. Graphismes fidèles au dessin animé, faisant de lui un jeu sublime sur la console, animation du même tonneau, même s’il manque un peu de peaufinage (ça se voit surtout sur les derniers niveaux), Aladdin version Megadrive est une très grande réussite, un Disney incontournable pour n’importe quel possesseur de la console. D’autant que le jeu est bourré d’humour et de petits gags très amusants, comme les gardes qui se brûlent ou perdent leur pantalon… Et d’après vous, pourquoi je maîtrise la chanson du film Prince Ali sur le bout des doigts ? VOUS AVEZ 4 HEURES !!!

6- Earthworm Jim

Puisque je parlais de David Perry, voici le jeu qu’il a pondu l’année suivante, en 1994, j’ai nommé Earthworm Jim. Totalement délirant, varié à mort, fun, disposant d’excellentes musiques signées Tommy Tallarico ainsi que de bruitages et de voix donnant l’impression de jouer à un vrai dessin animé, EWJ est une sorte de chien fou sur lequel j’y ai passé des heures, d’autant plus qu’il n’est pas simple. Mais quelle joie une fois qu’on arrive à le terminer ! On s’extasie devant la variété des situations : on affronte une poubelle sur pneus, un robot-poulet en chute libre, on fait du saut à l’élastique contre Major Mucus ou on chevauche des hamsters géants… L’éclate totale ! J’ai également aimé le 2, mais je le trouve moins réussi sur certains points et par conséquent moins marquant, même si lui non plus n’est pas avare en surprises.

5-Shining Force II

La Megadrive a moins de RPG que sa principale rivale, la Super Nintendo, mais la plupart sont de grande qualité. J’aurais pu mettre Phantasy Star IV également tant le jeu est une réussite, mais j’ai eu plus d’affinités avec Shining Force II. C’est fou ce que les programmeurs de chez Camelot ont réussi à faire un an de temps. Plus abouti, au au niveau technique que du scénario, plus long et mieux équilibré, le titre a gagné son entrée dans les références du RPG tactique, bien qu’un peu trop facile. Plus de personnages, de races vivantes dans le monde, et plus de possibilités d’évolution. Un très grand jeu. Camelot ne nous aura pas trompés sur la marchandise c’est certain.

4- QuackShot

Mon jeu préféré de la trilogie Mickey & Donald. Évidemment, en tant que fan de l’univers des canards Disney, qu’il allait se retrouver dans mon top. Donald a droit à un grand jeu, varié et coloré qui l’emmènera, lui et ses neveux, autour du monde en quête du trésor du roi Garuzia. On notera que le jeu n’est pas linéaire et nécessite de trouver des objets pour progresser. Jeu Disney oblige, le canard colérique tire des ventouses pour déboucher les éviers, et paralyse ainsi ses ennemis. Il peut aussi tirer du pop-corn ou du chewing Gum explosif pour péter les murs…Le level design est bien pensé, et les musiques excellentes, mention spéciale à celui de la Transylvanie, vraiment dans l’ambiance des lieux. Reste qu’une fois qu’on connait l’itinéraire pour récupérer les différents objets de la progression on peut très vite le terminer, mais le plaisir est toujours là quand on lance une partie.

3- LandStalker

Le jeu de Climax occupe la troisième marche du podium. Un très grand jeu que LandStalker, qui résume à lui seul ce qu’est un jeu d’aventure. Le héros, Ryle, part à la chasse au trésor du Roi Noleavec Friday, une petite fée des forêts sur l’île de Mercator. Des heures à résoudre les énigmes parfois tordues du titre, à tirer le meilleur profit de la 3D isométrique, à trouver les réserves de vie et à ne pas tomber d’une plate-forme parce que des sauts ratés, vous en ferez plein et quand bien même vous connaissez le jeu par cœur. Les derniers donjons vous donneront réellement du fil à retordre. Je regrette toutefois une traduction française très approximative. Pour le reste, ce faux clone de Zelda m’a séduit. Une partie des programmeurs du jeu fera ensuite Alundra sur PS1, dont l’inspiration du modèle est flagrante.

2- Streets of Rage II

Un top sans SoR 2 n’en serait pas un, soyons d’accord. Streets of Rage 2, c’est l’excellence même du beat’em up des années 90. Plus abouti que son ainé, avec des couleurs qui chatoient, d’énormes sprites, des niveaux encore plus longs et une musique absolument divine parfaitement dans son époque signée Yuzo Koshiro, ce titre est LA référence du genre que très peu (pour ne pas dire aucun) n’ont sur égaler. Quatre personnages ayant chacun leurs techniques et à deux, le plaisir est décuplé, c’est dire. J’ai beau avoir commencé avec le premier, mon préféré reste incontestablement celui-ci. Je regrette vraiment que le 3 multiplie les ratés en plus d’une censure outrancière et d’une difficulté aberrante en occident. Il paraît que le quatrième, sorti en 2020 rattrape bien le coup mais je n’y ai pas encore joué. Ça ne devrait plus tarder.

1- Sonic the Hedgehog 2

A tout seigneur, tout honneur. Si la Megadrive a connu le succès c’est grâce à lui. Le hérisson bleu a fait l’effet d’une bombe. Une mascotte largement à la hauteur de Mario. Mais pourquoi le 2 et pas le 1 ni le 3 ? Déjà parce qu’il ne fallait en choisir qu’un. Ensuite, ne vous méprenez pas, les Sonic en 2D de la console sont tous excellents, et Sonic 3 & Knuckles est sans doute un des plus vastes jeux de son époque jamais créés et l’épisode le plus abouti, mais c‘est sur le deuxième épisode que j’ai passé le plus de temps. Mais ai-je encore besoin de vous présenter ? Sonic 2 est superbe, et est considéré à raison comme le modèle technique de la console. Un évolution majeure de la saga, à n’en point douter. Le jeu a représenté pour moi l’amour que j’ai pour la console, et combien d ‘heures passées sur le mode deux joueurs malgré ses défauts, je ne saurai dire.

Voilà pour mes 10 jeux préférés sur la 16 bits de Sega. Un peu de rétrogaming, ça ne fait pas de mal. Bien d’autres titres auraient mérité une place tant la console regorgeait de hits. Je pense notamment à Rocket Knight, aux Tortues Ninja, Dynamite Headdy, Flashback, James Pond II, Wonder Boy in Monster World, ou encore La Légende de Thor, mais voilà, il a fallu faire des choix. Et vous, quels sont les vôtres ?

Et si vous voulez voir un autre top 10, allez donc chez Romain, qui m’a donné l’idée il faut bien le dire.

A bientôt pour un nouvel article.

[critique rétro] Pop’n’Twinbee

En ces temps troublés, je vous propose de vous changer les idées en vous présentant un article sur un jeu de la Super Nintendo du  nom de Pop’n Twinbee, un shoot’em up tout mignon signé Konami.  j’ai envie de remplacer le terme par « cute’em up », c’est dire… Il faut bien un peu de kawaii dans ce monde de brutes… Pop'n Twinbee_00001

Pop’n Twinbee, c’est l’histoire d’un jeune garçon (TwinBee) et d’une jeune fille (WinBee), qui partent, en tant que patrouilleurs du ciel, à bord d’un vaisseau bleu pour le garçon et rose pour la fille ( vous vous en seriez douté ? Certes, de nos jours ça fait hyper genré, mais  c’est un cliché auquel on échappait difficilement dans les années 90),  repousser l’envahisseur, c’est à dire les armées du docteur Marlock, le grand-père d’une certaine Madoka qui contacte nos deux héros pour que son papy redevienne gentil,  le long de 7 niveaux.  Ni une ni deux,  nos vaillants pilotes acceptent sans se poser de questions. C’est le sixième jeu de la franchise et là on peut y jouer à deux simultanément. Le premier joueur contrôle TwinBee, qui est donc le perso obligé en mode solo, et le second… WinBee, bien entendu (des fois que cela ait changé entretemps…). Cependant, on peut choisir entre deux configurations de jeu à deux joueurs : le mode « normal » et le mode  » couple » où le comportement des ennemis sera différent.
On peut également ajuster la difficulté du jeu dans le menu des options.

Shootez les ennemis et sonnez les cloches

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Le jeu est un shoot’em up, qui consiste donc a tirer sur des vagues d’ennemis jusqu’à arriver au boss du niveau. Cependant, on dispose de deux types de tir : le tir vertical pour la plupart des ennemis, mais aussi le largage de bombes pour les ennemis au sol, et ce sera souvent de là qui viendra le danger. Les bonus se font à l’aide de cloches, dissimulées dans des nuages souriants. . Vous pouvez aussi faire changer les cloches de couleur en tirant dessus, et à chacune d’entre elles correspond un bonus allant de simples points supplémentaires à  un bouclier protecteur en passant par des armes différentes,  mais il ne faut pas la rater lorsqu’elle traverse l’écran, les tirs la repoussant souvent hors de vue. Les erreurs sont cependant tolérées, avec une barre de vie, qu’on remplit de nouveau avec des cœurs lâchés par les ennemis. En cas de gros pépin, vous pourrez toujours compter sur une bombe spéciale qui effacera soit tous les ennemis présent à l’écran, soit fera de gros dégâts aux boss, et ils sont coriaces, en plus!
Les niveaux sont plutôt longs et bien construits.

La mignonne technique d’un shoot 

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Les graphismes sont tous mignons, avec des couleurs vives qui pètent à l’écran, Konami n’ayant pas lésiné sur le rose, le orange, le vert, le violet… les sprites, c’est pareil, ronds, avec de grands yeux,, de jolies têtes, même pour les ennemis, des boss gigantesques et bien animés,et des effets spéciaux comme la transparence sont là pour démontrer que le jeu a été vraiment très travaillé de ce côté là.
On peut en dire autant des musiques, dont les airs, souvent joyeux, vous resteront dans tête même après avoir éteint la console. Il n’y a pas mieux pour chasser ses idées noires! Les bruitages et les voix sont drôles.
Le jeu est de plus très bien animé et je n’ai pas déploré de gros ralentissements lors de mes parties. il faut dire que la vitesse du scrolling  n’est pas très rapide,  mais cela ne dispense pas de faire attention, histoire de ne pas se prendre une boulette qui traîne…
On joue avec une aisance instinctive et vous ne serez pas dépaysé, la manette de la console s’adaptant très bien à ce type de jeu. Vos tirs normaux seront modifiés selon les bonus que vous récolterez, tel le tir multidirectionnel, idéal pour nettoyer même dans les coins de l’écran. Le jeu à deux offre d’autres possibilités, telle que le fait de transférer son énergie au partenaire qui en a besoin ou encore de s’en saisir pour en faire un projectile! 
La durée de vie est assurée avec 7 niveaux assez longs, et des boss coriaces. La multitude d’ennemis à l’écran vous obligera à faire constamment attention. Toutefois, rien ne vous empêche de faire une partie en mode de difficulté élevée…

Verdict :

Pop’n TwinBee a tout d’un jeu qu’on déguste comme une sucrerie, fait pour oublier la morosité ambiante, un gros bonbon sucré, mais tellement bon qu’on en redemande. Affichant son propre style graphique à en faire péter les rétines, le titre est beau et attirant. On se fait vite au système de jeu et on ne s’ennuie jamais. Le titre nous rappelle aussi que les 90’s c’était le bon temps, et qu’un peu de kawaii ne peut pas faire de mal dans ce monde de brutes vidéoludique.

[critique rétro]Parodius

Dans les années 90 Konami était le fournisseur de pas mal de titres sur Super Nintendo, mais aussi un des rois du shoot’em up en arcade, notamment avec la série Gradius. Parodius est du même genre, mais moins connu. Pourtant, il mérite aussi qu’on s ‘y attarde tellement le jeu est complètement barré. Je peux vous dire que c’est sûrement le shoot le moins sérieux auquel j’ai joué.

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Le shoot WTF par excellence

Parodius

Le bateau-chat  va se faire cramer les moustaches…

D’abord sorti en arcade en 1990, Parodius fut ensuite porté sur les consoles de l’époque : NES, Super Nintendo, Game Boy et même PC-Engine. Le titre européen se permet même de préciser sur la page de présentation «  Nonsense Fantasy ». Je crois que les joueurs ne tarderont pas à s’en apercevoir.

Parodius est un shoot à scrolling horizontal. Le jeu propose une options à deux joueurs mais aussi un mode « Lollipop », qui vous permet de reprendre pile à l’endroit où vous êtes mort.Vous avez le choix entre quatre vaisseaux différents : le Vic Viper , seul véritable vaisseau du jeu, tiré de Gradius, dont le jeu est une parodie, une pieuvre rose (tout à fait), Pentarou, un pingouin (il vole donc c’en est bien un et non un manchot), et Twinbee, du jeu Pop’n’ Twinbee. Déjà, le casting, tiré des jeux Konami, est assez loufoque, ça commence bien. Cependant, chacun se joue de façon différente. Après avoir sélectionné votre type de tir, automatique ou manuel, vous vous lancez… Et si ça commence comme dans tout bon shoot, dans l’espace intersidéral, vous ne tardez pas à croiser des seringues volantes,des bonus en formes de bonbons et des cloches dont l’effet varie selon la couleur… Vous êtes transporté dans un monde à l’ambiance maritime avec des pingouins au sol, au plafond et le premier gros gag ne tarde pas à apparaître : le bateau-chat qui fait miaou quand on lui tire dessus. Mais ce n’est pas le boss du niveau, non, c’est le gros zoziau à chapeau de pirate et nombril proéminent, qu’il est stupide de laisser sont point faible apparaître…Et là, je ne vous ai décrit que le premier niveau du jeu, mais les gags et les situations loufoques sont tellement nombreuses que je ne vais pas toutes vous les faire par le menu. Vous évoluerez dans des univers colorés, avec des boss et des mini-boss aux patterns souvent étonnants. Le tout s’enchaîne sans transition ce qui permet une continuité de jeu. Mais attention, Parodius est aussi drôle qu’il est dur !

Une zone safe ? Où ça ?

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Eh oui, vous vous imaginiez que ce drôle de délire avec pingouins, pieuvres volantes et autres univers colorés abritant des statues de l’île de Pâques et autres cochons-cupidon serait une promenade de santé ? Que nenni ! D’accord, vous pouvez moduler la difficulté dans les options, mais si vous ne connaissez pas le jeu, je peux vous dire que des vies et des continues, vous allez en perdre beaucoup ! Entre les ennemis qui tirent des boulettes dans votre direction, ceux qui sont au sol, au plafond, qu’il ne faut surtout pas toucher sous peine de mort immédiate, je peux vous dire que vous risquez d’en voir de toutes les couleurs et qu’il faudra gérer vos déplacements sur l’écran au micro-poil. Trop en avant, vous ne pourrez anticiper le danger, trop en arrière vous laissez le feu ennemi vous canarder ou n’êtes pas à l’abri d’une boulette égarée… Bien gérer les déplacements est primordial pour avoir une chance de passer certains passages. Cependant, le jeu bien qu’assez punitif, vous fait reprendre au dernier checkpoint si vous utilisez un continue.

Une réalisation de haute volée

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La réalisation sur Super Nintendo est de très bonne facture, avec des décors chatoyants et de très gros sprites, qui prennent parfois tout l’écran. Outre l’aspect graphique, ce qui vous fera mourir de rire, ce sont les animations. Les programmeurs de chez Konami sont allés très loin dans le délire,utilisant zooms, rotations et tout ce que la console sait faire, on croirait voir parfois un véritable dessin animé, notamment pour les boss. De plus c’est assez rapide et il faudra également faire attention avec les bonus d’accélération : aller trop lentement vous pénalisera, il en sera de même si vous allez trop vite, faute de pouvoir anticiper.

La prise en main du jeu est immédiate, et vous pouvez, que dis-je vous devrez faire preuve de précision, et votre vaisseau répondra immédiatement à vos commandes. Heureusement que le tout est optimisé, sinon cela aurait été problématique…

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Les bonus sont régis selon la même règle que Gradius, notamment en mode manuel. Vous trouverez aussi des cloches issue de Pop’n’Twinbee, dont les bonus varient selon la couleur : cela peut être du scoring, ou divers changements d’état, comme par exemple le bonus complètement hilarant du mégaphone avec une phrase qui fait très mal et rend les boss totalement gratuits. L’ambiance sonore est du même acabit : totalement délirante avec des remix d’œuvres tirées de la musique classique pour les musiques et des voix typiquement japonaises dans l’obtention des bonus, les bruitages sont nombreux et variés.

La difficulté du jeu lui assure une bonne rejouabilité tant vous voudrez toujours aller plus loin, ne serait-ce que pour voir les délires des programmeurs.

Verdict :

Parodius sur Super Nintendo est une excellente adaptation de l’arcade. Tout aussi délirant, coloré et drôle, ce shoot se doit de faire partie de votre ludothèque si vous aimez le genre. Crise de rire assurée à chaque partie. Il faut toutefois faire attention à sa difficulté, tant certains passages sont vraiment punitifs et durs à passer. Mais bon, un jeu de ce genre change des shoot jugés trop sérieux, et est une vraie bouffée d’air frais, même avec plusieurs années de recul.

Parodius

Éditeur : Konami

Développeur : Konami

Genre : Shoot’em up

Nombre de joueurs : 1 ou 2 en alternance

Année de sortie : 1990 (Arcade) 1992 (Super Nintendo)

 

Suikoden III bientôt sur le PSN européen

Pour une bonne nouvelle, c’en est une. Le seul épisode  qui ne soit jamais sorti sur le sol européen en jeu vidéo sera disponible prochainement sur le sol européen.  Suikoden III sera disponible dans la gamme des classiques de la PS2 uniquement via la PS3 . Le jeu est le seul à mettre en place trois héros différents, avec Chris, Geddoe et Hugo, et celui qui se passe le plus tard dans le temps de la saga. Reste à savoir s’il sera uniquement en anglais ou traduit dans les principales langues européennes, ainsi que son prix. 

En attendant, vous pouvez toujours vous procurer Suikoden  et Suikoden II pour 5 € chacun via le PSN ( en anglais), lire les mangas ( treize tomes) de Suikoden III en français,  et aussi  jeter un œil aux critiques des jeux de la saga auxquels j’ai joué  (I, II, IV, V)  sur ce blog… 

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