Archives Mensuelles: juin 2019

[Pop-culture anime] Evangelion débarque sur Netflix et c’est une bonne chose

Neon Genesis Evangelion a débarqué sur Netflix en ce premier jour d’été. Et c’est une bonne chose. Le service n’a pas fait les choses à moitié, vu que vous aurez aussi le droit aux OAV permettant de mieux expliquer la fin assez absconse de la série, mais cependant voulue par son réalisateur, Hideaki Anno, voire de la réinventer.

J’ai un rapport particulier avec cet anime, étant donné que c’est elle, avec Chroniques de la Guerre de Lodoss qui m’a fait comprendre que l’animation japonaise ne se limitait pas aux dessins animés du Club Dorothée, ni même à Dragon Ball Z. Pour tout vous dire, je n’ai jamais accroché à cette dernière. Evangelion, je l’ai découverte en passant du temps sur une petite chaîne de CanalSat, qui s’appelait C: . C’était littéralement l’ancêtre de Game One, qui sera son évolution en septembre 1998.

Mais Evangelion fait partie des claques dont j’ai eu du mal à me remettre, même 25 ans après. Si vu de très loin, on peut dire que ce sont des ados qui combattent des monstres de l’espace appelés Anges dans de gros méchas, la vérité est plus complexe. Hideaki Anno a signé une oeuvre à la fois sombre, et surtout terriblement humaine. N’allez pas croire qu’il y a un héros sans faiblesses, ce n’est absolument pas le cas. Tout le monde a ses qualités, mais aussi des défauts, ses failles, ses blessures et pas forcément des moindres, que le scénario prendra un malin plaisir à explorer. Ici pas de héros type de manga de l’époque. De fait, on ressent de l’empathie pour certains personnages, à un point que je n’imaginais même pas.

L’action se passe en 2015. En l’an 2000 un énorme météore frappe la Terre en Antarctique, c’est le Second Impact, qui donna lieu à un cataclysme, faisant fondre les pôles et disparaître la moitié de l’humanité Suite à cela , des créatures extraterrestres appelées « Anges » tentent de détruire Tokyo-3, la nouvelle capitale du Japon. C’est dans cette forteresse que se situe la NERV, une organisation chargé de combattre ces monstres grâce à des robots géants, les Evangelion ou EVA pour faire plus court.

Evangelion, c’est violent, déprimant la plupart du temps, une série sortie au moment où le Japon est traumatisé par deux événements d’ampleur : le tremblement de terre de Kobe et les attentats du métro de Tokyo au gaz sarin. Miroir des peurs et des failles du Japon mais également de l’humanité en général. Face aux monstres, des adolescents aux capacités spéciales se dressent, aux commandes des EVA. L’anime se centre sur le parcours de Shinji Ikari, un adolescent renfermé et ne sachant pas communiquer avec les autres.

Véritable concentré de trente ans de japanime, Evangelion est une oeuvre aussi majeure qu’Akira, car mature, d’une richesse inégalée, possédant aussi ses propres codes et développant des thèmes touchant à la fois à la religion, la philosophie ( notamment Nietzsche et son concept de « surhomme »), la psychanalyse (Anno n’hésitant pas à citer Freud), et aura également eu une énorme influence sur d’autres œuvres, telles que Serial Experiment Lain, parce qu’elle aura su bousculer les codes. Et ce malgré un manque de budget qui se ressent vers la fin.

Techniquement, la série est composée de couleurs vives, un peu comme pour s’opposer à l’aspect sombre de l’oeuvre. Le tout n’a pas trop mal vieilli , même si l’animation trahit un peu son âge, et la version Netflix a bénéficié d’un redoublage français qui a parait-il de bons retours, notamment quand on connait le doublage d’origine. Reste que les rumeurs disent qu’ils ont édulcoré également la relation entre Shinji et Kaworu… C’est dommage d’avoir fait ça, si c’est avéré. De même qu’il n’y aurait plus Fly Me to the Moon en tant que générique de fin… La musique de l’anime est signée Shiro Sagisu, qui était également à l’oeuvre sur Nadia : Le secret de l’eau bleue, l’autre projet de Hideaki Anno, et qui fera plus tard celle de Bleach ou encore de Berserk.

Depuis 25 ans, Evangelion a fait son chemin et déchaîne toujours autant les passions. Devenue emblème de la pop-culture japonaise, la série a acquis son statut d’oeuvre culte, avec produits dérivés, dont des figurines, des jeux vidéo, mais aussi à travers les cosplays. Vous l’aurez compris, si vous êtes fans de japanime et que vous êtes abonné à Netflix, et que vous ne la connaissez pas encore, Evangelion est à ne manquer sous aucun prétexte. Et à défaut, vous pouvez aussi lire le manga, qui comporte 14 volumes.

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Voilà la PC Engine Mini

Puisque nous sommes en plein dans les consoles « Mini », restons-y. Lors de l’E3 de Los Angeles qui vient de se terminer, Konami a annoncé, entre autres, l’arrivée d’une PC Engine Mini. Si vous croyiez que ce serait terminé avec la MD Mini, vous vous trompiez.

Et Konami ne fait pas les choses à moitié, puisque l’éditeur japonais a annoncé pas moins de trois versions de sa console, selon le nom qu’elle portait dans les régions du monde ( Japon-Europe-Amériques) et une fois de plus, une liste qui diffère par entre le Japon et l’Occident. Par exemple, les premiers auront, à coup sur Rondo of Blood, c’est-à-dire un des meilleurs Castlevania existant, sur support original.

La console, conçue par NEC et Hudson sortie en 1987 et considérée comme appartenant a là catégorie des 8-bits, était pourtant techniquement plus avancée que la NES ou la Master System. Et ce grâce à un processeur graphique 16 bits. Mais alors me demanderez-vous, pourquoi est-ce Konami qui sortira cette mini-console ? Tout simplement parce que Hudson a été rachetée par l’éditeur de Probotector et PES il y a quelques années.

Mais je voudrais surtout revenir sur ceux qui râlent. Du genre  » encore une console Mini, y’en a marre, ça ne sert à rien. » J’avoue, c’est vrai que Sony a tout fait de travers avec sa PlayStation Mini, mais ce n’est point un exemple à suivre, et Sega l’a sans doute bien compris ( mouahaha… pour info, la console Mini de Sony se retrouve à 10 € dans Espace Culturel Leclerc de Gironde), et s’il y a bien une mini console qui peut servir et que serait sans doute la « moins inutile », c’est bien la PC Engine Mini.

Je m’explique : Cette console, connue chez nous sous le nom commercial de PC Engine Core GrafX et aux US en tant que Turo GarfX 16, en jouant pour le marketing sur le processeur graphique et non central qui lui, est 8 bits, n’était pas une rolls comme avait pu l’être la Neo Geo. Mais en France tout du moins, elle a été très mal distribuée par Sodipeng, entreprise qui a fait faillite en 1993. La console ne bénéficiait pas des circuits de Sega et Nintendo et a été distribuée en petit nombre. Dans les années 90, c’était très rare de tomber sur un possesseur de PC-Engine ! Et pourtant, elle aurait mérité un tout autre traitement. La console bénéficie d’une ludothèque assez originale, de près de 600 jeux, de shoot’em up, et c’est sur celle ci que Bomberman a vu le jour. Rien que ça. Je pense que c’est une console qui mérite d’être redécouverte, ne serait-ce que pour réparer l’injustice.

Alors, on ne sait pas combien de jeux seront présents, ni le prix de la PC Engine Mini à l’heure actuelle, mais si la liste est de qualité, que Konami ne prend pas l’occident pour la cinquième manette de la console, qu’elle n’est pas vendue trop cher ( Sony, mon amour!) et que la technique suit ( Re-coucou Sony! ) j’estime que celle-ci a besoin d’être réévaluée à sa juste valeur. Peut-être découvrirons nous des titres qui sont sortis exclusivement sur les extensions hors-de prix tels que le CD-Rom ( 3000 francs de l’époque!) ou la PC Engine GT ( 2 450 francs)… Je sais, je rêve sans doute…

Mega Drive Mini : une compilation de jeux de qualité, et…quelques daubes

Ne nous voilons pas la face, la Mega Drive Mini aura une compilation de jeux de qualité. L’intégralité du roster a été dévoilée et désormais je sais que dépenser 80 € pour cette console mini ne ressemblera pas à une arnaque faite à la va-vite, sous réserve d’une technique qui suit. Mais ne nous voilons pas la face, même si elle propose du beau, il y a tout de même quelques jeux qui font tâche. Voici , selon moi, les jeux qui n’ont rien à y faire ou qui prennent la place d’un qui aurait mérité d’y figurer :

Les daubes : Premièrement, commençons par les titres qui n’ont strictement rien à y faire et qui ternissent la qualité de la compil’, catastrophes à la fois techniques et ludiques.

Alex Kidd in Enchanted Castle. je veux dire… sérieusement ? D’accord le héros aux grandes oreilles avait fait sensation sur Master System, surtout avec son premier jeu, Alex Kidd in Miracle World. Malheureusement, le monde de la plate-forme a évolué depuis 1986 et l’épisode MD était ringard avant même sa sortie. Graphismes indignes, musiquettes de piètre qualité, et jeu injouable avec une gestion des collision catastrophiques, jouer à Chifoumi avec le boss, ça va un temps. N’est là que grâce à son illustre premier jeu, et rien d ‘autre. Je ne comprends pas pourquoi Sega s’acharne à le mettre dans chaque compilation relative à la Megadrive.

Columns : Je n’ai jamais compris l’intérêt de ce sous-Tetris de seconde zone, lent et doté d’une réalisation plus que moyenne. Et d’autant plus que la version MD de Tetris y sera !

Virtua Fighter 2 : Un trop gros morceau. Trop ambitieux pour la petite 16 bits, alors que la version Saturn envoie du bois, elle. Cette version s’avère horrible graphiquement, difficilement jouable, pas fluide et se retrouve amputée de deux personnages. Difficile de tenir la comparaison, notamment face à Street Fighter II’ et Eternal Champions, également présents dans la mini console.

Les « Mouif » : pourquoi pas, mais soit il y avait mieux à y mettre, soit le jeu divise clairement. Ou alors, ça va être dur d’y jouer…

Altered Beast et Space Harrier 2 : Deux jeux qui sont là par leur histoire et qui étaient vendus en bundle avec la machine. Pas forcément mauvais mais en deçà de leurs versions arcade et surtout, très datés même pour l’époque de leurs sortie…

Super Fantasy Zone : Pas spécialement mauvais, mais fait pâle figure, face à Thunder Force III présent dans cette même console.

Ecco The Dolphin : Le jeu divise toujours. Pas pour sa technique, il est irréprochable au niveau graphismes, musiques et jouabilité, mais à cause de sa difficulté qui en a fait criser plus d’un à l’époque. Mais avec les slots de sauvegarde instantanée, peut-être que le jeu sera moins douloureux à passer.

ToeJam & Earl : Là aussi, jeu controversé. D’une réalisation pas forcément exceptionnelle, mais pas non plus mauvaise ce jeu  » funky » manque hélas d’indications claires et laisse le joueur livré à lui-même pour chercher des pièces de vaisseau dans des niveaux répartis en plusieurs étages. Certains apprécieront l’aspect exploration, tandis que d’autres regretteront d’être laissés dans le flou le plus total.

Street Fighter II’ : Adaptation du jeu culte de Capcom en réponse à la version « Turbo » sur Super Nintendo, SF II’ est très bien réalisé sur MD malgré des musiques et des voix largement en dessous de la version concurrente. Mais avec le pad trois boutons livré avec la console, ça ne va pas être évident d’y jouer, car le jeu impose d’appuyer sur Start pour passer des poings aux pieds. Donc, impossible de mettre sur pause… Quelque chose me dit que Sega mettra peu de temps après des manettes 6 boutons compatibles avec la MD Mini. Histoire de nous faire passer un peu plus à la caisse alors que la version japonaise aura directement ces pads…

Ghouls’n’Ghosts & Strider : de bons jeux en eux-mêmes, aucun doute. Mais un peu en dessous des versions d’origine et surtout, Super Ghouls ‘n’ Ghosts sur Super Nintendo y est plus fidèle, car adapté directement par Capcom . Là, c’est Sega qui s’est chargé d’adapter les deux jeux.

Les absents : Voici les jeux qui auraient également mérité d’y figurer, dans cette console :

Ristar : Quel dommage que la petite étoile toute mignonne de Sega n’y soit pas ! Un jeu sorti très tard il est vrai, mais qui démontrait que la console, bien programmée, pouvait faire très mal. Dommage.

QuackShot : Rageant. Alors que les superbes Castle of Illusion et World of Illusion seront inclus dans la console, il est dommage que Sega n’ait pas poussé la démarche jusqu’au bout pour y inclure les trois Disney emblématiques de sa 16 bits. Puisqu’on est dans le domaine héros Disney, je me dis aussi que Mickey Mania n’aurait pas dépareillé. Heureusement, on a échappé à Fantasia.

Aladdin : Critère absolument pas objectif car fan de la version Sega du titre. Mais avec sa superbe réalisation, et avec la sortie du film live, ça aurait été une belle occasion de le mettre, non ? Après, il y est peut-être question de droits…

Shining Force II : il sera présent sur la console japonaise. Pourquoi pas chez nous ? SF II est beaucoup plus long, complet et même mieux réalisé que le premier Shining Force, qui y sera. Mais bon, le premier épisode vaut lui aussi le détour. On s ‘en contentera.

Rocket Knight Adventures : Parfois injustement sous-estimé lors de sa sortie dans la presse spécialisée de l’époque, Konami offre à la Mega Drive un nouveau héros dans un jeu varié qui bouge dans tous les sens et doté d’une excellente réalisation. Je suis certain que C2J aurait grandement apprécié en bon fan qu’il est.

Streets of Rage : Seul le 2 sera présent dans la console mini. Dommage, le premier fait partie de mes tous premiers souvenir de jeu en co-op sur MD. Et j’y rejoue aussi. Mais je comprends le choix : le deuxième épisode est de loin le préféré des joueurs.

Voilà. Il faut garder à l’esprit que la Mega Drive a eu des tonnes de Méga Hits et que tous les inclure aurait de toute façon été mission impossible. Niveau daubes, nous avons échappé à quelques pièces de choix comme Fatal Labyrinth, ou Super Hydlide. La compilation ne fera pas que des heureux, mais franchement, je ne pense pas qu’il faille bouder cette mini console au vu de la qualité globale proposée. La MD Mini rivalise sur ce point aux consoles Mini de Nintendo, même s’il n’y avait que très peu de daubes chez eux, pour ne pas dire pas du tout. Au moins, ce n’est pas fait de fonds tiroir… oui vous voyez qui je vise en disant cela. D’ailleurs sa mini console serait maintenant aux alentours de 30 € d’après des rumeurs…