Archives Mensuelles: juillet 2013

Le bilan de la SGDQ 2013

La Summer Games Done Quick s’est terminée hier.  A 9 heures ( heure française),  le compteur indiquait 252 525, 64 dollars de dons.  Ajoutez à cela le don de Twitch TV  ( qui retransmettait le stream) de 25 000 dollars,la somme des deux jours de stream bonus  plus le don des pubs françaises  ( merci à mister mv pour le flux)  entre 2 000 et 3 000  dollars, et celui du tournoi  Super Smash Bros Melee, et on peut raisonnablement penser que  ce sont près de 280 000 dollars au moins, qui iront à Médecins Sans Frontières.

Si on ajoute à cette somme les 450 000 dollars qui ont été donnés lors de l’Awesome Games Done Quick en début d’année, les 33 000 dollars récoltés lors de l’évènement « Crystals For Life » (un marathon de speedruns canadien organisé sur le thème de Final Fantasy) et les 20 000 dollars rassemblés lors de l’ESA il y a quelques jours en Suède, ce sont près de 800 000 dollars qui auront été récoltés cette année par la communauté des speedrunners pour diverses bonnes causes.

Côté performances, cet SGDQ est aussi à marquer d’une pierre blanche puisque, fait rarissime dans un marathon de speedruns, ce sont pas moins de deux Records du Monde qui sont tombés au cours de l’évènement: le premier fut sur Diddy Kong Racing et le second fut sur Pilotwings 64, tous les deux sur Nintendo 64.

Un grand bravo aux joueurs qui se sont relayés pour faire des speedruns,  avec parfois des jeux  » surprises » ( pas prévus au programme)  et à tous ceux qui ont donné, car la somme n’a rien de comparable par rapport aux 30 000 dollars rapportés l’année dernière…  Et quand les jeux vidéo font dans le caritatif, j’aime ça. Qui a dit que les joueurs n’étaient pas généreux ? En tout cas, pas moi, puisque j’y suis aussi allé de mon petit don de 20$ pour l’occasion…

Julius & C2J

Summer Games Done Quick 2013

Juste pour vous informer que le SGDQ 2013  vient de commencer au moment où vous lirez ces lignes.

SGDQ signifie Summer Games Done Quick , et il s’agit d’un marathon de speedruns  organisés tous les étés aux Etats-Unis  par SpeedDemosArchives ( SDA), la communauté de speedrun américaine, tout comme l’Awesome  Games Done Quick.

Plusieurs speedrunners américains vont se succéder  pendant 5 jours pour  poutrer le plus rapidement possible  différents jeux,  récents comme NieR, Rayman Origins ou Darksouls,  ou rétros comme Final Fantasy IV et V,  Sonic, ou Super Mario Bros. Tout cela pour une bonne cause, puisque les dons et revenus publicitaires seront  reversés à Médecins Sans Frontières . L’hiver dernier, lors de l’Awesome Games Done Quick  plus de 500 000 dollars ont été récoltés  pour une association contre le cancer.

Pour nous francophones, MisterMV nous propose une reprise du stream avec des commentaires en français  faits par des commentateurs connus de la communauté Youtube française  comme Ken Bogard, Bob Lennon, ou encore RealMyop.

Si vous voulez voir comment ça se passe, je vous mets le lien. Vous avez jusqu’à mardi pour y jeter un œil, si ça vous dit. 

Merci à C2J pour l’info.

Julius 

Lien vers le stream FR:

http://mistermv.com/sgdq2013/

Guns of the Kikoolols épisode #41

Acides Critiques

Pour une fois, ce sera  sur du cinéma et non sur des jeux vidéo.  Pacific Rim est sorti, et vous pouvez savoir ce que j’en pense  sur l’article juste en dessous de celui-ci ou dans la rubrique  » Pur film! »  de ce modeste blog.  La critique « professionnelle »  est plus divisée . Qu’on aime pas un film, je peux le concevoir. Mais qu’on dise de la merde dessus, sans prendre le temps de bien analyser les choses, ça m’énerve. Mais je crois que Pacific Rim cristallise tous les maux qui atteignent les critiques  français dès qu’un film sort un peu de l’ordinaire: l’élitisme.  Il est vrai que j’ai oublié de préciser ça dans ma critique, mais Pacific Rim  est un film issu  ex-nihilo, si ce n’est de l’imagination de Guillermo del Toro et de ses scénaristes.  Il n’est pas tiré d’une licence connue, de jouets, de jeux vidéo ou autre. Les références sont nombreuses et bien intégrées, mais ça, certains sont trop coincés du derche pour le voir. Qualifier ce film de nanar, c’est être de mauvaise foi crasse.Cela n’a pas gêné celui de la Voix du Nord  de traiter le public de  » geeks autistes » . Le film est même mis dans la partie « A éviter  » du journal Libération… Et étonnamment à Télérama, pourtant élitiste en diable, le critique qui a rédigé celle de Pacific Rim a aimé. Non, ce n’était pas Aurélien Ferenczi,non…

cyclimse

Bref qu’il y a t-il de PIRE qu’un critique ciné aigri ne supportant pas  qu’on bouscule ses conventions ? Une réunion de critiques aigris. Cela donne Le Cercle sur Canal+ cinéma, ou  Le match des critiques ciné sur le site de l‘Express et aussi sur DailyMotion. Pour Pacific Rim, c’est le cas. Et autant prévenir tout de suite, en plus de 6 minutes le taux de conneries débités est impressionnant. Mais je  vais commencer par le début. Après la présentation d’usage par la journaliste , et la présentation du sujet, Fabrice Leclerc,  le rédacteur en chef du magazine Studio Ciné Live, issu de la fusion entre les magazines Studio et Ciné Live, vous vous en seriez doutés, prend la parole en premier. Pour lui, on se retrouve devant  «  une folie furieuse de Transformers survitaminé« … Okay bon…  ça commence bien… oser comparer un auteur comme Del Toro à ce tacheron de Bay, fallait oser. Mais ça donne le ton général de ce « match » qui en fait n’en sera pas un.  Il décrit le film en trois tiers : le premier, c’est le blockbuster , le deuxième de la baston et le troisième…  » destiné aux geeks et aux amateurs de jeux vidéo, alors là totalement incompréhensible, y’a plus que des monstres et de la baston, y’a plus d’humain« . ACH SO! Leclerc n’a apparemment pas compris que ce qui fait la force du film c’est le mélange de ces trois tiers, en plus des gimmicks propres au réalisateur. OUI, il y a des références geek et vidéoludiques,  et même  aux anime Japonais , le plus évident et connu étant Evangelion, seulement, dans son monde à lui, on est totalement à l’ouest, on semble ne pas savoir que cinéma, animation et jeux vidéo sont maintenant intimement liés, et ce pour plusieurs raisons. Mais parce qu’il s’adresse à eux, le film devient incompréhensible ? Arrêtons le délire!  Et dire qu’il n’y a plus d’humain, c’est faux. Les robots sont pilotés justement par deux d’entre eux. On a pas du voir le même film… Ce qui n’empêche pas Leclerc de continuer :  » faillite totale des auteurs, normalisation des récits et une technique qui devient assommante/saoulante et qui va finir par signer la fin du cinéma en tant que tel« . Ça confirme… on a pas du voir le même film. Je vais directement au deuxième point :  » normalisation des récits » ?  Mais bordel la mise en scène de Del Toro  est excellente, certains plans sont justes des trouvailles qui font  que l’expression  » grand spectacle » prend tout son sens! Donc, si je comprends bien, pour Leclerc, il aurait fallu que le  film soit  » plus intellectuel »,  sans effets spéciaux… A l’entendre, il faudrait que le cinéma n’ait jamais connu d’évolutions franches.  Parler de  » fin du cinéma », c’est agiter un chiffon rouge pour effrayer les bobos bien pensants,  tant qu’on  y est il n’a qu’à se prononcer pour la  » bunkerisation » du cinéma français, vous savez, un monde où on aurait le choix entre les comédies de type Astérix  » bling bling », les comédies  » beaufs » du type Camping ( tant qu’il y est il n’a qu’à dire que Ontoniente est un bon réalisateur)   ou les comédies chiantes style  » Jabac »…  Je signale tout de même que Fabrice Leclerc est à la tête d’un magazine parlant cinéma… C’est grave…

La deuxième intervenante est  Iris Mazzacurati, journaliste à l’Express et Studio Cinélive… Pour elle, ça commence mieux. Plus conciliante, elle admet que Del Toro a  voulu se faire plaisir, et juge  que le film fait un «  drôle de mélange, pas toujours réussi« . Bon jusqu’ici, ça passe, pas de grosses conneries jusqu’à maintenant. Pour elle, le problème vient des acteurs, «  qui sont des huîtres« .  Ah oui quand même…  c’est oublier plusieurs choses : le héros, Charlie Hunnam,  a quand même joué au cinéma. Dans des films assez confidentiels c’est vrai, mais il a aussi officié  dans certaines séries,  notamment la très connue Sons of Anarchy, avec son pote Ron perlman ( tiens, lui aussi joue dans Pacific Rim).  Dire qu’il ne sait pas jouer, c’est un peu fort de café! Rinko Kikuchi , était certes, pas très connue avant, avec une filmo intimiste.  Mais madame Mazzacurati,  ce n’est pas parce que  ce ne sont pas de grands acteurs  comme Tom Cruise ( del Toro avait d’ailleurs pensé à lui en premier pour le film) qui jouent dedans que ces  » newbies » ne savent pas jouer! Je signale juste comme ça, Rinko Kikuchi a déjà eu plusieurs nominations pour des prix… Comme l’a dit  Daniel Andreyev sur le site Le Plus ( affilié au nouvel obs)  dans sa critique, plutôt positive d’ailleurs, c’est effectivement un film de « nobodies » : comprenez des gens peu connus du grand public. Mais Andreyev  s’abstient de franchir le pas en les traitant de n’importe quel qualificatif honteux pour eux,ni qu’ils ne savent pas jouer, au moins.

conjuration imbéciles

S’ensuit un mini  débat sur la direction d’acteurs, et là intervient ensuite Thomas Bourez. Qui veut rappeler qui est Guillermo Del Toro mais qui s’avère pas capable de prononcer  » Mimic » , son premier film, correctement!  En effet, il dit « Mimitch », ce que les autres lui font savoir. Mais pour lui  » on disait Mimitch » à l’époque »…  Je ne savais pas qu’il y avait eu un changement grammatical entre 1997 et 2013… Parce que j’ai toujours appris que « ic » en fin de mot sans rien derrière se prononçait [ik] et pas [itch]chez nous!  A moins qu’il l’ait vu dans les pays de l’Est, là je  pourrais comprendre. bon…  il rappelle le travail d’auteur  et le rapport entre animal et humain  présent chez le réalisateur, qui pour lui  » était l’apogée de son  travail d’auteur. et sur le papier on est plutôt intéressés par ça. » Putain… je disais quoi ? Il aurait fallu un film plus intello. Ce que Bourez confirme ensuite. «  Ça n’est pas traité » car selon lui, «  les producteurs à Hollywood  on sabré toutes se prétentions d’auteur ». La cause :  » des acteurs pas suffisamment forts » et les deux acteurs, lorsqu’ils se rencontrent,  font penser à un  » bal des freak« .  Pour lui le film est  » monstrueux, mais pas pour la bonne raison, c’est un gloubi-boulga informe. » Bourez n’a visiblement lui non plus pas  compris le mélange,  ni à qui s’adressait le film. Il n’ pas l’air féru de culture geek. Allez, viens Thomas, je t’offre un stage intensif si tu veux, dans ce pan de pop culture que tu méprises tant, à grand coups d’anime mettant en scène des gigantesques robots contre des monstres, et crois-moi il n’y a pas qu’Evangelion et Goldorak…  Peut être comprendras-tu mieux le film ensuite…

Bourez enchaîne en disant  que concernant les batailles , il a  » l’impression de n’avoir vu que ça et c’est énervant, atroce… ».  En effet, les batailles remplissent une bonne partie du film. Mais justement,  Del Toro ne nous prend pas pour des imbéciles sur ce plan, on savait à quoi s ‘attendre!  Mais pour lui, trop de violence, ça le fatigue le pauvre… Donc pour Bourez, il aurait fallu un film plus intello, sans bataille. Yeah on va aller loin… Mais le pire c’est quand il offre une tentative d’explication  sur l’humour du film, notamment sur la séquence du boulier mécanique qui vibre dans un immeuble au milieu d’une bataille. Pour Bourez  » c’est la preuve qu’il n’y était pas vraiment, quoi« .  Il n’a pas pigé que cette séquence de quelques seconde offre un pause dans la bataille titanesque qui a lieu. Une respiration  en somme. Je dirais même que c’est un  » bris du quatrième mur » : les robots s’invitent chez un particulier qui n’a rien à voir dans la bataille, qui devrait être comme le spectateur de la salle, c’est à dire ébahi.  Croyez-vous que Bourez l’a compris ?  Non, pour lui cet élément est incongru.

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Vient ensuite le tour de Thierry Chèze  et là, comment dire, accrochez-vous, ça va être du grand art dans la connerie.

Pour lui, le film  » c’est beaucoup de bruit pour  rien, c’est in-supportable! » ( il le dit de cette façon)…  Qu’a t-il du dire devant certains films d’action!!!   » c’est du bruit pendant deux heures ». Non ? un film d’action qui fait du BRUIT ?  Mais bordel ça fait longtemps qu’on a passé le stade du cinéma muet!!!  « Avec une musique d’ascenseur« .  Putain hé!   c’est gentil pour le travail de  Ramin Djawadi, compositeur d’origine iranienne qui a entre autres, composé les musiques des séries Games of Thrones ou encore Person of Interest, excusez du peu !!!  Si tu veux de la musique d’ascenseur  tu vas dans le moindre building et tu demandes à ce qu’on diffuse de la musique dedans,  et  » forte très forte » comme dans le film.  le résultat risque de ne pas être le même. Chèze semble oublier que la musique  est essentielle dans un film d’action. C’est elle qui souligne les moments d’intensité plus ou moins dramatique d’ailleurs.  parfois, ça rate, mais pour Pacific Rim, le résultat est on ne peut plus réussi. On a pas du entendre la même chose…  Il aurait fallu quoi pour que ça lui plaise, à lui ?  Du Mozart, du Bach ?  Dans un film d’action ?  Il enchaîne ensuite sur la façon de jouer des acteurs, et pour lui   » cela va rentrer  dans les sommets des nanars« .  Ahhh putain le vilain troll.  Il veut voir ce que ça donne, des nanars ? il n’a qu’à aller sur nanarland.com,  au moins, il saura ce que c’est,  un vrai nanar. Mais pour Chèze, comme les  acteurs sont pas connus au cinéma,  c’est forcément mal joué.  Après la confusion sur le plateau concernant les relations entre personnages , et c’est vrai qu’elles ne sont pas poussées,  Chèze ose dire «  y’a pas d’acteurs connus, mais il n’y a pas d’acteurs, surtout« . Je l’invite à se renseigner sur le CV des principaux acteurs. S’ils sont peu connus du grand public,  ça ne veut pas dire pour autant qu’ils ont forcément fait de la merde.

Et Leclerc de conclure : « ça fait passer le cinéma de Michael Bay pour celui d’Orson Welles« . PARDON ??? P A R D O N ??? AI-JE BIEN ENTENDU ??? Oser comparer un tâcheron comme Bay a Del Toro, c’est déjà insultant  pour le second, mais là, si on le met au niveau d’Orson Welles, ce dernier doit se retourner dans sa tombe!!!

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Vous l’avez compris, ce « match des critiques ciné » n’en était pas un. A part l’avis d’Iris Mazzacurati, plus nuancé, les autres critiques présents sur le  plateau se sont ligués contre lui, pour dire que c’était saoulant, bruyant, bref que ça ne leur convenait pas.  C’est donc ça la critique professionnelle ? Taper sur un blockbuster original, truffé de références  qu’eux sont incapables de comprendre, et être à la tête d’un magazine spécialisé dans le cinéma ?  Tout ça pour plaire à quelle frange de la population ? Essayer de comparer l’incomparable pour tenter de donner une échelle de valeurs ? Je n’ai jamais vu autant de bullshit débité en plus de 6 minutes, c’est vous dire la densité…  Le cinéma français se complaît dans une suffisance fossilisante. Le pire c’est que les critiques professionnels  aussi, sans jamais se remettre en question. Il est difficile pour eux  d’admettre que la culture geek  fait maintenant partie à part entière  non seulement des jeux vidéo, mais aussi du cinéma. Et  tant que certains de  nos critiques hexagonaux n’auront pas compris cela,  ils resteront entre eux, à pester contre chaque blockbuster qui sort,  sur des références qu’ils ne comprendront pas forcément. Au final, il termineront comme les dinosaures, qu’ils sont sans doute déjà d’ailleurs. En fossiles. Ringardisés.  Ces gens là prétendent connaitre le cinéma ? laissez-moi rire. 

Je vous mets le lien, pour que vous puissiez constater comme moi ce massacre.

http://www.dailymotion.com/video/x11ph9h_pacific-rim-entre-nanar-et-film-pop-corn_news#.UerG8Y37ZYX

Un grand merci à l’Ermite Moderne, qui m’a fait découvrir ce lien via Twitter…

Julius

[critique blockbuster] Pacific Rim

Si vous cherchez un blockbuster qui ne prend pas le spectateur pour un imbécile sur son contenu, ou encore un excellent film de robots qui combattent des monstres, allez voir Pacific Rim. Avec ce film, Guillermo Del Toro remplit parfaitement le contrat pour lequel on l’attendait et en fait sans doute un des meilleurs du genre depuis des années. Du grand cinéma, vous en vouliez ? En voilà!

On retrouve les gimmicks de l’univers chers au réalisateur ( des horloges, des chaussures), mais ce qui n’aurait pu n’être qu’un bête film d’action est ponctué de bonnes idées . Par exemple, le fait d’être deux pour piloter un robot,la  » dérive » cérébrale, je dis oui. Le fait que les humains, même dans les Jaegers, ne peuvent se sentir supérieurs aux Kaijus, c’est excellent aussi. Les idées et références, aussi bien cinématographiques que vidéoludiques sont nombreuses et apparaissent tout le long du film. C’est GRAND à tel point qu’on a l’impression que même l’écran de cinéma suffit à peine à restituer la dimension du film. Résumer le film à  » Jaegers contre Kaijus » serait beaucoup trop simpliste. C’est autre chose… Comme si un rêve de geek se réalisait… remarquez, j’avais aussi pensé ça lors de la sortie de Transformers, et vu le navet que ça a donné, j’avais peur que celui-ci en vienne à être aussi planté dans mon jardin cinématographique…

© Warner Bros, France

© Warner Bros, France

Heureusement, Del Toro n’est pas ce tâcheron de Bay ( j’assume), on sent qu’il a bossé son sujet, et côté réalisation, c’est du grand art. Cela valait vraiment le coup d’attendre 5 ans pour le voir de nouveau derrière une caméra. Non seulement le film enchaîne sans laisser le temps au spectateur de souffler ( les scènes de calme sont rares), mais les scènes d’actions enchaînent morceaux de bravoure sur morceaux de bravoure et surtout, c’est fluide et ça sait rester lisible en toutes circonstances. Les effets spéciaux sont également très travaillés et très bien intégrés. On applaudira non seulement le design des robots ( tous différents), mais aussi celui des Kaijus. Il n’y a pas à dire, une recherche a été faite à ce niveau, on sent que Del Toro ne voulait pas faire n’importe quoi.Le fan d’Evangelion ( et de Xenogears, pour ceux qui connaissent ce jeu) que je suis ne pouvait qu’être comblé de voir le design de l’ensemble.

Certes, le film a des défauts : les personnages ne sont pas forcément très développés, il n’échappe pas à certains poncifs des films américains contemporains, mais il offre ce qu’on attend de lui : de l’action, avec de bonnes idées dedans. Que dis-je, c’est même jouissif de voir des robots combattre des monstres en un film live sur un écran de cinéma. Depuis le temps qu’on en rêvait… Del Toro l’a fait!

Julius

Le début :

Alors qu’on croyait que la menace extra-terrestre viendrait de l’espace, une faille dimensionnelle  s’ouvre  dans la dorsale pacifique. Elle laisse passer des monstres, les Kaijus, qui font des millions de morts. Les humains décident de répliquer à l’aide de  robots géants manipulés par deux pilotes, les Jaegers.

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Pacific Rim

Réalisateur : Guillermo Del Toro

Genre : Science-Fiction, action robotique

Durée : 2h10

Avec : Charlie Hunnam, Rinko Kikuchi, Idris Elba, Ron Perlman…

Distribution : Warner Bros France

En salles  depuis le 17 juillet 2013.

[critique RPG culte ] : Suikoden II

Le premier Suikoden, en dépit d’une technique dépassée et indigne de la console, avait su surprendre son monde avec son histoire, son gameplay et ses 108 personnages à trouver entre autres. Je pourrais résumer cette critique en «  si vous avez aimé le premier, vous adorerez le second » mais cela ne donnerait aucunement une explication du pourquoi du comment .

Je rappelle que Suikoden est inspiré par un roman classique chinois, intitulé Au Bord de l’eau ( cf critique du premier jeu pour plus de détails à ce niveau). Personne ne s’attendait à ce que Konami fasse un deuxième épisode de ce RPG. Pourtant, il a fini par arriver. Alors Suikoden II, simple clone ou suite digne de ce nom ? Réponse dans les lignes qui suivent.

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Suikoden II se passe trois ans après les événements du premier volet : L’Empire de la Lune Ecarlate n’est plus, et est devenu la République de Toran, avec Lepant, personnage jouable du premier jeu, qui en a été élu président. Dans le jeu, des escarmouches frontalières étaient évoquées avec les Cités-Etats de Jownston, et le Northern Checkpoint faisant office de frontière a donné lieu à une bataille mémorable.

C’est précisément dans cette région que se passe le deuxième jeu. Nous sommes donc un peu plus au nord, et cette fois ci, vous incarnez le fils adoptif de Genkakku qui s’est engagé dans la Brigade Licorne ( celle des jeunes) de Highland, votre patrie. Un traité de paix a été signé avec les Cités États, et vous vous réjouissez, avec votre meilleur ami Jowy, de pouvoir rentrer chez vous et de revoir Nanami, votre sœur adoptive. Malheureusement, une attaque a lieu dans la nuit, vous êtes contraint de fuir. Votre supérieur, Rowd, vous explique que l’Alliance a attaqué le camp et donc rompu le traité de paix. Il vous ordonne de vous enfuir dans la forêt. Jowy ayant un gros doute et redoutant une embuscade de l’ennemi, décide de faire demi-tour et d’en informer le chef. Mais quelle n’est pas la surprise des deux garçons de voir qu’en réalité, l’attaque avait été fomentée par Highland, avec la bénédiction du Prince héritier Lucca Blight venu en personne constater la « réussite » de ce coup monté ! Contraints de fuir, les deux garçons se retrouvent vite bloqués en haut d’une falaise. Ils n’ont d’autre choix que de sauter. Auparavant, ils font le serment que quoiqu’il advienne, ils se retrouveront ici. Se faire trahir dans les 5 premières minutes de jeu, je n’avais encore jamais vu ça. Il démarre fort, ce jeu…

Le prince hériter de votre pays  d'origine a fomenté l'attaque. Le salaud.

Le prince hériter de votre pays d’origine a fomenté l’attaque. Le salaud.

Vous êtes sauvé par une vieille connaissance du premier épisode : En Effet, Viktor vous a vu et est venu voir. Flik ne tarde pas à se montrer non plus. Les deux mercenaires tiennent un fort dans la région Est de Muse. Vous êtes faits prisonnier et devrez travailler pour la communauté. Jowy ne tardera pas à vous retrouver. Mais le retour au pays ne va pas se passer comme prévu, et une fois de plus, vous êtes contraints de fuir. Nos deux héros ne se doutent pas encore que leurs chemins devront de nouveau se séparer bientôt…

On ne se serait pas déjà croisés dans un autre jeu ?

On ne se serait pas déjà croisés dans un autre jeu ?

 Dans les rôles principaux:

Dit comme ça, ça paraît simple, mais les tenants et aboutissants du scénario sont tellement complexes que je ne peux pas vous en dire plus ans vous spoiler l’intrigue. La rune qui sera au centre de l’intrigue, parmi les « 27 Vraies Runes » est la Rune du Début, dont les deux garçons auront chacun une moitié. Le trio qui sera constamment mis en avant dans le jeu se compose comme de suit :

 

Le héros ( nom officiel : Riou) : Fils adoptif de Genkakku, il vivait à Kyaro et pratiquait les arts martiaux de son père. Il est muet, étant donné que c’est un peu vous-même, même si vous pourrez choisir différents choix de réponses aux questions posées sans pour autant faire stagner l’histoire. Certains choix seront d’ailleurs déterminants. Il héritera de la rune Bouclier lumineux, aux pouvoir guérisseurs et protecteurs, une des deux faces de la Rune du Début.

 

Lui, c'est vous.

Lui, c’est vous.

Jowy Atréides : fils aîné issu d’une famille riche, il vivait aussi à Kyaro. Meilleur ami du héros, il a intégré avec lui l’armée de Highland. Les deux devinrent inséparables. C’est un personnage très travaillé. Jowy se demandera toujours quelle route emprunter pour atteindre son idéal. Il héritera de la deuxième face de la Rune du Début, la rune Épée Noire, aux pouvoir offensifs.

 

Votre meilleur ami sera amené à prendre une voie différente...

Votre meilleur ami sera amené à prendre une voie différente…

Nanami : sœur adoptive du héros et également fille adoptive de Genkakku, Nanami vous surprendra par son caractère enjoué et chaleureux, parfois agaçante mais tellement attachante qu’on ne peut que l’aimer. Elle veillera le plus possible à ce qu’il n’arrive rien à notre héros. De plus c’est une combattante largement valable.

Nananmi veillera sur vous... à sa façon.

Nananmi veillera sur vous… à sa façon.

De l’autre côté le casting de méchants a lui aussi été développé. Si le roi de Highland a des velléités de conquête, son fils, le prince hériter Luca Blight, sera votre adversaire principal . Cet homme est une brute sanguinaire qui ne vit que pour conquérir les nations voisines et tuer tous ceux qui lui résistent, après avoir fait subir aux gens les pires outrages, en ayant par exemple brûlé entièrement leur lieu de vie. Luca est complètement fou qui ne connaît que la loi du plus fort, et prêt à tout pour parvenir à ses fins.

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Il sera aidé par ses différents généraux d’armée, que sont Culgan, Seed, Soloon-Jhee qui vous opposeront une résistance lors de certaines batailles.

On retrouve assez tôt dans le jeu une vieille connaissance du premier jeu. Ça commence par N…

Vampire, vous avez dit Vampire ?

Vampire, vous avez dit Vampire ?

 Système de jeu : on prend les mêmes…en mieux.

Suikoden II s’appuie sur le système mis en place pour le premier opus concernant ses principes et mécanismes de jeu. Vous devenez chef de l’armée de Libération contre l’invasion de Highland, et devrez trouver les 108 étoiles de la destinée, et votre QG s’agrandira au fur et à mesure. On retrouve d’ailleurs certaines connaissances du premier, histoire de garder un lien avec celui-ci.

Luc, Viktor et Flik sont trois  des personnages qui reviennent dans cet épisode.

Luc, Viktor et Flik sont trois des personnages qui reviennent dans cet épisode.

Le monde de Suikoden II est toujours situé en majeure partie autour d’un lac, le lac Dunan, ce qui rend la conquête de toute la nation des cités-états assez difficiles. Il y a de nombreux villages, des villes, et la capitale de cette région est Muse. Bien entendu, tout personnage n’étant pas hostile et dont l’artwork s’affiche au dessus du nom est potentiellement à recruter. Mais cette fois, les programmeurs ont encore plus corsé la quête. Certains ne viendront que si vous les battez en duel, par exemple. D’autres seront bien cachés et vous pouvez en manquer.

Zamza  a une pastèque à la place du cerveau...

Zamza a une pastèque à la place du cerveau…

Concernant le système de combat, le jeu reprend les trois systèmes présents dans le précédent :

Les batailles rangées sur la carte du monde ou des donjons ont toujours lieu par groupe de 6 personnages. Ils sont évidemment à placer en fonction de la portée de leur arme, mais aussi de leur résistance : les armes de courte-portée (S) ne permettent que d’atteindre les adversaires au premier rang, et les personnages doivent être placés en première ligne. Celles de type M ( moyenne portée) sont polyvalentes : en avant, ils peuvent atteindre les deux rangs adverses. Placés à l’arrière, ils pourront frapper le premier rang. Enfin les armes à Longue portée permettent d’atteindre les deux rangs adverses, mais vu la constitution de ceux qui possèdent de telles armes, il n’est pas conseillé de les exposer.

Il faudra  leur répéter combien de fois qu'il ne faut JAMAIS laisser des lapins jouer avec des haches ???

Il faudra leur répéter combien de fois qu’il ne faut JAMAIS laisser des lapins jouer avec des haches ???

Ces rencontres sont aléatoires bien entendu, et lorsqu’un combat est engagé, vous avez plusieurs choix possibles : engager le combat, fuir ou laisser partir ( tout dépend du niveau), soudoyer l’adversaire avec l’option pot-de-vin, ou laisser l’ordinateur se charger de tout. Une fois de plus, cette option n’est pas recommandée, la console utilisant le plus souvent les coups de base.

Si vous choisissez de combattre, vous pouvez attaquer à l’arme, utiliser une magie grâce aux runes, vous défendre , choisir un objet dans l’inventaire ou faire une union de combattants ( cela pouvant englober tout le groupe) si c’est possible.

l'attaque combinée du héros et de Jowy fera pas mal de ravages lors des premières heures de jeu.

l’attaque combinée du héros et de Jowy fera pas mal de ravages lors des premières heures de jeu.

Je reviens sur le système de runes : dans le premier jeu, il n’était possible d’en avoir seulement une seule par personnage. Dans Suiko II, vous pourrez en mettre jusqu’à trois par personnage, avec trois emplacements possibles : la tête, la main droite, et la main gauche. Cela n’altère pas le fait d’avoir une arme. Le système est idéal pour faire des personnage polyvalents, le nombre de magies disponibles augmentant avec le niveau.

A la fin de ces combats, vous gagnez argent et XP. L’écran de fin de combat est différent et tous les personnages sont représentés en même temps. Évidemment, le jeu reprend le système ingénieux du premier, c’est à dire qu’un personnage en retard pourra être au même niveau que ses camarades en quelques combats.

l'écran de distribution d'XP à la fin d'un combat.

l’écran de distribution d’XP à la fin d’un combat.

Les deuxièmes batailles sont les duels. Cette fois, ils seront plus nombreux que dans le premier, mais le principe reste le même : choisir l’action en fonction de la phrase de l’ennemi, en sachant que l’attaque l’emporte sur la défense, qui l’emporte sur l’attaque désespérée, qui elle même l’emporte sur l’attaque normale.

Remportez votre duel contre Amada et ce dernier accédera à votre requête.

Remportez votre duel contre Amada et ce dernier accédera à votre requête.

Le plus gros changement intervient au niveau des batailles d’armée : cette fois, vous ne donnez plus des commandes globales de jeu, mais vous pouvez contrôler toutes vos unités et leur donner des ordres. Il faudra bien réfléchir avant d’ attaquer une unité adverse, en fonction du déplacement et de la force ou faiblesse de l’ennemi. Certains personnages peuvent être définitivement perdus . Certaines de ces batailles font partie de l’histoire et le jeu vous imposera parfois de perdre.

Certains personnages peuvent disparaître définitivement du jeu, faites attention.

Certains personnages peuvent disparaître définitivement du jeu, faites attention.

  Technique : on prend les mêmes… en mieux ?

Techniquement, le jeu demeure au dessus du premier sans pour autant atteindre ce qu’on attend d’un jeu sur PSX. Les personnages ont été retravaillés, sont plus grands, leurs artworks ont été améliorés et la différence entre représentation dans le jeu et artwork est moins flagrante. Les scènes de combats ont bénéficié de plus de soin et ne pixelisent pas, sauf lors des zooms de coups critiques et les duels. Il y a enfin de vrais décors de fonds, certains boss sont grands, mais ça reste malgré tout assez simple, voire simpliste,d’autant qu’entre le premier et la sortie de celui-ci, un Final Fantasy était sorti pour le Japon et deux pour l’occident. Certains ennemis sont même des repompes parfois un peu améliorées, de l’épisode précédent ! Les effets spéciaux se sont améliorés et nous rappellent que nous sommes bien sur une 32 bits… Mais les améliorations sont légères. En gros, Suiko II ne perd rien du charme 16 bits de son aîné.

Les boss sont gros et plutôt bien faits. Et assez durs à battre, aussi.

Les boss sont gros et plutôt bien faits. Et assez durs à battre, aussi.

Ah, les musiques… Si certaines s’avèrent répétitives ( le thème de Muse, par exemple, à rendre fou) car trop courtes, d’autres sont de véritables trouvailles qui restent dans la tête. Je pense notamment au deuxième thème de carte, à la ville de Greenhill occupée, celle du concours de cuisine,le thème de fuite ( qui permet de bien faire ressortir l’instant dramatique de ces moments) et bien d’autres. Pour les fans du premier volet, on retrouve certaines musiques déjà présentes . Plus nombreuses, souvent mieux faites, le gain qualitatif est certain.

En revanche, les bruitages sont toujours aussi peu nombreux, et bien entendu, il n’y a ni voix ni cri digitalisé.

Le thème de Greenhill occupée est surement un des meilleurs du jeu.

Le thème de Greenhill occupée est surement un des meilleurs du jeu.

La jouabilité a été améliorée. Il est enfin possible de courir en permanence en maintenant le bouton Rond enfoncé, un très bon point. Le précédent jeu ne permettait de le faire qu’avec un perso équipé d’une rune ou de Stallion intégré au groupe. Le menu de jeu, s’il reste assez similaire au premier, a été mieux pensé, avec cette fois, l’apparition d’un menu d’objets commun : vous aurez la possibilité de mettre ou d’enlever un objet du «  sac » si les emplacements de vos personnages sont remplis. Un bon point qui permet de ne pas être trop vite en surcharge.

 

Après avoir battu Solon Jhee, vous serez  reconnu officiellement leader de l'armée de libération.

Après avoir battu Solon Jhee, vous serez reconnu officiellement leader de l’armée de libération.

Cela était d’autant plus essentiel que le jeu est notoirement plus long que le premier : comptez une cinquantaine d’heures pour en arriver au bout, et cette fois les fins sont multiples, il y en a même une «  anticipée » à un moment donné. La quête des 108 étoiles est un peu plus compliquée sans être pour autant impossible ( même si faire 500 000 potch d’échanges en commerce demande du temps), vous pouvez vraiment louper certains personnages si vous passez certains événements. Le jeu est devenu aussi un peu plus difficile, avec des boss un peu plus nombreux, qui viennent parfois quand on ne les attend pas et qui ont souvent des attaques pouvant toucher tout le groupe. De plus, vous aurez pas mal de mini-jeux une fois que vous aurez cotre QG : si on regrettera la disparition du bonneteau, vous pourrez, par exemple, jouer aux dés ( même jeu que l’épisode précédent), monter à la corde, faire du frappe-taupe, et j’en passe. Le meilleur mini-jeu intégré est à mon sens le concours de cuisine, qui se fera à intervalles réguliers : une fois que vous aurez recruté le cuisinier, passez entre deux événements principaux à votre restaurant : il se pourrait qu’il y ait un concours sur le point de commencer. Vous devrez alors faire trois plats et faire en sorte qu’ils soient meilleurs que ceux de votre adversaire, les notes étant données par un jury aléatoire composé de personnages recrutés, les notes allant de 1 à 5. Il vous faudra avoir un meilleur total que votre adversaire. De plus, ce mini jeu à fait l’objet d’une intrigue parallèle, une très bonne idée. Si avec tout ça vous vous ennuyez, je ne sais pas ce qu’il vous faut.

 

Le concours de cuisine, sans doute le meilleur mini-jeu de Suikoden II.

Le concours de cuisine, sans doute le meilleur mini-jeu de Suikoden II.

Le scénario est juste dantesque et c’est avec ça que Suikoden II a su se hisser au rang des grands jeux de la console grise. Les événements sont plus développés, mieux amenés, et les rebondissements pourront vous surprendre de très bonne manière. Il y a enfin un méchant digne de ce nom, un trio inoubliable et le retour de certains fait plaisir à voir. Certes, au départ, disons dans les premières heures, le jeu vous ne vous surprendra que peu, d’autant que le temps qu’il apparaisse chez nous, comme je l’ai déjà écrit, Final Fantasy VII et VIII étaient déjà passés par là ( du moins je l’espère). Heureusement, une fois passés les événements qui ont lieu à Muse, le jeu devient vraiment passionnant, sans qu’on ait encore vu l’essentiel de l’aventure.Les gros points forts résident dans le passé du père adoptif du héros, très connu dans la région et par les deux pays en conflit, héros de guerre déchu, mais également dans l’intrigue très politisée du scénario. Les alliés de la ville-Etat sont assez disparates, et tous ne se joindront pas forcément à votre cause. En effet, le conflit n’impliquera pas que Muse et Highland. Dans ce dernier pays, on peut également voir que non seulement les citoyens en ont marre, mais aussi les généraux qui ne veulent pas la ruine, malheureusement pour eux, le prince héritier en a décidé autrement. C’est très bien retranscrit. Le jeu a été traduit, mais on ne peut pas dire que la VF rende vraiment honneur au script : fautes, bugs non corrigés, tournures de phrases on ne peut plus maladroites, bref, une somme, peut être encore pire que FF VII.

Un gag déjà présent dans le premier jeu... Ici vous devrez infiltrer l'université de Greenhill, laissée libre par Highland.

Un gag déjà présent dans le premier jeu… Ici vous devrez infiltrer l’université de Greenhill, laissée libre par Highland.

 

Verdict :

C’est avec cet épisode que Konami a réussi à faire de Suikoden une série phare du RPG japonais. Il améliore les points forts du premier jeu tout en ajoutant les siens. Certes, s’il ne brille pas non plus par sa réalisation, il apporte une histoire forte, complexe et prenante à la fois. Impossible de passer à côté, ses défauts ne sont rien par rapport au plaisir qu’il procure en y jouant. Un grand jeu du genre, et un des meilleurs de la PSX, à n’en point douter, qui peut trôner sans complexe auprès d’autres séries prestigieuses. Les étoiles de la destinée vous attendent de nouveau…

 

Points Positifs :

Un scénario juste hallucinant

De bonnes musiques dans l’ensemble

Améliore les points forts du premier et en apporte d’autres.

Plus long

Toujours 108 personnages à recruter

Un jeu un peu moins facile

Un aspect 16 bits pas déplaisant…

 

Points Négatifs :

… mais ça reste en deçà de ce qu’est capable une PSX

Les cinématiques, assez moches

La VF, une honte .

Suikoden II

Editeur : Konami

Développeur : Konami

Genre : J-RPG

Dates de sortie : 17/12/1998 ( Japon), 29/09/1999 ( USA) , 28/07/2000 ( Europe).

3 types de combats

108 personnages

Monnaie : Potch.

 Julius

NB : Le prochain épisode traité sur le blog sera le quatrième jeu. En effet, je n’ai jamais pu mettre la main sur le troisième, seul épisode que Konami refusera de sortir en Europe, sauf en manga, le jeu se faisant de plus, très rare et les PS2 étant zonées… désolé pour ce désagrément.  

Le bouclier lumineux et l'épée noire forment la "Rune du début".

Le bouclier lumineux et l’épée noire forment la « Rune du début ».