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[Guns of the Kikoolols] Le Petit Q, tout petit petit.

L’année 2018 s’achève dans moins d’un mois et le plus grand événement médiatique pour moi n’aura pas été la Coupe du Monde,  mais la fermeture de la chaîne de télé Nolife, qui a eu lieu  en avril dernier.

« Jul, tu nous gaves avec ça. Tourne la page ».  Moi je veux bien.  Mais ce sont les autres qui ne veulent pas que je le fasse apparemment. Parce que hier, une rubrique d’une émission en Acess Prime Time m’a particulièrement énervé,  et a démontré à quel point la chaîne était importante à bien des égards. Dans mon viseur, cette fois, c’est Le Petit Q, rubrique incluse au sein de Quotidien, sur TMC. 

Le reporter de  TMC avait jugé bon de faire un reportage sur le concert d’Hatsune Miku  qui avait lieu vendredi sur Paris.  Le problème, c’est qu’il a sorti de la naphtaline tous les clichés, absolument tous,  sur la culture japonaise et geek contre lesquels Nolife se battait. Vous savez, les « Japon terre de contrastes » ou encore  » Entre tradition et modernité ».  Trois minutes trente à charge, d’interview de spectateurs sans doute triés sur le volet, mais difficile sans doute d’en vouloir à ceux qui ont répondu au type de la chaîne, peut-être étaient ils mal informés sur ce que pensent les grands médias des cultures alternatives.  Pour info, Nolife avait refusé qu’Envoyé Spécial vienne les interviewer, connaissant hélas trop bien le sort réservé à la culture Geek. D’ailleurs, lorsqu’un/une reporter de M6 ou de TF1 venait sur le forum et recherchait des gens spectateurs de la chaîne à interviewer, les membres lui faisaient comprendre de façon fort courtoise que ce n’était pas ici qu’il fallait aller. Nous n’étions pas naïfs à ce point.

Bref, presque 11 ans de combats mis à terre par un reportage ne prenant même pas la peine de comprendre qui était vraiment  Hatsune Miku et les immenses possibilités offertes par le logiciel permettant de composer les chansons qu’elle chante,à savoir Vocaloid, créé par la société Crypton  Media. J’en ai d’ailleurs fait un article disponible ici .  Ils n’ont pas été jusqu’à comparer sa musique avec celle de René la Taupe-chose qu’avait osé faire  Canal+ , mais  l’angle  était  » regardez ces gens bizarres qui agitent des bâtons lumineux d’aéroport en assistant à un concert d’une chanteuse qui n’existe même pas ».  Désolé, mais une telle stigmatisation, CE. N’EST. PLUS. POSSIBLE.  Stop. Sérieusement, Stop.  

Le petit Q aurait-il orienté son reportage de la même manière s’il avait été question d’un concert de Johnny en hologramme pour le premier anniversaire de sa mort ? Surement pas.  Pourquoi la culture Geek est elle moquée, stigmatisée dans les grands médias ? Il faut faire quoi pour qu’enfin , elle ne soit plus montrée du doigt par les grands médias ou des ligues de vertu ?  Je suis d’autant plus déçu que Quotidien me semblait plutôt tolérante par rapport à certaines autres émissions. 

Vous le voyez, le combat est encore d’actualité. Tant  que cela ne cessera pas, nous devrons revendiquer. Revendiquer d’aimer les jeux vidéo, l’animation,  les mangas, les concerts d’Hatsune Miku et de ses amis, de ne pas forcément jouer à Call of ou Fifa. Nous devons crier que la culture geek mérite le respect, d’où qu’elle vienne. Qu’elle est égale à d’autres. La route s’annonce encore très longue.

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Micromania et les 40 voleurs

Bonjour et bienvenue pour un nouvel article, fait accessoirement avec le nouvel éditeur WordPress.  Cela étant passé, et en attendant des articles plus poussés pour décembre,  nous allons parler… actu. Alors attention, quand je dis « actu » , juste ce qui concerne mon loisir préféré. 

Alors voilà : vous avez sans doute vu passer en bon geeks que vous êtes, une affaire avec Micromania, qui demande à certains de ses clients ayant acheté en ligne de payer un complément par rapport à certains achats. Que s’est il passé exactement ? 

Tout commence à la fin du mois d’octobre : une faille sur le site de l’enseigne permettait d’acheter des articles avec un prix réduit de 90% par rapport à la valeur habituelle. Il fallait pour cela remplir le panier et puis couper Internet, le réactiver et revenir ensuite sur le site, le panier gardait les articles enregistrés à prix modique. En gros, c’est une faille, que des petits malins ont jugé bon d’exploiter. 

Et le bruit s’est vite répandu,  grâce à l’aide de certains sites qui présentaient cela comme « astuce » pour payer  moins cher. Les médias ont même fini par en parler. Mais voilà,  ceux qui en ont profité ont fini par se faire rattraper par la patrouille.  Et Micromania leur demande de payer la différence en cette fin de mois de novembre.  Beaucoup se sont plaints en jugeant les sommes trop élevées. Cela peut monter à 1700 €, voire 16 400 pour un des témoignages. L’homme avait en effet acheté 40 PS4, tranquille.  C’est vrai qu’une PS4 à 50 € c’est absolument normal…

Bref. Beaucoup ne comprennent pas et crient à l’injustice. Sauf que Micromania est dans son droit. Si l’affaire va jusqu’aux tribunaux, et ça risque vu l’entêtement de certains, l’enseigne au M blanc aura raison sur toute la ligne. Tout simplement parce qu’il y a eu fraude.  Même pas la peine d’invoquer le fait que le site ait été codé avec les pieds,  et donc qu’ils sont aussi coupables, ( je l’ai vu),  ça ne marche aucunement dans ce cas.  Tout simplement parce qu’il  y a eu manipulation : en effet, le wifi ne s’éteint pas automatiquement.  Et vu la vitesse à laquelle la fraude s’est répandue, la bonne foi sera difficile,voire impossible à prouver dans ces cas là. C’est dingue le nombre de box qui se sont éteintes dans un laps de temps aussi court. A croire que la France est devenu un vaste souterrain, dites donc! Et vous croyiez naïvement que de grosses quantités ( comme les 40 PS4 d’un seul coup), ça allait passer inaperçu longtemps ?

Inutile de dire que « eux nous volent au vu des prix pratiqués, alors on peut bien les voler aussi ». Non. Ça prouve juste que vous étiez conscients de votre acte, et que vous manipuliez sciemment pour tenter d’avoir des choses à pas cher. Si vous trouvez les prix de MM trop chers, un bon conseil : allez ailleurs. C’est aussi simple que ça. Et dites vous aussi que si M. Leclerc ou M. Mulliez (Auchan) peuvent vendre des jeux  moins chers, c’est qu’ils peuvent rattraper la différence sur les autres produits, et croyez-moi, ils auraient retiré ce loisir de leurs rayons si cela ne leur rapportait pas, même un peu. Micromania ne vend quasiment que ça et donc a peu de marge. Et le fait de manipuler une faille annule le fait que suite à une erreur de prix, le vendeur doit le vendre au prix indiqué, car la facture indiquait le vrai prix et non le prix payé au final.  Pire, cela s’apparente à du hacking. 

« Je n’ai pas l’argent qu’ils me demandent! »  Il existe des moyens légaux pour payer  ce que vous devez. Je ne sais pas, étalez vos paiements,  voyez avec votre banque ou  Micromania, pour un arrangement.  Mais ne faites pas le mort, ou le faux rebelle ani-capitaliste  car cela pourra être encore pire.  Si jamais vous recevez un ordre exécutoire, vous serez dans l’obligation de payer. Et peut-être pas que votre dette. Si jamais cela va devant les tribunaux, comme Micromania aura raison dans tous les cas  (bonne chance pour prouver que vous passiez dans un tunnel PILE lorsque vous commandiez sur leur site ou que c’est votre gamin/neveu de 5 ans qui a fait le coup),  vous devrez également payer TOUT les frais engagés par l’enseigne. 

 Si vous aviez fait preuve de bon sens, vous n’auriez pas plongé la tête la première dans cette combine qui au final se retourne contre vous. Car la manipulation caractérise sans problème le vol. Pire, pour celui aux 40 PS4, imaginez si cela est requalifié en recel : la loi stipule que c’est le fait de détenir, de dissimuler, de transmettre ou de servir d’intermédiaire pour une chose que l’on sait volée, ou de tirer un bénéfice conscient d’une chose volée. Là, c’est 5 ans de prison et 375 000 € d’amende.  Et si vous ne pouvez payer immédiatement, la Justice s’arrangera pour que le demandeur  recouvre progressivement la somme, notamment en vous prélevant une partie de votre salaire. Ce qui implique donc que votre employeur sera informé de votre situation. Dans le pire des cas, il ne vous restera pour vivre que l’équivalent du RSA ( un peu moins de 500 €), pour subvenir à vos besoins vitaux. C’est la part  » irréfragable ». Et bon courage ensuite pour  faire un emprunt en cas de grand projet auprès d’une banque vu que vous serez fiché à la Banque de France. 

Vous voyez, ça peut aller très loin.  Jouez aux cons, et les ennuis vont se multiplier. La machine judiciaire étant une broyeuse…  Mais je pars du principe que la majorité sont des adultes responsables de leurs actes.  Il ne s’agit pas de défendre à tout prix Micromania, non.  Je n’achète que rarement chez eux. Et ils ne m’ont absolument pas payé pour que j’en parle et heureusement d’ailleurs. Juste qu’il faut à un moment assumer ses actes. 

Voilà c’est tout pour cette affaire. A bientôt pour un nouvel article. 

[Critique Film] Sale Temps à l’Hotel El Royale

Je dois l’avouer, Sale Temps à l’Hotel El Royale est une des très bonnes surprises de cette année pour moi. Je n’en attendais pas spécialement quelque chose, et pourtant j’ai été agréablement surpris par le deuxième long métrage de Drew Goddard.
Justement, mérite-t-il de lui accorder encore plus de crédit après La cabane dans les bois? La réponse est oui.

Smoke and Mirrors

el royale bridges erivo

El Royale, c’est le nom d’un hôtel miteux qui a connu autrefois son heure de gloire et qui a pour mérite d’être à cheval sur deux Etats : la Californie et le Nevada. Sept personnes y arrivent lors d’une matinée de janvier 1969 dans la même journée et ont leur propres raisons d’être ici. Un trou perdu qui ne va pas tarder à se transformer en enfer…
Goddard (pas Jean-Luc) n’invente rien, et je dirais même que ses inspirations son visibles. Ce huis-clos s’apparente même, à de nombreux égards, à du théâtre. La première scène est exactement comme ça : on voit un homme dans un décor d’une chambre d’hôtel, démontant le plancher pour y plaquer ce qu’on suppose être le magot d’un braquage. On y entend que de la musique et quelques sons. Aucun dialogue, rien.
J’ai bien dit « on suppose », parce que rien ne permet de le confirmer. Et à vrai dire, des suppositions, le spectateur en fera plein le long du métrage, tant le réalisateur prend un malin plaisir à le guider sur de fausses pistes. Dès le départ, le jeu n’est que fausses-pistes, fausses identités et jeux de miroirs dans ce qui va tourner au jeu de massacre.
Une des forces du film est son casting absolument impeccable : Jeff Bridges est impérial en prêtre ayant des absences, Dakota Johnson incarne une jeune femme rebelle armée d’un shotgun, et Chris Hemsworth en gourou est surprenant. Et encore, je n’ai cité que quelques uns d’entre eux. On retiendra aussi Lewis Pullman en un excellent réceptionniste traumatisé.
Le film prend son temps pour tout dévoiler. Ce n’est que petit à petit que le spectateur reconstitue le puzzle de cette intrigue à tiroirs. Et lorsque ça tâche au rouge, ça fait souvent mal.
El Royale bénéficie d’une écriture intelligente et Goddard ( toujours pas Jean-Luc… Ok, j’arrête avec ce gag foireux), sait mener ses acteurs. Le genre de cinéma pop et décomplexé comme on en fait rarement. On notera aussi une excellente musique faite par Michael Giacchino et un choix de chansons absolument génial apportant une certaine ambiance.

Mais tout n’est hélas pas parfait : le « chapitrage » du métrage plombe hélas le rythme global, notamment dans la seconde partie.

L’Amérique face à ses démons

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Ça , c’était pour la première lecture. Pour la seconde, on voit que Goddard arrive à transmettre quelques messages bien sentis sur notre époque : une Amérique divisée, voire traumatisée par un passé qu’elle regrette et a bien du mal à avancer. Un pays paranoïaque, dans lequel le mensonge, comme dans le film devient de plus en plus la norme ( notamment avec l’autre taré de président….) et le parallèle Nixon/ Trump ne trompe pas. En effet, dans El Royale,, nous avons bien du mal à démêler le vrai du faux. Imaginez ce que ça dit dans une ère où les « fake news » sont devenues quasiment une norme… la résonance est évidente, et les derniers événements de ces jours derniers (retrait d’une accréditation présidentielle d’un journaliste de CNN) lui donne encore plus de poids.

Beaucoup diront que c’est du « sous-Tarantino ». Ce n’est pas forcément faux, mais pas vrai pour autant. C’est une erreur d’attendre de faire aussi bien que le maître absolu pour un deuxième long-métrage. Goddard s’en inspire, ça se voit, mais y apporte aussi une touche personnelle. Certes, ça ne défouraille pas dans tous les sens, mais est-ce vraiment ce qu’on attendait ?
Malgré une fin trop conventionnelle à mon gout, Sale temps à l’Hotel El Royale apporte un petit vent frais dans le cinéma de genre.

affiche el royale

Sale temps à l’Hotel El Royale 

Réalisation :  Drew Goddard

Genre : Thriller

Avec : Jeff Bridges,  Dakota Johnson, Chris Hmesworth, Cynthia Erivo…

Durée : 2 h 22 

Distribution : Twentieth Century Fox France

En salles depuis le 7 novembre 2018.

Film vu au cours d’une séance achetée par mes soins au Pathé Orléans.

Geek Contest #20 : Le Moyen Âge

J’en ai manqué des Geek Contest depuis quelques temps… Mais je dois avouer que celui de ce mois-ci  est particulièrement intéressant car il s’agit du Moyen Âge.

Petit rappel historique : les historiens  qualifient de « Moyen Âge » la période qui va de la la chute de l’Empire Romain d’Occident (476 ap. J-C. ) jusqu’à la prise de Constantinople en 1453 ou à  1492  avec la redécouverte de l’Amérique par Christophe Colomb.  Ils le découpent en trois périodes successives : le haut Moyen Âge, le Moyen-Âge central et le Moyen Âge Tardif. En gros, et quelle que soit la date d’arrêt ( qui varie selon les historiens, les vrais, pas Lorant Deutsch, ni Bern, ni Ferrand, c’est toujours bon de le rappeler) , c’est une période qui s’étale sur près de 1000 ans.  Bien que mal-aimée et vue comme une période sombre de l’histoire européenne, tout n’était cependant pas si noir et la période a été propice à des progrès, des découvertes et diverses inventions qui servent toujours aujourd’hui. Enfin, petit rappel de vocabulaire  : l’adjectif  pour qualifier quelque chose en rapport  avec cette période est « médiéval », et non « moyenâgeux » qui désigne quelque chose de très daté.  Je le précise car j’entends encore trop de gens faire la confusion et franchement, ça m’irrite les oreilles. 

Bien entendu, cette longue période de l’histoire des hommes était également une mine pour les créateurs en tous genre. Que ce soit en jeux vidéo, films, ou littérature. Comme ça tombe bien, le Geek Contest  de ce mois consiste à trouver un film, un jeu vidéo, une série, un livre et une personne célèbre ou un objet en rapport avec cette période. Voici donc ma sélection.

Le jeu vidéo : MediEvil

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Il faut toujours que je trouve un moyen aux alentours d’Halloween de parler de MediEvil. Et il se prête bien à se thème car le jeu se passe en 1286, dans le pays de de Gallowmere, qui rappelle fortement l’Angleterre médiévale. C’est vrai, c’est  un jeu qui traite le sujet de façon naïve, mais on y trouve sorcières, potirons, squelettes, armures,  rois, et même les décors évoquent parfois l’époque médiévale avec certains éléments tels que  les grands drapeaux de certains niveaux. A vrai dire, les détails par rapport à l’époque où se déroule le jeu sont tellement nombreux qu’il serait impossible de tous les lister.  On notera aussi que le nom du jeu est un mélange entre « Medieval » et « Evil » , donc il a  sa place ici. Toujours est il que le remake devrait arriver en 2019 sur PS4. 

 

Le film : Robin des bois, prince des voleurs ( 1991)

affiche robin des bois

Célèbre héros anglais dont la légende fut maintes fois adaptée au cinéma, dont une par Disney,  j’avais le choix pour le film le mettant en scène mais  je crois que c’est le métrage de Kevin Reynolds qui m’a le plus marqué. Plus orienté action,  il a peut-être assez mal vieilli techniquement, mais il reste selon moi encore largement valable au niveau des péripéties, même si le méchant n’est plus Jean Sans-Terre mais le Shériff de Nottigham lui-même, joué par un excellent Alan Rickman.  A noter que la chanson phare du film n’est autre que « Everything I do » de Bryan Adams… Il devient quoi d’ailleurs ?

La série : Kaamelott

kaamelott

Evidemment!  Comment n’aurais-je pas pu mettre Kaamelott dans ce Geek Contest ? Oui, d’accord il y est déjà sur le thème de la nourriture, mais c’est avant tout une parodie de l’Angleterre médiévale, avec une réécriture hilarante du mythe du roi Arthur (dont nous ne sommes pas certains qu’il ait réellement existé), et de ses chevaliers de la Table Ronde. Dialogues, stupidités en touts genre, les premières saisons donnent dans les sketchs drôles tandis que la fin de la série  adopte un ton plus sérieux.  La série d’Alexandre Astier méritait de se retrouver dans  ce Geek Contest. Normalement, je ne devrais pas être le seul à l’avoir mis.

Le livre : Les Piliers de la Terre, de Ken Folett

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Alors là, on touche à du lourd, au sens propre comme au figuré. Les Piliers de la Terre est un ouvrage massif, et bien que l’intrigue soit une fiction, l’auteur donne une description incroyable de l’Angleterre du XIIe siècle, avec une très grande précision. Un sentiment de réalisme se dégage lorsqu’il décrit un pays ravagé par la guerre et la famine. L’histoire suit l’épopée de Tom, qui devient  petit à petit bâtisseur de la cathédrale de Kingsbridge. Bien entendu le récit comporte de multiples intrigues, mais c’est tellement bien fait au cours de ses 1050 (!)  pages, qu’on sent que l’auteur a fait un véritable travail d’historien, bien qu’il n’en soit pas un de profession.  Certains en France qui se prétendent comme tels devraient en prendre de la graine ( vous les connaissez déjà)…

Personnage : Marco Polo

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Sans doute le plus grand  voyageur de l’époque. Marco Polo partit en chine par la Terre, par un chemin qui s’appelait alors La Route de la Soie, et devint notamment un des favoris de l’Empereur Kubilaï Khan.  Il ne revint à Venise qu’ en 1295, après un séjour de 24 ans en Asie. Il consigna son épopée et ses découvertes par écrit.  Il inspira ainsi dans les siècles qui suivirent d’autres explorateurs à se lancer sur ses traces, tels que  Vasco de Gama ou Christophe Colomb, qui choisiront eux la voie des mers. Disons que depuis Marco Polo, gagner les Indes et l’Asie par la voie terrestre a été rendue très difficile pour les chrétiens depuis l’irruption des Turcs… 

Voilà, c’est tout pour ce Geek Contest. j’espère pouvoir faire celui du mois prochain aussi. N’oubliez pas que le concept a été crée par kavaliero et que vous pouvez aller rendre une visite aux autres participants.  A bientôt. 

 

La PS 1 Classic Mini : 99 € pour ça ?

ps 1 mini

Nintendo a lancé la mode, et le rétrogaming est atteint ces dernières années par le syndrome des consoles « Mini ». Une manne qui ne pouvait évidemment pas échapper longtemps à Sony qui compte bien prendre sa part du gâteau en lançant sa PS 1 Classic Mini. Ils ont communiqué dessus le mois dernier en dévoilant les cinq premiers jeux de la liste, et en ouvrant les précommandes à partir de là.  Mais comme la liste officielle des jeux en occident a été dévoilée, je ne sais pas pour vous, mais je me sens floué.  Non pas que les jeux soient des daubes finies, loin de là, (quoique, pour certains…) et il y a même des jeux cultes. Mais si Nintendo voulait faire plaisir aux joueurs en mettant beaucoup de références de l’ère 8 ou 16 bits, on a l’impression que Sony  fait ça dans un but purement commercial. Voyez plutôt la liste intégrale : 

Battle Arena Toshinden

Cool Boarders 2

Destruction Derby

Final Fantasy VII

Grand Theft Auto

Intelligent Qube

Jumping Flash

Metal Gear Solid

Mr Driller

Oddworld: Abe’s Oddysee

Rayman

Resident Evil Director’s Cut

Revelations: Persona

Ridge Racer Type 4

Super Puzzle Fighter II Turbo

Syphon Filter

Tekken 3

Tom Clancy’s Rainbow 6

Twisted Metal

Wild Arms

Le ratio entre jeux cultes  et jeux moyens est trop faible pour justifier une telle dépense. Par exemple, pourquoi Rainbow Six ? Sachant que la version PS1 est une sous-version de celle du PC… et la tactique anti-terroriste façon « réaliste », ce n’est pas ma came, vraiment. Jumping Flash, c’est marrant 5 minutes, pas plus. Syphon Filter ? Les deux suites sont tellement mieux (bien qu’elles forment une histoire complète), idem pour Twisted Metal. Sans compter que certains jeux accusent vraiment leur âge et vieillissent mal : ceux qui joueront au premier Wild Arms risquent d’avoir un choc.  Toshinden et Destruction Derby pouvaient faire illusion lors de la sortie de la console, mais ils ont vite été dépassés. Notamment pour le premier, qui fait pâle figure  à côté de Tekken 3 également inclus!  Ridge Racer Type 4, est loin d’être le meilleur jeu de course automobile de la console, autant mettre Gran Tursimo 1 ou 2 dans ce cas. 

Vous voyez, ces titres auraient pu être remplacés par d’autres : Crash, Spyro, MediEvil, bien que faisant l’objet de remakes, avaient aussi leur place.  Où sont Tomb Raider, FF VIII, FF IX, Legend of Dragoon pour les RPG ? Et dans ce domaine je n’aurais pas été contre un Chrono Cross ou un Xenogears. Pourquoi pas un Valkyrie Profile, en remplacement du premier Persona. Quand je pense que les joueurs japonais auront Parasite EveFinal Fantasy VII, c’est bien, c’est culte. Sauf qu’on le trouve à peu près partout maintenant, notamment avec les versions spéciales ( graphismes améliorés avec textures HD) et il n’est pas vraiment cher à l’achat. Rayman, c’est pareil, il est loin d’être rare.

Klonoa, Tombi, Tail Concerto, je pense aussi à vous. Et que dire de Symphony of The Night, considéré comme l’un des meilleurs Castlevania ?

Voilà. Il y avait tellement mieux à faire, tant la première PlayStation avait des hits à la pelle. Mais là, c’est trop moyen pour justifier le prix , même si, soyons honnêtes, la liste de jeux n’aurait pu en aucun cas contenter tout le monde. De plus, même si la plupart des jeux avaient bénéficié de textes en français ( voire de doublages pour MGS et Syphon Filter), nous n’aurons droit qu’aux versions américaines! Incompréhensible.

Toutefois, j’espère que si Sega parvient à sortir sa Megadrive « Mini » officielle, que l’éditeur suivra plus les traces de Big N que de Sony….

Pour finir, je vous mets le lien vers mon très estimé collègue bloggeur  Romain, qui a lui aussi écrit un article sur le sujet et encore plus incisif que le mien. Allez lui rendre aussi visite, ça lui fera plaisir.