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Nolife : Bien plus qu’une chaîne de télé

FIN.

THE END.

Nolife vous prie de l’excuser pour l’interruption définitive de l’image et du son.

C’est fini.

L’aventure Nolife est terminée. Le chapitre, long de 11 ans, un record pour une chaîne indépendante spécialisée, se referme. Tant de pages ont été écrites. Tant de choses, de tranches de vie, qui resteront désormais dans les souvenirs.

Ils ne savent pas ce qu’ils ont fait, mais c’est énorme

nolife continue

Parce qu’avec la fermeture de Nolife, bien qu’elle émette encore quelques jours, histoire d’écouler les dernières émissions inédites avant la coupure, je pense qu’on perd bien plus qu’une chaîne de télé. On perd un port d’attache, quelque chose qui permettait aux gens de se retrouver, dans des domaines peu voire pas du tout présents à la télévision. Quand ces pans de la culture n’étaient pas carrément méprisés par ce qu’on appelle le  » grand public » mais qui n’a de « grand » que le qualificatif. Pour la plupart de ses spectateurs, c’est tout un pan de la culture geek et vidéoludique qui disparaît du PAF. Et aussi, un média qui n’a jamais diffusé autant de J-Music.

Mieux, Nolife faisait office de lien social envers diverses personnes qui sans elles ne se seraient jamais rencontrées en temps normal.  Aurai-je connu toutes ces personnes que je revois lors des concerts sur Paris, ou lors des restaurants de Japan Expo ? En tant que photographe non-officiel, je faisais le tour des tables… Aurai-je connu entre autres, Mathieu, Benjamin, Christophe, Aurélie, Erell, Céline, Hélène, Cyrille, Quentin, Janek, Charlotte et tous ceux que j’ai oubliés mais à qui je pense tout de même ?  Ce lien là, je ne veux pas le perdre. J’espère vous revoir.  Parce que ces liens, c’était quelque chose de sincère, quand bien mêmes les contacts étaient espacés.

Il faut se dire aussi que la majorité de ses spectateurs a maintenant entre 30 et 40 ans. Sachant que la chaîne en a vécu 11, c‘est tout même environ pendant UN TIERS de notre vie qu’elle nous aura accompagnés. Nolife revendiquait ses thématiques pointues, le fait de ne pas forcément s’adresser au grand public, mais où tout le monde était bienvenu. Et nous ne reverrons probablement jamais une chaîne comme cela, unique au monde. Même si on savait qu’elle pourrait s’arrêter. Les choses n’ont jamais été faciles pour elle. On pourrait en vouloir à plein de gens, plein d’investisseurs comme je l’ai déjà dit plus haut. Je ne me contenterai de ne dire qu’une chose , qui parlera surement à ceux qui ont des offres TV étendues : Sans Nolife, J-One n’existerait pas.

Pour signifier ma tristesse, voici une reprise de « La Tristitude » d’Oldelaf, version « Nolifienne »:

La tristitude, c’est de savoir que Nolife a fermé,
Qu’on ira r’passer des dimanches chez mémé plutôt que devant la télé
Que des chaines merdiques s’ront là au déjeuner,

De la TNT ou des offres télé,  IDF1, NRJ12,  Non Stop People, merci j’ai déjà donné.
C’est elles qui f’raient mieux d’fermer, plutôt que de pérorer,
Ou de nous prendre pour des teubés, nous on préférait geeker,
C’était Nolife qu’il fallait sauver, même sans la puissance des financiers.
La tristitude, c’est vous, c’est nous, les spectateurs de la chaine et le staff. 

La culture geek existe et existera toujours… sous d’autres formes

plaquette Nolife

Mais… Peut-être est il trop tard. Trop tard pour se dire que la culture geek est morte. Bien au contraire! Nolife n’est plus. Mais elle a pavé la voie. Elle nous aura appris à aimer nos passions, trop bizarres aux yeux de beaucoup,  mieux encore, elle nous a incités à les REVENDIQUER. A en être fiers. A dire au  » grand public » et autres « ménagères » d’aller se faire voir si on le souhaite.  Sinon, à quoi cela aurait-il servi ? Son forum a réuni une forte communauté. Des amitiés réelles se sont formées, tout comme des couples, dont certains ont désormais des enfants.  A notre tour, maintenant de transmettre ce qu’elle a laissé. Jeux vidéo, J-Music,  Cultures de l’imaginaire, tout cela doit perdurer. Et je suis persuadé que cela se fera. Parce que au cours de ses 11 années, cette culture geek s’est développée.

Il existe maintenant des conventions qui revendiquent le fait de célébrer cette culture, un peu partout en France, la grand-messe ayant lieu le premier week-end de juillet à Japan Expo, mais celle-ci existait avant le lancement de Nolife. D’autres, plus intimistes, plus authentiques, ont vu le jour. Je pense notamment aux Geek Faeries, à Selles-sur-Cher. Il y a deux ans, je passe devant un stand d’une maison d’édition qui publiait des livres des livres de science-fiction et de fantasy. Je discute avec la jeune femme qui tenait le stand pendant une heure. Il n’y avait personne, donc on apris le temps. Elle voit ma sacoche Nolife et  me dit : «  Je vois que vous êtes spectateur de la chaîne, sachez que je participe à l’émission Rêves et Cris . » Comme quoi, le hasard faisait bien les choses. Maintenant, si nous devrons parler de Nolife au passé, les conventions, elles, perdureront surement.

Quant à savoir si un média comme Nolife  renaîtra un jour… Je suis certain que lorsqu’ ils se seront reposés et auront digéré cette fin très amère, nous nous retrouverons. Alex et Sébastien nous feront sans doute part de leur prochain projet quand le moment viendra, mais je doute que ce soit sous forme d’une chaîne de flux, déjà qu’en 2007, c’était chaud de se lancer.  Mais si c’était quelque chose d’encore plus grand ?  De plus fou ? Mais ça risque de prendre un peu de temps.

A l’heure actuelle, la comparaison avec Arte n’est pas idiote. La philosophie d’approche est même très semblable. Je suis certain que les rubriques jeux vidéo ou même culturelles ne dépareilleraient pas sur la plateforme Arte Creative. Elle qui  propose notamment Art of Gaming, présenté par Trinity, une émission vraiment intéressante. De plus, le directeur des programmes est Alain le Diberder. Si ce nom ne vous dit rien, sachez que c’est lui qui a lancé Canal+ dans les nouvelles technologies au milieu des années 90. Cyberflash avec la présentatrice virtuelle Cléo, c’est lui. Cyberculture aussi. Il a également lancé C: et Game One. Un espoir peut-être ? Mais laissez-moi rêver enfin!

Pour le moment, quelques anciens membres de la chaîne tiennent déjà des émissions  via Twitch ou des podcast audio. Médoc, ancien présentateur de l’émission EXP  consacrée aux jeux de rôle fait des streams assez régulièrement, et fait aussi le podcast Le Cosy Corner avec son compère Moguri. Je vous assure c’est à écouter. Vous avez aussi Caroline qui streame aussi certains soirs. Et n’oublions pas Damdam, habituée depuis longtemps de la plateforme.  Je mettrai les liens en fin d’article. Et des let’s play, vous en avez plein, désormais. A vous de choisir le youtubeur/streameur qui vous convient.

Mais c’est surtout au travers des livres que cette culture se voit le mieux. Des maisons d’édition à la thématique geek ont vu le jour ces dernières années, c’est fou. Entre Omaké Books, de Florent Gorges, qui était également sur la chaine, Mana Books, Third Editions, Pix’n’Love,  L’écureuil Noir du Docteur Lakav,  vous voulez de la culture japonaise, du jeu vidéo et aussi des choses autour de ce loisir  ? Vous avez le choix.  Pareil pour l’imaginaire…

Les ambassadeurs

Donc, l’esprit de Nolife est bien là. Mais plus que tout, ce sera à nous de faire en sorte qu’il persiste. Il ne s’agit pas de se lancer dans des projets fous. Des projets sans moyens en pensant faire comme elle. Ce serait sans doute suicidaire. Même si j’ai vu quelque chose qui semblait un poil sérieux. Je surveillerai ça de près. Et je suis sur que d’autres naîtront, peut-être encore plus fous.

Mais ce n’est pas de ça dont je veux vous parler.  Nolife a fait de nous, désormais, ses ambassadeurs. Il existe des lieux où les anciens membres du forum se retrouvent.  le Notamment un forum, qui s’appelle le forum de l’Association des Téléspectateurs de Nolife (ATNL), qui s’est formée lorsque la chaîne était en redressement judiciaire. Toutefois le forum de la chaîne reste ouvert pour quelques temps. Mais  je suis sur que lors des conventions à venir, des rencontres IRL, Nolife sera évoquée avec bienveillance. Et c’est peut-être pour ça que rencontrer les autres est essentiel. Pour ne pas rompre le lien qu’elle a su créer. Pour se remémorer la chaîne, son esprit… refaire le monde comme si elle existait toujours… Tout ce que je sais pour le moment, c’est qu’elle m’a rendu plus sociable au moment où j’étais au plus bas dans tous les domaines.

Chez moi, l’esprit de Nolife vivra toujours. Grâce aux liens que j’ai pu nouer grâce à la chaîne,  mais aussi grâce à ce qui se trouve sur cette photo:

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C’est une bannière faite par Mathieu il y a de cela 10 ans. J’ai eu de graves problèmes de santé, et je n’ai pu me rendre à Japan Expo,  car je suis allé faire ma convalescence dans le Tarn de mes ancêtres. Il a alors eu l’idée de faire une bannière à mon intention, en tant que membre du forum, et de faire signer le staff de la chaîne et les membres du forum qui y étaient présents. Reste une pièce unique. Moi j’ai la bannière verte, lui, la rouge qui est plus grande. Mais grâce à cela l’esprit de Nolife restera un peu chez moi. Et chez lui, aussi.

Voilà, maintenant, il reste à dire un dernier  » Merci » au staff de la chaîne. Merci pour la soirée de dimanche, et désormais, la fin [E] de NieR Automata n’aura pas la même saveur. Une saveur…particulière. J’ai du mal encore à me dire que la chaîne n’est plus.

A tout ce qui nous a unis,  pour les projets qui se sont faits, et qui naîtront. A notre chaîne déchue, à ces 11 années de grand huit, d’ascenseurs émotionnels, car si ce fut le cas pour le staff et sans doute puissance 1000, ce fut aussi le cas pour  ses spectateurs.  A tout le bonheur que  vous nous avez apporté, aux liens de la communauté que vous avez fait naître, aux connaissances, aux amis, aux moments de Japan Expo, à nous, à vous. 

Merci, Nolife. Même si ce mot est ridicule car c’est au-delà des mots pour ce que vous avez réussi à faire. Merci, et au revoir. J’ai bien dit « au revoir » et non pas « adieu ».  Car je suis sur que cette longue aventure, 11 ans tout de même, n’était autre qu’un… DÉBUT. 

Liens utiles :

Le forum de la chaîne reste encore ouvert quelques jours, profitez-en pour dire un dernier au-revoir au staff, ils le méritenthttps://forum.nolife-tv.com/

Le forum de l’Association des Téléspectateurs de Nolife, utile pour se retrouver une fois que le précédent aura fermé : http://forum.atnl.fr/index.php

Le Ask Me Anything de Sébastien Ruchet, si vous avez des questions à lui poser sur la fermeture de Nolife ou le féliciter du travail accompli l’un n’empêchant pas l’autre et l’inverse est également vrai : https://www.reddit.com/r/france/comments/8ay8u3/je_suis_s%C3%A9bastien_ruchet_de_nolife_la_cha%C3%AEne_de/

Les chaines Twitch : 

Damdam : https://www.twitch.tv/damdamlive

Médoc : https://www.twitch.tv/elmedoc

Caroline : https://www.twitch.tv/kaorinchan

Pour écouter le Cosy Corner, de Médoc et Moguri : https://soundcloud.com/lecosycorner

La venue d’une nouvelle émission, d’un stream est généralement annoncée sur les réseaux sociaux, donc tenez-vous au courant par ce biais si vous voulez aller leur rendre une petite visite. Je suis sur que ça leur fera plaisir.

 

 

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Geek Contest #13 Pourquoi c’est drôle, l’humour ?

Heureusement qu’il y a Kavaliero et son Geek Contest pour faire oublier le contexte morose de ces derniers jours, notamment avec la nouvelle apprise dans l’article précédent. Mais peut-être que c’est dans ce genre d’articles, ou avec les TFGA d’Alex, que la culture Geek se transmettra un peu en révélant aux autres ce que nous aimons dans le domaine. Car ce sera à nous de reprendre le flambeau hélas laissé vacant par Nolife. Mais plutôt que de vous faire un autre article sur la chaîne-je ne vous cache pas qu’un autre arrivera- respirons un peu, je vais vous faire part de mon Geek Contest d’avril, qui porte sur l’humour. Donc, voici mon classement :

Le jeu vidéo :  Day of the Tentacle

dott-logo

Je pense que beaucoup citeront des jeux de feu Lucas Arts dans cette catégorie. Car il faut bien le dire, leurs jeux étaient des merveilles d’humour et d’inventivité. Le mien se porte sur Day of the Tentacle, délicieusement dingue et déjanté, ne serait-ce que par la tronche des trois héros principaux. Le contexte est simple : la Tentacule Pourpre, un des animaux de compagnie du Docteur Fred, a bu de l’eau polluée par le Pollu-O-Matic et veut désormais dominer le monde. La tentacule Verte donne l’alerte et envoie une lettre à Bernard, Hoagie et Laverne. Ils décident de se rendre au manoir pour trouver u moyen de contrer les plans de Pourpre, que Bernard libère à son arrivée. Le dr. Fred leur propose alors d’emprunter le  » Chrono WC », des toilettes qui permettent de voyager dans le temps. Le trio devrait normalement se retrouver une journée avant que Pourpre ne boive l’eau. Mais, alimentés par un diamant en toc, les trois cabines partent..loin. Hoagie se trouve bloqué 200 ans dans le passé, Laverne 200 ans dans le Futur et Bernard… dans le présent. Le jeu avait des énigmes originales, comme par exemple, celle de faire abattre un « cerisier » à George Washington… Si vous ne l’avez pas fait, sachez que le jeu a été réédité en version HD sur PS4 Xbox One et PC.

Le film : La cité de la peur

affiche la cité de la peur

Le film de Les Nuls est un classique du genre. Délicieusement absurde, je serais capable de réciter les meilleures vannes du film, voir le film entier si on me demandait. L’histoire : Pendant le Festival de Cannes,  un serial killer tue tous les projectionnistes du film « Read is Dead« , réalisé par Odile Deray, à la manière du tueur du film.  Or, ces dernier s’avère être un navet intégral. Elle se dit que cela pourrait faire une belle pub au long-métrage. Dans le même temps, Serge Karamazov va servir de garde du corps à Odile, mais aussi à Simon Jérémi, l’acteur principal du film.  Un film idéal qui conclut en beauté l’aventure des Nuls.

La série : Friends

friends

J’aurais pu mettre de nouveau Red Dwarf mais ça aurait fait redite.Alors je mets Friends, qui a alimenté mes années collège et lycée. Mieux encore, je pouvais voir les aventures de Rachel, Monica, Phoebe, Ross, Joey et Chandler en version originale sous-titrée, car mes parents étaient abonnés à CanalSatellite, et c’était Canal Jimmy qui avait ce privilège.  Je me souviens que je gérais le trafic de VHS de la série au lycée. C’était drôle,  et bien produit. Pas étonnant qu’elle soit désormais culte parmi les sitcoms…

Le livre : Les annales du Disque-Monde

disque-monde

Ou plutôt, la série de livres. Le Disque-Monde, créé par Terry Pratchett, est un univers foisonnant, prouvant que l’héroïc fantasy pouvait être plus « fantasy » que « héroïc ». Vous découvrirez des héros hauts en couleurs, souvent déjantés, et des histoires qui ne manquent pas de piquant, le tout sur une planète toute plate, posée sur le dos de quatre éléphants eux mêmes debout sur la carapace d’une tortue géante  qui navigue dans l’univers. On y croise d’ailleurs souvent La Mort… L’avantage, c’est que ces monuments d’absurde peuvent être lus dans n’importe quel ordre…

La personne : François Pérusse

francois pérusse

Et c’est un Québécois qui  est dans cette catégorie. Je ne le remercierai jamais assez pour  ses capsules Les 2 minutes du Peuple, que j’écoutais d’abord sur Rires et Chansons, puis Internet aidant, je peux maintenant en écouter plein sans me soucier des horaires.  Tempo rapide, jeux de mots, absurdités en tous genres,objets improbables ( on se souviendra des joints d’étanchéité pour conduits d’évacuation de climatiseur de morgue),  les pastilles, d’une durée d’environ 2 minutes, disponibles en québécois et français standard, sont  à écouter et réécouter, encore et encore. Et j’espère que vous avez déjà entendu « Le petit commerçant », sa dernière pastille en français standard, qui prouve qu’il n’a rien perdu de sa verve et son humour mordant. 

Voilà, c’est tout pour ce Geek Contest. N’hésitez pas à aller voir les autres sur cette page .

Et n’oubliez pas qu’il n’y a pas que la vraie vie dans la vie…

Merci pour tout, Nolife

logo-nolife

Bonjour, et bienvenue dans un nouvel article. Un billet pas très joyeux aujourd’hui sur une chaîne dont on a déjà annoncé plusieurs fois la fin.

Poison d’avril

Il y a des nouvelles dont on aimerait vraiment qu’elles soient un poisson d’avril.  Malheureusement, l’arrêt de Nolife a tout l’air de ne pas en être un. Sébastien Ruchet, son PDG, a annoncé hier dans une vidéo intitulée Le Point Final sur Nolife, la fermeture définitive le dimanche 8 avril au soir. Les raisons sont diverses. La crise du marché publicitaire depuis 2013, qui a  fait souffrir toutes les chaines thématiques, un public qui avait du mal à se renouveler, et surtout, le manque de volonté d’investisseurs potentiels pour relancer la machine en font partie.  Il n’en reste pas moins que, pour un projet qui devait durer 6 mois, elle a eu tout de même 10 ans de bonus. Il faut l’avouer, tenir près de 11 ans, pour une chaîne indépendante, je me demande si ce n’est pas un record. En tout cas, elle aura tenu plus longtemps que La Cinq. 

Une chaine qui imposait un traitement pointu des sujets

De toute façon, on savait qu’elle risquait de fermer à tout moment, la vie de la chaîne n’ayant jamais été simple depuis ses débuts, en 2007. Mais elle aura tout de même réussi son pari. J’ai l’impression que Sébastien et Alex partent avec le sentiment du devoir accompli. Il y avait un « avant » Nolife, il y aura un « après » Nolife.  La chaîne a su s’imposer sur des thématiques qui n’avaient que très peu droit de cité sur le petit écran : traitement pointu des jeux vidéo, présents et passés, ainsi que des genres (EXP Forever), jeux de rôle plateau, littérature de l’imaginaire, notamment.  Mais elle a surtout contribué à deux choses  essentielles : 

  • Le développement de la J-Music en France. En effet, Nolife a été la première chaîne française à diffuser de la musique japonaise, en grande quantité. Cela leur a été reproché par certains grincheux, et pourtant, cela ne représentait que 20% de la grille totale de la chaine. Il y avait même un J-Top le samedi soir!  Pour répondre aux quotas du CSA, elle passait aussi de la musique européenne et française ne s’étant portée sur les indépendants. Mais je pense qu’elle a contribué au développement des concerts de musique japonaise en France.
  • Le développement des webséries. La chaine a offert une fenêtre de visibilité à certaines séries du Net. Je pense notamment à Flanders Company, mais surtout à NOOB, dont le succès n’est plus  à démontrer. Et les deux n’ont pas manqué de la remercier pour ce qu’elle leur a offert.

De plus, jamais une chaîne n’était aussi proche de son public. Il y a un forum, sur lequel les téléspectateurs pouvaient réagir en direct sur ce qui se passait à l’antenne, sur d’autres sujets, et le staff répondait sans problème au besoin. D’ailleurs, lors des conventions, Sébastien Ruchet et Alex Pilot se sont toujours montrés très disponibles, malgré le travail qu’ils avaient à faire. Le reste du staff , c’était pareil lors des rencontres IRL. Le stand servait de point de chute lors de Japan Expo, idéal pour discuter entre membres du forum venant des quatre coins de la France. En cela, Nolife était une chaîne très particulière.

Ce qu’elle m’a apporté

Ou plutôt, ce qu’elle NOUS a apporté. Ça ne parait pas comme ça, mais je pense que sans la chaîne, peut-être n’aurais-je jamais connu C2J, qui partage ce blog avec moi.  Je n’aurai sans doute pas connu non plus certains amis, comme Mathieu, Aurélie ou Benjamin, pour ne citer qu’eux…  Les souvenirs de ce qu’elle m’aura apporté sont beaucoup trop nombreux pour que je les liste ici. 

La chaîne m’a permis de découvrir la variété de la J-Music, et que se dire « Geek » n’était pas ringard. Nolife m’aura fait découvrir des choses, beaucoup de choses, dans bien des domaines. C’est sur, après 11 ans de diffusion, je crois qu’elle m’a (trans)formé… et je ne suis pas le seul, j’en suis certain! 

L’avenir : une « Génération Nolife ? »

La semaine prochaine, nous nous réveillerons sans doute sans  Nolife dans nos téléviseurs. C’est certain, elle laissera un grand vide. Je suis persuadé qu’elle occupait une place que personne n’avait prise avant. Toutes les équipes y ont mis  toute leur détermination à faire vivre cette chaîne. Je souhaite le meilleur pour Seb, Alex, et tout le monde au sein de Nolife. 

Maintenant, je suis sur que ce qu’elle laissera en héritage ne sera pas vain. Encore faut-il que cela ne tombe pas entre de mauvaises mains. Je ne sais pas ce qu’il adviendra des contenus disponibles via Noco, la plateforme d’abonnements permettant de revoir les émissions et rubriques de la chaîne.  Existe t-il une « Génération Nolife ? » seul le temps le dira. Ce que je sais, c’est que sa légende commence. Et que ce sera à nous, ex-téléspectateurs de la chaîne, de reprendre le flambeau et de transmettre ce qu’elle nous a laissé. 

En guise de conclusion, vous pourrez vous demander pourquoi j’en parle. C’est vrai, après tout, ce n’est qu’une chaîne de télé. Que des chaines  sont mortes avant elle, et d’autres disparaîtront sans doute après. Oui, mais pas n’importe laquelle. Si j’avais été adulte lors de la disparition de La Cinq, j’aurais repris deux fois des pâtes. Là, c’est autre chose. C’est un feeling étrange que je ressens. Nolife était sans doute unique au monde, et elle n’aura rien transigé sur sa volonté d’indépendance.

Alors, pour tout cela, pour ces 11 années de courage, d’abnégation, et de programmes de qualité, merci Sébastien Ruchet, merci Alex Pilot. Vous vous serez battus, jusqu’au bout. Soyez-en fiers.  Merci pour tout, Nolife. 

[critique cinéma]Pacific Rim : Uprising

Je savais qu’il aurait été difficile d’égaler le premier film. Mais là, tout de même, ce qui aurait pu être un divertissement honnête n’est qu’un film largement dispensable, qu’on rangera au rayon des films d’action décérébrés au milieu des autres qui existent déjà. Pacific Rim Uprising ne tient pas ses promesses.
Le film n’a, en fait, aucun enjeu. Il offre un scénario d’une platitude sans bornes, dans lequel vous aurez droit à pas mal de clichés du genre : rivalités masculines et féminines, retournements de situations que l’on voit arriver à des kilomètres, mais là, en plus, on a droit à un méchant ridicule. les bonnes idées sont trop rares et hélas noyées dans le flot de tout le reste. Alors que le premier était une lettre d’amour à deux pans de la culture japonaise que sont les gros robots et les Kaijus, qui me rappelaient perso la série Evangelion, fleuron de l’animation japonaise, on nous colle ici un faux prétexte avec le fils d’un des héros du premier film qui retourne au camp d’entrainement de pilotage de Jaegers. Et tiens, parlons-en, des Jaegers… C’est quoi ce look complètement kawaii qu’ils ont collé à celui de la tête à claques qui sert d’héroïne ? SÉRIEUSEMENT ??? Mais bon, si encore c’était le plus grave… Mais…non. En réalité, plus de la moitié du film, c’est des pleurnicheries des différents protagonistes, et une lutte contre un Jaeger renégat. Les Kaijus ? Il ne sont là que dans le dernier tiers du film et par la volonté d’un méchant savant fou qu’on devine directement quand on le voit pour… bah parce qu’il est méchant et qu’il cachait bien son jeu, le bougre…

Le scénario multiplie aussi les incohérences. Les motivations des uns, et des autres ? OSEF. Si vous trouviez que les personnages du premier étaient mal écrits, que diriez vous de celui-ci… La façon dont ils découvrent le véritable but des Kaijus est aussi tiré par les cheveux. Le premier au moins, installait un rythme, et ne faisait pas du spectacle pour rien. Ici, même le Deus ex Machina qui permet d’affronter le monstre de fin, c’est du grand n’importe quoi, tout comme le moyen trouvé pour le battre.

Le métrage n’impressionne pas, et les combats sont filmés à la manière d’un vidéoclip. Le tout es trop rapide, trop expédié et il semble que certaines coupes de montage se voient. Bref, c’est une sous-copie du premier, sans le charisme des acteurs, avec un ersatz de scénario . Quelque chose s’est brisé entre les deux films, Pire , il brise toute a signification de son prédécesseur et la mythologie , pour aboutir à quelque chose qui est au niveau de la saga Transformers, et il y a vraiment de quoi pleurer. Deux choses ont fini de m’achever devant ce triste spectacle : la réplique de fin du héros au méchant qui rappelle un autre navet intégral, à savoir le deuxième Independance Day et le fait que Del Toro soit producteur de ce truc sans âme.

affiche pacific rim

Pacific Rim Uprising

Réalisation : Steven S. DeKnight

Genre : suite ratée

Avec : John Boyega, Scott Eastwood, Cailee Spaeny, Rinko Kikuchi…

Durée : 1h51

Distribution : Universal Pictures France

En salles depuis le 21 mars 2018.

TFGA S03 E05 : Les jeux qui fâchent

Bonjour et bienvenue dans un nouvel article. Il y a longtemps que je n’avais fait de TFGA, faute de temps et de moyens, mais  il n’est jamais trop tard pour se rattraper. là, Alex vient d’en proposer un tout frais avec  « Ceux dont on ne doit pas prononcer le nom », autrement dit, les jeux polémiques qui ont déçu, qu’on a lâché pour certaines raisons et qui peuvent être sujets à de grosses discussions. En effet, la liste qui va suivre sera purement subjective et personnelle.

5-Final Fantasy XIII

Final_Fantasy_XIII_battle

Les Final Fantasy font polémique depuis au moins le X-2, voire le VII pour les puristes. Et l’épisode que j’ai détesté dans la série fut pour moi, le treizième. Il parait que ça porte malheur…  Parce que FF XIII, au final, est loin des promesses faites par Square Enix dans ses mécaniques et son déroulement. Deux jours avant même sa sortie, les producteurs assuraient quasiment main sur le cœur que le titre serait encore plus ouvert que FF XII. Au final, on se retrouve avec une grande majorité de couloirs à suivre, avec un semblant d’ouverture sur Grand Pulse.  Vous me direz, que FFX aussi, était un couloir. C’est vrai. Mais au moins, le X avait pour lui un univers cohérent, ce que n’a pas cet épisode, tout comme les villages. Là, ce sont de bouts d’univers mis bout-à-bout sans cohérence. Ajoutez à cela des personnages énervants , comme Vanille, Snow ou Hope, et un système de combat qui s’apparente juste à un beat’em up  chorégraphié ( seuls quelques boss nécessiteront de changer de stratégie),  et vous obtenez une déception. Ceci dit, il est beau graphiquement et dispose de belles musiques, mais ça ne fait pas tout un jeu. Quant au scénario, j’ai envie de vous dire que si vous y avez compris quelque chose du pourquoi du comment, attention, ne prenez pas la route…  La même année, à quelques semaines d’intervalle, sortaient Resonance of Fate et NieR, juste pour information…

 

4- Hyrule Warriors

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Le cas Hyrule Warriors est particulier. J’aurais aimé l’aimer, ce jeu, mais il comporte dès le début quelque chose dont j’ai horreur dans les JV : les boss « timés ».  Le problème, c’est que pour battre un boss en temps limité, il faut un gameplay qui permette de le faire. Dans Hyrule Warriors, qui est un Zelda à la sauce Musou,  vous devez affronter Gohma, boss récurrent de la saga avant que cette araignée géante n’empoisonne définitivement l’Arbre Mojo. Le problème est que si vous traînez trop en mission,  vous risquez hélas de ne plus avoir le temps de battre le boss à temps, d’autant que le salaud n’ouvre très peu de temps son œil central.  Et comme je suis arrivé un peu tard le boss a empoisonné l’arbre. Défaite, et Game Over. Le problème, c’est que le checkpoint de reprise ne remet pas la jauge d’empoisonnement à zéro. J’étais donc condamné à perdre encore et encore.  Exaspéré, j’ai enlevé le jeu de ma Wii U. Est-ce que je ressaierai un jour ?  Pas sur Wii U en tout cas car j’envisage de m’en séparer prochainement. Et ce d’autant que ses meilleurs titres sortent de nouveau sur Switch, et souvent en version améliorée.

 

3-Killer 7

Killer7screen

Voilà sans doute un jeu dont je n’ai pas compris totalement la façon dont il se joue. C’est dommage, l’univers avait l’air intéressant et le scénario déjanté, sorti tout droit du cerveau de Suda 51. Mais je n’ai jamais réussi à passer le premier écran d’action. J’avais beau essayer chaque personnage, chaque pouvoir dont chacun disposait, rien n’y a fait. Dommage, je suis sur que c’est un très bon jeu, mais il fut hélas trop « conceptuel » pour moi.

 

2- Suikoden IV

SuikodenIV_cover

Après un Suikoden II énormissime, qui fait désormais partie des très grands RPG japonais, et un troisième sur PS2 qui zappera l’Europe  jusqu’à sa réédition sur le PSN, autant dire que lorsque Suikoden IV est sorti en Europe, j’en attendais quand même quelque chose. Mais…non. Le jeu a été une déception intégrale. Pourtant, il commençait plutôt bien, mais : le héros a le charisme d’une huitre pas fraîche, le jeu est techniquement aux fraises, indigne de la PS2 et surtout, de Konami. Ajoutez à cela un nombre de combattants réduits à 4, des combats trop fréquents et un bateau qui se dirige comme un supertanker à la dérive, ainsi qu’un scénario indigne de la série, et vous obtenez une énorme déception.

 

1- Magna Carta : Tears of Blood

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Les RPG japonais étaient nombreux sur PS2. Mais si elle en a accueilli des excellents, il y en aura aussi eu de sacrées déceptions. Magna Carta avait pourtant tout pour plaire : un conflit qui semble intéressant sur le papier, un chara-design atypique, et une traduction française des textes. Mais le système de combat a tout ruiné.  Complexe, basé sur une énergie à base Chi, il se veut beaucoup trop exigeant pour un joueur. Pour frapper, vous devrez appuyer sur une combinaison de touches lorsque celles-ci arrivent dans un cercle. Le problème, c’est que vous n’avez aucun droit à l’erreur. Vous devez entrer la totalité de la combinaison et tant pis si vous loupez la troisième  d’un dixième de seconde.  Vous devrez tout recommencer. Mais les ennemis, eux n’attendront pas pour attaquer.  Un titre inutilement difficile, mais les programmeurs semblent en avoir pris conscience étant donné qu’ils corrigeront le tir lors de la sortie de l’épisode suivant sur Xbox .

Voilà, c’est tout pour ce TFGA, et je vous dis à bientôt pour un nouvel article. Et n’oubliez pas de visiter les autres via cette page.

 

 

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