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Mes Tales of préférés

En RPG japonais, il n’y a pas que Final Fantasy dans la vie. En fait, je crois que j’aime toutes les séries qui ont fait la gloire des consoles 16 et 32 bits, et même après. Je joue beaucoup à une saga faite par Namco, à savoir les Tales of, une série peut-être encore plus prolifique que FF. Et donc, je vais vous faire part de mes épisodes préférés dans la saga. Bien évidement, cela est non-exhaustif et est un classement personnel qui ne saurait être une vérité générale.

Tales of Phantasia

Le premier jeu de la série ouvre le bal. Hé oui. Alors je dois bien avouer qu’avant de l’avoir sur GBA, je l’ai connu en émulation avec une traduction amateur. Mais je ne pouvais passer à côté d’une des plus grosses cartouches de la 16 bits de Nintendo. En effet, elle partage ce titre avec le premier Star Ocean qui verra le jour un peu plus tard et fait par la même équipe, mais pour le compte d’Enix, qui n’avait pas encore fusionné avec Square. L’histoire du jeu démarre en plein combat. Un groupe de guerriers se débarrasse d’un puissant sorcier, Dhaos, avec le sort « Indignation » et l’enferment dans un tombeau grâce à deux médaillons, L’un deux est ensuite confié à Manuel Alvein, et l’autre à Meryl Aldnade. Et, pour éviter que le sorcier maléfique ne revienne à la vie, ils décidèrent de se séparer et de ne jamais se recroiser. Une dizaine d’années plus tard, Cless Alvein, le fils de Manuel, alors âgé de 17 ans, se retrouve embarqué dans une histoire qui va l’amener à voyager dans le passé, pour tenter de vaincre Dhaos avant même qu’il ne sème le chaos dans son époque.

Le système de combat est le Linear Battle Motion System, qui sera repris dans bien d’autres épisodes. Vous voyez les combattants en vue de profil et vous vous déplacez que vers la gauche ou la droite. Bien entendu, les ennemis pourront attaquer des deux côtés. Vous pouvez toutefois assigner des techniques de combats à vos combattants et configurer leur comportement dans le menu. Face à des boss, ça peut être salvateur. Si vous allez à un bout de la zone de combat, vous pourrez fuir au bout de quelques secondes.

Le jeu étonne par sa réalisation : c’est superbe. Les graphismes sont jolis et fouillés, les sprites sont énormes, les effets spéciaux magnifiques. On insistera sur la partie sonore, avec non seulement des musiques magnifiques et variées signées Motoi Sakuraba, certains morceaux sont inoubliables et surtout, le jeu contient une intro chantée et des voix. Tales of Phantasia sera l’une des deux seules cartouches de la console à en posséder, permettant de rendre l’aventure plus vivante. N’oubliez pas que nous étions en 1996 et que le support cartouche avait une taille plus limitée qu’un CD.

L’aventure se boucle en une quarantaine d’heures, et est inoubliable. Pour certains, le premier Tales Of est le meilleur de la série et on peut les comprendre, même si ce n’est pas mon cas. Il n’empêche, pour un premier jeu c’est un coup de maître. Et si vous avez été victime du  » bug du poulet », sachez que vous n’êtes pas seuls.

Tales of Symphonia

Sorti d’abord sur Game Cube en 2004, je dois vous avouer que c’est ce jeu qui m’a décidé à prendre la console. Combien d’heures passées à accompagner Colette Brunel (le nom n’est pas des plus judicieux, on est d’accord) dans son pèlerinage ? Le héros, Lloyd Irving, détonne. Il n’est pas le gentil héros adolescent qui veut sauver le monde, non, il est une tête de con. Un cancre j’men-foutiste comme pas permis et tout est bon pour faire l’école buissonnière. Mais ce qui semble être au départ un conte naïf d’un pèlerinage d’une jeune fille élue par les dieux tourne à quelque chose de plus dramatique à la moitié de l’aventure. Il faut avouer, ça surprend, et Symphonia devient alors une critique des dogmes et des religions. En réalité, le sous-texte sombre est là dès le départ, avec l’armée qui occupe le territoire et fait travailler les gens dans des « fermes humaines ». Et gare à ceux qui se rebellent…

Le système de combat met en avant les titres acquis par les personnages, qui peuvent avoir certains avantages grâce à eux, mais aussi un système de gemmes EX permettant d’améliorer les statistiques et les techniques des personnages. Le jeu pouvait se jouer à quatre joueurs simultanément dans les batailles.

La publicité vantait le jeu comme  » le plus beau RPG japonais du monde », il faut avouer que si c’était quand même un peu exagéré le jeu envoyait du bois, tout en cell-shading et très coloré. Motoi Sakuraba est toujours aux musiques et même si elles sont assez inégales, Symphonia dispose tout de même d’un des meilleurs thèmes de cartes du monde tous jeux confondus dans cette catégorie. Toutefois, j’ai regretté plusieurs choses : l’absence de voix japonaises avec les voix en anglais imposées et les saynètes sur la carte non doublées. Voir les textes et les personnages simplement ouvrir la bouche, ça fait bizarre. Il sortira aussi sur PS2 au Japon et plus tard sur PS3 dans une version comprenant voix en japonais et scènes doublées.

Tales of Eternia

J’ai connu le jeu sur PSP. Portage de la version PS1, qui tenait elle sur trois CD (contre un seul UMD-le média lu par la première portable de Sony), Eternia est une aventure chatoyante. Vous incarnez donc Reid Herschel, qui voit un jour un OVNI se crasher près de son village. Il s’y rend avec son amie Farah Oersteed, et le duo découvre une jeune femme, Meredy, qui vient d’un autre monde. Au départ, elle aura du mal à se faire comprendre. En réalité, elle veut faire comprendre au monde d’Inferia que la Barrière d’Orbus se réduit de plus en plus et qu’une collision avec celui de Celestia est imminente. Le trio arrivera t-il à empêcher ce qui semble inéluctable ?

Le jeu reprend le système de combat des premiers titres, c’est-à-dire le LMBS C’est toujours aussi fluide, et le cœur du système repose sur les invocations et les  » Cramyels », qui permettent de les assigner à un eprsonnage mais aussi de leur définir un rôle.

L’aventure exploite bien les capacités de la PS1, et les progrès par rapport à Tales of Destiny au niveau graphique sont flagrants. C’est toujours Sakuraba aux musiques et les morceaux sont variés. Dommage toutefois que le doublage anglophone soit complètement aux fraises, avec des acteurs en surjeu, donnant une impression assez bizarre. Pour le reste, cette belle aventure mérite toute votre attention.

Tales of Vesperia

Sorti d’abord sur Xbox 360 exclusivement en Europe il y a dix ans, le titre est venu dans sa version  » definitive edition » au début de cette année sur les trois consoles du moment. Comprenez qu’il y a tous les ajouts de la version sortie sur PS3, notamment Flynn et Patty jouables qui s’intègrent très bien au jeu, ainsi que de nouvelles tenues pour tout le monde. Alors on peut se poser la question : pourquoi la version sortie sur la console de Microsoft, qui a accueilli un temps la majorité des JRPG sortis, est arrivée tronquée ? Ou alors pourquoi Sony s’est refusé à sortir la version PS3 du jeu sur les territoires occidentaux ?

Quoi qu’il en soit, cet épisode, que j’ai refaite près de dix ans plus tard pour me remémorer pas mal de choses, en plus de voir les ajouts, est sans doute mon préféré. Déjà, parce que le héros Yuri Lovell, est plus mature que la plupart de ceux que l’on croisait jusqu’alors. Plus cynique aussi. Le titre dispose d’un très bon cast de personnages avec chacun leur style. Ensuite, le jeu est beau et utilise un système de combat à base de combos et les compétences des héros seront primordiales.

Vous incarnez donc Yuri, qui va se retrouver à aider la princesse Estellise, qui veut prévenir leur ami commun, Flynn Sciffo, chef des chevaliers royaux, d’un danger qui le menace. Très vite, ils découvriront les véritables enjeux, et Vesperia a un contexte politique beaucoup plus marqué que les autres. Un jeu dépaysant et rythmé, qu’on se doit de (re)faire d’autant que sa version « Definitive Edition » est traduite en français et offre la possibilité d’avoir les voix japonaises.

Tales of Berseria

Pour finir, je ne pouvais pas mentionner un des derniers Tales of en date, sorti en 2017 sur PS4. D’accord, le moteur montre ses limites, d’autant plus qu’il a été développé aussi sur PS3. Mais le jeu propose une scénario très sombre, à base de sacrifice et vengeance. Ce sentiment anime l’héroïne du jeu, Velvet Crowe, une femme bien badass.

Berseria offre un système de combat assez bourrin et défoulant basé sur l’utilisation de cristaux, tout en étant tactique, notamment face aux boss. De plus, son univers insulaire dépayse, les villes sont grandes et bien faites. Il offre de plus une quarantaine d’heures de jeu en ligne droite, et plein de choses à faire, la chasse aux monstres vous prendra énormément de temps, notamment ceux notés  » code rouge ». Et ce en dépit de décors un peu vides, tout comme les donjons. Heureusement, Bandai Namco semble décidé à évoluer au niveau technique, et Tales of Arise, montré lors du dernier E3, s’annonce prometteur sur ce plan. J’aurais voulu vous offrir un screenshot du jeu plutôt qu’une jaquette pour celui-ci, mais Bandai Namco n’autorise pas les captures directement via la PS4, même plus de deux ans après la sortie du jeu. Il faut avouer, ça m’énerve un peu.

Voilà, c’est tout pour les Tales Of que j’ai le plus aimé. J’en ai joué également à d’autres, pas à tous, évidemment, mais ceux de cette sélection m’ont plus parlé que d’autres. Attention, je ne dis pas qu’ils sont mauvais, bien au contraire, les Tales Of sont une très bonne saga que tout amateur de RPG japonais sur console se doit de connaître. Et vous, quels sont vos jeux préférés de la série ?

Je terminerai par une citation:

S’il existe du mal en ce monde, alors il est dans le cœur des hommes.

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Produits toxiques

Cela fait quatre jours que je vois des polémiques liées aux jeux vidéo sur Twitter. Quatre jours que je vois combien une partie de la communauté gamer est toxique et fait comme si le média était à eux, sans accepter le changement. Et très franchement j’en ai marre. J’aimerais bien ne pas me brancher sur Twitter pour voir des cons dire que voilà, en fait, les femmes n’ont pas leur place dans ce monde, ou que ceux qui jouent à tel jeu sont des idiots.

Je commence donc avec la nouvelle recrue chez GameKult. Si je regrette le passage du site en tout payant, même pour les tests voire les news, en revanche, j’apprécie le fait que la dernière venue dans l’équipe soit une femme, sous le pseudo de Luma. Mais ça n’a apparemment pas plu à certains du forum. Pour l’un d’eux, elle aurait « une culture vidéoludique limitéé », notamment face à ses collègues hommes. Mais dites… On est vraiment obligé d’avoir une connaissance encyclopédique pour pouvoir postuler chez GK ? Je ne savais pas que c’était Bac+ 5 pour prétendre devenir rédacteur ! Mais perso j’ai arrêté d’aller sur leurs forums depuis longtemps. J’y ai été un temps membre, mais les gens bien y ont laissé place pour la majorité à des aigris, jamais d’accord avec les tests ( soit trop sévères, soit trop cléments),, soit des pédants de haut niveau pour qui ne pas connaitre leur jeu fétiche est un crime. C’est à croire que le sous-forum « guéguerre des consoles  » a complètement inondé le site.

Et encore, chez GK il y a une modération qui fait son boulot en cas de troll ou de gros connard avéré (quoique, à voir ce que Luma prend dans le tronche…). Ce n’est pas le cas chez jeuxvideo.com, où les déchets du 18-25 ont réussi à convaincre Oasis, la célèbre marque de jus de fruits, pas le groupe, de faire un partenariat avec la ville de Issou, située dans les Yvelines. Evidemment, quand Twitter a signalé d’où venait le « Issou » et les méfaits du forum ( doxxing, harcèlement de femmes, homo/transphobie, racisme), Oasis a voulu éviter le bad buzz et a retiré ce partenariat, en signalant que ce qu’ils avaient fait était contraires aux valeurs défendues par la marque. Les résidus de fond de capote de ce forum dont je dis qu’il faut le fermer purement et simplement, on lancé le hashtag « boycott Oasis ». Et si les voir rager est un plaisir de fin gourmet, ça montre tout de même que ces connards finis peuvent nuire, et pas qu’un peu.

Je vais poursuivre avec Sony, qui décide de changer un jeu PS+ de ce mois de juillet 2019 : devant les réactions négatives de pas mal de gens du fait que PES 2019, un jeu de foot, soit offert, voilà que Sony fait un changement de dernière minute, et décide de remplacer le jeu de Konami par Detroit : Become Human de Quantic Dream. Je n’ai pas joué au jeu, mais je n’en ai lu et vu que du bien. Et il est vrai qu’offrir un jeu de sport, c’est un peu absurde car les prix baissent très vite du fait qu’une nouvelle version sort tous les ans. Mais non, ce changement ne passe pas auprès des amateurs de foot virtuel. Mais ça n’a pas raté : les fans de foot virtuel sont venus râler contre cette décision. Je veux bien le concevoir, mais ce qui passe moins à mon sens, c’est lorsque la communauté footballistique virtuelle se met à stigmatiser ceux qui veulent jouer à autre chose ou qui ont une autre culture que celle de la baballe. L’un d’eux n’a pas hésité à dire que le foot était pour les gens intelligents et les mangas pour les idiots. Voilà où on en est.

Enfin, je terminerai avec la jeune femme de 15 ans qui a mis la misère à un champion de Smash Bros. et qui se fait maintenant harceler par des prétendus « darons  » du jeu. Résultat ? La jeune fille a décidé de supprimer son compte Twitter; de changer son pseudo ingame et d’arrêter le streaming . Encore bravo les mecs.

Ah, la joueuse de 15 ans qui a batty Ally à Smash s’est faite tellement harceler par la communauté (de smash, des darons donc) qu’elle supprime son compte twitter, et change de compte/pseudo ingame.

Encore une belle histoire de cette magnifique communauté des g@merzs. https://t.co/wOVKqipfZ7— Personne (@PersonneCSGO) July 4, 2019

Et sérieusement je commence à en avoir marre de ces nuisibles. Certes, ce n’est pas la majorité des joueurs, mais ces petits cafards de ces quatre exemples emblématiques font tellement de bruit que ce sont eux qui se font le plus remarquer. J’en ai ras-le bol de la toxicité de certains, qui ne veulent surtout pas changer et admettre que les jeux vidéo, il en faut pour tout le monde et que les femmes ont aussi leur légitimité. Jusqu’où ce harcèlement va t-il aller ? Ces gens là se rendent ils comptent qu’ils vont trop loin en tentant d’imposer LEURS idées ? Jusqu’où ? jusqu’à quand ? Pendant combien de temps encore, l’image des joueurs de jeux vidéo va t-elle être ternie par des nuisibles de ce genre ?

[Pop-culture anime] Evangelion débarque sur Netflix et c’est une bonne chose

Neon Genesis Evangelion a débarqué sur Netflix en ce premier jour d’été. Et c’est une bonne chose. Le service n’a pas fait les choses à moitié, vu que vous aurez aussi le droit aux OAV permettant de mieux expliquer la fin assez absconse de la série, mais cependant voulue par son réalisateur, Hideaki Anno, voire de la réinventer.

J’ai un rapport particulier avec cet anime, étant donné que c’est elle, avec Chroniques de la Guerre de Lodoss qui m’a fait comprendre que l’animation japonaise ne se limitait pas aux dessins animés du Club Dorothée, ni même à Dragon Ball Z. Pour tout vous dire, je n’ai jamais accroché à cette dernière. Evangelion, je l’ai découverte en passant du temps sur une petite chaîne de CanalSat, qui s’appelait C: . C’était littéralement l’ancêtre de Game One, qui sera son évolution en septembre 1998.

Mais Evangelion fait partie des claques dont j’ai eu du mal à me remettre, même 25 ans après. Si vu de très loin, on peut dire que ce sont des ados qui combattent des monstres de l’espace appelés Anges dans de gros méchas, la vérité est plus complexe. Hideaki Anno a signé une oeuvre à la fois sombre, et surtout terriblement humaine. N’allez pas croire qu’il y a un héros sans faiblesses, ce n’est absolument pas le cas. Tout le monde a ses qualités, mais aussi des défauts, ses failles, ses blessures et pas forcément des moindres, que le scénario prendra un malin plaisir à explorer. Ici pas de héros type de manga de l’époque. De fait, on ressent de l’empathie pour certains personnages, à un point que je n’imaginais même pas.

L’action se passe en 2015. En l’an 2000 un énorme météore frappe la Terre en Antarctique, c’est le Second Impact, qui donna lieu à un cataclysme, faisant fondre les pôles et disparaître la moitié de l’humanité Suite à cela , des créatures extraterrestres appelées « Anges » tentent de détruire Tokyo-3, la nouvelle capitale du Japon. C’est dans cette forteresse que se situe la NERV, une organisation chargé de combattre ces monstres grâce à des robots géants, les Evangelion ou EVA pour faire plus court.

Evangelion, c’est violent, déprimant la plupart du temps, une série sortie au moment où le Japon est traumatisé par deux événements d’ampleur : le tremblement de terre de Kobe et les attentats du métro de Tokyo au gaz sarin. Miroir des peurs et des failles du Japon mais également de l’humanité en général. Face aux monstres, des adolescents aux capacités spéciales se dressent, aux commandes des EVA. L’anime se centre sur le parcours de Shinji Ikari, un adolescent renfermé et ne sachant pas communiquer avec les autres.

Véritable concentré de trente ans de japanime, Evangelion est une oeuvre aussi majeure qu’Akira, car mature, d’une richesse inégalée, possédant aussi ses propres codes et développant des thèmes touchant à la fois à la religion, la philosophie ( notamment Nietzsche et son concept de « surhomme »), la psychanalyse (Anno n’hésitant pas à citer Freud), et aura également eu une énorme influence sur d’autres œuvres, telles que Serial Experiment Lain, parce qu’elle aura su bousculer les codes. Et ce malgré un manque de budget qui se ressent vers la fin.

Techniquement, la série est composée de couleurs vives, un peu comme pour s’opposer à l’aspect sombre de l’oeuvre. Le tout n’a pas trop mal vieilli , même si l’animation trahit un peu son âge, et la version Netflix a bénéficié d’un redoublage français qui a parait-il de bons retours, notamment quand on connait le doublage d’origine. Reste que les rumeurs disent qu’ils ont édulcoré également la relation entre Shinji et Kaworu… C’est dommage d’avoir fait ça, si c’est avéré. De même qu’il n’y aurait plus Fly Me to the Moon en tant que générique de fin… La musique de l’anime est signée Shiro Sagisu, qui était également à l’oeuvre sur Nadia : Le secret de l’eau bleue, l’autre projet de Hideaki Anno, et qui fera plus tard celle de Bleach ou encore de Berserk.

Depuis 25 ans, Evangelion a fait son chemin et déchaîne toujours autant les passions. Devenue emblème de la pop-culture japonaise, la série a acquis son statut d’oeuvre culte, avec produits dérivés, dont des figurines, des jeux vidéo, mais aussi à travers les cosplays. Vous l’aurez compris, si vous êtes fans de japanime et que vous êtes abonné à Netflix, et que vous ne la connaissez pas encore, Evangelion est à ne manquer sous aucun prétexte. Et à défaut, vous pouvez aussi lire le manga, qui comporte 14 volumes.

Voilà la PC Engine Mini

Puisque nous sommes en plein dans les consoles « Mini », restons-y. Lors de l’E3 de Los Angeles qui vient de se terminer, Konami a annoncé, entre autres, l’arrivée d’une PC Engine Mini. Si vous croyiez que ce serait terminé avec la MD Mini, vous vous trompiez.

Et Konami ne fait pas les choses à moitié, puisque l’éditeur japonais a annoncé pas moins de trois versions de sa console, selon le nom qu’elle portait dans les régions du monde ( Japon-Europe-Amériques) et une fois de plus, une liste qui diffère par entre le Japon et l’Occident. Par exemple, les premiers auront, à coup sur Rondo of Blood, c’est-à-dire un des meilleurs Castlevania existant, sur support original.

La console, conçue par NEC et Hudson sortie en 1987 et considérée comme appartenant a là catégorie des 8-bits, était pourtant techniquement plus avancée que la NES ou la Master System. Et ce grâce à un processeur graphique 16 bits. Mais alors me demanderez-vous, pourquoi est-ce Konami qui sortira cette mini-console ? Tout simplement parce que Hudson a été rachetée par l’éditeur de Probotector et PES il y a quelques années.

Mais je voudrais surtout revenir sur ceux qui râlent. Du genre  » encore une console Mini, y’en a marre, ça ne sert à rien. » J’avoue, c’est vrai que Sony a tout fait de travers avec sa PlayStation Mini, mais ce n’est point un exemple à suivre, et Sega l’a sans doute bien compris ( mouahaha… pour info, la console Mini de Sony se retrouve à 10 € dans Espace Culturel Leclerc de Gironde), et s’il y a bien une mini console qui peut servir et que serait sans doute la « moins inutile », c’est bien la PC Engine Mini.

Je m’explique : Cette console, connue chez nous sous le nom commercial de PC Engine Core GrafX et aux US en tant que Turo GarfX 16, en jouant pour le marketing sur le processeur graphique et non central qui lui, est 8 bits, n’était pas une rolls comme avait pu l’être la Neo Geo. Mais en France tout du moins, elle a été très mal distribuée par Sodipeng, entreprise qui a fait faillite en 1993. La console ne bénéficiait pas des circuits de Sega et Nintendo et a été distribuée en petit nombre. Dans les années 90, c’était très rare de tomber sur un possesseur de PC-Engine ! Et pourtant, elle aurait mérité un tout autre traitement. La console bénéficie d’une ludothèque assez originale, de près de 600 jeux, de shoot’em up, et c’est sur celle ci que Bomberman a vu le jour. Rien que ça. Je pense que c’est une console qui mérite d’être redécouverte, ne serait-ce que pour réparer l’injustice.

Alors, on ne sait pas combien de jeux seront présents, ni le prix de la PC Engine Mini à l’heure actuelle, mais si la liste est de qualité, que Konami ne prend pas l’occident pour la cinquième manette de la console, qu’elle n’est pas vendue trop cher ( Sony, mon amour!) et que la technique suit ( Re-coucou Sony! ) j’estime que celle-ci a besoin d’être réévaluée à sa juste valeur. Peut-être découvrirons nous des titres qui sont sortis exclusivement sur les extensions hors-de prix tels que le CD-Rom ( 3000 francs de l’époque!) ou la PC Engine GT ( 2 450 francs)… Je sais, je rêve sans doute…

Mega Drive Mini : une compilation de jeux de qualité, et…quelques daubes

Ne nous voilons pas la face, la Mega Drive Mini aura une compilation de jeux de qualité. L’intégralité du roster a été dévoilée et désormais je sais que dépenser 80 € pour cette console mini ne ressemblera pas à une arnaque faite à la va-vite, sous réserve d’une technique qui suit. Mais ne nous voilons pas la face, même si elle propose du beau, il y a tout de même quelques jeux qui font tâche. Voici , selon moi, les jeux qui n’ont rien à y faire ou qui prennent la place d’un qui aurait mérité d’y figurer :

Les daubes : Premièrement, commençons par les titres qui n’ont strictement rien à y faire et qui ternissent la qualité de la compil’, catastrophes à la fois techniques et ludiques.

Alex Kidd in Enchanted Castle. je veux dire… sérieusement ? D’accord le héros aux grandes oreilles avait fait sensation sur Master System, surtout avec son premier jeu, Alex Kidd in Miracle World. Malheureusement, le monde de la plate-forme a évolué depuis 1986 et l’épisode MD était ringard avant même sa sortie. Graphismes indignes, musiquettes de piètre qualité, et jeu injouable avec une gestion des collision catastrophiques, jouer à Chifoumi avec le boss, ça va un temps. N’est là que grâce à son illustre premier jeu, et rien d ‘autre. Je ne comprends pas pourquoi Sega s’acharne à le mettre dans chaque compilation relative à la Megadrive.

Columns : Je n’ai jamais compris l’intérêt de ce sous-Tetris de seconde zone, lent et doté d’une réalisation plus que moyenne. Et d’autant plus que la version MD de Tetris y sera !

Virtua Fighter 2 : Un trop gros morceau. Trop ambitieux pour la petite 16 bits, alors que la version Saturn envoie du bois, elle. Cette version s’avère horrible graphiquement, difficilement jouable, pas fluide et se retrouve amputée de deux personnages. Difficile de tenir la comparaison, notamment face à Street Fighter II’ et Eternal Champions, également présents dans la mini console.

Les « Mouif » : pourquoi pas, mais soit il y avait mieux à y mettre, soit le jeu divise clairement. Ou alors, ça va être dur d’y jouer…

Altered Beast et Space Harrier 2 : Deux jeux qui sont là par leur histoire et qui étaient vendus en bundle avec la machine. Pas forcément mauvais mais en deçà de leurs versions arcade et surtout, très datés même pour l’époque de leurs sortie…

Super Fantasy Zone : Pas spécialement mauvais, mais fait pâle figure, face à Thunder Force III présent dans cette même console.

Ecco The Dolphin : Le jeu divise toujours. Pas pour sa technique, il est irréprochable au niveau graphismes, musiques et jouabilité, mais à cause de sa difficulté qui en a fait criser plus d’un à l’époque. Mais avec les slots de sauvegarde instantanée, peut-être que le jeu sera moins douloureux à passer.

ToeJam & Earl : Là aussi, jeu controversé. D’une réalisation pas forcément exceptionnelle, mais pas non plus mauvaise ce jeu  » funky » manque hélas d’indications claires et laisse le joueur livré à lui-même pour chercher des pièces de vaisseau dans des niveaux répartis en plusieurs étages. Certains apprécieront l’aspect exploration, tandis que d’autres regretteront d’être laissés dans le flou le plus total.

Street Fighter II’ : Adaptation du jeu culte de Capcom en réponse à la version « Turbo » sur Super Nintendo, SF II’ est très bien réalisé sur MD malgré des musiques et des voix largement en dessous de la version concurrente. Mais avec le pad trois boutons livré avec la console, ça ne va pas être évident d’y jouer, car le jeu impose d’appuyer sur Start pour passer des poings aux pieds. Donc, impossible de mettre sur pause… Quelque chose me dit que Sega mettra peu de temps après des manettes 6 boutons compatibles avec la MD Mini. Histoire de nous faire passer un peu plus à la caisse alors que la version japonaise aura directement ces pads…

Ghouls’n’Ghosts & Strider : de bons jeux en eux-mêmes, aucun doute. Mais un peu en dessous des versions d’origine et surtout, Super Ghouls ‘n’ Ghosts sur Super Nintendo y est plus fidèle, car adapté directement par Capcom . Là, c’est Sega qui s’est chargé d’adapter les deux jeux.

Les absents : Voici les jeux qui auraient également mérité d’y figurer, dans cette console :

Ristar : Quel dommage que la petite étoile toute mignonne de Sega n’y soit pas ! Un jeu sorti très tard il est vrai, mais qui démontrait que la console, bien programmée, pouvait faire très mal. Dommage.

QuackShot : Rageant. Alors que les superbes Castle of Illusion et World of Illusion seront inclus dans la console, il est dommage que Sega n’ait pas poussé la démarche jusqu’au bout pour y inclure les trois Disney emblématiques de sa 16 bits. Puisqu’on est dans le domaine héros Disney, je me dis aussi que Mickey Mania n’aurait pas dépareillé. Heureusement, on a échappé à Fantasia.

Aladdin : Critère absolument pas objectif car fan de la version Sega du titre. Mais avec sa superbe réalisation, et avec la sortie du film live, ça aurait été une belle occasion de le mettre, non ? Après, il y est peut-être question de droits…

Shining Force II : il sera présent sur la console japonaise. Pourquoi pas chez nous ? SF II est beaucoup plus long, complet et même mieux réalisé que le premier Shining Force, qui y sera. Mais bon, le premier épisode vaut lui aussi le détour. On s ‘en contentera.

Rocket Knight Adventures : Parfois injustement sous-estimé lors de sa sortie dans la presse spécialisée de l’époque, Konami offre à la Mega Drive un nouveau héros dans un jeu varié qui bouge dans tous les sens et doté d’une excellente réalisation. Je suis certain que C2J aurait grandement apprécié en bon fan qu’il est.

Streets of Rage : Seul le 2 sera présent dans la console mini. Dommage, le premier fait partie de mes tous premiers souvenir de jeu en co-op sur MD. Et j’y rejoue aussi. Mais je comprends le choix : le deuxième épisode est de loin le préféré des joueurs.

Voilà. Il faut garder à l’esprit que la Mega Drive a eu des tonnes de Méga Hits et que tous les inclure aurait de toute façon été mission impossible. Niveau daubes, nous avons échappé à quelques pièces de choix comme Fatal Labyrinth, ou Super Hydlide. La compilation ne fera pas que des heureux, mais franchement, je ne pense pas qu’il faille bouder cette mini console au vu de la qualité globale proposée. La MD Mini rivalise sur ce point aux consoles Mini de Nintendo, même s’il n’y avait que très peu de daubes chez eux, pour ne pas dire pas du tout. Au moins, ce n’est pas fait de fonds tiroir… oui vous voyez qui je vise en disant cela. D’ailleurs sa mini console serait maintenant aux alentours de 30 € d’après des rumeurs…