Archives de Catégorie: Bonnes surprises

bons films, sans plus, mais pas mauvais pour autant. Concerne aussi des films méconnus qui gagnent à être plus connus.

[Critique film à la bourre et avec des gants] Match Retour

Une nouvelle fois, nous vous proposons une critique  » double détente »  sur le film Match Retour   avec Sylvester Stallone et Robert de Niro. Nous espérons que vous apprécierez. Bonne lecture à tous.  

Critique Julius :

Autant être clair tout de suite : vu comment les critiques nous présentaient le film, je m’attendais à nettement pire. Et si vous voulez voir un Raging Bull VS Rocky, vous en serez pour vos frais, car ce n’est pas du tout le propos du film. C’est l’histoire d’une rivalité entre Henry  » Razor » Sharp ( Sylvester Stallone) et Billy  » The Kid » McDonnen (Robert de Niro). Tous deux ont eu leurs heures de gloire, et leurs deux matchs disputés se sont soldés sur une victoire chacun. Alors que tout le monde rêvait d’un troisième match pour déterminer la suprématie de l’un où de l’autre, Sharp mit brusquement un terme à sa carrière de boxeur professionnel. Mais 30 ans plus tard, le fils du promoteur qui a fait leur gloire leur propose de remonter une dernière fois sur le ring…
Alors évidemment, quand on voit que Stallone et De Niro approchent tous deux les 70 balais, on se demande ce que ça va donner. Eh bien cette comédie sur la boxe, vous allez me dire, une de plus, est un très bon divertissement pour occuper un après-midi pluvieux. C’est drôle, les vannes entre les deux rivaux ( qui ne peuvent pas se blairer pour des raisons expliquées dans le film) fonctionnent. Les dialogues sont remplis de références, aussi bien contemporaines que se rapportant aux films des deux acteurs principaux. Le réalisateur montre le quotidien mais aussi les problèmes de chacun, et leur progression pour faire leur dernier match. A tout cela viendra se greffer la venue d’une femme, Sally-Rose, interprétée par Kim Basinger ( et qui n’a pas beaucoup perdu de sa beauté), qui est sortie avec les deux. Mais justement, c’est par elle que le bât blesse : les amourettes ( et ce qui en découle) sont trop longues. Le film s’enfonce parfois dans un pathos inutile qui nuit à son rythme global. Et de ce fait, ne choisit jamais entre comédie pure et romantisme. Ce qui est bête parce que les seconds rôles contribuent aussi par certaines scènes à la drôlerie de l’ensemble. Et ce d’autant que c’est plutôt bon en matière de réalisation, sans génie particulier entendons-nous bien, qu’il y a une bonne bande son et quelques  » guests » font leur apparition. Les deux scènes ajoutées après le final sont bien trouvées, ce qui permet de sortir du film avec le sourire. Alors ce n’est pas du grand cinéma qui va concourir pour les Oscars, c’est certain. On nous l’avait vendu comme mauvais, alors qu’il y a largement pire. Il aurait pu être mieux. Mais niveau divertissement, il remplit son rôle, c’est déjà ça.

 Julius

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 Critique C2J :

J’en avais déjà parlé brièvement dans ma présentation mais le fait est que je suis un grand fan de boxe. Plus précisément, je suis tombé dans le Noble Art depuis tout petit. Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai vu mon premier combat à l’âge de 4 ans, notamment du fait d’un de mes grand-pères qui était un ancien boxeur. Et encore aujourd’hui je prends beaucoup de plaisir à regarder de beaux combats (même si je trouve que le système actuel de ce sport est pourri jusqu’à l’os, et ce que ce soit du côté professionnel qu’amateur). Et en tant que fan de boxe, je suis aussi un grand fan des films qui traitent de la discipline. Je connais par cœur la Saga Rocky et il n’est pas exclu que je vous fasse une revue complète de la série dans le futur. Et c’est donc tout naturellement que la sortie de « Match Retour » m’a intéressé au plus haut point. Cependant, au vu des critiques publiées par la presse quelques jours avant la sortie du film me faisait craindre le pire. Pourtant, l’angle comique emprunté par le film ainsi que la présence de Stallone et de De Niro à l’affiche ma faisait quand même garder l’espoir, les deux étant connus pour avoir magnifiquement campé des boxeurs au cours de leur carrière (Rocky Balboa pour Stallone, Jake LaMotta pour De Niro). Disons-le tout net, j’ai bien aimé ce film.

L’angle comique a été, à mon sens, bien négocié. Stallone & De Niro jouent bien leur partition, faisant régulièrement référence à leurs rôles passés et jouant de manière assez juste sur leur âge avancé. Mais les seconds rôles tirent aussi leur épingle du jeu, notamment Kevin Hart (qui joue le rôle du fils de l’ancien promoteur des deux anciennes gloires) et l’excellent Adam Arkin (qui joue ici un vieil entraîneur acariâtre et grabataire qui ferait passer Mickey Goldmill, le vieux coach de Rocky, pour un bisounours). Le scénario joue d’ailleurs assez bien à la fois sur l’évolution de la rivalité entre les deux « héros » et sur la promotion du fameux match, avec au passage des scènes assez savoureuses, notamment celle avec Chael Sonnen, le célèbre combattant de l’UFC.

Enfin, j’ai aussi beaucoup apprécié la manière dont le match final a été réalisé, jouant assez habilement entre prises de vues « TV » et mise en scène plus cinématographique, le tout bien soutenu par nos deux anciens qui prouvent (à 67 et 70 ans) qu’ils en ont encore dans les gants.

Cependant, le film n’est pas exempté de défauts, loin de là. Le film est mal rythmé. La place accordé aux sentiments et aux scènes plus dramatiques est hélas un peu trop importante, ces scènes sont trop longues et virent trop souvent dans un pathos qui plombe trop souvent l’intérêt du film. Ces scènes auraient vraiment gagné à être plus condensées et plus courtes, ou alors à y inclure des éléments de comédie afin de soutenir le rythme du film.

Bref, on tient ici une petite comédie sympathique, avec deux « monstres sacrés » qui tiennent bien leur rang et des seconds rôles qui soutiennent bien la cadence, mais qui souffre de gros problèmes de rythme et d’une trop grosse importance accordée aux scènes dramatiques. Heureusement que le film se conclut sur deux scènes particulièrement désopilantes qui permettent de repartir de la salle de cinéma avec un grand sourire.

Verdict : Victoire par décision partagée

 

C2J

affiche Match Retour

Titre : Match Retour (Grudge Match)

Réalisé par : Peter Segal

Genre : Comédie

Durée : 1h53

Avec : Sylvester Stallone, Robert De Niro, Kevin Hart, Adam Arkin, Kim Basinger…

 

Synopsis : Henry « Razor » Sharp et Billy « The Kid » McDonnen sont deux boxeurs de Pittsburgh propulsés sous le feu des projecteurs grâce à leur rivalité ancestrale. Chacun a eu l’occasion de battre son adversaire à l’époque de sa gloire, mais en 1983, alors qu’ils s’apprêtaient à disputer un troisième match décisif, Razor a soudain annoncé qu’il arrêtait la boxe, sans explication, il a ainsi brutalement mis fin à leur carrière à tous les deux. Trente ans plus tard, le promoteur de boxe Dante Slate Jr., sans vraiment le vouloir, v a raviver la flamme de leur rivalité et ainsi donner l’occasion aux deux anciens boxeurs de livrer enfin ce dernier combat.

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[critique film] Evasion

Ce film est un anachronisme à lui tout seul. Attention, il n’est pas nul, loin de là, mais que vient faire un actionner digne des 90’s en 2013 ? Certes, Sly et Schwarzy on subi deux échecs commerciaux retentissants cette année. Mais le donne ce qu’on attend de lui, c’est à dire un film con mais pas raté pour autant. La réunion de ces deux papys de l’action prouve qu’ils en ont encore sous la dent et la réalisation s’en tire pas trop mal. Il y a de très bonnes idées, même si j’aurais aimé avoir plus de vannes vraiment marquantes, histoire de… Il reste un peu timide niveau humour et action pure, et seule la fin donne dans l’action débridée la plus totale comme on aimait en voir dans les films que les deux ont tourné (inutile de les nommer). Maintenant le genre est un peu passé de mode, eux aussi d’ailleurs, ils ne sont plus tout jeunes, place aux Super Héros dotés de de super-pouvoirs.
Le point de départ est assez original: Stallone, alias Ray Breslin, teste les prisons des Etats Unis afin que celles-ci remédient à leurs failles dans leurs système de sécurité. Il accepte d’être enfermé dans un complexe ultra sécurisé dernier cri dont la localisation exacte est restée secrète. Très vite, Breslin va s’apercevoir qu’on a vraiment voulu le coffrer…
Evidemment, le monsieur étant un expert en évasion, que croyez-vous qu’il va chercher à faire? Ben, à s’évader pardi! C’était pourtant facile… Mais voilà, ce n’est pas non plus n’importe quelle prison…
J’ai pourtant pris plaisir à revoir ces deux monuments du film d’action dans celui-ci. Le film a un bon rythme et sait parfois surprendre. On notera aussi la performance de Jim Cazievel  dans le rôle de Hobbes, un directeur de prison sadique comme on les aime. Ce n’est pas le film du siècle et je ne suis pas sur qu’il marquera durablement le cinéma mais pour le divertissement qu’il offre, il remplit parfaitement son contrat.

Julius

affiche évasion

Evasion  (Escape Plan)

Réalisation :  Mikael Hafström

Avec :  Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger,  JimCaveziel…

Genre: Action 

Distribution : SND

En salles depuis le 13 novembre 2013

[Critique Ciné Double Détente] Les Reines du Ring

Ce film traitant de catch, nous avons jugé important, moi et Julius, de vous proposer deux visions du même film. D’un côté, celle d’un connaisseur de la discipline (votre serviteur) mais pas forcément cinéphile averti et de l’autre, celle d’un grand habitué des salles obscures mais qui est un complet béotien en matière de catch (l’ami Julius). Ainsi, vous avez à votre disposition deux points de vue pour vous permettre de vous faire une meilleure idée du film selon votre sensibilité. Merci de votre compréhension.

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L’avis de C2J:

S’il est bien un domaine que l’on attendait pas voir traité dans un film français, c’est bien le catch. Pourtant, cette discipline aujourd’hui assez dénigrée en France (même si le boom qu’a connu la WWE à la fin des années 2000 dans notre contrée a bien redoré l’image de ce sport-divertissement) a été pendant des dizaines d’années un gros fournisseur en brute épaisse pour le cinéma d’exploitation français (on a pu ainsi voir apparaître un tout jeune André Le Géant dans un obscur film d’espionnage des années 60 appelé Casse-tête chinois pour le Judoka). Néanmoins, le thème du catch n’a été que peu traité par le 7ème Art et seul The Wrestler a su traiter le sujet avec un certain talent.

Il va donc sans dire que votre serviteur était quelque peu circonspect quand il a appris l’existence des Reines du Ring. Et même si la bande-annonce était assez séduisante, je savais qu’il me fallait raison garder et la raison tient en deux mots : Comédie Française.

Dans ces deux mots tenaient mes deux plus grandes craintes : D’abord parce que le fait de voir le catch traité sur le ton de la comédie me faisait craindre de voir dénigré et maltraité une discipline dont je suis friand ; Ensuite, parce que les comédies françaises ont tendances à se polariser ces dernières années entre deux tendances : D’un côté, les grosses franchouillardises du genre Camping ou Disco (c’est d’ailleurs à se demander si Fabien Oteniente n’aurait pas des parts dans une coopérative maraîchère, vu sa propension à nous servir de manière obstinée des navets) ; De l’autre, les « comédies » du style Bacri-Jaoui qui n’ont de comique que le nom (c’est mon avis, libre à vous de penser ce que vous voulez).

Une fois sorti de la salle, mes doutes s’étaient dissipés car ce film s’avère au final être une bonne surprise.

D’abord, parce que le catch y est considéré à sa juste valeur. Le film dépeint la réalité de la discipline sans condescendance, même si certaines scènes étaient dispensables (s’entraîner tout seul avec juste un matelas en guise de protection n’est franchement pas bien vu des connaisseurs). Magré cela, la dureté du catch est bien montré et met l’emphase sur le fait que la pratique de la discipline doit s’accompagner d’une bonne condition physique. Bref, le catch est ici vraiment pris au sérieux et cela fait plaisir à voir.

Ensuite, le casting tient bien la baraque, avec une mention spéciale à Audrey Fleurot, particulièrement délicieuse (enfin, plus que d’habitude) en caissière mangeuse d’hommes qui ne recule devant rien pour arriver à ses fins (vous comprendrez quand vous verrez le film). Nathalie Baye s’en tire très bien aussi et Corinne Masiero, bien qu’un poil caricatural, apporte une bonne dose de comique à l’histoire (puis la gimmick de Kill Biloute, fallait la trouver, bravo à celui qui a eu l’idée). Je regrette quand même que certains personnages n’aient pas été plus développé, notamment en ce qui concerne Richard Coeur de Lion (interprété par un André Dussolier très convaincant), personnellement je n’aurais pas craché sur un développement un peu plus poussé du personnage.

J’ai été en revanche été moins convaincu par le scénario qui souffre hélas d’un rythme trop inégal. On peut aussi regretter un manque de développement sur plusieurs points, que ce soit certains personnages (j’en ai parlé au-dessus) ou qu’il s’agisse de la relation entre l’héroïne et son fils. On a une impression que le rythme du film n’est pas maîtrisé et on a comme un petit arrière-goût de bâclé à la fin alors que pourtant quelques longueurs se font ressentir au milieu du film.

Mais cette critique ne serait pas complète si je ne parlais pas du point qui m’a attiré devant ce film : les scènes de catch.

Déjà, le décorum de la discipline est on ne peut plus respecté : Ecran géant, entrées en musique, les vrais commentateurs français de la WWE en tant qu’annonceurs (d’ailleurs, leur laisser un peu plus de place n’aurait pas été du superflu), pas de faute de goût à signaler.

Ensuite, j’ai moins apprécié la réalisation de ces scènes. La faute à un montage trop « vidéo-clippé » et à des angles de vue pas forcément pertinents pour la lisibilité de l’action sur le ring. Le réalisateur aurait été inspiré de s’appuyer sur le travail de réalisation de la WWE pour filmer ces scènes.

Enfin, parlons des performances des actrices sur le ring et force est de constater que le travail a été fait avec sérieux et respect de la discipline. Même s’il semble évident que le match n’a pas été filmé en une fois, la performance n’en reste pas moins respectable. Audrey Fleurot et Marilou Berry tirent leur épingle du jeu et livrent une performance étonnante et tout à fait crédible. Mention spéciale aussi à Nathalie Baye qui, pour une femme de 65 ans, s’en tire particulièrement bien.

Au final, est-ce que Les Reines du Ring est la comédie de l’année ? Non.

Est-ce que Les Reines du Ring est un bon film ? Oui

Même s’il souffre de nombreux défauts, il n’en reste pas moins un premier film sympathique, traitant d’un sujet pourtant clairement casse-gueule (parler du catch de manière comique sans sombrer dans la caricature) et porté par des actrices talentueuses et impliquées (quand on passe 3 mois à s’entraîner comme de vraies catcheuses, on peut parler d’implication). Si vous souhaitez passer un moment agréable dans la fraîcheur climatisée d’une salle de ciné, alors Les Reines du Ring est tout indiqué, que vous soyez fan de catch ou non.

C2J

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L’avis de Julius:

Si vous cherchez la comédie française ultime, vous vous êtes trompés de film. En revanche, si vous voulez passer un bon moment, vous l’avez trouvé. C’est plutôt pas mal, pour un premier long-métrage, et pourtant, autant vous dire que je partais avec pas mal d’appréhensions : un film français sur du catch féminin, c’est un sujet assez risqué. Jean-Marc Rudnicki s’en tire avec les honneurs. En tant que spectateur lambda, je ne vais pas critiquer la partie catch ( C2J s’y connaît mieux que moi). Cependant, c’est assez plaisant. Le rythme du film est bon, l’ambition assez modeste malgré le casting réuni. En effet, voir Audrey Fleurot, Nathalie Baye, Corinne Masiero et Marilou Berry réunies pour faire du catch, entraînées par un André Dussolier qui y prend également plaisir, excusez du peu ! Ces modestes caissières d’un supermarché dirigé par une directrice aimant les semaines à thèmes, vont petit à petit prendre goût à ce sport et monter une équipe qui ne tardera pas à avoir ses fans dans la région.

Le film est truffé de gags assez bien sentis dans l’ensemble, qu’ils soient visuels ou dans les dialogues, comme la directrice ( jouée par une Isabelle Nanty très en forme), qui prend un rouleau d’essuie-tout en guise de porte-voix dans la première scène du film… L’évolution des personnages, en revanche est plus inégale : si présenter Audrey Fleurot en femme qui n’a pas froid aux yeux ( et même ailleurs…) est une idée brillante, tout comme celles de Marylou Berry et de Nathalie Baye qui se révèlent tout le long, chacune pour des raisons différentes, j’ai moins aimé la caricature de femme grossière peu évoluée avec un accent chti à couper au couteau qu’on a donné à Corinne Masiero. Je sais bien que l’action se passe à Boulogne sur Mer, mais tout de même ! Idem pour le rythme, il y a des longueurs parfois, mais rassurez-vous, pas autant que dans un « Jabac » ( pour ne rien vous cacher j’ai toujours trouvé les films du duo Jaoui-Bacri chiants à mourir-cela n’engage que moi- ), et la scène finale pêche par un montage, jusque là pas mal pour un premier film, fait à la façon d’un vidéoclip. C’est comme si le réalisateur voulait absolument tout montrer. Je ne sais pas si c’est une erreur de jeunesse ou un excès de générosité… Un peu les deux, je dirais… la fin est également assez abrupte. Malgré cela, il a suffisamment d’atouts ( et pas que féminins), pour que vous puissiez aller le voir : de bons dialogues, on rit beaucoup, et le film se situe largement au dessus des comédies françaises actuelles ( coucou, Fabien Ontoniente!!!) oui, pourquoi pas, après tout ?

Julius

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Les Reines du Ring

Genre: Comédie Dramatique

Réalisateur: Jean-Marc Rudnicki

Avec: Marilou Berry, Nathalie Baye, Audrey Fleurot, Corinne Masiero, André Dussolier…

Durée: 1h38

Dans les salles depuis le 3 Juillet 2013

[Critique Ciné] Star Trek : Into Darkness

Dans le monde la science-fiction au cinéma, il y a deux grandes écoles : les partisans de Star Trek, et les partisans de Star Wars.  Ne comptez pas sur moi pour prendre position d’autant que ce  treizième volet cinématographique a été réalisé par le futur réalisateur de Star Wars VII

Je n’ai pas vu le film avant celui-ci, réalisé par le même homme, mais je ne peux pas lui en vouloir de rajeunir une licence qui en avait besoin. Fini  les épisodes un peu  » pépères » d’avant. Ici, c’est place à l’action, et autant vous dire que vous ne serez pas déçus. D’emblée, cela commence par une scène qui nous emmène sur une autre planète, et ça démarre sur les chapeaux de roue…. Pour ne plus s’arrêter ensuite. En effet, le film  est un grand huit permanent, enchaînant les séquences sans temps morts.  D’autant que la majeure partie du film est basée sur la rivalité entre Kirk, jeune capitaine tête brûlée qui n’hésite pas à enfreindre le règlement et Spock avec son respect strict des conventions. Le film n’hésite d’ailleurs pas à le faire passer pour un salaud. Vous aurez pas mal de morceaux de bravoure, avec également un méchant  machiavélique à souhait.  Le scénario est globalement bien écrit, bien qu’il subsiste certaines zones d’ombres. La réalisation est du même tonneau,  et les effets spéciaux sont réussis,  il y a de beaux décors, en revanche, je reprocherai un abus de lens-flare  (effet de lumière) qui fait qu’on a parfois l’impression  de voir un acteur avec le soleil brillant derrière lui.  Ça gêne un peu, pour la vision… On ne voit pas le temps passer, et c’est le principal. Certains diront qu’effectivement il s’agit d’un bon film d’action… Mais pas d’un Star Trek.  Ils n’ont pas forcément tort,  et la musique tonitruante en témoigne, mais une saga ne peut pas vivre éternellement dans la naphtaline sous peine de devenir ringarde. Quoi qu’il en soit, si JJ Abrams  continue sur sa lancée,  on peut dire que le prochain Star Wars  s’annonce  plein de promesses. Reste à  savoir s’il réparera  le jouet cassé par Lucas…

Julius

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Le début :

Pour avoir enfreint le règlement, Kirk se voit retirer le commandement de l’Enterprise.  Mais une attaque terroriste visant Starfleet l’amène à reprendre  du service, face à un ennemi  redoutable. De plus, un conflit avec les Klingons menace…

Star Trek  Into Drakness

Réalisation : JJ Abrams

Genre : Science-Fiction

Avec : Chris Pine, Zacchary Quinto, Benedict Cumberbatch…

Distribution : Paramount

En salles depuis le  12 juin 2013

[Critique ciné] Fast and Furious 6

Fast and Furious reste un curieux cas  parmi les franchises cinéma à rallonge, notamment  dans le domaine du film d’action. Alors qu’elle aurait pu se vautrer, elle a finalement réussi à rebondir , passant de film  » plaisir coupable » à celle de bonne série d’action, notamment grâce au cinquième qui est le plus valable de tous.  Pourtant, cette année,  après le nullissime Die Hard 5  ( et encore aucun adjectif n’est assez fort  pour souligner le fait que ce soit une  grosse merde, et là encore c’est pas gentil pour la merde), on ne peut pas dire que j’aie été gâté  dans le genre.  Eh bien, Fast and Furious 6 est un film plus que valable, et l’amateur du genre passera un bon moment. Le  point de départ du film est assez mince :  Hobbs est  agent du FBI  qui ne parvient pas à a arrêter un gang motorisé malgré la traque intensive. Il fait  appel à Dom Torreto  pour le faire, un peu malgré lui, alors que « la famille » est dispersée aux quatre coins du monde tentant d’échapper à Interpol  après les événements du 5. S’ils réussissent, il y aura surement une amnistie  pour tous à la clé…  Voilà, c’est le prétexte de départ pour une réunion des acteurs ayant joué dans un ou plusieurs épisodes, et pourtant, ce n’est pas aussi con que ça en a l’air au premier abord. Le développement du scénario est cohérent, la construction aussi, alternant entre phases d’action, souvent over the top ( voire parfois, over 9000), et pauses rigolotes avec envoi de vannes bien senties entre les différents personnages.  Ce qui n’empêche pas d’autres scènes, assez inattendues. Mais Lin n’est pas Moore, et les scènes d’action, notamment en voiture, sont bien filmées, même si le changement de plan  parfois trop rapide nuit à la lisibilité. Il n’ne reste pas moins que c’est assez enlevé, avec un Vin Diesel toujours aussi à l’aise avec une bagnole , des seconds rôles assez présents  et un Dwayne « The Rock » Johnson toujours aussi à l’aise en agent du FBI  ( il a enfin trouvé un rôle crédible). Il faut aussi noter le retour de Michelle Rodriguez  en Letty complètement amnésique.

Certes, les scènes d’action vont  chercher assez loin  et on se dit que ce n’est que du cinéma mais le mot  » divertissement » n’a jamais  aussi bien collé. Le film suit la voie tracée par le cinquième volet, en oubliant le rutilant pour s’intéresser plus à l’action. Ce n’est pas un mal, bien au contraire.

Julius

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Fast and Furious 6

Genre : action

Réalisateur : Justin Lin

Avec: Vin Diesel, Paul Walker, Dwayne Johnson,  Michelle Rodriguez, Tyrese Gibson…

Durée : 2h10