Archives Mensuelles: juin 2012

[Live Report]Epitanime 2012

Cela fait 20 ans que la convention Epitanime existe. C’est la plus ancienne convention dédiée aux mangas, aux animés Japonais, aux jeux-vidéo et à la pop-culture en France. De plus c’est d’elle dont est dérivé la gigantesque convention qu’est devenue Japan Expo. Nous y étions.

Une nouvelle disposition des lieux.

Cette année, Epitanime se déroulait les 25,26 et 27 mai. Elle a commencé le vendredi à 20 heures et s’est achevée le dimanche à 19 heures. En réalité la convention dure quasiment sans temps mort jusqu’au dimanche. Rares sont ceux qui peuvent prétendre tenir deux jours et deux nuits sans dormir. Perso je n’ai pas voulu prendre le risque, c’est pour cela que je suis arrivé avec C2J sur les lieux samedi en fin de matinée. Le temps était de la partie, il a fait beau et chaud, et ce tout le long du week-end. Pour moi c’était la quatrième fois que j’y venais. Quant à moi, c’était la première fois que je me rendais à cette convention, j’en avais entendu beaucoup de bien, j’étais donc curieux de voir ce que cela donnait réellement.

Ce qui m’a frappé, en tant qu’habitué, c’est la disposition des lieux qui a changé. Si la convention se déroule toujours dans les locaux parisiens de l’Epita, une école d’informatique, des choses avaient changé : La cour n’était plus le lieu de la scène, mais un endroit rempli de stands. Il faut noter que les stands de professionnels étaient moins nombreux, disposés un peu partout et dans les bâtiments, alors que la cour était réservée aux stands des associations. La scène a été déplacée dans le sous-sol, là où il y avait avant les stands professionnels, justement… résultat, un ambiance très sombre pour les défilés de cosplay et les différents quiz qui étaient organisés.

Un aperçu de la cour de l’Epita

Pour les jeux vidéo et autres activités, ils étaient au deuxième étage du premier bâtiment de l’Epita, en arrivant , si on allait à droite, c’était la salle « jeux actuels », sur des écrans HD , et en allant immédiatement à droite vous aviez la salle des jeux rétro.

Les jeux étaient changés régulièrement, mais dans la salle rétro on y trouvait des Neo-Geo, cette console hors de prix qui coutait 3000 de nos francs de l’époque et les jeux près de 1500, avec une manette qu’on posait sur ses genoux ou sur la table tellement elle était énorme (Un jour elle sera mienne. Oh oui, un jour, elle sera mienne).

Les jeux rétro ont attiré du monde.

On y trouvait aussi des Xbox , permettant des parties en réseau, les classiques NES, Master System, Megadrive, Dreamcast, Super Nintendo, etc. Bien entendu, il y avait toujours la Saturn japonaise avec son Bomberman jouable à 10 sur grand écran,.

Les jeux étaient changés régulièrement.

Si vous alliez à gauche, c’était la salle d’arcade, avec des bornes et surtout force de shoot’em up.

Dans le fond, c’était le stand de shmup.com, où il y avait des runs de jeux, pas de seulement de shoots, qui y étaient montrés.

Tout au fond, il y avait deux autres salles d’activités.

La salle de DDR, tenue par l’association Orgames, était à l’endroit habituel, c’est à dire au fond à droite du bâtiment accessible de la cour.

Non loin l’amphi servait de diffusion de séries et de karaoke de génériques. Il y a même eu la diffusion de France Five 5. La review arrive, c’est promis.

L’arrivée le samedi

Nous sommes arrivés aux environs de 11 heures. Alors que nous venions de nous installer dans la salle rétro, nous avons vite été rejoints par Ben qui était sur de nous trouver là… Il commence à nous connaître ! (en fait, j’avais su la veille via G+ qu’il viendrait et il nous avait repéré à l’entrée) D’un côté je n’ai pas résisté à l’appel de la Master System avec Psycho Fox, qui est un de mes jeux favoris sur la console. Nous sommes ensuite redescendus et sommes allés saluer Nube, qui était au stand de Crash System, une association qui fait des films parodiques et amateurs.

Nous sommes ensuite descendus en sous-sol, là où était la scène, pour voir le premier défilé cosplay. Tous les 3, nous avons plaisanté sur les prestations : si certaines étaient vraiment réussies, aussi bien au niveau des chorégraphies que des costumes, comme la jeune femme en Chun-Li ( avec les différents gestes de la combattante), d’autres ont fait des fautes de goût (Gwen Stefani c’est japonais ? Première nouvelle!), ou tout simplement ignoré que le jury notait aussi la performance scénique, mention spéciale au Dark Link : si l’homme avait le cosplay et le visage tout noir, il s’est posté à genoux sur un coin de la scène en attendant que sa vidéo, faites d’extraits d’Ocarina of Time et avec des écritures d’une histoire dont j’ai pas tout compris était écrite en comic sans MS, passe ! Nous avons buggé tous les trois. Alors forcément , la phrase «  Oh, il y a tout de même plus de mouvement que le cosplay de Dark Link! » est revenue comme un runing-gag pour les personnes qui passaient ensuite… Ajoutez à cela un présentateur qui ne savait pas mettre l’ambiance, cette session de cosplay était au final très moyenne. Cela n’a pas empêché Ben de faire des parties du jeu de Hatsune Miku sur sa PSP… dont il se peut qu’il fasse une critique sur notre blog ( c’est vrai quoi il paraît qu’on devient trop mainstream… il faut qu’on redevienne geek, franchement D.A.T.A., c’était mieux avant ! (Ouais, quelques jours avant, j’ai vu un pic de visites en provenance de jeuxvideo.com… Non vraiment faut qu’on se recentre !)

Les jeux « actuels » se jouaient sur des écrans HD et pas des plus petits, en plus.

Voilà pour le matin, je vais laisser la parole à C2J pour l’après-midi de samedi, avant qu’il ne parte ensuite.

L’après-midi s’est surtout passée au niveau des jeux vidéo. Nous sommes quand même allés faire un tour du côté du stand DDR, où Ben a pu nous montrer ses talents et Jul’ a pu nous montrer…( hey! Ce n’est pas de ma faute si je ne joue que très rarement à DDR! D’accord, je ne suis pas non plus très souple, mais bon… Et puis tu n’y pas joué, toi, au moins j’aurais essayé! :p ) enfin bref. Après nous être restaurés, nous avons refait un petit tour du côté de la cour, où nous avons pu croiser Wonk (ce fut une première fois pour moi) et discuter un peu avant de remonter dans le coin jeux. Nous avons pu essayer différentes plateformes, comme Windjammers (promis Jul’, je te ferais une initiation complète à ce petit bijou un de ces quatre) ou Donkey Kong Country (là encore, j’ai pu faire profiter Jul’ de mon expérience sur ce jeu, l’ayant déjà fini par le passé). Nous sommes aussi passé par le côté arcade, où nous avons pu tester Puzzle Bobble ou Mr. Driller. J’ai même pu me faire une petite partie de Gunstar Heroes.

L’heure de repartir chez moi était presque venu, mais avant de nous séparer, nous avons eu l’honneur de croiser puis de discuter un peu avec l’Ermite Moderne, grand sage parmi les sages et accessoirement une des têtes d’affiche du site VoxMakers, qui couvrait la convention de son côté. Mais les bonnes choses doivent se finir, j’ai donc quitté très tôt la convention pour pouvoir rentrer à la maison. Ben m’a raccompagné jusqu’à Austerlitz et nous avons pu discuter de diverses choses, notamment de son envie de faire quelques articles sur les jeux qu’ils affectionnent. Attendez-vous donc à voir sa plume apparaître ponctuellement dans nos colonnes… Histoire qu’on redevienne geek, parce que comme nous l’avons déjà signalé,le mainstream, ça va un temps…

L’Ermite Moderne. Si vous voulez voir ce qu’il fait,allez donc sur lien Vox Makers.

Samedi, fin d’après-midi et soir.

C2J parti, je savais que je le reverrais le lendemain. Je vais voir Nube au stand Crash System qui prenait sa pause. Nous en avons profité pour discuter, et j’entends alors «  On se connait, non ? » et là, je vois Mimachan, à qui je dis bonjour et nous discutons quelques minutes. Toujours aussi gentille et souriante. ( C2J tu l’as vraiment, mais alors vraiment manquée de moins de dix minutes après ton départ GRRRRRR !!!). J’ai ensuite squatté les salles de jeux vidéo. Dans les salles des jeux actuels, je peux mentionner Sonic 4 épisode 2 et le jeu Hatsune Miku sur PS3.

Dans la salle jeux rétro, les installation avec Garou : Mark of the Wolves sur Neo Geo connaissent un grand succès. Précision : non ce n’est pas un jeu mettant en scène le chanteur québécois, mais un King of Fighters (Jul’, premier avertissement de vanne pourrie. Attention… ( ben quoi elle est très bien ma vanne, et il faut bien informer les profanes…)).

On était nombreux à vouloir jouer à la Neo Geo, la console des riches…

Si l’Epitanime est une convention qui dure deux jours pleins, elle a besoin de fermer pour permettre non seulement le renouvellement pour la nuit des activités, mais aussi au staff de se reposer un peu. Ainsi, tout le monde doit partir des lieux entre 19 et 21 heures. Largement de quoi avoir le temps de se restaurer, aux alentours ce ne sont pas les restos ni les fast-food qui manquent. Mais j’ai mangé chez Nube, qui m’attendait ainsi que Franck à la sortie et son appartement n’est qu’à un quart d’heure de marche. Comme ça, nous en avons aussi profité pour regarder le J-Top sur Nolife…

Nube m’a raccompagné une partie du chemin et je suis revenu pour la nuit.

La nuit à Epitanime

A ma grande surprise, je croise d’autres membres du forum comme Zélyie et Zatoichi (et encore deux de loupé >_<), en remontant dans les salles de jeux vidéo. Les jeux ont été changés, notamment dans les salles jeux actuels et rétro. Je reviens dans la salle d’arcade, où un autre visiteur m’apprend à jouer à TwinkleStar : le principe est de renvoyer des projectiles dans l’écran de l’autre joueur. Un coup à prendre, mais attention les principes sont assez vicieux (déjà testé, un jeu assez sympa, mais je préfère quand même WindJammers).

Un peu plus loin DamDam a ensuite commenté son run sur Mushihime Sama Futari, un manic shooter de Cave. J’ai ensuite vu deux québécois le féliciter pour sa performance et j’ai pu discuter avec lui. Pour ce jeu, un bon niveau de maitrise commence à 100 millions de points. Rien que ça… Ensuite il y a eu un run sur Megaman X, malheureusement, le joueur, après plusieurs tentatives a décidé de renoncer à battre le boss final, la fatigue n’aidant pas à la concentration. Il faut dire aussi qu’il est abusé, comme boss de fin… Je dis ça, je dis rien… (Désolé de te contredire, mais ce dernier boss est tout à fait faisable. En effet, si tu arrives avec armes & énergie pleines, les 4 Tanks remplis à ras-bord, que tu démarres ta partie un mercredi après-midi entre 15h07 et 15h09 pendant un orage de grêle, que le coefficient de marée soit supérieur à 75 et que ton voisin s’appelle Dominique, je te jure que ce boss est totalement faisable… Quoi ?)

Je redescends ensuite, et vais vais retrouver Eivind dans la salle DDR. Il est épuisé, mais il faut dire aussi qu’il disputait le tournoi qui avait lieu, et après quatre heures d’effort, forcément, ça use (j’aimerais bien le voir à l’œuvre un de ces jours)… Eivind échouera en finale contre Riders après s’être battu jusqu’au bout, parfois les scores dans un tournoi de la sorte ne se mesurent qu’au quatrième ou cinquième chiffre affiché.

Je fais ensuite une pause au café de la convention avec Bigall, et le chocolat chaud me permet de reprendre un peu des forces. La nuit est un peu plus fraiche mais agréable. Je remonte avec Wonk dans la salle jeu vidéo et nous décidons de nous mesure à Kendo sur le Bomberman jouable à 10, des manettes étant libres. Cependant les manettes sont particulières : elles sont dépourvues du bouton Start, pour éviter qu’un mauvais joueur mette le jeu en pause et fasse abandonner à tous le match. Bien évidemment pour s’y retrouver un minimum, il faut un écran de grande taille. Mais vous le savez, se mesurer à Kendo, c’est carrément comme tenter d’escalader l’Everest en espadrilles, ça fait dans l’ultraviolence tellement il est impitoyable et éliminait les challengers les uns après les autres (un jour, je défierai le Shin, oh oui!)… Rares sont ceux qui ont pu lui arracher ne serait-ce qu’une victoire… Et puis moi, vous le savez, je suis le spécialiste des morts à la c** dans Bomberman , du genre se retrouver coincé entre ma propre bombe et la brique que je voulais faire exploser… Mais on s’amuse tout de même, on se marre bien, et c’est l’essentiel. Après quelques parties et un somme au petit matin, la convention a fermé de 7 h à 9 heures le temps de tout installer pour la journée et au staff de se reposer un peu. Ceci dit, fin mai, le soleil était déjà levé.

Saturn Bomberman, à 10 sur le même écran, c’est vraiment…de la bombe. (désolé).

Le dimanche matin…

Au fast-food bien connu de la Porte de Choisy, je retrouve Eivind, Arkaiser Jérémy et un de leurs amis . Nous nous installons et nous discutons lors de ce petit-déjeuner, les employés ont vu passer beaucoup de personnes avec de drôles de bracelets de couleurs, mais depuis 20 ans, ils doivent y être habitués…Le petit-dèj m’a fait du bien.

Je reviens, Nube était déjà à son stand. Je retourne ensuite dans les salles de jeux vidéo, et j’essaie en jeu actuel, Binary Domain. Qui ne m’a pas convaincu : j’ai trouvé la visée pas stable et surtout une IA à la ramasse, avec mon partenaire virtuel qui m’a laissé agoniser alors que j’étais à ses pieds et espérais qu’il me ranime. J’ai reposé la manette…

Dans la salle rétro, je commence la journée sur Outrun, lorsqu’on décide, avec trois autres personnes de faire une partie à 4 en réseau. Malgré les tentatives de certains pour me jeter dans le décor, je termine troisième. Sur le podium…

Peu après, je reçois un SMS de C2J me disant qu’il est au métro (j’étais parti à peu près à la même heure que la veille, mais cette fois emmené par mon frère en voiture aux Aubrais. En effet, pas moyen de faire La Ferté Saint-Aubin – Orléans le Dimanche). Je décide d’aller à sa rencontre, et je vais le laisser raconter la suite jusqu’à son départ de la convention.

La journée de dimanche s’est surtout concentrée dans les salles de jeux. J’ai pu me réessayer un peu à DeathSmiles (ça faisait des mois que je n’avais pas fait une partie), avec un résultat relativement honorable, puisque j’ai pu faire 4 niveaux et demi en 1 crédit. Un peu rouillé mais bon… Je n’ai pas pu m’essayer à Mushihime-Sama, mais j’aurais bien aimé. Ensuite, nous avons surtout assisté aux performances proposées sur le stand de shmup.com. Le programme avait commencé avec une run d’Amiral_Popov sur Super Castlevania IV. La run était très intéressante mais il perdit 3 vies au cours de la partie (dont 2 assez bêtement). Malheureusement, Jul’ n’a pas pu assister à la totalité de la run. En effet, pendant la performance, je voyais mon coreligionnaire vaciller sur sa chaise et somnoler un peu. Je l’ai donc sommé d’aller se restaurer et de reprendre des forces. J’ai donc assisté seul à la fin de la run sur SCVania IV et au début de la run sur The Legend of Zelda que nous a proposé Radigo. Il a en effet tenté de finir le jeu légendaire de la NES le plus rapidement possible avec une seule vie. Le tout commenté par Blackphoenix, qui était aussi présent sur le stand. Julius a attrapé la partie en cours mais malheureusement, la run fut un échec, Radigo ayant échoué surGanon la faute à une flèche d’argent manquante. La run d’A-M sur Ocarina of Time allait démarrer, mais l’heure pour moi était déjà venu de repartir. J’avais déjà pas mal pioché niveau santé et je ne voulais pas tenter le diable… Je quittais donc la convention et rentrait chez moi sans encombres…

La performance de A-M sur Ocarina Of Time

Fin de convention:

C2J parti, je suis resté un peu dans la salle de jeux d’arcade, A-M a tenté ensuite de faire le bug de Zelda Ocarina Of Time, qui permet de terminer le jeu en moins d’une heure et avec Link enfant. La performance n’étant pas simple à réaliser, il a du s’y prendre à deux fois avant de réussir. Ainsi, Ganondorf a été vaincu par un gamin, avec trois cœurs de vie et un bâton Kokiri! Lors des différents runs en démonstration, je vois que ma voisine à ma gauche à un T-shirt Nolife. J’engage la conversation, elle a le pseudo Andighan sur le forum, même si elle le partage avec son copain. Je redescends et vais voir le quizz Capcom, au niveau de la scène, avec un BlackPhoenix déguisé en Ryu posait des questions sur les jeux de la firme (pour avoir vu les photos de Blacky, il fait un Ryu plus vrai que nature). Les gagnants avaient des cadeaux… donnés par Sega!

Blackphoenix nous fait un Hadoken…

Je suis ensuite remonté. Amiral Popov retentait le run sur Castlevania IV sur Super-Nintendo , en tentant de ne perdre aucune vie. Une fois de plus ce fut raté, il en a perdu quatre, et à la cinquième c’était un gage. Je plaisante mais je suis incapable de faire la performance qu’il a fait, les combats contre les boss duraient même pas 5 secondes, merci et au revoir! Et après le gros troll lancé sur Call of Duty ça fait du bien de voir que certains pensent comme vous sur la politique d’Activision… prends ça dans la tronche, Kotick! Après quelques parties de jeux rétro plus tard, un tour dans la convention ,étant donné qu’il ne se passait plus grand chose, j’ai décidé de rentrer chez moi après avoir dit au revoir notamment à Nube.

Ce fut plutôt une bonne convention, qui n’a pas cédé à devenir un supermarché de la culture japonaise, même s’il y avait tout de même quelques stands de professionnels, car il en faut un peu tout de même, notamment celui de Pix’n’ Love, où j’ai acheté la BD Polygamer ( critique à venir)… Pour le reste j’y ai retrouvé mes habitudes, les habitués du forum que j’ai été ravis de revoir ou de faire connaissance, les amis, même si certains manquaient, pour des raisons valables la plupart du temps, et le seul gros reproche que je peux faire à cette convention, c’est la scène en sous-sol. Là, c’était carrément lugubre (je plussoie). Pour l’édition 2013, merci de la remettre en plein air… Mettre les jeux vidéo dans un plus grand espace, en revanche ça c’est une bonne idée. Je ne sais pas encore si j’irai pour la prochaine édition ( ça dépendra de plusieurs choses) mais pourvu que l’Epitanime ne cède jamais aux sirènes pour pencher vers le côté supermarché. Il faut qu’elle garde son côté fête d’étudiants ouverte à tous, ce n’est que comme ça qu’elle marquera sa différence Rien à ajouter. Moi aussi, je ne suis pas sur de revenir l’an prochain, mais bon, qui peut dire ce qu’il fera dans un an?

La scène en sous-sol, ce n’était pas une très bonne idée…

Remerciements :

Nous tenons à remercier tout particulièrement:

Nube, Ben, Kendo, Mimachan, Amiral Popov, Damdam, l’Ermite Moderne, BlackPhoenix, Andighan, Eivind, Bigall, Arkaiser, Jérémy, et et tous ceux que j’ai croisés à un moment ou un autre lors de cette convention.

Merci aussi à Wonk, (mince comment j’ai pu l’oublier…) que j’ai pu croiser pour la première fois, sinon je ne vois personne à rajouter…

Nous ne remercions pas :

Nous ne tenions absolument pas à croiser LE boulet ultime jamais créé… malheureusement, il était présent et a squatté le stand de Nube pendant un long moment le dimanche matin, mais a aussi fait peur à un couple de fan de Nolife qui discutait avec DamDam en s’incrustant dans une conversation, d’après ce que j’ai pu lire sur son blog ( de DamDam, pas du boulet). Pas de nom, vous l’aurez sans doute reconnu…

Julius et C2J

Sega France ferme ses portes

La nouvelle courait depuis plusieurs jours déjà, mais vient d’être confirmée : Sega ferme ses principales filiales européennes dont la succursale française, mais c’est également le cas de l’Espagne, de l’Allemagne, du Bénélux et , hors Europe, de sa filiale australienne.

La firme a aussi affirmé que ces fermetures étaient dues à l’échec des nouvelles licences  qui ne se sont pas très bien vendues, et investir dans le marketing sans avoir de garantie de succès était trop risqué. Sega va donc se  recentrer  sur quatre licences , c’est à dire Sonic, Total War, Football Manager ( qui marche bien sur PC) et Aliens. Et, bien entendu sur le jeu dématérialisé, notamment sur smartphones et tablettes…

Mais ne vous inquiétez pas, pour le territoire français, ainsi que pour l’Europe du sud, c’est la société allemande KOCH Média qui assurera la diffusion des jeux sur support physique.

N’empêche, pour nous qui avons connu Sega  dès l’enfance ou l’adolescence, qui a bercé nos années collège avec la Megadrive, cela fait tout de même drôle de voir où elle en est réduite…Le géant japonais s’est il vraiment remis de ses échecs hardware ( 32X, Mega-CD, Saturn) et  software ( Shenmue, notamment) ?

En tout cas ça devrait calmer une partie du public, qui réclame à cor et à cri un Shenmue 3 et cette fois traduit en français  SVP, on ne se refuse rien, hein… Je me demande d’ailleurs sur ceux-là, combien on réellement joué à l’un ou l’autre…

Julius

Japan Expo 13ème Impact : demandez le programme !

La treizième édition de la Japan Expo aura lieu du 5 au 8 juillet 2012. Le lieu n’a pas changé, c’est toujours au Parc des Expositions Paris Nord- Villepinte qu’aura lieu la manifestation, couverte de façon officielle par C2J pour le blog. La Japan Expo avait accueilli 190 000 visiteurs en 2011, et les organisateurs tablent pur 2012 sur 200 000 entrées ou plus.

Bien entendu, de nombreux invités sont attendus cette année encore .

En invités d’honneur,il y aura d’abord le mangaka Naoki Urasawa , auteur notamment de 20th Century Boys et Monster, et primé en 2010 dans cette convention, et il sera en dédicace le vendredi 6 et samedi 7 juillet, après une conférence sur sa carrière. Il participera aussi à une conférence sur les anime avec Masao Murayama, avec qui il a collaboré sur Master Keaton et l’adaptation de Monster. Mieux encore il sera présent à la J.E. Live House lors du showcase d’Hemenway ( voir plus bas) où il jouera des morceaux qu’il a composés pour 20th Century Boys.

Pour les jeux vidéo l’invité d’honneur sera Keiji Inafune, ancine producteur de chez Capcom, pour ne citer que quelques jeux, il est le créateur de Megaman, Street Fighter IV, Monster Hunter ou encore Resident Evil 4. Il sera en dédicaces les quatre jours de la convention, et tiendra une conférence sur ses productions les plus récentes.

Kohei Tanaka sera aussi présent en invité d’honneur de musique de jeux vidéo. Ce musicien est le compositeur des musiques de Gundam et surtout de One Piece en matière d’anime, est le compositeur attitré de la saga Sakura Wars en matière de jeux vidéo, il a  également collaboré avec Motoi Sakuarba sur Resonance of Fate. Il sera en dédicaces les jeudi 5 et samedi 7 juillet et donnera deux showcases.

 L’invité d’honneur anime sera Haruhiko Mikimoto. Vous pourrez avoir des dédicaces de la part de ce character designer qui a notamment œuvré sur Macross les samedi 7 et dimanche 8 juillet. Il tiendra également deux conférences.

En J-Music, ce sera le groupe Flow qui sera à l’honneur. Vous aurez trois occasions d’avoir leurs dédicaces les jeudi 5 juillet où ils donneront une conférence, samedi et dimanche. Le vendredi 6 juillet sera le jour de leur concert unique, à 19 heures, organisé par Soundlicious, au JE Live House. Attention, le billet , qui coute 37 € est à acheter séparément de l’entrée à Japan Expo.

 Pour les amateurs de mode, Kyary Pamyu Pamyu sera l’invitée d’honneur du salon. Elle donnera un showcase où elle interprètera les chansons de son album le samedi 7 juillet mais aussi lors du défilé Harajuku Kawaii !!! le dimanche 8.

 

Mais d’autres invités seront aussi présents, comme Masao Maruyama, créateur du studio d’animation Madhouse, qui sera en dédicaces les quatre jours de la convention et donnera une conférence le jeudi 5 juillet en prime.

Natsumi Aida, l’auteure de Switch Girl !! sera en dédicace sur le stand de Delcourt.

Après 5cm Per Second, Makoto Shinkai vous présentera sa dernière œuvre ,Voyage vers Agartha, donnera également une conférence et sera sur le stand de Kazé. Son dernier long métrage d’animation sera d’ailleurs disponible en DVD et Blu-ray pendant le salon.

Tetsuya Tsutsui viendra vous présenter Propehcy, son dernier manga, et sera en dédicaces sur le Stand Ki-Oon qui l’édite.

Le professeur Sakamoto sera à n’en pas douter un musicien qui devrait attirer la curiosité :Vous pourrez entendre ses mélodies de jeux vidéo tendance électro lors de showcases pendant les quatre jours de Japan Expo, et ceux qui en veulent plus pourront même avoir une dédicace.

Tatsuya Saruwatari vous présentera sa nouvelle série, Free Fight, sur le stand de Tonkam, son éditeur français. Il donnera de nombreuses animations et bien entendu des dédicaces.

Moto Hagio fait partie des premières dessinatrices à s’être lancée dans le manga. Elle est aussi précurseur dans le Yaoi, et sera sur son stand à elle.

Toshio Maeda sera présent. Cet auteur de Hentai et de manga érotiques donnera une conférence le vendredi 6 juillet, et sera en dédicaces pendant la durée de la convention.

Les fans de Ein Lee pourront la voir en dédicaces le jeudi 5. Sa nouvelle œuvre, La princesse au bol enchanté, est déjà en cours de publication chez nobi nobi !

Barbara Canepa n’est pas japonaise. Mais elle a créé le magazine W.I.T.C.H. , la saga Sky Doll et travaille sur sa nouvelle série, qui porte le nom de END. Elle sera présente au stand de l’éditeur Soleil.

On peut citer également Rei Toma, auteure de l’Arcane de l’Aube, Mariya Nishiuchi, Katsuhiro Harada, Hideo Baba ( producteur de la série Tekken), l’illustratrice Shiitake, Christel Huet-Gomez, Maliki ( auteur de la BD éponyme), Ibi, Salagir, Troyb, Gogeta Jr.,Jérôme Morel, le duo Furo et Mimi, Marlène, Monsieur To et Berrizo.

La JE Live House va vibrer, certes, Flow est le groupe invité d’honneur, mais la partie musicale en dehors de ce groupe n’a pas été oubliée pour autant : j’en veux pour preuve les Momoiro Clover Z, qui y donneront deux showcases les jeudi 5 et vendredi 6 juillet, et séances de dédicace le premier jour. les fans d’idols vont être contents ! D’autant plus que ce sera leur première sortie en France… Comptez sur nous ( t’en fais pas que je vais t’y emmener), pour y être présents!

Le samedi et dimanche, ce sera au tour d’Hemenway, un groupe de pop-rock composé de 4 membres, d’être en représentation, et donneront aussi des séances de dédicaces.

Virgo a.k.a. Hammer est un musicien particulier : en effet, il donne dans le genre opéra hip-hop! Les curieux pourront aller le voir, voire obtenir sa dédicace le dimanche 8 juillet.

Le groupe Man with a mission est un groupe de rock dont les membres jouent avec des masques de loups et qui est très en vogue au Japon. Vous pourrez aller assister à leur showcase et séances de dédicaces le jeudi 5 juillet.

Les fans de Visual Kei pourront voir Daizystripper en concert les jeudi 5 et dimanche 8 juilet, avec les dédicaces aux mêmes dates.

Le samedi, ce sera le groupe Anli Pollicino qui donnera un showcase et une séances de dédicaces, c’est toujours du Visual Kei. Leur premier album, Life is Beautiful, sera en vente pendant la convention.

Bien entendu, les défilés de mode, de Cosplay auront lieu à la Scène Principale, ainsi que le spectacle de danse Sakura Never Dies, le 5 et 6 juillet, et Kojiki donnera un spectacle de musique traditionnelle japonaise le vendredi 6.

La scène JE permettra de rencontrer vos artistes préférés et d’assister à leurs conférences, ainsi qu’à la projection du film Berserk.

La scène culturelle permettra de voir les arts japonais traditionnels, on notera qu’il y aura de la calligraphie, mais aussi le samedi 7, un concert de taiko.

Les scènes jeux vidéo et dédicaces seront destinées aux usages indiqués, la salle vidéo a été mieux optimisée, ainsi les projections auront lieu dans moins de bruit. La scène 100% cosplay permet à tous de défiler sans restriction , le salon accueillera aussi des sports et art martiaux japonais.

Et n’oublions pas le catch, puisque la ICWA sera de retour cette année encore à Japan Expo, avec des invités venus du Japon comme chaque année. 2012 sera placée sous le signe de la féminité puisque la fédération française accueillera deux catcheuses venant du Pays du Soleil Levant: Kana & Mio Shinrai. Ces deux demoiselles font tout simplement partie de l’élite du Joshi Puroresu actuel (le catch féminin japonais si vous préférez) et l’équipe qu’elles forment ensemble, les Triple Tails.S est redoutée dans tout l’Archipel. Elles possèdent toutes les deux des palmarès fort respectables et pour avoir vu quelques-uns de leurs matchs, elles sont aussi dangereuses que jolies. Bref, si vous pensez que le catch féminin se résume aux Divas de la WWE, vous vous trompez lourdement et nul doute que ces championnes sauront vous impressionner.

 Voilà, en espérant que vous puissiez y trouver votre bonheur, sachant que le tableau prévisionnel pourra être sujet à changements…

 

Julius C2J

 

[Catch & Conséquences #6] Review de WWE No Way Out 2012

[Attention : Cette review ne prend en compte que le show en lui-même. Ne comptez donc pas sur cet article pour voir ce qui s’est passé depuis.]

 

 

Après un Over The Limit qui passe de plus en plus pour avoir été anecdotique, la WWE était quelque peu attendu au tournant avec No Way Out. Mais encore une fois, le programme proposé par la fédération n’était pas vraiment excitant. Maintenant que ce Pay-Per-View fait partie de l’Histoire, il est temps d’analyser ce qu’il en fut vraiment.

 

 

Comme depuis plusieurs mois, l’Univers de la WWE a pu se chauffer à moindre frais sur YouTube en suivant le match du pré-show qui proposait une opposition entre le « Funkasaurus » Brodus Clay & David Otunga, l’éminence grise de John Laurinaitis.

Déjà, quand on connaît les qualités dans le ring des deux catcheurs, on pouvait avoir peur sur le rendu final, et les craintes allaient se révéler fondées. Il n’y a pas grand chose à retirer des 5 minutes de match que nous ont proposé et la conclusion du match (décompte à l’extérieur volontaire d’Otunga, donnant ainsi la victoire à Clay) nous laisse quelque peu sur notre faim.

Pas grand chose non plus à retirer de ce pré-show en général si ce n’est un segment concernant Primo & Epico, dont on reparlera plus tard dans cet article.

 

 

Il était donc temps pour le show de véritablement démarrer. Une fois les feux d’artifice tirés, le premier match annoncé ne fut nul autre que l’affrontement pour le World Heavyweight Championship qui devait opposer Dolph Ziggler à l’actuel champion, Sheamus.

Pour une ouverture, ce fut une sacré ouverture. Aidés en cela par un public très actif (il le fut d’ailleurs tout au long du show), les deux superstars ont proposé une bonne entrée en matière. Ziggler a notamment su faire preuve de son talent et a montré de manière fort convaincante qu’il était digne de rester aux alentours du titre majeur. Ne lui reste plus qu’à se construire un personnage fort pour pouvoir concrétiser ce souhait. Dommage cependant que la victoire de Sheamus n’ait été trop éclatante, cela risque de ralentir Ziggler dans sa progression.

 

 

Pour enchaîner, direction les coulisses où nous pûmes voir Vince McMahon poursuivi par John Laurinaitis qui a voulu lui présenter ses excuses pour le direct que le Big Show lui avait mis dans le citron lors du Raw du Lundi précédent, tout en lui disant que, étant donné que la victoire de l’Athlète le plus large au monde était quasiment acquise, cela n’entacherait pas leur relation. La réponse du Président n’eut même pas besoin de mots pour montrer son avis puisque ce dernier barra au chantre du People Power l’entrée de son bureau. Évidemment vexé, ce dernier passa ses nerfs sur Josh Matthews qui souhaitait simplement savoir si ce dernier ne ressentait pas trop de pression.

Le PPV enchaîna sur le Tuxedo Match qui opposa l’acutel champion US, Santino Marella à l’âme damnée d’Alberto Del Rio, Ricardo Rodriguez.

On s’attendait à un Comedy Match, ce fut en effet un match qui se voulait comique, mais les intentions ne suffisent pas, et il faut reconnaître que ce fut raté. Les effets sont tombés à plat, ça manquait de la folie qu’ont pu nous donner les deux lors des derniers shows hebdomadaires. Le seul moment à sortir de ce match fut la tête de Del Rio imprimé sur l’arrière du slip de Rodriguez. Bref, à oublier…

 

 

Après une brève célébration de l’Italien, nous eûmes droit à une interview de CM Punk par Matt Striker qui a notamment cherché à savoir ce que pensait le Champion de la WWE d’AJ, qui est devenue depuis quelques semaines l’un des pivots de la rivalité pour le titre WWE. Et quand on parle du loup… AJ est donc venue souhaiter bonne chance au champion, le gratifiant d’une bise sur la joue. Ce segment n’était en fait que la première partie d’un triptyque concernant AJ, mais nous y reviendrons plus tard…

Maintenant, il est temps de parler du match pour le Titre Intercontinental opposant Cody Rhodes et Christian, dans ce qui fut la revanche d’Over The Limit.

Contrairement au PPV précédent, cette fois, les deux protagonistes ont eu du temps pour broder leur match, et grand bien leur en a fait. Bien rythmé et proposant de belles séquences, ce match fut très agréable à regarder. On sent quand même qu’on pourrait voir un spectacle encore plus intéressant en provenance des deux superstars. Au final, ce ne fut pas le « Show-Stealer » que j’avais prédit, mais ce fut un bon moment quand même.

 

 

Après ce bon moment, la WWE nous proposa un match de dernière minute sous la forme d’un Fatal 4-Way Tag Team Match pour désigner les prochains challengers au Titre par équipes.

Ce match opposa donc Primo & Epico (dont le cas fut abordé en pré-show), Justin Gabriel & Tyson Kidd, les Primetime Players (Titus O’Neil & Darren Young, deux anciens de NXT) et les frères Uso.

En temps normal, je ne suis pas fan de ce genre de matchs, je pense qu’ils ont trop tendance à devenir confus très vite, ce qui empêche de faire ressortir l’équipe victorieuse comme il faudrait. Mais ici, le match fut solide, bien mené, avec juste ce qu’il faut de folie. De plus, le match a proposé une conclusion intéressante qui propose une ouverture pour les semaines qui viennent. En effet, Abraham Washington, le manager de Primo & Epico, a littéralement envoyé en pâture Primo à Darren Young, offrant ainsi la victoire aux Primetime Players. De plus, après le match, A.W. A clairement laissé tomber la paire de Porto-ricains pour les deux anciens de NXT, qui eurent finalement le dessus. On sent un frémissent dans la division par équipes et cela ne peut qu’être enthousiasmant pour la suite.

 

 

Le segment qui nous fut proposé par la suite était un segment que beaucoup de monde attendait, puisqu’il s’agissait d’une intervention de Triple H, le Chef des Opérations de la WWE. Accueilli comme d’habitude sous des acclamations tonitruantes, The Game prit donc la parole et aborda derechef le cas Lesnar. En effet, vous vous rappelez sûrement que Brock Lesnar était parti avec pertes et fracas (c’est le cas de le dire pour le bras de Triple H) tout en collant deux procès aux fesses de la WWE, conseillé en cela par Paul Heyman. Comme vous pouvez vous en douter, cela énerve quelque peu Triple H, plus prompt à faire parler ses poings que ses capacités intellectuelles. C’est pourquoi il a proposé à l’ancien Champion UFC un défi pour SummerSlam, essayant ainsi de titiller sa fibre de combattant.

C’est quand même un peu court et c’est quand même faire preuve de beaucoup d’égocentrisme que de croire qu’il pourra tout régler tout seul, avec ses poings. Mais comme beaucoup, je suis quand même intrigué par ce que pourrait donner une opposition entre les deux. Donc attendons de voir les futurs développements avant de porter un jugement définitif.

 

 

 

Le segment qui suivit fut la seconde partie de l’angle concernant AJ : Cette fois-ci, la petite geekette rendit visite à Daniel Bryan afin de lui souhaiter aussi bonne chance, ce qui laissa Bryan apparemment indifférent, quoique puisque nous pûmes voir un sourire s’esquisser sur le visage de l’ancien World Heavyweight Champion après la bise d’AJ.

Revenons au catch à proprement parler puisque c’est le moment de parler du match pour le titre des Divas opposant Beth Phoenix à Layla.

A vrai dire, je ne sais pas trop quoi penser de ce match. Si l’action dans le ring ne fut pas mauvaise, bien qu’un peu en-dessous du match d’Over the Limit, le match s’est déroulé sur un rythme bizarre, un peu irrégulier, qui à mon sens a rendu le match difficile à suivre pleinement. De plus, il ressort de ce match un sentiment étrange, le fait est que Beth Phoenix ne semble plus avoir l’aura de domination qu’elle avait jusque-là. Aussi, on a l’impression en ce moment que la division des Divas ne tourne quasiment qu’autour de Beth & Layla. Bref, les Divas semblent très mal engagées, même si ce n’est pas un fait totalement nouveau.

 

 

A peine le temps de célébrer cette victoire qu’on enchaîne directement avec le troisième et dernier volet de l’affaire AJ et comme vous pouvez vous en douter, c’est au Big Red Monster qu’elle rend visite cette fois-ci. Ambiance glauque et sombre évidemment, et un Kane bien plus entreprenant que les deux autres superstars avec la petite Diva. Tout était en place pour le match pour le titre WWE.

Mais avant cela, la fédération nous servit un nouveau match surprise, opposant Hunico, le gangsta chicano du pauvre, à Sin Cara, qui a fait il y a quelques semaines son retour à la compétition après avoir subi il y a quelques mois une rupture du tendon rotulien.

Première chose, je ne comprends toujours pas pourquoi ils continuent à utiliser ces jeux de lumière à la noix dès que Sin Cara livre bataille. Ça rend le match moins lisible et je suis sur que cela altère grandement la qualité des matchs que le luchador livre.

Ensuite, concernant le match lui-même, c’était tout à fait regardable. Mais pour être franc, une grande partie du mérite en revient à Hunico. Il a su délivrer une partition excellente, montrant un éventail de prises assez impressionnant et une belle capacité de construction. Sin Cara, en revanche, souffre toujours des mêmes problèmes de rythme et de montée en puissance qu’avant sa blessure. Malgré tout cela, c’est ce dernier qui sortit victorieux du match grâce à sa Mistica (un peu sortie de nulle part).

 

 

L’heure du match pour le titre WWE entre CM Punk, Daniel Bryan & Kane avait sonné. La plus grande interrogation de ce match concernait sûrement l’utilisation d’AJ dans ce match. Pour le coup, la partition de la petite geekette a été plutôt subtile. Elle n’est apparue qu’en fin de match, pour se faire tamponner par Kane (qui était en pleine lutte avec Punk) et finir inconsciente au sol, ce qui déconcentra le géant et permit à Punk de remporter le match. Kane ramena la petite lutine aux vestiaires, nous permettant de nous rendre compte que cette intervention était bien plus vicieuse que cela…

L’autre interrogation concernait l’utilisation du Big Red Monster et force est de reconnaître qu’il s’est parfaitement intégré dans le match. Mais il a fait du Kane pur jus, c’est-à-dire de la desruction en règle. Simplement, Bryan et Punk ont su accorder leurs violons pour parfaitement intégrer le géant, ce qui prouve le talent des deux anciens rois des fédérations indépendantes.

Au final, ce fut un très bon match, sûrement celui de la soirée, avec peu de fausses notes à signaler (peut-être une disparition trop brutale de Bryan en fin de match), et pas mal d’ouvertures pour la suite des événements. Bref, dans l’esprit, nous venions d’assister au vrai Main-Event du PPV. Mais hélàs, il restait encore deux matchs à voir…

 

 

 

Le premier d’entre eux était l’habituel destruction de Ryback face à deux freluquets. Le meilleur moment de ce segment fut quand Tic & tac nous ont chanté (de manière très fausse) l’ancien thème de Wrestlemania. Je n’en dirais pas plus…

 

 

 

Abordons enfin le dernier match du show, le Main-Event entre le Big Show et John Cena qui allait déterminer l’avenir à la WWE de John Laurinaitis.

On pouvait s’y attendre mais ce match fut très classique dans son déroulement pour une configuration de la sorte : on a donc eu droit à un festival d’interventions, que ce soit en provenance de Mr. Excitement pour empêcher Cena de sortir ou que ce soit en provenance de tous ceux que le Big Show avait étalé ces dernières semaines (Clay, Ryder, Kingston et j’en passe) pour empêcher ce dernier de sortir. Nous eûmes aussi un Big Show trop décidé à infliger une correction à Cena pour rendre le tout cohérent. Normalement, vu que Cena ne cherchait qu’à gagner, Show aurait eu intérêt à rendre le match le plus court possible pour éviter tout retournement défavorable. C’est un peu dommage, car l’action dans le ring fut solide. Néanmoins, le final fut bien mené, Cena remporta le match et fit s’envoler les rêves d’ambition de Laurinaitis. Et pour conclure en beauté, comme promis avant le match, Vince McMahon asséna les fameux mots à ce qu’on peut considérer maintenant comme étant l’ancien GM de Raw & SmackDown, suivis par un petit passage à travers la table des commentateurs hispaniques offert par John Cena himself.

 

 

Et c’est sur ces images que se conclut « No Way Out ». Un PPV au final plus homogène que Over The Limit mais avec moins de morceaux de bravoure. J’espère que le niveau remontera le mois prochain pour WWE Money In The Bank 2012, un Pay-Per-View qui, en l’espace d’une soirée de 2011, est rentré dans la Légende de la WWE. L’édition 2012 continuera-t-elle sur la lancée de celle de l’an dernier ? Réponse dans quelques semaines…

 

 

 

C2J

 

 

Photos : copyright © wwe.com

Guns of the Kikoolols épisode 14

Canal+, du cyber à l’enfer

Cet article sera en effet sur le refrain du « c’était mieux avant », et cette fois cela me paraît justifié. Il y avait longtemps que je voulais le faire, et la première partie de La nouvelle Édition, l’émission en clair du midi sur la chaine cryptée du 14 juin ne fait qu’apporter de l’eau à mon moulin. Marcus, que tout le monde connait maintenant, et Tommy François, d’Ubisoft, étaient invités pour parler de l’E3, le plus grand salon de jeux vidéo au monde, qui a lieu tous les ans à Los Angeles. Mais voilà: les chroniqueurs de l’émission , pourtant adultes, et ayant pour la majorité d’entre grandi dans le même temps que le développent de l’industrie vidéoludique, semblaient redécouvrir ce qu’étaient les jeux vidéo. J’en veux pour preuve leurs têtes devant les explications de Tommy et Marcus, et étaient plantés là comme deux ronds de flan, se demandant de quel charabia ils parlaient. Heureusement que Damdam n’est pas venu leur parler de danmaku !

Puis est venue la question que je redoutais : « On fait quoi dans les jeux vidéo ? On dégomme toutle monde ? » Question typique, mais révélatrice de la mentalité actuelle de ceux qui sont étrangers à ce loisir, et qui pensent qu’il n’y a plus, maintenant que des FPS. Or, c’est loin d’être vrai. Il faut dire aussi cependant que certains éditeurs dont les FPS sont les vaches à lait ont un budget de communication énorme, alors forcément, on en voit qu’eux, n’est-ce pas, Robert ?

Pourtant, s’ils savaient… Des jeux autres que ça, il y en a. Récemment, FEZ est sorti et ce jeu est une merveille d’inventivité. Tommy étant responsable du pôle innovation d’Ubisoft, il a supervisé le projet Child of Eden l’année dernière, un shoot conceptuel mais néanmoins somptueux et créatif.

Cet épisode me rappelle celui qui avait eu lieu quatre ans auparavant, dans Le Grand Journal de Denisot , lorsque Grand Theft Auto IV était sorti. Davy Mourier, animateur sur Nolife,  était invité pour y jouer en direct. Le tout, sous les regards consternés, entre autres, de Laura Flessel. Bien entendu Denisot a préféré demander l’avis aux sportifs plutôt qu’à Davy. Bref, Canal et les jeux vidéo j’ai l’impression que ce n’est plus une histoire d’amour…

Et ne me parlez pas du Journal de sortie des jeux vidéo, hein! Le but, c’est de faire vendre, alors pour la qualité, on repassera, en revanche, on voit des People nous dire que la PSVita c’est trop bien, quoi… C’est bien simple je n’ai jamais vu une critique pas tendre avec un jeu. Mais en revanche on parie qu’ils vont refaire une émission spéciale à la sortie du prochain du Call of Duty ?

Fut-un temps, c’était tout le contraire. Dans les années 90, Canal+ croyait aux nouveaux médias, au numérique, aux ordinateurs. Hé oui. Je me souviens avec émoi de Cyberflash et de son animatrice virtuelle Cléo… C’était une émission quotidienne créée en 1995 qui passait à 18h20, d’une durée de 7 minutes en semaine, et un samedi par mois, une émission, Cyberculture, présentée par Chine Lanzmann , permettait de traiter de sujets de fond sur les médias virtuels et les nouvelles technologies. Mieux encore, Canal avait sa propre filiale sur le thème, qui était Canal NuMédia, et a même fait éditer des CD-Rom de jeux dérivés de certaines de ces émissions, je pense notamment au Cauchemar de PPD, dérivé, bien entendu ,des Guignols de l’info, sous la licence Canal+ Multimédia.

Les chanceux qui avaient CanalSatellite Numérique pouvaient zieuter sur le canal 17 ( au début), une petite chaine qui s’appelait C: ( cédeuxpoints) éditée par la filiale de la chaine cryptée. Je me souviens encore des jingles, certains étaient même des trouvailles. Et si à partir de 18 heures, c’était une boucle hebdomadaire renouvelée tous les samedis, et que Cybernet était une émission britannique doublée en français, c’est quand même grâce à cette « micro-chaine » que j’ai découvert Red Dwarf , Les Chroniques de la Guerre de Lodoss, Neon Genesis Evangelion, et en VOST, s’il vous plait! De plus, elle m’a réconciliée avec l’animation japonaise.Le reste de la journée, c’était des bandes promo pour les logiciels, que les plus geeks pouvaient télécharger sur le ordinateur et via un câble à relier entre le décodeur numérique et l’ordinateur grâce au service de téléchargement qui s’appelait C: Direct . Et à l’époque, on était loin d’avoir les config PC de maintenant, 8Mo de RAM suffisaient (vous avez bien lu) pour faire tourner la plupart des jeux.

Le succès d’estime de cette petite chaine ne s’est pas démenti, et Canal a voulu voir plus grand. C’est ainsi qu’à la rentrée 1998, C: évolua pour devenir une chaine digne de ce nom et maintenant, vous la connaissez tous , je veux bien évidemment parler de Game One. Cette fois, la chaine s’est associée à Infogrames, éditeur français, et les deux détenaient les parts à parité.

Mais voilà, parallèlement à cela, divers facteurs, dont la perte d’argent continue et d’abonnés depuis 1997, et la fusion avec Universal, la conjoncture a obligé Canal+ à se séparer de certaines activités. La branche « cyber » en fait partie. Je voudrais préciser une chose, avant que ce terme ne devienne utilisé et dévoyé par des imbéciles qui ne savent pas écrire la plupart du temps,merci au site Zéros Sociaux de les montrer, il désignait tout ce qui touchait aux ordinateurs, médias interactifs et nouvelles technologies, et était l’abréviation de cybernétique et cyberespace.

Bref, Canal+ a du, entre autres, revendre ses parts dans Game One. Infogrames est devenu, jusqu’à l’arrivée et le rachat par MTV, actionnaire unique de cette chaine avec les conséquences que l’on sait.

Tout ça pour dire que j’aimerais comprendre pourquoi Canal, impliquée auparavant dans le domaine des jeux,et de la culture liée à cet univers,a décidé de laisser tomber et de voir le jeu vidéo sous son aspect le plus violent et le plus commercial qui soit. Je sais que la chaine n’est plus dirigée par son équipe d’origine, et que la direction est maintenant assurée par des gens qui ne voient que le côté rentable de la chose. C’est dommage d’en être arrivé là…

 Julius