J’ai testé : la salle Dolby Cinéma

Il y avait longtemps que je n’avais pas ouvert mon blog… Regardez moi cette poussière… Ça sent le renfermé… Et des toiles d’araignées en plus…  Raison de plus d’y revenir, avec l’histoire de ma séance ciné des vacances.

J’avais décidé de faire un tour à Toulouse, histoire de réveiller quelques souvenirs. Mais le ciel avait du mal à se décider, entre orages et beau temps.Alors arrivant sur la place Wilson, je me suis demandé quoi faire. Et sur cette place, il y a un cinéma Gaumont. Ça tombe bien, j’ai un pass qui permet d’aller chez Gaumont ou chez Pathé. En passant devant je vois l’affiche « Dolby Cinéma ». Au vu du temps, je me suis dit que ce serait une bonne occasion de tester cette salle.

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J’entre et je demande à la jeune femme au guichet s’il reste des places pour Mission Impossible : Fallout en Dolby.

Elle, toute souriante, m’explique ce que c’est en me disant que les ingénieurs de Dolby étaient venus de Los Angeles pour la concevoir. Elle me dit que c’est autre chose que l’IMAX. Et que je vais pénétrer dans la plus grande salle Dolby d’Europe avec 327 places. Rien que ça ! Au contrôle, on me remet des lunettes, qui seront à rendre à la fin de la séance. C’est les mêmes que j’ai eues pour la séance Imax de Star Wars VIII (que j’ai adoré et je vous emm…bête. Mais si je dois dire pourquoi j’ai apprécié que Ryan Johnson casse le jouet des prétendus fans j’y passerai trop de temps), signe d’une technologie au Laser. En revanche Gaumont est resté muet quand j’ai demandé combien cela avait coûté, un tel joujou. Mais j’estime que cela à dû être moins élevé qu’un IMAX (5 millions d’euros pour la salle la plus proche de chez moi, ils ne s’en sont pas cachés). D’ailleurs, cette technologie aurait été difficilement faisable dans ce multiplexe en centre-ville.

En déambulant dans le cinéma,propre et très clair, très blanc avec des indications en rouge ( les couleurs de Gaumont), j’avais l’impression d’évoluer dans un vaisseau spatial.

J’arrive donc devant la salle. Là, un panneau m’indique l’entrée. J’arrive dans un couloir avec un écran à ma gauche et une lumière bleutée et des murs noirs avant de franchir la porte. Pour tout dire ça contraste vraiment avec le reste du ciné, en inversant les couleurs ( noir/bleu  alors que le reste est blanc/rouge). Je suis arrivé par le bas de la salle. L’écran est de bonne taille. Pas autant qu’un IMAX mais suffisamment grand pour permettre une vision optimale.

Les fauteuils sont en cuir ou simili-cuir, grands, et permettent une assise très confortable. Mieux, ils disposent tous d’une tablette amovible, et surtout, sont inclinables en pressant juste un bouton. Il y a 2 mètres d’espace entre chaque rangée de fauteuils De fait, on peut regarder un film en étant quasiment allongé, en sirotant une boisson. Bref, niveau confort du spectateur, c’est très bien.

Niveau technique, c’est en réalité la combinaison du son Dolby Atmos qui équipe certaines salles des réseaux de cinéma et le procédé Dolby Vision. L’image est nette claire, même en 3D. Le contraste est saisissant. Je dis ça, mais c’est vraiment le cas.

Pour le son, comment dire… Jamais il n’a été aussi bien défini et pur. Le procédé Atmos vous ajoute une nouvelle spatialisation sur plus de 80 canaux. On se croirait vraiment dans le film et le moindre bruit s’entend clairement.

Bref, une séance Dolby, c’est une séance tout confort, à condition toutefois de payer un peu plus cher qu’une séance normale. Comme j’ai un pass, j’ai payé le même prix que pour un supplément IMAX. Donc, comptez jusqu’à 18 € pour en bénéficier. Je sais, ils ne se privent pas.

Alors ayant testé les deux, qu’est ce que je préfère ? L’IMAX ou le Dolby ? Je dirai que les deux ont leurs avantages . Ils proposent tous les deux une ambiance immersive dans le film. La première technologie allie son haute qualité avec un écran géant à côté duquel on se sent vraiment petit. Il y a aussi une assise confortable et les rangées son très espacées.

Pour le Dolby, on a droit à une tablette pour ses affaires sa bouffe et surtout, le droit de positionner son fauteuil comme on l’entend. Si le film est ennuyeux, au moins, on pourra piquer une sieste. Imaginez Deep Impact (1998) dans ce confort, c’est l’endormissement direct…

Mais n’oubliez pas, ces salles de luxe nécessitent de payer plus, donc représentent, surtout à plusieurs ou en famille, un investissement. Donc, cela doit rester très occasionnel. Comme un genre de petit plaisir de vacances.

Et qu’est ce que j’ai pensé de Mission Impossible : Fallout ? Réponse demain pour votre article du dimanche! 

Merci au Gaumont Wilson de Toulouse pour l’expérience Dolby Cinéma.

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Geek Contest #16 : La musique

Bonjour et bienvenue dans un nouvel article qui dépoussièrera un peu ce blog, sous-utilisé il est vrai. Et le dernier Geek Contest donné par Kavaliero est une bonne occasion de le faire. Et le sujet du mois est : La musique. Oui la musique. Je rappelle que le Geek Contest consiste à trouver un jeu vidéo, un film, une série, un livre et une personne ou un objet en rapport avec le thème. Voici ma sélection. 

 

1-Le jeu vidéo : Hatsune Miku : Project Diva F

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Hatsune Miku est une chanteuse virtuelle créée par Crypton Future Media d’après le logiciel Vocaloid 2 conçu par Yamaha. Son nom signifie d’ailleurs littéralement « Premier son du futur » car le logiciel pour faire ses chansons permet à quasiment n’importe qui de créer une oeuvre.  La communauté s’est tellement développée, que des forums d’entraide se sont même créés. La jeune femme au poireau  a même donné des concerts virtuels, et est accompagnée d’amis comme  Kagamine Rin, Meiko, Kaito, Kagamine Len et Megurine Luka.

J’en résume l’histoire ici si vous voulez plus d’infos.

Mais combien d’heure n’ai-je pas passé sur les jeux de rythme et les chansons des Project Diva… Des jeux loin d’être faciles sachant que même si le tout est échelonné pour rendre la progression du jour plus aisée, la moindre touche  » safe »  vous cassera votre combo (sans parler des « miss » et « bad ») et donc perte de points au score final, d’autant qu’une chanson n’est considérée réussie que si vous avez 80% de notes réussies. Sans compter certains segments spéciaux comme les zones techniques… Mais les jeux sont amusants et les chansons souvent entraînantes… Alors, jouez-y si vous en avez l’occasion. 

2-Le film : Good Morning England

affiche Good Morning England

Quoi de plus évident que ce film sorti en 2009 ?  Le long-métrage  raconte l’histoire d’une radio rock pirate qui émet depuis les eaux internationales de la Mer du Nord en 1966. Mais le gouvernement britannique est bien décidé à fermer cette radio faite par des hippies qui a l’outrecuidance de diffuser cette musique du diable sur son île. Heureusement, les DJ ne vont pas se laisser faire. Le film se remarque pour son casting ( Rhys Ifans, Nick Frost, Bill Nighy, Phillip Seymour-Hoffman, Kenneth Brannagh…) mais surtout pour sa bande originale très « rock’n’roll ». Les critiques ont été mitigées à sa sortie, mais ne mériterait t-il pas une deuxième chance ?

3- La série : Cowboy Bebop

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Je vous avoue que je n’avais au départ pas d’idée précise sur ce que j’allais mettre dans cette catégorie, car je n’ai pas regardé tellement de séries ou d’animés purement centrés sur la musique. Puis Cowboy Bebop est venu comme une évidence. J’en reparlerai bientôt, parce que la série fête cette année ses 20 ans  et que c’est mon anime japonais préféré de tous les temps, et qu’il est pour moi, encore inégalable à ce jour. Et cette perfection, Bebop la doit notamment grâce à sa musique. Composée par Yoko Kanno, elle s’inspire du Jazz et de ses mouvements dérivés. Variée, elle apporte elle aussi une ambiance particulière .Certains épisodes portent même le nom d’un genre musical, tels que « Asteroid Blues« , « Jupiter Jazz » ou encore « Mushroom Samba » (un épisode absolument délirant). Et que dire du générique de fin, The Real Folk Blues… Sublime. Tout comme l’oeuvre de Shin’Ichiro Watanabe, et si vous n’avez pas encore vu la série je vous conseille de réparer cette énorme erreur sur le champ. 

D’ailleurs, plusieurs albums de Cowboy Bebop existent, tant la BO est exceptionnelle.

4-Le manga : Beck 

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Je l’avoue, j’ai connu Beck en premier lieu comme série animée lorsqu’elle était diffusée sur Europe 2 TV ( l’époque où le canal 17 de la TNT n’était pas une sombre merde que tout les grands groupes médias se sont refilés à tour de rôle). Mais le manga papier est également très bien. En sauvant un chien, Yukio va être entraîné dans une aventure musicale et apprendra à devenir guitariste.  Car le chien appartenait à un musicien. Comme quoi une bonne action peut mener à de belles rencontres…

Il y a beaucoup de références à la musiques et aux musiciens célèbres, aux groupes actuels. De plus, la trame principale se passe sur plusieurs années.

5-La personne : Nobuo Uematsu

Nobuo_Uematsu

A vrai dire, je connais plusieurs compositeurs de jeux vidéo japonais, tels que Motoi Sakuraba, Hitoshi Sakimoto ou encore Yasunori Mitsuda pour ne citer qu’eux. Mais le plus représentatif d’entre tous reste Nobuo Uematsu. Il est le compositeur des musiques d’une des plus grandes sagas de RPG à l’heure actuelle j’ai nommé  Final Fantasy, du premier épisode au X inclus. Je l’ai découvert avec  Final Fantasy VII, mais je reste persuadé que son chef d’oeuvre reste son travail extraordinaire sur Final Fantasy VI.  Il a également composé l’OST d’autres jeux comme Blue Dragon ou Lost Odyssey sur Xbox 360, par exemple. L’homme a également fait des albums de rock avec son groupe, The Black Mages,  en reprenant les thèmes des jeux. Rien que pour ça, merci , M. Uematsu. 

 

Voilà, c’est tout pour ce Geek Contest. Si vous voulez voir ce que les autres blogueurs ont mis dans leur sélection, n’hésitez pas à vous rendre sur cette page .

A bientôt pour un nouvel article.

 

[Guns of the Kikoolols] BFM TV, ou l’opportunisme permanent

Gros coup de gueule cette fois contre BFM TV.  Comme vous le savez surement, l’OMS a décidé de classer la dépendance aux jeux vidéo dans la liste des maladies mentales.  Bien évidemment l’affaire a été reprise un peu partout. Mais parfois de façon opportuniste et pas pour le meilleur. J’en veux pour preuve le questionnaire que BFM TV a mis sur son site. Je ne mets pas de lien, mais là question opportuniste, ils auront fait très fort. N’hésitant pas à prendre son public pour des idiots, à faire paniquer les parents, la Fox News hexagonale a publié un test intitulé évidemment  » êtes vous dépendant  aux jeux vidéo ? »  A vrai dire, je n’ai rien à priori contre  ce genre de chose… A condition que ce soit bien fait et là ce n’est pas le cas. 

Les questions sont biaisées d’entrée,  mettant au même plan des problèmes n’ayant pas e même degré de gravité.  Le test n’a été validé par aucune personne du corps scientifique ou médical. Ou comment avec ce test, biaiser les choses. Si j’avais fait des questions aussi fallacieuses lorsque j’étais étudiant, je ne vous raconte pas la tête de mes profs.  On pourrait en rire, si cela ne concernait pas un des loisirs les plus joués et générant un des plus gros chiffres d’affaires au niveau mondial. 

BFM TV est d’un opportunisme dégueulasse sur tous les plans. Qu’ont-ils fait pour défendre la culture jeux vidéo ou la pop-culture ?  RIEN.  Si pour eux ça se résume à Cannes et à Johnny ( ah, ça même après sa mort ils trouvent le moyen de parler de lui en long en large en travers), c’est qu’on ne peut vraiment plus rien pour eux.  Il se permettent de la ramener, avec la bénédiction du rédacteur en chef du site.  Ils ne parlent des jeux vidéo que sous un angle négatif. Ça flaire l’affaire, ça monte ça en épingle.  Leur test n’a aucune valeur, qu’elle soit scientifique ou morale.  C’est un opportunisme malsain. Mais ça attire du monde et c’est aussi leur marque de fabrique… Ce n’est pas demain la veille que les loisirs tels que les jeux vidéo ou la pop-culture auront droit de cité sur les grandes médias… Nolife, reiviens! 

Tant d’écœurement de leur part, ça me donne presque envie de souhaiter que le canal 14, situé juste avant celui de BFM TV, soit occupé bientôt par France Info…

 

[Raconte-nous un bon film] Qui veut la peau de Roger Rabbit, 30 ans et pas une ride

Bonjour, et bienvenue dans un nouvel article consacré à un bon, que dis-je un excellent film des studios Disney ( ou plus précisément, sa filiale Touchstone) je vais vous parler bien sur de Qui veut la peau de Roger Rabbit, un long-métrage marquant à bien des niveaux.

Avant toute chose, si vous n’avez jamais vu le film, allez le voir fissa, je ne sais pas comment, débrouillez-vous, mais vous passeriez non-seulement à côté d’une prouesse technique de haut niveau, mais en plus, d’un grand film. Sachez aussi que cet article risque de comporter des spoilers.

Qui veut la peau de Roger Rabbit est un film américain réalisé par Robert Zemeckis et sorti en 1988. Il est adapté d’un livre de Gary K. Wolf intitulé Who Censored Roger Rabbit ?, paru en 1981 et qui n’est jamais sorti chez nous traduit. Une œuvre à la fois bizarre et sombre, dans laquelle un lapin toon demande à un détective d’enquêter sur le meurtre dont il se dit innocent.

Le livre et le film comportent de nombreuses divergences, que je ne vais pas détailler ici.

affiche roger rabbit

C’est un lapin qui a tué un humain…

roger rabbit 1

L’action du métrage se passe en 1947, dans un Los Angeles fictif. La ville comporte notamment un quartier toon, baptisé Toonville, dans lequel les les personnages de dessins animés vivent. Ils se déplacent chez les humains pour les besoins de tournage de dessins animés. Roger Rabbit est un joyeux lapin toon vedette de Maroon Cartoons. R.K. Maroon, le producteur, demande à Eddie Valiant, détective privé, d’enquêter sur une relation que Jessica Rabbit, la femme de Roger, entretiendrait avec Marvin Acme. Valiant est d’abord réticent, car son frère s’est fait tuer par un toon et a depuis sombré dans l’alcoolisme. Mais il finit par accepter. Le limier ramène peu après des preuves photographiques de la relation extra-conjugale, ce qui mine moralement Roger.

Problème : Marvin Acme est tué dans la nuit, et notre lapin joyeux est le premier suspect sur la liste. D’autant plus que le Juge Doom (ou DeMort en VF) compte bien exécuter notre léporidé, et bien que les toons soient par essence immortels, il a mis au point la « Trempette », une substance faite de diluants à peinture pour les exécuter. Il en fait même une démonstration…

Roger, qui s’est caché dans le bureau d’Eddie, supplie ce dernier de l’aider en lui disant qu’il est innocent. Malgré ses réticences, le lapin insiste, tant et si bien que l’homme finit par céder.

Qui veut faire porter le chapeau à Roger ?

Une tentative vaine et Spielberg qui sauve la mise

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Qui veut la peau de Roger Rabbit est issu d’une production assez chaotique. Une première adaptation du livre de K. Wolf avait été tentée en 1984 par Disney, sans succès. Ce fut après que Steven Spielberg ait vu l’ouvrage sur le bureau d’un des directeurs du studio, qu’il entreprit de ramener le projet à la vie. Je crois qu’on peut le remercier, non ? Robert Zemeckis, auréolé du succès de Retour vers le Futur, accepta le défi de faire le film, qui est un long-métrage mêlant prises de vues réelles et personnages de dessins animés. Certes, ce n’était pas nouveau en 1988. Les frères Fleicher avaient déjà tenté le coup en 1919. Eh oui, ça date. Mais les interactions entre personnages animés et humains étaient alors réduites au strict minimum. Ce procédé était avant tout utilisé dans des pubs. Cette fois, Disney voulait pousser le concept plus loin, en faisant quelque chose dans lesquels il y aurait une vraie interaction.

Et pour faire un monde vivant, il fallait avoir les droits pour exploiter les personnages de dessins animés issus de divers studios.De fait, c’est Steven Spielberg qui était chargé de cette mission, et il a plutôt bien réussi. En effet, l’homme a réussi à avoir les personnages de Warner, pour les inclure dans un film produit par… Disney, le concurrent direct. Pour éviter de léser un studio par rapport à l’autre, un accord fut trouvé : les personnages « guests » devaient apparaître exactement pour la même durée . Ainsi, on trouve dans le film Donald et Daffy dans un duel au piano, Mickey et Bugs Bunny dans la scène du parachute, entre autres. On y trouve aussi Betty Boop, ou encore Droopy en tant que groom, venant de la MGM. Mais il y a toutefois quelques absences remarquées, comme Popeye ou Felix le chat pour cause de droits trop élevés.

Le tournage du film s’est fait en plusieurs fois. Tout d’abord, les acteurs jouaient avec des marionnettes en latex, pour leur permettre de prendre leurs repères par rapport aux toons qui seront ensuite intégrés dans le film. Puis ils faisaient de nouveau la scène dans les aides. Autant dire une performance car 80% du film contient des images animées. Ces dernières étaient ensuite ajoutées dans un second temps. Le résultat est tout simplement bluffant. Le travail sur le jeu d’acteurs, sur l’animation des toons font que ces derniers semblent être des partenaires à part entière des acteurs de chair et d’os. D’autres films feront nettement moins bien par la suite, comme l’immonde Cool World sorti en 1992, soit quatre ans après celui-ci. En réalité, le métrage fourmille tellement de détails que certains ne se voient qu’après plusieurs visionnages ou en image par image. On notera aussi que Zemeckis maîtrise toujours autant les plans-séquences, permettant ainsi de donner des indications au spectateur sans le prendre pour un idiot.

Un scénario plus complexe qu’il n’y parait

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Un des autres atouts de Qui veut la peau de Roger Rabbit, c’est également le casting qui est à l’affiche : Bob Hoskins campe à merveille un Eddie Valiant alcoolique, traumatisé par la mort de son frère, et que dire de Christopher Lloyd, qui incarne le terrifiant juge Doom… Ne le montrez pas à de jeunes enfants, ils pourraient en avoir peur, notamment à la fin. On y trouve également les doubleurs originaux des toons. La VF ne dépareille pas, et on retrouve le duo Luq Hamet et Pierre Hatet, après avoir œuvré sur Retour vers le futur. Le premier double Roger lui-même, et le second le juge, étant donné qu’il était la voix officielle de l’acteur qui l’incarne.

Mais surtout, le film a un rythme.Il s’ouvre sur un dessin animé complètement fou, qui préfigure que ce sera le long métrage : il n’y a pas de temps morts et on ne s’ennuie jamais dans Qui veut la peau de Rogger Rabbit.

Non seulement les dialogues sont drôles, souvent teintés de jeux de mots, d’ironie bien placée et autres sarcasmes, mais surtout, l’intrigue est bien plus complexe qu’il n’y paraît. En effet, très vite vient s’ajouter un élément perturbateur  : le testament de Marvin Acme. Que contenait-il ?

Il faut noter que le scénario s’inspire aussi d’un fait réel : le rachat des tramways de Los Angeles par une compagnie privée, qui avait pour objectif de faire une autoroute pour arriver plus vite en centre-ville. Et si dans le film, le plan échafaudé par Doom finit par échouer, à savoir raser Toonville pour faire une autoroute payante et rendre les habitants de L.A. accros à la bagnole, ce ne fut hélas pas le cas dans la réalité. Cela s’appelle le grand scandale des tramways américains, dans lequel on retrouve l’implication désormais prouvée de General Motors. En réalité, ce furent plus de 45 grandes villes américaines qui virent leurs tramways rachetés, puis remplacés par des bus. Et, si le scénario n’a pas la noirceur du livre, le sous-texte reste quand même assez sombre et adulte par certains aspects : ségrégation (les toons vivent séparés des humains et les contacts ne se font que pour le travail ou les loisirs), ou encore travaux et lieux réservés uniquement aux toons, et j’en passe.

Au bout du compte, le succès

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Mais le film fut surtout une sortie importante à plusieurs niveaux : non seulement pour l’aspect technique, comme je l’ai déjà évoqué plus haut, mais aussi pour Disney. La firme n’est en effet plus au top depuis la fin des années 70 et pendant près de 10 ans, sortira des longs-métrages sans envergure ( Rox et RoukyOliver et Compagnie, Basil, c’est mignon mais ça n’apporte rien) ou alors trop éloignés de son image ( Taram et le Chaudron Magique, c’est sombre et violent, et malheureusement, n’est pas Don Bluth qui veut). Ce fut avec Qui veut la peau de Roger Rabbit que la firme se remit dans le bon sens.

Et il y a de quoi : Le film a beau avoir trente ans cette année, ça nous rajeunit pas, mais il suffit juste de le revoir pour s’apercevoir que le tout n’a pratiquement pas vieilli, ça passe encore très bien à l’écran. Et surtout, il s’adresse à tout le monde : les enfant y verront un chouette conte avec un méchant qui fait peur et un lapin de dessin animé rigolo, tandis que les adultes, eux, pourront y voir un film somme toute s’adressant également à eux par certains aspects. Quoi qu’il en soit, Qui veut la peau de Roger Rabbit est un excellent film que j’ai vu enfant, et que je revois encore avec toujours le même plaisir.

[Rétrogaming] Retour sur Road Rash

Electronic Arts fut l’un des premiers éditeurs tiers à croire en la Megadrive de Sega. Si la qualité allait de l’excellent au très mauvais, je vais cette fois vous parler des jeux de motos sortis par l’éditeur sur la bécane (!). Des jeux dans lesquels le sentiment de liberté et de transgression étaient présents. Je vais bien sur parler de la série Road Rash, qui méritait bien un bref retour.

Jobards Team

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Lorsque le premier Road Rash sortit en 1991, il existait au moins un jeu de moto sur la bécane, Super Hang On. Un jeu purement arcade, dans lequel le joueur devait si possible finir les circuits avant la fin du chronomètre. Un jeu assez basique, mais également exigeant, en somme.

Avec Road Rash, EA se propose muscler la formule. Et quand je dis « muscler », ce n’est pas pour rien. Vous allez écumer les routes de la Californie et vous faire respecter en tant que pilote à grands coups de chaînes ou de matraque.

Le joueur est un motard qui participe à des courses illégales et sans aucune règle, sur des routes fréquentées de la Californie.

Vous devrez terminer chaque tracé en terminant au moins troisième avant de passer au suivant. Si ce n’est pas le cas, vous devrez refaire la course. Mais, plus important encore, vous recevrez une somme d’argent qui varie en fonction de votre position à l’arrivée. Ce n’est pas anodin, car le jeu évolue par paliers : 5 courses sur 5 niveaux de difficulté, avec des courses de plus en plus longues. Et si vous commencez sur une moto légère, il faudra très vite faire évoluer votre équipement pour pouvoir rivaliser avec vos adversaires. Adversaires qui ne manqueront d’ailleurs pas de vous attaquer si vous passez trop près de leur cuir. Heureusement, vous pourrez faire de même, en leur donnant des coups de poings, mais parfois aussi, saisir les armes qu’ils possèdent, matraque ou chaînes, pour faire encore plus de dégâts.

Le jeu met les réflexes du joueur à rude épreuve, car vous devrez nous seulement vous tirer la bourre avec vos adversaires, mais également éviter les nombreux obstacles du parcours, qui sont notamment les voitures en circulation dans les deux sens, les flaques d’huile, de sable, les croisements, les panneaux, les animaux errants. Au départ, il ne sera pas rare que vous vous preniez des gamelles mémorables. Cependant, si cela abîmera la santé du pilote, elle remontera automatiquement. Ce n’est pas le cas pour la jauge de la moto qui sera endommagée et le restera à moins de la réparer entre chaque course, ce qui vous coûtera des sous.

Mais surtout, il vous faudra éviter les flics à tout prix.Tombez alors qu’ils vous poursuivent, restez arrêté trop longtemps, et ils vous embarquent, car ils comptent bien mettre fin à ces courses illégales. Et si vous ne pouvez payer l’amende, c’est la fin du jeu.

A quoi sert un motard ? A rien !*

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Techniquement, le jeu exploite bien la Megadrive. La console affiche un effet de défilement rapide que l’on doit notamment au processeur interne, ainsi qu’une jolie profondeur de champ. Ce n’est pas exceptionnel, les abords des circuits sont assez basiques, cependant et les pilotes adverses portent tous la même combinaison, mais on apprécie les détails des circuits. Et il faut noter une innovation pour l’époque : des circuits avec des dénivelés. Cela ajoutait du danger si une voiture lambinait en haut d’une côte.

Les musiques ont bénéficié d’un joli soin et sont assez variées, idéales pour une course de motos illégale. On appréciera aussi le cri de joie digitalisé du pilote s’il arrive à se qualifier pour la course suivante, même si on connaît les limites de la machine dans le domaine.

Mais surtout, Road Rash s’avère avant tout  très jouable : un bouton pour accélérer, un bouton pour freiner, et un autre pour frapper, il n’en fallait pas plus, il n’en fallait pas moins. C’est d’une simplicité à toute épreuve. Le jeu est souple même si éviter les obstacles peut s’avérer parfois assez ardu.

Le jeu dispose d’une bonne durée de vie, avec 25 circuits et 14 motos à débloquer. Le jeu offrira aux joueurs une bonne dose de fun avec une difficulté progressive. En réalité, c’est le joueur qui progresse.

Raod Rash souffre toutefois de quelques erreurs de jeunesse : un mode deux joueurs uniquement en alternance, et un petit manque d’ambiance entre les courses.

Mais le feeling de participer à des courses interdites, de transgresser les règles établies, est tout de même grisant. C’est peut-être là sa plus grande force.

On le voit, les bases essentielles d’un jeu à la fois fun et rebelle sont bien là.

*Mais ça peut faire office d’excellent baromètre… j’espère qu’il y a des lecteurs du Joe Bar Team…

Vous en faites pas ma ptite dame, je m’en vais les verbalisatio… leur en coller une !

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En 1992, EA revient avec Road Rash II.

A première vue, le jeu est à peu près le même qu’avant : 5 circuits fois 5 niveaux, et un joueur qui démarre petit et progresse petit à petit dans la compétition lors de courses clandestines. Cette fois-ci, vous n’êtes plus uniquement en Californie, mais irez dans 5 États américains différents.

Sauf que l’éditeur a amélioré la formule de départ : les graphismes sont plus fins, plus détaillés, même si les pilotes sont toujours des clones, qu’ils soient homme ou femme, et la jouabilité est toujours aussi simple d’accès. Toutefois, le jeu améliore aussi l’IA des adversaires, qui deviennent vraiment coriaces dans les derniers niveaux. Et que dire des flics, encore plus hargneux qu’avant…

On trouve même des petites scènes rigolotes entre les niveaux. De plus, nous avons désormais accès à un magasin entre les courses d’un même niveau au besoin.

Les musiques correspondent parfaitement à l’ambiance des niveaux traversés, et on a la possibilité de l’activer ou non. Le problème, c’est que le rendu des moteurs n’est pas terrible sur la MD… Donc on jouera avec la musique.

Plus varié, plus fun aussi, Road Rash II corrige le gros défaut du premier épisode, qui était l’absence d’un véritable mode deux joueurs. Ici, le jeu est jouable à deux simultanément. Idéal si vous vouliez faire des virées virtuelles sauvages à deux !

Born to be wild

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La Megadrive connaîtra un dernier épisode en 1995 : Road Rash 3 : Tour de Force. Cette fois, le jeu vous emmènera faire des virées tout au autour du monde, dans 7 pays différents. Il reprend les grands principes du II et l’interface dans la partie inférieure de l’écran ressemble vraiment à celui d’une moto. Il dispose toujours d’excellentes musiques, mais sur le plan graphique, il n’a hélas pas évolué depuis trois ans. Pire, je le trouve moins joli que les deux premiers épisodes ! C’est dommage. Cependant, ce dernier épisode sur Megadrive vaut tout de même qu’on s’y attarde notamment si on a jamais fait les deux autres.

Mais la série n’allait pas s’arrêter là. Road Rash est également apparu dans une version « améliorée » du premier épisode en 1994 sur 3DO. Pour les plus jeunes lecteurs, la 3DO n’était pas une console à proprement parler, mais un standard de développement sous licence créé par The 3DO Company, fondée par Trip Hawkins, un ancien de chez EA. De fait, Matsushita, GoldStar et Sanyo fabriqueront leur propre console de jeu. Toutes auront un look très…discutable tant elles étaient aussi austères qu’un magnétoscope soviétique. Le problème, c’est que la console était moins puissante que la PlayStation et la Saturn, mais elle était surtout vendue trop cher. Elle n’a donc pas connu le succès, quel que soit le modèle.

Pourtant, cette version de Road Rash avait des atouts pour elle : meilleurs graphismes, son CD avec des musiques de groupes comme Soundgarden ou encore Thearpy ? ça donnait de quoi ambiancer les courses.

Le jeu fut d’ailleurs porté ensuite sur PlayStation et Saturn.

Poignée bien essorée, moulin bien rincé

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Le véritable quatrième épisode apparut sur PlayStation en 1998. Il fut pour l’occasion baptisé Road Rash 3D. Et malheureusement, il est très loin d’avoir l’aura de ses grands frères. La faute à une technique pas toujours au top : animation saccadée, commandes ne répondant parfois pas, notamment pour frapper les adversaires, bugs graphiques… Le jeu n’est clairement pas resté dans l’anthologie de la console et on comprend pourquoi.

La Nintendo 64 verra elle aussi un jeu Road Rash dans sa ludothèque. Intitulé Road Rash 64 (vous vous en seriez doutés), et sorti en 1999, le jeu n’est pas non plus resté dans la panthéon des meilleurs jeux de la machine.

Le dernier jeu de la série sort sur PlayStation en 2000. Il s’agit de Road Rash Jailbreak. Si le titre présente quelques bonnes idées, tels que les points pour augmenter sa nitro ou ses armes et met plus l’accent sur la course que sur la bagarre, faisant de lui un titre arcade, il n’a pas laissé non plus un souvenir impérissable.

On le voit, la série Road Rash aura marqué surtout par ses épisodes sur Megadrive. La suite aura été moins glorieuse pour elle, avec des épisodes n’ayant hélas pas l’aura de leurs aînés. Peut-être est-ce la dure loi des séries,et cela fait désormais 18 ans qu’aucun autre jeu RR n’est sorti.Mais qui sait, peut-être qu’un jour, retrouverons-nous un jeu de motos avec ce parfum de liberté sauvage…