Weekly Retro #33 : à la découverte de EarthBound

Bonjour, et bienvenue dans ce nouveau numéro de Weekly Retro, articles consacrés aux jeux qui ont façonné notre passé, car il ne faut pas oublier que les jeux d’avant ont aussi un futur. Peut-être imparfait, mais bon…

Alors voilà, cette fois, je vous propose de partir à la découverte de EarthBound, compris d’office dans la Super Nintendo Classic Mini, qui est un RPG très particulier. J’avais d’ailleurs commencé à en parler dans  le dernier WR, du moins du prologue du jeu. Le héros, Ness, va voir une météorite qui s’est écrasée sur la colline avec son voisin Pokey. Là, une abeille venue du futur, du nom de Buzz Buzz lui annonce qu’il devra sauver le monde des Giygas, de méchants extra-terrestres. Malheureusement, Buzz Buzz se fait violemment smasher la tête par la mère de ce pleutre de Pokey. Dans son dernier souffle, elle confie à Ness de poursuivre sa mission… Pour cela, elle lui donne un objet, la Sound Stone pour pouvoir devenir plus fort et obtenir la mélodie de 8 artefacts qui permettront de vaincre les Giygas. Le premier s’appelle « l’empreinte du géant » et se situe quelque part à Onett…

1-A la découverte de la ville d’Onett

EarthBound (USA)_00005

Ness est donc un garçon de 13 ans, qui vit encore dans la maison de ses parents, avec sa mère, sa sœur et son chien, le père étant parti en voyage. Sa ville de résidence s’appelle Onett, et est la proie d’une bande de loubards, les Sharks, menés par un certain Franky. Le maire et la police ne font rien pour les arrêter. En descendant en ville, l’adolescent aura fort à faire avec le corbeaux et les chiens errants qui font office de premiers ennemis. Ils ne sont pas très durs à battre, mais les emplumés ont tendance à voler des objets et à esquiver les coups. Vu le peu de HP que vous avez, n’hésitez pas au besoin à retourner vous reposer chez vous. L’ambiance du jeu est contemporaine. Ness ne se bat pas avec une épée ou une lame quelconque, mais plutôt avec une batte de base-ball, un yo-yo ou encore un lance-pierres.  Onett possède tout d’une ville digne de ce nom : hôpital, supermarché, hôtel, mairie, poste de police et même une bibliothèque. Il faudra y passer pour avoir une carte, qui recense tous les lieux importants. Vous ne devrez la rendre qu’en 2001. pour un jeu datant de 1995, ça laissait du temps!

2-Le chef des bandits

EarthBound (USA)_00009

Ness apprend que la clé pour accéder à l’empreinte du géant est détenue, justement par par le maire, et que le chef des Sharks, Frank Fly, a saccagé le lieu. Ness doit donc mettre un terme à ses agissements et ce n’est à cette condition que le maire Prikle lui donnera la clé. A mesure qu’il approche de la salle d’arcade, les bandits sont de plus en plus présents, mais surtout, plus menaçants.  En affronter un seul est possible, mais s’ils sont deux ou plus, cela risque d’être compliqué au vu du niveau. Cependant, ils rapportent plus d’XP que les corbeaux, les chiens ou les serpents. Attention car en cas d’échec, le jeu vous prendra de l’argent et vous repartirez depuis chez vous.  N’hésitez pas à aller vous équiper plus convenablement, notamment pour affronter Frank dans l’arrière cour de la sallr d’arcade. Il fait office de premier boss du jeu, et tape assez fort. Une fois battu, vous devrez enchaîner, car il ne s’avouera pas vaincu et entrera dans son gros tank. Ce n’est que si  vous en venez à bout que vous aurez la clé. Frank admirera alors votre détermination,, et, par conséquent, les Sharks ne feront plus aucune action malveillante.

3-L’empreinte du géant

EarthBound (USA)_00012

L’entrée de l’empreinte du géant se trouve au taudis au nord-ouest de la ville. Le donjon est une grotte à étages, avec quelques passages à air libre. Les ennemis rapportent pas mal d’XP.  J’y affronte la fourmi titanesque, le Giygas qui fait office de boss. Je l’ai vite vaincue et accède donc à l’empreinte du géant. la Sound Stone s’active, et je capte ma première mélodie. En sortant du donjon, un policer me dit que je n’ai pas respecté l’interdiction d’entrer et je me dois me rendre au commissariat. Une fois là-bas  le commissaire me dit que si je bats cinq de ses hommes, il lèvera les barrages de la route de Twoson, au sud.  Les flics ne sont pas bien durs à battre. Le commissaire tient sa promesse et me laisse passer pour rejoindre la deuxième ville du jeu, où habite une certaine Paula, qui m’a contacté par télépathie…

4-Principes généraux

EarthBound (USA)_00011

 

Ces premiers pas dans EarthBound sont suffisants pour capter les principes généraux du titre.

Les combats ont lieu au tour par tour, mais nécessitent d’anticiper, notamment pour les soins. Si la santé baisse trop, il faut prévoir de se soigner avant que la situation ne devienne critique. Ils se déroulent sur des fonds psychédéliques, qui peuvent surprendre. Il me semble toutefois qu’ils sont atténués sur la SNES Mini.

De même, leur issue peut dépendre de la façon dont vous avez engagé la bataille. Les ennemis sont visibles à l’écran et tout dépend du contact. Si vous surprenez l’ennemi, la transition se fera en vert et vous aurez l’avantage de taper en premier. Dans le cas inverse, elle sera rouge et c’est l’ennemi qui aura la main. Vous devrez redoubler de prudence. Attention aussi, si un autre ennemi se trouve à proximité, il ne sera pas rare qu’il se joigne au combat…

Si les ennemis vous fuient, c’est que votre niveau est largement supérieur à eux. Un combat vous donnera automatiquement la victoire, et le jeu zappe la séquence de bataille.

Les objets de soins sont des aliments : cookies, hamburgers, frites, pizzas ( de trois tailles différentes, en plus),  etc.

Les armes ne sont pas des épées, ou des bâtons, mais plutôt des battes de base-ball, des yo-yos ou même…des poêles à frire.

Les ennemis laissent de l’argent, mais le joueur ne l’obtient pas immédiatement. C’est votre père qui déposera les sous sur votre compte. A chaque fois que vous l’appellerez via un téléphone, il vous dira combien il a déposé suite à vos derniers combats, et le montant total en banque. En plus, vous pourrez sauvegarder votre partie. Vous devez vous rendre à un distributeur (ATM) et définir un montant. On en trouve dans les hôtels ou les magasins.

EarthBound (USA)_00004

Les hôtels font bien évidemment office d’auberges. les hôpitaux permettent de soigner les diverses anomalies de statut ou même de faire revivre un membre de l’équipe tombé au combat, moyennant finance bien entendu.

Pour savoir si un équipement augmente les stats d’un personnage, le rectangle autour des indications de HP de de MP se mettra à clignoter. Si le perso ne peut équiper l’objet, il deviendra noir.

Les magies ont trois niveaux  de puissance symbolisés par les lettres grecques Alpha, Beta et Omega.  Normalement, avant d’aller à Twoson, Ness devrait avoir acquis ses premier sorts de niveau Alpha.  D’ailleurs, elle s’appelle « pouvoirs PSI » dans le jeu.

N’oubliez pas d’appeler régulièrement vos parents : Votre père vous informera de l’argent déposé et du total en banque, de l’XP à avoir avant de passer au niveau suivant, mais surtout, il vous permettra de sauvegarder la partie. Votre mère, quant à elle,  vous permettra de maintenir vos statistiques en combat. Elles peuvent baisser si vous oubliez de l’appeler.  Parfois votre paternel se rappellera à vous  pour vous dire de vous reposer.

Voilà,  vous devrez être lancés sur le jeu maintenant… EarthBound est à redécouvrir. Je sais, je me répète… A bientôt pour un nouvel article.

Publicités

[critique film]Kingsman : le Cercle d’or

Bonjour et bienvenue dans une nouvelle critique ciné. Nous allons donc parler aujourd’hui du deuxième film dans l’univers Kingsman.

En 2015, Kingsman : Services Secrets était une excellente surprise et une parodie des films de James Bond.  On y découvrait Taron Egerton en Eggsy, et un Colin Firth déchaîné. On se rappellera les deux scènes cultes que sont le saut en parachute et surtout, le massacre dans l’église  sur la deuxième partie de Free Bird de Lynyrd Skynyrd. Le film était jubilatoire à bien des égards, et donc la question qui se pose est de savoir si avec ce deuxième épisode, intitulé Le Cercle d’Or , Kingsman continuerait sur sa lancée. La réponse est oui, je dirais même qu’il est encore plus décomplexé que le premier. Ce qui est bien… et pas bien à la fois. 

American whiskey

Nous retrouvons donc Eggsy, devenu un Kingsman à part entière, qui se fait alpaguer dès la première scène par une vieille connaissance.  le tout aboutira à une course-poursuite débridée, alors que le métrage n’a pas commencé depuis 5 minutes. Au moins, ça donne le ton, et Kingsman 2 est un grand huit permanent.  Mais cette fois, les Kingsman auront fort à faire. En effet, la méchante du film, incarnée par Julianne Moore détruit leur QG. Ils devront donc demander de l’aide aux Statesman, leurs cousins américains, qui se dissimulent sous couvert d’une… distillerie de whisky. Ouais aux States. Du Whisky américain.  Il parait que rien ne vaut l’écossais mais je ne suis pas buveur de ce breuvage alcoolisé, qui doit de toute façon l’être de façon modérée.  Tout le film est comme ça : encore plus énorme que le premier. Les situations sont encore plus nombreuses qu’avant, les dialogues encore plus drôles, les gadgets plus inventifs et on rit beaucoup. Il faut dire que les acteurs s’en donnent à cœur joie : Taron Egerton et Mark Strong s’amusent , de même que Julianne Moore, en méchante sadique et psychopathe, qui diffère de Samuel L. Jackson mais reste très bonne dans son rôle. Mais la surprise du chef, c’est sans doute Elton John. Je dirais même que c’est le plus « hénaurme » de tous, et on sent qu’il s’est amusé, avec un certain sens de l’auto-dérision. 

Un film généreux…sans doute un peu trop

Mais cette générosité finit tout de même par générer un petit sentiment de trop-plein, et de fait, un aspect tape-à-l’œil pas toujours bienvenu. Pourtant, Matthew Vaughn  sait toujours aussi bien filmer, il y a du rythme, les batailles sont parfaitement chorégraphiées. Mais paradoxalement, le film m’a paru un peu moins maîtrisé que le premier. De même, on regrettera que certains rôles soient quasiment de la figuration : si Channing Tatum s’en sort bien, on voit trop peu Jeff Bridges ou Halle Berry.  Heureusement, il évite de sombrer dans l’auto-parodie pas drôle. Quoi qu’il en soit, Kingsman : Le cercle d’Or remplit son objectif : divertir le spectateur, qui en aura vraiment pour son argent, même si l’effet de surprise est passé. Il reste une excellente comédie d’action.

kingsman 2

Kingsman : Le cercle d’Or

Réalisation : Matthew Vaughn

Genre : comédie d’action

Avec : Taron Egerton, Colin Firth, Julianne Moore, Mark Strong, Halle Berry…

Durée : 2 h 20

Distribution : Twentieth Century Fox France

En salles depuis le 11 octobre 2017.

 

[bouquins] La combine à nanars

 

IMG_20171013_155739Bonjour et bienvenue dans un nouvel article. Cette fois, pas de jeu vidéo ou de film, mais deux livres. Deux volumes qui parlent des mauvais films, en fait. Donc, on va parler de cinéma, aussi. Mais de trucs tellement mauvais qu’ils en deviennent drôles et leur défauts et maladresses visibles les rendraient presque attachants. Je vous présente donc Nanarland  épisode 1 et 2,  qui parlent, bien entendu, des « nanars » terme qui n’existe qu’en français pour désigner le « cinéma bis ».  Beaucoup connaissent le site nanarland.com,  véritable mine d’or pour tout nanardeur qui se respecte. L’équipe a également fait une émission, Escale à Nanarland diffusée sur le site d’Allociné.

1-C’est quoi un nanar ?

La particularité du nanar, c’est que c’est un mauvais film, mais poussé à l’extrême. Réalisation à la ramasse, budget ridicule qui se voit à l’écran,  effets spéciaux cheapos, scénario improbable, mise en scène hallucinante, cadrages foirés,une somme de défauts tels que les longs métrages deviennent drôles malgré eux. A tel point qu’ils en deviennent risibles, et géniaux. Malgré eux, certes, mais géniaux quand même.

Le monde de ce cinéma alternatif, pour peu que cela en soit, a ses figures iconiques. Les gamers connaissent particulièrement bien Uwe Boll,  réalisateur allemand pour des films foireux qui portent le nom de certains jeux vidéo, tels que House of the Dead (avec images du jeu de Sega incrustées à l’arrache sur lesquelles on peut lire « Press Start Button »), Alone in the Dark ( putain la bataille dans l’obscurité totale!) ou encore Postal. Postal, dans lequel le gus sera grimé en costume bavarois et mourra d’une rafale de mitraillette en disant « Che hais les jeux vidéo! » Ouais, on avait compris, depuis le temps. Il aurait pu continuer longtemps, si le système de financement du cinéma d’outre-Rhin ne lui avait pas fermé les vannes.  C’est ballot, hein… Boll est comme ses films : mal dégrossi au niveau caractère, au point d’inviter ses détracteurs à venir le défier sur un ring de boxe.  Parmi les réalisateurs fétiches,  il y a aussi Bruno Mattei, faiseur de remakes non-officiels de certains films d’action des années 80, comme Rambo, Commando, ou encore Predator. En plus nul, plus fauché et en plus moche.

affiche The_Room

Mais celui dont les nanardeurs parlent encore, c’est Tommy Wiseau. Un drôle d’oiseau, ce Wiseau, mais qui a fait un film iconique du nanar : The Room. Franchement, il faut le voir pour le croire. Une expérience , clairement, qui a visiblement été traumatisante pour Greg Sestero qui a publié The Disaster Artist, un livre témoignant de sa rencontre avec Wiseau et de son expérience dans The Room.

En fait, tous les genres, même le X, n’échappent pas au nanar. Et ne vous inquiétez pas, si vous voulez traumatiser vos enfants, il y a largement de quoi faire. S’ils ne sont pas sages, passez-leur Foodfight! ou mieux, Ratanouilles en faisant croire que c’est l’original de Disney. une faute de frappe sur la jaquette, ça peut arriver.  Et ne vous inquiétez pas, les Français se débrouillent également fort bien dans ce domaine. Le Führer en Folie donne une idée de ce que les mangeurs de grenouilles sont capables de faire de pire. Repose en paix, Patrick Topaloff.

2-Les livres 

IMG_20161012_134345Je n’en ai cité (et vu) que quelques uns, mais 100 de ces mauvais films sympathiques se retrouvent donc dans ces deux tomes de Nanarland, ce qui en fait 50 par ouvrage, et ce sont de plus de beaux livres. Le volume 1 a le noir comme couleur dominante et le volume 2 le rouge. Ils sont rangés dans un étui cartonné illustré, et leur couverture représente une cassette VHS, comme vous pouvez le voir sur la première photo. Amis nostalgiques, bonjour!  Ensuite, le papier est épais et dégage une certaine odeur même sans coller son nez dessus. Les films sont classés par catégorie, renommées pour l’occasion, telles  » versions…originales » ou « enfances souillées« , et sont présentés sur quatre pages : La première contient l’affiche du film, son synopsis et certaines données comme le réalisateur, la durée et l’année de sortie. Les pages 2 et 3 la critique proprement dite, avec des photos d’illustrations légendées avec humour. La page 4  est un « best of » du film, qui  présente la meilleure scène, la meilleure réplique, un fait en rapport et les métrages qui lui ressemblent. L’encadré dans la partie inférieure de cette même page permet d’en apprendre plus sur un réalisateur, un studio, ou un phénomène comme la « Bruceploitation », consistant à exploiter le mythe de Bruce Lee avec des acteurs et des noms plus ou moins ressemblants, et souvent moins que plus d’ailleurs.

Les critiques sont bourrées d’humour, la maquette est ingénieuse et le classement par catégorie permet d’aller piocher dans nos genres favoris. Même s’ils ne rassemblent qu’une petite partie de la production nanar, le contenu est riche et le cachet « vintage » devrait plaire à tous les amateurs. Et c’est aussi un guide idéal pour compléter sa collection, au besoin.  Car il ne faut pas oublier une chose dans ce domaine : que le pire n’est jamais décevant.

Voilà, je vous dis à bientôt pour un nouvel article.

 

Nanarland, le livre des mauvais films sympathiques épisodes 1 et 2

Auteur principal : François Cau

Éditeur : Akama

Nombre de pages : 272 et 271

Prix : 19,90 € pour chaque volume.

 

Weekly Retro #32 : épopées

Bonjour, et bienvenue dans ce trente-deuxième Weekly Retro. Au menu cette semaine, deux mauvais jeux, une console hackée et des aventures dans des RPG 16 bits.

1- Revue de presse rapide 

Bubsy_3D_gameplay

On commence avec le nouveau numéro de Retro Gamer Collection, qui offre, comme d’habitude, pléthore d’articles. Je trouve que pour un trimestriel, il offre de quoi lire et tout amateur de rétrogaming y trouvera nombre d’informations. Je vais m’attarder cette fois, sur  deux articles consacrés deux jeux reconnus comme unanimement mauvais, à savoir Bubsy 3D sur PlayStation et E.T. sur Atari 2600. Le fait que le magazine interviewe les développeurs de l’époque permet de comprendre ce qu’il s’est passé pour aboutir à un tel résultat. Pour Bubsy 3D, Eidetic a pêché par ambition : ayant pour modèle le premier Jumping Flash, et voulant faire plus grand sans en avoir les moyens et devant composer avec les limitations de la console en matières de textures, le titre a été une catastrophe. Cependant, Eidetic survivra au désastre et créera quelques années plus tard la saga de jeux d’action Syphon Filter, que je recommande de faire (au moins les trois premiers) si vous  n’y avez jamais joué. Pour la petite histoire, le bobcat sera de retour d’ici peu de temps dans un jeu sur PS4. Mais, franchement… qu’est-ce qui pourrait aller de travers ?

Pour E.T. dont la légende des invendus enterrés dans le désert du Nevada est fondée, et qui a participé au Krach des jeux vidéo de 1983/84, le problème était différent. Devant le succès du film, Atari demande à un programmeur unique, Scott Warshaw,  de faire le jeu en 5 semaines tandis qu’un développement standard sur Atari 2600 demande 6 mois. Le pauvre homme a quasiment tout sacrifié dans cette période, même ses nuits, pour rendre le jeu à temps. Il a tenu les délais et aura l’admiration d’Atari pour cette performance. Ce n’est qu’après la mise en vente du titre, qu’il fallait absolument pour Noël au vu du succès du film, que les retours négatifs des joueurs viendront. Il faut dire que rien n’est expliqué et comprendre qu’il faut rassembler plusieurs pièces de téléphone tout en gérant son énergie c’est assez dur à deviner.

Certes, ça ne transforme pas ces deux titres en bons jeux, mais les explications permettent de comprendre le pourquoi des désastres vidéoludiques.

2-La SNES Mini déjà hackée 

IMG_20170925_160118

A peine une semaine de commercialisation et on a déjà trouvé le moyen de « hacker » la SNES Mini.  Il faut dire que comme elle embarque le même hardware que la NES Mini, il était facile de penser qu’on pourrait faire la même chose. Eh bien, c’est le cas, et ce serait encore plus simple que sur la première console.  Autrement dit, on pourra, via le logiciel Hakchi2 , ajouter des roms de jeux qui manquaient,  comme Chrono Trigger.  Toutefois, même s’il sera possible de revenir à la configuration d’origine, flasher le kernel fait sauter la garantie, donc attention si vous avez un problème. Mais vous faites ce que vous voulez…

3-Épopée 1 : Secret of Mana

Secret of Mana_00008

Et puisque nous sommes sur SNES Mini, restons-y avec  Secret of Mana, compris de base dans la console. Je connais mieux sa suite, Seiken Densetsu 3,  mais j’ai décidé de relancer le titre après bien des années. Secret of Mana, c’est l’histoire de Randi, orphelin, qui trouve l’épée Mana et l’enlève de son socle. Cela provoque la réapparition des monstres et le garçon se retrouve banni de son village de Potos ( tu parles de potes… vraiment pas sympas sur ce coup).

Peu après, je suis allé au temple de l’eau, où j’ai rencontré la prêtresse Luka qui m’informe de ma mission : pour restaurer l’épée, je dois explorer huit temples pour trouver les orbes Mana. Mais pour la réparer et la rendre un tant soit peu efficace, je dois aller au village des nains, qui est situé dans la faille de Gaea. Je passe par le village de Pandora, dans lequel tous les habitants sont muets, à cause d’une sorcière. J’arrive au château, je croise une jeune femme qui me bouscule, et je peux parler au roi, qui ne peut pas grand chose pour moi. J’arrive dans les cavernes souterraines. J’ai maille à partir avec les bubblegums verts qui se triplent si on les laisse faire, mais ça fait de l’XP. 

J’arrive au village des nains, qui me disent que les séismes de plus en plus fréquents sont inquiétants… Un monstre apparaît, et c’est le deuxième boss, la plante. Il suffit d’anticiper l’endroit où elle apparaît et de frapper. c’est long mais pas forcément difficile, si on fait attention à ses graines explosives et à la racine rampante. En remerciement, Watts, le forgeron, me renforce l’épée et je suis désormais accompagné d’un petit elfe du nom de Popoï. Je prends le raccourci pour sortir. Maintenant, je dois aller voir la sorcière pour qu’elle lève le sort sur Pandora, ce qui impose de passer par la forêt hantée. Le lieu est chiant à traverser à cause des gobelins équipés d’arcs qui peuvent tirer sur de grandes distances. Je prends un téléporteur et je vois la fille du château prisonnière de deux loups-garous. J’arrive à les battre avec l’épée chargée et en anticipant leur trajectoire, mais si vous n’avez pas d’objets de soin, vous risquez de galérer tant ils font mal. D’ailleurs, pourquoi le jeu les limite à 4 exemplaires de chaque, alors que 10, ça aurait facilité les choses ?  Bref, en remerciement, la fille, Primm, m’accompagne et c’est avec mes deux nouveaux compagnons que je progresse jusqu’au château de la sorcière. Il faut faire attention aux yeux qui libèrent des gobelins archers au besoin. L’endroit est plein de loups-garous, mais en allant dans le cachot, je retrouve Chacha, bien utile pour se ravitailler mais qui pratique des prix d’usurier, car ses articles sont deux fois plus chers que chez un marchand de ville.  300 GP pour un calice de vie, qui dit mieux ? 

En remontant, je rencontre la sorcière, Eline. Mécontente de me voir, elle lâche son animal de compagnie, Tigror, sur nous. Ce fauve géant est bien abusé pour un troisième boss. Son attaque roulée fait beaucoup de dégâts, et son attaque de feu peut atteindre n’importe qui à n’importe quel endroit de la pièce, et bouffe les points de vie de façon vertigineuse. Il s’est vite débarrassé de mes acolytes mais je parviens à le vaincre dans un ultime effort. Heureusement, battre un boss permet non seulement d’avoir un orbe pour renforcer une arme, mais cela ressuscite les personnages tombés au combat. La sorcière se calme et m’offre un fouet pour se faire pardonner. Je suis rappelé par Luka au temple de l’eau… Et la suite, ce sera pour plus tard.

4-Épopée 2 : Earthbound

EarthBound (USA)_00002

J’ai également commencé Earthbound.  Lui aussi se trouve dans la mini console de base. Mais je n’en suis pas très loin.  Une météorite est tombée sur la ville d’Onett, où habite Ness, le héros du jeu. Je veux m’y rendre, mais la police me dit que ce n’est pas un endroit pour les enfants et me force à rentrer. Mais voilà qu’on frappe en plein milieu de la nuit à la porte. C’est Pokey, le voisin, qui veut aller voir ladite météorite. Ça tombe bien, la police a levé ses barrages. Là, une abeille du nom de Buzz Buzz dit qu’elle vient du futur, et que Ness sera le héros d’une aventure qui consiste à empêcher l’invasion du monde des Gygas, de méchants extraterrestres. Je rencontre un des sbires du méchant mais Buzz Buzz est surpuissante, tandis que Pokey, qui accompagnait le héros, est un putain de pleutre qui passe son temps à se planquer. Lorsque je le raccompagne chez lui,  sa mère qui n’a pas dû avoir les bons gènes  au vu de sa laideur, tue Buzz Buzz. L’insecte, dans son dernier souffle, me confie une mission. En premier lieu, je dois trouver   » l’empreinte du géant ». Il parait qu’elle n’est pas loin de la ville…

Voilà, c’est tout pour ce Weekly Retro.  Je vous dis à bientôt pour un prochain article.

 

Geek Contest #7 Tu l’avais vue venir, celle-ci ?

Bonjour, et bienvenue dans ce septième Geek Contest, ayant pour sujet le Plot Twist, soit le retournement de situation ou un événement inattendu qui change le paradigme de la narration. Son utilisation est assez courante notamment en cinéma et littérature, je vais vous montrer 5 exemples où ce procédé a lieu. Vous aurez donc droit à un jeu vidéo, un film, une série, un livre et un objet ou un personnage. Attention, vu la nature du sujet, cet article contiendra bien évidemment des spoilers…

1-Le jeu vidéo : Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty

Metal-gear-solid-2-sons-of-liberty-ps2-cover-front-eu-49555

Pour une fois, ce ne sera pas un RPG à l’honneur dans cette rubrique, mais un jeu vidéo d’action. En effet, lorsqu’on commence MGS 2, on se retrouve à diriger Snake qui doit enquêter sur un tanker qui abriterait une nouvelle arme Metal Gear. Mais lorsque Revolver Ocelot vient y mettre la pagaille, tout bascule. Le bateau coule, et le jeu se coupe. Lorsqu’il reprend, nous sommes  deux ans plus tard, sur une plateforme pétrolière ou on incarne… Raiden, un jeunot aux cheveux blancs. Mais peut-être que Snake n’est pas si loin, au final… D’ailleurs par extension, le coup de fil mystérieux après le générique du premier titre prend tout son sens lors du combat final…

 

2-Le film : Los Angeles 2013

affiche LA 2013

Et puisqu’on par de Snake, restons dans la même veine avec Los Angeles 2013, de John Carpenter. Les plus cinéphiles auront remarqué que MGS s’inspire beaucoup des œuvres du réalisateur et perso, ce n’est pas pour déplaire. Bref, dans Los Angeles 2013, Snake Plissken est rappelé pour une nouvelle mission : sauver la fille du président, qui est prisonnière du leader de la secte du Sentier Lumineux… De plus, ce dernier détiendrait des armes dangereuses.Mais Snake se rend compte à la fin que ledit président avait tout manigancé depuis le début. Tout ça pour ça… Il n’en reste pas moins que LA 2013 est également une critique assez virulente de l’Amérique puritaine. Mais est-ce étonnant de la part de Carpenter ?

 

3-Une série : 24 heures Chrono journée 1

24_Split_Screen

Je vais vous dire une chose : j’ai apprécié la série jusqu’à la troisième journée. Après, cela part vraiment en n’importe quoi complet, déjà que la troisième avait pas mal de choses assez invraisemblables… Mais ce qui m’a surpris, c’est la fin de la saison 1, dans laquelle on découvre que Nina Myers, qui a pourtant accompagné Jack Bauer pendant tous les épisodes, était un agent double ! Lorsqu’elle se termine, elle nous laisse sur un cliffhanger dont le début de la deuxième journée, se passant un an et demi plus tard (enchaîner les deux à la suite ça aurait de suite enlevé la crédibilité à la série), donnera les réponses.

4-Un livre : Tartuffe, de Molière

Molière_en_1664,_par_Michel_Corneille

En littérature, le « plot twist » s’appelle le «  Deus ex machina », soit « dieu sorti de la machine » ou plutôt, « intervention divine », qui permet de renverser une situation. Le procédé est sujet à critiques car il permet à l’auteur de faire un coup de théâtre sans avoir à justifier la chose. Molière en utilise un beau  devenu une référence en la matière: Dans Le Tartuffe, alors que nous pensions que la machination du vil avait réussi, dans la dernière scène de l’acte V, l’exempt arrive, mais au lieu d’arrêter Orgon comme le réclamait Tartuffe, c’est ce dernier qui est appréhendé. Mince alors…

5-Personne célèbre : l’élection présidentielle américaine de 2016

Ouais…Je sais… ce n’est pas une personne, c’est un événement, mais je dois avouer que je ne m’attendais pas à voir ce clown gagner la présidentielle américaine l’année dernière. Vous savez de qui je parle, de Donald Trump bien évidemment. Avec le recul, je dirai juste qu’à force de dire «  il ne sera jamais élu », on se rend aveugle et on arrive à provoquer l’effet contraire et à élire celui que n’aurait pas dû l’être. Il y aurait beaucoup à dire sur les erreurs d’ Hillary Clinton et le mode de scrutin américain mais c’est un autre sujet. En tout cas, on en a encore pour 3 ans au moins à se marrer… OU PAS. Je ne mets pas de photo, si vous ne savez pas qui c’est il suffit de mettre une chaîne d’info en continu. Je sais que ce blog ne devrait pas faire de politique car ce n’est pas son but. 

Voilà pour ce septième Geek Contest, et le prochain sera consacré aux couvre-chefs. En attendant, allez voir les Geek Contest de mes collègues blogueurs via cette page. Je suis sur que cela leur fera très plaisir. A bientôt pour un nouvel article.