[critique jeu] Sonic Mania, 1ère partie : Un constat amer

Cette critique de Sonic Mania sera en deux parties et publiée sur deux jours. La première est une introduction/coup de gueule contre Sega et la Sonic Team et ce qu’ils ont fait du hérisson bleu et la seconde le test de Sonic Mania proprement dit. C2J et moi-même sommes fans depuis le début du hérisson bleu qui a bercé nos enfances/adolescences avec les épisodes Megadrive.

Comme une critique double aurait été redondante, d’un commun accord, ce sera donc une critique écrite en majorité par moi-même et commentée par C2J. Voilà…

A blue hedgehog in a nutshell

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C’est l’histoire d’un hérisson bleu qui rentre dans un café et… Oui, on pourrait commencer cette critique ainsi. L’histoire d’un hérisson bleu né en 1991 et qui a séduit les joueurs notamment avec ses épisodes 2D sur Megadrive. Sega offrait une réponse crédible à Mario tout en affichant ses différences. La 16 bits de Sega connaîtra 4 épisodes extraordinaires, aussi bien dans ses principes que dans son level-design. Sonic 3 couplé avec Sonic and Knuckles donnera même une des plus grosses cartouches de la console en termes de taille avec Super Street Fighter II, jusqu’à l’arrivée de Pier Solar.

La suite, pour notre hérisson, fut hélas moins glorieuse. Contrairement au plombier à casquette rouge, notre héros speedé est allé trop vite et a très mal géré son passage à la 3D. Je n’ai jamais vraiment adhéré à vrai dire, même si les Sonic Adventure, notamment le premier valent quand même d’être joués. Mais plus que dans le passage à la 3D, c’est surtout au niveau des idées et de l’univers du hérisson que Sega et la Sonic Team échoueront lamentablement : multiplication de personnages complètement bidons pour certains (on ne les appelle pas les « Shitty Friends » pour rien »), idées de gameplay à côté de la plaque ( une épée, un hérisson-garou…), la période n’est hélas pas faste pour notre hérisson depuis plus de 15 ans. Seuls quelques jeux arrivent à surnager : Sonic Generations tente de renouer et de mélanger les niveaux 2D et 3D, et les Sonic All Star Racing, développés par Sumo Digital, sont de très bons jeux de courses, n’ayant rien à envier à un Mario Kart ou Crash Team Racing. Je sens que je ne vais pas me faire que des copains en disant cela mais j’assume. On pourrait aussi mentionner Sonic Colors sur DS et Wii qui jouit d’une belle réputation auprès des afficionados. Personnellement, je ne l’ai pas testé donc je m’abstiendrai de tout commentaire.

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Il y eut aussi des tentatives en 2D, qui ne sont pas toutes des réussites. Si Sonic Colors s’en tire bien, ce n’est pas le cas de Sonic 4, qui a été divisé en 2 épisodes, développés par Dimps. Oui, ce dernier prouve qu’on peut aussi se planter avec un prétendu retour aux sources ! Level design sans imagination, univers repompé et à peine maquillé des anciens épisodes, avec un mauvais goût affiché au niveau des graphismes et des musiques. Mais surtout, un gameplay totalement foireux, nécessitant l’utilisation de la « homing attack », implémentée pour les épisodes 3D, pour éliminer les ennemis ! On est très loin du gameplay instinctif et bondissant qui avait bercé ma jeunesse… Autrement dit, Sonic 4, ou du moins l’épisode qui prétendait l’être, était une insulte au hérisson. Et quand il copie Mario, on ne peut pas dire que le hérisson soit à la hauteur. Le tout pour aboutir, en 2015, à la catastrophe Sonic Boom, pas fini et buggé jusqu’à la moelle sur Wii U. Rien qu’à voir le look des héros, au format body-builders, j’ai envie de vomir. A noter quand même que la série animée qui en découle reste regardable, avec quelques gags bien sentis, mais pas plus… (NDJUL : non, même pas à mon sens, tant elle s’adresse à des demeurés…)

Sonic vit encore

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En réaction, des passionnés ont fait leurs propres fan-games Sonic en 2D, souvent de très bonne qualité et opérant un vrai retour aux sources, sans que Sega n’y trouve à redire, même si la firme au logo bleu a été moins conciliante avec certaines autres franchises (On reparle de Streets Of Rage Remake, SEGA?). Certains se démarqueront tellement qu’ils deviendront des jeux à part entière, et à ce titre, Freedom Planet est considéré comme le successeur spirituel des épisodes en 2D. Le 2ème épisode de cette série est d’ailleurs prévu pour quelques mois et il sera intéressant de voir comment le gameplay a évolué.

Mais c’était sans compter sur un fan de la première heure, Christian Whitehead. Responsable des versions smartphones et PS3/360/PC de Sonic CD puis des deux premiers jeux sur les mêmes supports, SEGA le propulsa responsable du projet Sonic Mania. Avec l’aide de Pagoda West et Headcannon, l’homme fit un jeu entièrement en 2D rappelant fortement les épisodes Megadrive. Ce sera l’objet de la critique à venir proprement dite, tant cette introduction coup de gueule est longue.

La Sonic Team est-elle devenue folle ?

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Parce que, comme dit sur le blog anglophone Rash Bandicoot, le problème, ce n’est pas Sonic. C’est Sega et la Sonic Team. Un constat d’autant plus flagrant que lors de l’E3, il y avait deux jeux mettant en scène le hérisson bleu, à savoir Sonic Forces, développé par la Sonic Team et Sonic Mania, de Whitehead. Devinez lequel a remporté le plus d’adhésion auprès des journalistes et du public ? Le deuxième. Vous avez bien lu.

Pourquoi, peut-on se demander. Eh bien, j’avancerai deux arguments : soit parce que le gens ont tellement été déçus des épisodes 3D qu’ils en viennent à souhaiter un retour aux sources, soit la Sonic Team en a plus rien à faire. Et justement, la question qu’on peut se poser est la suivante : Y’a t-il encore un pilote dans la Sonic Team ?

Une interrogation d’autant plus légitime que Sonic Mania est devenu le jeu Sonic le mieux noté depuis bien longtemps sur Metacritic. Rien que ça, ça devrait pousser les pontes de Sega, et en particulier de la Sonic Team, à se poser de vraies questions sur ce qu’ils ont fait de leur mascotte. Tant d’années perdues… Pire encore, certains fan-games ont plus d’intérêt que les jeux sortis de manière officielle dans le commerce depuis plus de 10 ans ! Un comble ! Sans doute est-ce là un signe que quelque chose ne tourne pas rond chez Sega.

Pour apporter quand même une défense à SEGA, il faut quand même mentionner que deux membres de la Sonic Team ont été spécialement mandatés par SEGA pour superviser le travail et apporter quelques conseils. Ajoutons aussi que, même si SEGA a joué les censeurs concernant certains fan-games par le passé (j’ai déjà mentionné le cas de Streets of Rage Remake), il n’en reste pas moins que cette dernière a fini par reconnaître les mérites de certains créateurs de fan-games et leur ont finalement proposé de travailler sur un projet pour eux (une pratique qui était pourtant courante dans les années 80/90), contrairement à une autre firme bien plus psychorigide sur le sujet (*kof kof* Pokémon Uranium *kof kof* AM2R).

Il n’en reste pas moins que si nous vous invitons à profiter pleinement de Sonic Mania, les raisons vous seront expliquées dans la critique du jeu proprement dite, dites-vous une chose : Mania est à l’origine le projet d’un fan,et doit être le jeu qui permet de patienter en attendant Sonic Forces qui devrait sortir le 7 novembre. Sauf que, hélas, l’apéritif risque d’être meilleur que le plat de résistance. Mais restons prudents, on est jamais à l’abri d’une agréable surprise

Bien, maintenant que notre amertume est passée, mais il fallait tout de même que ça sorte, Nous vous invitons à vous réjouir dès le prochain article. Mais ce sera pour demain…

Julius et C2J

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TFGA S03 E02 : Les hérauts du genre

Après avoir pris le train de la hype dans le précédent TFGA, Alex nous confie cette fois -ci un sujet qui n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît. En effet, le thème de ce nouveau TFGA est : Les hérauts du genre. Pas les héros, ni le département qui a Montpellier pour préfecture, non, il s’agit d’autre chose.

Au moyen-âge, les hérauts étaient chargés entre autres, de transporter des messages importants. Donc, quels sont les 5 jeux, qui pour moi, transmettent un message aux joueurs, et qui comptent donc comme références ? Réponse ci-dessous.

5-Sonic The Hedgehog : La Megadrive était capable de rivaliser avec la Super Nintendo !

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Je suis fan du hérisson bleu. Je vous parlerai bientôt de Sonic Mania, mais sachez qu’avant ce retour aux sources, il y eut le premier Sonic sur Megadrive. Mascotte née d’un concours interne chez Sega, Sonic avait pour but de conquérir les marchés occidentaux, et de secouer un peu l’hégémonie du plombier. La Megadrive est lancée depuis quelques temps lorsque la Super Nintendo arrive, mais n’arrive pas à s’imposer et ce n’est pas avec le ringardissime Alex Kidd in Enchanted Castle, mettant en scène sa mascotte de l’époque et qui aurait pu tourner sur Master System, qu’elle va y arriver. Chez Big N, Super Mario World s’est imposé comme la vitrine de la 16 bits du constructeur et demeure encore aujourd’hui un des meilleurs jeux de plates-formes de tous les temps. Changement de plan chez Sega et les recherches aboutirent à… Sonic.

Le résultat ? Un héros « cool », speed, un jeu magnifique visuellement et une jouabilité exemplaire. Sonic a même réussi à s’imposer sur le marché américain et européen, et a réussi son pari. Sonic est un jeu très abouti, aussi bien sur le plan technique que dans son level-design, et il aura fallu le courage de Tom Kalinske, le directeur de Sega of America, pour imposer le jeu en bundle avec la console en remplacement d’Altered Beast, malgré la colère des dirigeants de Sega Japon. Sonic montrera ce dont est vraiment capable la Megadrive, devenant à son tour une vitrine technique de la console. La suite, tout le monde la connaît. Sinon, je vous la rappellerai sous peu…

4-Super Mario World : L’aboutissement du jeu de plates-formes, par Nintendo 

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Puisque nous en avions parlé tout à l’heure, voici donc Super Mario World. Pourquoi ? Parce que cet épisode est la quintessence du jeux de plates-formes, dont ceux qui sortent aujourd’hui continuent de s’en inspirer. Ce n’est pas pour rien que le titre a été la vitrine technologique de la Super Nintendo. SMW c’est un monde interconnecté, chaque niveau est un ravissement et surtout, un défi pour le joueur, avec des idées à la pelle. La plupart des stages ont deux sorties, et trouver les 96 disponibles comptées par la sauvegarde est un challenge corsé. Si on connaît bien les trucs, les raccourcis, il est possible de finir très vite le jeu. Mais Mario World, c’est surtout Nintendo qui dit aux autres qu’un jeu de plates-formes, ça se fait comme ça et pas autrement. Bien joué.

3- Duke Nukem 3D : Les FPS peuvent être drôles et innovants !

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Ce n’est qu’à-posteriori que Duke Nukem 3D se forgera une petite réputation. En effet, en 1996, le titre sortit juste avant Quake, qui mit une claque technique au genre, avec des ennemis et des armes modélisées en 3D. Pourtant, le premier prouve que le FPS peut être à la fois drôle et innovant.

Drôle, car tout le jeu est une parodie de la société américaine, qui est encore d’actualité aujourd’hui. Sans compter l’aspect du héros, des ennemis, des divers easter-eggs qui parsèment le jeu.

Innovant, parce que le jeu se démarquait par la qualité de son level-design, jouant parfois sur la verticalité, et certaines armes justes jouissives, comme le rapetisseur ou celle qui permettait de geler les ennemis. Dommage que cette course à l’innovation ne se soit pas poursuivie avec Forever

2-Deadly Premonition : Le fond, plutôt que la forme

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Oui, DP est un digne représentant des jeux mal aimés, car repoussants au premier abord. Il faut dire qu’il a tout pour déplaire : moche, raide, buggé. On est d’accord. Je ne nie pas ses tares et de ce fait le titre est ultra clivant. Tout comme le sont NieR et les Drakengard, pour citer d’autres exemples. Et pourtant, quand on se penche de plus près sur DP, on y découvre un héros ayant une double personnalité, des tas de personnages bizarres et des crimes commis dans un lieu trop tranquille. L’ambiance rappelle d’ailleurs la série Twin Peaks et le soft est bourré de références à la culture populaire. Le scénario met une bonne claque à certaines références du survival/horror, à commencer par Resident Evil 5 et 6 (en même temps,ce n’était pas bien dur). Deadly Premonition prouve que le fond compte peut-être plus que la forme et c’est peut-être ce qu’a voulu faire passer SWERY65, son génial créateur. En parlant de ça, j’ai hâte de voir le premier jeu de son nouveau studio, The Good Life, dans lequel les habitants se transforment en chats la nuit. Selon son concepteur, il devrait retrouver l’esprit de Deadly Premonition, et nous devrions en savoir plus lors de la Gamescom qui arrive dans quelques jours.

1-Final Fantasy VII : Oui, l’Europe veut du JRPG à la pelle !

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Je sais que certains jeux du genre arrivaient déjà sur le vieux continent, mais c’était au compte-gouttes. Mais ça, c’était avant 1997. Final Fantasy VII fut le premier FF à arriver en Europe. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais avant, aucun importateur n’avait voulu prendre le risque d’emmener officiellement Final Fantasy au-delà de l’Atlantique. De plus le jeu se paie le luxe d’avoir été (mal) traduit. Je ne reviens pas sur les qualités de FF VII, ce blog dispose de suffisamment d’articles pour que vous vous en rendiez compte, mais il n’empêche, qu’on l’aime ou non, il a ouvert les portes de l’Europe au genre entier, où les éditeurs se sont vraiment rendus compte qu’il y avait aussi une demande pour le genre. Depuis, le vieux continent a eu droits à tous les FF qui lui ont succédé, et même aux antérieurs via des rééditions sur différentes consoles. Et que dire de l’arrivée d’autres série concurrentes… Même si certains jeux cultes n’arriveront jamais de façon officielle, l’Europe a tout de même cessé d’être l’éternelle laissée pour compte du RPG. Bravo.

Voilà, c’est tout pour ce TFGA, et on se retrouve bientôt pour un nouvel article. En attendant, allez voir ceux des amis blogueurs à cette adresse, ça leur fera plaisir que vous leur rendiez aussi visite.

Weekly Retro #29 : Feeling Supersonique

Bonjour et bienvenue dans ce vingt-neuvième numéro de Weekly Retro. Cette fois, nous allons parler d’un RPG que j’adore et du retour d’un certain hérisson.

1-Chrono Cross…again

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Je n’ai jamais caché qu’en matière de RPG japonais, je plaçais Chrono Cross au dessus des autres tous titres confondus. Mais qu’est ce qui fait que j’adore tant ce titre ? A vrai dire, c’est dur à définir. Chrono Cross est magnifique sur tous les plans, et pourtant, j’aurais très bien pu dire  » mouaif » et le laisser là où il est. En fait, c’est sur à expliquer. Un truc, qui s’appelle le « feeling » et qui a fonctionné sur plein d’autres jeux et pas sur d’autres. Par exemple, je n’ai pas accroché à Dishonored. Je ne remets pas ses qualités techniques en cause, elles sont bien là, mais « le truc » n’est pas passé avec moi.  Ce sont des choses qui arrivent. 

Pour Chrono Cross,  le jeu est une claque technique. le chara-design, fait par celui responsable de Vision d’Escaflowne et des Chroniques de la Guerre de Lodoss, est magnifique. Le trio inoubliable du titre composé de Kid, Serge et Lynx est mémorable sur tous les plans, et si le chiffre 3 est sacré en littérature, il l’est apparemment aussi en jeux vidéo. Les graphismes sont magnifiques et sont une invitation au voyage dans ce monde insulaire. Le système de combat tente de nouvelles idées, qui ne s’accordent pas forcément mais qui ont au moins le mérite d’essayer, et il est possible de fuir tous les combats, y compris ceux des boss, pour repenser la stratégie si ces derniers vous ont assez malmené. D’ailleurs, les combats contre les monstres lambda sont totalement facultatifs et vous pouvez les éviter, car seuls les boss feront vraiment évoluer votre équipe. 

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Le jeu continue de diviser les joueurs au-delà de l’aspect esthétique: ceux qui ont adoré cette suite directe à Chrono Trigger, dont je fais partie, et ceux qui furent déçus. Pourtant, j’ai adoré le scénario, les ambitions, le plan des dragons et le fait qu’il ne se dévoile vraiment qu’à la fin.  De plus il révèle quelle était, selon les programmeurs, la fin canonique de CT. Cependant, il faut avouer que le début pourra sembler assez obscur dans son déroulement. 

Et si je refais Chrono Cross  régulièrement, il y a quelque chose du jeu que je fais encore plus : écouter ses musiques. S’il y a bien un aspect qui met tout le monde d’accord, c’est  son extraordinaire bande-son, composée par Yasunori Mitsuda. C’est le deuxième aspect qui rend le titre inoubliable. Il y n’y a quasiment pas de fausses notes dans ces 3 CD de musiques. Et si les thèmes sont joués en concerts de musiques de jeux et par des orchestres, ce n’est pas pour rien. Parfois, je les écoute même lors de mes travaux d’écriture, elles m’aident pour l’inspiration. Certains morceaux sont même très motivants… Concernant mes histoires à mes heures perdues, je ne sais pas si j’en publierai des passages ici, peut-être que cela ne serait pas prudent…

Quoi qu’il en soit, Chrono Cross m’inspire, et bien que ce ne soit pas le seul jeu à m’influencer, il reste pour moi éternel. 

2- La Sonic Mania va t-elle reprendre ? 

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Et voilà, nous y sommes… Demain sortira  Sonic Mania, une aventure tout en 2D promettant un  » retour aux sources »  vers les premières aventures du hérisson bleu. Mais cette fois, il  ne sera pas seul puisque nous y retrouverons Tails et Knuckles à ses côtés (manquerait plus que Cream ou Big, tiens…Ou pire, un perso de la « Team Chaotix »…) qui devront bien entendu  lutter contre les plans du Docteur Eggman. Le jeu promet de mélanger zones inédites et d’autres déjà présentes dans les épisodes en 2D, ainsi, nous pourrons parcourir Green Hill avec Tails…  Le feeling sera t-il de nouveau présent ? Je l’espère, d’autant qu’il sera vendu au prix de 20 €.

Les souvenirs que j’ai sur les premiers Sonic sont uniques. Sonic 1 et 2 notamment ont vu mes premiers pas de joueur sur ma bonne vieille MD qui fonctionne encore (25 balais et pas une ride), et je les refais régulièrement. Ils étaient les vitrines technologiques de la console, offrant des graphismes de qualité et surtout, une animation ultra-rapide. La jouabilité était simple : la croix servait à diriger nos héros, et les trois boutons ( A,B,C) de la  console servaient à les faire sauter pour franchir des précipices ou éliminer des ennemis. Sonic 2 a introduit le « spin dash », bien pratique pour franchir les pentes . Il sera de retour dans Sonic Mania, ainsi que le mouvement vu dans Sonic CD qui permettait  de prendre de la vitesse sur place.  Et avec ma sœur, combien de temps n’avons nous pas passé sur le mode deux joueurs du titre, malgré son image écrasée et ses ralentissements? 

Ayant été élevé à l’école Sega, je me refuse à penser qu’un épisode de Sonic en 2D, notamment celui-ci, puisse être moyen ou mauvais. Alors on le sait, c’est quand la 3D est apparue que tout cela s’est gâté, que Sonic 4 n’existe pas en fait et que Sega s’est fourvoyé dans le développement de son héros… Mais c’est une autre histoire. Je suis prêt, au nom des souvenirs, à laisser sa chance à Sonic Mania

Voilà, c’est tout et je vous dis à bientôt pour un prochain article.

 

Weekly Retro #28 : Revue de presse estivale

Bonjour et bienvenue dans ce vingt-huitième Weekly Retro, qui a fait une petite pause pendant un moment pour diverses raisons. Alors on va reprendre doucement avec une revue de presse estivale. Figurez-vous qu’en ce début de mois d’août, nous sommes gâtés car trois revues sur le rétrogaming sont sorties : le hors-série JV Le Mag,  Retro Gamer Collection 10 et Video Gamer Retro. Et l’ombre écrasante d’une console plane sur le trio de papier : celle de la Nintendo 64 qui a fêté ses 20 ans et dont l’impact dans le monde du jeu fut énorme.

1-Il parait qu’on en reviendrait pas…

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Premier de la liste, le hors série JV consacré à la Nintendo 64. Un bel hommage à la 64 bits de Nintendo, qui a fêté ses 20 ans, qui n’oublie rien, de la genèse de la console, de son premier nom, Ultra 64 (cf logo), et de ses déboires ainsi que de ses choix de support (cartouche alors que Sony et Sega avaient déjà fait le choix du CD-ROM, permettant un stockage plus important et des coûts moins élevés),  de la publicité agressive de Nintendo dans  la presse française pour tenter de contrer l’avènement des 32 bits,  mais aussi et surtout de ses réussites, et elles sont nombreuses : Super Mario 64 fait la révolution de la série et du jeu en 3D en général, les perles de Rare  ( Conker’s Bad Fur Day, GoldenEye 007…), deux Zelda mythiques, et j’en oublie plein… A l’instar de la Dreamcast, venue un poil plus tard, la N64 a eu un cycle de vie assez court, mais qui aura marqué ceux qui y ont joué.

Au niveau de la structure, c’est un calque identique à tous les hors-série de la revue, c’est à dire en premier lieu l’état du monde vidéoludique au moment de sa sortie, les accessoires, des interviews, les personnes qui ont compté, puis une revue de certains jeux importants, et un résumé des hits absolus, des jeux qui sont à ne pas oublier et des daubes dont on se serait passé. Le tout se termine avec les souvenirs des rédacteurs avec la console. 

2-L’encyclopédie trimestrielle

Retro Gamer Collection ne sort que tous les trois mois, mais quel contenu pour ce dixième volume, cela vaut son prix assez élevé (12,90 €).  Là aussi, nous retrouvons un hommage à la Nintendo 64, anniversaire oblige, et le magazine trouve 64 raisons de le fêter. Nintendo est d’ailleurs assez présent dans le magazine, avec une interview du créateur de Mario’s Picross,une interview de Satoru Okada, qui assistait Gunpei Yokoi, grand créateur chez Nintendo. Mais également un retour sur Metroid et ce comment la série a influencé le jeu vidéo en 2D et 3D, et un retour sur la manette super Nintendo. Sega n’est pas en reste avec un dossier sur Sega Rally,  les trésors oubliés de la Saturn, et le  » pur moment » consacré à Panzer Dragoon.  Le jeu tiré d’un film est cette fois-ci Top Gun mais ce n’est là que quelques uns du contenu présent, avec notamment  un dossier sur Diablo, Chase H.Q. et  bien d’autres choses encore. Les rétro-tests ( auparavant appelés « classiques de demain ») sont toujours présents, mais dommage que NieR Automata se fasse un peu descendre. Sans être totalement négatif, heureusement, le rédacteur insiste trop sur les défauts, pourtant,  on le sait, les qualités du soft outrepassent ses stigmates bien visibles.

Une fois de plus, je ferai le reproche que j’ai fait dans la présentation générale du titre : on ne sait pas qui rédige les articles. Dommage, j’aime bien connaitre les gens de l’ombre…

3- Hors-série Rétro et gros troll

Vidéo Gamer est un magazine qui parait depuis un moment déjà. Je ne l’ai jamais acheté, mais il peut plaire  grâce à une rédaction des articles assez concise, et ne vous inquiétez pas, ce n’est pas Jeux Vidéo Pratique, heureusement. C’est le hors-série rétro qui m’a attiré. Celui-ci est essentiellement consacré à la Super Nintendo Classic Mini qui sortira le 29 Septembre. Et la revue fait dans le détail, en testant tous les jeux  ( à l’exception de Star Fox 2), qui seront présent dans cette petite console. C’est globalement bien écrit, et il est vrai que certains ont hélas mal vieilli. Cependant, j’aurais aimé que la rubrique « Grands absents » ne trolle pas comme un vieux porc les défenseurs de la version Megadrive d’Aladdin ! Rester objectif, ç’aurait était bien, pour ce titre… A bon entendeur…  A part cela, on y trouve également un hommage à la Nintendo 64, bien entendu, mais aussi deux autres consacré à deux consoles qui ont également un compte rond dans leurs anniversaires : la Master System ( 30 ans) et la PlayStation 3 (10 ans en Europe). C’est bien d’y avoir pensé. Le dossier sur les façon de faire du rétrogaming est également très intéressant. 

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Voilà, c’est tout pour cette fois, et je vous dis à bientôt pour un nouvel article.

Geek Contest 5 : La nourriture

Bonjour et bienvenue dans ce cinquième Geek Contest. Cette fois, Kavaliero nous propose de trouver un jeu vidéo, un film une série, un livre, une personne ou un objet en relationa vec la nourriture. Voici les 5 ingrédients qui constituent mon Geek Burger du mois :

1- Le jeu vidéo : Suikoden II

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Quoi ? Mais Suikoden II est un RPG japonais, et tu l’as testé sur ce même blog d’ailleurs , allez-vous me dire. Oui. Vous avez raison. Non seulement Suikoden II est le meilleur de sa série, mais aussi un des meilleurs RPG jamais faits, et l’une des raisons qui le font paraître aussi fantastique est sans doute la cuisine. Après quelques heures de jeu, vous aurez votre propre QG pour combattre les forces de Highland. Vous devrez rassembler les 108 étoiles en ce lieu, qui évoluera au fil de l’aventure. Lorsque celui-ci passera au stade 2 (sur 4 possibles), un cuisinier se présentera à vous, du nom de Taï-Ho. Non seulement cela fera ouvrir un restaurant dans l’aile est du château, mais lorsque vous y reviendrez entre deux missions du scénario principal, vous verrez souvent votre chef aux prises avec d’autres, qui proposeront un concours de cuisine. Vous devrez donc faire une entrée, un plat, un dessert, et faire en sorte d’être meilleur que votre concurrent. Le jury notera de 0 à 5, et sera composé de membres de votre armée, choisis aléatoirement par la console. J’avais réussi à trouver les trois plats qui ne rataient quasiment jamais, et il est assez difficile de perdre, sauf une fois, où là, c’est imposé par le scénario du mini-jeu. En réalité, le concours de cuisine est un véritable jeu dans le jeu avec sa propre petite intrigue. Et sans doute le plus intéressant de tous.

2-Le film : Super Size Me

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Ou comment Morgan Spurlock a risqué sa vie pour montrer jusqu’où la malbouffe peut mener dans ce documentaire. Et je ne plaisante pas, il a vraiment failli y passer. Il a testé pendant 30 jours, à raisons de 3 repas par jour le menu «  super size » proposé dans les Mc Donald’s américains. Résultat, notre homme a pris plus de 11 kilos, a failli faire un infarctus, a eu le foie gravement atteint et un taux de cholestérol qui crevait le plafond. Il mettra plus d’un an à s’en remettre. Reste que Mac Do’, au vu de ce « bad buzz » a vite retiré ce menu, étonnant, non ? Ceci dit, en France, certaines campagnes de la firme étaient elles aussi sujettes à caution.

J’ai failli en parler dans la rubrique précédente avec Global Galdiators, ou comment Mac Do’ tentait de se donner une crédibilité écolo en pixels… Il y a une critique du titre sur le blog, pour plus d’informations.

Et pour le film, j’ai hésité avec l’Attaque de la Moussaka Géante, car il faut l’avouer, C2J et moi avons parfois un petit faible pour le « cinéma bis »,autrement dit, le monde des nanars…

3-La série : Kaamelott

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Difficile de trouver une série sur la nourriture pure. Donc, on passe par autre chose, et c’est Kaamelott d’Alexandre Astier qui est à l’honneur car la boustifaille est très présente dans la série. Il y a beaucoup d’épisodes en intérieur dans lesquels nous voyons manger le roi et son entourage et il devait y avoir de bons cuisiniers, au château de Kaamelott. Et puis, comment ne pas mettre cette série lorsque Karadoc dit que «  Le gras, c’est la vie ? ». Si, finalement, Kaamelott a toute sa place ici.

4-Le livre : Gastronogeek

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Qui a dit que les geeks étaient de piètres cuisiniers ? Gastronogeek est un livre dont les recettes s’inspirent de la culture geek et de l’imaginaire. Lorsque je pourrai, j’en essaierai quelques unes assez simples à faire. De plus, le livres est un bel ouvrage, avec une couverture attirante, un joli papier et une jolie maquette et des illustrations qui mettent vraiment l’eau à la bouche.

5- La personne : Coluche

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C’est l’histoire d’un mec, qui en 1985, voulait ouvrir une cantine pour l’hiver aux gens dans le besoin. C’est l’histoire d’un mec, qui pensait qu’on avait plus le droit ni d’avoir froid, ni d’avoir faim. C’est l’histoire d’un mec, qui invitait tout le monde, sans idéologie, discours ou baratin. C’est l’histoire d’un mec, qui pensait que cela ne serait que temporaire… Sur ce dernier point malheureusement, la faim est toujours présente en France 32 ans plus tard. C’est l’histoire d’un mec, qui comique de son état, a créé les Restaurants du Cœur en appelant à la générosité des gens. C’est l’histoire d’un mec parti trop tôt, à cause d’un PUTAIN DE CAMION. Bref, Coluche a toute sa place dans ce Geek Contest.

Voilà, c’est tout pour ce mois et je peux déjà vous annoncer le prochain sujet du Geek Contest : Dieu et mythologie. Je suis sur que me connaissant, vous avez dores et déjà une idée du premier point, au moins… En attendant, n’hésitez pas à rendre visite aux collègues blogueurs qui y ont également participé, ça leur fera plaisir, via cette page .