Archives Mensuelles: janvier 2016

TFGA #16 : Nous aussi, nous voulons avoir le premier rôle!

Concept initié par Alex, le TFGA consiste à faire découvrir un classement sur un un sujet donné. Celui de la nouvelle année est « Ces personnages secondaires qui mériteraient un premier rôle ». Autant dire que j’ai eu des idées, pour faire dans l’original . Alors, qui sont les 5 élu(e)s ?

5. Tails-Sonic the Hedgehog

tailsLe sympathique renard, apparu dans Sonic 2, ne se cantonnait qu’à des rôles mineurs. Plus lent que Sonic, obligé de partager la vedette avec le hérisson, il a bien eu pourtant Tails Sky Patrol, mais bon… Pourquoi pas un VRAI jeu mettant notre renard à deux queues en scène ?  Allez m’sieur Sega, je suis sur que vous pouvez le faire, il n’est pas trop tard. Mais attention, hein, pas un jeu où Tails est dans son avion, mais un vrai jeu d’action, avec le renard en vrai héros. Et puisqu’on est dans l’univers Sonic, restons-y…

 

4. Docteur  Robotnik/Eggman-Sonic The HedgehogEggman_robotnik

Encore un personnage issu du monde de Sonic. Cette fois c’est le méchant des épisodes qui mériterait les honneurs. En effet, le docteur a un QI hors-normes, et ses inventions sont soit géniales, soit farfelues. Et il y aurait de quoi faire. Pourquoi ne pas raconter qui était Ovi Kintobor, avant qu’il ne devienne fou ? Ou pourquoi ne pas imaginer qu’un jour, il décide de mettre son génie au service du bien ? Après tout, il y a un tel potentiel à exploiter que Eggman pourrait donner plusieurs jeux où il aurait le premier rôle. Parce que Doctor Robotnik’s Mean Bean Machine, c’est bien, mais ce n’est qu’une version occidentalisée et simplifiée de Puyo Puyo…

3. Aerith-Final Fantasy VII

AerithCGModel-CrisisCore

Square Enix a fait des jeux mettant en scène Zack, et Vincent en plus de Cloud. Mais justement, je n’aurais pas été contre un jeu dérivé mettant en scène Aerith. Pour faire taire certains rageux, elle est bien plus qu’une simple marchande fleurs. Elle est la dernière descendante des Cetras, également appelés « Anciens » , et qui repoussa la menace de Jenova. Nous savons hélas tous, depuis le temps, le destin tragique qui attend la jeune femme, mais il aurait été intéressant de jouer avec ses pouvoirs. Et d’en savoir également plus sur les Cetras eux-mêmes. La VF de FF VII n’aide pas à s’y retrouver non plus…

 

2. Zelda-The Legend of Zelda

ArtworkZelda_SSB4

Il serait peut-être temps que la Princesse d’une série de  presque 30 ans maintenant (mine de rien, ça passe vite…) hérite d’un vrai jeu vidéo… Ne me parlez pas de Wand of Gamelon sur CD-I, merci bien, je parle d’un VRAI jeu, bien réalisé, jouable, cohérent et jamais injuste. Et puisque Nintendo exploite les seconds rôles chez Mario ( Wario, Luigi, Toad), pourquoi ne pas faire de même avec l’autre série-phare de l’éditeur japonais ? Imaginez, je ne sais pas moi, que les rôles soient inversés. Ganon enlève Link, pour être cette fois-ci sur de réussir son plan. Mais ayant prévu qu’elle serait la suivante sur la liste, Zelda réussit à s’échapper et part en quête de l’elfe à la tunique verte… Nintendo, si vous me lisez…

 

1.Harle-Chrono Cross

Harle1

Eh oui. Harle fait partie du quatuor vedette de Chrono Cross, RPG formidable s’il en est. Le jeu comporte 45 personnages et tous ne sont pas aussi travaillés, mais Harle est très intéressante. Cette jeune femme, qui fait penser à… Harley Quinn de Batman sera l’intermédiaire entre Lynx et Serge. Elle s’exprime de façon maniérée, n’hésitant pas à utiliser des mots de français dans la traduction américaine du jeu (et l’inverse, des mots anglais dans la version française faite par Terminus de façon non-officielle), et elle mérite elle aussi d’avoir un jeu où elle aurait le premier rôle. Pour explorer plus avant le passé de ce personnage qui s’avère fascinant à bien des égards. Oui j’ai encore terminé avec mon RPG favori d’entre tous, mais c’est pour la bonne cause, bordel !

 

 

Voilà qui conclut ce seizième TFGA. Je vous avoue que ce classement a laissé place à beaucoup d’arrachages de cheveux, je vais devenir chauve à force, mais ça en valait la peine. Voici, pour moi, les cinq personnages emblématiques qui mériteraient d’occuper le rôle de héros ou d’héroine. On se retrouve bientôt pour le dix-septième.

Double critique ciné :Creed , l’héritage de Rocky Balboa

Il y avait longtemps qu’on ne vous avait pas donné une double critique ciné. Creed : l’héritage de Rocky Balboa est l’occasion de le faire. Il sera donc critiqué par vos serviteurs, dont le premier (Julius) n’est ni spécialiste de la série Rocky, (allez-y, jetez-lui des tomates pourries), ni même de la boxe en général, en gros un profane, et le deuxième (C2J) a lui vu tout les Rocky et est passionné par ce sport. C’est parti.

Avis de Julius :

Creed : l’héritage de Rocky Balboa est un très bon film. Même sans rien connaître de ce sport, et assez mal la série Rocky, (oui, je sais…). Le point de départ est assez simple, mais bien trouvé. Adonis Johnson, interprété par un très bon Michael B. Jordan, n’est pas un type qui ne pense qu’à taper sur son prochain. Fils d’Apollo Creed, qu’il n’a pas connu (ce dernier meurt au début de Rocky IV face à Ivan Drago sur le ring-ben quoi, y’a prescription maintenant), il a une passion pour la boxe, fait des matchs le soir dans de sombres bouges de la frontière mexicaine, mais est trader dans une grosse boite. Bref, il mène une vie sans histoire et dans l’ombre de son illustre paternel. Un jour, il décide de tout laisser de sa vie bien rangée pour devenir boxeur professionnel. Et devinez à qui il demande de devenir son entraîneur ? A Rocky Balboa. Rocky, à la fois adversaire, puis ami et entrainé par Apollo. Il n’empêche que Sylvester Stallone, 70 ans, peut encore surprendre, preuve en est dans ce film, dans lequel lui aussi doit mener un combat personnel. Il excelle dans son rôle d’entraineur.

On le voit, lorsque le film débute, la situation de départ se passe à l’opposé du premier Rocky. Cependant, un nom de famille célèbre peut s’avérer lourd à porter…

Une certaine humanité se dégage du film. Cela permet à Ryan Coogler de poser son empreinte et d’éviter un vulgaire copié/collé de la saga culte, tout en montrant qu’il connaît le matériau de base.. J’ia apprécié de développement des différents personnages, qui ont tous leurs forces et leurs faiblesses, ce qui les rend vraiment attachants. Et surtout, humains, en évitant le plus possible la caricature.

Le film est découpé entre scènes de la vie quotidienne, entraînements, et combats de boxe, dont les deux présents sont un peu les points clés du film. Nous voyons ici un apprenti boxeur qui apprend beaucoup auprès de Rocky, qui évolue jusqu’à l’événement final du film retransmis comme une diffusion de match de boxe télévisé. Le réalisateur va même jusqu’à y introduire des synthés.

En plus de l’histoire elle même, on s’aperçoit aussi que Ryan Coogler n’est pas un manche au niveau réalisation : la mise en scène est bonne, aussi bien hors que pendant les combats. De plus, le film dispose d’une bande-son qui envoie du lourd, axée très hip-hop, je ne suis pas forcément fan mais ça colle bien à l’esprit du métrage. Outre les musiques très bien choisies, je voudrais insister sur le « sound design » global : par exemple, pendant les combats, et parfois les entraînements, on ressent vraiment les coups.

Bref, Creed est sans doute un des meilleurs films traitant de la boxe de ces dernières années, mais il est aussi un magnifique passage de flambeau, humain, sincère, et je ne pensais pas aimer autant un film sur un sport qui ne m’attire pas vraiment. J’espère qu’il fera un bon score au « Boxe-Office »…

Julius

affiche Creed

Voilà, c’est sur ce calembour miteux, mais tellement facile que je vous laisse pour donner la plume à C2J, grand spécialiste du Noble Art et de la saga Rocky :

Avis de C2J :

Depuis que je suis petit, je baigne dans le monde de la boxe. J’ai vu de très nombreux matchs et l’univers de ce sport de combat n’a que peu de secrets pour moi. En tant que cinéphile, il était évident que la Saga Rocky fasse partie de mes films de référence et j’ai une affection toute particulière pour cette franchise à l’exception du 5ème film (oui, j’aime même le 4. J’ai une idée toute particulière de ce film. Faudra que je vous explique un jour).

Donc, j’attendais à la fois avec impatience et appréhension que j’attendais la sortie de Creed (non, je ne mettrais pas le sous-titre, je le trouve un poil putassier. Je préfère celui qu’on trouve dans les autres pays : « Né pour combattre »).

Soyons clair tout de suite, c’est une victoire par KO pour Ryan Coogler. Ce film est un petit bijou et clairement le digne successeur de la franchise Rocky.

Le scénario n’est certes pas le point fort du film, mais il a le mérite de nous proposer un schéma quasiment miroir par rapport à la saga dont le film s’inspire : Là où  Rocky  racontait l’histoire d’un mec un peu paumé des bas-fonds de Philadelphie qui se retrouve devant une opportunité inespérée de sortir de l’ornière et qui fera tout pour se faire un nom,  Creed  raconte l’histoire d’un jeune garçon, fils illégitime du légendaire Apollo Creed et recueilli par la veuve de ce dernier, qui décide de tout plaquer pour devenir boxeur et part à Philadelphie (ville considérée comme l’une des places fortes de la boxe aux USA) afin de se faire entraîner par le meilleur ennemi de son défunt père, Rocky Balboa. On peut y voir la quête d’un homme pour sortir de l’ombre d’un géant et qui veut prouver qu’il vaut quelque chose par lui-même.

Ryan Coogler signe ici un film maîtrisé de bout en bout et montre qu’il connaît non seulement la Saga Rocky mais aussi le monde de la boxe sur le bout des doigts. Ce dernier a fait appel a de vrais boxeurs pour jouer les challengers du jeune Adonis Johnson, et pas des tocards. On trouve ainsi André Ward (Champion Olympique 2004 poids mi-lourds et ancien Champion du Monde WBA/WBC des poids super-moyens), Gabriel Rosado (ancien challenger mondial poids moyen) et Tony Bellew (Champion d’Europe et ancien Champion Intercontinental WBC/WBO des poids lourds-légers) au casting.

Mais ce film, même sans la boxe, propose un récit très solide, jouant le funambule entre l’humour, bien plus présent que dans les « Rocky » mais toujours en légèreté et sans fausse note, et l’émotion (là, je ne dirais rien car spoilers), le tout se mêlant sans aucun problème et, couplé aux séquences concernant la boxe, donne au final un récit très bien mené, qui fait passer les 2h15 du film sans problème.

Concernant la mise en scène, on touche presque au sublime. Tous les choix de réalisation sont pertinents et apporte un côté très authentique au récit. Quant aux scènes de boxe, je l’affirme, c’est du grand art. Coogler propose une scénographie d’une très grande modernité pour les combats et ses choix de réalisation donnent de la crédibilité et de l’impact à ces affrontements. L’idée de proposer un match tout en plan séquence en imposant la caméra dans le ring, au plus proche des boxeurs, donne un cachet spécial à ce combat. On ressent vraiment le cœur de l’action et cela nous pousse à soutenir le jeune Adonis Johnson (superbement interprété par Michael B. Jordan) encore plus intensément. Mention spécial au combat final, qui donne presque une leçon de cinéma sur comment filmer un match de boxe au cinéma. De l’entrée du ring, filmé une nouvelle fois en plan-séquence, jusqu’à la dernière seconde du combat, tout est fait pour faire ressentir au spectateur la tension d’un Championnat du Monde de boxe et pour investir ce dernier dans la réussite ou non du jeune héros. A plusieurs reprises, j’ai même surpris Julius, qui était à côté de moi dans la salle, à réagir et s’exprimer au cours de cette scène tellement il était embarqué dans l’action.

Mais tout cela ne serait pas grand chose sans une direction sonore et musicale certes très « street » (le hip-hop prévaut pas mal dans le film), mais parfaitement cohérente, qui souligne excellemment l’action et qui sait faire de belles références aux thèmes originaux de la saga  Rocky  sans appuyer trop lourdement. Au contraire, ces références sont utilisées juste ce qu’il faut pour insuffler une dimension épique au combat final.

Les acteurs jouent tous leurs partitions avec justesse (je ne reviendrais pas sur le cas Michael B. Jordan), mais celui qui sort du lot, c’est bien Sylvester Stallone, qui campe ici à la perfection un Rocky Balboa égal à lui-même (c’est-à-dire bourru mais avec un cœur d’or) mais aussi vieillissant et déphasé avec notre époque, apportant quelques moments drôles au récit, une chose normalement peu courante dans la saga originale. Son Golden Globe est loin d’être immérité et mon intuition me dit que l’Oscar n’est pas inaccessible. Le rôle de l’Étalon Italien est comme une seconde peau pour Stallone et on peut même dire que l’évolution de son personnage fétiche résonne étrangement avec l’évolution de la carrière de son acteur (théorie à développer, faut vraiment que je pense à faire la critique des Rocky).

Pour conclure, je dirais que Creed  n’est pas la suite de la saga  Rocky , mais bel et bien le possible début d’une nouvelle franchise, centré sur un nouveau personnage, aux enjeux différents mais tout aussi intéressants que ceux du petit boxeur de Philadelphie qui aura fait rêver et aimer la boxe à plusieurs générations de personnes, à tel point que le personnage de Rocky Balboa a été intronisé au Hall of Fame de la Boxe pour son action favorable envers ce sport de combat et pour tous les champions qu’il a inspiré. Avec ce film, Ryan Coogler montre qu’il a le potentiel entre les mains pour créer une nouvelle histoire qui, pourquoi pas, en plus de proposer des films de qualité, inspirera de futurs jeunes garçons et filles à pratiquer la boxe en leur rappelant que les légendes se créent « un coup, un pas, un round à la fois »…

C2J

Creed : L’héritage de Rocky Balboa ( Creed)

Genre : Drame

Réalisation : Ryan Coogler

Avec : Michael B. Jordan, Sylvester Stallone, Tessa Thomson…

Durée : 2h14

Distribution : Warner Bros France

 

 

 

4 ans de blog

Juste un petit mot pour célébrer le quatrième anniversaire de ce blog. Eh oui, DATA a été créé il y a quatre ans, comme le temps passe…

Et je ne peux que vous remercier une fois de plus, vous qui une fois où l’autre, êtes passés sur un de nos articles, voire avez laissé un commentaire. Parce que nous n’existons que si nous sommes lus…

Si nous faisons ce blog, c’est parce qu’il nous offre un espace de liberté pour parler des sujets qui nous intéressent,  et nous allons continuer  en 2016, notamment en cinéma,  jeux vidéo et autres choses encore,  le prochain article devrait arriver dans pas longtemps.

Une fois encore, un immense merci pour votre fidélité .

A bientôt…

 

[critique film d’animation] Le Garçon et la Bête

Si vous me demandez, comme ça, des œuvres de Mamoru Hosoda, je pourrais vous citer de tête La Traversée du Temps, Summer Wars ou encore les Enfants Loups, Ame et Yuki. Certes, cesont les plus connues chez nous, mais toutes ont une personnalité propre, et elles soulevaient des questions sur certains sujets contemporains. Il en est de même pour Le Garçon et la Bête. Ce long métrage d’animation raconte comment un garçon qui a fugué de chez lui découvre un monde parallèle peuplé d’animaux et devient ainsi le disciple d’un ours bourru. Deux êtres immatures, qui devront apprendre à s’apprivoiser l’un l’autre.

Problèmes existentiels et humanité

Le Garçon et la Bête est surtout une occasion de soulever des questions existentielles chères au réalisateur : la non-filiation par le sang, l’amour, l’absence parentale. Les deux héros, Kyuta et Kumatetsu, ont grandi seuls. Ils ont tous les deux un vide affectif qu’ils n’arrivent pas à combler. Ce qui explique leur immaturité. Mais c’est aussi en apprenant des autres qu’on arrive à grandir. Si Kumatetsu est colérique, immature, et est en conflit permanent au début du film avec Kyuta qui est également une forte tête, c’est à son contact qu’il s’améliorera, et il en sera de même pour le jeune homme, sans doute en quête d’un père de substitution. Un échange mutuel donc, qui leur servira sans réussir à combler complètement le « vide » de l’être. Malgré des aspects enfantins, le film touchera sûrement plus les ados et adultes dans ses thématiques.

Il faut reconnaître le génie de Hosoda dans la façon dont il fait grandir ses héros, en quelques plans,  et l’ellipse temporelle passe inaperçue. Soit un bond de 10 ans, qui permet d’éviter la répétitivité. 

La dualité hommes/bête , que tout oppose, se retrouve également dans les deux environnements principaux du film : D’un côté, nous avons le monde des humains, et de l’autre celui des animaux, deux univers séparés qui ne se mélangent pas. Pourtant, le premier, montre une masse informe de personnes déshumanisées, anonymes, traversant sans même s’en rendre compte le carrefour géant de Shibuya. Bref, des zombies. De l’autre, nous avons le monde animal, plus médiéval mais plus chaleureux.On peut même dire que le plus humain des deux mondes est celui des animaux. Cela se voit dans les teintes utilisées : claires pour les bêtes et sombres pour les hommes. Cependant, les défauts humains sont présents dans les deux sociétés, comme le harcèlement de plus faibles que soi, visible au cours de deux scènes.

Nos deux héros seront secondés par un bonze à nez de cochon et un singe humanoïde, qui ont la aussi, deux personnalités opposées. Je vais finir par croire que Hosoda aime bien les oppositions…

Cependant, le scénario devient plus subtil au fur et à mesure contrairement à ce qu’il parait début. Une évolution qui passe en douceur, sans que l’on s’en rende compte.

Le film est aussi rempli de symboles et de références de la culture nippone. Par exemple, le Seigneur des animaux est représenté par un lapin, qui représente ici la longévité. Il faut aussi noter les références à Moby Dick.

Le passé féconde l’avenir…

On ne s’ennuie pas une seconde dans ce métrage, tout est bien calibré, bien rythmé, et l’histoire prend des tournants inattendus, jusqu’au final absolument fantastique. Graphiquement, on reconnaît tout de suite la «patte » Honoda, et c’est superbe. Les musiques sont également très bonnes et l’animation ne souffre d’aucun défaut.

Ce conte rempli de symboles est un hymne à l’apprentissage, au temps qui passe et à la nécessité de grandir.Le fait d’être adulte permet d’avoir des souvenirs et ce qui est sur, c’est que j’en aurai un très bon du Garçon et la Bête.

Mamoru Hosoda n’est pas aussi connu que Myazaki, notamment chez nous, mais il pourrait bien le devenir. Parce que ses productions n’ont rien à envier au maître. Preuve en est encore avec ce film. Que puis-je lui souhaiter pour la suite ? Une meilleure distribution en salles, mais ce sera sans doute pour le prochain métrage du réalisateur.

affiche le garçon et la bête

Le Garçon et la Bête (Bakemono no Ko)

Réalisation : Mamoru Hosoda

Genre : animation

Durée : 1h58

Distribution : Gaumont

En salles depuis le 13 janvier 2016

[critique film] Les 8 salopards

Bonjour à toutes et tous, c’est le grand retour des critiques cinéma sur le blog. Et l’année 2016 commence fort, avec le dernier film de Quentin Tarantino, j’ai nommé Les Huit Salopards. Verdict.

Chapitre 1 : L’ouverture

Lorsqu’on va voir Les Huit salopards, on ne s’attend pas forcément à une telle ouverture. Apparition du titre, puis un long plan-séquence sur un crucifix en pierre avec un Jésus qui a du en voir beaucoup, des tempêtes de neige. Ou comment situer dès le départ le cadre de l’histoire. Le vent souffle, dans le Wyoming, apportant avec lui la neige d’un Blizzard sans retour…

Chapitre 2: Les 8 bavards

Après Django Unchained, Tarantino persiste dans le Western et nous sort les 8 Salopards. Ou comment 7 hommes et une femme se retrouvent dans une auberge miteuse du Wyoming à cause d’une tempête de neige. De ce postulat de départ d’apparence simple, Tarantino nous signe une joyeuse farce sanglante. Et c’est peu de dire que l’enfer c’est les autres… Tarantino trousse des personnages bien affirmés. Mais comment font ils pour se retrouver à 8 dans un trou perdu ? Le film, divisé en chapitres, prend le temps de poser les choses. Les premiers se passent dans une diligence, où quatre personnes prennent place et discutent de leurs origines. Les quatre autres les accueillent ensuite, arrivés un peu auparavant. Une destination finale car très vite, vérités et mensonges se mêlent… Le film est très bavard, certes, et les dialogues à la Tarantino, s’ils sont bien faits, sont très longs.Tout le monde n’adhérera pas forcément.

Chapitre 3 : Les flingues parlent

N’allez cependant pas croire que la violence est totalement absente. Je dirais même qu’au contraire, elle est omniprésente. Souvent sourde, comme une menace tournant autour des différents acteurs . La violence verbale dans un premier temps, d’autant que le film se passe peu après la guerre de Sécession et que les rancunes entre nordistes et sudistes sont encore vives. Imaginez si vous êtes noir, et là, c’est Samuel L. Jackson qui tient le rôle principal. Puis les flingues finissent par parler, même si cela met du temps. Le blanc se teinte de rouge, les coups de théâtre et retournements de situation arrivent. Les pièces de puzzle se mettent en place et tout devient clair. Enfin clair…non, personne ne l’est en fait…

Chapitre 4 : Une réalisation qui sert L’histoire

Le génie de Tarantino se voit dans la réalisation, ou comment réussir à faire d’un huis clos un immense espace. Filmé à l’origine dans un format que nous n’avons plus l’habitude de voir et en 70 mm, il sert le film et sa narration. Enio Morricone a signé les musiques et a encore fait une bande originale digne de ce nom, même si il est vrai , il aurait pu être plus inspiré.

Chapitre 5 : Les acteurs s’amusent

Et que dire de la brochette d’acteurs, tous formidables, et aussi habitués des productions de Tarantino pour la plupart : outre Samuel L. Jackson déjà évoqué, Kurt Russel signe un bourreau bourru chargé de veiller de très près sur une prisonnière qui se révèle être l’élément principal de l’histoire . Et Jennifer Jason Leigh semble s’amuser. Walton Goggins en shérif benêt m’a bien fait rire. Michael Madsen avec son accoutrement de cowboy taciturne, c’est juste divin. Cela montre aussi le travail fait sur les costumes. Et Tim Roth en gentleman anglais, non mais tu le crois, ça ?

Chapitre 6 : conclusion

Bref, je ne sais tellement pas quoi écrire sur ce film parce que tout a déjà été dit, que je vous dirai de mettre tous ces éléments dans un shaker, et vous obtenez comme résultat du blanc, du rouge, mais surtout un excellent film en ce début d’année, un véritable hommage au Western moderne. Quentin Tarantino assomme déjà la concurrence…

affiche les 8 salopards

Les Huit Salopards ( The Hateful Height)

Réalisation : Quentin Tarantino

Avec : Samuel L. Jackson, Kurt Russel, Jennifer Jason Leigh, Walton Goggins, Tim Roth, Michael Madsen…

Genre : western 

Durée : 2h48

Distribution : SND