Archives Mensuelles: octobre 2016

[Spécial Halloween]Heureusement que ça n’est pas sorti chez nous!

Bonjour tout le monde, en ce moment c’est Halloween, alors nous allons parler de quelque chose qui est une horreur absolue… Je veux bien entendu parler de l’adaptation de Bubsy en dessin animé. Je sais, j’avais dit que je que je ne ferai pas dans la nécrophilie, mais bon…

Peut-être parce que je continue de penser que ce lynx roux avait tout, mais alors tout pour devenir une mascotte digne de ce nom. J’ai d’ailleurs fait la critique du premier jeu, fort sympathique,  sur le blog.  Le problème, c’est que les jeux ne sont pas allés en s’arrangeant par la suite… Si le II reste potable, je le considère en dessous du premier. Bien entendu le plantage s’est produit avec Bubsy 3D : Furrbidden Planet sur PlayStation en 1996. Ou comment faire passer une mascotte de  » respectable » à  » détestable ».  Mais qu’est ce qui pourrait la rendre encore plus antipathique ? Réponse : tenter de faire un dessin animé histoire d’exploiter encore plus sa notoriété.

C’était oublier une chose : Bubsy est un lynx crée par Accolade, un éditeur américain, et qui s’est dit que pour  rentabiliser, il fallait décliner la mascotte dans toutes ses formes possibles. Dont un dessin animé. Remarquez, c’était la période vu qu’il  y a également eu un dessin animé mettant en scène Earthworm Jim, le ver de terre mutant avec une combinaison de l’espace.

 Je ne sais pas ce que vaut l’adaptation du ver de terre en dessin animé, mais pour avoir vu celui mettant en scène Bubsy, je me dis heureusement qu’il n’y a eu qu’un pilote, et pas de suite, tant mon cerveau a du mal à se remettre de ce qu’il a vu. L’épisode, intitulé  » What could possibly go wrong ? » est présent sur Youtube, mais croyez moi,  pour tenir 25 minutes sur cette horreur  il faut vraiment avoir un mental d’acier.  Parce que comme le dit le titre, « qu’est ce qui pourrait mal tourner ? » Ma réponse : TOUT.

Et ça commence dès le générique d’ailleurs. Bubsy a un réveil à son effigie, se lève, se brosse les dents à la …PONCEUSE ( si, si vous avez bien lu), prend son petit dej, danse sur la tête et  se tape l’affiche sur le titre, marqué « Bubsy  » et où notre lynx nous fait remarquer que c’est lui. C’était sensé être drôle,alors que ça ne l’est pas du tout. Vous me direz que d’un pays à l’autre nous n’avons pas forcément la  même forme d’humour, mais je doute que les outrances du générique aient fait rire même les petits américains…  Ça annonce déjà la couleur, je reviendrai d’ailleurs  sur le sujet. Et ce n’est hélas pas fini . Nous avons ensuite droit à un écran  sur lequel Bubsy nous dit qu’il revient bientôt… Parce que oui, ils avaient prévu un espace publicitaire  JUSTE après le titre!  Je sais que les règles de publicité aux US ne sont pas les mêmes qu’en Europe, le marché étant hyper-libéralisé, mais tout de même !

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Ce sera la seule image que vous verrez de l’anime. C’est la moins pire de toutes.

Et déjà, il y a eu que quelques secondes de voix,et notre lynx se montre déjà totalement insupportable.  Bref, pour vous résumer l’intrigue du pilote, de ce que j’ai cru comprendre de tout ce fatras de médiocrité, un savant fou a mis au point un casque de réalité virtuelle.  Bubsy a bien l’intention d’aller le tester avec ses neveux et son sidekick, un tatou peureux du nom de Arnold.  Mais ce sont aussi les plans d’une méchante femme féline, qui charge ses deux acolytes aussi stupides que méchants et l’inverse est vrai aussi, de le lui ramener l’objet… Soit dit en passant, les deux sbires font penser à Scratch et Grounder de la série Sonic X qui travaillaient pour Eggman. Copie, quand tu nous tiens… et la méchante est sans aucun doute le personnage le mieux réalisé de l’épisode.

Pour le reste, c’est « comment ruiner une licence  en moins de deux« . J’ai déjà cité le générique, mais l’épisode entier est un supplice pour les yeux. Les couleurs criardes, suintantes de mauvais gout, auront raison de vos rétines. Tenir 25 minutes c’est énorme, et on regrette de ne pas être déjà aveugle avant. Les personnages, sauf la méchante sont moches, n’ont aucun charisme. Et comme cela ne suffisait pas, déjà qu’ils vous bousillent la vue, les auteurs de cette daube  ont également décidé de s’occuper de vos oreilles. Le doublage américain est absolument horrible-heureusement qu’il n’en existe pas à ma connaissance, en français-  tant  tout le monde surjoue avec un immonde accent parfois à peine compréhensible même pour un anglophone ou quelqu’un pour qui l’anglais est sa langue maternelle.  Et ne comptez pas sur l’animation pour remonter le tout. Même le plus cheap des anime japonais ou français est largement meilleur que ce truc!  Les gags sont juste soit de très mauvais gout ( les tatous écrasés, c’est bien…ou pas!) soit déjà vu mille fois, mais cet épisode pilote arrive même à se planter lors des classiques du genre, une performance.

Vous me direz, y a t-il un intérêt à critiquer un dessin animé de plus de 20 ans, resté au stade de pilote ? Oui.  Parce que Bubsy en dessin animé, et tout pilote que ce soit, est le parfait exemple de ce qu’il ne faut pas faire : direction artistique à la rue, animation affreuse, histoire sans queue ni tête… Bref j’espère que ceux qui ont vomi cela ne travaillent plus dans le domaine de l’animation.

Ensuite, parce que peu importe l’âge ou l’année d’un dessin animé, s’il est réussi,il restera dans les mémoires. Un vieux Warner, pour rester dans l’animation américaine, ça me fera toujours marrer.  Difficile de ne pas rigoler lorsque  Vil Coyote  tombe dans ses propres pièges ou quand Daffy Duck se fait avoir en beauté par Bugs Bunny (« maquilleuse! »). Dans les années 90, on trouvait également de très bon dessins animés, et il en est de même en 2016. Heureusement que cette horreur n’a pas connu de suite. Pour vous en rendre compte, allez donc sur Youtube, l’épisode est trouvable facilement. Je ne mets pas de lien, je ne tiens pas à recevoir des tomates pourries pour vous avoir traumatisés.

Voilà, merci d’avoir lu cet article un peu spécial. J’ai voulu trouver une variante  aux articles qui fleurissent sur les blogs… Mais Halloween pourrait bien revenir dans quelques jours. 

 

 

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La rétrospective-gaming de la semaine #1

Bonjour tout le monde, voici une nouvelle série d’articles, intitulée la « rétrospective-gaming »  de la semaine, qui fera le point chaque dimanche sur les jeux rétro auxquels j’ai joué.  Pourquoi cela, allez-vous me dire ? Parce que entre les jeux actuels, ceux que j’ai à tester , cela fait du bien de se replonger dans le passé vidéoludique. Certains jeux ne doivent pas être oubliés et donc, nous allons commencer tout de suite, avec les deux qui ont l’honneur d’inaugurer la série. Pour tout vous dire, j’ai rebranché ma première PlayStation.

Final Fantasy VIII : Graines de héros

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Oui, je me suis replongé dans Final Fantasy VIII. Je l’ai repris depuis le début. Alors, je vais être clair, ce n’est pas mon FF préféré, goûtant plus au VII et IX sur la même console, ce qui ne l’empêche pas d’être excellent tout de même.  Pour moi, FF VIII est plus qu’une simple histoire d’amour étudiante. Le jeu met en scène une bande de mercenaires, les SeeDs, engagés dans un conflit international. Le but final sera de détruire une sorcière capable de manipuler le temps et qui menace le monde.  Certes, il y a une romance entre Squall et Linoa, les deux  personnages les plus travaillés du jeu, mais il y a également une histoire derrière.

 

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Ce huitième FF tranche par son environnement, plus contemporain et abandonne quasiment toute référence à l’heroic fantasy. Ça surprend. Tout comme les personnages, représentés de façon réaliste et non plus en SD ( petit corps, grosse tête).  Le système de combat change également :  cette fois les invocations, appelées  Guardian Forces ou GF, jouent un rôle majeur, avec un système d’Association  : Il vous faudra lier l’une d’elle à  un de vos personnages, ce qui vous permettra d’avoir les autres commandes que simplement celle d’attaque, ainsi, parmi les quatre disponibles, c’est à dire GF (pour invoquer la créature), Voler( pour voler des sorts à l’ennemi), Magie (pour utiliser lesdits sorts), et Objets,  vous devrez en choisir trois. Les GF évoluent de façon propre grâce aux AP, c’est à dire les points d’aptitudes pour développer leurs compétences. Leur développement n’est pas à négliger, car certaines compétences sont vraiment utiles. Avec le temps, vous pourrez débloquer d’autres commandes, telles que « Piller » qui permet d’attaquer et de voler l’ennemi… Lorsque vous invoquez une GF en combat, celle-ci se substitue aux héros et prend les coups à sa place, le temps de l’invocation. Plus vous l’utilisez, plus ce temps sera court.  Les personnages  changent de niveau tout les 1000 points d’XP, et les boss et invocations vaincus n’en rapportent pas, en revanche ils sont des fontaines à AP. Les ennemis évoluent en fonction du niveau du joueur.  Les combats ne rapportent pas d’argent, la somme que vous gagnez tombera a intervalles réguliers se fera en fonction de votre rang SeeD, qui pourra augmenter ou diminuer selon vos actions. 

Techniquement, Square a encore assuré, en maîtrisant encore mieux la PlayStation par rapport à FF VII sorti deux ans auparavant. Dommage toutefois que les scènes de combat soient assez pixelisées. Nobuo Uematsu a encore signé une très bonne bande-son. Mais de par son système, ses parti pris, il est vrai que le jeu reste une curiosité, un titre un peu à part dans la saga. Mais qui vaut tout de même le coup. De plus la traduction en français est nettement plus maîtrisée que celle de l’épisode précédent. Il n’y a pas de contresens ou de mot-à-mot flagrant  et pour cause, les traducteurs se sont basés cette fois ci sur la version japonaise.

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Pourquoi y ai-je rejoué ? Le jeu a fêté ses 17 ans en Europe cette semaine, et un anniversaire, ça se fête. J’ai découvert ce jeu lorsque le hors-série de PlayStation Magazine consacré à la saga était sorti, avec le CD de démo qui mettait en scène  l’épisode de Dollet, de l’arrivée depuis la mer jusqu’au retour, soit environ une heure de jeu. Seule différence notable : les persos étaient nettement plus forts que dans le jeu final. Suffisant pour me convaincre d’avoir le jeu pour mon anniversaire.  Bon allez c’est vendu, je vous  fais la critique complète d’ici  peu.

 

Crash Bandicoot 3  Warped : Wolopega!

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Ou plutôt : « Crash Bandicoot 3 Téléportéééé! » comme le disait la voix française à la page de présentation. Le jeu est le troisième épisode de notre marsupial déjanté préféré, et le dernier fait par Naughty Dog.  Le jeu démarre juste après la fin de Cortex Contre-Attaque: la chute de se brave docteur fait libérer le maléfique Uka-Uka de sa prison, et qui était le commanditaire des missions de Cortex. Le masque maudit est très mécontent et met cette fois un plan diabolique au point avec le docteur  Nefarious Tropy : utiliser la Chrono-Tornade pour aller voler les cristaux dans le passé.  Aku-Aku, le masque protecteur, qui avait réussi à enfermer son jumeau maléfique,  explique pendant ce temps la situation à Crash et Coco et les envoie récupérer les cristaux avant que les sbires de Neo Cortex et Uka-Uka ne le fassent. 

Le jeu se présente comme le deuxième Crash Bandicoot : chaque zone propose 5 niveaux à parcourir dans l’ordre que vous souhaitez, avant d’affronter un boss. Parmi eux, il y a des revenants, comme Tiny, ou des nouveaux venus, comme Dingodile. Cette fois, Coco est jouable dans certains niveaux. Nos deux marsupiaux peuvent utiliser des véhicules, comme un scooter des mers, une moto et même un avion de chasse! Coco pourra même grimper à dos de tigre pour parcourir la Grande Muraille de Chine… Le jeu offre une plus grande variété dans son gameplay, bien que certaines idées ne soient pas toujours bonnes.

Le jeu offre de nouvelles caisses, comme  les caisses à bonus variable qu’il faut détruire avant qu’elles ne deviennent indestructibles, ou les caisses renforcées. Nos héros gagnent leurs pouvoirs, hormis la tornade et le saut, en battant les boss des zones. Parfois, il vous faudra retourner dans des niveaux déjà parcourus pour  y trouver toutes les caisses ou d’autres gemmes, notamment celles de couleur qui débloqueront d’autres sections de niveaux. Le jeu propose même un mode contre-la montre, avec des temps à battre, pour cela il suffit de s’emparer  du chrono qui apparaît en début de niveau. Certaines caisses permettent de figer le temps quelques secondes. Cependant il vaut mieux attendre d’avoir les chaussures de course, indispensables pour avoir l’or.

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Crash Bandicoot 3 est fun, mais il fait  également partie sans aucun doute des plus beaux jeux de la console dans sa catégorie. Maintenant,  nous en sommes certains, Naughty Dog a toujours su maîtriser le hardware des consoles.Les musiques sont en accord avec les niveaux traversés et le jeu a une nouvelle fois été doublé intégralement en français, mais comme le tout est encore plus délirant, l’aspect cartoon, déjà bien rendu avec une animation ultra fluide, s’en retrouve renforcé. 

Pourquoi y ai-je rejoué ? Pour le fun qu’il procure et pour  les souvenirs qu’il m’a donné. Il peut être assez facile à terminer si on se contente des cristaux, mais récupérer toutes les gemmes  et battre les temps en contre-la-montre  sont des challenges qui peuvent, eux s’avérer assez ardus. En revanche défaut impardonnable  pour un jeu de 1998,  il ne reconnait que les cartes mémoires insérées dans la fente 1 de la console. S’il y en a 2 ce n’est pas pour rien, mesdames et messieurs les programmeurs.

Le saviez-vous ? Le producteur exécutif du jeu, tout comme les deux épisodes précédents, n’est autre que Mark Cerny. Une quinzaine d’années plus tard, il concevra la PlayStation 4, rien que ça. 

Voilà, merci d’avoir lu  ce premier retrospective-gaming et dans le même genre et comme source d’inspiration, je vous invite à aller voir le blog  band of geeks tenu par Romain, qui en est déjà à son deuxième  » Journal Nostalgie »… 

Demain,on se retrouve pour un article spécial Halloween. Oui je vais vous parler de quelque chose qui fait toujours vraiment peur, bien qu’il n’y ait pas de citrouille ni de squelettes ou autre chose du genre…

[critique jeu] Duke Nukem 3D 20th Anniversary World Tour

Comme vous le savez, Duke Nukem 3D est mon FPS préféré. Et pour ses 20 ans, Gearbox Software, à qui appartient désormais la licence, a décidé de lui donner une seconde jeunesse, c’est à dire une nouvelle sortie contenant les 3 épisodes originaux+ The Birth du Plutonium Pack, et un inédit qui se passe autour du monde.Alors, comme j’ai fait un test de l’édition Megaton du jeu, je ne vais pas m’appesantir trop dessus, ni même sur le passé du Duke, ni décrire de nouveau ce qu’il est, je pars du principes que vous connaissez le bonhomme. Bon allez, puisque vous insistez…

Balls of Steel et déjà-vu

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Sachez juste, pour ceux qui arrivent, que le scénario tient sur un timbre-poste : alors qu’il revenait de sa deuxième aventure, son véhicule se fait abattre par un tir de DCA . Duke a juste le temps de s’éjecter sur un toit de Los Angeles, et se rend compte que la Californie a été envahie par les aliens, qui de plus ont enlevé les femmes. Le grand blond  avec des lunettes noires est bien décidé à leur faire payer cet affront. 

Le jeu original se découpait en trois épisodes. Le premier, LA Meltdown, se passe dans les bas-fonds de Los Angeles, et Duke ira donner une leçon au Battlelord , dont le vaisseau est caché dans la faille de San Andréas.

Le second, Lunar Apocalypse, se passe dans l’espace, dans diverses stations spatiales et il ira battre l’Overlord caché sur la face éponyme de la Lune.

Le troisième, Shrapnel City, se passe de nouveau à Los Angeles, pour une confrontation finale avec l’empereur Cycloïde dans un stade de football américain.

Puis un quatrième a été ajouté peu après, The Birth, dans lequel Duke va avoir à faire avec une reine alien très méchante après une dizaine de niveaux assez éprouvants.

Le jeu disposait de plusieurs niveaux de difficulté : « piece of cake » correspond au niveau facile, « let’s rock » au niveau normal, et «  Come get some ! » au niveau difficile. Il y avait aussi le mode «  Damn’I’m Good », qui en plus de correspondre au mode difficile, ajoutait une difficulté dans le fait que si vous ne vous débarrassiez pas des cadavres définitivement, les ennemis revenaient à la vie au bout d’une quinzaine de secondes.

Le titre dispose d’un arsenal complet, dont certaines armes sont vraiment géniales comme le réducteur (mon arme préférée), le congeleur qui envoie des cristaux de glace pour geler les ennemis, ou le double lance-missiles miniature plus efficace encore que le lance-grenades pour tout nettoyer sans laisser de traces.

Pour les habitués du FPS actuel, la santé ne se régénère pas toute seule. Pour la retrouver, vous devrez chercher des trousses de secours ; Les petites remettent 10% de vie, les grandes 30. Si vous trouvez un atome, c’est même 50% que vous regagnerez, et pourrez peut-être avoir une vie max à 200%. Les armures permettent aussi de réduire les dégâts.

Tout cela est compris dans cette édition anniversaire. Maintenant, qu’en est-il niveau technique ?

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Eh bien, si on prend en compte ce qu’était le jeu, au niveau technique, la version PS4 tient la route. Certes, la console peut faire bien mieux, le jeu date effectivement, mais Gearbox a réarrangé certaines textures et affiné certains éclairages, et le tout est un peu plus fin. Il est toutefois possible de mettre le jeu avec les textures d’origine. Il n’y a pas de saccades dans l’animation, le tout est fluide, heureusement avec une console de cette puissance. On retrouve les thèmes habituels des niveaux, certains sont restés dans les annales, et le tout est très jouable, cependant, le changement d’arme demande un temps qui peut parfois être fatal si des ennemis se trouvent dans le coin. Heureusement, le jeu réintègre la fonction « rembobinage », vous permettant de reprendre à un moment où vous n’étiez pas dans le pétrin. Ceci dit, cela n’engage peut être que moi mais concernant les boss, j’ai toujours trouvé que celui de l’épisode 1 était plus dur que les autres…

Comme un pied de nez à Forever

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Donc, Gearbox a ajouté un épisode entièrement inédit. Il se nomme Domination Extra-Terrestre et est composé de sept niveaux faits par les anciens level-designers du jeu. Et il faut bien le dire, le level design est réussi, rendant bien hommage aux lieux traversés, parce que Duke visitera des villes telles que Amsterdam, Moscou, Londres, Paris, Karnak, ou encore San-Francisco, dont l’action se passe autour du Golden Gate, du moins, ce qu’il en reste, pour finir à Hollywood, là où tout avait commencé. Cet épisode introduit une nouvelle arme, l’incinérateur, qui permet de griller les adversaires. Vous pourrez également faire des cercles de feu, faisant que tout ennemi qui y mettra le pied brûlera instantanément. Mais attention à ne pas vous trouver trop près de l’ennemi, sinon vous aurez également droit au coup de chaleur. En contrepartie, elle est totalement inefficace dans l’eau.On y trouve également un nouvel adversaire, la « luciole », assez pénible à avoir parce qu’en plus, elle explose en mourant.

La structure des niveaux est bonne, et tous sont assez vastes pour permettre également un peu d’exploration, il existe plusieurs chemins pour arriver à les terminer. Et comme dans The Birth, la plupart des secrets sont bien cachés et pas forcément faciles à découvrir. On retrouve ce qui a fait l’esprit de Duke Nukem 3D, avec en plus, de nouvelles répliques exclusives. Comme pour oublier le sinistre Forever. Attention toutefois, la difficulté est assez élevée, si vous trouviez l’épisode précédent dur, celui là a aussi son lot de surprises, comme des adversaires pouvant tirer de loin, qui apparaîtront dès la saisie d’une clé de couleur, et si les mini-battlelords des épisodes précédents étaient pour vous une plaie, sachez que là, ils seront non-seulement présents, mais en plus vous pourrez croiser avec eux des mini-overlords, voire des mini-cycloïdes. Parfois, ils s’y mettront à plusieurs pour vous pourrir la vie. Il est toutefois dommage que Gearbox ne se soit pas inspiré de Duke of the Carribean pour faire changer les ennemis d’apparence selon les pays traversés. J’aurais bien imaginé les porcoflics avec une chapka ou un béret, par exemple…

Vingt euros pour un jeu déjà connu aux trois-quarts…

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Abordons maintenant la question qui fâche : à qui cette nouvelle édition de Duke Nukem 3D s’adresse t-elle ?

Il est sur que les fans tels que moi craqueront pour le jeu. Et ce d’autant plus que Gearbox a fait retirer des principales plates-formes la version Megaton Edition. Autrement dit, si vous avez Duke 3D sur PS3, Vita ou PC dans cette version distribuée par Devolver Digital, vous ne pouvez actuellement plus y jouer. Mais refaire un petit Duke fait partie des plaisirs du jeu vidéo. Un truc instantané, pour un plaisir qui l’est tout autant. J’aurais bien aimé que Gearbox inclut les épisodes de la version précédente, à savoir Duke Out in D.C., qui permettait de visiter Washington, Nuclear Winter, avec le Père Noël en boss de fin, et Duke of the Carribean, avec des ennemis en chemise hawaienne et des armes changées pour l’occasion.

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Peut-être que ça aurait pu justifier les 20 euros demandés, parce que oui, nous sommes en droit de nous demander si Gearbox ne les proposera finalement pas en DLC plus tard. Donc, la version Megaton proposait plus de contenu mais surtout, était vendue moins cher à 15 €. Là, vingt euros pour un jeu dont la plupart des joueurs connaissent les quatre premiers épisodes, pour 7 niveaux supplémentaires, un nouvel ennemi inédit et une nouvelle arme, avec un léger lifting technique,ça fait un poil léger. Heureusement, il y a des trophées /succès à débloquer, qui sont par ailleurs assez faciles à avoir parce que j’ai réussi à avoir le platine sans peiner. Il faut dire qu’aucun d’eux n’impose de relever un défi en mode de difficulté le plus élevé, donc rien ne vous interdit de jouer en mode le plus facile. Pire encore le jeu vous incite à tricher pour avoir le Platine. Mais tout le monde le sait, tricher dans DN3D, comme dans tous les jeux d’ailleurs, c’est un peu nul si ça ne sert pas. D’ailleurs avoir les 100% est même à la portée de tous parce que même moi je l’ai eu et pourtant je ne cours pas forcément après (certains trucs dans les jeux me gavent parfois), mais ça fait toujours plaisir.

Les nouveaux venus qui ont entendu parler de cette légende du FPS peuvent également tenter le coup, d’autant que les versions précédentes ne sont plus disponibles à l’achat.

Mais tout de même, je me demande si Duke Nukem 3D ne méritait pas encore mieux…

Verdict :

Duke Nukem 3D , pour cette nouvelle édition à l’occasion de ses 20 ans,  reste Duke Nukem 3D dans l’esprit, et c’est une bonne chose. Les habitués retrouveront vite les sensations d’un FPS à l’ancienne, son ambiance particulière, les répliques du héros,certaines armes démentielles, et la qualité du level design d’avant, comme si Forever n’avait jamais existé. Cela se retrouve également dans l’épisode inédit de cette édition. Mais tout de même, on ne peut s’empêcher de penser que cette référence remise un peu au goût du jour méritait peut-être encore mieux avec les trois épisodes de l’éditions Megaton, pour le prix qui est il est vrai un poil élevé. Là, Duke Nukem 3D aurait certainement eu son édition ultime. Peut-être qu’un jour, qui sait…

Critique réalisée à partir d’une version achetée sur le PSN.

Points Positifs :

Un lifting bienvenu

L’ambiance

Les sensations toujours intactes

Les idées du nouvel épisode

Toujours autant de références

L’humour indémodable

Rejouer à un classique du FPS

Points Négatifs :

20 euros, c’est un peu cher par rapport au contenu inédit proposé

Absence des épisodes de la version Megaton

Le changement d’armes a un temps de latence

Une histoire de Garçon Virtuel

Alors voilà, nous sommes le 13 octobre 2016, et c’est le jour du lancement du PlayStation VR, le casque de réalité virtuelle fait par Sony. L’engin est compatible avec les PS4, bien entendu. Que voulez-vous,les jeux vidéo entrent dans une « nouvelle ère » et cette fois, tout le monde le jure, « c’est la bonne » pour les fabricants de casques de réalité virtuelle.

Alors, en ce jour événement, je vais rendre hommage à un casque sorti il y a plus de 20 ans, et qui restera sans doute comme le plus gros échec que Nintendo ait connu et qui provoquera le départ de Yokoi Gunpei, pourtant le père de pas mal d’innovations de la firme, dont la Game Boy. Son nom : le Virtual Boy.

L’engin sort pendant l’été 1995 : le 21 juillet au Japon et le 21 août en Amérique du Nord. Il présentait une vision stéréoscopique avec deux écrans, un pour chaque œil, mais ne s’attache pas autour de la tête, en réalité, il dispose d’un bipied pour le poser sur une surface plane.

Malheureusement, l’appareil souffrira de plusieurs erreurs de conception : jeux pas assez immersifs, problèmes d’ergonomie, cinétose provoquant nausée et maux de tête en 15 minutes,  jeux monochromes en noir et rouge… Forcément ça n’aide pas.  

En avril 1996, Nintendo stoppe la production de l’appareil, avec 22 jeux sortis au final (dont un Mario Tennis), et 770 000 exemplaires vendus au Japon, Etats-Unis et Canada, et il ne franchira jamais l’Atlantique pour venir en Europe.

Je ne souhaite bien évidemment pas le même destin au PlayStation VR et ses concurrents, et il est vrai qu’en deux décennies la technologie a évolué. Seul l’avenir nous dira si la réalité virtuelle s’implantera durablement.

Depuis, le Virtual Boy est devenu un objet collector, un peu comme le Power Glove ou  ROB…Finalement, il ne s’en tire pas si mal, mais bon courage pour en trouver un chez nous, parce que, comme je l’ai dit, il n’a jamais été  commercialisé officiellement.

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Breath of Fire en promo sur 3DS

breath_of_fire_00002Amateurs de RPG et de rétrogaming, Nintendo vous offre la possibilité de découvrir les deux premiers Breath of Fire à prix promotionnels sur 3DS.  C’est C2J qui m’a donné le tuyau car il m’a envoyé un SMS me demandant s’il devait les prendre. Que pensez-vous que je lui ai répondu ?  Evidemment, je suis allé voir et  effectivement l’opération promo est bien en cours. 

 

 

 

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Elle se présente  comme ceci sur  l’eShop de la portable : chaque jeu coûte 7,99 €. Oui c’est un peu cher pour des jeux qui ont, mine de rien, déjà plus de 20 ans. Mais, si vous en achetez un à ce prix, l’autre aura le sien réduit de 50%.  Une bonne opération, qui permet de redécouvrir deux classiques, d’une série  moins connues que d’autres, mais dont les jeux sont tout aussi bons. Et comme elle est faite par Capcom, on y trouve beaucoup de « Easter Eggs » issus des autres titres du développeur,  comme Chun-Li  s’entraînant dans une salle… Mon conseil : achetez  Breath of Fire II au prix normal : Il est mieux réalisé, plus beau et l’aventure est plus consistante, et le premier à prix réduit. Les deux jeux peuvent se jouer de façon indépendante.

Si vous êtes tentés par ces deux titres, témoins de l’âge d’or du RPG 16 bits,  vous avez jusqu’au 20 octobre pour en profiter.