Archives de Catégorie: Cinéma

[critique ciné] Zombillénium

Vous avez sans doute remarqué, mais les films d’animations sortent dans les salles à l’approche des vacances scolaires, histoire d’emmener les enfants lors d’une sortie ciné, même si les prix d’une place ne baisse hélas pas, notamment pour  un plein tarif adulte.  Mais en ce moment, trois films d’animation se partagent l’affiche : My Little Pony le film, Le monde secret des emojis, et Zombillénium. Avant de passer au sujet qui nous intéresse, je vais m’attarder sur le cas du second de la liste. Juste pour vous dire que c’est de la merde en barre. Une pub honteuse avec des placements produits qui ne se cachent même plus. C’est une insulte à l’animation, c’est visuellement immonde, et ça va vite rejoindre Foodfight! ou Ratanouilles dans la catégorie nanar de compet’ et enfances souillées. Il faut vraiment le voir pour le croire, notamment en 2017. Et vous croyez vraiment que j’ai payé une place pour ça ou utilisé mon Pass ? Déconnez pas, les gens… J’ai, pour une fois, traversé hors des clous. Z’allez pas m’en vouloir…

En revanche, pour Zombillénium, qui est le vrai sujet de la critique, j’ai payé ma place et je n’ai pas regretté. Je suis fan de la BD faite par Arthur de Pins, qui est composée pour le moment, de trois tomes : Gretchen, Ressources Humaines et Contrôle Freaks. J’étais curieux de voir ce qu’allait donner l’adaptation en long-métrage animé . Attention, ce qui suit est susceptible de contenir des spoilers.

Au Nord, c’était les démons…

Gretchen animée

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le contexte de Zombillénium, c’est le nom d’un parc d’attractions situé dans les Hauts-de-France, à proximité de Valenciennes. Le thème principal est les monstres et l’épouvante, et le parc est peuplé de monstres des légendes. De vrais monstres. Le problème, c’est que le parc ne plait pas à la population locale, car il a été construit sur une ancienne mine dans laquelle des mineurs sont morts d’un coup de grisou, et aucune embauche n’a eu lieu alors que la région est à 12% de chômage.  C’est dans ce contexte tendu  qu’arrive Hector Saxe, papa d’une petite fille et contrôleur des normes, qui compte bien faire fermer le parc. Il tombe sur Francis Von Bloodt, le vampire directeur du parc, qui le gère d’une façon paternaliste. Mais voilà,  Hector va là où il n’aurait pas dû, et Francis se voit contraint de « l’embaucher ». Je ne vous dirai pas ce que signifie une embauche dans ce parc, mais les lecteurs de la BD le savent.  De plus, un autre problème se présente, la fréquentation du parc est en baisse, et le grand patron ( là non plus, pas de spoiler) donne 15 jours à Francis et ses employés-monstres pour redresser la barre…

On le voit, le postulat de départ a un peu changé par rapport au support d’origine. Aurélien, chômeur, est remplacé par Hector, car selon Arthur de Pins dans une interview accordée à Geek Le Mag, le premier ne se prêtait pas à une écriture cinématographique. De plus dans la BD, c’est sur un cimetière et non sur une mine que le parc a été construit. Ce qui permet de faire un générique d’ouverture qui est une merveille graphique.

Un habile mélange pour prôner la tolérance

Hector Sirius

Pour le reste, le scénario mélange habilement les éléments des trois albums. Visuellement, il est très fidèle, et est très bien animé. On retrouve les personnages de la BD, outre Francis, ils sont tous là : Aton la momie (doublée par un excellent Gilber Levy), Sirius le squelette, doublé par Mat Bastard, du groupe Skip the Use, Blaise, le loup-garou, ou encore Gretchen, la jolie sorcière stagiaire. On retrouve même José, le zombie fan de Michael Jackson. 

La relative brièveté du long métrage (1h18) permet une efficacité dans la narration et le déroulement, quasiment sans temps morts. Mieux, certaines scènes sont géniales, comme le concert de rock et sa battle de guitares électriques, ou encore la poursuite entre une Austin Mini et un vieille camionnette diesel fumante  Citroën conduite par Sylvain, ancien mineur devenu alcoolique. L’ambiance sonore est également géniale, entre les musiques d’ambiance bien trouvées et les chansons faites par Mat Bastard. L’une d’elles, Stand as One, est un hymne à la tolérance et reflète la raison pour laquelle a été construit le parc : Si Francis est effectivement un vampire, il voulait avant tout faire un endroit dans lequel les monstres de toute nature pourraient se sentir en sécurité.  Sans aucun doute la chanson la plus symbolique du film. Et puisque nous sommes dans la musique, si je vous dis qu’on trouve une jolie version des Corons de Pierre Bachelet… j’en ai vraiment eu des frissons de joie, notamment quand on voit la scène à laquelle l’air est associé. 

Qu’est-ce que Twilight prend dans gueule !!!

Et surtout, il y a une chose que j’ai particulièrement kiffé: le démolissage en règle de la saga vampire-paillettes qu’est Twilight. J’ai toujours considéré cette saga littéraire et cinématographique adaptée comme une insulte au mythe des vampires, et cela semble être le cas aussi d’Arthur de Pins et d’Alexis Ducord, le co-réalisateur. La vedette du parc, c’est Steven, un vampire playboy qui brille au soleil, le clone animé d’Edward Cullen, et qui fait sensation sur la grande roue. Arrogant,  il est convaincu qu’il faut un changement radical dans le parc et mettre les zombies au placard pour faire un parc consacré aux vampires uniquement.  Bien évidemment, l’arrivée d’Hector ne lui plait guère… Certes, il ne change pas des méchants qu’on a déjà vu de par ses actions, mais il a le mérite d’être bien écrit. Mais Twilight se prend des taquets, parfois subtils, tout au long du métrage, jusqu’au combat final. 

Un très bon film d’animation, qui manque juste un peu de mordant

Aton Francis

Au final, Zombillénium s’adresse à tout le monde, car il offre différent niveaux de lecture :  les enfants passeront un bon moment avec les monstres,verront une jolie histoire, les fans de la BD reconnaîtront certains dialogues repris mot pour mot, et les adultes verront des références multiples, aussi bien à la pop culture qu’aux problèmes de société actuels. La contrepartie, c’est que le tout est tout de même moins mordant ( si je puis dire) que la BD. Mais c’était sans doute le petit prix à payer pour attirer tous les publics. Le long-métrage prouve qu’une production franco-belge peut faire, sans aucun doute, aussi bien que les américains, tout en étant aussi un poil moins stupide dans le message qu’il délivre. 

Si vous ne devez voir qu’un seul film d’animation en cette période d’Halloween, celui-ci est un excellent choix.  Nul doute que ce parc d’enfer vous emmènera au paradis.

Verdict : Vaut le billet

affiche zombillénium

Zombillénium

Réalisation : Arthur de Pins et Alexis Ducord, d’après la bande dessinée faite par Arthur de Pins

Genre : animation

Avec les voix de : Emmanuel Curtil, Alexis Thomassian, Gilbert Levy, Mat Bastard…

Durée : 1 h 18

Distribution : Gebeka Films

En salles depuis le 18 octobre 2017.

 

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[critique film]Kingsman : le Cercle d’or

Bonjour et bienvenue dans une nouvelle critique ciné. Nous allons donc parler aujourd’hui du deuxième film dans l’univers Kingsman.

En 2015, Kingsman : Services Secrets était une excellente surprise et une parodie des films de James Bond.  On y découvrait Taron Egerton en Eggsy, et un Colin Firth déchaîné. On se rappellera les deux scènes cultes que sont le saut en parachute et surtout, le massacre dans l’église  sur la deuxième partie de Free Bird de Lynyrd Skynyrd. Le film était jubilatoire à bien des égards, et donc la question qui se pose est de savoir si avec ce deuxième épisode, intitulé Le Cercle d’Or , Kingsman continuerait sur sa lancée. La réponse est oui, je dirais même qu’il est encore plus décomplexé que le premier. Ce qui est bien… et pas bien à la fois. 

American whiskey

Nous retrouvons donc Eggsy, devenu un Kingsman à part entière, qui se fait alpaguer dès la première scène par une vieille connaissance.  le tout aboutira à une course-poursuite débridée, alors que le métrage n’a pas commencé depuis 5 minutes. Au moins, ça donne le ton, et Kingsman 2 est un grand huit permanent.  Mais cette fois, les Kingsman auront fort à faire. En effet, la méchante du film, incarnée par Julianne Moore détruit leur QG. Ils devront donc demander de l’aide aux Statesman, leurs cousins américains, qui se dissimulent sous couvert d’une… distillerie de whisky. Ouais aux States. Du Whisky américain.  Il parait que rien ne vaut l’écossais mais je ne suis pas buveur de ce breuvage alcoolisé, qui doit de toute façon l’être de façon modérée.  Tout le film est comme ça : encore plus énorme que le premier. Les situations sont encore plus nombreuses qu’avant, les dialogues encore plus drôles, les gadgets plus inventifs et on rit beaucoup. Il faut dire que les acteurs s’en donnent à cœur joie : Taron Egerton et Mark Strong s’amusent , de même que Julianne Moore, en méchante sadique et psychopathe, qui diffère de Samuel L. Jackson mais reste très bonne dans son rôle. Mais la surprise du chef, c’est sans doute Elton John. Je dirais même que c’est le plus « hénaurme » de tous, et on sent qu’il s’est amusé, avec un certain sens de l’auto-dérision. 

Un film généreux…sans doute un peu trop

Mais cette générosité finit tout de même par générer un petit sentiment de trop-plein, et de fait, un aspect tape-à-l’œil pas toujours bienvenu. Pourtant, Matthew Vaughn  sait toujours aussi bien filmer, il y a du rythme, les batailles sont parfaitement chorégraphiées. Mais paradoxalement, le film m’a paru un peu moins maîtrisé que le premier. De même, on regrettera que certains rôles soient quasiment de la figuration : si Channing Tatum s’en sort bien, on voit trop peu Jeff Bridges ou Halle Berry.  Heureusement, il évite de sombrer dans l’auto-parodie pas drôle. Quoi qu’il en soit, Kingsman : Le cercle d’Or remplit son objectif : divertir le spectateur, qui en aura vraiment pour son argent, même si l’effet de surprise est passé. Il reste une excellente comédie d’action.

kingsman 2

Kingsman : Le cercle d’Or

Réalisation : Matthew Vaughn

Genre : comédie d’action

Avec : Taron Egerton, Colin Firth, Julianne Moore, Mark Strong, Halle Berry…

Durée : 2 h 20

Distribution : Twentieth Century Fox France

En salles depuis le 11 octobre 2017.

 

[Critique film] Baby Driver

Je vais être honnête , quelques jours encore avant sa sortie, j’ignorais tout de ce Baby Driver, et je n’en attendais pas spécialement quelque chose mais lorsque j’ai vu que le film était de Edgar Wright, je me suis dit que ça valait peut-être le coup d’aller le voir. Eh bien, ce fut une excellente surprise. J’aime ce que fait Wright, je ne m’en cache pas, car il est de ceux dont les films, s’ils ne sont pas parfaits ont tout de même quelque chose en eux, à commencer par la trilogie « Cornetto » (Shaun of the DeadHot FuzzDernier Pub avant la fin de monde) et j’ai également adoré son adaptation de Scott Pilgrim.

Grosses Caisses et Cinéphilie

Et voilà qu’avec Baby Driver, Wright revient, dans son premier long-métrage hollywoodien, pour nous entraîner dans  quelque chose complètement fou, plus encore que ce qu’il avait fait auparavant, mais surtout, mieux maîtrisé. Imaginez un peu : le héros est un ado du nom de « Baby » qui conduit des bolides pour permettre aux braqueurs de s’échapper. Mais comme il a un acouphène aux oreilles, il écoute de la musique en permanence avec son iPod, ce qui ne l’empêche pas de comprendre exactement ce que veut « Doc », un parrain d’Atlanta…
Nous avons donc un film à la croisée de la comédie musicale, de Drive, et d’autres films de gangsters. En effet, la cinéphilie de Wright se voit, et surtout, se sent dans la réalisation. Certains plans iconiques vous rappelleront quelques références (dont Heat, passionnant duel entre Al Pacino et Robert de Niro), bref, Baby Driver est non seulement un film, mais aussi un véritable hommage au cinéma.

Fast and Furious

Le métrage pétarade et roule sur les chapeaux de roues. Les courses-poursuites sont impressionnantes de maîtrise et il se dit que Quentin Tarantino himself aurait donné des conseils au réalisateur pour certaines. La première moitié du film est très chorégraphiée, très esthétique, pour aller ensuite dans une action pure. Les habitués du cinéaste reconnaîtront certaines astuces de réalisation. On remarquera aussi l’intelligence de certaines scènes.
Un autre atout du film est sa playlist, juste magistrale. C’est fun, c’est varié, et ça montre son côté totalement décomplexé et assumé.
Mais Baby Driver ne serait rien sans son casting : Ansel Elgort joue le rôle-titre, et il sera accompagné de Kevin Spacey dans un rôle qu’on attendait pas forcément, de Lily James en tant que serveuse dans un restaurant, le couple Eiza Gonzalez/ Jon Hamm fonctionne à merveille et on notera aussi la venue de Jamie Foxx en tant que braqueur.

(Trop) Plein de bonnes idées

Le tout pour un film à l’objet assez mince au final, mais qui a le mérite d’être traité de façon très intelligente et qui n’a qu’un seul but: donner du fun au spectateur. C’est sur que ceux qui s’attendaient à un polar plus sérieux comme Télérama ont été déçus. Les dialogues sont écrits de façon brillante, les bonnes idées sont nombreuses, je dirais même qu’elles se bousculent, jusqu’à aller parfois à un sentiment de  » trop plein » qui pourra déplaire. Il faut dire que le montage et le rythme effréné y sont pour beaucoup. Le tout pour parfois refluer lors des scènes de romance, pour mieux repartir ensuite. On voit l’évolution du héros, qui petit à petit, se rend compte qu’il a  affaire a tout sauf à des enfants de choeur…  L’intelligence de Wright aura également été de faire un film dans lequel le « bad guy » n’est pas forcément celui auquel on s’attendait au départ, mais surtout, n’était pas forcément destiné à l’être. En résumé, Baby Driver, c’est de belles bagnoles, des casses, Kevin Spacey, des courses-poursuites, des influences diverses et une réalisation de haute-volée et une BO magistrale.
Bref, tant d’éloges pour dire que Baby Driver, par ses influences, ses idées, sa réalisation, est une des très bonnes surprises de cet été.

affiche Baby Driver

 

Baby Driver

Réalisation : Edgar Wright 

Genre : Action, musical

Avec : Ansel Elgort, Lily James, Kevin Spacey, Jamie Foxx…

Durée : 1 h 53

Distribution : Sony Pictures Releasing France

En salles depuis le 19 juillet 2017

Guns of the Kikoolols spécial cinéma : Get Wild

Bonjour et bienvenue dans un nouveau GotK spécial cinéma. Cette fois, on va s’attaquer à City Hunter, qui va être adapté au cinéma sous son nom américain, c’est à dire Nicky Larson, par… Philippe Lacheau, déjà auteur de Babysitting 1 et 2 et plus récemment de Alibi.com. Des comédies sympas (à par Babysitting 2, gênant à plus d’un titre). Mais là, rien que de lire ce qu’il a mis sur l’illustration fait peur. Jugez plutôt :

nickylacheau

 

On a fait quoi pour mériter ça ? Je sais c’est pas bien d’émettre des jugements de valeur avant la sortie du film, mais c’est dores et déjà très mal barré. Se baser sur la VF qui passait dans le Club Dorothée, ça annonce déjà la couleur. Autrement dit, Philippe Lacheau n’a pas l’air d’avoir compris le fond de l’oeuvre! Déjà, parler de « détective » ça promet. Ryo Saeba, héros de City Hunter, est avant tout un tueur à gages, plus précisément un « nettoyeur ».

Ensuite, s’il voulait vraiment adapter la chose, il aurait pu, je ne sais pas, lire le manga ou regarder l’anime en VOST. En effet, il suffit de cela pour comparer et voir que les doubleurs français étaient à côté de la plaque. La réalité des propos de l’anime était bien plus sombre que ce qu’on nous a donné à voir dans les années 90. Alors oui sur le coup les doublages des méchants notamment, font rire. Mais ils sont également honteux à plus d’un titre. On pourrait parler de la « qualité » des doublages en français des animés japonais que AB achetait au kilomètre, ainsi que de la censure, car oui, la série, tout comme Ken le Survivant, ne partage pas uniquement des doublages débiles, mais aussi des passages censurés (aucune goutte de sang). Heureusement, cela s’est largement amélioré depuis et on trouve des VF de qualité ( Cow Boy Bebop), même si rien ne remplace les voix d’origine… Et ce sera Nolife qui diffusera en 2008 City Hunter en intégralité en VOST non-censurée. Eh oui… 

Je n’ai pas envie que sous prétexte de nostalgie, des bons souvenirs du Club Dorothée, on adapte une série en se basant sur nos souvenirs de gamins. Ce sentiment ne permet pas tout.  L’enfance non plus. Parce que déjà, nous n’avions pas le même recul qu’aujourd’hui, une fois adultes, et nous manquions donc d’analyse. Ensuite, parce que l’être humain a une tendance naturelle à enjoliver les souvenirs. De plus, se baser sur la version française de l’anime est un aveu de faiblesse avéré. 

Ensuite, parce que Ryo Saeba est un personnage plus complexe qu’il n’y parait et ça m’étonnerait que M. Lacheau ait tout compris du personnage. Oh, oui, lorsqu’il se fait assommer par un marteau de plusieurs tonnes tenu par Kaori, après avoir manifesté son amour à une jolie femme, c’est drôle. Mais Ryo, et par extension City Hunter, ce n’est pas que ça.  C’est peut-être un des mangas les plus sombres et sérieux des années 80/90, avec un personnage plus complexe qu’il n’y parait.

Ryo_Saeba

Le pire c’est qu’il semble que Philippe Lacheau va incarner le rôle-titre… Franchement… Vous l’imaginez, lui, en Ryo Saeba ? Moi pas. Regardez l’image ci-dessus.  Mais, finalement,à qui la faute ? A lui qui veut adapter quelque chose qui a bercé son enfance, ou à la mentalité qui règne dans les médias  et le cinéma français, qui croient encore que les dessins animés ce n’est que pour les enfants, et qu’il faut à tout prix faire des comédies pour être proches du peuple ? Résultat : on a eu pas mal de merdes.  Et M. Lacheau va surement trouver des financements pour ce massacre annoncé d’une oeuvre culte,  vu que les comédies, ça plait au « grand public », qui n’a de grand que le nom, d’après les producteurs… Peut-être serait-il temps que cela change… 

A vrai dire, j’aurais été moins circonspect si l’adaptation avait été faite par un réal français qui a déjà fait ses preuves outre-Atlantique. Je pense notamment à Christophe Gans ( qui montre suffisamment dans ses films qu’il est fan de jeux vidéo et de mangas) ou encore Alexandre Aja. A propos de ce dernier, il avait pour ambition d’adapter Cobra, mais on ne lui a pas donné les droits… Dommage, ça aurait pu donner quelque chose de bien.

Pour finir, et pour la petite histoire, il existe déjà une tentative d’adaptation de City Hunter au cinéma en Film « live »  avec Jackie Chan dans le rôle-titre qui date de 1993 et le résultat n’était déjà pas fameux.  En attendant, cette adaptation française (sans doute) foireuse n’est pas prévue avant 2019. De quoi  largement relire les 36 volumes du manga, revoir les 4 saisons de l’anime ainsi que les OAV et le film, entre autres. 

Et comme dit la chanson de fin : « Get Wild and Tough. »

[critique film] Wonder Woman

Deux critiques ciné en peu de temps, ça reprend un peu d’activité sur le blog… Et cette fois, c’est un film à l’affiche qui a les honneurs d’être critiqué dans cet article Il s’agit de Wonder Woman.

Un film pour une Amazone

Les films de super-héros issus de comics, on en a eu plein ces dernières années, au point d’en connaître toutes les ficelles du déroulement, et d’en frôler l’overdose tant les déclinaisons sont nombreuses et la qualité par toujours au rendez-vous. Marvel et DC ont toutefois compris qu’il y avait de l’argent à se faire, alors, pourquoi se priveraient-ils ? Et, concernant DC, il faut avouer que le dernier métrage sorti était très loin d ‘être une réussite. Je parle bien sur de Suicide Squad, réunion ratée de méchants du DC-Universe. De même que je n’ai pas non plus beaucoup apprécié Batman V. Superman, et j’en ai parlé ici même. Mais nous allons tout de même nous attarder sur ce film, car un personnage apparaît dans une scène clé du film : Wonder Woman, qui va aider les deux justiciers. Un objet du même film aussi permet de déclencher l’histoire de notre héroïne, racontée par conséquent sous forme de flashback : la photo sur laquelle elle apparaît avec des soldats américains. 

Cela pressentait-il un film consacré à Diana Prince dans un avenir proche ? La question était rhétorique, et la réponse évidente. La problématique est de savoir si Wonder Woman est un bon film . En tant que métrage appelant, sans aucun doute, d’autres épisodes, il raconte notamment les origines de l’héroïne. La petite Diana  vivait sur une île peuplée d’Amazones. Le lieu disposait d’un champ de force qui l’empêchait d’être visible aux yeux des hommes. Tout change lorsqu’un espion britannique s’écrase avec son avion dans les eaux turquoises de l’île. En entendant son histoire, Diana décide de l’aider, au risque de ne jamais revoir les siennes, alors que le monde est en pleine Première Guerre Mondiale. Je ne vous révélerai pas les raisons, pour éviter tout  risque de spoiler.

Bonne réalisation et bonnes intentions

Wonder Woman dure près de 2 heures et demie, ce qui est long, et pourtant, le film passe bien, et dispose d’un bon rythme. Bon, il y a aussi quelques rares longueurs mais on voit petit à petit l’évolution du personnage principal. Le long-métrage dispose d’un humour bien senti, basé essentiellement sur le décalage entre WW et le monde des hommes. Pour ne prendre que celui-ci, le dialogue sur le secrétariat est absolument savoureux. On notera aussi une critique, assez légère mais existante, sur la place (ou plutôt, « la non-place ») de la femme dans la société humaine dominée par les hommes.  Le tout donne une caractérisation du personnage, et finalement l’attachement du spectateur à l’amazone, superbement jouée par Gal Gadot.

Mais Wonder Woman n’en oublie pas  d’être un film mettant en scène des scènes d’action bien badass.  Il faut bien remplir le cahier des charges… Elles sont assez peu nombreuses au final, mais n’arrivent jamais vraiment gratuitement. Elles sont plutôt inspirées, et sont situées aux moments clés du métrage.

Wonder Woman dispose d’une réalisation solide, on sentait bien que Patty Jenkins maîtrisait son sujet. Sa façon de faire ressemblait tellement à du Zack Snyder, que j’ai cru à un moment que c’était lui qui réalisait le film, mais l’homme, occupé ailleurs, n’en est que le producteur. 

Le film est pétri de bonnes intentions, et il le montre, et s’il est vrai qu’on retrouve les bons côtés, il emmène aussi avec quelques travers inhérents au genre : vrai-faux méchant, et combat final qui est une bouillie numérique pour les yeux pour ne citer que ceux-là.  

Même s’il n’est pas parfait, Wonder Woman est à ce jour un des meilleurs films sur le DC Universe. Et ça, c’est déjà très bien. 

Voilà, n’hésitez pas à me dire si vous avez le film et ce que vous en avez pensé dans les commentaires.

Affiche Wonder Woman

Wonder Woman

Réalisation : Patty Jenkins

Genre : Action

Avec : Gal Gadot, Chris Pine, Robin Wright, Ewen Bremmer…

Durée : 2 h 21

Distribution : Warner Bros. France

En salles depuis le 7 juin 2017.