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[Article de Noël] Hatsune Miku et les jeux Project Diva

Avec le développement d’internet et des jeux vidéo, un proverbe s’est développé : « Haters gonna hate », en français «les haineux vont hainer » ( traduction libre et personnelle). Et ce proverbe s’applique à certaines séries de jeux. Notamment les Project Diva, mettant en scène Hatsune Miku et ses amis.Cette critique de jeu ne sera pas comme les autres, cet article servant à expliquer que cette série de jeux musicaux ne mérite pas la haine que certains lui vouent.

Hatsune Miku, c’est qui ?

Hatsune Miku est une jeune femme totalement virtuelle. C’est une représentation virtuelle créée d’après le logiciel Vocaloid 2. ce qui m’amène à vous explique ce qu’est vraiment Vocaloid.

C’est un logiciel qui a été crée en 2003 par la firme Yamaha qui outre les motos, faisait aussi des synthétiseurs, je suis sur que pas mal d’entre vous en aviez un étant gosses ( non ? Bon, tant pis…). Et c’est justement sur le principe de la synthèse vocale que la firme a créé ce logiciel, fait à partir d’échantillons de voix de chanteurs et chanteuses. N’importe qui peut créer ses propres musiques, ses propres paroles avec ce logiciel. Depuis, il ya eu Vocaloid 2, et Vocaloid 3. C’est à partir de ces logiciels que la firme Crypton Future Media a créé en 2007 le personnage de Hatsune Miku, une jeune femme de 16 ans avec de longs cheveux bleus turquoise et d’immenses couettes. C’est la plus connue des personnages de Vocaloid et son nom signifie « premier son du futur », mais ce n’est pas le premier personnage virtuel à avoir été créé dans ce but, Crypton ayant auparavant créé Kaito et Meiko qu’on retrouve dans les jeux ( je vais y venir).

Logo_vocaloid

Miku est en fait une évolution des premiers Vocaloid, elle fut créée pour la sortie de la deuxième version du logiciel, la première ayant été jugée trop limitée. Peu à peu, avec les améliorations du logiciels apportées, des clips vidéo mettant en scène Miku se sont multipliés notamment grâce au site de vidéos NicoNico Douga, l’équivalent japonais de Youtube. Ces clips et ces musiques ont été faites par des personnes anonymes qui n’avaient pour seul but de laisser libre cours à leur imagination. Le nombre de chansons faites est tellement vaste que les répertorier toutes serait quasiment impossible. Le phénomène est devenu tellement grand que cela a donné lieu à des concerts holographiques même en dehors du Japon.

[Alerte Dies Irae] En France comme d’habitude lorsque les grands médias se penchent sur quelque chose qui vient d’ailleurs et n’ont pas envie de connaître plus avant, ça a donné lieu à une polémique… De merde bien entendu, orchestrée par Le Grand Journal de Canal+, où Tania Bruna-Rosso a osé comparer la chanteuse virtuelle à… RENE LA TAUPE !!! Ou comment opposer un personnage virtuel dont les clips et chansons sont nés de l’imagination de divers auteurs qui pourraient être vous, moi,à un truc tout aussi virtuel MAIS qui ressemble plus à castor qu’à une taupe, qui chante des trucs d’une bêtise rarement vue ailleurs et éditée par un suceur de fric des forfaits des smartphones des ados, j’ai nommé Jamba !!

Bon je me calme, l’Ermite Moderne vous explique cela mieux que moi dans deux excellentes vidéo de Sous-France Culture…

Bref, toujours est-il que Hastsune Miku et ses amis se sont retrouvés en jeux vidéo.

Hatsune-Miku-Project-Diva-F

 

Des jeux vidéo Hatsune Miku ? Mais c’est absurde !

Oh que non, c’est très loin de l’être, je dirai même que c’était une évolution logique. En effet, c’est une héroïne virtuelle, et les jeux vidéo se prêtent parfaitement à la mise en scène de héros virtuels, mais je crois que je ne vous apprend rien. Ce fut donc Sega qui récupéra les droits de la licence auprès de Crypton Future Media et Yamaha. Les premiers jeux ne sortirent qu’au Japon, mais à partir des Project Diva F, la licence est arrivée aux États-Unis et en Europe.

Le concept

Il était évident qu’avec le nombre de chansons disponibles, la meilleur façon de traduire ça en jeux vidéo était d’en faire des jeux de rythme. Le premier est sorti en 2009 sous  le nom de Hatsune Miku : Project DIVA  uniquement au Japon sur PSP. Il y eut ensuite Project DIVA arcade sorti sur borne d’arcade ( et ce sera le seul sur ce support), Project DIVA 2,  Extend,  et ce ne fut qu’à partir de l’épisode Project DIVA F  que les jeux s’exportèrent de façon officielle, notamment en Europe.

Lorsque vous arrivez dans le jeu, vous avez trois chansons disponibles, et vous pouvez choisir la difficulté dans laquelle vous voulez jouer. Vous pouvez aussi voir la difficulté globale de chaque morceau avec le nombre d’étoiles, qui va de 1 à 10.

Une fois la piste lancée, vous devrez valider dans les temps les touches ou enchaînements de touches qui s’affichent à l’écran quand elles se superposent sur les cibles. Dans le mode de difficulté le plus bas, vous n’aurez qu’à appuyer sur la touche Rond, et les patterns ne sont en général pas très durs. C’est déjà moins évident en mode normal, avec l’ajout de la touche triangle, et plus vous augmenterez la difficulté plus vous aurez des touches à valider et des patterns complexes. Les Project Diva F ont ajouté une touche supplémentaire, l’étoile, à valider avec le stick analogique.

Le but est de faire des combos de touche validées, qui seront évalués via quatre critères :

« Cool » rapporte le plus de points : vous avez parfaitement validé la touche dans les temps. « Good » vient ensuite, rapporte moins de points mais n’interrompt pas le combo en cours, qui durera jusqu’à ce que vous ayez un «  Safe ». Là, vous sauvez la mise, et votre jauge de chant en bas à droite ne diminuera pas, mais cela cassera votre combo et ne marquerez pas de points. Vous avez ensuite le « Bad », qui comme son nom l’indique, sanctionne une touche validée à contretemps, et « Miss » si vous laissez filer une touche. Il en est de même si vous validez avec le mauvais bouton. Les trois dernières évaluations font baisser la jauge de chant, tandis que les deux premières la font augmenter s’il en manque. Si elle atteint zéro, vous ne terminez pas la chanson. De plus, valider des notes ne suffira pas toujours à réussir, une barre en bas montre votre progression. Vous devez atteindre un minimum de 80% pour réussir une chanson, et la réussite va commence à «  Standard », passe à «  Great » si vous atteignez 90%, à «  Excellent » si vous dépassez les 95% et le «  Perfect » si vous ne faites aucune erreur. Si vous ne réussissez pas à passer mais que vous arrivez au bout, vous verrez « Lousy »ou « So close » s’afficher. Dans tous les cas, le récap des notes et le graphique permettent de voir vos erreurs et où progresser. Et rien ne vous empêche de réessayer… En cas de réussite, vous débloquez d’autres clips, des objets et autres skins, ainsi que des Diva Points à dépenser dans les Diva Room. Sachez que toute validation de cible est basée sur un rythme, une note ou une parole. Les chansons disposes de phases permettant de booster votre score, ce sont les «Technical Zone » et les «Chance Time ». La première est une série de notes à valider, et la moindre erreur vous fait perdre le bonus qu’elle octroie. La seconde fait apparaître des touches avec une traînée arc en ciel qui multiplie vos points, et pour la réussir , vous devez obligatoirement valider l’étoile qui apparaît à la fin.

C’est ça, les jeux Hatsune Miku, des jeux simple à comprendre dans les principes, mais pas pour autant évidents. Et ce sont des titres où on progresse constamment. Ne serait ce que pour améliorer son score. De plus l’aspect coloré des graphismes ravira les amateurs de jolies réalisations.

Next_Hatsune_Miku_Project_DIVA_Screenshot

Maintenant, passons aux affirmations pleines de mauvaise foi que j’ai pu croiser sur le net… Vous allez voir que ce n’est pas forcément très glorieux.

Voir une fille même pas majeure se trémousser sur des chansons de J-Pop, ce jeu est pour les pervers.

Relis le début de l’article espèce de strudel aux pommes. J’y explique comment Hatsune Miku y a été créée. C’est un être virtuel pour commencer. Ensuite j’opposerai à cela qu’elle n’est pas seule et deux personnages sont majeurs et qu’il y aussi deux garçons dans la bande.

Enfin, je ne vois pas où le jeu est explicitement sexuel même dans les clips. Le plus souvent, ce sont des chorégraphies dans des décors variés, en concert ou de danses à plusieurs. Et ce d’autant que le jeu est classé 7+ et non 18+. Et crois moi pendant la chanson, tu es plus occupé à regarder les cibles pour les valider au bon moment plutôt que de regarder les jolies images qui défilent.

Il a été traduit en français ? Sinon je ne le prends pas !

Non il n’a pas été traduit en français. L’argument serait recevable si c’était un RPG mais ici il s’agit d’un jeu de rythme, donc la langue n’a pas d’importance. Pour preuve j’ai Project Diva f 2nd en version japonaise sur ma Vita et cela ne m’empêche nullement d’y jouer. De plus je doute de la rentabilité du projet de traduction, car en plus du concept lui-même, ces jeux s’adressent en occident à un public de niche. Cela ne serait pas rentable.

Y’a pas de scénario dans ce jeu, c’est nul !

Depuis quand un scénario est obligatoire ? Tetris n’en avait aucun et ça n’a pas empêché des millions de gens d’y jouer.

Ce jeu est trop facile et manque d’inspiration.

Trop facile ? As-tu seulement essayé les autres modes de difficulté que le mode Easy ? Parce que je peux te dire que la moindre erreur en Hard ou Extreme te coûte cher. Ensuite dire qu’il manque d’inspiration, c’est nier le travail fait par des gens qui ont su exploiter correctement le matériel qu’ils avaient à leur disposition.

Appuyer sur les touches lorsqu’elles arrivent sur les cibles ? Facile, n’importe qui peut le faire.

Vraiment ? Il y a une différence entre appuyer bêtement sur une touche et appuyer selon le rythme et la vitesse. Et ça varie au sein même des chansons. De plus les patterns s’affichent un peu partout sur l’écran et les touches arrivent de n’importe quelle direction, il faut donc être très vigilant. 

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Ce jeu est trop répétitif.

Et alors ? Quel jeu ne l’est pas ? Même le plus long des RPG finit par le devenir…Jouer à un jeu c’est accepter ses principes, même une certaine répétitivité. Et ici ce n’est pas comme si les patterns changeaient selon la chanson et/ou le mode de difficulté…

Y’a des DLC. Sans Moi !

Je concède que les DLC finissent par être énervants à force. Cependant rien ne t’oblige à les acheter. Puis avec 40 morceaux de base plus quatre niveaux de difficulté, tu as déjà de quoi faire ne serait-ce que pour arriver à maîtriser une seule chanson. J’ajoute en plus que les Project Diva F /F 2nd sur PS3 permet aussi de créer ses propres clips, au besoin…

Voilà comment avec ces arguments de fiotte, un floodeur /troll aux multiples comptes a fait passer la moyenne de Project diva F 2nd sur PS3 et Vita à 9 et 7/20. Et que la rédaction de jeuxvideo.com ne fait rien pour remonter la moyenne et enlever les avis frauduleux. Ni même de faire un test correct des jeux. Parce que non, même en étant objectif,même si on aime pas ce genre de jeux on ne peut pas dire que les Project Diva sont de mauvais jeux.

De toute façon, je n’aime pas les jeux de rythme/La J-Pop.

Argument tout à fait recevable. Tu dis que tu n’aimes pas mais tu ne dénigres pas avec un «  c’est de la merde » à l’emporte pièce. Après tout, il en faut pour tous les goûts, non ? Je précise toutefois qu’à part les voix qui sont de synthèse, les musiques donnent dans pas mal de domaines et pas que de la J-Pop…

De gauche à Droite: Kaito, Meiko,KagamineLen, Hatsune Miku,Kagamine Rin et Megurine Luka.

De gauche à Droite: Kaito, Meiko,KagamineLen, Hatsune Miku,Kagamine Rin et Megurine Luka.

Puisque tu as démonté les faux-arguments des haters, j’hésite à me lancer…

Maintenant si la question est de savoir si les jeux Hatsune Miku méritent votre attention, ma réponse sera oui. Déjà parce qu’il faut un peu sortir de sa zone de confort et être un tant soit peu curieux.Et ainsi vous découvrirez des jeux, des genres différents auxquels qui sait, vous accrocherez.

Ensuite parce que ces jeux de rythme n’ont rien à envier aux autres, je dirais même que certains patterns de chansons n’ont rien d ‘évident la première fois, même en facile. Et qu’un « safe » vous ruine tout combo… Mais le mieux c’est que ça en devient chronophage ! Je ne m’attendais pas à passer tant de temps à jouer, tenter de passer une chanson, d’autant que tout est fait pour désarçonner le joueur. Pas mal de piste démarrent sur les chapeaux de roues et il faut être tout de suite dans le rythme sous peine de se retrouver vite largué. La fonction « Retry » (rééssayer) est toutefois accessible sans pénalité dans le menu de pause.

Mais les jeux ne présentent qu’une petite partie des chansons créées avec les logiciels de synthèse et de ces chanteurs virtuels, pour vous faire une idée du potentiel que ces programmes possèdent, je vous invite à faire un tour sur les sites de vidéo en ligne. Et imaginez qu’on mette des patterns de touches sur ces clips pour les rendre jouables.

Enfin, j’ajoute que nous avons depuis quelques semaines une chanteuse virtuelle crée par des Français… et elle s’appelle ALYS. De ce que j’ai pu entendre/voir, la voix fait encore trop artificielle, et c’est un prototype en phase de tests, mais là encore il y a tout un potentiel extraordinaire que n’importe qui avec de l’imagination et la richesse de la langue française pourra exploiter.

Voilà pour cet article qui vous aura peut-être donné envie de découvrir ces jeux. L’équipe du D.A.T.A. tout comme Miku et ses amis vous souhaitent à toutes et tous un très joyeux Noël.

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Hatsune Miku : Project Diva F et F 2nd

Genre : jeux de rythmes musicaux

Développeur: Sega/Crypton Future Media

Editeur : Sega

Sortis sur : PS3, PS Vita

Il y a 27 ans le premier Final Fantasy voyait le jour…

Eh oui, le premier Final Fantasy fut mis en vente au Japon le 18 décembre 1987. Ce premier épisode de la saga que nous connaissons tous maintenant ne fut pas le premier RPG de toute l’histoire ni le premier sur console, il fut précédé d’un an sur Famicom par le premier Dragon Quest. A cette époque, les jeux que Squaresoft édite ne rencontrent pas le succès et le développeur est sur le point de mettre la clé sous la porte. Hironobu Sakaguchi a alors l’idée de faire un dernier jeu pour la route, et cette fois ci, il inclurait des éléments de jeu de rôle dans un univers d’heroic fantasy. Pourquoi ne pas s’inspirer du titre d’Enix, qui a connu un joli succès ?  Mais comme cela risquait d’être le dernier jeu de la firme, l’équipe décide de  mettre deux mots en guise de titre : Final Fantasy. Une dernière fantaisie, un fantasme de joueur. C’était quitte ou double, le succès ou la faillite. Le résultat ? Allons, la saga ne serait pas où elle en est aujourd’hui si cela avait été un four. Le jeu sortit aux Etats-Unis  en 1990. 

Son scénario de départ était assez simple : alors que le monde dépérissait sous les ténèbres,  quatre guerriers d’une ancienne prophétie apparurent, tenant chacun un orbe de lumière dans leurs mains. Ces héros devront mettre fin au mal… 

Le jeu original proposait des fenêtres différentes pour les ennemis et les alliés et était assez lent dans son déroulement. Le joueur pouvait choisir parmi six classes de départ  avec une possibilité d’évolution en cours de jeu. 

Depuis, force est de constater que la saga a fait du chemin… Mais en Europe, il faudra attendre la sortie du septième épisode dix ans plus tard sur PlayStation pour avoir le droit à l’arrivée de la saga chez nous, en 1997. Depuis, tous les épisodes de la série principale sont sortis, aussi bien postérieurs qu’antérieurs, histoire de rattraper notre retard.

Evidemment, ce fut une telle claque pour moi que le VII reste mon préféré. Cependant, Final Fantasy VI vient juste après,et objectivement, cette fresque épique  représente l’apogée de la saga. Et dire que le quinzième épisode est en cours de développement… Vingt-sept ans plus tard avec des égarements pas toujours bienvenus dans la saga, la plupart des joueurs attendent, à la fois curieux et anxieux, ce que le prochain épisode leur réserve…

Et vous, quel fut votre ou vos FF préférés, et qu’attendez-vous des prochains épisodes ? N’hésitez pas à le dire. 

FF I

[Humeur] Rétrobusiness

J’adore le rétrogaming, mais il en faudrait tout de même pas me prendre pour un idiot. Le rétrogaming, c’est devenu tendance. Je ne vais pas revenir dans cet article sur la spéculation souvent excessive qui ronge le milieu et la flambée des prix de certains titres ainsi que la mauvaise foi de certains vendeurs sur des sites d’achats et d’enchères en ligne, mais sur le fait que certains constructeurs sortis de nulle part surfent sur la vague. J’ai particulièrement dans mon viseur la société Hyperkin, qui a sorti la Retron 5 chez nous depuis hier. Parce que franchement, vous avez vu la gueule du produit? Design plastoc fluo méga-moche, déjà ça ne donne pas envie. Et puis, il faut dire ce qui est : au final, ce n’est qu’une agrégation de différents émulateurs tournant sous système Android dans un produit non homologué par les constructeurs, donc non-officiel. D’autant que la présence des sauvegardes d’état ne fait que renforcer ce sentiment. Et surtout, une seule cartouche à la fois, sinon la console ne se lance pas. Quant à la manette… Non mais vous avez vu un peu le truc ? J’ai jamais rien vu d’aussi peu ergonomique. Heureusement qu’elle acceptera les manettes constructeurs officielles ( mais pas les multitap, apparemment, merci encore pour Bomberman).

On saluera le branchement HDMI, qui va devenir de plus en plus courant parce que la Péritel ne sera plus obligatoire à partir de 2015 et les constructeurs de télévisions ne vont pas se gêner pour enlever ce dispositif qui alourdissait les charges. Mais justement, quel est l’intérêt de jouer sur écran HD à des jeux qui sont plus appréciables sur une bonne vielle cathodique ? Le lissage de graphismes a t-il plus de charme qu’un joli pixel tout en angles droits ? Je ne parierai pas là dessus. C’est vrai que jouer à un jeu rétro sur une télé HD, le résultat n’est pas forcément des plus reluisants, notamment sur le plan visuel.

Mais cela justifie t-il l’achat de cette console ? Pas pour moi. D’autant que le prix sera de 160 €.Vous avez bien lu. Je ne vois pas ce qui justifie cet écart d’autant qu’elle est vendue aux États-Unis pour 100 dollars, ce qui est déjà beaucoup pour ce qu’elle est vraiment. Pour le même prix, je connais une boutique qui sera contente de me vendre deux ou trois consoles d’origine que le bousin émule, avec peut être même un jeu pour chacune.

De plus, je me pose énormément de questions concernant la fiabilité. D’après les premiers retours, elle s’use très vite. Il faut forcer pour enlever les cartouches, la console n’ayant pas de bouton d’éjection. Résultat, à force, ça use les connecteurs. Ma main à couper qu’elle ne tiendra pas 20 ans ou plus comme les anciennes consoles 8/16 bits.

Mais ce n’est pas le pire. J’ai lu qu’une campagne Indiegogo ( site de financement participatif) avait été lancée pour permettre la renaissance du ZX Spectrum. Des graphismes 8 couleurs en HD, génial… ou pas.

Non très franchement, vous voulez vous faire un trip rétro pour Noël ? Pourquoi pas après tout… Investissez dans une console de l’époque. Une console Sega ou Nintendo, la fourchette varie entre 40 et 60 €, câbles et manette fournis. Si vous ajoutez 10 € de plus, vous pouvez avoir un voire deux jeux. Donc, cela vous coûtera au maximum le prix d’un jeu actuel . En tout cas, bien moins cher que ce que Hyperkin tente de nous vendre. Et ce d’autant que si les Péritel ne seront plus fabriquées, elles seront encore présentes sur les téléviseurs en service, alors nous avons toutes les raisons de nous en servir encore un temps. La nostalgie ne permet pas tout.

 

[Critique RPG] Seiken Densetsu 3

La série des Seiken Densetsu est moins connue que celle des Final Fantasy, mais deux épisodes sont pourtant sortis en France lors des années 90. Le premier était sur Game Boy et a été nommé Mystic Quest en Europe. Le deuxième est sans doute le plus connu et il s’agit de Secret of Mana sur Super Nintendo. Ces deux jeux ont eu le « privilège »(?) d’avoir été traduits dans notre langue, en plus. Mais Seiken Densetsu 3, lui, n’aura pas l’honneur de connaître une sortie officielle . Pourtant, il est la suite de Secret of Mana fait partie des derniers RPG de la 16 bits de Nintendo. Je sais que vous auriez aimé une critique sur le premier SoM,  d’autant qu’on vient de célébrer ses 20 ans et j’en parlerai sûrement un jour, mais sa suite mérite qu’on la sorte de l’anonymat des limbes du rétrogaming. SecretOfMana2 présentation Alors que le monde n’était que ténèbres, la déesse Mana combattit avec son épée les huit dieux destructeurs et scella leurs incarnations dans des pierres Mana. Les Ténèbres se dissipèrent et le monde fut reconstruit. La déesse Mana se transforma alors en un grand arbre et sombra dans un profond sommeil. Un monde de paix était né pour des années. Malheureusement, ce temps semble révolu. Des hommes assoiffés de pouvoir tentent de faire revivre les dieux destructeurs dans le but de conquérir le monde. Les guerres éclatent parmi les différents royaumes. Le Mana commence à se tarir, et l’arbre à mourir. Ce qui serait signe d’une grande menace…

Ils sont beaux, mes héros !

Lorsque le jeu débute, vous aurez le choix entre six personnages. Oui, vous avez bien lu. Sur ces six, le premier que vous choisirez fera office de héros principal, et deux acolytes pourront vous accompagner.Vous démarrerez dans le royaume de votre premier choix, et l’histoire des deux autres vous sera résumée. Je vais faire les présentations, ne vous inquiétez pas.

Au moins, on ne nous impose pas un seul héros.

Au moins, on ne nous impose pas un seul héros.

Angela (en bas à gauche) est la princesse du Royaume d’Alténa. Sa mère est la Reine de la Raison, et a tout fait pour maintenir le royaume hors de l’emprise des glaces qui l’entourent. De nature capricieuse et insouciante, Angela fuit le royaume lorsqu’elle apprend que la reine, aidée du mage noir Koren, veut envahir les autres royaumes afin de s’emparer des pierres de Mana pour palier à l’affaiblissement de l’Arbre Mana. Le problème, c’est qu’il était aussi prévu de sacrifier notre héroïne lors d’un rite pour libérer la puissance des pierres.

Duran (en haut à gauche) est un chevalier du royaume de Forcena qui sert fidèlement le roi Richard. Un soir alors qu’il était de garde, il surprend Koren entrain d’envahir le château. Duran perd le combat mais l’alerte ayant été donnée, le sorcier parvient à s’enfuir. Duran récupère de ses blessures et jure qu’il deviendra le meilleur épéiste du monde afin de se venger du mage à la cape rouge.Mais cette intrusion ne cache t-elle pas des desseins encore plus grands de la part du royaume d’Alténa ?

Hawk (en japonais : Hawkeye, en haut à droite) il fait partie de la guilde des voleurs de la Forteresse des Sables de Navarre. Lui et sa bande de voleurs prennent aux riches pour donner aux pauvres. Le changement de comportement de son chef, Flamekhan, ainsi que ses volontés expansionnistes et le changement de statut de Navarre l’intriguent et il décide d’en parler à ses meilleurs amis, Jessica et Eagle. Hawk et Eagle décident d’aller en parler directement à Flamekhan. Ils constatent que ce dernier est en pleine réunion avec Jagan, un vampire et Isabella, dont les jeunes voleurs se rendent compte qu’elle manipule leur chef. Isabella, furieuse d’avoir été démasquée, manipule Eagle afin que ce dernier attaque Hawk, qui n’a d’autre choix que de se défendre. Eagle est gravement blessé, et Isabella met fin à sa vie en le tuant à l’aide d’un sort. Hawk se retrouve accusé du meurtre de son ami et est condamné à être exécuté. De plus, Isabella lui révèle qu’elle a mis un collier maudit à Jessica. Si Hawk révèle la vérité des faits, la voleuse mourra étranglée. Hawk parvient à s’échapper et fuit le royaume, bien décidé à venger la mort de Eagle, sauver Jessica et à laver son honneur du crime dont il est accusé.

Lise (Riesz, en bas à droite) est l’héritière du royaume du vent, Rolante. Elle fait partie des « Amazones », les guerrières du royaume. Le vent a toujours protégé le royaume mais tout change lorsque deux étranges individus manipulent Elliott, son jeune frère, pour désactiver le vent . Cela se révélera être un piège, et Navarre envahit Rolante avec une poudre soporifique. Isabella envahit le château et tue le roi Joster, le père de Lise et Elliott est gardé comme otage. Lise n’a d’autre choix que de fuir. SecretOfMana2 passé de lise Kevin (milieu haut) est le fils d’une humaine et du roi des hommes-bêtes, donc né d’une union interdite, ce loup-garou est comme ses semblables rejeté par les humains, mais aussi par son père. Il a pour seul ami un jeune loup qu’il baptise Karl. Une nuit au clair de lune, alors qu’ils étaient dans la forêt, Karl devient agressif envers Kevin, qui ne peut le raisonner. Obligé de se défendre, il tue son seul ami en ayant réveillé ses pouvoirs de loup-garou. Il se rend alors compte que non-seulement son père prépare une invasion sur Wendel, la cité sacrée des humains, mais qu’en plus, il est secondé par un certain DeathJester, qui a jeté le sort sur Karl. Furieux, Kevin tente de défier son père, qui l’expulse du château. Kevin veut maintenant retrouver sa mère et un moyen de ressusciter Karl.

Carlie (Charlotte, milieu bas) est la petite fille du prêtre de la lumière de Wendel. Orpheline, c’est Heath qui s’occupe d’elle. Lorsque le prêtre de la lumière sent que quelque chose d’anormal se passe non loin de là dans la cité de Jade, il envoie Heath pour mener l’enquête. Carlie surprend cette conversation et suit Heath. Mais celui-ci se fait enlever par DeathJester… Donc, nous avons six points de départs ainsi que trois méchants principaux, pour autant de combats finaux : Angela et Duran veulent se venger de Koren, Hawk et Lise veulent se débarrasser d’Isabella et les deux plus jeunes, Carlie et Kevin, veulent mettre une pâtée à DeathJester. Ce qui donne une bonne indication sur le potentiel de rejouabilité du titre.

Duran débute dans les prairies de Forcéna

Duran débute dans les prairies de Forcéna

Le parcours de départ est commun à tous sauf Carlie qui est déjà à Wendel : En fuyant leurs royaumes, les héros arrivent systématiquement à Jade qui a été envahie par les hommes-bêtes. Pour rejoindre Wendel, ils doivent s’enfuir de nuit et passer par Astoria. Pendant la nuit dans cette ville, ils sont réveillés par une étrange lumière. Ils la suivent, et découvrent une fée de l’Arbre Mana épuisée de son voyage. Cette dernière les prend comme hôtes. En passant par la caverne des chutes, ils finissent pas arriver à Wendel. La fée explique la situation : L’arbre Mana est entrain de périr. Ce qui représente une grande menace car cela voudrait dire que les huit dieux de la destruction s’éveilleraient de nouveau si cela venait à se produire. Le héros choisi par la fée doit donc aller sur l’île sacrée de Mana et s’emparer de l’épée pour restaurer l’ordre. Mais ouvrir le portail de l’île n’est pas simple, et le seul moyen, outre un sort qui coûterait la vie à son lanceur tant il demanderait de puissance, serait de libérer les huit esprits des gardiens des pierres Mana. Avec leur aide, ils pourront sûrement ouvrir le portail… Et c’est parti pour une visite des différents royaumes de la part de notre trio. Les créatures autochtones ne sont pas forcément gentilles, mais vous avez les moyens de vous défendre.

Le premier  boss vous tombera littéralement dessus.

Le premier boss vous tombera littéralement dessus.

Théorie des évolutions

Seiken Denstetsu 3 est un RPG avec des combats en temps réel : vous voyez les ennemis sur l’écran et appuyez sur un bouton pour donner des coups. Le système diffère de Secret of Mana, car ici, il n’est plus question de 100% à atteindre pour être sur de porter un coup, mais de remplir une jauge au fur et à mesure des coups donnés. Une fois pleine, cette dernière vous permet d’attaquer avec un coup spécial en appuyant sur le bouton B. Le jeu propose une approche différente, moins frustrante Si vous nettoyez tout un écran, vous verrez « Victory » s’afficher, ce qui peut parfois faire apparaître un coffre à trésor. Attention toutefois, ils peuvent contenir des pièges. En réalité, quand vous choisissez vos personnages, vous choisissez aussi leur classe, chacune ayant ses points forts et ses points faibles. Par exemple, Duran aura une bonne force, mais son intelligence sera très basse au début de l’aventure. Heureusement, vous pouvez améliorer une capacité à chaque montée de niveau en lui attribuant un point supplémentaire. Vous aurez le choix entre la force, l’agilité, la vitalité, l’intelligence, la chance et l’esprit.

ça bataille  dans les ruines de la lumière.

ça bataille dans les ruines de la lumière.

Cependant, cela pourra changer avec les changements de classes. Vous en aurez deux dans le jeu, au niveau 18 et au niveau 38. Si vous êtes auprès d’une pierre de Mana, vous pourrez alors orienter vos personnages sur quatre chemins différents qui ont chacun des points forts et des points faibles : Vous pouvez le diriger vers une classe du côté de la lumière, ou du côté des ténèbres. Il en est de même au niveau 38. Il faut toutefois noter plusieurs choses : la deuxième transformation nécessite un objet spécial,et si vous pouvez orienter vos héros vers un chemin totalement sombre ou totalement lumineux, une combinaison Lumières+ Ténèbres donnera quelque chose de différent de Ténèbres+ Lumière. Ce sont donc vers quatre classes finales que vous pouvez emmener chaque héros. Le jeu vous laisse le choix, qui ne sera pas que cosmétique. Selon la direction que vous donnez aux personnages leur comportement pourra changer, un personnage «  dark » aura tendance à être plus égoiste que s’il était tourné vers la lumière. Vous armes gagneront également plusieurs niveaux de puissances pour les attaques spéciales. La magie fait également son retour, et pour utiliser les sorts, vous devrez passer par un menu radial, qui a fait la réputation du premier volet pour son ergonomie.

Lise en Valkyrie, j'ai estimé qu'elle en avait le profil...

Lise en Valkyrie, j’ai estimé qu’elle en avait le profil…

On note aussi l’apparition d’un inventaire, pour stocker les objets consommables si vous en avez plus de 9 d’un coup, accessible en appuyant sur Start. Il est possible ainsi de remplir de nouveau les stocks, ce qui est très pratique lorsqu’on s’attend à devoir combattre un boss… Une des autres subtilités de gameplay à prendre en compte est l’alternance des cycles jour/nuit. La nuit, les ennemis sont plus puissants mais rapportent plus d’expérience, et si vous jouez Kevin, ce dernier se transformera en loup-garou et deviendra plus puissant. Chaque jour porte le nom d’un esprit. Le truc, c’est que durant ce jour, les ennemis en rapport avec l’élément seront plus puissants tout comme les magies en rapport. Par exemple, si vous décidez d’aller dans la Vallée des Flammes le jour d’Athanor , l’esprit du feu, vous allez en baver. En revanche, ils seront plus faibles et faciles à vaincre dans le labyrinthe de glace, les créatures étant de l’élément opposé. En gros, il y a six jours correspondant à six esprits élémentaires, en plus du jour sacré de Mana. Si vous vous reposez dans une auberge, vous ne paierez pas la nuit si vous y allez ce jour là. Les sauvegardes se font ici en touchant des statues de la déesse mana. Les dorées rétablissent en plus les HP et MP. Vous en croiserez des grises, réduites uniquement à la fonction première. Le jeu vous proposera aussi de sauvegarder si vous décidez de dormir.

Les statues dorées peuvent être de bons endroit pour faire du levelling.

Les statues dorées peuvent être de bons endroit pour faire du levelling.

Secret of réussite technique

Si vous vous demandez quel est le plus beau RPG de la console, sachez que Seiken Densetsu 3 est un sacré prétendant au titre, bien que les goûts, les couleurs, ça varie d’une personne à une autre. Et pourtant, la réussite est aussi bien technique qu’artistique. Les décors sont colorés avec profusion de détails,les différents royaumes ont tous leur identité propre la console donne tout ce qu’elle a dans le ventre, les sprites sont gros et les boss sont gigantesques. Niveau effets, la console donne tout ce qu’elle a à offrir, mode 7 à foison, zooms, scrollings différentiels,sans que cela n’affecte l’animation. C’est très fluide, et on pourra reprocher un « color swap » des ennemis assez présent mais c’était courant à l’époque de sa sortie. Le jeu dépasse de très loin son prédécesseur, et sans doute la majorité des jeux sur le support.

En mode 7 à dos de Flammie  au crépuscule.

En mode 7 à dos de Flammie au crépuscule.

Seiken Denstetsu 3 est aussi un régal pour les oreilles. Composée de nouveau par Hiroki Kikuta, la bande son étonne par la variété de ses thèmes et de ses mélodies, et il suffit d’écouter le premier thème de boss, « Nuclear Fusion », pour s’en convaincre. C’est varié, bien orchestré, sans compter les nombreux bruitages qui accompagnent l’aventure, et l’absence de voix digitalisées ne se ressent pas. La jouabilité sur le terrain est excellente, et on s’adapte vite à ce nouveau système de combat. En revanche, on regrettera quelques petits détails lors des achats : on ne peut qu’acheter les objets à l’unité et on ne peut pas revendre les pièces d’armure ou les armes d’un allié si on ne le sélectionne pas auparavant, de même, impossible de voir la puissance d’un objet qu’on désire acheter pour un autre. Pas de quoi pinailler, cependant. On notera aussi une évolution par rapport à l’épisode précédent : s’il y a encore quelques problèmes de pathfinding de vos alliés, ils sont nettement moins nombreux qu’auparavant. Pour ce qui est de la durée de vie, vous aurez de quoi faire, pour plusieurs raisons : d’une part, le jeu est long, mais aussi assez difficile. Les adversaires sont nettement plus coriaces, peuvent avoir des attaques ravageuses et attaquent rarement seuls. Les boss quant à eux, sont souvent longs à battre, non seulement parce qu’ils ont beaucoup de points de vie, mais aussi parce qu’ils ne tarderont pas à vous infliger des anomalies de statuts, vous obligeant don à guérir vos alliés. De plus, le déroulement dans sa deuxième partie est non-linéaire : vous pouvez faire la quête des Dieux de la Destruction dans l’ordre qu’il vous plaît sauf pour le dernier.

Dolan est le dieu destructeur de la Lune. Contrairement aux apparences, c'est bien lui qui risque de vous faire devenir chèvre...

Dolan est le dieu destructeur de la Lune. Contrairement aux apparences, c’est bien lui qui risque de vous faire devenir chèvre…

Ensuite, comme je l’ai déjà mentionné, vos choix de héros peuvent aboutir à trois boss finaux différents, en fonction de l’antagoniste présent dans leurs histoires. De quoi relancer le jeu plusieurs fois. L’histoire principale est excellente, alimentée par six sources différentes, c’est à dire celle des héros, qui ont tous bénéficié d’un prologue soigné. Il arrivera même que les scénarios se croisent à différents points du jeu. Complexe avec différents embranchements, on regrette vraiment que ce jeu n’ait pas franchi les frontières japonaises tant elle est bien construite et généreuse en rebondissements. C’est peut être ça, le signe d’une grande aventure…

Ces deux chats sont marchands ambulants . Il apparaissent après avoir détruit  votre premier dieu.Leurs prix ne sont pas donnés.

Ces deux chats apparaissent après avoir détruit votre premier dieu. Leurs prix ne sont pas donnés.

Petits défauts et non-sortie officielle

N’allez toutefois pas croire qu’ils ‘agisse du jeu parfait car il comporte quand même quelques imperfections : Le menu de jeu est assez joli à regarder, mais n’est pas très ergonomique. Il faut en effet passer par une succession d’écrans ne serait-ce que pour équiper un personnage. Ensuite la quête des objets pour le deuxième choix de classe est assez rébarbatif : impossible de savoir ce que contiennent les graines que vous récoltez en combat avant de les faire germer. Cela peut prendre beaucoup de temps si l’objet désiré tarde à venir. On notera aussi plusieurs passages obligeant à faire du levelling pour pouvoir les passer sans encombre, cela sera même obligatoire lors de la deuxième moitié du jeu. Certains regretteront aussi la disparition de la possibilité de jouer à trois joueurs simultanément… Il faudra se contenter d’être deux.

Athanor est de retour, et il n'est pas content!

Athanor est de retour, et il n’est pas content!

Vous vous demandez sûrement comment ce jeu n’est pas parvenu jusqu’à nous. Je n’ai pas de réponse franche, mais quelques pistes : Squaresoft préférera faire venir en Europe dans le même temps Secret of Evermore, jeu conçu par la branche américaine du développeur. Malgré un habillage technique assez réussi, le jeu lorgne du côté de Chrono Trigger, mais en moins bien. Le scénario est assez moyen et n’a pas le charme de Secret of Mana premier du nom. Dommage. Ensuite, sans doute l’arrivée des consoles 32 bits a du dissuader Square de faire parvenir le jeu hors de des frontières de son pays d’origine. Mais le développement d’Internet va amener deux tendances : le rétrogaming et l’émulation. C’est ainsi que Seiken Densetsu 3 sortira de l’anonymat en occident grâce au travail d’équipes de traductions amateurs. C’est ainsi que dans un premier temps, nous vîmes le jeu affublé d’une traduction en anglais, puis ensuite, en français.

Vous avez trouvé l'épée Mana, mais votre aventure est très loin d 'être terminée...

Vous avez trouvé l’épée Mana, mais votre aventure est très loin d’être terminée…

Verdict :

Seiken Densetsu 3 surpasse son aîné dans tous les domaines. Mieux réalisé, mieux pensé, plus long et offrant une certaine liberté, c’est LE jeu de la saga Mana à faire, pour les amoureux de RPG ou de rétrogaming de qualité. C’est une aventure féerique qui vous passionnera longtemps. La Super Nintendo n’en manquait pas lors de sa fin de vie, mais celle-ci est particulièrement réjouissante. Je repars en pays Mana, après, faites ce que vous voulez…

Points Positifs :

Six héros pour autant d’histoires

Trois boss finaux

Une excellente durée de vie

C’est beau et bien réalisé

Boss énormes et bien animés

Excellent système d’évolution avec quatre classes finales possibles

 

Points négatifs :

Plus de mode trois joueurs

Quelques problèmes de pathfinding

Inventaire peu pratique.

 

Seiken Densetsu 3

Genre : RPG

Développeur : Squaresoft

Éditeur : Squaresoft

Console : Super Famicom

Année de sortie : 30 septembre 1995

Format : cartouche

2 joueurs

Les mondes virtuels de Ralph

Non, je ne vais pas vous refaire ici la  critique du long métrage de Disney sorti il y a deux ans maintenant, d’autant qu’elle existe sur le blog, mais je voulais vous parler de Ralph Baer. Cet homme s’est éteint hier à l’âge vénérable de 92 ans.  Si vous ne le connaissez pas, sachez qu’on le considère comme le père des jeux vidéo. Il a créé la première véritable console de l’histoire, la Magnavox Odyssey, sortie en 1972. Se doutait-il alors que les jeux vidéo allaient devenir le phénomène qu’ils sont aujourd’hui ? Sans doute pas. C’était un pionnier dans le milieu, il était parti d’une idée qu’il a réussi à concrétiser et rien que pour ça il mérite le respect. Encore bravo et merci pour tout l’artiste. Puisse l’au-delà être rempli de pixels…

Ralph Baer