Archives de Catégorie: Location/VOD

Les films, pas nuls, mais pas bons non plus. Mais pas nuls. Mais pas bons. Mais pas nuls.

[critique film] Jupiter Ascending

C’est très dur d’évaluer ce film. Parce qu’il a autant de bons côtés qui font qu’on peut l’aimer et d’autres qui peuvent faire pencher la balance de l’autre coté.
Avant toute chose, je tiens à dire que je ne suis aucunement un anti Channing Tatum ou anti Mila Kunis et je ne me base pas sur eux pour juger le film.

Jupiter Ascending ( non, je n’aime pas le titre français) c’est : une mine de bonnes idées, comme les codes génétiques, les costumes, Sean Bean, les effets spéciaux. J’ai particulièrement apprécié ce qu’est l’héroïne, du nom de… Jupiter ( ben tiens), et l’exact opposé entre ce qu’elle est sur terre ( une femme de ménage fille d’immigrés russes ) et ce qu’elle est génétiquement dans un autre monde, c’est à dire, leur reine. L’idée aussi de faire de la Grande tâche rouge de Jupiter ( pas la fille, laissez Mila Kunis tranquille, il s’agit la planète, cette fois) comme seule porte d’entrée , je dis oui. Les scènes de batailles sont toujours aussi grandiloquentes, jouissives et on aimera toujours la  » verticalité » de ce ces scènes, qui sont à donner le vertige.
Mais bordel… Ces points sont contrebalancés par des décors qui font dans le déjà vu et revu. Vous mettez un bon Marvel en face, et vous ne serez point dépaysé.Ou n’importe quel film de SF… Il en est de même pour la musique. Je ne l’ai pas trouvée marquante, même si elle correspond bien au film. Peut être Jupiter Ascending arrive t-il trop tard, il est vrai qu’en 7 mois de report, j’ai pu voir d’autres films du genre… Ajoutez à cela des méchants sans grand charisme et dont le casting recycle certaines créatures déjà vues dans le genre, et cela a ajouté à ma déception. De plus les scènes d’ actions sont jubilatoires, certes, mais ça parle beaucoup trop entre deux, pour des dialogues à la limite de la bêtise ( «  j’ai plus de points commun avec un chien qu’avec vous« … OKAY…). En réalité, on sent bien que les Wachowski s’adressent maintenant à des adolescents et non plus aux adultes comme le premier Matrix. Un pur produit d’action, avec du fun, certes, mais le traitement du scénario, malgré les bonnes idées, n’a pas la maturité de certains de leurs films. Dommage, Jupiter avait un putain de potentiel et ça, on s’en rend compte en le voyant. Par conséquent, le métrage  est selon moi un rendez-vous manqué pour le premier véritable blockbuster de l’année.  En fait la seule question existentielle qu’on se pose durant le film est al suivante : « Au bout de combien de temps Sean Bean va t-il mourir ? » Eh bien je… Ne vais pas vous le dire !

affiche jupiter ascending

Jupiter : Le destin de l’Univers (Jupiter Ascending)

Réalisation : Lana et Andy Wachowski

Avec : Mila Kunis, Channing Tatum, Sean Bean…

Genre : Science-Fiction

Durée : 2h07

Distribution : Warner Bros. France

En salles depuis le 4 février 2015.

 

 

[critique ciné] Expendables 3

Je préfère annoncer tout de suite la couleur: j’ai été déçu. Et pour que je sois déçu d’un actionner qui ne donne pas à réfléchir, il fallait y aller.
Pourtant, la scène d’ouverture fait toujours autant dans l’action qui promet du lourd pour la suite. Mais justement c’est après que ça se gâte. L’idée de départ, c’est à dire vieux de la vieille VS bleus de la bande, était bonne, mais elle a été malheureusement trop mal exploitée. Les jeunes n’ont aucune personnalité. Lors du recrutement, on se dit  » qui c’est celui-ci ? » Certains acteurs ne font qu’un caméo de quelques secondes. Ça valait bien la peine. De plus, Schwarzy est réduit à un rôle archi-mineur,  et Harrisson Ford remplace Willis dans le rôle de représentant de la CIA. En revanche, Antonio Banderas en moulin à paroles, comment dire… Vouloir exister à tout prix ne signifie pas arriver dans l’histoire comme un cheveu sur la soupe et être autorisé à saouler tout le monde. Stallone ou Lundgren auraient pu lui en mettre une… Un duel Banderas/ Lundgren, qu’est ce que j’aurais aimé le voir!
On retrouve certes les scènes d’action over 9000 où ça pète de partout et la dernière demi-heure offre de quoi voir, mais le film souffre d’une histoire moins bonne et moins cohérente que le deuxième, qui lui se tenait sans artifices. Expendables 2 reposait sur un postulat simple, mais assez efficace. Et ça marchait. Ici, on sent qu’il manque quelque chose pour que la sauce prenne. Le duel final, réduit à une baston de même pas une minute, manque clairement de gueule, pourtant Mel Gibson en méchant, ça aurait été l’occasion d’avoir une sacrée baston. Reviens, Jean-Claude… Ah mince, tu est mort dans le film précédent…
Le film manque aussi cruellement d’humour. Il y a beaucoup moins de vannes et de références que par le passé, et si on appréciera la mise en abyme de Wesley Snipes (qui s’est réellement fait choper par le fisc US pour fraude fiscale), les fois où on sourit restent assez rares. Le fait de trop se prendre au sérieux fait perdre beaucoup à la série. Les vieux héros sont sans doute fatigués, mais la relève n’est sans doute pas prête. Le film n’en reste pas moins honnête, sans plus. A vous de voir…

Julius

affiche expendables 3

Expendables  3

Réalisation : Patrick Hughes

Genre : action, explosions, bastons

Avec : Sylvester Stallone, Jason Staham, Mel Gibson, Arnold Schwarzenegger…

Distribution : Metropolitan Filmexport

Durée : 2 h 07

En salles depuis le 20 aout 2014.

 

 

Final Fantasy : les Créatures de l’Esprit

Bienvenue dans la rubrique Location/VOD, qui répertorie les films à voir une fois quand même, mais qui ne sont pas  suffisamment bons pour confiner à l’excellence, mais pas nuls non plus. Et quoi de mieux pour l’ouvrir qu’un film portant le nom d’une saga très connue de jeux vidéo japonais ?

Je veux bien entendu parler de Final Fantasy : Les créatures de l’esprit ( «  Spirits Within » en VO), conçu par la branche américaine de Squaresoft à Honolulu et supervisé par Hironobu Sakaguchi lui-même. La langue originale est donc l’anglais. Et comment dire, ce long métrage d’animation a tout d’une vitrine technologique sans rien derrière. Entièrement conçu en images de synthèses, il montrait que Square n’avait rien à prouver face à Pixar. On déplorera cependant des regards un brin vides … Mais pour l’époque, le film étant sorti en 2001, c’était impressionnant. On soulignera aussi les effets de lumières et d’ombres, la finesse des textures et les effets spéciaux faisant de lui une jolie pièce, qui n’a quasiment pas vieilli de nos jours.

Et il aura fallu aux concepteurs 4 ans de labeur pour arriver à accoucher de quelque chose. Les musiques de Eliott Goldentahl apportent également un plus à l’ensemble, même si on regrettera l’énervante chanson de fin.Square avait d’ailleurs mis les grands moyens pour les doublages, ayant réussi à convaincre Ming-Na ( oui, la même que dans Urgences, et donc la même doubleuse française, Yumi Fujimori), Donald Sutherland Alec Baldwin et Wing Rhames, entre autres, pour les voix. Rien que ça.

Aki Ross, l’héroïne du film

Aki Ross, l’héroïne du film

Le film aurait pu confiner à l’excellence si le scénario avait suivi, et ce n’est malheureusement pas le cas. La thématique de la Terre envahie dans le futur par des « fantômes » se nourrissant d’âmes humaines, qui de ce fait est devenue quasi-déserte, était pourtant bonne. Malheureusement, le manichéisme ne tarde pas à refaire surface avec deux camps opposés qui s ‘affrontent : les scientifiques, donc les gentils, contre les méchants militaires du général Hein, qui bien entendu, veulent tout détruire. Sakaguchi nous colle aussi en surplus la thématique de Gaïa, l’esprit de la Terre, une planète vivante, thématique exploitée déjà dans les Final Fantasy, je rappelle que ce long métrage est sorti entre les épisodes IX et X, ainsi qu’une histoire d’amour assez naze, il faut bien le dire… Et bien entendu, l’habitué de la saga s’amusera des références aux jeux semées ici et là. Mais je doute que ça soit suffisant pour totalement convaincre. D’autant que rythme assez lent de la narration n’aide pas à faire passer le temps. Un long métrage à voir pour le plaisir des yeux.

La suite de l’histoire nous apprendra que le film fit un flop retentissant en salle. Il a en effet coûté 137 millions de dollars à produire ( les stations Silicon Graphics, ce n’est pas donné non plus), mais rapporté que 85 , plongeant ainsi Squaresoft au bord de la faillite, et provoquant également le départ de Hironobu Sakaguchi de la firme. Suite à cela, l’entreprise fusionne avec Enix, sont plus grand concurrent dans le domaine du RPG japonais, en 2003. Il faudra attendre 2007 avant de voir un nouveau long-métrage, cette fois vraiment basé sur Final Fantasy. Il s’agit évidemment de Final Fantasy VII : Advent Children. Mais ceci est une autre histoire.

 

Le début :

En 2065, la Terre n’est plus qu’un désert envahi par de mystérieux fantômes se nourrissant d’âmes humaines. Il ne reste plus qu’une planète désolée, vide,avec de rares poches d’humains encore vivants, mais s’aventurer hors des villes protégées est dangereux. Deux visions s’affrontent dans la manière de combattre ses esprits : La scientifique Aki Ross, assistée par le Porfesseur Sid, pense que la création d’un mythe spirituel pourrait chasser ces êtres immatériels et protéger les vivants. Ce n’est pas le cas des militaires, qui, emmenés par le Général Hein, veulent utiliser une arme de destruction massive…

affiche FF créatures de l'esprit

 

Final Fantasy : les créatures de l’esprit ( Final Fantasy : The Spirits Within)

Genre : science-fiction

Réalisation : Hironobu Sakaguchi, Motonori Sakakiraba

Production : Square Pictures

Distribution : Columbia TriStar

Sortie France : 15 aout 2001

Durée : 1h46

 Julius