Archives Mensuelles: juillet 2016

TFGA #22 : les 5 péchés capitaux

Depuis qu’il avait proposé aux participants d’avoir le choix des sujets, Alex avait mis le thème «  les 5 péchés capitaux » comme possibilité. Celle-ci était sur le point de l’emporter, mais finalement ce sont « nos amies les bêtes » qui a remporté le morceau, d’une très courte tête. Alors voilà, le sujet revient cette-fois ci sur le devant de la scène.

En plus c’est l’été, c’est l’époque où on mange des pêches et ses dérivés. Alors oui, les pêchers sont pour moi capitaux, parce que leur fruits me rappellent l’été et le Tarn de mes origines. Mais de là à sélectionner 5 arbres qui comptent… comment dire, il n’y a rien qui ressemble à un arbre en bois qu’un autre arbre… Comment ? Ah, il ne s’agit pas de sylviculture mais de référence à la Bible ? Donc les « péchés » et non les « pêchers » ? J’ai failli confondre !

peche-6

Plus sérieusement, et sans faire un cours d’histoire des religions, les « péchés capitaux » modernes sont au nombre de 7. Il s’agit de l’orgueil, l’avarice, l’envie ( dans le sens « jalousie »), la colère, la luxure (comprendre : plaisirs sexuels), la gourmandise et la paresse. Tout excès de celui ou celle qui s’y était adonné(e) entraînait la peine « capitale », c’est à dire une condamnation à mort.

Mais de là à voir ce qui pourrait correspondre en termes de jeux vidéo, c’est au autre paire de manches, d’autant qu’il ne faut en choisir que 5. En effet, c’est un « Top Five » et non un « Top Seven »…

L’envie : la Neo-Geo

Windjammers_(Neo_Geo)_Game_play

 

Premier péché capital : l’envie. Et je ne vais pas parler d’un jeu en particulier, ou d’un personnage mais d’une console que pratiquement personne, à moins d’être un fils à papa, pouvait s’offrir : la Neo Geo. Depuis, j’y ai joué en convention, mais quand j’étais au collège, les tests dans les magazines me faisaient baver d’envie. Le pire dans tout ça, c’est que j’en ai vu une dans une boutique de jeux, allumée, et qui faisait tourner World Heroes 2. Une console énorme, avec des cartouches de très grande capacité tout aussi énormes, et des pavés en guise de manette avec un joystick et 4 boutons qui se tenaient sur les genoux. Mais le prix aussi, était énorme : 3000 francs la console. Et 1500 francs pour les jeux. Évidemment, un tel prix impliquait de ne pas acheter n’importe quoi. Parce que pour 1500 balles, tu avais une Super Nintendo ou une Megadrive, avec sans doute une deuxième manette et un jeu compris. De toute façon, sur Neo Geo, il n’y avait que des jeux de baston et les Metal Slug, allez-vous me dire. C’est faux, il y avait aussi un jeu de compétition de frisbee. La preuve avec la photo d’illustration.

La Luxure : Tifa

Tifa-FFVIIArt

Et allez, encore un personnage d’un de mes RPG préférés dans un TFGA. Il faut dire que l’arrivée de la PlayStation avec sa 3D a aussi amené à l’hypersexualisation du corps de la femme. Lara Croft, avec Tomb Raider, aurait également fait une bonne candidate, mais Final Fantasy VII m’ayant durablement marqué, je ne pouvais pas m’empêcher de mettre Tifa en représentante de ce péché. Il faut dire que Square a tout fait pour. Etait-il nécessaire de la vêtir simplement d’un T-shirt blanc qui arrive juste en dessous de sa poitrine, et d’un mini-short aussi court ? Sans compter les zooms lors des combats et des poses de victoire… Mais Tifa ne sera que la première, d’autres dans les RPG, suivront la tendance. On sait à qui les programmeurs s’adressaient en priorité… J’aurais pu citer aussi les filles de Dead or Alive mais cela aurait été trop facile.

Je dois avouer que je ne savais pas comment traiter ce péché, qui semblait un peu complexe pour moi. Mais une partie de FF VII m’a donné l’illumination.

L’orgueil : Duke Nukem

the duke

Plus imbu de sa personne, je ne connais pas en jeux vidéo. Cette caricature de macho américain aimant les aliens, surtout lorsqu’ils sont morts et qu’il peut s’en faire un barbecue, ça tombe bien c’est l’été, a une cathédrale (de préférence celle d’Amiens, c’est la plus vaste de France) en guise d’ego surdimensionné. Tout le laisse paraître : il se parle à lui-même, n’hésitant pas à dire des phrases telles que «  Damn I’m Good », mais la plus connue est sans aucun doute « Hail to the King, Baby ! », empruntée à un film mais je vous laisse deviner qui est le roi dans cette histoire…

D’ailleurs, il a même fait un livre, intitulé Why I’m So Great (Pourquoi je suis aussi génial), que l’on peut voir dans Duke Nukem Forever. De plus, il joue au début de cette suite de sinistre mémoire, à son propre jeu ( la séquence de fin lors de l’affrontement avec l’Empereur Cycloide sur le stade de foot américain), et la barre de santé est renommée barre d’Ego. Pour la faire grandir, il faut faire des actions stupides. Orgueilleux, le Duke ? Non, juste un peu.

La colère : Max Payne

MaxPaynepic1

« New York. Fugitive Undercover Cop. A Man with Nothing to lose. ». Voilà ce qu’on peut lire sur la jaquette du premier Max Payne. Flic new-yorkais, dans une ville rongée par le trafic de drogue, il retrouve un soir sa femme et son bébé assassinés par des junkies victimes d’une nouvelle drogue, la Valkyrie. Ivre de rage, Max décide alors de nettoyer les quartiers de Big Apple de la pègre qui l’infeste, quitte à violer les lois, un comble pour un policier. Mais comme on le sait, la colère est mauvaise conseillère et Max s’enfonce de plus en plus dans la douleur, jusqu’à se perdre lui-même… La saga Max Payne est intéressante notamment pour le développement du personnage lui-même. Un digne représentant de ce sentiment qui peut parfois nous amener à commettre l’irréparable…

La paresse: Tous ces héros de JRPG qui se lèvent tard pour démarrer l’aventure de leur vie

Serge

Pour ce péché capital, j’aurais pu laisser un vide, dire que je n’avais plus d’idée au bout de 4 et pas envie de chercher un cinquième, mais non, comme je joue le jeu à fond je vais exploiter un cliché maintes fois répandu dans l’univers du RPG japonais : la paresse, dans le sens « théorie de Serge et Crono ». En effet, le point de départ de pas mal de jeux du genre est : le héros qui se lève trop tard. Mais au final, je me demande s’il ne devrait pas rester couché parce qu’à chaque fois, cette journée commencée tardivement sera le point de départ de tout un tas d’emmerdes, mais c’est toujours valorisant de sauver le monde, voire l’univers… Bien entendu, le fait de se lever tard donne lieu à d’autres clichés par la suite : la jouvencelle que le héros connaît à peine et qui porte sur elle l’objet capable de sauver le monde ou de le détruire, et que ledit héros veut protéger alors qu’il ne la connaît pas depuis une minute, ou le village de départ se retrouve incendié par les méchants…Parfois,ça se cumule. Mais, au vu du destin qui les attend, cela ne vaut-il pas le coup de se lever ?

Allez, debout tas de feignasses ! Le Monde vous attend, butez-moi ce salaud d’Archi-Demon !

Voilà pour ce TFGA. Mais comme c’est l’été, et qu’il faut manger des fruits, et que j’aime les pêches, vous aurez quand même droit à un « pécher » capital.

le pecher

 

Publicités

[critique rétro] Pop’n’Twinbee

En ces temps troublés, je vous propose de vous changer les idées en vous présentant un article sur un jeu de la Super Nintendo du  nom de Pop’n Twinbee, un shoot’em up tout mignon signé Konami.  j’ai envie de remplacer le terme par « cute’em up », c’est dire… Il faut bien un peu de kawaii dans ce monde de brutes… Pop'n Twinbee_00001

Pop’n Twinbee, c’est l’histoire d’un jeune garçon (TwinBee) et d’une jeune fille (WinBee), qui partent, en tant que patrouilleurs du ciel, à bord d’un vaisseau bleu pour le garçon et rose pour la fille ( vous vous en seriez douté ? Certes, de nos jours ça fait hyper genré, mais  c’est un cliché auquel on échappait difficilement dans les années 90),  repousser l’envahisseur, c’est à dire les armées du docteur Marlock, le grand-père d’une certaine Madoka qui contacte nos deux héros pour que son papy redevienne gentil,  le long de 7 niveaux.  Ni une ni deux,  nos vaillants pilotes acceptent sans se poser de questions. C’est le sixième jeu de la franchise et là on peut y jouer à deux simultanément. Le premier joueur contrôle TwinBee, qui est donc le perso obligé en mode solo, et le second… WinBee, bien entendu (des fois que cela ait changé entretemps…). Cependant, on peut choisir entre deux configurations de jeu à deux joueurs : le mode « normal » et le mode  » couple » où le comportement des ennemis sera différent.
On peut également ajuster la difficulté du jeu dans le menu des options.

Shootez les ennemis et sonnez les cloches

Pop'n Twinbee_00003

Le jeu est un shoot’em up, qui consiste donc a tirer sur des vagues d’ennemis jusqu’à arriver au boss du niveau. Cependant, on dispose de deux types de tir : le tir vertical pour la plupart des ennemis, mais aussi le largage de bombes pour les ennemis au sol, et ce sera souvent de là qui viendra le danger. Les bonus se font à l’aide de cloches, dissimulées dans des nuages souriants. . Vous pouvez aussi faire changer les cloches de couleur en tirant dessus, et à chacune d’entre elles correspond un bonus allant de simples points supplémentaires à  un bouclier protecteur en passant par des armes différentes,  mais il ne faut pas la rater lorsqu’elle traverse l’écran, les tirs la repoussant souvent hors de vue. Les erreurs sont cependant tolérées, avec une barre de vie, qu’on remplit de nouveau avec des cœurs lâchés par les ennemis. En cas de gros pépin, vous pourrez toujours compter sur une bombe spéciale qui effacera soit tous les ennemis présent à l’écran, soit fera de gros dégâts aux boss, et ils sont coriaces, en plus!
Les niveaux sont plutôt longs et bien construits.

La mignonne technique d’un shoot 

Pop'n Twinbee_00004

Les graphismes sont tous mignons, avec des couleurs vives qui pètent à l’écran, Konami n’ayant pas lésiné sur le rose, le orange, le vert, le violet… les sprites, c’est pareil, ronds, avec de grands yeux,, de jolies têtes, même pour les ennemis, des boss gigantesques et bien animés,et des effets spéciaux comme la transparence sont là pour démontrer que le jeu a été vraiment très travaillé de ce côté là.
On peut en dire autant des musiques, dont les airs, souvent joyeux, vous resteront dans tête même après avoir éteint la console. Il n’y a pas mieux pour chasser ses idées noires! Les bruitages et les voix sont drôles.
Le jeu est de plus très bien animé et je n’ai pas déploré de gros ralentissements lors de mes parties. il faut dire que la vitesse du scrolling  n’est pas très rapide,  mais cela ne dispense pas de faire attention, histoire de ne pas se prendre une boulette qui traîne…
On joue avec une aisance instinctive et vous ne serez pas dépaysé, la manette de la console s’adaptant très bien à ce type de jeu. Vos tirs normaux seront modifiés selon les bonus que vous récolterez, tel le tir multidirectionnel, idéal pour nettoyer même dans les coins de l’écran. Le jeu à deux offre d’autres possibilités, telle que le fait de transférer son énergie au partenaire qui en a besoin ou encore de s’en saisir pour en faire un projectile! 
La durée de vie est assurée avec 7 niveaux assez longs, et des boss coriaces. La multitude d’ennemis à l’écran vous obligera à faire constamment attention. Toutefois, rien ne vous empêche de faire une partie en mode de difficulté élevée…

Verdict :

Pop’n TwinBee a tout d’un jeu qu’on déguste comme une sucrerie, fait pour oublier la morosité ambiante, un gros bonbon sucré, mais tellement bon qu’on en redemande. Affichant son propre style graphique à en faire péter les rétines, le titre est beau et attirant. On se fait vite au système de jeu et on ne s’ennuie jamais. Le titre nous rappelle aussi que les 90’s c’était le bon temps, et qu’un peu de kawaii ne peut pas faire de mal dans ce monde de brutes vidéoludique.