Archives Mensuelles: novembre 2012

La pire génération de joueurs ? (Première partie)

Bienvenue dans cette troisième version de La pire Génération de Joueurs ? En cette fin 2012, Qu’ai-je donc encore à dire par rapport à l’année dernière ?

 

Première partie : 2012, une année-charnière ?

Nous voici donc à la fin de 2012. Une année charnière, qui assurera le transfert de la septième génération de consoles vers la huitième. D’ailleurs, le jour où paraissent ces lignes vous devriez pouvoir vous procurer la Wii U, la nouvelle console de Nintendo. Nintendo occupe le segment encore laissé libre par Microsoft et Sony dont les successeurs de la 360 et de la PS3 restent à l’état de fantômes. On ne sait rien de leurs spécificités finales, ni de leur nom définitif. On ne peut que se réjouir de la venue de Nintendo sur le segment de la HD, la Wii ne l’étant pas, mais quid du matériel embarqué ? N’est-il pas obsolète par rapport aux technologies actuelles, et par rapport à ses futures concurrentes ? Apparemment  les premiers tests semblent donner une réponse positive à ces questions, Jeuxvideo.com n’hésitant pas à dire que la Wii U tient « plus d’une console actuelle fortement optimisée ». Mais il ne faut pas oublier que ce qui fait le succès d’une console, ce ne sont pas les composants embarqués, mais les jeux. Une console surpuissante ne fera pas le poids si de mauvais jeux sortent dessus. Vers le milieu des années 90, certaines ont fait les frais de leur sous-exploitation malgré des arguments comme le fait d’être 32-bits et à support CD-Rom. D’ailleurs, le Jaguar d’Atari n’a jamais été une console 64 bits. En informatique, comme en mathématiques, 16 ( pour l’unité centrale) et 32 ( pour le processeur graphique) ne font pas 64.

En ce début d’année est sortie la PlayStation Vita. Désignée par Sony pour succéder à la PSP, qui s’est pourtant pas si mal débrouillée, elle est un monstre de puissance, pour une console portable, c’est un fait, et ne s’embarrasse pas de 3D. Mais elle ne se vend pas. La faute à un nombre de jeux réduit, dont la cause s’explique vite : les éditeurs-tiers sont absents sur la console pour le moment. De plus, je ne lui trouve aucun killer-app’ susceptible de faire vendre la console par paquets de 12. Passez dans n’importe quelle grande surface, spécialisée ou non, mais ayant un rayon jeux vidéo tout de même conséquent, et comparez par rapport aux autres : les rayonnages pour la PSVita occupent une toute petite place. On peut espérer que cela vienne à changer pour les mois à venir, sinon, elle risque de devenir un poids mort pour Sony.

Des genres saturés ?

Dans le monde du jeu vidéo, il est amusant de remarquer que les modes tournent vite. Cependant, le fait que certains éditeurs aient à leur tête des hommes d’affaires et non des connaisseurs en jeux vidéo font que certains genres arrivent à saturation. Il n’y a qu’à voir le nombre de FPS sortis ou prévus pour Noël : entre Call of Duty annuel, Dishonored, Borderlands 2 ( bien que pas FPS à 100% pour les deux derniers cités), et d’autres à venir, je peux vous dire qu’on a pas fini d’entendre parler les armes. En revanche, certains autres genre sont proches du désert. Le RPG japonais se cherche un nouveau souffle, une originalité qu’il a du mal à retrouver, du moins sur console de salon. Comme RPG japonais susceptible de se faire remarquer sorti en 2012, à part Tales of Graces f ( sur PS3), et encore ce dernier est l’adaptation du jeu sorti sur Wii, et la suite de Final fantasy XIII affublée d’un 2 derrière, on ne peut pas dire que le genre ait cassé vraiment des briques cette année. On attend d’ailleurs toujours Final Fantasy Type-0 sur PSP… Les consoles portables sont elles une porte de sortie viable ? On pourrait le penser, au vu des premiers échos qu’on a eu pour Bravely Default sur 3DS : Square Enix semble avoir retrouvé sa créativité d’antan. Reste à voir si ces promesses seront tenues. Niveau RPG occidental, on saluera tout de même l’arrivée de The Witcher II : Assassins of Kings sur Xbox360 et Les royaumes d’Amalur : Reckoning bien que non exempt de défauts.

Mais je doute qu’ils se vendent pour les fêtes. Sinon, il y a aussi Fifa et PES13 pour les fans de football virtuel. Mais justement, cela reflète quelque chose que je ne comprendrai jamais : pourquoi acheter la version de l’année suivante si on a déjà la simulation de l’année précédente ? Qu’est ce que ça apporte de mieux ? Les cheveux de Cristiano Ronaldo sont mieux modélisés, sans doute ? Mais les éditeurs ne voient que les chiffres de ventes. Donc tant que ça rapporte, ils auraient tort de se priver.

J’aimerais cependant que les gens se réveillent et qu’on cesse de les prendre pour des vaches à lait. 70 € un jeu neuf qui ne change pas forcément grand chose à celui de l’année dernière, je ne sais pas je trouve ça écœurant. Je ne le redirai jamais assez, mais je suis pour une mise en place de remise de l’ordre de 30 € pour ceux qui viennent échanger leur jeu de sport de l’année précédente pour prendre le jeu actuel. Mais cela ne se fait pas. telle est la dure loi du capitalisme…

Je continue sur ce créneau en constatant que les jeux vidéos se déplacent de plus en plus sur smartphones et tablettes, certains leur sont même exclusifs. Il ne faut pas le nier, les smartphones actuels ont de quoi faire tourner des jeux vidéo dignes de ce nom. Ce n’est cependant pas une raison pour vouloir gagner du fric sur le dos des joueurs. J’en veux pour preuve le freemium, qui en gros consiste à avoir un jeu, du moins une grande partie du jeu, gratuitement. Mais si les gens en veulent plus comme des armes plus efficaces, par exemple, ils doivent dépenser quelques centimes de plus. Au final, les centimes se transforment en euros entiers. Certains éditeurs font même une sorte de chantage pour ceux qui veulent des mises à jour gratuites : mettre 5 étoiles sur 5 comme note , sinon il ne faut pas y compter. Non seulement cet échange est proprement scandaleux, mais cela permet également de truquer les moyennes dans les tableaux récapitulatifs. En réalité, le freemium n’est autre que le principe des DLC poussé à son pire extrême.

Pour faire passer la pilule somme toute amère de la chose, certains éditeurs font maintenant ce qu’on appelle des «  season pass ». C’est le cas pour Gearbox avec Borderlands 2 : pour 30 € vous avez les quatre DLC prévus dans le jeu dès leur disponibilité. Néanmoins, cela fonctionne t-il comme le « online pass », c’est à dire qu’il faut racheter un code si le jeu est vendu d’occasion et la fonction déjà utilisée ?

Bref, les principes mêmes de rentabilité à tout prix n’ont pas fondamentalement changé par rapport à l’année précédente, mais on peut se demander qui sont les fautifs dans tout ça. Les éditeurs ? Ne soyons pas naïfs, vu le modèle économique imposé, attendre un retour sur investissement est normal. Faire un jeu coûte de plus en plus cher. De là à en vouloir toujours plus, c’est une vision que je ne partage pas. Mais ne faut-il pas non plus sanctionner les joueurs eux-mêmes ? La pratique des DLC abusifs et autres pour inciter les gens à dépenser plus cesserait si personne n’achetait, je dirais même cautionnait ce système. En gros qu’on cesse en tant que joueurs de penser comme des moutons.

 Next : Call of Hardcore

Julius

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Une chaîne entièrement basée sur les jeux vidéo en France ?

C’est ce qu’Univers Freebox laissait entendre hier dans un article, alors que la plupart d’entre nous  se payaient l’article foireux de Claire Gallois. Il s’agirait d’une chaîne basée à Londres, donc anglophone, qui s’appelle Ginx ( prononcez « Gin-X ») TV et qui émet déjà dans certains pays du monde, soit sur des offres payantes, soit via d’autres chaines. Un des dirigeants aurait fait savoir qu’ils voudraient venir sur freebox tv. reste à savoir ce sera une reprise de la chaîne originale, avec ou sans sous-titres, ou s’il y aura une adaptation française.  Une chaîne  entièrement centrée sur l’univers du jeu, est-ce une bonne chose ?  Après l’annonce du début, je me montre moins enthousiaste. Certes, on est sur qu’elle ne nous prendra pas pour des imbéciles en traitant les joueurs de débiles ou de tueurs. Mais voilà. Après un petit tour sur le site, la plupart des programmes sont hebdomadaires. Je ne sais pas, mais une quotidienne ne serait pas de trop pour fidéliser les téléspectateurs. Ensuite, je n’ai pas vu d’élément structurant dans la grille pour  une cohérence  globale, du moins pour la semaine ( je n’ai pas pu accéder aux programmes du week-end). pourvu qu’il y ait assez de contenu pour éviter une boucle infinie… De ce que j’ai vu, les critiques de jeux sont assez longues, et bien développées, en anglais « britannique » au point de vu de l’accent. 

Il ‘ne reste pas moins qu’elle propose des noms assez originaux pour ses différentes thématiques : si Faster est consacrée aux jeux de courses, The Quest est dédiée aux RPG ( Level Up  était déjà pris ?) The Vault  le sera pour les jeux rétro, et le rendez-vous hebdo d’actualité ludique s’appelle The Blurb.  Original… on verra comment cela évolue,  étant donné qu’en France, le créneau 100% jeux vidéo est une place qu’il faut tenter de prendre.  Nolife est définie en tant que chaine musicale, mais parle de jeux vidéo en effet, et Game One s’est éloignée de sa position de départ et ne semble  pas prête à y revenir.  En espérant qu’elle ne connaisse pas  un destin  tel que Giga en Allemagne…

Lien vers l’article :

http://www.universfreebox.com/article18914.html

 

Julius

P.S:  Pour en revenir à ce qu’il s’est passé hier, j’ai appris que Claire Gallois  était une dame âgée de 75 ans.  Je veux bien, mais l’âge n’est en aucun cas une excuse. Il n’en reste pas moins  que l’article publié sur le site du Point  est tout simplement scandaleux et en 2012, on ne devrait plus laisser passer de tels propos.

Guns of the Kikoolols épisode 26

Le Point, le comble du bullshit journalistique et pas qu’en politique.

 

Je n’aimais déjà pas ce magazine hebdomadaire soit disant d’information, mais là, ils aggravent leur cas avec un article paru aujourd’hui sur le leur site, et intitulé Jeux vidéo: Permis de tuer. Avec l’accroche suivante : « Merah, Brevik et beaucoup d’autres en étaient accros. Un passe temps qui peut s’avérer mortel ». Ça en dit déjà long sur la teneur de ce torchon faite par une gratte papier sans idée.

Déjà, ça commence très mal, avec un rappel de l’actualité politique aussi bien de ce qui se passe à l’UMP et les problèmes du gouvernement actuel. On se demande ce que ça fait dans un article sensé parler de jeux vidéo, mais l’auteure, Claire Gallois signale qu’ « il en a négligé l’essentiel : la nouvelle génération ». Après avoir bashé les réformes mises en place par le gouvernement actuel ( une tendance lourde depuis 6 mois au Point, où ses rédacteurs croient savoir ce que le gouvernement doit faire mieux que les ministres eux-mêmes), elle termine son paragraphe par : « on la laisse s’amuser dans son coin, ou désespérer, au choix… avec les jeux vidéo, dont la croissance est exponentielle. »

Ok, ça commence bien. Il y avait bien mieux pour commencer un article sur le sujet. M’enfin si Le Point faisait de la qualité, ça se saurait. Mais oui, la croissance des jeux vidéo est énorme et a dépassé le cinéma en terme de chiffres d’affaires. En quoi cela est dérangeant ? Le jeu vidéo est devenu un loisir de masse. Pas forcément de la meilleure façon qui soit, mais que le jeu s’ouvre à tous, je ne suis pas contre. Mais ça semble défriser la mère Gallois… Elle préfère sans doute laisser ses enfants devant le 20 heures, où les morts qu’on voit tous les jours ne sont pas virtuelles…

poursuivons avec le deuxième paragraphe : Gallois accuse le ministère de la culture de ne pas connaître des « distractions qui ne contribuent pas à la promotion des arts ». Euuh LOL ? Je signale à Claire Gallois outre le fait qu’elle prenne Filipetti pour une imbécile, que sous le précédent gouvernement, et même sous Chirac, plusieurs créateurs de jeux, dont Eric Viennot, que je salue au passage, Michel Ancel, créateur de Rayman, et Shigeru Miyamoto, créateur de Mario, entre autres, ont été faits chevaliers des arts et des lettres, une distinction remise par le ministère de la culture ! Qu’on ose encore me dire que le ministère de la culture n’en a que faire !!! Et j’ai sans doute révélé un scoop, mais elle apprendra qu’il y a des créateurs français de jeux vidéo ! Mais ce n’est pas le pire. Gallois demande « qu’à défaut, la ministre Aurélie Filipetti pourrait prendre connaissance des jugements de cours d’assises des joueurs qui sont passés à l’acte ».En quoi cela la concerne t-elle ? Mais Gallois poursuit, avec la citation suivante : «  Le processus est simple, une dépendance grandissante à la violence. A côté de ces jeux, le cannabis c’est ‘ la santé par les plantes’ comme disent certains habitués’. » Il faut avoir un sacré culot pour oser une telle comparaison, rendant les jeux vidéo plus dangereux encore qu’une drogue ! Puis la dépendance à la violence… les jeux vidéo ne rendent pas plus violent que la moyenne. Dans le cadre des tueries perpétrées, c’est surtout un raccourci trouvé par des journalistes pour ne pas avoir à s’embêter à contextualiser ou prendre le temps de comprendre la psychologie du tueur , c’est vrai c’est trop compliqué, le spectateur, il veut du concret, du direct, du facile à penser ! Donc on s ‘en prend à un loisir pratiqué par des millions de personnes à travers le monde. Pour Gallois, on serait donc tous des tueurs potentiels, alors que ceux-ci ne représentent même pas 0,1% et encore je suis large, de l’ensemble des joueurs ? Je joue depuis plus de 20 ans. Je n’ai jamais eu envie de prendre un fusil et d’aller dans la rue tuer tout ce qui bouge! J’ajoute aussi que la mère Gallois n’a pas du jouer aux jeux qu’elle cite. D’ailleurs, vouloir citer un jeu sans savoir l’écrire, ça montre une totale non-maitrise du sujet. Grand Thief Auto, ça n’existe pas. Mais Grand Theft Auto, en revanche oui. Je pinaille, mais cette petite chose dans un article à charge ne fait qu’augmenter ma colère. Gallois devrait pourtant savoir qu’à part Call of Duty, les autres licences qu’elle cite n’ont pas pour ordre de tirer sur tout ce qui bouge. Au contraire même, dans certaines, notamment Assasin’s Creed, ou Hitman, tuez un représentant de l’ordre, une mauvaise cible, jouez bourrin et vous verrez, même les locaux se retourneront contre vous. Ça peut se révéler très pénalisant. Il est possible de terminer Dishonored en utilisant d’autres moyens que les armes…

Mais je me suis égaré, je reprends mon analyse, j’en étais au premier intertitre , Jeux dangereux !

 

Là, elle prend pour exemple Andy, dont le procès s’est déroulé en début de mois, qui a tué ses parents en Corse, avec comme argument irréfutable que les jeux vidéo étaient en cause, qu’il aimait ça mais elle se permet de citer le « rapport du psychiatre à la cour :les jeux vidéo habituent à l’excès. Ils font croire que la mort est une solution et qu’on peut recommencer indéfiniment puisqu’on a plusieurs vies. On a beau colorer le sang en vert, il y a une répétition de la destruction délibérée qui maintient le joueur dans une fascination parfois sans borne. »

L’argument psychiatrique ne tient pas une seule seconde. Pour la bonne et simple raison que tous ne s’accordent pas sur le sujet. Certains pensent , au contraire, que les jeux sont bénéfique, comme Boris Cyrulnik ou Serge Tisseron. Alors le coup du «  les jeux vidéo c’est mal m’voyez, même les experts psychiatres le disent », je pourrais sortir pas mal d’arguments sur le même thème prouvant le contraire.

Bien entendu, elle enchaine sur Breivik, pour qui Call of Duty a servi « à se former ». Argument du serial killer qu’elle prend pour argent comptant, alors que le cynisme de ce dernier n’est plus à démontrer, dans tous les sens du terme. Se former pour tuer grâce à un jeu vidéo, non mais je n’ai jamais vu un tel argument. Un jeu vidéo, c’est fait, en principe, pour s’amuser. Pas pour se former à tuer. Breivik était néo-nazi. Je dis ça, je dis rien. Il prônait aussi une idéologie raciste. Mais c’est trop compliqué pour les gens. Il faut du direct , du concret. Don hop, c’est la faute aux jeux vidéo si il a tué 72 personnes sur une île. Bien entendu elle enchaine sur Merah ensuite, qui était lui aussi fanatisé, mais ça, il ne faut surtout pas le dire. Bien entendu, pour démontrer que les « adeptes » de Call Of Duty sont nombreux, elle cite les forums de jeuxvideo.com. Facile, c’est tellement la jungle sur leurs forums qu’on y trouve à boire et à manger. Sur tout et n’importe quoi. C’est sur qu’un gars qui invente une histoire sur Merah ( « high kick », tout ça) en fait forcément un tueur potentiel.

Dernier exemple qu’elle prend : le russe qui a tué 5 de ses collègues de travail. «  Il jouait à Warcraft, dans lequel les héros sont uniquement des tueurs ». Elle y a vraiment joué ? De plus, je suppose qu’elle parle de World of Warcraft...

 

Passons maintenant aux deux derniers paragraphes, avec l’intertitre «  un business hors normes ».

Si Gallois cite des défenseurs du jeu vidéo, c’est pour mieux les descendre ensuite. Elle termine l’avant-dernier paragraphe avec cette splendeur : «  De l’avis unanime des psys et des éducateurs, la plupart des enfants qui abusent de leurs consoles sont plus renfermés et agressifs que les autres ». C’est faux. Cela n’a pas été formellement démontré. Rien ne le prouve à grande échelle. Elle oublie, mais c’est volontaire je pense, de dire que la plupart des joueurs sont intelligents, et surtout qu’ils savent faire la part des choses. Comme je l’ai dit, je connais des psys renommés qui croient aux bienfaits de ce loisir. Si le jeu vidéo permet de détecter une tendance à l’agressivité, il ne permet pas cependant de l’induire. Pour l’éducation des bambins à ce niveau, le rôle des parents est indispensable. Ah, mais j’oubliais, gallois induit implicitement au début de l’article que sous ce gouvernement, les parents sont tous démissionnaires…

 

D’ailleurs elle reprend au dernier paragraphe son couplet sur le gouvernement, en exhortant François Hollande a leur «  épargner une addiction à la violence » et qu’il gagnerait des sous avec ça . En gros elle veut une taxe sur les jeux violents. Super, les jeux ne sont déjà pas assez chers comme ça, s’il y a une taxe de plus, les éditeurs ne se gêneront pas pour relever les prix. Et que s’il elle ne veut veut pas cautionner et participer aux bénéfice d’Activision avec Call of Duty, elle n’a qu’à faire comme moi, ne pas acheter le jeu, mais ne pas empêcher ceux qui aiment de le faire.

J’avoue ne pas avoir compris la dernière partie de l’article. C’est bien beau de citer les mesures que compte mettre en place la ministre de la culture, sauf que cela n’a absolument rien à voir.

Je pensais qu’on en avait fini avec les clichés les plus vils qui soient sur les jeux vidéo. Le Point par l’intermédiaire de Claire Gallois vient de démontrer le contraire. Rempli de clichés, d’amalgames foireux, notamment en mélangeant méfaits supposés des jeux vidéo et politique, et autres choses complètement fausses, avec des sous-entendus nauséabonds comme tous les parents sont démissionnaires et n’assument plus leur rôle, et le fait que nous soyons tous des tueurs potentiels, l’auteure a fini par oublier que le jeu vidéo, c’est avant tout fait pour s’amuser. Une fois de plus, le jeu vidéo est émissaire de tous les maux, formateurs des pires serial killers de ces deux dernières années, plutôt que de se poser les vraies questions sur leurs motivations réelles. Trop compliqué pour le lectorat, il ne faut pas oublier qu’il faut se placer du point de vue du moins intelligent ! Elle n’allait pas non plus se mettre à jouer alors qu’on peut  défoncer ce loisir aisément en se basant sur des choses fausses! Tu oses parler de « journalisme » ensuite ?   Un scoop pour Gallois : le point commun des criminels cités ce n’était pas les jeux vidéo, mais… la lecture! Faut-il pour autant demander une taxe sur les livres dans lesquels il y a de la violence, c’est à dire tous les thrillers ( pauvre Kay Scarpetta !) et polars ? Ah pardon, j’oubliais que la littérature c’est de l’art, et Gallois à l’air de savoir mieux que nous ce qui en relève ou pas, peu importe les faits. Le Point, cet hebdomadaire sans-gêne…

Julius

 

Mais c’est qu’il va le faire…

Très mauvais nouvelle pour les fans de cinéma : Les tortues-ninja extraterrestres  made in Michael Bay  seront sur vos écrans le 16 mai 2014. Il semblerait que Kevin Eastman , co-créateur du comics d’origine  se soit ravisé et  qualifié le script de  » fantastique »… ah bon, vraiment… Bon, ben j’ai une idée pour la scène finale : le Robot-Tortue contre le Robot-Krang (ou Shredder)  le tout filmé à hauteur d’homme, bien entendu… C’est vrai quoi il faut bien jouer avec les robots inutilisés  pour Transformers !

Julius

Next week

La semaine prochaine, nous serons le 30 novembre. Outre la sortie de la Wii U , moi, je sortirai la première partie de La pire génération de joueurs ?  version 2012. L’article global étant très long,  j’ai décidé de le diviser en plusieurs parties, qui paraîtront une fois par jour, si tout se passe bien, voici les date prévisionnelles et les titres provisoires des parties:

I : Retour sur 2012 ( 30 novembre)

II Call of Hardcore ( 1er décembre)

III Doritos crash presse ( 2 décembre)

IV La guerre du petit écran ( 3 décembre)

V Conclusion globale ( 4 décembre)

 

Voilà… les titres peuvent être sujets à changements.

 

Julius