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La Game Boy Advance fête ses 20 ans

Il y a des anniversaires qui nous font prendre un coup de vieux.Aussi bien parce qu’on a(d)vance en âge, mais aussi en matière de rétrogaming.

Preuve en est avec la Game Boy Advance qui fête les 20 ans et sa sortie au Japon.

Cette console portable était destinée à succéder à la Game Boy Color. Et si cette dernière n’avait pas de gain de puissance par rapport à la Game Boy Classique, Nintendo décide de donner un coup de boost à la GBA. Bâtie autour d’un processeur RISC 32 Bit, cette nouvelle portable offre des performances légèrement supérieures à la Super Nintendo.

Et lorsqu’on a la bête en main, qu’est-ce qu’on y trouve ? La croix directionnelle posée à gauche de l’écran, qui occupe désormais une place centrale, et les boutons Start et Select, tout en rondeurs, en dessous. A droite, les boutons A et B de la Game Boy, mais toujours pas X et Y.

En revanche, on y trouve deux boutons de tranche, naturellement appelés L et R.

La console fonctionne avec deux piles. Il est possible d’y relier un cable link et de régler le volume.

L’écran affiche une résolution de 240 par 160 pixels, avec un affichage de 512 couleurs simultanément parmi 32 768.

Avantage non négligeable : en plus des jeux spécialement faits pour la console, cette portable avait l’avantage d’être rétrocompatible avec les jeux Game Boy et Game Boy Color.

D’ailleurs on y trouvait quoi, comme jeux ? Beaucoup de portages de jeux issus de la Super Nintendo, notamment les Super Mario, qui se voient sous-titrés avec « Super Mario Advance », mais bon courage pour vous retrouver dans les chiffres. Par exemple, Super Mario Bros 2 est considéré comme le premier Super Mario Advance, tandis que Super Mario World est Super Mario Advance 2, alors que Yoshi’s Island devient SMA 3 et Super Mario Bros 3 le quatrième. Maintenant, débrouillez-vous.

On y retrouve toutes les grandes licences de Nintendo, notamment Metroid ou CastleVania.

La console accueillera pas mal de RPG, dont des remakes, comme ceux de Fire Emblem avec le premier épisode et celui de The Sacred Stones, et la console accueillera Final Fantasy IV, V et VI, avec des textes traduits dans notre langue. Dommage cependant que la qualité du son soit moindre à cause du processeur sonore de la console. Et si les FF sont de bons portages, d’autres auront moins de chance. Par exemple, celui de Tales of Phantasia, le premier de la série, ne se sera pas fait sans heurts : ralentissements à gogo et son de moindre qualité.

Cependant, la console est arrivée à un moment où Squaresoft, jusqu’alors brouillé avec Nintendo, commençait à revenir chez le constructeur japonais. Du coup, le développeur lui offrira un Final Fantasy Tactics Advance de très bonne facture comme jeu exclusif.

Mais les deux gros RPG de la consoles viendront de chez Camelot, alors éditeur tiers de Nintendo, avec Golden Sun et Golden Sun l’âge Perdu. L’un n’allant pas sans l’autre si on veut connaître tout le scénario du diptyque. Proposant des graphismes à tomber, des musiques de malade signées Motoi Sakuraba, et un système de jeu innovant, j’ai passé de très nombreuses heures sur les deux titres. Et je dois avouer que le premier GS a été celui qui m’a décidé à acheter la console.

Sega, devenu simple développeur suite à l’échec de la Dreamcast, lui offrira trois épisodes de Sonic en 2D exclusifs, intitulés bien évidemment Sonic Advance. Ou encore un remake du premier Shining Force, avec là aussi des textes traduits en français.

Je n’ai parlé que de quelques jeux, mais on y trouvait à peu près tous les genres. La GBA avait une ludothèque variée et de qualité dans l’ensemble (ça n’empêchait pas certaines daubes de se faufiler) avec la qualité Nintendo. Vous savez, le fameux « Seal of Quality ».

Mais la GBA n’avait pas que des avantages. Elle nécessitait deux piles AAA pour fonctionner et avait une bonne autonomie (environ 15 heures) mais l’écran n’était pas rétro-éclairé, ce qui imposait de jouer dans une pièce suffisamment éclairée pour y voir quelque chose. Sans compter l’unique sortie son et la faiblesse du processeur sonore qui ruinait certains jeux ( merci encore pour FF VI).

Une version améliorée de la console, qui s’appelera la Game Boy Advance SP sortira l’année suivante, en 2002.

Disposant des mêmes caractéristiques techniques que son modèle et de la rétrocompatibilité, la principale innovation vient de l’écran, qui est cette fois rétro-éclairé, et donc… plus lumineux !

Ensuite, c’est une console compacte, qui se replie en deux grâce à un système de clapet. Enfin une console qui rentrait vraiment dans une poche ! Et ce sans risque d’endommager l’écran, en plus…

Son ultime version sera la Game Boy Micro, une version avec un écran encore meilleur, mais qui n’est plus repliable et qui cette fois ne rencontrera pas le succès escompté.

Mon expérience avec la console a beaucoup été sur les RPG qu’elle proposait, ce qui ne m’empêchait pas de jouer à certains jeux d’action/plates-formes comme Sonic Advance, Mario Bros. 3, SMW ou encore Donkey Kong Country ( qui a pas mal souffert techniquement lui aussi), et c’est une portable que j’apprécie en tant que rétrogamer. Il y a d’ailleurs certains jeux que je recherche.

La GBA sortit donc le 21 mars 2001 au Japon, et en France, il faudra attendre trois mois de plus, vu qu’elle arrivera le 22 juin de cette même année.

Bon anniversaire donc à une console qui fêtes ses 20 ans. Et comme dit le proverbe : mieux vaut une Game Boy Advance en retard, qu’une Game Boy Retard en a(d)vance... Oui je sais c’est très nul. Il est temps que j’aille me coucher, je crois.