Archives Mensuelles: décembre 2015

Bilan ciné de 2015

Si 2015 aura été une année sombre sur bien des aspects, notamment au niveau de l’actualité mondiale,  rien de tel qu’une séance de cinéma pour oublier un peu tout ça et c’est peu de le dire que j’y suis allé cette année car j’ai  vu pas mal des grosses sorties tant attendues. 

Globalement, j’ai vu plus de bons films que de mauvais, en sachant que je suis assez bon public. Pas de film digne de Die Hard 5 ou de Conan 2011, mes traumatismes ciné  récents et on ne pourra guère faire plus nul,  mais certains ne sont pas passés loin. 

And the winner is…

affiche Kingsman

Mais je vais commencer par mon coup de cœur de l’année, LE film qui remporte la palme il s’agit de Kingsman : Services Secrets. Une sacrée surprise, inventive, bien faite et très drôle. Si je ne devais retenir qu’une scène, ce serait celle de l’église, où Colin Firth  massacre tout le monde, des fidèles au cureton, sur   la musique de Freebird de Lynyrd Skynyrd. Non seulement j’ai kiffé comme un malade, mais je me réjouis que cela ait pu donner des aigreurs aux cathos traditionalistes de chez nous.  Et puis  Samuel L. Jackson en méchant avec un cheveu sur la langue, c’est irrésistible.  Coté réalisation, Matthew Vaughn  s’est clairement inspiré d’Edgar Wright heureusement pour le meilleur. Clairement, Kingsman mérite  d’être sacré meilleur film de cette année. 

Ils ont été dignes

affiche vice-versa

Côté films d’animation, les deux Disney que j’ai vus valaient vraiment le coup. Les Nouveaux Héros rend hommage  aux super-héros, très bien rythmé et sympa comme tout. Mais Vice-Versa le dépasse, car  cette production est très inventive.  Quelle bonne idée de personnaliser les sentiments ! Mais comme il n’y a pas que Disney dans la vie, En Route ! de Dreamworks est bien sympa, mais j’ai surtout eu un gros coup de coeur pour Shaun le Mouton des studios Aaardman, les créateurs de Wallace et Gromit. Sans paroles, certes, mais tellement inventif que certains devraient en prendre de la graine.  Il ne faut pas oublier non plus Souvenirs de Marnie, des studios Ghibli, très bonne fable sur les souvenirs.

 

affiche Birdman

Pour revenir aux films « live » que j’ai bien aimé, le retour de Mad Max a été une grosse tuerie, prouvant que George Miller n’a rien perdu de sa forme  pour sa saga qui l’a fait connaitre.

Birdman, avec un Michael Keaton impressionnant en super-héros de cinéma déchu m’a également bien plus, avec une mise en abyme  bien sentie du cinéma d’aujourd’hui. Que se passera t-il lorsque les acteurs de super-héros ( et Marvel ne s’en prive pas) ne seront plus dans le circuit ?

Niveau Science-Fiction, Seul sur Mars prouve qu’on avait peut-être enterré Ridley Scott trop tôt en tant que réalisateur. Un bon film de SF qui de plus n’est pas spécialement pessimiste. De quoi offrir du grand et du bon spectacle.

Grosses sorties et déceptions

L’année a été marquée par des sorties de blockbusters  attendues au tournant. Malheureusement, certains ont été loin des attentes que j’avais placées en eux . On commence avec American Sniper, de Clint Eastwood. Film patriotard amerloque, exacerbant le côté héroïque d’un homme qui, en réalité, était un véritable salaud, mais qui gomme cet aspect.  Je sais bien que Eastwood n’a jamais caché sa tendresse pour les Républicains (non, pas le nouveau nom de l’UMP), et plutôt la branche dure avec son pote Chuck Norris, mais il réussissait à s’en détacher dans  ses films. Ici, ce n’est hélas pas le cas.

affiche jurassic world

Jurassic World, pur film avec des placements produit à la pelle, m’a pas mal déçu aussi. Surtout, il n’arrive pas à se détacher du premier film et a des côtés « nanar » flagrants, comme les militaires débarquant sur l’île pour tester les dinosaures comme armes de guerre… Mais bien sur! Non mais le pire, c’est que ça risque bien de se produire s’il y a un autre film…

 

 

 

 

 

Terminator Genysis, là aussi  est juste du grand n’importe quoi. La saga n’a plus rien à raconter, mais on refait une boucle temporelle dans laquelle Sarah Connor a déjà son Terminator protecteur. Skynet compte utiliser une nouvelle application pour lancer l’Apocalypse nucléaire. Et puis, vous avez vu la tronche de John Connor ? Moins charismatique, tu meurs! 

affiche jupiter ascending

Et puisque nous dérivons vers la science-fiction, restons-y avec  Jupiter : le Destin de l’Univers. De bonnes idées mais un univers malheureusement  trop générique, avec un scénario convenu. Dommage pour les Wachowski.

J’aurais mieux fait de faire autre chose…

affiche j'ai pas mangé mon père

 

Là on va parler des VRAIES déceptions, le genre de film qui m’a fait regretter mon billet. On commence avec Pourquoi j’ai pas mangé mon père, de Jamel Debbouze. Pourtant, lui, je l’aime bien, il dit des choses plutôt sensées même si je ne ris pas à tout son humour. Mais là… Non seulement le film est dépassé techniquement, mais en plus, le scénario n’a ni queue ni tête  et le tout s’avère très énervant . Apparemment il a fallu 4 scénaristes pour un film basé sur un livre ( Pourquoi j’ai mangé mon père), mais ils n’ont pas du en comprendre le sens… Toutes ces années pour ça, franchement…

 

Dans le genre aussi vraiment naze, le Dernier chasseur de sorcières  est lui aussi un sommet de nanardise. Tout  est tellement incohérent, mal branlé et décevant qu’il vaut mieux en rire. mais apparemment, Vin Diesel avait des impôts à payer après Fast and Furious 7 ( qui lui est très bon),  mais c’était aussi le cas de Elijah Wood ( Frodon, tu fous quoi, là ?) et Michael Caine… On oublie.

affiche babysitting2

Oh, tiens, un film français dans le lot… Ben oui. Babysitting 2, mesdames et messieurs. Si j’ai pu éviter les Nouvelles Aventures d’Aladin  ( Kev Adams me fait fuir tant c’est un mauvais acteur/comique, je persiste et je signe et je me demande ce qu’il faut pour faire rentrer ça dans la tête des producteurs français) j’avoue que là, j’avais bien aimé le premier inventif et assez drôle, sans être la comédie du siècle. Mais Babysitting 2 en est l’inverse, sans imagination, mais surtout vulgaire. Reprenant le principe instauré dans le premier, les gags sont prévisibles à des kilomètres lorsqu’ils ne sont pas spoilés par quelqu’un dans le film. Mais surtout, il y a des vannes racistes ( «  vous les arabes, vous avez un problème avec ce qui vole ») de plus, le film a un problème avec  tout ce qui concerne le sexe. La plupart des gags sont sexistes ou en dessous de la ceinture.  Devinez où une araignée très dangereuse-le film se passant au Brésil- mord le héros ? Oui, à l’entrejambe… Et que faut il faire pour aspirer le venin? D’après vous ?   et ce n’est pas le seul. Voilà le niveau de gag du truc. La bande à Fifi est tombée bien bas. 

affiche les 4 fantastiquesMais celui qui m’a le plus déçu, peut être plus encore que les autres, c’est les 4 Fantastiques. La franchise n’ a jamais été très bien traitée au cinéma et ce n’est pas ce film qui va me faire mentir. Sur une durée d’1h40, il ne se passe quasiment rien. La mise en route est trop longue, l’expérimentation des pouvoirs aussi, sans compter la réalisation indigne. Voyez la tronche de la Planète Inconnue… Quant au méchant, il n’apparaît que dans les 20 dernières minutes  parce qu’on s’est souvenu qu’il fallait une bagarre finale, vite expédiée en plus. Bordel de Zeus mais c’était quoi ça ?  Oui ce film remporte la palme du plus mauvais métrage de cette année. 

Voilà pour ce bilan 2015, je n’ai pas tout cité, mais j’ai récemment vu Star Wars  : le Réveil de la Force et j’ai plutôt aimé. Merci J.J. Abrams.

Pour terminer, je tiens à remercier les cinémas Pathé d’Orléans et de Saran pour m’avoir permis de me poser dans leurs salles, et je compte bien revenir en 2016. Pour le début d’année, je prévois déjà d’aller voir Les 8 salopards de Tarantino ( sortie le 6 janvier), Le garçon et La Bête de Mamoru Hosoda ( sortie le 13 du même mois) , Creed-l’héritage de Rocky Balboa ( même jour) et Avé César des frères Coen le 17 février. C’est déjà un début…

 

Guns of the Kikoolols, épisode #70

 Occident, le Grand Satan de la culture

J’ai fait assez peu de Guns of the Kikoolols cette année, mais là, je vous garantis que je ne vais pas me retenir, et pourtant dieu sait que je consulte souvent le site du journal incriminé pour me tenir au courant de ce qui se passe dans le monde hors actualité geek ou vidéoludique. Désolé Le Monde, je ne peux pas laisser passer ce torchon publié dans la rubrique « Idées » et vomi par Nadia Khouri-Dagher. Et comme par hasard, ça parle de jeux vidéo et de violence. Je vous mets le lien, vous verrez , ce n’est absolument pas NORMAL que le rédac chef laisse passer cet étron réactionnaire dans ses colonnes.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/12/22/jeux-videos-et-violence_4836479_3232.html#lfYG5xzCs1ltIOgV.99

Pour résumer la chose, la dame dit que si les attentats du 13 novembre dernier ont eu lieu, c’est à cause des « jeux vidéos » et de la culture occidentale en général. Oui, jeux vidéoS parce qu’apparemment elle ne semble pas savoir que « vidéo » est invariable. Le pire, c’est qu’elle réitère cela plusieurs fois, ça montre la connaissance de la fille.

Traduisons, tant qu’on y est…et stigmatisons, aussi.

Comme exemples, elle a « ressorti la pile de jeux vidéos(SIC) de mon fils, maintenant jeune adulte ». Tout ça pour se donner une légitimité et faire le lien de causalité entre jeux vidéo et utilisation d’armes lourdes, voulant faire partager « son effroi ». Ma pauvre, il t ‘en faut peu pour te faire flipper.

Je vous passe le fait qu’elle cite des extraits écrit sur la jaquette des jeux comme soi-disant preuves, mais le truc c’est qu’elle traduit mot à mot les titres ! Non madame, personne, même un bon traducteur, ne traduit comme ça les titres, à fortiori les titres de jeux . Ce qui explique pourquoi il est très difficile parfois de trouver une traduction décente à un titre de livre… Un exemple ? Une nouvelle parue dans le premier recueil de 87ème District, écrite par Ed Mc Bain, s’appelle « Cop Hater » en version originale. En français, ça a donné de la part du traducteur «  Du Balai ! » et non «  Celui qui déteste les flics ».

Donc, ce que fait cette dame est juste nul et non avenu en traduisant pour montrer son propos. Imaginez vous que Darksouls devienne «  Amessombres » ? J’ai mieux : Burnout. Pourquoi pas « Brûle dehors »… Ou pire encore « Burnes à l’air ». Oui j’ai osé, oui…

Mais imaginez vous avant sa mort, que vous ayez assisté à un concert de Amy «  Maison de vin » ? Tout ça pour vous montrer le ridicule de la chose et qu’un titre ne justifie rien.

Et vas y pour le paragraphe sur le fait que les jeux vidéos violents ont été vendus par des éditeurs appartenant aux pays riches… Aah, l’opposition riches/pauvres, putain qu’est ce que ça vient faire là ? Et des «  Jeux auxquels tout garçon, ayant vécu en France, en Belgique, à Mollenbeck, à Saint-Denis a probablement joué, demandez autour de vous ».

Ah mais oui, et je vais même demander à des femmes, tiens, parce qu’elles sont majoritaires dans notre loisir. Pour autant, je suis persuadé que mes ami(e)s n’ont pas l’intention de prendre les armes et de faire un massacre.

Oh, tiens, le paragraphe nous demandant d’imaginer les « jeunes issus de l’immigration » jouant à ses jeux qui contiennent des armes… Faut bien stigmatiser quelqu’un hein…

Pays riches contre pays pauvres, ou les Etats-Unis comme source de tous les malheurs

Mais la dame ne s’arrête pas là. Elle dénonce ensuite l’industrie du cinéma où elle critique Strictly Criminal, Men In Black ou encore Django Unchained, « pareillement encensés par l’intelligentsia ».

Comprenez : « Moi je n’appartient pas à cette caste de béotiens crasseux j’ai une culture ».Mais va te faire voir, espèce de…de Jean-Bobo de la Branchouille ! Rigolez pas, j’aurais pu la traiter « d’Aurélien Ferenczi »…

Et si je n’ai pas vu le premier film cité, Men In black et Django sont deux excellents films, parodiant chacun un genre donné ( le film de SF pour l’un, le Western pour l’autre) mais cette femme n’y voit que des films où « yadézarmes dedans ». Sans doute par excès d’intelligence…

Mais comme les jeux vidéo ne lui suffisaient pas, et le cinéma non plus visiblement, cette femme s’en prend aux séries américaines et aux romans des auteurs américains. Ahh les US, Grand Satan ! Vade Retro !

Mais apparemment, les films policiers français ça avait déplu à sa grand mère aussi… Qu’est ce qu’on s’en fout… Mais justement dans tout ce qui est « policier » pour qu’il y ait une intrigue, il faut bien, dans l’immense majorité des cas, qu’il y ait un MORT, non ? Et l’histoire est justement développée pour savoir comment la victime a été tué et par QUI mais surtout… POURQUOI. Mais non, ça, c’est apprendre à tuer.

Et là, on revient ensuite au cœur du problème, selon elle, ce qui fait qu’un jeune tombe dans la délinquance, c’est la faute à la culture occidentale ! « On peut en effet s’interroger… » Oui, mais j’en envie de dire, toi la première, ma grande. Parce que si je remonte au début de l’article là où tu énumères et traduis les titres de jeux vidéo, ton fils est aujourd’hui «  jeune adulte ». Les titres que tu évoques sont des jeux PS2, donc sortis entre 2000 et 2008 chez nous. Ce qui suppose donc que ton fils était MINEUR durant cette période,et donc qu’ au moins une partie de ces jeux souvent estampillés d’un PEGI 18 ou 16 ont été achetés par TOI. Après c’est facile de se plaindre de la violence si on cautionne à l’achat…

Ah, tiens, une autre anecdote où elle revient du Tibet… Pour elle, les démons affreux sont là pour éloigner les mauvais esprits mais représentent le bien… Alors que pour elle, les jeux et le cinéma c’est trop racoleur, car nous pouvons nous identifier à eux, quelle horreur. Comparaison complètement foireuse et hors de propos. Si tu voulais convaincre, fais-le autrement. Et elle poursuit dans le paragraphe suivant en arguant que jouer aux jeux vidéo, c’est le mal !

Torchon de « rancitude » et de racisme

Alors oui, les ripostes, tu vas les entendre, et la mienne est longue. «  les jeux ne sont jamais innocents  et certains comme ceux-ci devraient être interdits ». Que dire devant tant de bêtise… Si, que les jeux restent des jeux, que la violence reste malgré tout virtuelle, que je joue à ce loisir depuis plus de 20 ans et que je n’ai jamais eu envie de tuer personne dans la vraie vie. Que la violence virtuelle peut faire office de défouloir pour éviter de vraiment passer à l’action mais aussi de sortir un peu de la réalité du monde réel ! Mais tu vas faire appel je suppose, aux politiques pour leur dire d’agir… Tiens, et pourquoi pas citer Ségolène Royal, pourfendeuse du Club Dorothée ? Oh, wait… Comme dit plus haut, les «  PEGI 16 » ou « PEGI 18 », ce n’est pas la note sur 20 du jeu,c’est pour montrer à quel type de public le titre s’adresse.

Je vous laisse sur le dernier paragraphe où elle invoque tous les penseurs français de la Renaissance et des Lumières, disant qu’ils auraient sans douté été d’accord avec elle parce qu’on  « valorise la barbarie au lieu d’élever les esprits ». Oh mon dieu , des armes, du sang c’est barbare ! Mais alors dans ce cas, pourquoi ne pas aller dans les cours de récré des écoles et interdire aux enfants de jouer aux cow-boys et aux indiens ? On a encore trouvé une pasionaria des croisades de moulins… Je rappellerai juste qu’au niveau de l’histoire, notamment si on prend les époques de tous les auteurs qu’elle cite, que la violence a toujours existé. Certes, il n’y avait pas le cinéma ou les jeux vidéo, mais l’idée de s’unir dans la paix n’est apparu que très récemment dans l’histoire des hommes. Et les armes ne se sont  (presque) jamais tues. La Révolution a été une période où tout n’était que paix et amour, bien entendu…

Bon alors ça y est, vous l’avez sentie, la bonne odeur de rance, de poussière ce cet article qui semble tout droit sorti des années 90, racisme latent en prime… Figurez-vous que cette dame est bibliothécaire en plus… Ah ben putain.., avec ce qu’elle a mis aux romans dans un paragraphe, elle doit être bien vide, sa bibliothèque… Nous avons droit à un torchon de la part d’une femme qui croit connaître mieux que personne ce qu’est la culture et retirant aux autres le droit de s’amuser même virtuellement, lire ou voir des films.

Alors oui, les attentats du mois dernier, c’est un drame. Mais stigmatiser les jeux vidéo ou plus généralement la culture actuelle montre juste la recherche de boucs émissaires faciles, notamment au travers de jeunes issus de l’immigration. Je ne cesserai de rappeler que les auteurs d’attentats n’agissent qu’en leur seul nom et non à celui d’une religion, d’un pays, d’une culture.

Je me demande ce qu’en pensent les rédacteurs des rubriques Pixels, Cinéma ou Culture du même journal où est paru ce truc, juste comme ça…

TFGA #15 :mes jeux de 2015

Voici le quinzième TFGA, concept initié par Alex, qui correspond à la fin de l’année 2015. parfait pour que le seizième entame parfaitement l’année 2016 en janvier. Cette fois ci, ce sera le top des 5 jeux qui pour moi, ont marqué 2015 et du coup méritent d’aller sous votre sapin. Le fait d’être devenu testeur pour un site spécialisé m’a permis de jouer à certains d’entre eux ( merci encore à l’équipe de m’avoir accueilli), peut être plus que ce à quoi j’aurais pu jouer et étant resté simple joueur, et donc voici mon top. Bien évidemment, si vous me connaissez, vous devez savoir quel jeu sera en tête…Ou peut être pas…

Top 5 :

5-Life is Strange

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Quoi ? Life is Strange dans le top ? Tout à fait. Je le récompense parce que DONTNOD a pris des risques. Un jeu story driven, certes, mais le retour dans le temps pour modifier les événements est une bonne idée. Découpé en 5 épisodes, le jeu propose une histoire centrée autour de deux adolescentes : Maxine, l’héroine du jeu, timide et sage, et Chloé, rebelle, mais dont le pouvoir de la première pourra changer les choses, mais aussi avoir des conséquences dramatiques. Le jeu montre en fait comment deux jeunes femmes affrontent leurs difficultés dans la vie et ce sera à vous, joueurs, de décider. Si le final est moins ambitieux qu’espéré, le jeu propose toutefois une très bonne histoire. Alors allez-y, il n’a vraiment pas grand chose à envier aux productions Telltale.

4-Splatoon

splatoon-tall-1.0Eh oui. Nouvelle franchise de Nintendo apparue cette année, Splatoon, c’est le plaisir de jeu immédiat. Nous comprenons tout de suite ce qu’il faut faire, sans avoir besoin d’explications superflues : les matchs par équipe de 4 qui consistent à colorer le plus de terrain possible avec sa couleur de peinture deviennent vite très addictifs. Nintendo entretient l’intérêt des joutes en mettant le jeu à jour régulièrement avec de nouvelles arènes et de nouvelles armes, et prouve une fois de plus son savoir-faire.

 

 

3-Fallout 4

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S’il n’est pas forcément dénué de défauts, avec un moteur qui rencontre pas mal de bugs, et une partie RPG qui s’estompe encore un peu plus, Fallout 4 mérite néanmoins votre attention. Son système de combat a été amélioré, plus dynamique et sans recours abusif au SVAV qui ne fige plus l’action. De plus, le système de perks à chaque changement de niveau est juste énorme, et vous n’avez pas fini de vouloir améliorer vos compétences. De plus, le monde proposé, c’est à dire ce qu’il reste du Commonwealth du Massachusetts (un des rares états des US à avoir gardé cette appellation) est très dense vous aurez foule de choses à faire. Chaque bâtiment accessible peut être un donjon à nettoyer. Le nombre d’armes disponibles est encore plus important et les capacités pour les armures sont impressionnantes. De plus, le jeu propose maintenant des ateliers pour améliorer les armes, mais aussi permettant de fabriquer des choses pour les colonies que vous pouvez gérer. Les nouveautés et la liberté donnée dans ce jeu font qu’il mérite de se retrouver au pied du sapin.

2-The Witcher III-Wild Hunt.

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Il est interdit de passer à côté de ce jeu. The Witcher III, c’est l’aboutissement parfait d’une licence qui n’a jamais déçu. Et ça continue ici même. Gerhalt de Riv a retrouvé la mémoire et doit retrouver son élève, poursuivie par la Traque Sauvage. La liberté donnée ici est telle que le territoire que vous aurez à explorer est immense. Le jeu propose une histoire à la fois sombre et mature, dont vos choix affecteront grandement les événements à venir. Les quêtes sont très bien écrites et pas répétitives. Niveau DLC, 16 sont gratuits et d’autres sont payants, mais ces derniers proposent encore de quoi jouer pendant longtemps. Comme quoi CD Projekt Red ne s’est, une fois de plus, pas moqué de nous. Il aurait pu être premier de ce classement si au dernier moment un autre à mon sens ne s’était pas ramené pour rafler la mise.

1-Xenoblade Chronicles X

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Quoi ? Mais t’es fou Jul… Eh bien, NON je ne suis pas fou. Je récompense Xenoblade Chronicles X avec cette première place, parce que c’est le premier JRPG de la huitième génération de consoles et que vous auriez tort de priver la trop délaissée Wii U de ce putain de jeu ( oui j’ai dit« putain », et alors j’ai le droit d’être vulgaire, non?).

Le titre n’est pas la suite du premier Xenoblade sorti 4 ans plus tôt, mais propose comme lui, un monde ouvert, sauf qu’ici le territoire à explorer est réellement immense ! Les 5 continents proposés ont tous leur identité et sont magnifiques. Au niveau des graphismes, il envoie du très lourd, et peut concourir au plus beau jeu et nouvelle référence dans le domaine de la Wii U. D’accord le chara-design est inégal, mais bon…

Le scénario fait dans la SF la plus pure : en juillet 2054, la Terre est la victime collatérale d’une guerre entre deux civilisations extraterrestres. Les humains ont construit en prévision des Arches, c’est à dire d’immenses vaisseaux pour pouvoir trouver une nouvelle terre d’accueil. Mais seules quelques unes parviennent à franchir les défenses ennemies avant que la planète ne soit détruite. La Grande Blanche, après deux ans de voyage, est forcée d’atterrir en catastrophe sur la planète Mira. Est-il possible que les survivants puissent en faire leur nouvelle terre d’accueil ?

Vous incarnez un avatar qui peut aussi bien être un homme qu’une femme, retrouvé amnésique deux mois après l’arrivée sur la planète.Le scénario est intéressant, offre des rebondissements bienvenus mais ne dévoile tout son potentiel que dans les derniers chapitres.

Mais dans Xenoblade X la patience permet d’être récompensé : non WVW69ipQqAYj_7y9WEseulement, le jeu est long et offre beaucoup à faire avec un système de missions, mais lorsque vous obtenez les Skells, c’est carrément autre chose et surtout, au bout d’un moment, on peut voler avec.

En réalité, il y avait longtemps que je n’avais pas ressenti ce feeling sur un RPG japonais. Le genre de truc qui fait revenir devant le jeu parce qu’il y a des tonnes de choses à faire, à explorer et découvrir. Je vous en reparle sans doute début 2016.

Tout ça dans un jeu Monolithsoft, fait par Tetsuya Takahashi, étonnant, non ?

Pensez à eux aussi pour les cadeaux :

Ce n’est qu’un top 5 mais nul doute que si y avait eu plus de jeux à sélectionner, ils auraient pu figurer dans le classement :

Disgaea 5: Alliance of Vengeance_20151005160543

Disgaea 5 est à ce jour le plus vaste jeu de la série. Également très drôle, il dispose aussi de nouveautés et de DLC conséquents. Allez-vous rejoindre Séraphine et la Horde Insoumise pour contrer les plans de Dark Void ? Si vous avez une PS4, aimez l’humour de la série et Nippon Ichi Software, foncez.

 

 

Super Mario Maker pour la Wii U, est un véritable bac à sable version Super-Mario-Maker-AvisMario : En effet, vous créez vos propres niveaux et pouvez ensuite les mettre en ligne dans 4 environnements différents de la série. Ainsi, le monde peut jouer à vos niveaux, qu’ils soient faciles ou difficiles. Le système de création se fait via le Gamepad et très intuitif, il suffit d’appuyer pour poser. Bien entendu vous devez tester le niveau et le finir au moins une fois en intégralité avant de le mettre en ligne, une sécurité permettant d’éviter les niveaux inachevés ou impossibles à finir.

Metal Gear Solid V : The Phantom Pain :

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Un système de missions, une liberté laissée au joueur, Metal Gear Solid V est le dernier baroud d’honneur de Hideo Kojima à la franchise, Konami ayant décidé de se passer de lui. Cette fois cela risque bien d’être le dernier du créateur de la licence.Cette exclusivité PS4 raconte l’histoire des mercenaires emmenés par Big Boss et Ocelot. Très bien réalisé, ce jeu, qui se déroule 9 ans après Ground Zeroes qui était un prologue à celui-ci, mérite toute votre attention, notamment si vous êtes fans de la franchise.

Surtout pas!!!

Cela fait long pour un TFGA, mais je ne peux m’empêcher de vous dire que si on vous offre les deux titres qui vont suivre, c’est que soit Papa Noël est vraiment une ordure, soit on ne vous veut pas que du bien. Voici donc une petite partie « flop » :

On commence avec Tony Hawk Pro Skater 5. Là, j’ai envie de dire : Quel tony-hawk-s-pro-skater-5-revealed-series-returning-gameplay-heyday-1116426Gâchis. Activision en avait elle encore quelque chose à faire d’une licence qui était depuis 1999 la référence dans ce sport ? On ne dirait pas vu la tonne de bugs et de glitchs que se trimbale le truc, jusqu’à le rendre injouable. Autrement dit, pour gagner du fric, Activision a sorti un jeu PAS FINI. Résultat ? Des vidéos sur le net pour se moquer du jeu, et un éditeur obligé de sortir en catastrophe un patch de correctifs plus grand en taille que le jeu lui même ! Vendre ça au prix fort, c’est carrément de l’arnaque.

WVW69ikv1KsWaWps-9On poursuit avec Rodea The Sky Soldier sur Wii U. Celui là, il avait tout pour être sympa. Et l’oncle ou la tante croyant faire plaisir au neveu de 7/8 ans en voyant le héros voler. Et puis un jeu fait par Yuji Naka, un ancien de Sega qui a réalisé Nights Into Dreams sur Saturn, c’est forcément bien, non ? NON. Là, il s’est complètement planté. D’accord le character-design est sympa, l’univers aussi et le jeu est assez long. Pour le reste… Les graphismes sont largement en dessous de la moyenne pour la Wii U qui est une console HD, les décors sont vides, bourrés d’aliasing et le tout n’est pas fluide. Les niveaux sont anarchiques et le jeu revient à d’anciennes mécaniques qui s’avèrent très frustrantes. Mais s’il avait été jouable il aurait pu devenir honnête. Mais non ! Le jeu n’est déjà pas facile à prendre en mains avec toutes les commandes, mais si en plus, le curseur trop sensible, et la caméra complètement folle s’y mettent on ne s’en sort plus ! Impossible de faire un simple saut sans risquer de se planter ! Impossible de voir les projectiles ennemis ou même les ennemis tout court !

En réalité, le jeu a eu un parcours assez chaotique et était prévu au départ pour la Wii, avant d’être porté sur sa petite sœur. Ça ne pardonne pas ses tares mais ça permet de les expliquer. Autrement dit, il serait certainement plus jouable avec la Wiimote mais cette version ne la prend pas en compte. C’est ballot…Très franchement, un enfant s’amusera largement mieux avec tout le reste de la ludothèque de la console. Et ce n’est pas ce qui manque sur Wii U, à commencer par Mario.

Voilà pour ce TFGA 15 enrichi formule ++, basée sur mon expérience de jeux,  qui est un peu mon cadeau de Noël . C’est en effet cette année que j’ai commencé à faire ce concept, bien que j’ai commencé auparavant à faire des petits classements par moi-même. Maintenant, bonnes fêtes de fin d’année et rendez-vous en 2016 pour le prochain.

Les 20 ans de Suikoden

Suikoden_packaging01

La saga Suikoden est moins connue que d’autres en matières de RPG mais il n’empêche qu’elle a fêté hier ses 20 ans d’existence. Le premier jeu de la saga vit le jour en 1995 au Japon. 

Depuis,  il y aura eu  quatre autres jeux canoniques, un Tactical, deux Suikogaiden, un Card Stories et Tierkreis, ce dernier étant sorti sur 3DS. 

Suikoden  a été développé par Konami et reprend le principe du roman classique chinois Au Bord de l’eau, où 108 personnages, les  Etoiles du Destin, s’allient autour d’un leader pour  sauver une nation d’un tyran.

Le premier jeu reste graphiquement assez simple et dépouillé, et très court, mais posait déjà les principes que nous retrouverons ensuite. je vous envoie à cette critique pour plus de détails.

Le deuxième épisode reste le préféré des fans. Même s’il n’atteint pas les performances graphiques des FF, il est nettement mieux sur ce plan, avec des sprites plus grands et détaillés. Mais le point fort  du jeu est son histoire. Suikoden II a su développer un trio inoubliable, des personnalités fortes et les situations dramatiques ne manquent pas . Il est également beaucoup plus long et propose plusieurs fins, dont une « anticipée ».

Le III   est le premier sorti sur PS2 et est resté un mystère en Europe jusqu’à l’été dernier, date où il est devenu disponible, en anglais, via le PS Store de la PS3. Il instaure un système de trinité où l’histoire peut être vue tour à tour par un des trois rôles principaux du jeu, avant qu’ils ne s’unissent.

Le IV devait signer le retour de la série, notamment en Europe et… ce ne fut pas vraiment le cas. Système de combat modifié, indigne de la console au niveau technique ( voyez la tête du héros, au moins ceux du III avaient de la gueule), lourd avec des combats beaucoup trop fréquents et  une histoire  peu intéressante, il est à mon sens LA déception la série.

Suikoden V sortit en 2006 et reste le dernier épisode régulier de la série. Bien qu’il mette du temps à démarrer, le jeu s’en tire mieux au niveau graphique ( sans atteindre des sommets),  propose une belle histoire et surtout, la quête des 108 étoiles est plus difficile : vous pouvez en effet manquer certains personnages si vous ratez les créneaux pour les recruter!  Le système de combat a été révisé et le retour à 6 combattants lors des batailles de terrain est bienvenu, mais les duels demandent cette fois de réfléchir vite, et les batailles tactiques sont devenus de véritables petits STR, de très bon points à mettre à son crédit.

Cet épisode a réconcilié les fans avec la série, sans prétendre détrôner toutefois le deuxième.

Ces épisodes, sauf le III qui n’était pas sorti en Europe, ont des critiques dans la rubrique  « Grandes Sagas Vidéoludiques » du blog. 

J’ai très peu joué au Tactics, qui se déroule dans l’univers maritime du IV, mais j’ai pu poser mes mains sur Tierkreis. Et à mon avis, le jeu s’éloigne trop de l’esprit d’origine pour prétendre appartenir à la série. 

Voilà, bon anniversaire à une série de RPG qu’on aurait dans l’ensemble tort de bouder, mais dont on sait, notamment  avec ce qui se asse chez Konami, qu’on a très peu de chances de revoir un épisode sur console portable ou de salon un jour. Ils reste seulement les souvenirs des jeux, si ce n’est y rejouer par nostalgie.

 

Nolife ou le miracle de Noël

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Nous ne croyons pas vraiment sur ce blog aux miracles de Noël, mais s’il devait  y en avoir un en 2015, il est un peu en avance. Comme vous le savez, nous aimons une petite chaîne du câble et de l’ADSL du nom de Nolife. Et j’avais dit en septembre que non seulement la rentrée avait failli ne pas avoir lieu, mais en plus, qu’elle risquait de  fermer à Noel, sans voir 2016. 

Trois mois plus tard, il est désormais établi que que Nolife verra bien 2016.  Cela a été confirmé hier dans la rubrique « Le Point sur Nolife » lors du 101 Pur 100 qui avait lieu en direct. Le soulagement a été grand pour tout le monde même si une telle issue était loin d’être acquise il y a encore quelques jours.

Vous allez me dire « mais elle ne va jamais fermer! Trop facile de demander et de faire des appels aux dons via Noco!  Nolife se fout de nous! » Et je peux vous dire que j’ai vu de tels rageux sur les réseaux sociaux. Et ces gens là ne savent pas de quoi ils parlent. Si Sébastien Ruchet confirmait dans les rubriques depuis la rentrée que  la chaîne était en danger et qu’il n’était pas évident  qu’elle voit 2016, il n’a jamais lancé d’appel aux  abonnements ni de nouvelle campagne de mails pour inciter les gens pendant cette période.  

Un redressement pour mieux aller de l’avant

Mais il semblerait que maintenant les choses soient différentes. Certes, les abonnements à Noco permettent de revoir les vidéos de la chaîne mais apparemment le plan de sauvetage semble tenir la route. Nous allons  faire ici un cours de droit simplifié, mais elle a décroché  la mise sous redressement judiciaire.  Cette  spécificité du droit français  offre beaucoup d’avantages et un gros inconvénient. Elle permet de geler les dettes en cours, les comptes sont sous le contrôle d’un administrateur judiciaire, et la durée va de 6 à 18 mois. Cela permet aussi la poursuite de l’activité de l’entreprise. La seule contrainte étant que Nolife n’aura pas le droit de contracter de nouvelles dettes, et en cas de manquement, le fameux administrateur  pourra prononcer la liquidation  judiciaire, et ça, ce n’est franchement pas bon.

Mais Sébastien a annoncé d’autres bonnes nouvelles : la chaine a réussi à équilibrer ses comptes,et a trouvé des partenaires pour « ne pas faire que vivoter » selon les mots du Président.  Nous espérons tous que cela sera suffisant pour combler le manque de pubs, et  même si cela reste encore assez flou,  nous ne pouvons que souhaiter le meilleur à la chaîne d’autant que l’équipe en place gardera le contrôle de ce qu’ils ont créé. Le combat n’est pas encore gagné, il faut que les choses se mettent en place, mais la lumière n’est plus très loin. En attendant le meilleur moyen de les aider reste de s’abonner à noco.

Pourquoi  aimons-nous Nolife ?

Parce que Nolife, ce n’est pas n’importe quelle chaine de TV. C’est grâce à elle que C2J et moi nous sommes connus grâce au forum, et que nous faisons ce blog à deux.  Mais il n’est pas le seul. J’ai participé à la première IRL parisienne des membres du forum en 2008. Et au fur et à mesure, certains sont devenus de véritables amis.  J’ai toujours la bannière que les membres du staff et du forum ont signé lorsque j’étais malade.  Et je la relis régulièrement, ça me redonne du courage.De même lorsque j’étais sur Toulouse. Donc au niveau sociétal, elle m’a beaucoup apporté. Et je vais démentir tout de suite une chose, non je ne suis pas payé pour en faire la promo. Si nous en parlons c’est que nous aimons, rien de plus.

Rien que pour ça, il eut été dommage que cette chaîne singulière s’arrête.  Son traitement du jeu vidéo, c’est du jamais vu en France, et elle reste la chaîne qui passe le plus de J-Music à l’heure actuelle ( et non il n’y a pas que des idols, n’en déplaise aux mauvaises langues) et qui parle  le plus de la culture japonaise ( Japan in Motion et Esprit Japon). Oui elle apporte quelque chose de plus  dans le monde de la télévision française et je n’aimerais pas qu’elle disparaisse.

Pour ajouter aux bonnes nouvelles, Nolife Mugen déjà disponible sur Twitch, est maintenant visible via Youtube. Ce flux retransmet le contenu jeux vidéo de la chaine, sans la J-Music, mais il y a déjà largement de quoi faire. Et en plus il est totalement gratuit.

Donc, Nolife est encore là, et nous l’espérons, encore pour longtemps.

Julius