Archives Mensuelles: février 2019

Cinévrac : 3 films sinon rien !

Bienvenue dans un nouveau Cinévrac. Il n’y a peut-être plus de saisons mais en tout cas vous aurez cette fois droit à trois films, et du très bon, avec Alita Battle Angel, Dragons 3 et Ralph 2. 0. Autant dire du très lourd.

Alita Battle Angel : Film Paradoxal mais bonne adaptation

Dossier très épineux, pour ne pas dire  » casse-gueule » que ce Alita : Battle Angel produit par le duo Cameron/Landau et réalisé par Robert Rodriguez. Projet dans les cartons depuis des années, il voit enfin le jour sur grand écran. Quand on voit ce qu’a donné Ghost in the Shell avec Scarlett Johannson, et la première bande-annonce qui n’incitait pas à l’optimisme, j’ai finalement été très agréablement surpris. Gunnm, pardon Alita (nom américain de Galy) est sans doute la meilleure adaptation de manga par le cinéma hollywoodien . D’accord, ce n’était pas bien dur, mais tout de même, lorsque j’ai vu des gens qui appelaient à boycotter le film à cause des  » gros yeux » de l’héroïne, franchement il n’y a pas de quoi. Notamment parce qu’au bout d’un moment… On y fait plus attention. Le point de contestation ne doit pas se trouver là.
En gros, le film est un condensé des trois premiers volumes du manga. Pour faire tenir ça en deux heures, ils ont dû pas mal élaguer, et pourtant, ça passe plutôt bien. Pourquoi ? Parce que Rodriguez ne s’est cette fois pas contenté de reproduire case par case le matériau original, piège dans lequel il est tombé pour Sin City. S’il a su tirer l’essentiel du manga, il a su aussi s’en affranchir pour prendre des libertés plutôt bienvenues. Mais il parvient également, de fait, de ne pas tomber dans un piège hélas trop répandu dans le cinéma : américaniser sa production à outrance. L’adaptation ciné de Metro 2033 rencontre des difficultés à cause de ça.
Dans le manga, rien n’indique que cela se passe forcément au Japon. Donc, rien non plus pouvant expliquer que le film se passe aux Etats-Unis. Finalement, Iron City ressemble beaucoup à une ville sud-américaine,comme en témoignent les panneaux des magasins, mais cela donne une ambiance particulière au film. On y découvre une cité pauvre, certes, mais chaleureuse et pleine de vie. Zalem apparaît comme rutilante, mais froide. Et comme dit le méchant de l’histoire, joué par un Maershala Ali manipulateur à souhait  » il vaut mieux régner en enfer qu’être esclave au paradis ».
Le film reprend le contexte de départ : Gunnm, je voulais dire Alita, ( je ne m’y ferai jamais) se passe trois siècles après un événement appelé « L’Effondrement » et le professeur Ido trouve dans une décharge une tête de cyborg avec un cerveau encore intact. Il lui donne donc un nouveau corps.
Au niveau du scénario, le mélange passe très bien, comme je l’ai déjà mentionné plus haut. On pourra reprocher de grosses ficelles et des raccourcis, ainsi qu’un début un peu poussif, et une romance qui fait traîner un peu le long-métrage en longueur. Mais il y avait longtemps que je n’avais pas vu une aussi belle mise en scène lors des séquences d’action. C’est lisible en tous points, inventif et on notera aussi une utilisation judicieuse du Bullet Time. Le Motorball s’intègre très bien à l’intrigue centrale. Bref, ça claque fort une fois que le film décolle.
Et ce d’autant plus qu’Alita est techniquement bluffant. Les équipes de Weta Digital déjà à l’origine des effets spéciaux de la trilogie du Seigneur des Anneaux, a fait un travail magistral. Il y en aura toujours pour crier à la bouillie numérique excessive ( « on diré un manèje »-coucou le critique de Libé-), mais il n’empêche, on a droit ici à du pur cinéma de divertissement comme on en fait plus.
Galy/Alita est sans doute la plus humaine des guerrières et le montre notamment en tombant amoureuse ou en s’émerveillant des choses simples.
C’est vrai, on regrette que Ido soit traité trop vite, et Shiren aussi. Il y a beaucoup à dire et les puristes pourront toujours regretter des choses. Pourquoi ces arcs narratifs et pas les autres ? Et on sent clairement qu’il a fallu rentrer dans un moule de deux heures… Et à vrai dire,une adaptation ne peut pas coller totalement au matériau d’origine. On peut aussi contester le fait que l’oeuvre a été édulcorée par rapport à la violence d’origine,les choses les plus gores sont hors champ, mais c’était sans doute le prix à payer pour rendre le film plus accessible. Cependant, ce n’est pas devenu non plus le monde des Bisounours, très loin de là.
Et on ne peut pas reprocher au film d’avoir une personnalité, ce qui manque tout même à pas mal de productions actuelles. Et il offre de purs moments de kiff intégral lors des scènes d’action.
Alita : Battle Angel est un film rempli de paradoxes. Les énumérer ici prendrait trop de temps. Mais en sortant de la salle, je n’avais qu’une envie : en voir encore plus.

En salles depuis le 13 février 2019.

Dragons 3 : une belle conclusion à la trilogie

Dragons 1 et 2 sont souvent décrits comme de sérieux concurrents aux productions Disney ces dernières années. Et il est vrai qu’il est dur de ne pas tomber sous le charme de Krokmou le Furie Nocturne. Dragons 3 poursuit et termine le cycle entamé en 2010 (déjà !). On y retrouve donc une technique globale encore plus affinée, et les CG sont vraiment très belles.
Cette fois, Harold est désormais le chef de Beurk, et il continue à sauver les dragons des Trappeurs. Plusieurs problèmes se posent cependant : la tribu commence à manquer de place et est désormais la cible privilégiée des trappeurs. Que faire pour loger tous ces dragons et éviter d’être trop visibles ? Lorsqu’une Furie éclair femelle arrive, Krokmou tombe sous son charme…
Dragons 3, bien qu’ayant un scénario assez léger au final, se veut toujours aussi enlevé en termes de rythme. Il développe des thèmes adultes comme l’émancipation, la séparation et le changement.
Une fois de plus, Krokmou assure le spectacle, Harold découvre qu’il n’est pas si facile que ça d’être chef mais qu’il peut compter sur son amie de toujours, et les sidekicks sont toujours aussi énervants, pour ne pas dire stupides concernant certains villageois. Rien de nouveau sous le soleil donc, si ce n’est que certaines scènes sont magiques. La découvertes du monde caché du titre, notamment vaut son pesant de visionnage.
Je regrette juste que le méchant soit raté : en gros vous prenez Hadès d’Hercule, vous le transformez en humain ayant des cheveux blancs, vous mettez les mêmes expressions, et vous obtenez un type qui ne pense qu’à massacrer les dragons et qui grimace en permanence. J’aurais aussi aimé une bataille finale moins expédiée.
Mais bon, au moins, on ne s’ennuie pas, et le sous-texte du métrage est aussi bien trouvé. Dragons 3 est une belle conclusion à la saga.

En salles depuis le 6 février 2019.

Ralph 2.0 : Encore une histoire d’amitié

J’ai grandement aimé Les Mondes de Ralph, déjà sorti il y a plus de six ans. Le temps passe…
La grande force du métrage était qu’elle racontait une histoire d’amitié et était une ode à la différence, plutôt qu’un empilement de référence bête et méchantes de jeux pour satisfaire uniquement les gamers. Bref, un film « feel good » qui le faisait savoir en sortant de la salle.

Ralph 2.0 raconte lui aussi une histoire d’amitié. Mais attention, il n’est cependant pas une redite du premier film. A la suite d’une mésaventure, le volant de la borne du jeu dans lequel joue Vaneloppe Van Schweetz, Sugar Rush, est cassé et le proprio de la salle d’arcade menace d’enlever la borne d’ici la fin de la semaine si celle ci n’est pas réparée. Vaneloppe et Ralph décident donc de parcourir les Zinternets pour trouver un volant de rechange…
Le film décrit bien comment une amitié forte peut également devenir toxique. En effet, on ne peut pas empêcher quelqu’un de réaliser ses rêves, ses ambitions, au prétexte de l’amitié. Et comme Internet est un nouvel univers, on y trouve toutes les références du web 2.0 Certaines sont connues, d’autres moins, mais les grosses pointures sont là… Histoire de faire un peu de pub gratuite.

Une autre force du film est son écriture. Il y a de bons dialogues, c’est souvent drôle, et François-Xavier Demaison reprend son rôle de Ralph, tandis que Dorothée Pousséo fait une Vaneloppe toujours aussi pétillante en VF.
Certaines scènes sont justes géniales, comme la course-poursuite avec le bolide, ou encore les deux scènes avec les Princesses Disney. la firme, si elle s’offre aussi une publicité dans son propre film, sait aussi se moquer d’elle même.
Techniquement, si ça n’atteint pas la qualité visuelle d’un Pixar, c’est toujours aussi propre et regardable.

Toujours aussi inventif, le film arrive à éviter de nouveau l’écueil d’empilements de noms pour gamers et geeks. Et même si le message est léger, il dit tout de même de rester prudent sur Internet, pour éviter certaines rencontres fâcheuses.

Et ne ratez pas à la fin les deux scènes post-générique. Je vous laisse la surprise, mais lors de ma séance, la moitié du public avait déjà quitté la salle avant même la première… Et nous devions être dix maximum à être au courant qu’il y en avait une deuxième. Bref, vous êtes prévenus si vous désirez voir cette très bonne suite, même si elle ne bénéficie plus de l’effet de surprise qu’avait le premier film.

En salles depuis le 13 février 2019.

Voilà, c’est tout pour ce Cinévrac. A bientôt pour un nouvel article.

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Dépoussiérage

Non, le blog n’est pas mort… Il faut juste que je trouve le temps d’écrire…

C’est vrai, il n’y a pas grand chose depuis le début de l’année. Mais ça va changer. Je vais essayer de trouver du temps pour ajouter du contenu. Par exemple, en reprenant l’écriture de critique de jeux, qu’ils soient actuels ou rétros. Je vous réserve quelques surprises, d’ailleurs, à commencer par un gros cinévrac qui arrive avec pas moins de 3 films critiqués, et pas des moindres.

Coté jeux vidéo, je vous promets depuis longtemps un retour sur Golden Sun. Le texte est prêt, mais je dois encore faire quelques captures d’écran pour illustrer.

Ensuite, je vous réserve quelques tests de jeux PS4 et même un… sur Switch. Mais il me faudra un peu de temps. Voilà…

Geek Contest #23 : L’antiquité

Je sais, j’ai raté quelques Geek Contest ces derniers temps, mais peut-être les rattraperai-je un jour. Donc prenons le train en marche, et faisons donc ce nouveau Geek Contest consacré à l’Antiquité.

L’Antiquité est une période historique, qui varie selon les civilisations est les continents. En Europe, les historiens s’accordent à dire que la prériode commence au quatrième millénaire avant Jésus-Christ, aux environs 3500 ou 3000 av. J-C. la date n’étant pas fixe. En réalité, cela correspond à l’adoption de l’écriture par les civilisations méditerranéennes. On retient aussi l’essor des civilisations Grecques et Romaines avec leurs grands empereurs. La fin de l’Antiquité en Europe correspond à la chute de l’Empire Romain d’Occcident, en 476 après Jésus-Christ avec le dépôt de Romulus Augustule ( pour info, il n’avait que 16 ans).

Voilà, après ce bref rappel historique qui comporte plein d’oublis et je m’en excuse, le Geek Contest du mois consiste, comme d’habitude à trouver un jeu vidéo, un film, une série, un livre, et un personnage ou un objet en rapport avec la période. Voici ma sélection :

Le jeu vidéo : Caesar III

Je sors un vieux jeu vidéo de mes souvenirs. Caesar III était livré avec l’ordinateur familial qui devait assurer le passage à l’an 2000 sans bug du tout. Je me souviens avoir passé des heures sur ce jeu mêlant à la fois gestion et guerre dans l’empire Romain. Ma sœur y a sans doute passé encore plus de temps que moi, c’est dire. Et il ne fallait pas non plus oublier de vénérer les dieux, sinon, ces derniers vous faisaient part de leur mécontentement, avec par exemple, la disparition de la moitié de vos récoltes, pouvant entraîner à terme une famine.

Le film : Gladiator

Ridley Scott filme de façon magistrale la déchéance d’un général romain, fidèle lieutenant de l’empereur Marc Aurèle, en quête de vengeance envers l’empereur Commode, qui l’a déchu et assassiné en prime, sa famille. Un peu long, mais magistral. les prestations de Russel Crowe et Joaquin Phoenix sont magistrales.

La série : Xéna la princesse guerrière

Vieux souvenir là aussi. Je me souviens que la série, qui un dérivé d’Hercule, était sensée se passer pendant l’Antiquité. Mais en réalité, Xena prenait de nombreuses libertés avec l’époque de base. Ce n’est pas grave, car il y avait de chouettes scènes de baston et ce n’était pas tous les jours qu’on voyait une femme badass comme Lucy Lawless. Il est désormais avéré que TF1 a censuré sa romance avec Gabrielle, une barde qui a décidé d’accompagner la guerrière afin de chroniquer ( en un seul mot) ses exploits. Leur amour sortira du placard avec les bons dialogues lorsque la série sera rediffusée sur TF6. Sur une chaîne câblée, c’est sur, l’audience est plus confidentielle, donc on risque moins de choquer les esprits coincés. Et croyez-le ou non, un jeu vidéo exploitant la licence est également sorti sur PlayStation.

Les livres : Astérix

Evidemment que le petit Gaulois se doit de figurer dans ce Geek Contest. La La BD , bien que sur le déclin ces derniers temps, a été reprise par les deux assistants d’Uderzo. Je ne reviendrai pas sur Latraviata, la Galère d’Obélix ou Le Ciel lui tombe sur la tête (et j’inclurais aussi La Rose et le Glaive) à moins que je ne me fâche. Le matériau de base, prenant là aussi des libertés avec l’époque, a été décliné en de nombreux jeux vidéo et en films. On est d’accord que le meilleur long-métrage animé est Les 12 travaux d’Astérix ( bien que le Secret de la Potion Magique s’en approche), et le meilleur film est Mission Cléopâtre. Ça ne souffre aucune constation.

Personne célèbre : Jules César

Caius Iulius Caesar IV de son vrai nom, est l’ennemi juré d’Astérix et Obélix dans l’oeuvre de Goscinny et Uderzo. S’il n’affronte pas les Gaulois directement, les troupes romaines en bavent. Et les auteurs s’arrangent souvent pour lui rendre sa dignité à la fin des albums.

Dans la réalité, César était un stratège hors-pair. Il a conquis la Gaule et fait de Rome un empire, séduit Cléopâtre ( moins belle que ce que l’on pourrait penser), écrit des livres très intéressants sur ses conquêtes (Commentaires sur la guerre des Gaules est reconnu comme une source historique fiable). Bref, c’était un type qui avait de l’ambition. Peut-être trop. En voulant se faire nommer dictateur à vie, il s’attira les foudres de beaucoup, dont certains sénateurs, qui fomentèrent un complot contre lui. César mourut assassiné par 23 coups de couteaux lors des ides de mars ( comprendre le 15 de ce mois) en 44 av. J-C. Le pire, c’est que Brutus, son fils adoptif , lui porta le coup de grâce.

Voilà, c’est tout pour ce Geek Contest. A bientôt pour un nouvel article.