Archives Mensuelles: août 2018

[Critique cinéma] : Mission Impossible : Fallout

Rares sont les sagas cinéma à devenir meilleures au fil du temps à mesure que les épisodes sortent. Pour Mission impossible, le cas est un peu particulier, vu que deux épisodes de moindre envergure ont vu le jour après la sortie du premier film.
Et donc, en 2018, c’est le sixième Mission Impossible qui sort. Après un excellent Rogue Nation qui m’avait laissé sur le postérieur à plusieurs niveaux ( la course-poursuite de fin, absolument géniale) , les producteurs (dont Cruise lui-même) auraient tort de changer une formule qui gagne…. Dont acte. Même casting principal, même réalisateur. On prend les mêmes et on recommence donc ? Pas tout à fait.

Mais Fallout est la suite directe de Rogue Nation. En effet, si Solomon Lane, le chef du Syndicat a été arrêté par Ethan Hunt et sa bande, ses membres se font désormais appeler « Les Apôtres », et continent leurs activités, ils ont  même réussi à dérober trois charges portables de plutonium, représentant ainsi une menace pour le monde.. Manipulant un expert en armes nucléaires complice du groupe terroriste, L’IMF arrive à arranger un rendez-vous pour récupérer les charges. Mais il tourne mal, et une fois de plus, la légitimité de Mission Impossible est de nouveau remise en cause, notamment par la CIA qui leur colle dans les pattes un agent (Henry Cavill) chargé de surveiller ses activités…
Fallout remplit tous les critères du film d’action, jusqu’à l’excès, ce qui est à la fois sa force et sa faiblesse. Au Niveau des forces, j’ai adoré certaines séquences, dont la poursuite à moto dans Paris, qui prouve les talents de Christopher Mc Quarrie en tant que réalisateur. J’ai également aimé certains rebondissements, assez inattendus, il faut bien le dire. D’un côté, il ne faut jamais se fier aux apparences dans un MI… Et je n’aurais pas été contre un cliffhanger de malade clôturant le film… Au niveau de sa faiblesse, je dirais que c’est le dernier acte, qui se déroule au Cachemire. Si l’équipe doit effectivement gérer trois fronts, il m’a paru trop long. Était il utile de faire autant de séquences ?
Au niveau des personnages, on grille assez rapidement le méchant, c’est vrai. Même si le film est très centré sur Hunt, on notera aussi que Benji Dunn prend un peu plus d’importance et ne se limite pas à son rôle de « comic relief », Luther sert aussi à quelque chose. Henry Cavill s’en tire également très bien .
Surprenant et bien réalisé, explosif et jouissif, Mission Impossible : Fallout est vraiment une belle surprise.

affiche MI Fallout

Mission Impossible : Fallout

Réalisation : Christopher Mc Quarrie

Genre : espionnage

Avec : Tom Cruise,  Henry Cavill,  Rebecca Ferguson, Simon Pegg, Alec Baldwin, Ving Rhames, Sean Harris…

Durée : 2h 28

Distribution : Paramount Pictures France

En salles depuis le 1er aout 2018.

 

 

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J’ai testé : la salle Dolby Cinéma

Il y avait longtemps que je n’avais pas ouvert mon blog… Regardez moi cette poussière… Ça sent le renfermé… Et des toiles d’araignées en plus…  Raison de plus d’y revenir, avec l’histoire de ma séance ciné des vacances.

J’avais décidé de faire un tour à Toulouse, histoire de réveiller quelques souvenirs. Mais le ciel avait du mal à se décider, entre orages et beau temps.Alors arrivant sur la place Wilson, je me suis demandé quoi faire. Et sur cette place, il y a un cinéma Gaumont. Ça tombe bien, j’ai un pass qui permet d’aller chez Gaumont ou chez Pathé. En passant devant je vois l’affiche « Dolby Cinéma ». Au vu du temps, je me suis dit que ce serait une bonne occasion de tester cette salle.

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J’entre et je demande à la jeune femme au guichet s’il reste des places pour Mission Impossible : Fallout en Dolby.

Elle, toute souriante, m’explique ce que c’est en me disant que les ingénieurs de Dolby étaient venus de Los Angeles pour la concevoir. Elle me dit que c’est autre chose que l’IMAX. Et que je vais pénétrer dans la plus grande salle Dolby d’Europe avec 327 places. Rien que ça ! Au contrôle, on me remet des lunettes, qui seront à rendre à la fin de la séance. C’est les mêmes que j’ai eues pour la séance Imax de Star Wars VIII (que j’ai adoré et je vous emm…bête. Mais si je dois dire pourquoi j’ai apprécié que Ryan Johnson casse le jouet des prétendus fans j’y passerai trop de temps), signe d’une technologie au Laser. En revanche Gaumont est resté muet quand j’ai demandé combien cela avait coûté, un tel joujou. Mais j’estime que cela à dû être moins élevé qu’un IMAX (5 millions d’euros pour la salle la plus proche de chez moi, ils ne s’en sont pas cachés). D’ailleurs, cette technologie aurait été difficilement faisable dans ce multiplexe en centre-ville.

En déambulant dans le cinéma,propre et très clair, très blanc avec des indications en rouge ( les couleurs de Gaumont), j’avais l’impression d’évoluer dans un vaisseau spatial.

J’arrive donc devant la salle. Là, un panneau m’indique l’entrée. J’arrive dans un couloir avec un écran à ma gauche et une lumière bleutée et des murs noirs avant de franchir la porte. Pour tout dire ça contraste vraiment avec le reste du ciné, en inversant les couleurs ( noir/bleu  alors que le reste est blanc/rouge). Je suis arrivé par le bas de la salle. L’écran est de bonne taille. Pas autant qu’un IMAX mais suffisamment grand pour permettre une vision optimale.

Les fauteuils sont en cuir ou simili-cuir, grands, et permettent une assise très confortable. Mieux, ils disposent tous d’une tablette amovible, et surtout, sont inclinables en pressant juste un bouton. Il y a 2 mètres d’espace entre chaque rangée de fauteuils De fait, on peut regarder un film en étant quasiment allongé, en sirotant une boisson. Bref, niveau confort du spectateur, c’est très bien.

Niveau technique, c’est en réalité la combinaison du son Dolby Atmos qui équipe certaines salles des réseaux de cinéma et le procédé Dolby Vision. L’image est nette claire, même en 3D. Le contraste est saisissant. Je dis ça, mais c’est vraiment le cas.

Pour le son, comment dire… Jamais il n’a été aussi bien défini et pur. Le procédé Atmos vous ajoute une nouvelle spatialisation sur plus de 80 canaux. On se croirait vraiment dans le film et le moindre bruit s’entend clairement.

Bref, une séance Dolby, c’est une séance tout confort, à condition toutefois de payer un peu plus cher qu’une séance normale. Comme j’ai un pass, j’ai payé le même prix que pour un supplément IMAX. Donc, comptez jusqu’à 18 € pour en bénéficier. Je sais, ils ne se privent pas.

Alors ayant testé les deux, qu’est ce que je préfère ? L’IMAX ou le Dolby ? Je dirai que les deux ont leurs avantages . Ils proposent tous les deux une ambiance immersive dans le film. La première technologie allie son haute qualité avec un écran géant à côté duquel on se sent vraiment petit. Il y a aussi une assise confortable et les rangées son très espacées.

Pour le Dolby, on a droit à une tablette pour ses affaires sa bouffe et surtout, le droit de positionner son fauteuil comme on l’entend. Si le film est ennuyeux, au moins, on pourra piquer une sieste. Imaginez Deep Impact (1998) dans ce confort, c’est l’endormissement direct…

Mais n’oubliez pas, ces salles de luxe nécessitent de payer plus, donc représentent, surtout à plusieurs ou en famille, un investissement. Donc, cela doit rester très occasionnel. Comme un genre de petit plaisir de vacances.

Et qu’est ce que j’ai pensé de Mission Impossible : Fallout ? Réponse demain pour votre article du dimanche! 

Merci au Gaumont Wilson de Toulouse pour l’expérience Dolby Cinéma.