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[Critique Jeu] Final Fantasy XII : The Zodiac Age

Longtemps espéré, le douzième Final Fantasy s’est fait attendre, après un onzième épisode qui tenta l’aventure du online. Le dernier épisode solo était donc Final Fantasy X, à une époque où Square et Enix n’avaient pas encore fusionné… Mais l’accouchement de cet épisode n’a pas été de tout repos, et pour cause… Square a décidé de confier la gestion de cet épisode à l’équipe Matsuno, qui a produit les fantastiques Final Fantasy Tactics et Vagrant Story. Deux jeux maîtrisés à la perfection, c’est dire le degré d’exigence mis dans cet épisode. Mais Square ne pouvant attendre trop longtemps, après maints reports, décida d’accélérer les choses. Voilà en gros pour l’histoire de la genèse du titre.

Final Fantasy XII est donc le fruit de quatre ans de travail, avec un développement chaotique qui a mené au départ du fondateur d’Ivalice de Square Enix, bien qu’il ait continué à bosser avec la nouvelle équipe pour sortir une version achevée. Le résultat fut grandiose bien qu’il ne contienne que la moitié des éléments qu’avait prévu Matsuno.

Dix ans plus tard, voici la version The Zodiac Age, remaster venu depuis peu sur PS4. La question est : le jeu vaut-il le coup d’être rejoué ? Réponse dans cette critique.

Cela fait de plus longtemps que je voulais vous parler de Final Fantasy XII. Parce qu’il est un épisode qui compte pour moi, parce que je l’ai apprécié, mais cela ne s’est pas fait pour diverses raisons. La sortie du remaster  est l’occasion de le faire. Accrochez-vous, nous partons tout de suite en Ivalice, le monde imaginé par Matsuno.

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Ivalice, ça glisse

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En Ivalice, il y a longtemps que l’empire de Rozarria et l’empire d’Archadia se font une guerre permanente, très souvent au détriment des petites nations de la Péninsule Galtéene prises en sandwich par les deux puissances. Et pourtant, en l’an 704 du calendrier Valendien, c’est jour de fête à Rabanastre, capitale du petit royaume de Dalmasca. En effet, la princesse Ashelia B’nargin Dalmasca, héritière du trône, se marie avec le Prince Rasler de Nabradia, le royaume voisin. Mais voilà, Archadia, dans une politique d’invasion agressive, envahit le soir même Dalmasca en attaquant la forteresse de Nalbina qui fait office de frontière. Rasler insiste pour participer à la bataille. Malheureusement, il se fait tuer par une flèche d’un soldat ennemi. Dalmasca perd la forteresse, et se fait de surcroît envahir. Le petit royaume est contraint de déposer les armes et de signer une capitulation sans condition, car ce qui a été perdu dans le déshonneur et par le fer se devait d’être signé avec un pacte de sang. De plus, la princesse Ashe, accablée de douleur, a mis fin à ses jours.

Deux ans ont passé. Vaan, jeune homme de 17 ans est un orphelin de guerre. Malgré les remontrances de son amie Penelo, il s’est juré de se venger d’Archadia, qui lui a tout pris, notamment son frère Reks. Lorsque le jeu commence, Rabanastre, la capitale, accueille Vayne Solidor, le nouveau consul venu d’Archadia, et fils de l’empereur Gramis.

Vaan réussit à s’infiltrer dans le château pour aller voler un trésor mais les choses ne vont pas tourner comme prévu… En réalité, il va se trouver au cœur d’une aventure dont les enjeux le dépassent. Oui, l’épopée de Final Fantasy XII.

La première chose que nous pouvons constater,c’est que les enjeux politiques sont beaucoup plus présents qu’avant dans la saga.

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Quiconque a joué à Final Fantasy Tactics ou Vagrant Story rêvait d’un Final Fantasy canonique si se déroulerait dans le monde d’Ivalice. Ça tombe bien, c’est le cas avec Final Fantasy XII fait par les mêmes équipes, à peu de choses près. Et on imaginait pas à quel point le jeu nous donnerait l’opportunité de visiter ce monde a hauteur d’homme. Comprenez par là que les dimensions des villes, des différentes régions et des donjons sont beaucoup plus réalistes que par le passé, tous épisodes confondus.

Donc, ce monde est composé de trois continents principaux : Valendia au nord, là où se trouve l’empire d’Archadia, Galtea à l’ouest, où se trouvent Rozzaria et Dalmasca, et le Kerwon, au sud, dont on dit que certaines zones restent inexplorées car trop impénétrables. En effet, Ivalice offre une variété de climats, si Dalmasca est composée essentiellement de déserts, il peut arriver qu’une jungle côtoie de profonds glaciers. Cela est dû à l’influence des Jagd, zones tellement concentrées en énergie mystique appelée « myste », que les vaisseaux ne peuvent les survoler.

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Diverses races peuplent ce monde : Les humains sont majoritaires, mais il y a aussi des viéras, peuple humanoïde fait de femmes ayant de grandes oreilles et vivant en harmonie avec la nature, de banga’as, sortes de crocdiliens, de Seeqs, qui ressemblent à des phacochères, de Nu’Mous et de Garifs, entre autres. Impossible également d’oublier les Moogles, charmantes petites boules de fourrure. Dans cet épisode, ils ont toujours un pompon sur la tête, mais des oreilles plus développées qui leur donne plus un aspect de lapin. Ces aimables créatures vous rendront plusieurs services, comme la location de chocobos, se déplacer plus rapidement dans la capitale, etc.

Ivalice regorge de monuments qui ont fait son histoire, pour le meilleur et pour le pire, et d’endroits qu’il vaut mieux ne pas explorer sans y être préparés.

Parce que dans Final Fantasy XII, vous allez marcher. Énormément. Même si pour les besoins de l’histoire, vous emprunterez parfois un engin volant, il y aura toujours un prétexte pour faire une bonne partie du chemin à pied. Mais au moins, nous avons l’occasion e visiter un monde qui a été pendant longtemps un fantasme de joueur. Cependant, il faut garder à l’esprit que ce n’est pas le même Ivalice que dans FFT.

Le titre a pour lui un véritable monde, bien plus identifié qu’avant et rien que ça, c’est un tour de force.

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Ouvrez les Vaan

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Mais je suis sur que vous allez me demander avec qui on partage cette aventure. Certes, il y a Vaan, le jeune garçon du début, mais très vite, ce dernier sera rejoint par Balthier, un pirate du ciel, autoproclamé « premier rôle » du jeu, accompagné de sa viéra Fran, puis Ashe, la princesse de Dalmasca, car on découvre très tôt que son suicide était faux, vient ensuite Basch, un ancien soldat de Dalmasca, et Penelo, qui est toujours là pour raisonner Vaan.

Certains personnages avaient été très critiqués à l’époque de la sortie du jeu d’origine, notamment Vaan et Penelo sous prétexte qu’il ne servaient à rien. C’est vrai que comme leader, on a vu mieux pour le premier mais, avec le recul j’opposerai deux choses à cela : les deux adolescents sont en réalité les avatars du joueur. Ils sont embarqués dans un conflit qui les dépasse. Ils sont témoins de la quête de rédemption de Basch, ou de la légitimité de Ashe. Ensuite, s’ils ne vous plaisent pas, eh bien, laissez-les en réserve, car le jeu n’impose pas de « vrai » héros imposé inamovible dans votre équipe. Et si on pose sur le casting les personnages de Star Wars, on obtient des copies à peu près conformes. Oui, c’est vrai. Mais cela fait longtemps que la saga s’inspire de celle de George Lucas et ne s’en est jamais cachée.

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Pour résumer, le casting est composé de 6 personnages principaux, et le joueur peut en utiliser trois en combat, auxquels viendront parfois se greffer des « invités ». Les autres sont laissés en réserve mais le Game Over n’interviendra en cas de défait que si l’équipe principale et celle de réserve sont vaincues. Cependant, il n’est pas recommandé de laisser les combattants prendre trop de retard au niveau de leur évolution…

L’empire d’Archadia constitue la principale force d’opposition aux héros. Force occupante de Dalmasca, les villes peuplée de soldats et il feront tout pour empêcher la princesse de restaurer son autorité. Pour cela, Vayne, le consul, lancera notamment les Hauts-Juges à vos trousses. Ce corps d’armée fait autorité dans l’empire et leurs décisions sont irrévocables. Vous serez amenés à en affronter certains, et ils sont plutôt puissants.

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Couscous Gambits

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Le système de combat s’inspire des MMO. Certes, maintenant, c’est devenu courant, mais élaborer un système pour un jeu solo relevait du défi il y a 10 ans. Dans les faits, FF XII abandonne le tour par tour qui régissait les batailles dans les jeux offline de la saga, pour en implanter un autre, le Active Dimenstion Battle,ou ADB. Cette fois, nous voyons les ennemis à l’écran et nous les attaquons en temps réel. Différentes lignes de visée s’affichent : les bleues sont les lignes d’attaque de votre équipe, les rouges celles des ennemis et les vertes indiquent des sorts de guérison.

Mais justement un des défis du jeu était d’arriver à gérer une IA dans un type de jeu où les équipiers du joueur sont généralement des êtres humains. Et pour cela FF XII met en place les « Gambits ».

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C’est simple, ce sont des fonctions logiques fonctionnant sur le principe du « si telle condition alors telle conséquence ». Le système est d’une simplicité remarquable. Il suffit d’aller dans les menus pour composer ses gambits en quelques secondes. Ils peuvent être défensifs (en bleu) ou offensifs (en rouge). Par exemple, si la condition est « Personnage avant moins de 50% de ses HP » vous pourrez mettre « Soin » en action à faire. Ou si l’ennemi est «  de type mort-vivant », vous pourrez faire en sorte qu’un de vos co-équipiers lance le sort «  feu ».

C’est très simple et intuitif et chaque personnage démarre avec trois emplacements pour un maximum de 12, les 9 autres commandes étant à débloquer dans la grille des permis, nous allons y revenir sous peu. Quelques gambits de base sont disponibles dès le début, histoire de ne pas se retrouver démuni dès le départ, mais la plupart seront à acheter en magasin.

Mais surtout, il faut faire attention à l’ordre d’exécution des commandes. D’une manière générale, il faut toujours privilégier les soins et faire en sorte qu’un personnage assure en cas de gros pépin dans l’équipe.

Astro-logique

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Jusque là, vous me direz que c’est ce qu’on connaît déjà dans le titre original. Mais voilà que The Zodiac Age vient y ajouter une pointe de subtilités.

Tout d’abord, la grille des permis n’est plus identique pour chacun des personnages. Maintenant, vous devez, avant d’y accéder, choisir un job parmi 12 possibles sur la roue du zodiaque. Il faut faire attention car le choix est irréversible. Très vite, vous pourrez en choisir un deuxième. A chaque fois, la grille des permis sera différente selon les métiers de chacun.Cependant, vous pouvez finir le jeu avec n’importe quelle combinaison. Mais que sont les permis ? En réalité, ce sont des cases qu’on débloque sur un damier, contre des points qu’on obtient en terrassant les ennemis. La plupart d’entre eux, c’est à dire les mobs qu’on croise lorsqu’on se déplace, n’en donnent qu’un seul. Ceux qui sont l’objet de chasses ou les boss en donnent plusieurs d’un coup.

Autrement dit qu’il faut faire des combats pour en récolter plein et les redistribuer ensuite sur la grille. The Zodiac Age oblige le joueur à faire des choix, et c’est très bien, dans la mesure où perso, j’imagine mal Penelo avoir le même équipement que Basch. Donc, le système de classe évite cette fois de faire six fois le même clone au final.

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On notera aussi que les monstres, dans leur immense majorité, ne laissent pas d’argent derrière eux, mais des objets que vous pouvez ensuite revendre aux marchands du jeu. Les coffres ont toujours un butin aléatoire, mais, bonne nouvelle, dans The Zodiac Age, vous n’avez plus à vous soucier des 4 coffres interdits pour avoir l’arme ultime du jeu. Vous pourrez prendre tout ce que vous voudrez sans culpabiliser.

La gestion du myste, utile pour les éons (invocations) et impulsions est désormais séparée des points de magie. Lorsque vous les débloquez, une barre de myste apparaîtra en dessous des points de vie de chaque personnage.

Les éons sont des créatures magiques qu’il faudra systématiquement combattre avant de les gagner. Il y en a 5 au travers de l’histoire, et donc que vous aurez de façon obligatoire, et les 8 autres sont facultatifs, mais les combats sont souvent basés sur la survie de l’équipe. En effet, vous aurez souvent lors de ces phases des handicaps, comme le drainage progressif des points de vie, de magie, ou un champ de force désactivant une commande, voire tout cela en même temps. Vous ne pourrez attribuer un éon qu’à un seul personnage à chaque fois. Pour l’invoquer, cela demandera de 1 à 3 charges de myste. De plus, on ne retrouve plus les noms habituels de la série : « Shiva », « Léviathan » et autres, c’est pour les vaisseaux de l’armée impériale, maintenant, place à Bélias, Zéromus, Mateus, entre autres.

Les impulsions sont les « limites » de cette épisode. On les débloque progressivement et chaque personnage en possède 3. Peu utiles contre les ennemis de base, elles peuvent l’être lors des combats contre un boss ou un monstre de chasse coriace. Le tout consiste à les enchaîner le plus possible via un influx de myste pour déclencher un super coup appelé « Fusion ». Bonne nouvelle, elles ne ruinent plus les points de magie. Ce qui fait que nous pouvons enchaîner ensuite sur un sort de guérison, si on a lâché les chevaux lorsqu’un adversaire a mis nous personnages en situation périlleuses. Il faudra d’ailleurs se méfier car les boss, dont la barre de vie est visible, disposent de techniques souvent redoutables et deviennent de plus en plus dur à tuer à mesure que leurs HP diminuent. Note pour ceux qui en avaient bavé sur le boss de la jungle de Golmore : Non, la console ne prévient toujours pas quand il lance son attaque « spores », infligeant de grosses anomalies de statut. Saloperie.

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Les chevaliers du Zodiarche

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Dix ans séparent la sortie du Final Fantasy XII original et de sa version The Zodiac Age, révisée pour la PS4. Même si le jeu n’est pas le plus beau de la console, le lifting en HD est plus qu’appréciable. Jamais Ivalice n’a été aussi jolie. L’équipe, pour faire ce monde, s’est inspirée des architectures méditerranéennes, byzantines et arabes, et ça se voit. Le résultat est très réussi. Les personnages ont aussi bénéficié d’une beauté avec des visages un peu plus détaillés. D’une manière générale, le jeu est plus coloré et contrasté. Il est vrai que le jeu d’origine passait assez mal sur les téléviseurs HD. Cela n’empêche cependant pas certaines textures d’être floues. Le bestiaire d’origine est toujours là.

Au niveau sonore aussi, il y a eu une évolution. Les musiques de Hitoshi Sakimoto, déjà géniales dans l’original, se retrouvent ici sublimées avec les réorchestrations. Le titre bénéficie aussi de huit nouveaux morceaux inédits. Et que dire des voix. Cette fois, nous avons le choix entre les voix originales japonaises et anglaises. Et les doublages sont de qualité dans les deux cas, et nous retrouvons les différents accents pour les voix, qui permettent de donner une origine, une identités aux différents peuples d’Ivalice. Et la traduction en français des textes suit. On se plaint souvent de leur qualité, mais celle de FFXII est sans doute la plus réussie, et recherchée. Le vocabulaire est riche, à tel point, par exemple que j’ignorais qu’il existait un verbe « atermoyer » dans notre langue.

Cela me permet d’enchaîner sur le scénario, que beaucoup ont trouvé superficiel à l’époque. Il est vrai que le soft fait un vrai retour au jeu, élimine la notion de couloir ou de ligne droite, et il n’ y a pas de cinématiques tous les deux pas pour apprendre à rire.Elles deviennent plus rares après les premières heures, mais interviennent aux moments clés du jeu. Cependant, le script est plus riche que ce que l’on pourrait croire. Intrigue plus politisée, mais vécue par des personnes qui sont en dehors des intrigues du pouvoir, de fait les événements se passent autour des personnages, sans qu’ils prennent part à ce qui arrive. Généralement, ils seront au courant de l’évolution du conflit par des personnes intermédiaires. Il est appréciable de voir les désaccords notamment à Archadia, avec les hauts-juges qui se disputent lors d’une scène mémorable, avec un méchant machiavélique prêt à tout pour arriver à ses fins, bien que manquant un peu de charisme. Dommage que la part de « fantastique » du script arrive un poil tard.

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Un kilomètre à pied, ça use…

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Côté durée de vie, vous en aurez pour votre argent. Ce Final Fantasy est très long et est dans des proportions réalistes, donc vous allez vraiment faire des kilomètres à travers tout Ivalice pour arriver à vos fins. Comptez 60 heures en temps normal de jeu, et beaucoup plus si vous compter faire les chasses et autres quêtes annexes du titre, qui en propose toujours une sacrée fournée. Certes, on a désormais la possibilité de jouer en mode accéléré en appuyant sur L1, mais ce serait insulter ce qu’a fait Matsuno et traverser les divers lieux façon Benny Hill, très peu pour moi. En effet, Ivalice n’est pas un monde à traverser au pas de charge. Il vaut mieux prendre son temps pour le visiter. Et personnellement, j’en retire toujours autant de plaisir. Et si vous êtes perdu, plus la peine de faire des manips fastidieuses par le menu, un clic sur le stick analogique gauche vous affichera une mini carte en surimpression, sans que cela ne gène trop la visibilité. Pratique.

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Si vous vous vous lassez un peu de la quête principale, The Zodiac Age propose un nouveau mode, le mode «épreuves » dans lequel vous devrez enchaîner les combats contre des monstres et même des boss, et ne pourrez sauvegarder que tous les 10 niveaux. Faites attention car ça se corse très vite.

A ce propos, sachez que le jeu dispose désormais d’une sauvegarde automatique qui s’active à chaque changement de zone dans chaque région du jeu. Toutefois, les joueurs avertis savent qu’il ne faut pas exclusivement compter dessus et que dans un RPG, des backups peuvent sauver la mise…

Enfin, il faut savoir que ce qui nous est présenté là ne contient que la moitié de ce que Matsuno aurait voulu nous proposer, en perfectionniste qu’il est. On imagine même pas ce que ça aurait donné s’il y avait inclus toutes ses idées, vu que le résultat est déjà grandiose. Vous avez dit « inachevé ? » Pourtant, on ne dirait vraiment pas…

Final Fantasy XII The Zodiac Age dispose des mêmes défauts que le jeu d’origine. De par ses choix, son changement de système de combat et d’univers, il fut tellement radical pour l’époque qu’il mécontenta une partie des joueurs. La structure du jeu est la même, et avec la puissance de la PS4, il est regrettable de voir les différentes régions du jeu découpées en zones délimitées. De même, les problèmes de « structure » n’ont pas été gommés, et il est toujours aussi dommage de voir que certains lieux, pourtant décrits comme des villes, soient d’une taille ridicule, je pense notamment à Nalbina. Ou encore qu’une route parte d’un mur… Oui ça fait bizarre, mais nous allons dire que c’était les limitations de l’époque. Après, si vous ne l’avez pas aimé, il n’est pas certain que vous l’aimiez de nouveau, le déroulement étant le même malgré les nouveautés du côté du système de combat, mais qui sait, parfois, on a le droit à une deuxième chance…

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Conclusion : On valide

Final Fantasy XII The Zodiac Age est toujours l’aventure épique que nous avions connue il y a dix ans, avec les mêmes qualités et défauts d’origine. Cependant, on en peut pas nier les nouveautés du gameplay fort appréciables, et la révision technique du titre lui fait un bien fou au niveau visuel et sonore. Bref, Final Fantasy XII apporte des changements bienvenus, tout en restant lui-même, comme s’il avait subi une cure de jouvence. Une œuvre, qui même inachevée a apporté sa pierre au genre des jeux de rôle, et que je conseille grandement de redécouvrir.

 

Les points positifs :

Ivalice

Le scénario et ses enjeux

Le système de combat

Les Gambits

Le système de classes

Le lifting graphique

Les musiques réorchestrées de Sakimoto et les morceaux inédits

Choix entre voix anglaises et japonaises

Traduction littéraire

Durée de vie

Imaginons si il y avait eu toutes les idées de départ…

 

Les points négatifs :

Mêmes défauts que l’original

Un méchant qui manque de charisme

Quelques problèmes de structure et de réalisme

Test réalisé avec une version achetée par mes soins dans le commerce.

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Star Ocean 5 en développement

Famitsu a annoncé  que Star Ocean 5 était en développement pour PS3 et PS4.  De sont tire complet Star Ocean:  Integrity and Faithlessness, on sait déjà que le le jeu sera développé par tri-Ace  pour le compte de Square Enix  et que Yoshiharu Gotanda, le boss du studio, mettra lui même la main à la pâte.  Ce sera bien entendu Motoi Sakuraba s’occupera des musiques.Trois personnages ont aussi été révélés.  Quant au système de combat il se fera en temps réel et sans transition entre les phases de jeu et de combat.  

Le jeu se passe sur une planète située à 6 000 années-lumières de la Terre et se déroule entre les événements de Star Ocean : The Second Story et Star Ocean: Till The End of Time.

J’espère tout simplement que cet épisode réussira à faire oublier la médiocrité du casting et du scénario  du quatrième épisode… Au moins je me dis qu’ils n’ont pas choisi  les mobiles comme support… 

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Pas chère la démo!

Je voudrais revenir sur quelque chose qui m’a énervé durant ces derniers jours dans le monde du jeu vidéo. Non, je ne reviendrai pas sur le psychodrame qui agite les communautés de deux sites. Un nouveau Final Fantasy sort demain. Il s’agit de Final Fantasy  Type 0 HD, et les deux dernières lettres indiquent que ce jeu PSP à l’origine sort sur PS4 et Xbox One. Le jeu sera vendu avec la démo de Final Fantasy XV,  et… c’est ça qui a focalisé l’attention des sites spécialisés. J’ai vu fleurir un peu partout des vidéos « découvertes » de cette démo. Parfois même en plusieurs parties ! Sans compter qu’on nous a abreuvés de news concernant le titre… A se demander quel jeu est vendu avec l’autre… Parce que si on voulait faire les choses dans l’ordre, il aurait été plus judicieux de parler  du titre qui aura son nom sur la jaquette… D’autant qu’il n’a rien de honteux…  Mais Final Fantasy XV fait à chaque fois monter la hype à son  paroxysme qu’on a oublié que certains voudraient bien jouer à Type 0 pour Type 0 et non exclusivement pour la démo… Heureusement qu’un défenseur du jeu (At0mium, pour ne pas le citer) a fait un live  marathon hier  sur le titre pour le faire découvrir aux gens. Me concernant, ça attendra un peu étant donné que je n’ai pas la console pour y jouer. 

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De ce que j’en ai vu, on sent que le portage de Type 0 ne s’est pas fait sans heurts et Square Enix abuse des filtres  pour masquer le manque de textures  dans les environnements. Autrement dit, il est loin d ‘exploiter les capacités de la PS4. A ce niveau, on se dit qu’un portage sur Vita, la trop délaissée portable de Sony, aurait été plus judicieux,  mais comme Microsoft a allongé les biftons, le jeu sort aussi sur XBox One. Ceci dit, on a la possibilité de choisir entre les voix  japonaises ou américaines, et certaines  mécaniques de jeu ont l’air intéressantes, comme les phases de conquêtes de villes. 

Alors oui, on peut se demander si un ancien jeu PSP remasterisé mérite d’être vendu au prix fort sur  les nouvelles consoles, et quelle est la part  de son prix et celui de la démo. Mais ce serait idiot de laisser de côté Type 0 juste pour jouer à quelque chose qui au final aurait du être offert… D’autant plus qu’il n’est jamais sorti chez nous avant.

 

 

[Critique jeu] Thearhythm Final Fantasy Curtain Call

La musique dans Final Fantasy fait partie intégrante du jeu depuis les débuts de la saga en 1987. On en a sorti des albums, aussi bien des OST originales que remixées ou en version orchestrale (à titre d’exemple, lisez ma critique de Final Fantasy VI Grand Finale dans la rubrique «Mode Shuffle» de ce blog). Les concerts de musiques de jeux vidéo jouent aussi les principaux thèmes, et les Distant Worlds et autres Video Games Music Live sont à guichets fermés.D’autres chantent et adaptent les chansons dans leurs langues ( allez voir le portrait de Mi0une, toujours dans la rubrique «Mode Shuffle»). Chez Square Enix, on s’est dit que ce serait bien de faire un jeu de rythme sur les musiques en question. C’est ainsi qu’est né le premier Theatrhythm Final Fantasy en 2012.

Lors de sa sortie, les avis étaient partagés entre bon jeu et foutage de gueule intégral. En effet, c’était un bon jeu dans ses principes, mais le contenu était un peu chiche, avec seulement 70 morceaux, et surtout, faisait l’apanage des DLC à outrance : en effet, Square Enix facturait 1 € chaque morceau supplémentaire. De quoi miser sur la crédulité des fans, à n’en pas douter. Alors en 2014, lorsque ce deuxième opus de Theatrhythm vient à sortir, on est en droit de se demander si Square-Enix est sur le point de commettre les mêmes erreurs que par le passé.

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Concerto pour les fans

Il n’y a pas vraiment d’histoire dans ce jeu, tout juste une bribe de scénario. Le Grand Cristal a appelé les différents héros de FF pour défendre la déesse Cosmos contre le retour de Chaos, que les ennemis du bien voudraient bien faire revenir à la vie. Pour cela, ils devront jouer correctement des airs de musique tout en voyageant. Mais ce n’est pas ce qui est primordial dans un jeu musical.

Le concept est donc celui d’un jeu de rythme. Vous devrez appuyer dans les temps lorsque les notes arrivent sur la cible, un concept éprouvé mais efficace, d’autant plus que les principes dans Curtain Call sont identiques au premier jeu. On ne peut pas dire qu’on soit dépaysé à ce niveau.

La première fois que le joueur démarre le jeu, il devra composer une équipe de quatre héros issus de différents épisodes. Le jeu propose plusieurs modes de jeux : Le premier est le «  Music Stage », où vous pourrez choisir parmi les différents morceaux des épisodes de la saga et cette fois, au moins, on ne peut pas dire que Square Enix se soit foiré. Ils rattrapent le coup de la dernière fois en proposant d’entrée pas moins de 221 morceaux ! Et tous les épisodes sortis jusqu’à présent sont là, de FF I à XIV, en passant par Christal Chronicles, Tactics, Type-Zero (jamais sorti chez nous à l’heure actuelle, mais ça va changer avec sa réédition HD) ou Mystic Quest Legend et même du long métrage Advent Children. A vous de choisir entre les morceaux d’environnements, les Field Music Stages (FMS) où nos héros de relaient pour marcher, et dont la récompense dépend notamment de la distance effectuée en plus du score,et les thèmes de bataille ou Battle Music Stages ( BMS) où ils combattront ensemble. Vous aurez aussi des morceaux de cinématiques mais ils se débloqueront au fil du jeu.

Chaque note validée est évalué selon quatre critères : « Bad » est la plus mauvaise, vous avez ensuite la « Good », « Great » et la meilleure validation reste la «  Critical ». Chaque mauvaise note ou choix de touche vous fera baisser votre barre d’énergie présente en haut à droite de l’écran, et une barre complètement vide signifie une fin de partie. Il en est de même si vous ratez trop de notes, c’est dire trop de « miss » en oubliant de valider. Je dirais même que c’est encore plus pénalisant qu’un « bad ». A la fin, chaque chanson est sanctionnée par une note, qui pourra aller de F si vous vous ratez et ne finissez pas la chanson à SSS si vous faites que des notes critiques et atteignez le score maximum de 9 999 999 points.

Vous pouvez jouer chaque chanson selon trois modes de difficulté : le «Basic Score » reste le plus abordable, vous avez ensuite le « Expert Score » déjà plus rapide, et les plus téméraires se frotteront au mode « Ultimate Score ». Avant de vous lancer, vous avez la possibilité de vous entraîner sans que cela ne devienne pénalisant, ou de voir une démo…

Plus vous enchaînez bien, plus vous marquez.

Plus vous enchaînez bien, plus vous marquez.

Vous récoltez aussi des point D’XP selon votre score, permettant de faire évoluer vos personnages, ces derniers pouvant aller jusqu’au niveau 99, et développer des compétences. Vous gagnez aussi des points de Rhythmia permettant de débloquer divers bonus, dont des gemmes de couleur. Ces gemmes permettront de débloquer d’autres personnages.

Le deuxième mode est le « Medley Quest », où vous effectuerez des quêtes en plusieurs étapes pour récolter du loot et des objets, et plusieurs chemins sont possibles pour atteindre le boss. Il vous est possible d’interrompre une quête pour la reprendre ensuite. Ces dernières sont de longueurs différentes, courtes, moyennes ou longues, et chaque étape représente une journée. Vous pouvez aussi utiliser des objets de votre inventaire en cas de coup dur. Évidemment on ne sait pas à l’avance de quelle difficulté va être l’épreuve qui nous attend, histoire de pimenter un peu les choses. Ce mode remplace le « Chaos Shrine » du jeu précédent. Et bonne nouvelle, les scores effectués sont  désormais conservés d’un mode de jeu à l’autre.

Mais Curtain Call a maintenant ajouté un mode Versus vraiment bien fait. Vous pouvez jouer contre la console ou contre des gens soit dans vos amis 3DS soit du monde entier. Ce mode se distingue par l’apparition de phases de «  burst » qui apporte des pénalités aléatoires parmi quatre : les flèches qui changent de direction en permanence, les notes qui n’apparaissent qu’au dernier moment, le changement de vitesse aléatoire ou encore la pénalité qui impose de ne faire que des « Critical ». Cela ajoute du piment aux parties. On a de quoi s’amuser dans le jeu, d’autant qu’il n’est plus nécessaire de désactiver les compétences ou objets des personnages pour atteindre le score maximum, gros défaut du premier jeu. On débloque les bonus beaucoup plus facilement, et si on ajoute régulièrement des nouveaux personnages dans nos équipes, il est désormais possible de réinitialiser leurs niveaux une fois arrivés au niveau 99 pour acquérir de nouvelles compétences. Le jeu dispose de trophées qui se débloqueront selon vos exploits.

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A la recherche de l’harmonie parfaite

Techniquement, c’est plutôt bien fait. Les musiques sont de bonne qualité, et entre les remix et originaux, vous aurez le choix. L’interface graphique est bien pensée et intuitive. Les décors de fonds sont symboliques des Final Fantasy, après, j’admets qu’il faut accrocher au style SD et mignon dans lesquels les personnages et ennemis sont dessinés. Mais on les reconnaît aisément. Le jeu est globalement coloré et ça chatoie sur l’écran.

Musicalement, c’est l’extase pour les oreilles. On appréciera les originaux mais aussi les morceaux remix, mais surtout le choix offert est juste hallucinant. Si on retrouve de quoi faire via les épisodes canoniques de la série , inclure des épisodes dérivés était une très bonne idée. Le jeu permet également des outils de classement des morceaux et inclut un moteur de recherche pour directement arriver à ses morceaux favoris. Et la qualité sonore n’en souffre pas le moins du monde, c’est impeccable. Le contraire eut été fâcheux pour un jeu musical, non ?

Curtain Call  ne se contente pas d’une légère refonte graphique et des mêmes mécaniques de son prédécesseur, et il propose trois styles de jouabilité différents : vous pouvez désormais jouer aux boutons de la console, une nouveauté bienvenue,soit intégralement au stylet en tapant l’écran tactile comme avant, ou en un style hybride permettant de mêler les deux. C’est bien trouvé et permet à chacun d’adopter le style qui lui convient.

Avec tout le contenu qu’il propose la durée de vie est conséquente. Les plus acharnés tenteront des «  Full Chain » et « All Critical » en visant le score maximum, sachant que la deuxième condition entraîne forcément l’obtention de la première… Et ils n’hésiteront pas à recommencer en cas de faux pas, sachant que la différence entre un «  Great » et un « Critical » se ressent au niveau des points marqués. Le Versus offre bien entendu de quoi faire avec des joueurs du monde entier.

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Dièse Irae

Alors Curtain Call, c’est mieux que le premier jeu ? La réponse est oui. Square Enix ne s’est pas moqué de nous et si on apprécie le contenu gargantuesque, cela ne va pas sans quelques défauts. Le premier étant bien entendu, que des DLC sont toujours de la partie. Par exemple pour le thème de Vincent dans FF VII, il faudra raquer.

D’autres râleront sur le fait que le jeu soit en full english, et personnellement ça ne me dérange pas. Déjà parce que ce n’est pas un RPG mais un jeu musical, et que l’histoire passe au second plan (voire plus loin encore), on demande ici de valider des touches dans une rythme donné. Sur la console portable concurrente, je joue bien à un jeu du même genre intégralement en japonais et ça ne pose aucun souci. Alors la non-traduction est à mon sens un faux problème.

En revanche, la colère de ceux ayant acheté le premier volet est plus légitime, je peux comprendre le sentiment d’entubage  (vaseline non incluse), étant donné la grande différence de contenu de base.

Grand Final :

Theatrhythm Final Fantasy Curtain Call corrige les défauts de son aîné : un contenu gargantuesque, avec de nouveaux modes de jeu offrant largement de quoi s ‘amuser et on se surprend à améliorer ses scores. Les nouveautés sont bien là, et le jeu ne se contente pas que d’un simple fan-service pour faire craquer ceux qui ont déjà le premier jeu. Si vous aimez les jeux musicaux, vous n’avez aucune raison de vous en priver, idem si vous êtes fans de Final Fantasy ou des musiques de la saga. Les quelques fausses notes n’entachent en rien son intérêt.

 

 

Points Positifs :

Le contenu gigantesque

L’arrivée d’un mode Versus et Online

Trois types de jouabilité

Des bonus à foison

 

Points négatifs :

Tu le sens, l’entubage du premier volet ?

Des DLC toujours prévus.

 

Theatrhythm Final Fantasy Curtain Call

Éditeur : Square Enix

Développeur : Indies Zero

Console : Nintendo 3DS

Genre : Jeu de rythme/musical

1 joueur

Signalétique PEGI : 12

[Critique RPG culte] Valkyrie Profile

Jusqu’en 2003, Squaresoft et Enix étaient concurrents.Les deux éditeurs sont connus dans le domaine du RPG en matière de jeux-vidéo. Square avait pour licence phare Final Fantasy, et Dragon Quest était celle d’Enix. Mais à l’aube de l’an 2000, le studio Tri-Ace affilié à ce dernier et qui s’est fait connaître grâce aux deux Star Ocean déjà sortis à l’époque, nous pond une petite bombe basée sur la mythologie scandinave. Son nom : Valkyrie Profile. Le jeu sortira aux États-Unis mais ne franchira jamais l’Atlantique pour arriver en Europe, du moins pas avant son portage sur PSP en 2006.

Autant le dire tout de suite, la plupart des gens qui ont posé leurs mains dessus on eu du mal à s’en remettre. Et c’est pour cette raison que je vous propose un retour sur ce jeu assez méconnu.

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An Epic Poem on a Sacred Death

Dans le village de Coriander une jeune fille, Platina, découvre que ses parents ont décidé de la vendre comme esclave. Elle s’enfuit de la maison avec son amour d’enfance, Lucian. Les deux adolescents partent et arrivent dans un champs aux fleurs empoisonnées. Platina, ne pouvant plus avancer et ses mauvais souvenirs refaisant surface, meurt du pollen toxique dégagé par les fleurs. Lucian, désespéré, pousse un cri déchirant.

Le temps a passé. Le Royaume d’Asgard est en proie à de sanglantes batailles entre les Vanes de Surt et les Ases d’Odin. Ce dernier réveille la valkyrie Lenneth, une des trois déesses guerrières et lui dit que la situation est très urgente.

Odin

Sa mission sera de rassembler des âmes et de former une armée pour l’affrontement final entre Ases et Vanes, lors du Ragnarök. Odin le sait, cet événement aura lieu. Lenneth doit donc quitter Asgard pour le monde des humains, Midgard, et recueillir les âmes courageuses sur le point de mourir afin d’aider les dieux. Car les hommes, eux aussi, se font la guerre. Ils deviendront alors des Einherjars, des soldats au service d’Odin, que Lenneth devra choisir et former.

Oui, dans Valkyrie Profile, on voit des gens mourir. La mort sera d’ailleurs un thème omniprésent tout le long du jeu. Mais cette quête pourra aussi réveiller le passé de Lenneth…

Une image symbolique que vous comprendrez en jouant.

Une image symbolique que vous comprendrez en jouant.

C’est quoi un Eingérard…pardon, un Einherjar ?

Le jeu est découpé en 8 chapitres principaux de 24 périodes en mode normal. Entreprendre des actions, comme se reposer, aller dans un village ou dans un donjon entraînera une consommation de ces périodes. Une fois toutes les périodes écoulées, vous passez au chapitre suivant. Donc on sait qu’on ira inexorablement vers cet affrontement final,ce crépuscule des dieux de la mythologie nordique. Mais le chemin sera long. A la fin de chaque chapitre, vous devrez rendre des comptes à Freya, la déesse de la fécondité qui a été envoyée par Odin pour vous surveiller, lors des « Sacred Phases ».Vous devrez lui envoyer des guerriers qui devront répondre à certains critères. N’envoyez jamais un personnage avec des « traits » et une « Hero Value » trop faibles, sinon il mourra pendant la guerre.

Vous pourrez voir les Exploits de vous Einherjars au Valhalla lors des "Sacred Phases".

Vous pourrez voir les Exploits de vous Einherjars au Valhalla lors des « Sacred Phases ».

Vous pouvez parcourir la carte comme bon vous semble étant donné que Lenneth vole au dessus du monde des humains. Pour repérer un futur Einherjar, elle devra utiliser la « concentration spirituelle ». Le lieu du drame s’affichera alors et vous pourrez y aller. Vous serez témoin de la mort de la personne. C’est souvent dramatique et poignant à la fois. C’est dur de dire ce que l’on ressent lorsqu’on assiste à ces scènes, souvent assez longues, d’ailleurs.

Si vis pacem, Gerabellum. Pas d'applaudissements, merci.

Si vis pacem, Gerabellum. Pas d’applaudissements, merci.

Pour entraîner vos recrues, vous devrez aller dans des donjons, eux aussi trouvables au moyen de la concentration. La musique change selon la recherche.

Le fait d’avoir divisé le jeu en périodes demande toutefois une certaine organisation des événements, notamment dans les chapitres avancés.

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Les combats ne sont pas aléatoires. Vous voyez les formes des ennemis à l’écran et il faut qu’il y ait contact pour qu’un combat se déclenche. Lenneth pourra aussi les geler temporairement avec des cristaux de glace en appuyant sur la touche Carré. Ces cristaux peuvent aussi servir à grimper le long des murs, au besoin, ce qui est idéal pour aller dénicher des coffres haut perchés.

Vous devrez fouiller si vous voulez les trésors les plus précieux des donjons.

Vous devrez fouiller si vous voulez les trésors les plus précieux des donjons.

La chevauchée de la Valkyrie

Une fois au combat, chaque bouton de la manette correspond à un personnage disposé à peu près de la même manière à l’écran. Tous attaquent en même temps.Chaque coup porté remplit une jauge de combo, en bas à gauche qui une fois arrivée à 100, permet à un personnage de lâcher une furie qui laissera des traces, notamment contre les boss. Attention, certaines peuvent demander un temps de récupération faisant sauter un tour voire plus au personnage l’ayant lancée, notamment si elle est à base de magie.

Les boutons correspondent à un combattant. déclenchez-les dans le bon ordre.

Les boutons correspondent à un combattant. déclenchez-les dans le bon ordre.

 

Si vous combattez bien, les ennemis lâcheront des cristaux qui donnent 5% d’Expérience en plus à la fin du combat, et plus rarement, des orbes qui remettent de la vie et parfois, des coffres à trésor qui seront dévoilés dans le «  War Trophy ».Vous récoltez également de l’expérience lorsque que vous faites une action essentielle dans les donjons, ou lorsque vous en terminez un après avoir battu un boss : il s’agit de l’« Event EXP » ,elle est stockée dans « l’Exp Orb » et vous pourrez la redistribuer comme bon vous semble si vous désirez faire monter en niveau vos personnages plus rapidement. Vous l’avez compris, les combos sont la clé pour pouvoir se débarrasser le plus vite possible de vos adversaires. Valkyrie Profile est un jeu qui abandonne un peu le tour par tour pour proposer un système plus basé sur l’action.

Le " final blast" d'Arngrim est toujours efficace...

Le  » final blast » d’Arngrim est toujours efficace…

Pour la progression des « traits » des personnages, vous aurez des Points de Capacité, que vous récoltez en faisant des combats. L’amélioration des traits fera augmenter la « Hero Value » une valeur qui sera nécessaire pour les envoyer au Valhalla sans que cela ne se transforme en opération-suicide. Vous ne pouvez pas les envoyer si cette valeur est négative, mais c’est également inutile si elle est à +2. Donc, vous en ferez, des combats, pour parfaire leur entraînement. Et comme ce n’est pas automatique, vous devrez le faire manuellement en passant par le menu «  Skills » pour leur apprendre des compétences. Certaines d’entre elles s’obtiennent via des livres qui seront stockés dans l’inventaire, et la magie fonctionne de la même façon. Valkyrie Profile vous oblige donc à avoir un minimum de curiosité pour pouvoir optimiser le développement de vous personnages et aussi vous faciliter les combats( « Guts » et «  First Aid » étant à assimiler dès que possible).

Vous n’aurez pas d’argent de tout le jeu, mais des « Materialize Points » que vous pouvez transformer en objet ou en équipement pour vos guerriers.Vous en obtiendrez à la fin de chaque chapitre.

Vous devrez assigner manuellement les compétences à vos personnages.

Vous devrez assigner manuellement les compétences à vos personnages.

Là où le jeu se distingue de la plupart des RPG, c’est qu’une fois entré dans un village ou un donjon, le jeu se déroule… de profil, comme un jeu de plates-formes 2D. Vous évoluez donc sur un seul plan, cependant, il est possible de passer à l’arrière plan grâce aux portes ou passages en appuyant sur le haut de la croix directionnelle. Cependant les villages ont un rôle différent de ce qu’on connaît dans ce type de jeu. Ils servent à recruter les âmes des personnes qui viennent de mourir, et rien d’autre. Si vous y allez pendant une phase de temps libre, vous constaterez que les gens son bien peu bavards et qu’il n’y a aucun magasin. Cependant, on saluera l’effort de les avoir rendus tous différents les uns des autres.

Allons faire un tour à l'académie des mages...

Allons faire un tour à l’académie des mages…

 

Les donjons sont également bien construits. Certains sont facultatifs et n’apparaissent pas lors de l’histoire principale. Ce sont de vrais labyrinthes, et vous mettrez du temps avant de parvenir au boss. Une fois vaincus, ces derniers laissent derrière eux des coffres contenant des artefacts sacrés appartenant à Odin. Vous êtes libre de les lui envoyer…ou de les garder, certains pouvant avoir leur utilité. Mais dans ce cas, votre note d’évaluation baissera. Et ne soyez pas trop gourmand.

Avec les cristaux, les boss permettent d'amasser un beau paquet d'XP.

Avec les cristaux, les boss permettent d’amasser un beau paquet d’XP.

Vous l’avez vu, le jeu dispose d’innovations et d’un parti pris qui méritent déjà qu’on s’y attarde. Mais s’il n’y avait que ça…

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Ragnarök and Roll

Tri-Ace a fait d’énormes efforts pour rendre faire de son jeu une réussite artistique. On savait que le studio était doté de graphistes doués et les deux Star Ocean sortis avant l’ont prouvé, mais ici, le souci du détail a été extrême. Chaque décor a été fait à la main, et le résultat est magnifique, aussi bien dans les villages et les donjons. Regardez donc l’esthétisme de certains bâtiments… Mieux encore, les graphismes sont faits sur plusieurs plans, exploitant à merveille les capacités de la console. Les personnages sont également très réussis et leurs artworks 2D sont très bien rendus. En 3D on sent qu’ils ont un peu de mal à s’intégrer aux plans 2D mais rien de bien méchant. Valkyrie Profile bénéficie d’atours magnifiques, lui donnant une atmosphère unique, d’une mise en scène magistrale et d’une animation sans faille. Il n’y a qu’à voir le dessin animé d’introduction pour s’en convaincre.

N'hésitez pas à retourner dans les villages  d'une nouvelle recrue, vous y gagnerez des objets souvent utiles.

N’hésitez pas à retourner dans les villages d’une nouvelle recrue, vous y gagnerez des objets souvent utiles.

L’ambiance sonore est également à la hauteur du jeu. Motoi Sakuraba, déjà à l’origine des formidables bandes-sons des deux Star Ocean, s’est clairement lâché, et on sent tout son être dans la composition des morceaux. Celui des combats fait sentir un sentiment de puissance incroyable. Au total, en allant des morceaux les plus calmes pour les villages aux plus tonitruants (au hasard, Confidence into domination), c’est plus de 71 morceaux qu’ils nous a pondu, sur trois CD d’OST au total. Le jeu comporte des voix, mais concernant le doublage anglophone, on a souvent l’impression que les personnages parlent dans un seau. De plus, il est trop surjoué à mon goût.Ceci dit un RPG « parlant », c’était assez rare, et cela ajoute à l’immersion. Il y a également des bruitages assez nombreux.

Dommage que vous ne puissiez entendre la musique pendant cette séquence...

Dommage que vous ne puissiez entendre la musique pendant cette séquence…

Ajoutez à ça une prise ne main quasi-immédiate, bien qu’assez déroutante, et vous obtenez quelque chose qui tient techniquement très bien la route. Squaresoft avait un concurrent qui n’avait vraiment rien à lui envier. Et je n’ai pas encore fini de vous le prouver.

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Le bon Profil(e)

La durée de vie est peut être un poil limitée par le découpage du temps en périodes et certains regretteront que l’idée ne soit pas exploitée à fond. Comptez tout de même 30à 40 heures de jeu pour le boucler. Puisque j’en suis là, sachez qu’en fonction de vous actes, vous pouvez déboucher sur trois fins différentes, numérotées A,B, et C. Pour décrocher la fin C, il faut vraiment le faire exprès, et un joueur lambda aura accès à la deuxième. Mais il saura qu’il a manqué quelque chose. Il est toutefois regrettable que la fin A, la meilleure, ne soit disponible qu’à l’aide d’une solution, étant donné que certaines actions seraient impossibles à deviner par soi-même ! Terminer le jeu en mode Easy permet de faire un tour rapide du jeu, et il sera moins long à boucler, de plus certains personnages recrutables n’apparaissent pas et vous ne pourrez en aucun cas accéder à la meilleure fin. Le faire en Hard permet de débloquer un donjon secret dans sa totalité, le Seraphic Gate. De quoi ajouter à un contenu déjà conséquent. D’autant que la difficulté choisie au départ du jeu n’influe pas sur la vie et la résistance des ennemis, mais sur le nombre de périodes données par chapitre, les objets et surtout, le nombre de choses à faire, le mode Hard comprenant plus de personnages et de donjons. Il faut aussi noter que toutes vos recrues commenceront au niveau 1.

Certaines armes permettent de faciliter certains combats. Si vous avez la " Dragon Slayer" équipée, Ce dragon n'aura même pas le temps de frapper.

Certaines armes permettent de faciliter certains combats. Si vous avez la  » Dragon Slayer » équipée, Ce dragon n’aura même pas le temps de frapper.

Que serait un RPG sans un bon scénario ? Pas grand chose. Dans Valkyrie Profile, on en tient sans doute un  comme on en verra probablement jamais plus. Il est tout simplement sublime. C’est bien écrit, c’est poignant, le jeu ayant une narration simple mais efficace, et les relations entre les personnages sont bien retranscrites. Certains sont complètement tarés comme Lezard Valeth. Plus que des mots, ce sont parfois les images qui parlent. Ou la musique. Ou les deux.Quoiqu’il en soit, un amateur de RPG n’en sortira pas indemne après avoir fait le jeu et obtenu la meilleure fin. La tragédie, inexorablement, avance, jusqu’à son dénouement. On peut lui reprocher de ne pas respecter à la lettre la mythologie dont il s’inspire (parfois, il y a même de grosses confusions) mais c’est vraiment pinailler vu ce qu’il nous offre. En effet, on ne va pas se plaindre, pour une fois qu’on s’éloigne des sentiers bien trop rebattus du RPG japonais, je pense même qu’on devrait s’en réjouir.

Frei est représentée en tant que femme dans le jeu. Dans la mythologie scandinave, c'est un  homme.

Frei est représentée en tant que femme dans le jeu. Dans la mythologie scandinave, c’est un homme.

Verdict :

Les mots sont dérisoires pour arriver à décrire ce qu’est Valkyrie Profile. Plus qu’un jeu, une œuvre d’art, que tout passionné de RPG se doit de faire une fois, ne serait ce pour sa culture vidéoludique. Tant et si bien que ses qualités outrepassent largement ses quelques défauts. Une tragédie scandinave en jeu vidéo, c’est rare pour être souligné. Et si on la remettait dans la lumière ?

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Points Positifs :

Magnifique en tous points

Une atmosphère unique

Le scénario

Le système de jeu

La construction des donjons et des villes

Les musiques de Sakuraba…

 

Points Négatifs

Le doublage anglais

Les instructions sont parfois peu claires

Impossible d’avoir la meilleure fin sans une solution à côté

Aelia

La version PSP :

Le jeu en version PSX n’a jamais vu le jour en Europe. Pour cela, il faudra attendre le remake fait par Square-Enix, porté par TOSE en 2006 et intitulé Valkyrie Profile : Lenneth. Les séquences animées ont été remplacées par des images de synthèse, je trouve que ça enlève du charme. Pour le reste malgré les temps de chargement sur le menu du jeu, le son a été amélioré, la traduction un peu améliorée, mais le contenu est le même, donc à faire si vous n’avez pas la version d’origine.Vous passeriez à côté d’un grand jeu… Je sais, je me répète.

Julius

 

Lenneth

Valkyrie Profile

Développeur : Tri-Ace

Editeur : Enix

Genre : RPG

Année de sortie : 1999 ( Japon) 2000 (Etats-Unis)

Sorti sur : PlayStation

Format : 2 CD

Sauvegarde : 3 blocs

Existe aussi sur : PSP (2006).