Archives du blog

[Coup de gueule JV] Square Enix, c’était mieux dans mes souvenirs

Et allez, un coup de gueule. Cette fois, c’est Square Enix qui va prendre. Et pourtant, Dieu sait que j’aime cette firme spécialisée notamment dans le jeu de rôle japonais sur console. Les Final Fantasy, c’est eux, et Chrono Cross,  mon favori d’entre tous, c’est de chez eux aussi. Combien d’heures à déambuler dans ces mondes imaginaires, imaginés de toutes pièces ? Spira, Ivalice, Gaïa, El Nido et j’en passe. Des heures à faire un « menuing » à équiper mes persos et en faire des brutes épaisses ou des Gandalf en puissance en prenant le temps de faire aussi les quêtes annexes avant d’aller latter le boss de fin. J’ai chanté à l’opéra, incarné un lynx humanoïde, joué au Blitzball, je me suis échappé d’une ville en conduisant une énorme moto… Et ça ce n’est rien par rapport à l’ensemble. 

Et là, en ce début d’année,  Square Enix nous sort deux remasters de deux hits Super Nintendo de leur  grande époque, de celle de l’âge d’or du RPG japonais, au moment où ces jeux avaient un « truc » indéfinissable qui nous faisaient devenir fans. Je parle bien entendu de Secret of Mana et Chrono Trigger. Et je me dis aussi qu’en 2018, SQUIX SE FOUT DE LA GUEULE DU MONDE.  Je m’explique. Ces deux titres, réédités coup sur coup, me donnent envie de fuir. Pire, je pense qu’ils peuvent dégoûter les nouveaux venus dans le genre!

Secret of Mana_00000

Je commence par le remake de Secret of Mana. Sorti en 1993, SoM a fait l’effet d’une petite bombe à son époque, notamment en France car le genre était sous-représenté sur le marché officiel. Donc, celui-ci est sorti avec des textes mal traduits, mais tout de même. L’aventure avait ses défauts, notamment l’IA des alliés totalement foirée, et qui parfois bloquaient totalement la partie car ils étaient coincés dans le décor sans savoir comment en sortir. Mais le titre était plutôt réussi techniquement, même si Square fera mieux ensuite, et offrait la possibilité de jouer à 3 simultanément, ce qui permettait de pallier les errances de la console. Mieux, il est même présent sur la Super Nintendo Mini sortie à la rentrée dernière ! Idéal pour le (re)découvrir.

Mais Secret of Mana est aussi sorti sur PS4 et Vita il y a quelques jours dans un remake pour lequel j’avais des doutes, et ils se sont avérés fondés. J’ai pu voir des vidéos sur Twitch de gamers/euses compétent(e)s qui y jouaient… qu’ont-ils fait ?  Les graphismes sont à peine digne d’une PS2.  Les couleurs sont criardes, il y a un problème dans les proportions et perspectives. D’accord, le jeu a une traduction révisée, des scènes en plus, des dialogues doublés… Ça ne justifie pas le massacre de l’immense majorité des musiques, même si on peut remettre les originales, ni de la persistance de certains défauts avec un gameplay même pas révisé pour les consoles plus modernes, pire, c’est encore plus mou qu’avant!  Et vous savez combien ils vendent cette version ripolinée à la truelle ? 40 €. Oui vous avez bien lu, il n’y a pas de virgule. Quarante balles pour un truc qui ne doit pas dépasser 1 Go en taille sur le disque dur de la PS4… Vous avez vu le massacre ?

Chrono Trigger (U) rencontre Marle

Et là,hier, Square Enix refait le même coup avec Chrono Trigger, arrivé sur Steam « pour une période limitée ».  En fait j’étais optimiste au départ, disant que ce RPG allait pouvoir donner accès en officiel à Chrono Cross en Europe…  Mais j’ai vu les images, et ça m’a tout de suite refroidi. En réalité, CT est un portage de la version smartphone fait à la hâte avec des graphismes lissés. Le résultat ? Les persos font détachés  sur les décors et semblent tout délavés, baveux, comme une peinture ratée... Et que dire des décors modifiés, rendus flous par le lissage, quand certains éléments n’ont pas été refaits entièrement… Je n’ai pas écouté les musiques mais j’espère qu’elles ont été conservées telles que je les connais. Pire, le titre, avec ce ratage prend 652 Mo de taille, soit l’équivalent d’un CD-ROM.  Pour comparer, la version Super Nintendo contient 4 Mo de données, et les versions PS et DS, qui contiennent des cinématiques animées, en font 128. Comment ont-ils fait leur compte ?

Ce que j’ai du mal à avaler, c’est de voir des souvenirs de joueurs  massacrés par l’envie marketing de Square Enix, qui veut à tout prix se faire des sous. Je sais que l’être humain a une tendance naturelle à enjoliver les souvenirs, mais comment penser autrement lorsque les jeux sortent avec un gameplay identique ? Je ne veux pas dire, mais le tour par tour, en 2018, je comprends que certains trouvent cela dépassé. Et puis merde quoi. Combien de temps allons nous tolérer ça ? Le massacre graphique de jeux du passé au nom d’une réédition ?  Je suis d’autant plus dégoûté  que non seulement je refais Chrono Cross en ce moment sur ma bonne vieille PS1 modifiée,  mais aussi lorsque je mets les images de Project Octopath Traveler prévu sur Switch, à côté de la tronche des deux titres réédités. Regardez les screens, et vous verrez que les programmeurs de Square Enix peuvent faire quelque chose de « néo rétro » qui a un cachet visuel certain.

Je ne pense pas au fond de moi que Square Enix ne soit devenu un éditeur incompétent au fil des années. En revanche, ceux qui ont fait les portages, sans doute. Mais comment ont-ils pu valider en haut-lieu des décisions aussi foireuses ?  Pour le moment, j’en viens à penser que Square Enix, c’était mieux dans mes souvenirs. Pourvu qu’ils me fassent mentir rapidement. 

Publicités

[Critique Jeu] Final Fantasy XII : The Zodiac Age

Longtemps espéré, le douzième Final Fantasy s’est fait attendre, après un onzième épisode qui tenta l’aventure du online. Le dernier épisode solo était donc Final Fantasy X, à une époque où Square et Enix n’avaient pas encore fusionné… Mais l’accouchement de cet épisode n’a pas été de tout repos, et pour cause… Square a décidé de confier la gestion de cet épisode à l’équipe Matsuno, qui a produit les fantastiques Final Fantasy Tactics et Vagrant Story. Deux jeux maîtrisés à la perfection, c’est dire le degré d’exigence mis dans cet épisode. Mais Square ne pouvant attendre trop longtemps, après maints reports, décida d’accélérer les choses. Voilà en gros pour l’histoire de la genèse du titre.

Final Fantasy XII est donc le fruit de quatre ans de travail, avec un développement chaotique qui a mené au départ du fondateur d’Ivalice de Square Enix, bien qu’il ait continué à bosser avec la nouvelle équipe pour sortir une version achevée. Le résultat fut grandiose bien qu’il ne contienne que la moitié des éléments qu’avait prévu Matsuno.

Dix ans plus tard, voici la version The Zodiac Age, remaster venu depuis peu sur PS4. La question est : le jeu vaut-il le coup d’être rejoué ? Réponse dans cette critique.

Cela fait de plus longtemps que je voulais vous parler de Final Fantasy XII. Parce qu’il est un épisode qui compte pour moi, parce que je l’ai apprécié, mais cela ne s’est pas fait pour diverses raisons. La sortie du remaster  est l’occasion de le faire. Accrochez-vous, nous partons tout de suite en Ivalice, le monde imaginé par Matsuno.

FINAL FANTASY Ⅻ THE ZODIAC AGE_20170729172938

Ivalice, ça glisse

FINAL FANTASY Ⅻ THE ZODIAC AGE_20170712192721

En Ivalice, il y a longtemps que l’empire de Rozarria et l’empire d’Archadia se font une guerre permanente, très souvent au détriment des petites nations de la Péninsule Galtéene prises en sandwich par les deux puissances. Et pourtant, en l’an 704 du calendrier Valendien, c’est jour de fête à Rabanastre, capitale du petit royaume de Dalmasca. En effet, la princesse Ashelia B’nargin Dalmasca, héritière du trône, se marie avec le Prince Rasler de Nabradia, le royaume voisin. Mais voilà, Archadia, dans une politique d’invasion agressive, envahit le soir même Dalmasca en attaquant la forteresse de Nalbina qui fait office de frontière. Rasler insiste pour participer à la bataille. Malheureusement, il se fait tuer par une flèche d’un soldat ennemi. Dalmasca perd la forteresse, et se fait de surcroît envahir. Le petit royaume est contraint de déposer les armes et de signer une capitulation sans condition, car ce qui a été perdu dans le déshonneur et par le fer se devait d’être signé avec un pacte de sang. De plus, la princesse Ashe, accablée de douleur, a mis fin à ses jours.

Deux ans ont passé. Vaan, jeune homme de 17 ans est un orphelin de guerre. Malgré les remontrances de son amie Penelo, il s’est juré de se venger d’Archadia, qui lui a tout pris, notamment son frère Reks. Lorsque le jeu commence, Rabanastre, la capitale, accueille Vayne Solidor, le nouveau consul venu d’Archadia, et fils de l’empereur Gramis.

Vaan réussit à s’infiltrer dans le château pour aller voler un trésor mais les choses ne vont pas tourner comme prévu… En réalité, il va se trouver au cœur d’une aventure dont les enjeux le dépassent. Oui, l’épopée de Final Fantasy XII.

La première chose que nous pouvons constater,c’est que les enjeux politiques sont beaucoup plus présents qu’avant dans la saga.

FINAL FANTASY Ⅻ THE ZODIAC AGE_20170725133822

 

Quiconque a joué à Final Fantasy Tactics ou Vagrant Story rêvait d’un Final Fantasy canonique si se déroulerait dans le monde d’Ivalice. Ça tombe bien, c’est le cas avec Final Fantasy XII fait par les mêmes équipes, à peu de choses près. Et on imaginait pas à quel point le jeu nous donnerait l’opportunité de visiter ce monde a hauteur d’homme. Comprenez par là que les dimensions des villes, des différentes régions et des donjons sont beaucoup plus réalistes que par le passé, tous épisodes confondus.

Donc, ce monde est composé de trois continents principaux : Valendia au nord, là où se trouve l’empire d’Archadia, Galtea à l’ouest, où se trouvent Rozzaria et Dalmasca, et le Kerwon, au sud, dont on dit que certaines zones restent inexplorées car trop impénétrables. En effet, Ivalice offre une variété de climats, si Dalmasca est composée essentiellement de déserts, il peut arriver qu’une jungle côtoie de profonds glaciers. Cela est dû à l’influence des Jagd, zones tellement concentrées en énergie mystique appelée « myste », que les vaisseaux ne peuvent les survoler.

FINAL FANTASY Ⅻ THE ZODIAC AGE_20170725203108

Diverses races peuplent ce monde : Les humains sont majoritaires, mais il y a aussi des viéras, peuple humanoïde fait de femmes ayant de grandes oreilles et vivant en harmonie avec la nature, de banga’as, sortes de crocdiliens, de Seeqs, qui ressemblent à des phacochères, de Nu’Mous et de Garifs, entre autres. Impossible également d’oublier les Moogles, charmantes petites boules de fourrure. Dans cet épisode, ils ont toujours un pompon sur la tête, mais des oreilles plus développées qui leur donne plus un aspect de lapin. Ces aimables créatures vous rendront plusieurs services, comme la location de chocobos, se déplacer plus rapidement dans la capitale, etc.

Ivalice regorge de monuments qui ont fait son histoire, pour le meilleur et pour le pire, et d’endroits qu’il vaut mieux ne pas explorer sans y être préparés.

Parce que dans Final Fantasy XII, vous allez marcher. Énormément. Même si pour les besoins de l’histoire, vous emprunterez parfois un engin volant, il y aura toujours un prétexte pour faire une bonne partie du chemin à pied. Mais au moins, nous avons l’occasion e visiter un monde qui a été pendant longtemps un fantasme de joueur. Cependant, il faut garder à l’esprit que ce n’est pas le même Ivalice que dans FFT.

Le titre a pour lui un véritable monde, bien plus identifié qu’avant et rien que ça, c’est un tour de force.

FINAL FANTASY Ⅻ THE ZODIAC AGE_20170729175657

Ouvrez les Vaan

FINAL FANTASY Ⅻ THE ZODIAC AGE_20170716225238

Mais je suis sur que vous allez me demander avec qui on partage cette aventure. Certes, il y a Vaan, le jeune garçon du début, mais très vite, ce dernier sera rejoint par Balthier, un pirate du ciel, autoproclamé « premier rôle » du jeu, accompagné de sa viéra Fran, puis Ashe, la princesse de Dalmasca, car on découvre très tôt que son suicide était faux, vient ensuite Basch, un ancien soldat de Dalmasca, et Penelo, qui est toujours là pour raisonner Vaan.

Certains personnages avaient été très critiqués à l’époque de la sortie du jeu d’origine, notamment Vaan et Penelo sous prétexte qu’il ne servaient à rien. C’est vrai que comme leader, on a vu mieux pour le premier mais, avec le recul j’opposerai deux choses à cela : les deux adolescents sont en réalité les avatars du joueur. Ils sont embarqués dans un conflit qui les dépasse. Ils sont témoins de la quête de rédemption de Basch, ou de la légitimité de Ashe. Ensuite, s’ils ne vous plaisent pas, eh bien, laissez-les en réserve, car le jeu n’impose pas de « vrai » héros imposé inamovible dans votre équipe. Et si on pose sur le casting les personnages de Star Wars, on obtient des copies à peu près conformes. Oui, c’est vrai. Mais cela fait longtemps que la saga s’inspire de celle de George Lucas et ne s’en est jamais cachée.

FINAL FANTASY Ⅻ THE ZODIAC AGE_20170723095659

Pour résumer, le casting est composé de 6 personnages principaux, et le joueur peut en utiliser trois en combat, auxquels viendront parfois se greffer des « invités ». Les autres sont laissés en réserve mais le Game Over n’interviendra en cas de défait que si l’équipe principale et celle de réserve sont vaincues. Cependant, il n’est pas recommandé de laisser les combattants prendre trop de retard au niveau de leur évolution…

L’empire d’Archadia constitue la principale force d’opposition aux héros. Force occupante de Dalmasca, les villes peuplée de soldats et il feront tout pour empêcher la princesse de restaurer son autorité. Pour cela, Vayne, le consul, lancera notamment les Hauts-Juges à vos trousses. Ce corps d’armée fait autorité dans l’empire et leurs décisions sont irrévocables. Vous serez amenés à en affronter certains, et ils sont plutôt puissants.

FINAL FANTASY Ⅻ THE ZODIAC AGE_20170716151939

Couscous Gambits

FINAL FANTASY Ⅻ THE ZODIAC AGE_20170714213726

Le système de combat s’inspire des MMO. Certes, maintenant, c’est devenu courant, mais élaborer un système pour un jeu solo relevait du défi il y a 10 ans. Dans les faits, FF XII abandonne le tour par tour qui régissait les batailles dans les jeux offline de la saga, pour en implanter un autre, le Active Dimenstion Battle,ou ADB. Cette fois, nous voyons les ennemis à l’écran et nous les attaquons en temps réel. Différentes lignes de visée s’affichent : les bleues sont les lignes d’attaque de votre équipe, les rouges celles des ennemis et les vertes indiquent des sorts de guérison.

Mais justement un des défis du jeu était d’arriver à gérer une IA dans un type de jeu où les équipiers du joueur sont généralement des êtres humains. Et pour cela FF XII met en place les « Gambits ».

FINAL FANTASY Ⅻ THE ZODIAC AGE_20170720233041

C’est simple, ce sont des fonctions logiques fonctionnant sur le principe du « si telle condition alors telle conséquence ». Le système est d’une simplicité remarquable. Il suffit d’aller dans les menus pour composer ses gambits en quelques secondes. Ils peuvent être défensifs (en bleu) ou offensifs (en rouge). Par exemple, si la condition est « Personnage avant moins de 50% de ses HP » vous pourrez mettre « Soin » en action à faire. Ou si l’ennemi est «  de type mort-vivant », vous pourrez faire en sorte qu’un de vos co-équipiers lance le sort «  feu ».

C’est très simple et intuitif et chaque personnage démarre avec trois emplacements pour un maximum de 12, les 9 autres commandes étant à débloquer dans la grille des permis, nous allons y revenir sous peu. Quelques gambits de base sont disponibles dès le début, histoire de ne pas se retrouver démuni dès le départ, mais la plupart seront à acheter en magasin.

Mais surtout, il faut faire attention à l’ordre d’exécution des commandes. D’une manière générale, il faut toujours privilégier les soins et faire en sorte qu’un personnage assure en cas de gros pépin dans l’équipe.

Astro-logique

FINAL FANTASY Ⅻ THE ZODIAC AGE_20170708200623

Jusque là, vous me direz que c’est ce qu’on connaît déjà dans le titre original. Mais voilà que The Zodiac Age vient y ajouter une pointe de subtilités.

Tout d’abord, la grille des permis n’est plus identique pour chacun des personnages. Maintenant, vous devez, avant d’y accéder, choisir un job parmi 12 possibles sur la roue du zodiaque. Il faut faire attention car le choix est irréversible. Très vite, vous pourrez en choisir un deuxième. A chaque fois, la grille des permis sera différente selon les métiers de chacun.Cependant, vous pouvez finir le jeu avec n’importe quelle combinaison. Mais que sont les permis ? En réalité, ce sont des cases qu’on débloque sur un damier, contre des points qu’on obtient en terrassant les ennemis. La plupart d’entre eux, c’est à dire les mobs qu’on croise lorsqu’on se déplace, n’en donnent qu’un seul. Ceux qui sont l’objet de chasses ou les boss en donnent plusieurs d’un coup.

Autrement dit qu’il faut faire des combats pour en récolter plein et les redistribuer ensuite sur la grille. The Zodiac Age oblige le joueur à faire des choix, et c’est très bien, dans la mesure où perso, j’imagine mal Penelo avoir le même équipement que Basch. Donc, le système de classe évite cette fois de faire six fois le même clone au final.

FINAL FANTASY Ⅻ THE ZODIAC AGE_20170728131030

On notera aussi que les monstres, dans leur immense majorité, ne laissent pas d’argent derrière eux, mais des objets que vous pouvez ensuite revendre aux marchands du jeu. Les coffres ont toujours un butin aléatoire, mais, bonne nouvelle, dans The Zodiac Age, vous n’avez plus à vous soucier des 4 coffres interdits pour avoir l’arme ultime du jeu. Vous pourrez prendre tout ce que vous voudrez sans culpabiliser.

La gestion du myste, utile pour les éons (invocations) et impulsions est désormais séparée des points de magie. Lorsque vous les débloquez, une barre de myste apparaîtra en dessous des points de vie de chaque personnage.

Les éons sont des créatures magiques qu’il faudra systématiquement combattre avant de les gagner. Il y en a 5 au travers de l’histoire, et donc que vous aurez de façon obligatoire, et les 8 autres sont facultatifs, mais les combats sont souvent basés sur la survie de l’équipe. En effet, vous aurez souvent lors de ces phases des handicaps, comme le drainage progressif des points de vie, de magie, ou un champ de force désactivant une commande, voire tout cela en même temps. Vous ne pourrez attribuer un éon qu’à un seul personnage à chaque fois. Pour l’invoquer, cela demandera de 1 à 3 charges de myste. De plus, on ne retrouve plus les noms habituels de la série : « Shiva », « Léviathan » et autres, c’est pour les vaisseaux de l’armée impériale, maintenant, place à Bélias, Zéromus, Mateus, entre autres.

Les impulsions sont les « limites » de cette épisode. On les débloque progressivement et chaque personnage en possède 3. Peu utiles contre les ennemis de base, elles peuvent l’être lors des combats contre un boss ou un monstre de chasse coriace. Le tout consiste à les enchaîner le plus possible via un influx de myste pour déclencher un super coup appelé « Fusion ». Bonne nouvelle, elles ne ruinent plus les points de magie. Ce qui fait que nous pouvons enchaîner ensuite sur un sort de guérison, si on a lâché les chevaux lorsqu’un adversaire a mis nous personnages en situation périlleuses. Il faudra d’ailleurs se méfier car les boss, dont la barre de vie est visible, disposent de techniques souvent redoutables et deviennent de plus en plus dur à tuer à mesure que leurs HP diminuent. Note pour ceux qui en avaient bavé sur le boss de la jungle de Golmore : Non, la console ne prévient toujours pas quand il lance son attaque « spores », infligeant de grosses anomalies de statut. Saloperie.

FINAL FANTASY Ⅻ THE ZODIAC AGE_20170727171424

Les chevaliers du Zodiarche

FINAL FANTASY Ⅻ THE ZODIAC AGE_20170728182424

 

Dix ans séparent la sortie du Final Fantasy XII original et de sa version The Zodiac Age, révisée pour la PS4. Même si le jeu n’est pas le plus beau de la console, le lifting en HD est plus qu’appréciable. Jamais Ivalice n’a été aussi jolie. L’équipe, pour faire ce monde, s’est inspirée des architectures méditerranéennes, byzantines et arabes, et ça se voit. Le résultat est très réussi. Les personnages ont aussi bénéficié d’une beauté avec des visages un peu plus détaillés. D’une manière générale, le jeu est plus coloré et contrasté. Il est vrai que le jeu d’origine passait assez mal sur les téléviseurs HD. Cela n’empêche cependant pas certaines textures d’être floues. Le bestiaire d’origine est toujours là.

Au niveau sonore aussi, il y a eu une évolution. Les musiques de Hitoshi Sakimoto, déjà géniales dans l’original, se retrouvent ici sublimées avec les réorchestrations. Le titre bénéficie aussi de huit nouveaux morceaux inédits. Et que dire des voix. Cette fois, nous avons le choix entre les voix originales japonaises et anglaises. Et les doublages sont de qualité dans les deux cas, et nous retrouvons les différents accents pour les voix, qui permettent de donner une origine, une identités aux différents peuples d’Ivalice. Et la traduction en français des textes suit. On se plaint souvent de leur qualité, mais celle de FFXII est sans doute la plus réussie, et recherchée. Le vocabulaire est riche, à tel point, par exemple que j’ignorais qu’il existait un verbe « atermoyer » dans notre langue.

Cela me permet d’enchaîner sur le scénario, que beaucoup ont trouvé superficiel à l’époque. Il est vrai que le soft fait un vrai retour au jeu, élimine la notion de couloir ou de ligne droite, et il n’ y a pas de cinématiques tous les deux pas pour apprendre à rire.Elles deviennent plus rares après les premières heures, mais interviennent aux moments clés du jeu. Cependant, le script est plus riche que ce que l’on pourrait croire. Intrigue plus politisée, mais vécue par des personnes qui sont en dehors des intrigues du pouvoir, de fait les événements se passent autour des personnages, sans qu’ils prennent part à ce qui arrive. Généralement, ils seront au courant de l’évolution du conflit par des personnes intermédiaires. Il est appréciable de voir les désaccords notamment à Archadia, avec les hauts-juges qui se disputent lors d’une scène mémorable, avec un méchant machiavélique prêt à tout pour arriver à ses fins, bien que manquant un peu de charisme. Dommage que la part de « fantastique » du script arrive un poil tard.

FINAL FANTASY Ⅻ THE ZODIAC AGE_20170712014252

Un kilomètre à pied, ça use…

FINAL FANTASY Ⅻ THE ZODIAC AGE_20170712194520

Côté durée de vie, vous en aurez pour votre argent. Ce Final Fantasy est très long et est dans des proportions réalistes, donc vous allez vraiment faire des kilomètres à travers tout Ivalice pour arriver à vos fins. Comptez 60 heures en temps normal de jeu, et beaucoup plus si vous compter faire les chasses et autres quêtes annexes du titre, qui en propose toujours une sacrée fournée. Certes, on a désormais la possibilité de jouer en mode accéléré en appuyant sur L1, mais ce serait insulter ce qu’a fait Matsuno et traverser les divers lieux façon Benny Hill, très peu pour moi. En effet, Ivalice n’est pas un monde à traverser au pas de charge. Il vaut mieux prendre son temps pour le visiter. Et personnellement, j’en retire toujours autant de plaisir. Et si vous êtes perdu, plus la peine de faire des manips fastidieuses par le menu, un clic sur le stick analogique gauche vous affichera une mini carte en surimpression, sans que cela ne gène trop la visibilité. Pratique.

FINAL FANTASY Ⅻ THE ZODIAC AGE_20170723192358

Si vous vous vous lassez un peu de la quête principale, The Zodiac Age propose un nouveau mode, le mode «épreuves » dans lequel vous devrez enchaîner les combats contre des monstres et même des boss, et ne pourrez sauvegarder que tous les 10 niveaux. Faites attention car ça se corse très vite.

A ce propos, sachez que le jeu dispose désormais d’une sauvegarde automatique qui s’active à chaque changement de zone dans chaque région du jeu. Toutefois, les joueurs avertis savent qu’il ne faut pas exclusivement compter dessus et que dans un RPG, des backups peuvent sauver la mise…

Enfin, il faut savoir que ce qui nous est présenté là ne contient que la moitié de ce que Matsuno aurait voulu nous proposer, en perfectionniste qu’il est. On imagine même pas ce que ça aurait donné s’il y avait inclus toutes ses idées, vu que le résultat est déjà grandiose. Vous avez dit « inachevé ? » Pourtant, on ne dirait vraiment pas…

Final Fantasy XII The Zodiac Age dispose des mêmes défauts que le jeu d’origine. De par ses choix, son changement de système de combat et d’univers, il fut tellement radical pour l’époque qu’il mécontenta une partie des joueurs. La structure du jeu est la même, et avec la puissance de la PS4, il est regrettable de voir les différentes régions du jeu découpées en zones délimitées. De même, les problèmes de « structure » n’ont pas été gommés, et il est toujours aussi dommage de voir que certains lieux, pourtant décrits comme des villes, soient d’une taille ridicule, je pense notamment à Nalbina. Ou encore qu’une route parte d’un mur… Oui ça fait bizarre, mais nous allons dire que c’était les limitations de l’époque. Après, si vous ne l’avez pas aimé, il n’est pas certain que vous l’aimiez de nouveau, le déroulement étant le même malgré les nouveautés du côté du système de combat, mais qui sait, parfois, on a le droit à une deuxième chance…

FINAL FANTASY Ⅻ THE ZODIAC AGE_20170727180038

Conclusion : On valide

Final Fantasy XII The Zodiac Age est toujours l’aventure épique que nous avions connue il y a dix ans, avec les mêmes qualités et défauts d’origine. Cependant, on en peut pas nier les nouveautés du gameplay fort appréciables, et la révision technique du titre lui fait un bien fou au niveau visuel et sonore. Bref, Final Fantasy XII apporte des changements bienvenus, tout en restant lui-même, comme s’il avait subi une cure de jouvence. Une œuvre, qui même inachevée a apporté sa pierre au genre des jeux de rôle, et que je conseille grandement de redécouvrir.

 

Les points positifs :

Ivalice

Le scénario et ses enjeux

Le système de combat

Les Gambits

Le système de classes

Le lifting graphique

Les musiques réorchestrées de Sakimoto et les morceaux inédits

Choix entre voix anglaises et japonaises

Traduction littéraire

Durée de vie

Imaginons si il y avait eu toutes les idées de départ…

 

Les points négatifs :

Mêmes défauts que l’original

Un méchant qui manque de charisme

Quelques problèmes de structure et de réalisme

Test réalisé avec une version achetée par mes soins dans le commerce.

Star Ocean 5 en développement

Famitsu a annoncé  que Star Ocean 5 était en développement pour PS3 et PS4.  De sont tire complet Star Ocean:  Integrity and Faithlessness, on sait déjà que le le jeu sera développé par tri-Ace  pour le compte de Square Enix  et que Yoshiharu Gotanda, le boss du studio, mettra lui même la main à la pâte.  Ce sera bien entendu Motoi Sakuraba s’occupera des musiques.Trois personnages ont aussi été révélés.  Quant au système de combat il se fera en temps réel et sans transition entre les phases de jeu et de combat.  

Le jeu se passe sur une planète située à 6 000 années-lumières de la Terre et se déroule entre les événements de Star Ocean : The Second Story et Star Ocean: Till The End of Time.

J’espère tout simplement que cet épisode réussira à faire oublier la médiocrité du casting et du scénario  du quatrième épisode… Au moins je me dis qu’ils n’ont pas choisi  les mobiles comme support… 

logo SO 5

Pas chère la démo!

Je voudrais revenir sur quelque chose qui m’a énervé durant ces derniers jours dans le monde du jeu vidéo. Non, je ne reviendrai pas sur le psychodrame qui agite les communautés de deux sites. Un nouveau Final Fantasy sort demain. Il s’agit de Final Fantasy  Type 0 HD, et les deux dernières lettres indiquent que ce jeu PSP à l’origine sort sur PS4 et Xbox One. Le jeu sera vendu avec la démo de Final Fantasy XV,  et… c’est ça qui a focalisé l’attention des sites spécialisés. J’ai vu fleurir un peu partout des vidéos « découvertes » de cette démo. Parfois même en plusieurs parties ! Sans compter qu’on nous a abreuvés de news concernant le titre… A se demander quel jeu est vendu avec l’autre… Parce que si on voulait faire les choses dans l’ordre, il aurait été plus judicieux de parler  du titre qui aura son nom sur la jaquette… D’autant qu’il n’a rien de honteux…  Mais Final Fantasy XV fait à chaque fois monter la hype à son  paroxysme qu’on a oublié que certains voudraient bien jouer à Type 0 pour Type 0 et non exclusivement pour la démo… Heureusement qu’un défenseur du jeu (At0mium, pour ne pas le citer) a fait un live  marathon hier  sur le titre pour le faire découvrir aux gens. Me concernant, ça attendra un peu étant donné que je n’ai pas la console pour y jouer. 

FF_Type-0_HD_box_art

De ce que j’en ai vu, on sent que le portage de Type 0 ne s’est pas fait sans heurts et Square Enix abuse des filtres  pour masquer le manque de textures  dans les environnements. Autrement dit, il est loin d ‘exploiter les capacités de la PS4. A ce niveau, on se dit qu’un portage sur Vita, la trop délaissée portable de Sony, aurait été plus judicieux,  mais comme Microsoft a allongé les biftons, le jeu sort aussi sur XBox One. Ceci dit, on a la possibilité de choisir entre les voix  japonaises ou américaines, et certaines  mécaniques de jeu ont l’air intéressantes, comme les phases de conquêtes de villes. 

Alors oui, on peut se demander si un ancien jeu PSP remasterisé mérite d’être vendu au prix fort sur  les nouvelles consoles, et quelle est la part  de son prix et celui de la démo. Mais ce serait idiot de laisser de côté Type 0 juste pour jouer à quelque chose qui au final aurait du être offert… D’autant plus qu’il n’est jamais sorti chez nous avant.

 

 

[Critique jeu] Thearhythm Final Fantasy Curtain Call

La musique dans Final Fantasy fait partie intégrante du jeu depuis les débuts de la saga en 1987. On en a sorti des albums, aussi bien des OST originales que remixées ou en version orchestrale (à titre d’exemple, lisez ma critique de Final Fantasy VI Grand Finale dans la rubrique «Mode Shuffle» de ce blog). Les concerts de musiques de jeux vidéo jouent aussi les principaux thèmes, et les Distant Worlds et autres Video Games Music Live sont à guichets fermés.D’autres chantent et adaptent les chansons dans leurs langues ( allez voir le portrait de Mi0une, toujours dans la rubrique «Mode Shuffle»). Chez Square Enix, on s’est dit que ce serait bien de faire un jeu de rythme sur les musiques en question. C’est ainsi qu’est né le premier Theatrhythm Final Fantasy en 2012.

Lors de sa sortie, les avis étaient partagés entre bon jeu et foutage de gueule intégral. En effet, c’était un bon jeu dans ses principes, mais le contenu était un peu chiche, avec seulement 70 morceaux, et surtout, faisait l’apanage des DLC à outrance : en effet, Square Enix facturait 1 € chaque morceau supplémentaire. De quoi miser sur la crédulité des fans, à n’en pas douter. Alors en 2014, lorsque ce deuxième opus de Theatrhythm vient à sortir, on est en droit de se demander si Square-Enix est sur le point de commettre les mêmes erreurs que par le passé.

Theatrhythm-Final-Fantasy-Curtain-Call

Concerto pour les fans

Il n’y a pas vraiment d’histoire dans ce jeu, tout juste une bribe de scénario. Le Grand Cristal a appelé les différents héros de FF pour défendre la déesse Cosmos contre le retour de Chaos, que les ennemis du bien voudraient bien faire revenir à la vie. Pour cela, ils devront jouer correctement des airs de musique tout en voyageant. Mais ce n’est pas ce qui est primordial dans un jeu musical.

Le concept est donc celui d’un jeu de rythme. Vous devrez appuyer dans les temps lorsque les notes arrivent sur la cible, un concept éprouvé mais efficace, d’autant plus que les principes dans Curtain Call sont identiques au premier jeu. On ne peut pas dire qu’on soit dépaysé à ce niveau.

La première fois que le joueur démarre le jeu, il devra composer une équipe de quatre héros issus de différents épisodes. Le jeu propose plusieurs modes de jeux : Le premier est le «  Music Stage », où vous pourrez choisir parmi les différents morceaux des épisodes de la saga et cette fois, au moins, on ne peut pas dire que Square Enix se soit foiré. Ils rattrapent le coup de la dernière fois en proposant d’entrée pas moins de 221 morceaux ! Et tous les épisodes sortis jusqu’à présent sont là, de FF I à XIV, en passant par Christal Chronicles, Tactics, Type-Zero (jamais sorti chez nous à l’heure actuelle, mais ça va changer avec sa réédition HD) ou Mystic Quest Legend et même du long métrage Advent Children. A vous de choisir entre les morceaux d’environnements, les Field Music Stages (FMS) où nos héros de relaient pour marcher, et dont la récompense dépend notamment de la distance effectuée en plus du score,et les thèmes de bataille ou Battle Music Stages ( BMS) où ils combattront ensemble. Vous aurez aussi des morceaux de cinématiques mais ils se débloqueront au fil du jeu.

Chaque note validée est évalué selon quatre critères : « Bad » est la plus mauvaise, vous avez ensuite la « Good », « Great » et la meilleure validation reste la «  Critical ». Chaque mauvaise note ou choix de touche vous fera baisser votre barre d’énergie présente en haut à droite de l’écran, et une barre complètement vide signifie une fin de partie. Il en est de même si vous ratez trop de notes, c’est dire trop de « miss » en oubliant de valider. Je dirais même que c’est encore plus pénalisant qu’un « bad ». A la fin, chaque chanson est sanctionnée par une note, qui pourra aller de F si vous vous ratez et ne finissez pas la chanson à SSS si vous faites que des notes critiques et atteignez le score maximum de 9 999 999 points.

Vous pouvez jouer chaque chanson selon trois modes de difficulté : le «Basic Score » reste le plus abordable, vous avez ensuite le « Expert Score » déjà plus rapide, et les plus téméraires se frotteront au mode « Ultimate Score ». Avant de vous lancer, vous avez la possibilité de vous entraîner sans que cela ne devienne pénalisant, ou de voir une démo…

Plus vous enchaînez bien, plus vous marquez.

Plus vous enchaînez bien, plus vous marquez.

Vous récoltez aussi des point D’XP selon votre score, permettant de faire évoluer vos personnages, ces derniers pouvant aller jusqu’au niveau 99, et développer des compétences. Vous gagnez aussi des points de Rhythmia permettant de débloquer divers bonus, dont des gemmes de couleur. Ces gemmes permettront de débloquer d’autres personnages.

Le deuxième mode est le « Medley Quest », où vous effectuerez des quêtes en plusieurs étapes pour récolter du loot et des objets, et plusieurs chemins sont possibles pour atteindre le boss. Il vous est possible d’interrompre une quête pour la reprendre ensuite. Ces dernières sont de longueurs différentes, courtes, moyennes ou longues, et chaque étape représente une journée. Vous pouvez aussi utiliser des objets de votre inventaire en cas de coup dur. Évidemment on ne sait pas à l’avance de quelle difficulté va être l’épreuve qui nous attend, histoire de pimenter un peu les choses. Ce mode remplace le « Chaos Shrine » du jeu précédent. Et bonne nouvelle, les scores effectués sont  désormais conservés d’un mode de jeu à l’autre.

Mais Curtain Call a maintenant ajouté un mode Versus vraiment bien fait. Vous pouvez jouer contre la console ou contre des gens soit dans vos amis 3DS soit du monde entier. Ce mode se distingue par l’apparition de phases de «  burst » qui apporte des pénalités aléatoires parmi quatre : les flèches qui changent de direction en permanence, les notes qui n’apparaissent qu’au dernier moment, le changement de vitesse aléatoire ou encore la pénalité qui impose de ne faire que des « Critical ». Cela ajoute du piment aux parties. On a de quoi s’amuser dans le jeu, d’autant qu’il n’est plus nécessaire de désactiver les compétences ou objets des personnages pour atteindre le score maximum, gros défaut du premier jeu. On débloque les bonus beaucoup plus facilement, et si on ajoute régulièrement des nouveaux personnages dans nos équipes, il est désormais possible de réinitialiser leurs niveaux une fois arrivés au niveau 99 pour acquérir de nouvelles compétences. Le jeu dispose de trophées qui se débloqueront selon vos exploits.

Theatrhythm-Final-Fantasy-Curtain-Call-Lightningamer-4

 

A la recherche de l’harmonie parfaite

Techniquement, c’est plutôt bien fait. Les musiques sont de bonne qualité, et entre les remix et originaux, vous aurez le choix. L’interface graphique est bien pensée et intuitive. Les décors de fonds sont symboliques des Final Fantasy, après, j’admets qu’il faut accrocher au style SD et mignon dans lesquels les personnages et ennemis sont dessinés. Mais on les reconnaît aisément. Le jeu est globalement coloré et ça chatoie sur l’écran.

Musicalement, c’est l’extase pour les oreilles. On appréciera les originaux mais aussi les morceaux remix, mais surtout le choix offert est juste hallucinant. Si on retrouve de quoi faire via les épisodes canoniques de la série , inclure des épisodes dérivés était une très bonne idée. Le jeu permet également des outils de classement des morceaux et inclut un moteur de recherche pour directement arriver à ses morceaux favoris. Et la qualité sonore n’en souffre pas le moins du monde, c’est impeccable. Le contraire eut été fâcheux pour un jeu musical, non ?

Curtain Call  ne se contente pas d’une légère refonte graphique et des mêmes mécaniques de son prédécesseur, et il propose trois styles de jouabilité différents : vous pouvez désormais jouer aux boutons de la console, une nouveauté bienvenue,soit intégralement au stylet en tapant l’écran tactile comme avant, ou en un style hybride permettant de mêler les deux. C’est bien trouvé et permet à chacun d’adopter le style qui lui convient.

Avec tout le contenu qu’il propose la durée de vie est conséquente. Les plus acharnés tenteront des «  Full Chain » et « All Critical » en visant le score maximum, sachant que la deuxième condition entraîne forcément l’obtention de la première… Et ils n’hésiteront pas à recommencer en cas de faux pas, sachant que la différence entre un «  Great » et un « Critical » se ressent au niveau des points marqués. Le Versus offre bien entendu de quoi faire avec des joueurs du monde entier.

Theatrhythm-Final-Fantasy-Curtain-Call 2

Dièse Irae

Alors Curtain Call, c’est mieux que le premier jeu ? La réponse est oui. Square Enix ne s’est pas moqué de nous et si on apprécie le contenu gargantuesque, cela ne va pas sans quelques défauts. Le premier étant bien entendu, que des DLC sont toujours de la partie. Par exemple pour le thème de Vincent dans FF VII, il faudra raquer.

D’autres râleront sur le fait que le jeu soit en full english, et personnellement ça ne me dérange pas. Déjà parce que ce n’est pas un RPG mais un jeu musical, et que l’histoire passe au second plan (voire plus loin encore), on demande ici de valider des touches dans une rythme donné. Sur la console portable concurrente, je joue bien à un jeu du même genre intégralement en japonais et ça ne pose aucun souci. Alors la non-traduction est à mon sens un faux problème.

En revanche, la colère de ceux ayant acheté le premier volet est plus légitime, je peux comprendre le sentiment d’entubage  (vaseline non incluse), étant donné la grande différence de contenu de base.

Grand Final :

Theatrhythm Final Fantasy Curtain Call corrige les défauts de son aîné : un contenu gargantuesque, avec de nouveaux modes de jeu offrant largement de quoi s ‘amuser et on se surprend à améliorer ses scores. Les nouveautés sont bien là, et le jeu ne se contente pas que d’un simple fan-service pour faire craquer ceux qui ont déjà le premier jeu. Si vous aimez les jeux musicaux, vous n’avez aucune raison de vous en priver, idem si vous êtes fans de Final Fantasy ou des musiques de la saga. Les quelques fausses notes n’entachent en rien son intérêt.

 

 

Points Positifs :

Le contenu gigantesque

L’arrivée d’un mode Versus et Online

Trois types de jouabilité

Des bonus à foison

 

Points négatifs :

Tu le sens, l’entubage du premier volet ?

Des DLC toujours prévus.

 

Theatrhythm Final Fantasy Curtain Call

Éditeur : Square Enix

Développeur : Indies Zero

Console : Nintendo 3DS

Genre : Jeu de rythme/musical

1 joueur

Signalétique PEGI : 12