Archives Mensuelles: juin 2013

[Critique livre ] Les chroniques de Player One

Player One fait pour moi partie, avec Consoles+ et Joypad,  des trois grands magazines historiques de la presse généraliste en jeux vidéo. Créé un an avant ses deux confrères , ce magazine a traversé les années 90 de septembre 1990 à janvier 2000 en 104 numéros. Mais résumer cette époque à un seul magazine  ne mènerait à rien.  Car ceux qui l’ont fait,  ce sont avant tout des hommes, voulant généraliser et populariser les jeux sur consoles.  Ce magazine a  également vécu une époque charnière de la pop culture. C’était l’époque où le Club Dorothée, sur TF1 et La Cinq (jusqu’au 12 avril 1992, date de sa « mort ») abreuvaient les gens de dessins animés  venus du Japon. Les enfants pouvaient se faire des journées entières (ou quasiment)de vacances  à regarder les dessins animés ( qu’ils soient japonais ou non)rien qu’en zappant sur les 5 chaines disponibles.  C’était aussi l’époque où  les magazines de jeux vidéo  avaient toute leur place sur les chaines. Je pense notamment à Micro Kids  sur France 3 le dimanche matin ( et qui, pour moi, s’est arrêtée en juin 1995), et Télévisator 2 les mercredis matins sur France 2 entre 1993 et 1994.

C’était aussi  une époque où les polémiques faisaient rage, notamment concernant la violence de certains jeux vidéo et mangas/animes , avec Ken le Survivant qui cristallisa les passions :  réquisitoires sanglants de Télérama et de Ségolène Royal, ça allait mal pour l’animation japonaise, qualifiée injustement de  » japoniaiseries » et les gens qui osaient dire qu’ils aimaient ça étaient mal vus. Pour les jeux vidéo ce fut pire encore, car ils étaient accusés de rendre les gens épileptiques. Depuis, sur les notices européennes de n’importe quel jeu, nous avons droit  à un avertissement sur la santé et l’épilepsie. C’était aussi l’époque des premières classifications de jeux.

Les émissions de jeux n’étaient pas non plus bien vues par les états-majors des différentes chaines, et Télévisator 2, émission devenue culte pour toute une génération,  a disparu en 1994  à cause de la décision inique de la nouvelle  direction de France 2 de l’époque.  Le livre précise bien, avec le témoignage de Patrice Drevet ( qui la produisait) que la psychologue déléguée aux programmes jeunesse, fraîchement arrivée  avec Elkabbach n’aimait pas le mélange  dessins animés/jeux vidéo.  Ce qui, avec le recul a été très con, car c’était la seule émission jeunesse de France 2  capable de venir chatouiller  l’indétrônable ( à l’époque) Club Dorothée.  Et justement qui présentait cette émission  ? Cyril Drevet. Outre qu’il soit le fils de Patrice cité plus haut,  c’était également lui qui officiait dans Player One sous le nom de Crevette. Plusieurs membres de Player One  faisaient vivre cette émission, dont Patrick Giordano, alias  Matt Le Fou, qui faisait les voix et signait avec son groupe le générique , un remix rock du thème de présentation de Street Fighter II.

Il faut bien comprendre qu’à l’époque, écrire dans la presse jeux vidéo ne rapportait pratiquement rien, la plupart des  plumes présentes étant des « pigistes »  payés à la  » pige », c’est à dire  au nombre de pages ou de signes.  Le monde de la presse n’étant pas une mer calme, l’ouvrage témoigne aussi des âpres batailles pour des appels d’offres  pour tenter de décrocher un magazine  » officiel »  des constructeurs… Tout était loin d’être simple. Surtout qu’au moment de sa création, Internet n’était pas encore dans les foyers et les seules sources d’info sur les jeux vidéo étaient les magazines mensuels, dont Player One faisait partie. 

Et lire Les chroniques de Player One, c’est se replonger dans ces années là, mais pas seulement. Il montre aussi comment les différents membres ont pu rebondir après la mort du magazine. Une époque ou Future n’avait pas encore tout racheté.  Player One en est le témoin ou du moins l’un d’entre eux . Les intervenants racontent comment ils l’ont vécu, eux, de l’intérieur, avec  aussi l’intervention des représentants des éditeurs de l’époque, notamment  Luc Bourcier alors chez Sega France . Parce que nous,  en fin de compte,nous n’étions que les acheteurs du produit fini…   C’est enrichissant, notamment de voir comment naît une marque dans le domaine, et comment elle fait pour tenter de se développer.  Mais il y a aussi la seconde épopée, celle du développement  des mangas/anime  et surtout, de la télévision  » alternative », comprenez par là  les quelques  chaines du câble /satellite de l’époque, qui deviendront un refuge salvateur.  Le tout se croise, formant un tissu  dense, et vraiment intéressant. 

Puisqu’on est dans le sujet, j’en profite pour signaler que les éditions Pix’n’Love viennent de sortir un coffret  consacré à l’immensément  respectable et respecté AHL.  Lui aussi a vécu cette période… 

Julius 

Les Chroniques de Player One

Auteurs : Alain Kahn et Olivier Richard

Éditeur : Pika édition

300 pages environ

Prix : 19 €

chroniques de palyer One

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Guns of the Kikoolols épisode 39

J-One, ou la publicité mensongère made in MTV.

Vous vous demandez  surement ce qu’est J-One… Eh bien c’est un projet de chaîne de MTV France. Elle sera lancée en octobre sur CanalSat et Numéricable. 

Le gros problème c’est que la chaine se présente comme :« – la seule chaîne TV, 100% dédiée à la culture japonaise et asiatique des 15/34 ans, en HD natif ». 

C’est faux. Sur ce créneau, on a déjà via l’ADSL, Nolife et GONG Base  dans le basique des opérateurs, ainsi que GONG en payant. ( KZTV est plus focalisée sur l’animation).

Bref, c’est MTV Networks, ne supportant pas que Nolife et d’autres puissent exister, qui veut faire comme elles.  D’autant que le  communiqué précise qu’on trouvera des émissions sur le cosplay, la J-Pop et K-Pop, en plus des mangas et autres choses…  Ça me rappelle un truc…

Ça sent tellement la copie  et aussi le fait d’être une autre Game One Bis,  tellement déshumanisée que ça ne donne pas envie de la regarder rien qu’au vu de la chose. Puis bon, pour les anime, désolé mais ça vise le grand public… Plutôt que de chercher des choses  innovantes, on va avoir droit à la diffusion de Naruto Shippuden sur l’antenne. Ah oui c’est sur, c’est facile de clamer ensuite qu’on fait de l’audience… 

Et pendant ce temps, ces deux opérateurs, ayant le monopole câble et satellite, font un pont d’or à MTV Networks, mais refusent toujours de reprendre Nolife sur leurs réseaux… Il faudra leur expliquer en quelle langue pour qu’il comprennent qu’une chaîne qui a 6 ans  et exclusivement ADSL mérite le respect et une reprise?

Julius

Lien : http://www.hd-motion.com/2013/06/26/canalsat-j-one-lancement-dune-nouvelle-chaine-hd-pour-le-mois-doctobre/comment-page-1/

Faut pas avoir honte…

En effet, il ne faut vraiment pas avoir honte pour oser sortir en DVD et Blu-Ray sans doute un des pires films de 2013 si ce n’est dans son genre.  Je veux bien sur parler de Die Hard: belle journée pour mourir, le cinquième film  de la franchise Die Hard, que John Moore, le réalisateur,  a allègrement massacré : filmé avec les pieds, scénario pourrave , méchants ayant autant de charisme qu’une huitre,  pour plus de détails je vous invite à voir  ma critique assassine  ici même  dans la rubrique  » les sous-doués font un film » ou sur le lien en fin d’article.  Gaspiller des ressources pour ça, quel gâchis. Déjà que ce truc innommable  ne méritait pas les 10 € d’une place de ciné ( merci le pass illimité, pour ma part),  il vaut encore moins le prix d’un DVD ou d’un Blu-Ray.  Cela n’a pas empêché Jeuxvidéo.com de faire un concours pour gagner le DVD… Un conseil, n’y participez pas. Quitte à faire gagner un film autant choisir autre chose… 

Donc, mercredi 26 juin, si vous voyez ce navet en tête de gondole, passez devant sans rien dire et ne le prenez sous aucun prétexte, à moins  d’aimer le masochisme… Vous ne pourrez pas le revendre dans le dernier Animal Crossing, malheureusement…  Pourtant le cours du navet est assez élevé je crois…

Julius

( un article plus consistant arrivera d’ici demain..)

https://datafr.wordpress.com/2013/02/23/critique-cine-sanglante-die-hard-belle-journee-pour-mourir/

Microsoft revient en arrière sur les DRM

Officiellement, c’est parce qu’ils ont pris en compte les retours de la communauté… J’ai quand même un peu de mal à les croire  et des têtes ont du valser chez le constructeur américain, notamment après l’E3 où le bad buzz a continué à faire son oeuvre.  Cependant, on ne peut qu’applaudir  ce revirement magistral  : Plus de connexion internet obligatoire toutes  les 24 heures, plus de restrictions de prêt  ou de reventes à l’occasion , la connexion Internet ne sera requise que  pour le lancement initial de la console, les jeux fonctionneront sans. De plus le zonage a été abandonné. On pourra jouer aussi bien sur le disque que sur le jeu installé, comme ce qui se fait  actuellement. 

Bon, allez Microsoft, vous faites un pack SANS kinect ( condition sine qua non pour qu’elle aille un jour dans mon salon), au même prix que le lancement de la PS4, et là, la  compétition aura vraiment démarré.  Rien ne vous empêchera de mettre le pack Kinect à 499 € pour ceux qui veulent.  C’est bien de voir qu’on va dans le mur… Reste à voir si la confiance  des joueurs n’est pas trop ébranlée.  En effet, rien sur le jeu indépendant, et  nul doute que les DRM  ne sont que partie remise. De plus, il est évident  que Sony a été plus honnête dès le départ.

http://news.xbox.com/2013/06/update

Julius

[Critique Ciné] Star Trek : Into Darkness

Dans le monde la science-fiction au cinéma, il y a deux grandes écoles : les partisans de Star Trek, et les partisans de Star Wars.  Ne comptez pas sur moi pour prendre position d’autant que ce  treizième volet cinématographique a été réalisé par le futur réalisateur de Star Wars VII

Je n’ai pas vu le film avant celui-ci, réalisé par le même homme, mais je ne peux pas lui en vouloir de rajeunir une licence qui en avait besoin. Fini  les épisodes un peu  » pépères » d’avant. Ici, c’est place à l’action, et autant vous dire que vous ne serez pas déçus. D’emblée, cela commence par une scène qui nous emmène sur une autre planète, et ça démarre sur les chapeaux de roue…. Pour ne plus s’arrêter ensuite. En effet, le film  est un grand huit permanent, enchaînant les séquences sans temps morts.  D’autant que la majeure partie du film est basée sur la rivalité entre Kirk, jeune capitaine tête brûlée qui n’hésite pas à enfreindre le règlement et Spock avec son respect strict des conventions. Le film n’hésite d’ailleurs pas à le faire passer pour un salaud. Vous aurez pas mal de morceaux de bravoure, avec également un méchant  machiavélique à souhait.  Le scénario est globalement bien écrit, bien qu’il subsiste certaines zones d’ombres. La réalisation est du même tonneau,  et les effets spéciaux sont réussis,  il y a de beaux décors, en revanche, je reprocherai un abus de lens-flare  (effet de lumière) qui fait qu’on a parfois l’impression  de voir un acteur avec le soleil brillant derrière lui.  Ça gêne un peu, pour la vision… On ne voit pas le temps passer, et c’est le principal. Certains diront qu’effectivement il s’agit d’un bon film d’action… Mais pas d’un Star Trek.  Ils n’ont pas forcément tort,  et la musique tonitruante en témoigne, mais une saga ne peut pas vivre éternellement dans la naphtaline sous peine de devenir ringarde. Quoi qu’il en soit, si JJ Abrams  continue sur sa lancée,  on peut dire que le prochain Star Wars  s’annonce  plein de promesses. Reste à  savoir s’il réparera  le jouet cassé par Lucas…

Julius

affiche star trek into drakness

 

Le début :

Pour avoir enfreint le règlement, Kirk se voit retirer le commandement de l’Enterprise.  Mais une attaque terroriste visant Starfleet l’amène à reprendre  du service, face à un ennemi  redoutable. De plus, un conflit avec les Klingons menace…

Star Trek  Into Drakness

Réalisation : JJ Abrams

Genre : Science-Fiction

Avec : Chris Pine, Zacchary Quinto, Benedict Cumberbatch…

Distribution : Paramount

En salles depuis le  12 juin 2013