Archives Mensuelles: avril 2016

TFGA #19 : Nos amos les animis!

Comme chaque mois, voici le TFGA mensuel, le top 5 initié par Alex sur un thème donné. Cette fois, il s’agit de rendre hommage à « Nos amies les bêtes ». Et étant un gamer trentenaire, j’ai connu la période « mascottes » initiée par Mario et surtout Sonic, car après le passage du hérisson bleu, chaque éditeur voulait la sienne et ce fut la foire, en allant du très bon au très, très mauvais. Mais ce serait trop facile, il n’y aurait qu’à se baisser pour en trouver, mais j’ai décidé de faire le top five d’une façon différente, selon mes goûts, parfois sur des animaux trop peu connus. Alors voici un classement sur les bébêtes des jeux vidéo qui méritent qu’on s’attarde dessus. Évidemment, étant rôliste, j’en ai croisé pas mal dans ma vie de joueur. 

Ce top sera divisé en deux parties : le TFGA lui-même, et l’inverse avec des animaux ou créatures qui aurait mieux valu ne pas créer.

5-Poshul (Chrono Cross)

Poshul

Ah, Poshul. La chienne rose est l’animal de compagnie de Leena et un des premiers personnages recrutables du jeu. Son apparence précieuse, ses fautes de langue (c’est un chien après tout), sa gourmandise en font un personnage irrésistible. De plus, c’est loin d’être un personnage ridicule en combat, d’autres font largement pire, et ses attaques spéciales sont également de belle puissance. Et que dire des animations, à mourir de rire. Oui, on aurait tort de se priver d’un chien avec autant de qualités.

Pour l’avoir dans le groupe, il existe deux méthodes. Dès le début du jeu, trouvez le « Heckran Bone » caché dans l’auberge d’Arni. Allez ensuite dans l’arrière cour du maire, allez devant elle, ouvrez le menu d’objets spéciaux avec Carré et donnez lui le nonosse. Elle vous accompagnera en guise de remerciement.

Sinon, une fois arrivé dans le « Another World » refusez après le premier combat contre Karsh et les idiots de Shakers Brothers de faire équipe avec Kid 3 fois. La scène passe ensuite au lendemain à Arni, avec Leena qui vous rejoint (et c’est la seule façon de l’avoir de tout le jeu, alors attention!) ainsi que le chienchien rose à sa jeune mémère !

4- Les Chocobos (saga Final Fantasy)

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Un petit tour chez nos amis à plumes. Symboles de la saga Final Fantasy, les chocobos ne pouvaient pas être en dehors de ce classement. Ces splendides volatiles, présents depuis FF II ont été depuis de tous les épisodes même dérivés comme Type-0. Robustes, ils peuvent faire office de montures pour les armées ou l’équipe du joueur, j’ai même tendance à dire que le chocobo est le meilleur ami du joueur de Final Fantasy. Ils prennent vraiment de l’importance dans Final Fantasy VII, où on peut non seulement en faire l’élevage dans une ferme, mais aussi les faire participer à des courses au Gold Saucer ! D’autant qu’ils sont indispensables pour avoir les matérias ultimes du jeu, notamment « Chevaliers de la Table Ronde ». A partir de là, les chocobos deviennent alors bien plus que de simples montures… Ils sont, à l’instar du cheval, la plus belle conquête de l’homme…virtuel.

3-Rollo (Tales of Xilia 2)

Rollo

J’adore les chats. Je n’imagine pas la vie sans un des leurs et un de leurs représentants les plus mignons dans le rôle est Rollo, le chat de Ludger dans Tales of Xilia 2. Un bon gros matou qui a l’apparence d’un birman coulour point. Dans le jeu, il servira même à une quête annexe, celle de retrouver d’autres chats égarés ou des objets.Elle (personnage du jeu) se prendra d’affection pour le gros chat et s’occupera de lui pendant l’aventure. Une bonne idée qu’a eu Namco Bandai de mettre un représentant d’une des plus belles races de félins qui existent. Heureusement que Vanille (ma norvégienne) ne sait pas lire…

Remarquez, j’aurais aussi pu mettre Monsha de Rogue Galaxy, chat blanc excentrique de Dorgendoa le pirate… Ou Bubsy, mais là je préfère ne pas aller dans la nécrophilie, c’est très sale.

2-Draggy (Chrono Cross)

Draggy

Chrono Cross est très présent dans ce classement avec deux de ses personnages dedans, ce n’est pas mon RPG du cœur pour rien… Mais difficile de résister à ce bébé dragon, il faut reconnaître l’effort des programmeurs pour l’avoir fait aussi mignon. Draggy, nous le récupérons en réalité son œuf au début de l’aventure. Mais le personnage ne s’obtiendra que très tard. Pour ce faire, il faudra aller à Fort Dragonia du « Home World » et mettre le « Big Egg » dans l’incubateur que vous trouverez dans le donjon. Bien évidemment vous aurez vécu beaucoup de péripéties avant… Le petit dragon sortira et vous demandera si vous êtes sa maman. Et comme ses congénères plus grands et plus gros que vous aurez dû vaincre auparavant, il dispose d’une technique qui fera des ravages chez les ennemis. Draggy, petit mais costaud.

1-Vanille

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Les chats sont aussi très présents, et pour cause, regardez ce j’ai mis à propos de Rollo. Donc je vais rendre hommage à ma grosse minette IRL, Vanille, splendide norvégienne de 12 ans. Jamais aussi chiante que lorsque je joue, essayez donc de jouer avec les bras tendus avec le gamepad de la Wii U et un grand chat (cf. sa race) sur les genoux… Ou alors, elle demande à sortir pour rentrer même pas deux minutes après alors que je m’étais dit que j’allais poutrer un boss tranquillou… et qu’elle interrompt la bataille. Ceci dit, les manettes sans fil, c’est bien dans ce genre de cas, pour continuer à jouer tout en lui ouvrant pour que mademoiselle rentre… Vanille veut être le centre de mon attention et me le fait bien savoir. Ceci dit, je lui pardonne tout parce que c’est tout de même un amour de chat, très (trop) affectueuse me suivant jusqu’à la porte des toilettes parfois… Elle se fait aussi à l’occasion gardienne de mon ordinateur, en se couchant sur le clavier. Encore mieux qu’un antivirus ! Dommage que ses pattes aux chaussons blancs ne soient pas adaptées aux manettes de jeu, sinon je lui aurais appris à jouer…

#TeamChats

Ces animaux qui auraient dû finir à l’abattoir…

Maintenant voici un petit « antitop », c’est à dire la thèse « inverse » du thème avec des animaux qui n’auraient jamais dû naître… histoire de prolonger un peu le plaisir…

Awesome Possum

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Alors celui-là, il faut le dénicher en matière de rétrogaming. Héros d’un jeu au nom imbitable qui est Awesome Possum Kicks DrMachino’s Butt (ouf!) ce jeu est tellement mauvais qu’il n’est même pas sorti en Europe, tant Tengen semblait ne pas assumer cette énorme bouse. Donc, nous incarnons donc un opossum qui veut aller mettre sa raclée au Docteur Machino, un savant fou qui veut polluer la planète. Tiens, ça me rappelle le scénario d’un certain hérisson bleu qui veut se débarrasser d’un savant fou ressemblant à Theodore Roosevelt… Mais le jeu lui même est très mal réalisé. Les graphismes sont immondes, le level-design à chier et la bébête n’est PAS attachante. Pour un jeu sorti après deux épisodes de Sonic, c’est impardonnable. D’accord, il y a des voix,mais la bestiole parle dans un anglais même pas compréhensible. Le jeu tente de rallier les enfants à la cause écolo, mais sans aucune finesse, au moins dans Sonic le message est emmené de façon plus subtile.

Packy et Marlon

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Hahaha… Hem… on ne va pas trop se marrer quand même, parce que le jeu voulait traiter d’un sujet grave, le diabète chez les enfants. Le problème, c’est que ce n’est pas une raison pour offrir aux diabétiques un jeu aussi mal conçu. Les deux éléphanteaux ne sont pas du tout attachants, le jeu est très mal réalisé et bourré d’incohérences. Même dans les conseils donnés, notamment dans sa traduction française bourrée de fautes qui conseillait de manger du « rôti » au petit déjeuner. Mais qu’y a t-il d’étonnant à cela sachant que son éditeur a aussi sorti les jeux comme Rex Ronan ou Captain Novolin ?

Bubsy

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J’ai dit que je n’allais pas faire dans la nécrophilie. Finalement, le cas Bubsy mérite qu’on en parle tout de même. Après deux jeux d’honnête facture mais sans plus sur Megadrive et Super Nintendo, il s’est mis à décliner petit à petit. Après un passage sur Jaguar, passable, Bubsy s’est définitivement compromis lors de son arrivée sur PlayStation avec Bubsy 3D. Horreur intégrale, avec des graphismes hideux pour un jeu de 1996, injouable, très énervant, et surtout, Accolade est parvenu à rendre le félin totalement antipathique ! En gros il est devenu un machin qui hurle très fort dans un anglais même pas compréhensible, j’avais envie de lui dire « Ta gueule !!! » en le frappant à grands coups de pelle. C’est ce qui a dû lui arriver,d ‘ailleurs…

Tatsu

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J’adore Xenoblade Chronicles X, qui est bourré d’immenses qualités. Mais vouloir mettre une espèce d’animal improbable comme Tatsu, désolé mais non. Le personnage est énervant et le running-gag avec Lin menaçant de le manger en guise de repas finit par lasser. Elle aurait peut être dû passer à l’acte… Se voulant « comic relief » du jeu, c’est malheureusement raté et il fait plus penser à Jar-Jar Binks qu’autre chose. Au final, l’humour est bien plus subtil et caché dans les dialogues ou le nom de certains personnages(qui a dit « Maurice Chausson » avec l’accent américain?).

 

 

Voilà pour ce thème des animaux qui m’ont marqué à la fois dans le bon et le mauvais sens du terme, en espérant que cela vous donne envie de découvrir les jeux auxquels ils appartiennent. Dans les bons, j’aurais pu mettre Yoshi, Mister Nutz, Donkey Kong,Ecco the Dolphin et bien d ‘autres … Mais il a fallu faire une sélection… A bientôt pour un prochain TFGA.

* dites moi si vous voulez une explication du titre en commentaires…

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Le club informatique

Peut-être est-ce le fait de refaire Day of the Tentacle en version remasterisée qui m’amène à me plonger de nouveau dans le passé, et pourtant c’est lorsque j’étais collégien que j’ai connu le jeu pour la première fois. Mon collège de campagne loirétaine disposait de différents « clubs » entre 12h40 et 13h30, heure de reprise des cours. J’ai assidûment  fréquenté le « club BD »  dans la bibliothèque adjacente au CDI ( à ne pas confondre avec la machine multimédia de Philips),  et géré par la plus jeune des prof-doc. Qui savait se faire respecter et ne supportait pas qu’on abîme les livres, ce qui était normal. Je n’ai jamais eu de problème avec elle. Je lisais beaucoup ( combien de Roald Dahl, Molière ou d’autres encore lors des longues après-midi  d’études à attendre le bus ?) ce qui lui plaisait . 

Mais j’ai aussi fréquenté un autre club, le « club informatique ». Lorsqu’on m’a signalé son existence, je suis allé voir le prof de technologie (matière dans laquelle je n’étais pas doué, il faut dire aussi que moi et mes deux mains gauches…) à la fin d ‘un cours pour voir s’il  était encore possible de s’inscrire. Finalement, tous les lundis, dans le créneau horaire indiqué en début d’article, je faisais 50 minutes de jeux vidéo sur des x386. C’était encore le temps des disquettes, le CD-ROM étant tout juste émergent. Dans le début des années 90, même si les cours de technologie incluaient de l’informatique, c’est à dire savoir comment utiliser un ordinateur et du traitement de texte, il n’y avait pas de cours de programmation. Sachant que  ma mère réglementait à la maison  l’accès à notre Megadrive chérie ( uniquement le week-end, et accès non garanti si j’avais une note en dessous de 10/20), ces minutes qui passaient hélas souvent trop vite, étaient une bouffée d’air . En général,  nous étions deux ou trois par poste, et on se passait le clavier si on perdait.  D’ailleurs, le prof qui gérait cela était toujours vêtu en costard-cravate. Effectivement, avec le recul, il se rapprochait plus d’un informaticien que d’un prof de technologie pur avec un fer à souder pour aider les élèves à fabriquer une attente téléphonique … Oui, l’attente téléphonique jouant la Lettre à Elise avec des bips a vriller les tympans, c’est aussi du vécu. 

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Les jeux présents ?  C’est là où j’ai connu Wolfenstein 3D et sa suite directe, Spears of Destiny.  J’ai joué également au jeu des Blues Brothers,  découvert la version PC de Street Fighter II avec des temps de chargement  horriblement longs, Fury, un jeu de plateformes injouable au clavier  et bien entendu, Day of the Tentacle. Et de tous les jeux, bien que la liste ne soit pas exhaustive,  c’est celui auquel j’ai le plus accroché. Ce qui n’était pas le cas de mes camarades de jeu, qui eux aimaient plus dégommer du nazi…  Pourtant, dans Day of the Tentacle, lorsque je réussissais une énigme, parfois en suivant les conseils de mes camarades, j’étais fier. Et la sonnerie retentissait toujours trop tôt. Comment faire pour abattre l’arbre dans l’époque de Hoagie m’a hanté toute une semaine. Bien évidemment, comme il n’y avait pas nos noms écrits sur les postes, il fallait espérer prendre vite celui où le jeu tournait, reprendre sa sauvegarde avant d’autres… sinon, il fallait se rabattre sur d’autres jeux. Mine de rien, mis à part Fury, Wolfenstein ou Blues Brothers faisaient de bons substituts…  N’empêche que j’ai réussi à faire jouer à DOTT ma déléguée de classe.

Je n’ai jamais oublié Day of the Tentacle, ses personnages complètement barrés, ses énigmes tordues et ses graphismes hauts en couleur. Bien que les ordinateurs n’avaient pas de carte son  ce qui empêchait d’entendre les musiques et les dialogues loufoques (l’énigme avec la chaîne hi-fi était impossible à deviner),  et le fait qu’il soit revenu en version remise au gout du jour, m’a fait raconter à vous, lectrices et lecteurs, une partie de mon passé. Merci à lui. 

[Critique navet] Les Visteurs: La Révolution

En revenant de la séance, j’avais encore du mal à me remettre de ce que j’avais vu. Je vais faire dans le simple et concis en disant tout simplement : N’Y ALLEZ PAS C’EST DE LA MERDE!

Mais je suis sur que vous voulez des explications détaillées, n’est ce pas ? Bon , très bien. Je vais donc expliquer le fond de ma pensée. Qu’est ce que je ne ferai pas pour vous…
Très franchement, pour trouver plus nul en 2016, il faudra se lever tôt. Si on excepte, bien sur, Camping 3 de Onteniente, mais lui on le sait, il fait également dans le cinéma populiste. Et il viendra sans doute pleurnicher sur les plateaux télé s’il ne fait pas assez d’entrées. Poiré appartient à la même catégorie, et il n’a apparemment pas changé .Oui, « populiste » et non « populaire ». Parce qu’il faut oser, faire des choses d’un si bas niveau. Et que vouloir faire du cinéma populaire ne signifie pas prendre les gens pour des idiots. J’en viens à me dire que finalement, ils auraient peut-être mieux fait de crever sur l’échafaud en 1793, Jacquouille et Godefroy, après un Visiteurs 2 que j’avais déjà trouvé minable. Ça me fait mal de l’avouer, mais par rapport au troisième, il se situe largement au dessus.

Bienvenue dans un autre espace-temps

Visionner Les Visiteurs 3, c’est entrer dans un espace-temps spécial. Dans lequel on a déterré Jean-Marie Foiré, pardon, Poiré, disparu depuis le lamentable Ma Femme s’appelle Maurice en 2002. C’était il y a 14 ans et il a ressuscité plus vite que le petit Jésus. Pourtant, il ne nous avait pas manqué. Les chrétiens, eux, attendent toujours. Un espace-temps dans lequel les gags pipi-caca et autres joies scatologiques, tout y passe, vomi, morve, sont devenus la norme. La Révolution, la Terreur, on s’en fout au fond, par ce que de scénario, il n’y en a pas. Juste des saynètes mal écrites empilées les unes sur les autres, dans lesquelles un pléiade d’acteurs en costumes sont venus faire les cabots. A tel point que j’en ai mal pour Karin Viard et Sylvie Testud. Et pour Frédérique Bel, aussi. Mais ne nous plaignons pas, car ce sont effectivement elles qui jouent le mieux. Dubosc cabotine comme toujours, et Ary Abittan aussi, mais je reviendrai vers lui à la fin de cette critique. Quant à Pascal Nzonzi, finalement, le fait que son nom ne soit pas sur l’affiche officielle, c’est peut être mieux, tant la vision du Noir dans le film est raciste. Marie-Anne Chazel a autant la gouaille mais rien n’est drôle. Et Jean Reno et Christian Clavier dans tout ça ? Comment dire… Entre un Godefroy qui a clairement du mal à trouver sa place, et un Jacquouille encore plus hystérique qu’avant, on est servis! Les personnages s’entassent, certains ne font que passer mais aucun n’est creusé.
Voir Les Visiteurs 3 ,c’est être dans une dimension où l’espace-temps se dilate, tant le film parait durer des heures alors qu’en réalité il en dure moins de deux. La faute à la répétitivité des gags, qui tombent tous à plat, qu’ils soient visuels ou dans les dialogues. Mais pour être sur que la salle comprenne bien, on ne sait jamais, on les répète, jusqu’à saturation. Merci Poiré de nous prendre pour des débiles. Et pour nos tympans vu que Clavier ne sait apparemment que hurler. Ouais des cris en 7.1, c’est magnifique! ou pas. Vraiment il ne fallait pas, c’est trop d’honneur. Si bien que devant tant de débilité, de saleté, je me suis vraiment senti mal à l’aise. On ne peut pas faire un film uniquement sur ça.

Une réalisation digne de Pitof à budget exorbitant

Voir Les Visiteurs 3 ( ou 4), c’est tolérer une réalisation digne de Pitof, de l’époque ou Poiré était ensuite rentré en léthargie profonde, avec abus de grand angles et de contre-plongées. En plus d’y ajouter des décors moches et des couleurs justes immondes. Du Pitof, on vous dit. Le malaise s’installe dès le premier écran du film, où l’on voit un résumé (inexact en plus) des deux premiers visiteurs défilant comme dans Star Wars mais avec un effet minable et une police d’écriture horrible. On est bien partis…. Dire qu’il s’est écoulé 18 putains d’années depuis le 2, que le duo Clavier/Poiré qui ont co-écrit le « scénario » ont réussi à faire pire, on se demande ce que nous avons fait pour en arriver là. Mon voisin de siège a bien ri de la scatologie, pas moi.Je n’ai pas rigolé une seule fois!  Dire que nos deux visiteurs sont en pleine Révolution,qu’il y avait matière à faire de belles choses avec cette période riche de l’histoire, tout en restant comique sans tomber dans le vulgaire, oui ça fait ultra mal. Et vous savez combien elle a eu de budget cette merde produite par TF1 Productions (Arthur a consacré une émission aux Visiteurs la veille de sa sortie, c’est dire si ça sentait la merde très fort), et Gaumont ? Vingt-cinq (25) millions d’euros. Vous avez bien lu. Pour une merde intégrale. Et c’est marrant, sur Allociné, la seule critique vraiment positive pour ne pas dire dithyrambique, c’était celle du site TF1 News. Oh mais qui a produit ce truc ? Regardez un peu plus haut. Un hasard, surement…

Lorsque le générique est apparu à l’écran, j’ai eu le sentiment de sortir d’une sorte d’expérience … Je suis resté figé sur mon siège, tant mon cerveau se posait des questions. Qu’est ce que j’ai vu ? Mais c’était quoi ce truc ? Comment me suis je retrouvé ici ? Comment a t-on pu dépenser tant d’argent pour ça ? Parce que des fois, on se dit que c’est nul, mais que la nullité peut être drôle, transformant ainsi le film en nanar. C’était oublier que c’était un film français, et donc que Les Visiteurs 3 n’a pas de potentiel pour ça. Bref. Avec mon Pass illimité, je peux me permettre ce genre d’erreur ( pas trop non plus) mais j’ai mal pour ceux qui paieront entre 9 et 14 € la place, tout dépend où vous vous trouvez dans le pays pour voir ça.

Vous me direz, que c’est tellement  facile de descendre un film sur ce qui ne va pas. OK très bien, je vais être beau joueur, je vais chercher ce qui est bien…  Voilà, c’est fait. 

Et vous savez ce qu’est le pire ? C’est que pour une fois je suis d’accord avec Ferenczi et consorts! Pourtant je n’ai rien d’un « bobo » j’en serais même l’opposé à l’heure actuelle, mais je comprends pourquoi Gaumont n’a pas fait de projections pour la presse, bien consciente de la catastrophe. Et si Camping 3 prévoit de gâcher vos vacances d’été, Poiré lui gâchera celles de Pâques avec Les Visteurs : la Révolution. Mine de rien, c’est Ary Abittan qui résume le mieux ce qu’est le film, dans un moment de lucidité sans doute, mais ça n’en fera pas un bon acteur pour autant : « Tout est mauvais ». Jamais cette méta-phrase n’a été aussi vraie pour ce navet de compétition.

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Les Visteurs : la Révolution

Réalisation : Jean-Marie Poiré

Avec : Christian Clavier, Jean Reno, Karin Viard, Ary Abittan…

Genre : Navet Français

Durée: 1h50

Distribution : Gaumont

En salles depuis le 6 avril 2016.

 

[cinéma] critique de Batman VS Superman : l’aube de la justice

Attention, cette critique comporte un risque majeur de spoilers.

L’affiche était alléchante. Malheureusement, le meilleur du film était déjà conté dans les bandes annonces. Que s’est il passé pour que cette réunion de deux super héros de chez DC-ça nous change de Marvel, pour une fois, soit un quasi ratage ? Je vais tenter de vous l’expliquer.

La Ligue des connards

Déjà, la scène d’ouverture nous refait le coup du meurtre et de l’enterrement des parents de Bruce Wayne. Le genre de truc qu’on a pas déjà vu PLEIN DE FOIS au cours des différents Batman. Pire, cela reprend plan pour plan celui de Batman Begins! En plus pour bien montrer que c’est un flashback, la colorimétrie de la scène est sépia. Ben oui…
Et qu’ont t ils fait du personnage de Batman ? Je veux dire, sérieusement, depuis quand le chevalier noir marque ses  » victimes » au fer rouge, utilise des armes à feu ou brise des nuques ? Transformer un des héros DC pétri de complexes et de traumatismes en un parfait connard, il fallait oser. Que Wayne, incarné par Ben Affleck, pourquoi pas, soit un philanthrope cynique, ça passe .**
Quant à Superman, c’est pareil. Le type est juste un connard. Présenté comme une figure christique, d’ailleurs on entend plusieurs fois certains personnages prier Dieu… Lois Lane, dans tout ça, se perd dans les méandres d’un scénario qui a pourtant de bonnes idées à la base, mais qui les gâche quasiment toutes. Il n’y a qu’à voir la scène en Afrique où un type tire une balle spéciale…dans un carnet. Avec une mitraillette. Bien sur bien sur…
Et bien entendu, Superman et Batman s’accusent d’être responsables de catastrophes qui s’abattent sur leurs villes respectives. Et qui profite de la situation ? Lex Luthor. Qui pour le coup n’est autre qu’une pale copie du Joker. Il est fou, c’est un fait, mais on aurait mis le méchant de The Dark Knight à la place, ça n’aurait rien changé. Autrement dit, le film recycle des idées déjà vues chez Nolan. On ne peut pas dire que DC se renouvelle…
Mais l’impression est d’autant plus prégnante qu’en réalité, Wayne obtient rapidement les preuves que Luthor est impliqué dans quelque chose de net, il pourrait l’arrêter fissa, mais non.
Et la confrontation entre les deux promis sur l’affiche, elle a lieu ? Evidemment, si non il y aurait de quoi crier à l’arnaque. Mais c’est un peu long, pas forcément bien mis en scène et surtout, ça se termine sur ce mot : « Maman« . Enfin pas tout à fait mais je ne vais pas vous spoiler. Ou peut-être que si en fait.  Keuwa ? Mais la môman de Batou portait le même nom que celle de Superman… Il faut donc aller sauver la mère du second! Voilà comment ruiner le scénario. Il ne s’agit plus de sauver des gens, mais la mère de Superman, soit tout qui tient sur un complexe oedipien. Le final se vautre dans un destruction-porn presque aussi long qu’un jour sans pain, avec la créature invoquée par Luthor, et dont la façon dont elle est fabriquée prête à discussion.. C’est le moment que choisit Wonder Woman pour apparaître, soit 10 minutes au total sur les 2h30 de film!
Et si dans un Marvel, même si ça détruit tout, au moins la chouette bande ce copains qu’il y a dans les les films n’hésite pas à se lancer des vannes. Là, il n’y a aucun humour, le film se prenant beaucoup trop au sérieux ou les tirades de Luthor sont souvent trop sibyllines pour y trouver la moindre ironie.
Batman Vs Superman a les défauts de The Dark Knight Rises mais il les accentue en core plus : mise en scène balourde, fausse bonnes idées, scénario qui part un peu dans tous les sens et peu d’idées qui sont vraiment abouties, et surtout, Snyder abuse du lens-flare comme jamais, au final les effets de lumière font mal aux yeux. Niveau musiques, Zimmer n’a encore une fois pas fait dans la musique de chambre.*
Batman Versus Superman comporte pas mal de défauts, trop peut-être pour réellement convaincre et en faire un bon film.

Bye bye, Batman Fly Fly,Superman

Tout est il si négatif dans ce film ? Peut être pas. Parce que entendons-nous bien, ce n’est pas aussi catastrophique que les 4 Fantastiques sorti l’année dernière. J’ai entre autre apprécié Jeremy Irons en Alfred, peut-être encore plus cynique que Wayne lui-même, la fin laisse aussi présager d’une suite et délivre un message assez pessimiste. Et la confrontation promise a bien lieu. Mais si suite il doit y avoir, pourvu qu’elle soit meilleure et évite le déjà-vu et la redite. 
* Vous en avez marre de cette blague qui ne sera comprise que par les amoureux de la langue allemande ? Rien à battre… Comment ça c’est lourd ?

** Mise à jour : Je n’ai pas lu les comics relatifs au chevalier noir. C’est sans doute un tort, mais un ami de Facebook m’a montré que Batman devient effectivement plus violent et cynique suite à divers échecs. Au final, le traitement de Batman n’est pas si éloigné du matériau d’origine. Ceci dit, les armes à feu et le fer rouge, je doute qu’ils y soient vraiment.

affiche batman v superman

Batman VS Superman : l’Aube de la Justice

Réalisation : Zack Snyder 

Avec : Ben Affleck, Henry Cavill, Amy Adams, Jesse Eisenberg…

Genre: Fantastique

Durée : 2h31

Distribution : Warner Bros.France

En salles depuis le 23 mars 2016.