Archives Mensuelles: août 2020

Mes jeux Multijoueurs sur Switch de l’été 2020

Et on poursuit la reprise des articles sur le blog… Pour tout vous dire,j’ai eu diverses fortunes personnelles, que je ne détaillerai pas ici, et par conséquent, l’activité du blog en a pris hélas un sacré coup…

Alors on va redémarrer progressivement, avec un nouvel article léger sur quatre jeux indés auquel j’ai joué sur Switch cet été. Vous voulez savoir lesquels ? Lisez ce qui suit. Je sais que certains ne sont pas exclusifs à la console de Nintendo,mais j’y ai aussi mis mon appréciation personnelle…

Moving Out 

Un jeu dans lequel vous devrez… déménager des maisons et des bâtiments divers et variés comme une ferme, la maison d’un musicien, des bureaux d’une entreprise…

Chaque niveau contient une limite de temps et vous remettra des médailles d’or, d’argent ou de bronze selon le temps que vous avez mis pour ranger tous les objets dans le camion. Les niveaux sont souvent ingénieux avec des gimmicks souvent bien trouvés. Et à quatre joueurs, disons le c’est l’éclate, d’autant plus que vous pouvez personnaliser vos personnages et le titre est truffé de dialogues assez drôles. La coordination et l’esprit d’équipe seront de rigueur .Et vous pouvez aussi donner des baffes à vos amis… mais ce n’est pas fait pour ça à la base.

Le titre ne révélera les objectifs cachés du niveau qu’une fois celui-ci terminé, ce qui garantit une certaine rejouabilité pour les complétistes.

Attention toutefois, la difficulté augmente de façon drastique à la fin et le jeu commence même à devenir assez vicieux. Du genre la révélation du total d’objets à déménager après en avoir emmené un certain nombre et galéré à le faire… Pendant ce temps, le chrono tourne… Et s’il est fun à quatre, peut-être que le jeu manque un peu de souffle en solo…

Ultimate Chicken Horse 

Le titre vous met dans la peau d’un level-designer. C’est simple,en mode Party, vous devrez placer des objets pour tenter de faire terminer le niveau à votre avatar (cheval, poulet, raton laveur…) ensuite. Le truc, c’est que si tout le monde parvient à terminer le tableau, le jeu n’accorde pas de points, jugeant que c’était trop facile. Donc, il faudra aussi parfois être un salaud et placer des objets susceptibles de gêner les autres. À plusieurs, c’est fun et très drôle. Mais attention, ça peut aussi détruire des amitiés. Du genre un lance-flammes placé au pire endroit… Crises de fous-rires et de mauvaise foi garanties.

Techniquement, le jeu est d’une sobriété qui lui va très bien.

Caveman Warriors 

Coup de griffe de cet article, Caveman Warriors ne vaut vraiment pas le coup, malgré le fait qu’il soit jouable jusqu’à quatre joueurs en simultané. En solo,vous pouvez changer de personnage à la volée et utiliser au mieux les compétences de chacun d’eux.

Graphiquement très inégal, voire très moche et ressemblant à un jeu mobile moyen au niveau du character-design et des décors la plupart du temps, il sait parfois se montrer assez joli. Malheureusement, si le point précédent était excusable, le level design ne suit pas, et reste très carré et trop conventionnel. Sans compter l’ajout d’objets flous au premier plan histoire de bien cacher des choses, voire des ennemis, et nous savons depuis longtemps que cela est une très mauvaise idée. De plus, la caméra ne dézoome pas lorsque des joueurs sont loin les uns des autres. Résultat, vous vous prenez des pièges sans raison si vous êtes en retard lors d’une partie à plusieurs, rendant le tout frustrant. La gestion des sauts est également aberrante avec deux boutons pour sauter et les animations sont raides. Quant à la musique, c’est à peine si on s’en souvient ! Le titre tente de raconter une histoire mise en scène à la façon d’une bande dessinée ( en gros, des bébés hommes des cavernes ont été kidnappés par les extraterrestres), mais c’est bien peu.

Bref, Caveman Warriors est un jeu tout droit sorti de la préhistoire du beat’em all coopératif. Qu’il y retourne, il y a bien mieux même sur Switch dans bien des points et même une promo ne justifie pas l’achat du jeu.

51 Worldwide Games 

Ici, 51 désigne le nombre de jeux de société classiques dispos dans ce titre. De quoi s’amuser, même lorsqu’on a que la démo, à plusieurs. Faire un Président, un Texas Hold’em ou un Domino-Cartes et jouer comme un salaud, ça fait toujours rire… Ou grincer des dents, au choix.

Toutefois quelques petits jeux manquent un peu d’intérêt. Tout comme la plupart d’entre eux en solo, je pense, et je n’ai pas vérifié s’il y avait un jeu proposant de faire une réussite.

Merci à Anne-So, Steeve, Florent, Cédric, Gary, Baptiste, Ben, Guillaume, Ghislain et ceux que j’ai oublié mais à qui je pense fort, pour le fun et la déconne ainsi que la découverte de ces jeux, pendant un été il faut bien le dire, difficile.

La PS2 et moi

Cette année, la PS2 fête ses 20 ans. Sortie le 4 mars 2000 au Japon et le 23 novembre de cette même année chez nous, cette console faite par Sony devait prendre le relais de la première PlayStation, qui a été un véritable coup de maître et imposé le constructeur sur le marché.

Je ne suis pas là pour refaire l’histoire, vous la connaissez sans doute, et je vais juste dire qu’au final, la PS2 est devenue la console de salon la plus vendue dans le monde à l’heure actuelle. Un article léger, rien de mieux pour lancer la reprise du blog, mis en pause pour différentes raisons.

Dante dans un taxi jaune

Un jeu Sega sur une console Sony, tu le crois, ça ?

En fait, la PS2, ne me bottait pas du tout au départ. Non seulement elle coûtait très cher (2 990 francs de l’époque) mais en plus le line-up de départ n’était pas bien folichon.

Et puis, avouons le, ma première PlayStation était encore vaillante et il sortait des jeux extraordinaires, notamment en matière de RPG, mon genre de prédilection : Suikoden II m’attirait bien plus que SSX et Final Fantasy IX, prévu pour février 2001 chez nous, s’annonçait déjà énorme. D’accord, le monolithe noir était rétrocompatible avec la première, proposait un lecteur DVD et tout, mais ce n’était pas une raison.

Bref, je termine mon lycée avec ma bonne vieille console grise, tout comme j’entamerai des études d’histoire ensuite.

Ce n’est vraiment qu’à la fin de 2001 que plusieurs jeux m’auront convaincu de la demander au pied du sapin. Lorsque les cours de fac étaient terminés, j’étais obligé de remonter vers la gare routière d’Orléans car je n’avais pas mon permis. Donc, il fallait patienter en attendant les bus et plutôt que de grelotter dans le froid et le monoxyde de carbone, le centre commercial tout proche était un joli point de chute. Et justement le Micromania qui s’y trouvait présentait sur grand écran des jeux de la PS2 tout juste sortis. Et je vois un trailer un peu horrifique, avec un héros en cheveux blancs et une longue épée. C’était Dante du jeu Devil May Cry. Ni une, ni deux, le titre avait beau être en 50 Hz (un fléau en Europe, rendant les jeux plus lents et tassés), j’achète le titre, la console ça viendra quelques semaines plus tard. Encore faut-il convaincre les parents, qui, à ma grande surprise, acceptent. Et le magasin où travaillait ma mère offre un jeu en plus de la console. Donc, j’allais avoir une console et deux jeux parfait pour un début de ludothèque. Le vendeur me propose d’abord Tokyo Highway Battle, un jeu dans lequel vous preniez de jolies filles en stop et deviez tout faire pour les draguer sur le périph’ de Tokyo. Mais ni le principe, ni les images ne me convainquent et je demande un autre jeu dans les mêmes prix.

Là le vendeur revient et me propose… Crazy Taxi. Un jeu Sega sur une console Sony, un comble, mais je savais que la production de la Dreamcast avait cessé et que l’ancien constructeur éditait ses jeux un peu partout. Je le prends, et donc, les premières impressions de la PS2 se résument pour moi à Dante dans un taxi jaune.

En réalité, après avoir déballé le splendide monolithe noir ornée des caractères bleu nuit « PS2 »le 25 décembre à minuit, j’alternais les deux jeux : si je me lassais de l’un, je mettais l’autre. Quel plaisir de faire des wall-jumps tout en mitraillant l’ennemi de coups d’epée ! Je n’avais pas pigé cependant que Crazy Taxi était le type même du jeu d’arcade qui se joue quelques minutes et converti sur consoles. Bon l’avantage c’est que je n’avais pas à me ruiner.

De nouveaux horizons

La suite, ça aura été des années de bonheur, avec une console ayant prolongé l’âge d’or des RPG en ayant des pièces de choix. C’est avec elle que j’ai pu découvrir mon amour pour la saga Shadow Hearts ( le troisième compris, oui oui, même s’il est radicalement différent et reste dans l’ombre des deux premiers), que j’ai découvert Shin Megami Tensei avec le Lucifer’s Call/Nocturne, et j’en avais bavé, ainsi que son spin-off, Persona, avec le troisième épisode. Je ne vous dis pas tout, j’aurais pu vous parler des heures passées sur Suikoden IV et V ( surtout ce dernier), ou encore Star Ocean Till the End of Time ( le meilleur de la saga)… Des heures à explorer les horizons lointains proposés en 3D par la console, et à poutrer des boss à foison ( parfois c’était l’inverse qui se produisait)…

20 ans et toutes ses dents

Mais la console aura été pour moi le terrain de nouvelles expériences : les jeux open-world avec Jak & Daxter ( si vous ne deviez en faire qu’un seul, ce serait le premier), GTA Vice City, j’y ai également découvert mon amour pour VanillaWare avec Odin Sphere… Bref j’ai testé à peu près tous les genres même de la baston ( KOF XI), sauf bien évidemment, le sport. Je vous avouerai que à part le basket-ball, le reste ne m’a jamais attiré et encore je n’ai vraiment aucun jeu de sport sur la console concernée dans cet article.

Est-ce que je joue encore à la PS2 en 2020 ? Oui. Elle a acquis son statut de console rétro, et j’aime bien refaire certains jeux, les Shadow Hearts en tête, de temps à autres, ou découvrir ceux auxquels je n’ai pu jouer en leur temps, et compléter ma collection avec des jeux qui me parlent. En effet, je pense qu’un retrogamer est un collectionneur. Mais je ne crois pas, cependant, qu’il faille collectionner pour collectionner. Je préfère avoir une collection qui ME ressemble, plutôt que de faire comme les autres.

Et vous ; jouez-vous toujours avec votre PS2 ? Quels souvenirs en gardez-vous ?