Archives Mensuelles: octobre 2018

La PS 1 Classic Mini : 99 € pour ça ?

ps 1 mini

Nintendo a lancé la mode, et le rétrogaming est atteint ces dernières années par le syndrome des consoles « Mini ». Une manne qui ne pouvait évidemment pas échapper longtemps à Sony qui compte bien prendre sa part du gâteau en lançant sa PS 1 Classic Mini. Ils ont communiqué dessus le mois dernier en dévoilant les cinq premiers jeux de la liste, et en ouvrant les précommandes à partir de là.  Mais comme la liste officielle des jeux en occident a été dévoilée, je ne sais pas pour vous, mais je me sens floué.  Non pas que les jeux soient des daubes finies, loin de là, (quoique, pour certains…) et il y a même des jeux cultes. Mais si Nintendo voulait faire plaisir aux joueurs en mettant beaucoup de références de l’ère 8 ou 16 bits, on a l’impression que Sony  fait ça dans un but purement commercial. Voyez plutôt la liste intégrale : 

Battle Arena Toshinden

Cool Boarders 2

Destruction Derby

Final Fantasy VII

Grand Theft Auto

Intelligent Qube

Jumping Flash

Metal Gear Solid

Mr Driller

Oddworld: Abe’s Oddysee

Rayman

Resident Evil Director’s Cut

Revelations: Persona

Ridge Racer Type 4

Super Puzzle Fighter II Turbo

Syphon Filter

Tekken 3

Tom Clancy’s Rainbow 6

Twisted Metal

Wild Arms

Le ratio entre jeux cultes  et jeux moyens est trop faible pour justifier une telle dépense. Par exemple, pourquoi Rainbow Six ? Sachant que la version PS1 est une sous-version de celle du PC… et la tactique anti-terroriste façon « réaliste », ce n’est pas ma came, vraiment. Jumping Flash, c’est marrant 5 minutes, pas plus. Syphon Filter ? Les deux suites sont tellement mieux (bien qu’elles forment une histoire complète), idem pour Twisted Metal. Sans compter que certains jeux accusent vraiment leur âge et vieillissent mal : ceux qui joueront au premier Wild Arms risquent d’avoir un choc.  Toshinden et Destruction Derby pouvaient faire illusion lors de la sortie de la console, mais ils ont vite été dépassés. Notamment pour le premier, qui fait pâle figure  à côté de Tekken 3 également inclus!  Ridge Racer Type 4, est loin d’être le meilleur jeu de course automobile de la console, autant mettre Gran Tursimo 1 ou 2 dans ce cas. 

Vous voyez, ces titres auraient pu être remplacés par d’autres : Crash, Spyro, MediEvil, bien que faisant l’objet de remakes, avaient aussi leur place.  Où sont Tomb Raider, FF VIII, FF IX, Legend of Dragoon pour les RPG ? Et dans ce domaine je n’aurais pas été contre un Chrono Cross ou un Xenogears. Pourquoi pas un Valkyrie Profile, en remplacement du premier Persona. Quand je pense que les joueurs japonais auront Parasite EveFinal Fantasy VII, c’est bien, c’est culte. Sauf qu’on le trouve à peu près partout maintenant, notamment avec les versions spéciales ( graphismes améliorés avec textures HD) et il n’est pas vraiment cher à l’achat. Rayman, c’est pareil, il est loin d’être rare.

Klonoa, Tombi, Tail Concerto, je pense aussi à vous. Et que dire de Symphony of The Night, considéré comme l’un des meilleurs Castlevania ?

Voilà. Il y avait tellement mieux à faire, tant la première PlayStation avait des hits à la pelle. Mais là, c’est trop moyen pour justifier le prix , même si, soyons honnêtes, la liste de jeux n’aurait pu en aucun cas contenter tout le monde. De plus, même si la plupart des jeux avaient bénéficié de textes en français ( voire de doublages pour MGS et Syphon Filter), nous n’aurons droit qu’aux versions américaines! Incompréhensible.

Toutefois, j’espère que si Sega parvient à sortir sa Megadrive « Mini » officielle, que l’éditeur suivra plus les traces de Big N que de Sony….

Pour finir, je vous mets le lien vers mon très estimé collègue bloggeur  Romain, qui a lui aussi écrit un article sur le sujet et encore plus incisif que le mien. Allez lui rendre aussi visite, ça lui fera plaisir.

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La Megadrive fête ses 30 ans : mes jeux du cœur

J’aurais pu vous parler des polémiques jeux vidéo qui enflamment les réseaux sociaux en ce moment. Mais non, je vais vous parler d’autre chose. De la console 16 bits  qui a bercé toute mon adolescence : la Megadrive.  En effet, cette console fêtera ses 30 ans le 30 octobre prochain au Japon. Une trentenaire, certes, mais qui n’a jamais su percer dans son pays d’origine, dans lequel Nintendo a toujours dominé. C’est surtout en Amérique et en Europe qu’elle connaîtra le succès.Pour cela, Sega s’appuiera sur plusieurs piliers : Le premier, ce fut de s’attirer les faveurs d’Electronic Arts  qui publiera sur la console des jeux de sports de licences prestigieuses pour attirer le public nord-américain. On notera que la console sera rebaptisée aux US sous le nom de Genesis. Ensuite, un marketing fort et agressif, notamment aux States où la publicité comparative était autorisée. Le slogan « Genesis does What Nintendon’t » est  resté dans les mémoires. En France, on se souvient aussi du slogan « Sega, c’est plus fort que toi » ainsi que des pubs avec le punk halluciné qui se prenait des taules. Cette stratégie agressive sera reprise quelques années plus tard par un nouvel entrant : Sony.  Vu qu’on a désormais la PS4 de nos jours inutile de vous dire ce que ça donné… Mais revenons à notre 16 bits.

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La console en elle-même se présentait comme un objet aux formes arrondies et faisant penser à quelque chose de moderne pour l’époque. Il faut avouer que la première version de la MD a toujours son petit côté charmant même trois décennies plus tard. J’ai toujours trouvé le look de la Megadrive 2 moins bien fait. La première version de la MD permettait aussi de brancher un casque audio sur la console. La manette, en forme de croissant, était alors plus ergonomique que les gros pavés de l’époque. Elle disposait d’une croix directionnelle circulaire permettant 8 directions et de quatre boutons : A,B,C, et Start. Plus tard, une manette 6 boutons sortira améliorant grandement le gameplay des jeux de combat ou de certains autres jeux.  La Megadrive embarquait un processeur très rapide, plus que celui qui sera mis dans la Super Nintendo. Cela permettait une fluidité à toute épreuve sur des shoot’em up, et sans ce processeur, sans doute Sonic et ses suites n’auraient pas été ce qu’elles sont devenues. J’arrête là pour la technique, il faut dire que c’est assez barbant pour un article de blog, et je ne suis pas là pour relancer la guerre qui faisait rage dans les cours de collège, je veux  juste lui rendre hommage, je vais donc vous parler des jeux du cœur, de mon cœur, sur cette console. Ces quelques jeux ne pouvant satisfaire tout le monde, merci de ne pas me reprocher de ne pas y avoir inclus votre jeu de la mort qui tue.

QuackShot (1991)

Quack Shot Starring Donald Duck présentation

Les jeux Disney ont toujours été sauf exceptions, des jeux de qualité sur Mega Drive. Alors, en tant que fan de l’univers des canards Disney, QuackShot se devait d’être là, et les raisons sont multiples : d’abord,  la réalisation globale est magnifique. Le jeu est coloré, les sprites sont énormes, les musiques très bien faites (mention spéciale au thème de la Transylvanie, lugubre à souhait). Ensuite, l’aventure est dépaysante et le level-design très bien pensé. On rencontre divers personnages de l’univers Disney et cet hommage à Indiana Jones se refait toujours avec le même plaisir.

Sonic the Hedgehog 2 (1992)

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Certains me diront que Sonic 3 et Knuckles est meilleur et tout et tout. D’accord. Mais Sonic 2  est sans doute l’épisode sur lequel j’ai passé le plus de temps. Notamment parce que mes parents ne m’ont jamais offert Sonic 3 à l’époque, qui coûtait plus cher que la moyenne des cartouches MD. Mais bref. Le jeu est plus long, plus beau, plus difficile aussi par rapport à Sonic 1. Le jeu ajoute des nouveautés comme le spindash et surtout un nouveau personnage jouable, Miles « Tails » Prower, qui se paie même le luxe d’apparaître sur l’écran de présentation. Je me souviens aussi des heures sur le mode deux joueurs du titre, avec son image écrasée et ses ralentissements…

LandStalker (1993)

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Une grande aventure. Qualifié de  » Zelda de la Mega Drive » lors de sa sortie,  le jeu de Kan Naito avait une particularité : il était en 3D isométrique. C’est-à-dire une vue de trois-quarts, permettant de jouer sur les éléments du décor et les perspectives.  Il utilise la puce spéciale DDS-520 qui permettait un tel rendu. Le soft regorge de coffres à trésors cachés. Mais de Zelda, le titre n’en possède pas grand chose, en fait si ce n’est son héros elfique. Ce dernier part en compagnie de Friday, une nymphe des bois, à la recherche des trésors du roi Nole sur une île isolée. La seule princesse du jeu est une cruche. En gros, Lyle part dans un quête pour son profit à lui et lui seul. Bien entendu le méchant duc de Mercator ainsi que d’autres chasseurs voudront mettre la main sur lesdits trésors… Le jeu est bien réalisé, et possède des énigmes à s’arracher les cheveux. Ainsi que des phases de plates-formes bien reloues, mais bon, pour l’exploration, l’aventure et les découvertes, la MD tenait là son grand jeu d’aventure, qui avait eu le mérite aussi d’avoir été traduit en français.

Comix Zone ( 1995)

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Qualifié de  » Dernier grand jeu de la Megadrive », Comix Zone est un jeu surprenant qui n’a pas volé son appellation.  Skectch Turner, auteur de comics new-yokais, se retrouve aspiré dans sa propre bande dessinée et c’est désormais sa créature la plus redoutable, Mortus, qui tient le crayon. Il devra se frayer un chemin de case en case en résolvant des énigmes pour progresser, et passer les boss de fin d’épisode. Le jeu est d’une réalisation qui montre les capacités de la MD, avec des musiques « grunge »  qui ambiançaient les parties. Coups variés, utilisation d’objets,  voix, Comix Zone est un jeu assez court, mais difficile et dispose de deux fins différentes. Je me suis éclaté dessus comme un dingue. J’ai juste regretté l’absence d’un mode deux joueurs.

Streets of Rage 2 (1992)

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1992 fut l’année des suites pour deux licences Sega emblématiques de la console.  Mais des suites encore meilleures. C’était le cas pour Sonic ( voir plus haut)  mais aussi pour Streets of Rage. Comparer le premier SoR à celui ci reviendrait à comparer du pâté et du foie gras tant les améliorations sont nombreuses : quatre combattants, meilleurs graphismes, cris, musiques de folie avec un Yuzo Koshiro au meilleur de sa forme, mais surtout un gameplay soigné. A deux, le plaisir est encore plus grand. Le jeu démontre le meilleur de la Megadrive et ce n’est pas pour rien que j’y rejoue encore assez souvent histoire de distribuer quelques mandales virtuelles. Il n’y a pas à dire, ça défoule.

Aladdin (1993)

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Dire que j’ai failli l’oublier… Pourtant, je suis un fervent défenseur de la version Megadrive d’Aladdin  par rapport à la version Super Nintendo.  Combien de temps passé à y jouer ? Certes, ce n’est pas le jeu le plus difficile de la console, mais on reste baba devant tant de beauté graphique, d’animations et de musiques restées assez fidèles au film ( bien que le processeur de la MD ne leur rende pas honneur).  Aladdin fait évidemment partie de mes jeux du cœur.

 

Voilà pour ma sélection mais il est vrai que la console a accueilli nombre de grand hits, et les jeux du cœur  varieront d’un joueur à l’autre, par exemple je suis sur que C2J aura une sélection différente de la mienne.  Vous pouvez retrouver la plupart de ces jeux dans les différentes compilations sorties par Sega sur consoles actuelles. 

La console a 30 ans, j’ai grandi avec, et pourtant, j’ai l’impression que les jeux cités n’ont pas vieilli d’un poil. Bref, la Megadrive nous rappelle qu’elle est une trentenaire toujours dans la fougue de sa jeunesse.

Et vous, quels ont été les jeux de cette respectable console qui vous ont vraiment marqués ?

 

JV le mag, presque 5 ans et risque d’y laisser ses dents

Les choses ne sont pas simples pour la presse papier et ce depuis un moment. Et cela est encore plus vrai concernant le secteur des jeux vidéo. Mais voilà, l’année dernière, le principal distributeur de la presse papier, Presstalis, manque de faire faillite. Et donc, décide de prélever unilatéralement 1% du chiffre d’affaire de tous les magazines que l’entreprise distribue, et ce pendant 4 ans.  Canard PC a failli y laisser ses plumes. Heureusement pour ce magazine de qualité, il a été sauvé grâce à une campagne de crowdfunding  qui a dépassé toutes leurs espérances. Mais ils ont hélas dû passer en mensuel. 

En 2013, JV le Mag sortait en kisoques. Un magazine qui se voulait au dessus de la plupart de ses concurrents au niveau qualité. Lorsque Presstalis a failli couler, pour éviter ce qui est, il faut bien le dire, un racket, ils sont passés chez les Messageries Lyonnaises de Presse (MLP) un distributeur concurrent et  n’ont du coup pas tiré la sonnette d’alarme. Mais voilà, les MLP sous-traitent désormais une partie de la distribution à Presstalis et le vol des 1% du chiffre d’affaire sur 4 ans s’applique donc désormais pour eux aussi. JV Le Mag étant comme CPC totalement indépendant,  ce dernier se retrouve à son tour dans la panade avec un préjudice total de 32 000 euros.  Et donc, tente à son tour de  se sauver en lançant une campagne de crowdfunding.  Je vous mets le Tweet. Et vous pourrez constater qu’ils leur faut 40 000 € ne serait-ce que pour continuer à exister. 

Mais pourquoi je relaie cette info ? Qui me paie pour le faire ? Personne. Je suis un lecteur de la presse vidéoludique depuis les années 90. Je prête toujours une attention à ce qui sort dans le domaine en regardant outre le rédactionnel, les choses secondaires pour beaucoup (maquette globale, qualité du papier).  Et je n’ai pas été le dernier à dénoncer au début de ce blog et de cette décennie, la piètre qualité rédactionnelle de certains titres. JV est sorti dans un contexte tendu où seul Canard PC tentait de surnager de la fange. Une bonne partie de la presse papier avait d’ailleurs déjà périclité, notamment l’excellent IG. Alors comme je les aime bien aussi, si je ne peux pas aider financièrement ce mois ci au vu des choses à venir à ce niveau, le moins que je puisse faire est de relayer l’appel à la générosité du magazine dirigé par Sophie Krupa (qui vient d’Orléans, en plus).

Parce que arrêtons de nous mentir : certains financent des iPhones hors de prix à un opportuniste de première, ou financent un voyage à une tête à claques de télé-réalité partout autour du monde… sauf en Afrique ( « Ben oui, y’a quoi à part des Noirs ? « ), alors pourquoi n’aiderions nous pas la presse de qualité ? Lequel de ces combats est le plus légitime ? Celui d’abrutis qui font des caprices de gamins ou d’un organisme qui se fait racketter par un autre ?  Il y a vraiment des fois où cette société me fait peur.

Bref, je souhaite la réussite de la campagne à JV. Il est toutefois dommage que ce soit la presse de qualité qui souffre le plus. Pendant ce temps, Jeux Vidéo Revue, magazine médiocre de Lafont Presse garanti 100% repompe se porte bien, hélas…

[Retrogaming] Retour sur Gran Turismo

Gran Turismo. Ces deux mots résonnent encore dans la tête des joueurs PlayStation. Arrivé en Europe au même moment que la Coupe du Monde 1998, le jeu qui a révolutionné le jeu de sport automobile méritait bien un retour.

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Avant, il n’y avait rien… ou presque

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Gran Turismo, c’est avant tout la vision d’un passionné d’automobile, Kazunori Yamauchi. Il faut l’avouer, jusque là, les jeux de course sur la console grise de Sony, c’est tout de même un peu triste. Certes, il y a bien trois titres estampillés Ridge Racer, mais la série est orientée arcade.

On notera aussi une tentative foirée d’adapter Street Racer, un jeu de course fantasie à la Mario Kart, sur 32 bits. Concernant les jeux de courses automobiles réalistes, il n’y avait que Porsche Callenge, dans lequel plusieurs pilotes se tirent la bourre en conduisant des Porsche Boxter cabriolet. Distrayant, ce dernier s’avérera hélas trop limité pour réellement convaincre. Mais Gran Turismo, développé par Polyphony Digital, vient de lancer un énorme pavé dans la mare, nous signifiant clairement qu’une étape a été franchie. Lors de sa sortie japonaise en décembre 1997, le test import de Consoles+ précise que «  désormais , plus aucun jeu de course n’aura le même goût. » Et cela s’est avéré vrai.

Lorsque le jeu se lance, on sent déjà que cela va être quelque chose d’énorme. Près de trois minutes d’introduction qui montrent le jour qui se lève et les préparatifs sur les bords d’un circuits. Puis lorsque « The Real Driving Simulator » apparaît, les bolides entrent en course. Le remix de Everithing Must Go par les Chemical Brothers (dans les versions occidentales du titre), donne alors toute sa puissance. Des véhicules qui se doublent, prennent des risques, dérapent, dont on ne voit pas les pilotes. En effet, la vedette, dans GT, ce n’est pas une personne, mais la voiture que le joueur conduit. Toujours est il que cette intro reste l’une des meilleures et des plus impressionnantes de la console.

Je fais quoi de tout ça, moi ?

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Gran Turismo est divisé en deux parties distinctes. Au vu de l’intro, on se demande comment ils ont pu tasser tout cela dans un seul CD. La première partie est le mode « Arcade ».

Différents mode de jeux sont proposés : jeu en solo, à deux, contre la montre…

Seul, vous serez à la lutte contre 5 autres concurrents gérés par l’IA. Les courses se déroulent sur deux tours de circuit. Mais avant de parcourir les tracés de 11 circuits différents, vous devrez d’abord choisir votre bolide parmi 140 véhicules. On notera surtout que pour cette première itération du jeu,l’absence totale des constructeurs européens : sur les 6 présents, 4 sont japonais et deux sont américains. Vous pouvez bien entendu changer la couleur de votre voiture, et choisir entre transmission manuelle ou automatique.

Certains circuits deviendront ensuite emblématiques de la série, comme le Hi-Speed Ring ou encore Deep Forest. Mais surtout, ils ont le mérite d’être très bien tracés. L’IA est véhicules était bien pensée pour l’époque, et le comportement pouvait varier selon la difficulté choisie.

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Mais le véritable mode solo était le mode « Gran Turismo » ou « Simulation » dans certaines versions. Il s’agit d’un véritable mode carrière, avec des courses à mener,et des prix au bout. Mais pour pouvoir participer, vous devrez d’abord vous acheter un véhicule. Bien entendu vu les pauvres 10 000 crédits accordés, vous devrez choisir une voiture d’occasion chez le constructeur de votre choix. Une fois cela fait, la voiture sera ajoutée à votre garage. Et vous pourrez participer à des courses pour débutants, qui ne nécessitent aucun permis ni même de catégorie de véhicule particulière. Cependant, elles permettront juste de se familiariser avec le circuit et de se faire un peu d’argent de poche, d’autant que la somme que vous gagnez est en fonction de votre position au classement.

Pour pouvoir progresser , vous devrez en premier lieu passer des permis, au nombre de trois : B, A et A International. Chacun d’eux est composé de 10 épreuves telles que le freinage ou un franchissement de courbe dans divers véhicules plus ou moins faciles à maîtriser. Cela permet de faire un véritable apprentissage, pour mieux maîtriser le jeu. Et cela n’est pas forcément évident mais GT ne nous décourage jamais.

Ensuite, vous pourrez faire des compétitions en fonction des permis acquis, mais aussi du type de voiture ou de motorisation. Si vous remportez un tournoi, vous aurez non seulement une récompense considérable, mais aussi une nouvelle voiture dans votre garage.

GT, une expérience incroyable

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Techniquement, le jeu est une claque pour son époque. Les graphismes sont en haute résolution et repoussent encore la notion de jeu de course réaliste en 1998. C’est beau, c’est fluide, ça ne ralentit jamais et quasiment sans clipping, c’est détaillé à mort. Mais on se rend compte de la puissance du jeu lors des replays des courses : les angles de caméras sont variés, on se croirait vraiment entrain de regarder en direct une retransmission d’une course à la télé ! Petite chose sympa, vous pouvez choisir quelle voiture suivre parmi les 6 présentes sur le circuit. Celle qui l’est moins, c’est que si vous décidez de sauvegarder ledit replay, cela peut vous prendre la totalité des blocs d’une carte mémoire !

Mais les courses ne seraient rien sans l’ambiance qui règne autour : non seulement les bruitages des caisses sont réalistes, mais surtout, quelles musiques ! Je sais la version japonaise du jeu et la version occidentale de GT diffèrent, mais bon sang… quel régal de passer d’un morceau de pure électro à un morceau de rock comme on en fait plus ! Sweet 16 de Feeder reste sans doute un de mes morceaux préférés de la bande originale. Bref, la bande originale du jeu sait varier les plaisirs et chacun devrait y trouver son compte.

Mais Gran Turismo, c’est avant toute une expérience de gameplay unique. Le jeu offre trois vues au joueur : arrière, dessus et interne. Toutes sont jouables. Mais plus que ça, ce sont surtout les tracés des pistes qui font que le jeu n’est pas évident à maîtriser. Chaque virage, chaque petit piège des circuits, comme les chicanes, sont des défis qu’il faudra pouvoir maîtriser à la perfection si vous voulez vous en sortir, et le moindre tête-à-queue ne pardonne pas. Chaque circuit doit être joué plusieurs fois avant d’être totalement maîtrisé, notamment en mode simulation.

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Mais plus encore que cela GT se veut une véritable simulation et vous permet ainsi d’acheter des pièces chez votre constructeur pour améliorer les performances. Ou pas. Car comme dans toute bonne mécanique, le tout est une question de réglage. Une pièce mal réglée pourra avoir des conséquences sur les performances de votre voiture. Même si le jeu donne des explications en français quant au rôle de chacune d’elles, cela reste quand même incompréhensible pour un profane. Mais quel bonheur lorsqu’on y arrive vraiment !

Avec tout ce qu’il a à proposer, GT dispose d’une durée de vie quasi infinie, à tel point qu’il est difficile de le prendre en défaut. Cependant, on pourrait citer un manque de constructeurs, notamment européens, des collisions qui ne font pas de dégâts ou le fait qu’il peut vite décourager les moins patients.

Mais qu’importe, Gran Turismo a donné un nouveau souffle au jeu de course automobile et pour un peu, a renouvelé le genre à lui seul. Les suites feront mieux au niveau contenu, mais ne corrigeront pas hélas certaines failles qui étaient largement pardonnables il y a 20 ans. Et depuis, la franchise a vu notamment l’arrivé d’un sacré concurrent sur consoles Microsoft avec Forza Motorsport, qui saura ajouter des choses là où GT a toujours pêché pendant longtemps. Maintenant, les joueurs doivent choisir leur écurie.

Conclusion : Une avancée majeure dans le sport automobile virtuel

Gran Turismo a marqué l’histoire à plusieurs niveaux : celles du jeu vidéo tant il apporte une avancée spectaculaire en matière de réalisme, un contenu absolument dingue pour l’époque, et deviendra le jeu PlayStation le plus vendu de la machine. Doté d’une réalisation technique et d’une ambiance sublime mais surtout d’un gameplay aux petits oignons, ce titre est devenu un jalon indétrônable du sport automobile en jeux vidéo, notamment sur consoles.