Archives Mensuelles: août 2012

[Catch & Conséquences #8] Review de WWE SummerSlam 2012

Dans le club très fermé des PPV historiques de la WWE, SummerSlam occupe une place quelque peu à part. Non seulement il est le seul de ces quatre PPV légendaires (avec le Royal Rumble, Wrestlemania & les Survivor Series) à ne rien proposer de spécial dans son programme. Et pourtant, c’est sûrement l’un des Pay-Per-View ayant eu le plus de grand matchs à son actif. Alors qu’en-est-il de l’édition 2012 ? La réponse tout de suite…

 

 

On passera assez vite sur le match pour le titre US entre Santino Marella et Antonio Cesaro puisque l’action se résuma à quelques minutes de comédie avec en place centrale le Cobra de Santino qui ne pouvait s’empêcher de s’intéresser à Aksana dès lors que cette dernière était sur le ring (alors que franchement, cette demoiselle est plutôt quelconque). Par contre, on s’attardera un peu plus sur le résultat puisque c’est finalement Antonio Cesaro qui sortit vainqueur de la confrontation et devint par conséquent Champion des États-Unis. Si je porte l’attention sur ce fait, c’est tout simplement parce que le nouveau champion eut les honneurs de la presse Suisse-Allemande. En effet, Cesaro fit les manchettes de « 20 Minuten » ainsi que du « Luzerner Anzeiger » à la suite de sa victoire. Visiblement, la Superstar originaire de Lucerne semble susciter un certain intérêt chez nos amis Helvètes et il sera intéressant de voir si la récente mise en lumière de Cesaro influera sur la popularité du catch en Suisse.

 

 

Commençons le show à proprement parler avec un match d’ouverture qui promettait puisque nous eûmes droit d’entrée à l’affrontement opposant Dolph Ziggler à Chris Jericho. Un Jericho visiblement affaibli (les bandages en témoignent) suite à l’attaque qu’il subit des mains de Ziggler lors du dernier Smackdown.

La décision de faire tenir ce match en ouverture peut surprendre, mais au final cela a constitué un superbe coup d’envoi. Les deux superstars ont su faire montre de leurs qualités techniques, Ziggler a su se montrer fort intelligent en attaquant Jericho sur sa blessure et les seuls regrets viennent en fait de la durée trop courte du match et de la victoire de Jericho. Non pas que voir Y2J gagner ne me pose problème (loin de là, c’était même mon pronostic), mais au final, cela ne rend pas honneur à Ziggler. En effet, répéter à longueur de temps que son adversaire est rincé, le blesser juste avant le match pour finalement perdre contre lui à la loyale (sur un Walls of Jericho), ça fait quelque peu mal à la crédibilité.

 

 

Enchaînement en coulisses avec une interview de Paul Heyman et Brock Lesnar sur le match à venir contre HHH. Comme d’habitude, les deux rappelèrent que ce match serait un vrai combat et que l’actuel COO de la WWE serait réduit en miettes. Rien de bien nouveau donc.

 

La suite du programme nous proposa le match entre Daniel Bryan & Kane. Ce match entre les deux éléments les plus instables de la WWE à l’heure actuelle avait de quoi interloquer. Au final, nous eûmes un match de qualité tout à fait acceptable. Kane a su mettre Bryan en valeur comme il fallait et ce dernier sut montrer toutes les qualités dont on l’affuble. Rapide, technique, intelligence, tout y était. Bref, on bon petit match, bien mené, et bien conclu par un Tombstone Piledriver contré en petit paquet par celui que l’on surnomme maintenant « Goatface ». A noter aussi qu’à la suite du match, Kane s’est défoulé en coulisses, notamment en envoyant valser le pauvre Josh Matthews dans le décor.

 

 

On poursuit le film de ce SummerSlam avec le match pour le titre Intercontinental entre The Miz et Rey Mysterio (en mode Dark Knight).

Ce match ne fut pas mauvais, mais pas vraiment bon non plus. Certes, The Miz confirme qu’il est bel et bien revenu avec de la bonne volonté et un arsenal catchesque amélioré, mais on sent qu’il a toujours du mal face aux voltigeurs. Cela s’est quelque peu confirmé face à Rey car les deux ont semblé avoir eu du mal à accorder leurs violons sur la même tonalité. Mais le résultat fut correct et grâce à un Skull Crushing Finale bien placé en contre, The Miz conserva son titre. A noter que Mysterio a souffert d’une commotion cérébrale au milieu du match.

 

 

Le show enchaîna avec CM Punk qui exprima une nouvelle fois ses griefs à AJ, la nouvelle GM de Raw, lui rappelant l’injustice d’un match où le champion peut perdre son titre sans même être impliqué dans la fin du match. Griefs qui semblaient rentrer dans une oreille pour en ressortir par l’autre, si l’on en juge par la mine stoïque de la Geek Goddess.

Enchaînement avec un nouveau match, et cette fois, ce fut au tour des deux prétendants pour le World Heavyweight Championship de rentrer en scène, le temps de rappeler ce qui s’était passé ces dernières semaines entre Sheamus, le Champion en titre et Alberto Del Rio, le Challenger n°1 qui faillit bien ne pas faire partie de la fête, suite à ses agissements contre le Champion à Houston quelques semaines auparavant.

Comparé aux précédentes confrontations entre les deux, ce match fut bien plus équilibré. Les deux ont eu du temps pour s’exprimer, que ce soit dans la puissance et l’endurance pour Sheamus ou que ce soit dans la technicité et l’intelligence pour Del Rio. Sheamus a d’ailleurs été très impressionnant, j’en veux pour preuve la Powerbomb qu’il a porté avec un bras et demi pour contrer le Cross-Armbreaker du Mexicain. C’est d’autant plus dommage de voir que Sheamus ait conservé son titre par un coup du destin. En effet, le fait de le voir utiliser la chaussure de Ricardo Rodriguez (que ce dernier avait envoyé à l’origine à son patron) puis de faire valider le tombé alors que Del Rio avait mis le pied dans les cordes ne profite au final ni à l’un, ni à l’autre. Néanmoins, le match fut solide dans son ensemble mais il me semble opportun que Sheamus se trouve un nouvel adversaire…

 

 

On poursuit le fil de ce SummerSlam avec le match pour le titre par équipes entre d’un côté Kofi Kingston & R-Truth et de l’autre les PrimeTime Players.

Plus le temps passe, moins Darren Young & Titus O’Neil passent pour des prétendants crédibles. Déjà que l’équipe a perdu son « plus » charisme qu’était Abraham Washington, ils semblent en plus bien inférieurs aux champions, comme l’a démontré ce match. En effet, à l’exception de quelques minutes en milieu de match, les PTP ont été clairement dominés par les champions, qui ont d’ailleurs conservé leur titre. Quant au match en lui-même, il ne restera pas dans les mémoires.

 

 

Le temps d’une petite promo sur le SummerSlam Axxess qui s’est tenu durant la semaine et l’heure du Triple Threat Match pour le WWE Championship était arrivé. Au passage, 1h20 pour deux matchs, ça fait quand même beaucoup, mais on en reparlera plus tard.*

Pour ce qui est du match pour le WWE Championship en lui-même, il ne fut pas foncièrement mauvais, loin de là, mais deux choses me turlupinent concernant ce match : D’abord, il fut beaucoup trop court. Une dizaine de minutes, pour un match de championnat majeur, c’est clairement trop peu. Et quand on sait que le PPV a fini avec 10 minutes d’avance, y’a de quoi être quelque peu circonspect. L’autre problème vient du déroulement du match en lui-même et surtout du fait qu’on ait fait du Big Show l’élément central du match. C’est bien simple, le match s’est résumé à du Show vs. Punk, puis du Show vs. Cena, puis à nouveau du Show/Punk et ainsi de suite. Non pas que ce soit mauvais en tant que tel, mais on aurait préféré voir évoluer Punk et Cena ensemble plus longtemps. Néanmoins, le final fut assez intéressant puisqu’après une double soumission portée sur Show, l’arbitre se trouvait un peu gêné pour désigner le vainqueur du match. C’est donc la sautillante GM de Raw qui se chargea de dénouer l’affaire en… redémarrant le match, tout simplement. Pas pour longtemps d’ailleurs, puisqu’après un Attitude Adjustement bien placé sur lke Big Show, c’est CM Punk, qui portait d’ailleurs des couleurs très Hitmaniennes ce soir-là (Bret Hart apprécia d’ailleurs l’hommage), qui tira les marrons du feu et conserva son titre.

 

 

Après un mini-concert complètement inutile de Kevin Rudolf (vous savez, celui qui fournit en gros les thèmes des PPV). La grande heure était venue, Brock Lesnar et HHH allaient s’affronter.

Première remarque, c’est la forme impressionnante dans laquelle s’est présenté Lesnar. Nettement plus affuté que lors d’Extreme Rules, on a eu presque l’impression de le voir dans l’état de forme qu’il arborait quand il combattait à l’UFC. On ne peut malheureusement pas en dire autant concernant Triple H. Le successeur désigné s’est présenté quelque peu enrobé (rien de trop voyant cependant), en tout cas suffisamment pour nous faire penser que The Game est maintenant plus enclin à fréquenter les grands dîners que les salles de sport.

Pour ce qui est du match, on nous l’a martelé pendant des semaines, ce match devait être un combat, et ce fut un combat. Peu de technique ici (même si je m’attendais à pire) et une véritable volonté de destruction mutuelle. En effet, alors que Lesnar s’acharnait sur le bras du Cerebral Assassin, ce dernier s’attaquait quant à lui à l’estomac fragile de l’ancien Champion Poids Lourds de l’UFC (je tiens à rappeler que Lesnar avait contracté il y a un an une grave infection intestinale qui le conduisit à subir une lourde opération). Mais comme on pouvait s’y attendre, c’est finalement l’ancien champion de MMA qui remporta la victoire en faisant abandonner Triple H grâce à sa Kimura. Finalement, il est bon de voir HHH mettre un peu son ego de côté (même si ce dernier n’a pu s’empêcher de se mettre en main-event) afin de permettre à Brock de briller et surtout de devenir une véritable menace pour les Superstars de la WWE. Et même si on ne sait pas ce que ce dernier fera dans les semaines à venir, il y a fort à parier qu’un fort challenge l’attend. Pour ce qui est de Hunter, c’est finalement penaud qu’il rentra aux vestiaires, le bras visiblement cassé, comme si c’était le signe de sa fin de carrière active.

 

 

En conclusion, on ne peut pas dire que SummerSlam était mauvais, bien au contraire. La carte était homogène et rien n’était vraiment à jeter. Mais bon sang que ce PPV fut tiède ! Car si aucun match ne fut véritablement mauvais, aucun de ces matchs ne furent véritablement exceptionnels non plus. Certes, nous avions eu de bons matchs (Ziggler/Jericho en tête), mais rien de bien transcendant. C’est un peu dommage, car on avait moyen de voir sortir quelques pépites de ce show…

 

Voilà qui conclut cette review de SummerSlam, on se retrouve dans quelques semaines pour la couverture de Night Of Champions.

 

 

C2J

 

 

Photos : copyright © wwe.com

News en vrac

Outre l’anniversaire de Metal Gear, il se passe des choses, en ce 30 aout.

Le Club Dorothée s’est arrêté.

Déjà, cela fait 15 ans que le Club Dorothée s’est arrêté. Pendant 10 ans, Dorothée, Jacky, Ariane, Corbier, auront diffusé des dessins animés japonais sur la chaine la plus puissante d’Europe, et la première  sur la télécommande.  Il faut leur reconnaitre ça, qu’on ait  aimé ou qu’on ait détesté l’émission ou les anime qu’il y avait.  je crois que sans le club Do’, nous n’aurions pas autant de fans de Dragon Ball ou des Chevaliers du Zodiaque pour ne citer qu’eux… Certes, ils les passaient en VF mais c’était déjà ça. Toutefois, AB a commis des erreurs qui ont valu à l’émission d’être vilipendée par le CSA mais aussi par certains magazines télé et la Folle du Poitou, la Martyre de La Rochelle  ( Ségolène Royal… punaise ce que je suis méchant…mais elle cherche, aussi)… Il est vrai que passer  Ken le survivant à des heures de grande écoute, ce n’était pas un choix des plus judicieux… le volume horaire occupé sur la chaine était phénoménal, aussi bien au quotidien qu’au niveau hebdomadaire. Je ne connais pas toutes les raisons de l’arrêt de l’émission, mais je peux en citer une :  c’était l’époque où la télévision numérique explosait chez nous.  TF1 avait lancé avec France Télévisions, France Télécom et M6 la plate-forme satellite  TPS, pour concurrencer Canal+ qui lui avait CanalSatellite.  AB a également lancé ABSat en 1996, à peu près en même temps que TPS. Alors forcément ça a dû créer des frictions entre le diffuseur et le producteur… Il n’empêche, un gamin de notre génération ( né dans les années 80) pouvait  se faire pratiquement  une journée non-stop d’anime, en zappant également sur La Cinq, jusqu’à sa faillite en 1992, qui elle puisait dans le catalogue de Berlusconi, étant au départ une déclinaison de Canale 5 de l’autre côté des Alpes.  C’est  en partie grâce au Club Do’,  que la France est devenu le deuxième marché mondial pour l’anime et le manga.  Nous avons connu des anime et des mangas avant les américains. Rien que ça.

Les  Graces du RPG

Après les news télé, une news jeux vidéo. Le RPG de cette rentrée s’appelle  Tales of Graces F, et il sort demain sur PS3, il n’est peut être pas exclu que certaines boutiques le proposent déjà à la vente…  Le jeu est l’adaptation  du jeu Wii, avec des graphismes remis au gout du jour. La version Wii est restée cantonnée au Japon.

Alerte Enlèvement : Ame et Yuki
Maintenant, un coup de gueule ciné. la programmation du dernier Mamoru Hosoda,  Les enfants loups, Ame et Yuki, , est proprement scandaleuse.  par chez moi, sur 27 salles au total, il n’y en a qu’une qui le programme, une seule fois par jour et bien entendu c’est le cinéma d’art et d’essai.  Pathé qui gère les 24 autres salles sur 3 sites différents, ne l’a même pas mis dans une seule !  Mais comment faire, quand on sait que moins de 60 copies de ce long-métrage  circulent dans tout le pays ?  J’en connais qui s’étonnent encore du piratage… Quand est-ce que les distributeurs et  réseaux de cinéma prendront l’animation japonaise au sérieux ?

Julius

Metal Gear passe le quart de siècle

Décidément, les anniversaires de licences célèbres se suivent…  Après les 20 ans de Super Mario Kart, voici les 25 ans de la licence Metal Gear.  Oui, la franchise est bien née en 1987et non en 1999… Mais soyons honnêtes, qui à part les geeks et rétrogamers avertis, avaient entendu parler des jeux précédant Metal Gear Solid  avant sa sortie ?  Le premier jeu, du nom de Metal Gear, est sorti sur MSX2 en 1987. Une version NES de moins bonne qualité ( et aussi très frustrante, cf. dernière vidéo du Joueur du Grenier), sortit l’année suivante.

Le scénario était déjà recherché pour l’époque :  en 1995, une crise en Afrique du Sud  fait apparaitre une place forte du nom de Outer-Heaven. plusieurs services de renseignements suspectent cet endroit comme étant un lieu de développement clandestin d’une nouvelle arme nucléaire qui pourrait changer la face du monde si elle venait à voir le jour. L’unité des forces spéciales Fox Hound est mobilisée, et son meilleur agent, Gray Fox, est chargé d’infiltré la  base.  Mais  il disparait subitement après avoir laissé comme derniers mots « Metal Gear…« . Fox Hound envoie alors Solid Snake, une nouvelle recrue, enquêter non seulement sur l’arme nucléaire, mais aussi sur la disparition de Gray Fox…

On y trouvait déjà ce qui est également présent dans MGS : l’infiltration les points d’exclamation signifiant qu’on est repéré, le mode alerte, les gadgets, les armes, les pièges ( air empoisonné, sol électrifié) et les clés pour ouvrir les portes. Le scénario est également riche en surprises…

En 1990 sortit sa suite : Metal Gear 2 : Solid Snake. Cette fois, c’est en 1999 (l’année où sortira en Europe MGS… coincidence ?)  que ça se passe. Les réserve pétrolières mondiales sont au plus bas et risquent de s’épuiser rapidement.  On apprend alors qu’un inventeur tchèque a mis au point l’OILIX, une algue capable de synthétiser un hydrocarbure à moindre cout. Mais il se fait kidnapper par des agents d’un petit pays d’Asie Centrale, Zanzibar, qui compte bien exploiter le savoir du savant et l’OILIX pour établir un nouvel ordre mondial… Roy Campbell, commandant l’unité Fox Hound, rappelle au service Solid Snake, qui s’était illustré 4 ans plus tôt. Il devra délivrer l’inventeur et récupérer les données relatives à l’OILIX avant que Zanzibar ne puisse s’en servir.

C’est avec ces deux jeux que la licence a réellement commencé. Elle explosera aux yeux du monde avec les Metal Gear Solid, en 1998 au Japon et aux États-Unis, et au début de 1999 en Europe.  On peut retrouver ces deux jeux en version française sur PS 2 dans Metal Gear Solid 3 : Subsistence.

Tous les épisodes ont des thèmes récurrents : la menace et la prolifération nucléaire, la mise en danger  de  la nature ( qui ne se souvient pas du passage avec les loups dans MGS ? ) les rebelles, les manipulations génétiques et la survie.

Bon anniversaire donc, à une série plus vieille qu’elle n’y parait, mais aux scénarios développés, et qui ne compte pas s’arrêter en si bon chemin: Metal Gear Rising: Revengeance ne devrait plus tarder et Hideo kojima a déjà annoncé un Metal Gear Solid 5.  Suite à l’évènement qui a eu lieu au Japon pour l’anniversaire, Kojima a aussi annoncé Metal Gear Solid  Ground Zero qui se déroulerait en open world, MGS Social Ops,  et le film dont on entend parler depuis longtemps semble sur le point de se concrétiser.  Bref, même si on attend tous plus d’infos, on a pas fini d’avoir la compagnie de Snake…

JuliuSnake

Super Mario Kart a 20 ans

Hé oui… Je sais que ça ne parait pas, comme ça, mais Super Mario kart est sorti le 27 aout 1992 au Japon sur Super Famicom. Il sortira ensuite aux États-Unis  quelques jours plus tard, le 1er septembre de la même année. Les européens, eux, devront attendre jusqu’en janvier 1993…

L’histoire de ce jeu a été riche en rebondissements. L’idée de départ était de mettre les personnages de l’univers de Mario dans des vaisseaux futuristes comme ceux de F-Zero. Problème, le cadre ne collait pas trop avec l’univers du plombier… la solution fut toute trouvée et le succès immédiat. C’est grâce à ce jeu que nous avons eu droit à des suites sur toutes les autres consoles Nintendo et des dérivées chez les concurrents…

Le principe de jeu était simple: il proposait huit personnages, classés en fonctions de leurs aptitudes : accélération, vitesse de pointe, et tenue de route. Si mario et Luigi sont équilibrés, La princesse, Yoshi  avaient une bonne accélération mais n’allaient pas très vite, Toad et Koopa Troopa  étaient très légers et avaient une bonne vitesse, et convenaient aux débutants. les lourds étaient représentés par  Bowser et Donkey Kong Jr.  qui avaient la meilleure accélération du jeu, faisant d’eux des persos puissants mais à réserver aux joueurs confirmés.

Le jeu proposait 4 coupes ( champignon, fleur, étoile, et coupe spéciale à débloquer) dont les circuits proposés étaient plus ou moins alambiqués selon celle que vous preniez, mais la difficulté était gérée au début du jeu par la puissance des karts : 50,100 ou 150 Cc.  ce dernier étant à débloquer.Pour gagner, vous pouviez récolter des bonus en passant sur des blocs,  avec une roulette faussement aléatoire, car cela variait selon votre position au classement. On y trouvait déjà les bonus restés dans les autres épisodes, comme  les carapaces rouges, vertes, les peaux de banane, , l’étoile d’invincibilité, le champignon turbo,  auxquels il faut rajouter la plume et le champignon rétrécissant. Attention toutefois, vous perdiez le privilège du bonus récolté si vous ne l’aviez pas lancé/utilisé si vous vous ramassiez dans un obstacle, vous preniez une carapace ou une peau de banane,  un autre Kart, ou tombiez dans l’eau ou dans le vide,et dans ces cas-là, Lakitu qui vous repêchait, vous pénalisait de trois pièces d’amende, si vous en aviez.

Ce n’était pas un jeu facile, et pour accéder à la course suivante, il fallait impérativement terminer dans les 4 premiers. Vous aviez le droit à deux essais supplémentaires en cas d’échec. Ce ne sera qu’avec l’arrivée de l’épisode GameCube  que les courses s’enchaineront même si vous terminez dans les profondeurs du classement…

Le jeu utilisait le mode 7 pendant les courses, et l’animation était fluide en toute circonstances. Et ce sans Super FX, s’il vous plait! Les environnements étaient détaillés, les sprites très grands et très reconnaissables.

La jouabilité était exemplaire, et la maitrise du dérapage était indispensable  pour pouvoir  battre des records. On pouvait aussi faire sauter les karts.

La durée de vie, déjà conséquente en solo, avec les modes Grand Prix et Time Trial,  prenait tout son sens à deux joueurs. Là, si on pouvait tenter de défier l’IA à deux sur le mode grand prix, vous aviez aussi le Match Race, qui vous opposait l’un à l’autre, et le mode Battle où on se livrait bataille dans des arènes.

Super Mario Kart  fit vite l’unanimité de la critique de l’époque, et son influence fut grande. Certains joueurs y jouent dans le but d’établir des records du monde, et un classement mondial de SMK existe.  Son héritage fut tel que non seulement d’autres épisodes apparurent chez Nintendo, mais  d’autres éditeurs décidèrent de s’y mettre aussi.

Les suites de Super Mario Kart :

Mario Kart 64, sur Nintendo 64 ( 1996) : première version jouable à 4 joueurs!

Mario Kart Super Circuit, sur Game Boy Advance ( 2001), premier épisode sur console portable.

Mario Kart Double Dash !! sur GameCube ( 2003) permettait d’avoir eux personnages par kart. En mode multijoueur, on pouvait choisir de faire équipe, mais ce n’était guère passionnant, ou de se livrer bataille.On avait le choix entre 20 personnages et ils avaient des pouvoirs spéciaux spécifiques.Et cette fois ci, que vous soyez premier ou huitième, vous continuez le championnat, le jeu attribuant des points en fonction du classement.

En 2005 sortit Mario Kart Arcade GP,  uniquement sur borne d’arcade, en collaboration cette-fois ci avec Sega et Namco. On y trouve d’ailleurs la possibilité d’y jouer Pac-man, Miss Pac-Man ou Blinky, un fantôme du jeu.  Un deuxième jeu sortit en 2007, avec l’ajout cette fois-ci de Waluigi et Mametchi (?)

Mario Kart DS  ( 2005) est sans doute l’épisode sur lequel j’ai passé le plus de temps, et je me souviens des parties multijoueurs acharnées. Parmi les personnages à débloquer, il y avait Skelerex, la tortue squelette, et R.O.B., le robot de Nintendo.  Le jeu était jouable sans avoir obligatoirement une cartouche dans chaque DS, cependant, ceux qui n’avaient pas le jeu dans leur console n’avaient d’autre choix que d’avoir Maskass comme personnage.  On pouvait aussi gonfler les ballons dans le mode bataille en soufflant dans le micro de la DS…

Mario Kart Wii ( 2008) propose jusqu’à 12 concurrents et voit l’introduction de deux roues, et était jouable  de plusieurs manières différentes, on retiendra outre la wiimote et le nunchuck, la possibilité d’y jouer avec le pad GameCube et le Wii Wheel, un volant. Je n’ai jamais réussi à jouer de cette manière… On notera aussi l’apparition de bonus, dont certaisn en « méga ».

La 3DS, dernière née de Nintendo, a aussi son épisode , baptisé Mario Kart 7 ( 2011),  avec des karts polymorphes, notamment avec une aile de deltaplane pour les longs sauts et une hélice propulseur pour les passages sous l’eau.

Voilà pour les épisodes purement Mario kart, mais Nintendo déclinera aussi le karting dans l’univers de Donkey Kong, avec Diddy Kong Racing, sur Nintendo 64 en 1997.

Cependant, d’autres éditeurs ont, eux aussi, lancé leurs jeux de karting, à commencer par Sega.

Dès 1994, la firme au hérisson bleu lance Sonic Drift sur Game Gear, et un an plus tard, Sonic Drift 2, pour un résultat loin d ‘être à la hauteur des espérances.  il faudra attendre 2010 pour avoir sur Wii, 360 et PS3, un très bon jeu du nom de Sonic and Sega All Stars Racing. Si, sur Wii, il n’échappe pas à la comparaison avec son modèle, difficile de trouver mieux chez  Microsoft et Sony, faute de concurrence valable. Sa suite,  dont le nom se voit affublé d’un Transformed,  avec des véhicules pouvant se transformer bateau ou en avion ( encore un coup foireux d’Eggman ?), est prévue pour le 16novembre en Europe.

En 1994, chez Ubisoft, on a sorti  Street Racer, développé par Vivid Image, apparu d’abord sur Super Nintendo, et ensuite sur Megadrive. Si la version de Sega dit adieu au mode arène en mode 7, il faut dire qu’elle s’en tire techniquement très bien, et a bénéficié de musiques supplémentaires et surtout, différentes.   La manette 6 boutons de la MD aidait grandement pour ce jeu. Pour le reste, Street Racer se défendait avec ses persos hauts en couleurs  bénéficiant chacun d’armes propres,  son humour, ses circuits et certains modes de jeu. On pouvait y jouer à 4  sur les deux versions, avec un adaptateur bien entendu, les 16 bits n’ayant que 2 ports manette par défaut.

Chez Sony, la PSX a vu arriver Street Racer, adaptation du jeu sur 16 bits, mais qui a moins soulevé l’enthousiasme. En revanche, Crash Team Racing en 1999 fit  l’unanimité grâce à Naughty Dog, un jeu de karting dans l’univers de Crash Bandicoot. le résultat ? Un jeu bien fun, avec de bonnes idées, difficile de trouver mieux sur PSX. Il y aura en 2003 et sur PS2 mais aussi sur Xbox et GC, Crash Nitro Kart, sa suite, mais la licence Crash Bandicoot est passée de Naughty Dog à Universal, ce qui explique le multisupport. Un troisième épisode, Crash Tag Team Racing, sortira en 2005.  Sony sortira en 2010 ModNation Racers, un jeu de Kart très sympa sur PS3, avec de bonnes idées comme la personnalisation de  son personnage, de son Kart qui pouvait donner des avantages décisifs lors d’une course. Il propose foule de modes de jeux solo, mais la  feature vedette était sans conteste le mode de création de circuit, très poussé.
Sans Super Mario Kart, tous ces jeux auraient-ils pu voir le jour ?   je vous ai dressé une liste non exhaustive et là encore, je vous ai cité les meilleurs. Parce que des jeux de Kart daubesques, il y en a eu. On peut citer ceux mettant en scène le gnome Hugo ( si, si celui qui était dans Hugo délire, il y a 20 ans, sur France 3 avec Karen Cheryl, ), ou encore les Crazy frog Racer… Mais là je risque devenir vraiment méchant si j’en parle…

Bref, tout ça pour dire quoi au final ?  BON ANNIVERSAIRE Super Mario Kart, et merci.

Julius

[Critique ciné qui explose] Expendables 2 : Unité Spéciale

Je crois que les mots « cinéma de divertissement » prennent tout leur sens avec ce film. Inutile de le cacher, il ne fait pas dans la finesse. Mais c’est totalement assumé. Expendables 2 réunit de nouveau les anciennes gloires du film d’action. Ce genre de film où, dans les années 80, balancer des vannes après avoir tué un méchant était monnaie courante. Où les gens ne s’offusquaient pas lorsque tout explosait.  Le temps où un ou deux mecs venaient à bout de 20 adversaires sans coup férir. C’était l’époque où Stallone, Schwarzenegger, Vandamme et Willis crevaient le grand écran. Maintenant ces papys sexagénaires ( pour Schwarzy et Stallone, Willis et Lundgren s’en approchent, mine de rien), prouvent qu’ils sont toujours en forme, même accompagnés de « petits jeunes! » Et ça commence dès le début : une scène d’action comme on les aime pour débuter un film il n’y a que ça de vrai ! Et ça explose, ça décanille, ça tache au gros rouge ! Mais putain qu’est ce que c’est bon parfois de voir que ces anciennes gloires en ont encore sous la semelle, se balançant des punchlines bien senties, dans un film bourré à testostérone et un peu d’œstrogènes avec la présence de Yu Nan dans le rôle de Maggie. Ceci dit, le film est plus équilibré que le premier. Schwarzy et Willis ont enfin de vrais rôles, des vannes, et l’apparition de Chuck Norris est un grand moment, avec un Chuck Norris Fact dont on ressort hilare. Bref, les stars présentes dans ce film sont à l’image du film : énormes. Jean-Claude Van Damme en méchant qui s’en fout avec des explications ésotériques est parfait. De plus, Yu Nan est loin d’être reléguée au second plan… Et en plus c’est drôle, ça explose, on ne se prend pas la tête. Il faut aussi dire que le réalisateur n’est plus Sly lui-même, mais Simon West. Je sais, il n’est pas connu pour la qualité de ses films d’action, avec les Ailes de l’Enfer et le premier Tomb Raider. Sauf que là, c’est invraisemblable, mais on le sait, c’est assumé et dans le genre, il se débrouille plutôt bien ! Ça reste lisible en toutes circonstances, et il a même inclus dans le script quelques bonnes idées bien trouvées ( le coup du prêtre…énorme!). Bref, loin des considérations pseudo-intellos du dernier Nolan, Expendables 2, est certes  » bourrinable » comme pas permis, rempli d’auto-références et le scénario tient sur un post-it ( ou les trois mots de Stallone lui-même : on le traque, on le trouve, on le tue), mais bordel, laisser ses neurones au repos, ça fait que je me suis éclaté comme pas permis devant un film d’action, et ça faisait longtemps !

Julius

 

Le début:

Après une mission au Népal, Barney Ross est recontacté par Chapelle pour aller récupérer un objet dans un avion qui s’est crashé quelque part en Albanie. Mais l’opération, à priori facile, ne va pas se dérouler comme prévu…Et comme l’un des leurs est tombé, Ross jure qu’il va le venger…

 

Expendables 2 : Unité spéciale

Réalisation : Simon West

Genre : film d’action à l’ancienne

Durée : 1h42

Année : 2012

Avec: Sylvester Stallone, Jason Statham, Yu Nan, Dolph Lundgren, Jean-Claude Van Damme, Arnold Schwarzenegger, Chuck Norris, Bruce Willis, Jet Li…

En salles depuis le 22 aout 2012