Archives Mensuelles: mars 2016

Cette année, « été » rimera avec « RPG »

Cela faisait longtemps que je n’avais pas parlé de jeux vidéo  récents  ou à venir sur le blog. Cela est désormais réparé, parce que je me demande si cette génération de consoles ne serait pas à tout hasard celles qui verront la résurgence du RPG japonais. Et si vous craignez de  vous ennuyer pendant l’été, ne vous inquiétez pas,  les éditeurs ont tout prévu pour que vous passiez la canicule à venir au frais volets fermés et entrain de sauver le monde. 

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Ceci dit, ils  auront déjà pensé à vous  pour Pâques : Night of Azure sort dès le premier avril, vous proposera d’entrer dans la peau d’une sorcière et de ses familiers, qui seront la base du gameplay. Et si vous n’aviez pas assez souffert avec Darksouls I, II et Bloodborne,  From Software se rappellera à vous avec  Darksouls III dès le 12 avril.  Quels genres de pièges et de boss vous ont réservé les programmeurs ? Vous le saurez en jouant.  Et les bosses, c’est vous qui risquez d’en avoir…

Mais lorsque l’été se rapprochera vraiment, ce sera Valkiria Chronicles  Remastered, c’est à dire le jeu Valkyria Chronicles de la PS3  refait pour la PS4 qui sortira dès le 17 mai. Si vous ne l’avez pas fait, ne ratez pas l’occasion. Je l’ai testé en son temps et il avait de très bonnes idées de gameplay malgré une histoire tout de même bien naïve. Mais ce serait bête de passer à côté si vous ne connaissez pas. Trois jours  plus tard, dès le 20 mai, c’est  la sortie de Fire Emblem Fates sur 3DS qui est en réalité une trilogie composée de  Brightright, Conquest et  Revelation. Des heures de Tactical à venir pour les possesseurs de la portable de Nintendo. Dommage toutefois que la version occidentale ait subi des censures de la part de Nintendo of America, et certains dialogues jugés subversifs ont été enlevés tout comme les voix japonaises. Mais le jeu sera plus lourd en taille que la version sortie sur l’Archipel! Bien joué NoA, mais nous européens ne sommes pas obligés de subir ce que tu imposes sur ton territoire, non ?

OSL Storybook (3)

En juin, ce sera au tour du remake de Odin Sphere,  baptisé Leifthrasir, de sortir sur PS4 le 17. Une fois encore même si c’est un remake d’un jeu PS2, foncez si vous ne l’avez pas fait. Un jeu de Vanillaware, ça ne se refuse pas, et Odin Sphere vous propose de vivre les histoires de 5 héros différents. Déjà magnifique pour la PS2, avec en plus des compos signées Hitoshi Sakimoto, je n’ose imaginer ce que cela donnera sur PS4. Vanillaware, ou la 2D dans toute sa splendeur. Le même jour Grand Kingdom sera aussi dans les rayons. Un RPG tactique signé Nippon Ichi Software mais qui promet une ambiance différente de Disgaea, plus sérieuse. Prenez la tête d’un groupe de mercenaires dans un monde médiéval. Entre une nouveauté et un remake, lequel choisirez-vous ?

Une semaine plus tard, ce sera, toujours sur PS4, à Fairy Fencer Advance Dark Force  de sortir. Le jeu comportera 3 arcs narratifs différents et jusqu’à 6 personnages en combat. A voir ce que le jeu réserve… 

 

StarOcean5-7-5Et dans ces eaux-là,  le JRPG que j’attends sans doute le plus, Star Ocean 5 : Integrity and Faithlessness devrait arriver. De tous ceux de la période, c’est lui qui aura ma préférence. Pourquoi ? Parce que  c’est une vraie nouveauté. Même si la date n’est pas déterminée pour une sortie occidentale, elle devrait être révélée sous peu et il sort dès le 31 mars au Japon, et il est réjouissant de ne plus avoir à attendre une année, voire plus pour bénéficier des JRPG chez nous. J’ai vu les vidéos, et le système de combat est désormais en temps réel, sans transition lorsque nous rencontrons un ennemi, comme dans Final Fantasy XII, par exemple. D’accord, beaucoup râleront sur l’aspect  des personnages,  mais j’espère avoir un VRAI RPG et un VRAI scénario qui se tient. Parce que The Last Hope,  avec son scénario qui dérive vite sur les clichés malgré un début prometteur et un casting déjà vu ailleurs pour un jeu de 2009,  m’avait déçu sur ces points. Mais le système de combat était chouette. Au moins ça de sauvé avec la technique, même si la version 360 ne proposait qu’une version « américanisée » des menus est des personnages. Cependant, Yoshiharu Gotanda a révélé que le développement du quatrième SO avait été chaotique. Je veux bien le croire. Allez, pour le cinquième, j’ose espérer que nous en aurons vraiment pour notre argent et qu’il réconciliera les fans de la franchise, dont je fais partie. Attention toutefois, américains et européens n’auront droit qu’à la version PS4 du jeu.

Bien entendu, nous attendons toujours la date de la sortie mondiale de Final fantasy XV. La date devrait être connue d’ici la fin du mois et certaines rumeurs tablent sur fin septembre. Mais ce ne sont que des rumeurs et seule une annonce officielle d’une date permettra d’en savoir plus. 

Voilà, pour conclure cet article,  je tenais à préciser plusieurs choses : que cette liste n’est pas exhaustive, d’autres titres du genre  pourront sans doute apparaître entretemps et les dates peuvent changer. Ensuite, j’ai vu sur certains forums notamment pour Star Ocean 5 la réaction suivante : « Vivement une version PC ». Franchement, ce genre d’attitude m’énerve. Ce n’est pas la première fois que je vois ça et ne jurer que par le PC  et mépriser les jeux consoles c’est juste n’importe quoi. Enfin, j’espère vous avoir apporté un peu de gaieté  dans cette période chargée en actualité lourde…

TFGA #18 : Personal Achievement Unlocked

Jouer aux jeux vidéo, c’est souvent réaliser des exploits. Par exemple, réussir à passer un boss très coriace, explorer un jeu à 100 %, etc.  Ca tombe bien, le  thème du TFGA  de mars  est  » vos plus grands accomplissements ».Je ne parlerai pas ici de trophées platine, parce que je ne cours pas après, ni même du fait de quand j’ai terminé mon premier jeu, car c’est assez commun. Mais voici tout de même ma sélection de 5 «achievements » personnels dans le domaine.

5-J’ai toujours le goût d’écrire

Power of Words

Les jeux vidéo sont pour moi une passion et il était naturel pour moi que j’en parle d’une façon où d’une autre. J’ai commencé à en parler dans des cahiers qui doivent sommeiller dans le grenier des parents, avec des articles écrits au stylo. Une de mes influences ayant été le magazine Consoles+ des années 90, je mettais comme eux une expression pour dire si le jeu m’avait plus ou non, et je notais en pourcentages, comme c’était la grande mode. Il faut savoir que dans la famille, nous avons eu un ordinateur avec traitement de texte assez tard. Ce n’est qu’en 1999 que j’ai commencé à véritablement écrire mes articles sous Word. Puis j’ai créé un blog en 2005 d’abord généraliste, puis j’ai séparé les deux : un blog jeux vidéo puis un autre plus orienté pensées personnelles. Depuis, comme C2J m’a rejoint, je fais le blog actuel. Le but ? Parler de ce que nous aimons. Et perso lorsque je parle de RPG, ça prend des pages et pages, et je ne compte pas arrêter à en parler en détail.

Mais l’année dernière je crois que j’ai réussi à décrocher un autre haut-fait en écrivant des news et aussi des tests pour ce site. Comme je le dis souvent, merci à l’équipe de Jeuxvideo-live  de m’avoir accueilli et de m’aider. C’est de là je que tiens ma nouvelle façon d’illustrer mes articles de blog en alternant les côtés pour les images.

Et je ne peux pas oublier non plus les blogs que je connais qui ont toujours eux aussi la passion des jeux vidéo, que je lis et ça me fait plaisir de voir  je ne suis pas le seul à en parler. Pourvu que nous soyons de plus en plus nombreux. D’ailleurs, je rappelle que que le TFGA est un concept créé par Alex.

4-Je suis capable de terminer Zelda Link’s Awakening très vite en 100%

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L’épisode Game Boy de la série Zelda, Link’s Awakening bien que différent,reste mon épisode préféré de toute la saga. Techniquement, c’est ce que la Game Boy fait de meilleur. Je le refais régulièrement et je connais l’emplacement de tous les objets, même des quarts de cœur cachés de façon vicieuse, ou comment augmenter le nombre de bombes et de flèches transportables. Un quatrième accomplissement assez court, mais bon il fallait que je le dise quand même !

3-Avoir les 7 émeraudes du Chaos et se transformer en Super Sonic dans Sonic 2

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Je sais, Sonic 2 est rempli de codes avec les musiques à écouter dans le sound test pour faciliter la vie des joueurs, notamment celui pour choisir son niveau. Il en existe un aussi permettant de se transformer en Super Sonic à partir de 50 anneaux récoltés sans passer par la récolte des émeraudes. Ou même en objet de son choix et de le dupliquer. Et les deux codes peuvent se cumuler ne plus. Bref.

Mais avoir la transformation en Super Sonic de façon « legit »demande du skill et une précision au micropoil. Parce que si les deux premiers bonus stages sont « faciles » ça se complique sacrément ensuite, notamment si vous avez Tails qui vous accompagne ! Pour vous dire, une fois j’ai perdu au dernier bonus et au dernier checkpoint pour UN SEUL anneau manquant ! Tout ça parce que le renard s’est pris un bombe qu’il ne fallait pas… Mais j’ai  finalement réussi ! J’ai eu les 7 émeraudes, et croyez moi, c’est un grand accomplissement. Ce que je ne savais pas c’est que les niveaux cachés pour récolter les émeraudes dans Sonic 3 et Knuckles seraient….ENCORE PIRES ! Là, je n’ai jamais réussi à toutes les rassembler. Ouais, allez-y, traitez moi de nullos, mais j’aimerais bien vous y voir quand même… Évidemment, cela ne concerne que la version Megadrive,mais de ce que j’ai vu pour les versions 8 bits, récolter certaines émeraudes sans aide relevait presque de l’impossible, et pire encore celles-ci permettaient d’ouvrir la dernière zone…

2-Jouer aux jeux en noir et blanc.

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Noël 1996, alors que la télévision couleur est installée partout, et qu’on parle déjà de TV par satellite avec une parabole (TPS et CanalSat se sont lancés en version numérique dans l’année), j’ai la joie et le bonheur d’accueillir la première PlayStation dans ma demeure, avec le CD Demo-1 et Die Hard Trilogy en jeu complet. Je branche la bête au matin et là… stupeur. Lorsque le logo Sony apparaît, c’est en noir est blanc ! J’avais beau modifier les réglages, couleur, contraste, luminosité, rien n’y a fait. Pourquoi cette injustice alors qu’on captait les 6 chaines nationales en couleur ( pour les plus jeunes lecteurs, non, il n’y avait pas la TNT) et que la Megadrive ne posait pas problèmes  ? Tout simplement parce que la TV ne captait que le SECAM ( bien joué encore la France, alors que dans toute l’UE ils avaient adopté le PAL), et n’était donc pas compatible avec le signal PAL de la console grise de Sony, parce que mine de rien ils n’allaient pas s’embêter à créer une console modifiée que pour le format hexagonal, et ils ont eu raison, vu que 99, 999999% des téléviseurs décryptaient les deux signaux. Toutes, sauf la mienne… Donc pendant environ 6 mois j’ai joué aux jeux de la PlayStation en noir et blanc. Heureusement, pour cause d’obtention du brevet, j’ai ensuite eu une télévision qui cette fois ci m’a permis de découvrir les jeux de la console en couleurs, et au départ, ça m’a fait drôle de voir Lara Croft dans Tomb Raider ou les combattants de Soul Blade évoluer dans des décors colorés tant j’avais pris l’habitude d’avoir une Game Boy évoluée sur l’écran.Ou Limbo avant l’heure…

1-Être toujours curieux

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La curiosité dans les jeux vidéo est un vaste sujet. Mais ça fait raccord avec le numéro 5 en fait. Parce qu’il est clair que comme tout le monde, je ne peux avoir ni tester les jeux d’une génération de consoles. Je suis passé à côté de plein de perles oubliées. Que je redécouvre aujourd’hui grâce au rétrogaming. Certes, la spéculation sur certains anciens titres n’est pas justifiée. Cependant, ma dernière acquisition est Tail Concerto (photo), que j’ai réussi à trouver pour 15 € . Il a été assez apprécié à l’époque de sa sortie… La curiosité vidéoludique permet non seulement d’enrichir sa collection mais aussi d’élargir son champ de gaming et de jouer à des jeux auxquels nous n’aurions pas pensé. A mon sens, il ne faut pas rester cantonné à un seul genre de jeu, et voir large. Même si je ne supporte pas les jeux de sport.

Et j’ai beau avoir 34 ans, avoir entendu à plein de reprises que les jeux vidéo, ce n’est pas un loisir d’adulte, je m’en fous. Tant que je serai curieux, que je continuerai à écrire,  à dénicher des perles, ce sera le signe que la flamme de joueur brûle toujours en moi, j’espère le plus longtemps possible.

Voilà, ceci fait une belle conclusion pour ce TFGA, on se retrouve le mois prochain pour le suivant.

[critique RPG] Skies of Arcadia

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Il y avait un moment que je n’avais pas écrit sur le blog… Les raisons sont diverses, allant du manque de motivation à un emploi du temps chargé. Mais aujourd’hui, je répare cette erreur en vous parlant d’un RPG, ma grande passion que j’ai énormément aimé.Si la Dreamcast a eu une carrière hélas trop brève, cela ne l’a pas empêchée d’accueillir des titres ambitieux. Et des RPG . Parmi ceux-ci, impossible de passer à côté de Skies of Arcadia un des grands jeux de la machine et qui se doit d’être joué. Et je vous explique pourquoi dans ma critique.

Les Robin des Bois des cieux

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Il y a longtemps, la Pluie de la Destruction anéantit le monde d’Arcadia. Cette pluie destructrice a profondément changé le monde, Arcadia étant réduit à un groupe d’îles flottant dans les airs.

Mais la civilisation naquit de nouveau, et le nouveau monde se mit à prospérer en profitant des bienfaits des lunes élémentaires.

Maintenant, Arcadia est entré dans un âge d’exploration. Nombreux sont les voyageurs à découvrir de nouvelles contrées et de nouveaux passages.L’Empire Valua, dirigé par l’impératrice Theodora, a décidé de mener cette conquête par la force en envoyant son armada conquérir les nations voisines.

Mais c’est sans compter un petit groupe de rebelles, les Pirates de l’Air, un mouvement divisé en deux factions: Les Pirates Noirs, qui pillent tous les navires, peu importe leur provenance, et les Voleurs Bleus, dont l’idéal est de piller les riches pour donner aux pauvres.

Vyse et Aika, deux amis d’enfance, font partie de ceux-là. Lorsque le jeu débute, ils lancent un abordage sur le cuirassé de l’Amiral Alfonso. Ils trouveront à son bord une jeune femme blonde, vêtue d’étranges habits…Ils ne savent pas encore que cette jeune femme, Fina, est la clé d’un secret terrifiant…

Tant que j’y suis, laissez-moi vous présenter les personnages,d ont le trio vedette plus en détails :

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Tout d’abord, voici Vyse, le héros que vous incarnez. Il a 17 ans, et c’est le fils du capitaine Dyne, pirate bleu réputé. De nature joyeuse et enjouée, il adore les défis. En combat, c’est quelqu’un d’équilibré qui peut attaquer de près comme de loin . Ses attaques spéciales sont basées sur les techniques d’épées.

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Il est accompagné d’Aika, son amie d’enfance. La couleur rousse de ses cheveux est à l’image de son caractère : volcanique. Souvent souriante, elle peut se montrer très jalouse dès qu’une autre jolie femme tente de séduire Vyse. Elle utilise un boomerang, mais sa force de frappe est un peu faible. Ses attaques spéciales sont basées sur le feu ou la défense du groupe.

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Puis très vite, vient Fina. Cette jeune femme est une silvite, issue de la civilisation d’argent. Elle a pour mission de réunir les cristaux de lune pour les mettre à l’abri. Mais l’Empire Valuan la capture… D’un caractère timide, elle est accompagnée de Cupil, son animal multiforme, qu’elle utilise comme arme. Pour augmenter la puissance, vous devrez capturer des «  chams » et les donner à manger au compagnon de Fina.

 

Au fil de l’aventure, d’autres personnages rejoindront le trio principal, de façon temporaire dans un premier temps, pour des raisons scénaristiques. Parmi ceux-ci on peut citer Gilder, Drachma ou encore Enrique, ce dernier étant le fils de l’impératrice de Valua mais estime que la politique de sa mère est mauvaise !

En face de vous, se dressent les 6 amiraux de l’Armada de Valua, chargée par l’Impératrice de s’emparer des cristaux de lune. Vous devrez les affronter, eux, et surtout leurs vaisseaux lors de combats homériques, mais j’y reviendrai plus loin.

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Le monde de Skies of Arcadia est un univers enchanteur, qui se découvre au fil de vos déplacements. Certes, on ne peut pas aller partout dès le début, les régions étant délimités par des barrières flottantes ou des courants trop forts pour être franchis. Cependant, le secteur qui vous est donné à explorer est suffisant pour se perdre dès le début! De toute façon, si les monstres deviennent trop forts pour votre niveau, c’est que vous n’avez pas pris le bon chemin… Si vous êtes perdu, une carte est toutefois disponible en appuyant sur Start pour vous permettre de vous repérer. Cependant, la carte vous sera révélée au fur et à mesure de votre progression.

Dans le détail, il existe 6 civilisations pour autant de lunes différentes : Nasr est celle de la lune rouge, Ixa ‘ Taxa celle de la lune verte, Valua dépend de la lune jaune, Yafutoma s’est développée avec la lune bleue, tandis que les civilisations de glace ( Lune violette) et d’Argent (lune de même couleur) sont sensées avoir disparu. Chacune s’est développée en fonction de l’astre dominant : Nasr est une civilisation désertique avec quelques oasis, il y fait très chaud, Valua a pu se développer grâce à la découverte de l’électricité, et celle de Ixa’Taka vit en harmonie avec la nature, permettant ainsi de développer des sorts guérisseurs ou de poison. Ils sont séparés par des « océans » célestes, composés de vents, pouvant favoriser votre avancée ou au contraire, tenter de vous freiner. L’un d’eux sera d’ailleurs un véritable donjon que vous devrez parcourir avec votre vaisseau.

United Colors of Game System

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Bien entendu, SoA est un RPG dans la plus pure tradition, entendez par là à combats aléatoires.

Ces derniers se déclenchent bien évidemment dans les donjons, mais également lorsque vous naviguez sur votre navire volant. Les membres de votre équipe combattent alors sur le pont. On notera que la musique est différente selon que vous soyez soit dans un donjon ou sur le navire.

Mais la première chose qui frappe lorsque l’on entre en phase de combat, c’est l’immense barre verte plus ou moins remplie qui occupe le haut de l’écran: les Point d’Esprit, ou ES, qui permettent d’utiliser des sorts ou des attaques spéciales. Plus elles seront puissantes, plus elles demanderont de points dans la barre d’ES.

On retrouve ici les commandes habituelles d’un RPG proposant des combats au tour par tour : Attaque à l’arme, utilisation de la magie, mais aussi de techniques spéciales que les héros peuvent apprendre en utilisant des Baies de Lune. Cette option n’est pas à négliger, car certaines peuvent faire de gros ravages même sur les boss. Tâchez d’attribuer les objets permettant cet apprentissage de façon équitable à vôtre équipe. Vous pouvez également demander à un personnage de se concentrer pour augmenter la barre d’ES. La commande tout à droite permet d’utiliser une technique d’équipe, qui fait encore plus mal que les techniques individuelles, mais qui nécessite d’avoir la barre d’ES au maximum. La commande tout à gauche est, bien entendu la fuite. Toutefois, seul le personnage ayant l’initiative en premier dans le combat peut utiliser cette commande. Il faut de plus ne pas en abuser, voire ne pas l’utiliser du tout, sous peine de faire baisser votre réputation de pirate des cieux. Tout est représenté sous forme d’icônes très facilement repérables.

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Les ennemis du jeu sont sensibles à une couleur élémentaire particulière. Le principe du jeu repose là dessus, et ceux qui ont joué à Chrono Cross doivent en avoir un bon aperçu. Les personnages peuvent orner leurs armes de différentes couleurs, chacune représentant un élément. Si vous trouvez le bon, les dégâts seront doublés. A la fin du combat, vous récoltez bien sur de l’expérience et de l’argent. Mais aussi des points pour faire évoluer la couleur qui était sur votre arme lorsque la joute s’est achevée. Au bout d’un certain nombre de points, vous gagnez un niveau dans cet élément et débloquez une aptitude nouvelle que vous pourrez utiliser ensuite en combat. Mais si les autres combattants avaient une couleur différente sur leurs lames, vous récolterez aussi des points dans celles-ci. Un bon système, mais qui réclamera de la patience, car développer chaque couleur prendra du temps.

 

Mais ces combats présentent tout de même quelques défauts. Cela manque cruellement de dynamisme. La vitesse d’exécution est lente. Je n’ai rien contre le fait que cela ne soit pas rapide, car cela nous permet de bénéficier des excellentes musiques, mais là c’est carrément lénifiant. De plus, une technique consiste à faire utiliser la troisième technique d’Aïka , qui fait littéralement des ravages sur tous les ennemis présents dans le combat. Il ne reste ensuite plus qu’à les achever à l’arme. Le problème, c’est qu’une fois qu’on a compris que ça nous facilitait grandement la tâche, et vu la longueur des combats, on utilise plus que cette façon de jouer. Mais n’oubliez pas une chose : si les combats contre les ennemis de base vous semblent faciles, notamment avec la technique que j’ai décrite plus haut, les boss font beaucoup plus mal. Ils disposent de coups vraiment fourbes et même d’altérations d’état pouvant devenir vraiment handicapantes pour votre équipe. Une bonne maîtrise de la barre d’ES, des tours et des soins est impérative pour s’en sortir sans trop de bobos. La musique lors de ces phases varie en fonction de la tournure du combat. Si un de vos alliés est très mal en point voire mis hors combat, elle deviendra très stressante au point de vous rendre fou. Si vous êtes quasiment sur le point de gagner le combat, la musique deviendra plus joyeuse, comme si elle vous encourageait à l’achever.

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Heureusement les combats de vaisseau à vaisseau ou contre les Gigas sont beaucoup plus intéressants . Vous devez déterminer vos actions selon un damier et les actions de l’ennemi selon trois voyants : Vert, vous ne risquez rien, Jaune, il peut tenter une action dangereuse, Rouge, il vous nuira à coup sur et risque de plus, de faire assez mal. Votre vaisseau a un nombre de HP déterminé, mais vous pouvez le réparer avec des Kits de réparation . Là aussi , les combats sont longs, mais bien mis en scènes et assez dynamiques. Parfois, vous devrez prendre des décisions dans l’urgence. Si vous prenez la bonne initiative, vous prendrez un avantage certain sur vos adversaires, qui seront les amiraux de l’Armada, que vous affronterez tour à tour.

Comme Skies of Arcadia se passe dans un monde flottant dans les airs, vous changerez de vaisseau au fur et à mesure de l’histoire. Ce qui vous permettra également de recruter votre propre équipage pour naviguer. Et, vers le milieu de l’aventure, vous découvrirez même une île pour pouvoir loger tout ce petit monde. Le jeu est une aventure qui vous mènera de surprise en surprise.

Réputation, piège à cons !

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Dans Skies of Arcadia, le jeu vous demandera de choisir entre deux décisions lors de phases de dialogues, essentiellement. Si vous choisissez la bonne réponse, une musique gaie se fera entendre, améliorant ainsi votre réputation de fier à bras. Dans le cas contraire, un autre jingle retentira, et une mauvaise réponse peut faire baisser de manière significative cette réputation. Faites attention… Par exemple, dans l’Empire, une fois Fina délivrée, ne dites pas «cela me semble équitable » lorsque l’on vous propose de l’échanger contre la vie sauve… Un autre moyen de monter sa réputation est de faire des combats, mais cela risque d’être très long. D’autant que, même si elle est permise, je rappelle que la fuite fera également baisser votre réputation.

Un monde de rêve

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Le jeu est beau pour de la Dreamcast, jamais les cieux n’ont été aussi resplendissants avec des effets à tout va. Les personnages sont bien modélisés et les boss sont souvent énormes. Les différentes régions célestes sont toutes inspirées de différentes civilisations existantes : Par exemple, Marmaba , la région de la lune rouge, est inspirée de la culture égyptienne, et celle de Yafutoma, qui dépend de la lune bleue, de la culture asiatique. C’est une excellente idée d’y avoir pensé !

A tel point qu’il est dommage que le jeu accuse des chutes framerate ou des ralentissements lors de certaines phases, notamment lors des attaques spéciales. Mais cela reste marginal par rapport aux grandes qualités techniques du titre.

Les musiques font également partie de la grande réussite du titre. La bande-son se compose de 67 morceaux réparties sur 2 CD et ce sont pour la plupart de grands morceaux. Outre le thème des boss, déjà évoqué, on saluera certains thèmes de donjons, de villes, ou même celle des combats sur le pont du vaisseau.

En revanche, le point assez fâcheux concerne les voix digitalisées. S’il y en a presque pas pendant les phases de dialogues, et les personnages s’expriment souvent pas onomatopées, elles sont présentes dans les combats. Mais nous avons souvent l’impression que les personnages parlent dans un seau en fer blanc, ou que le volume change d’un personnage à autre : par exemple, Vyse pourra être presque inaudible pendant qu’il lance une attaque tandis que Aika vous brisera les tympans en faisant les siennes… Mais c’était un problème courant de l’époque, nombre de RPG sur PS1 et PS2, même certains titres faisant partie des plus grands du genre présenteront ce défaut. On le voit, le jeu n’a strictement à envier à ses concurrents de l’époque sur le plan purement technique.

La jouabilité est exemplaire elle aussi : les personnages se manient très facilement, le menu de jeu et de combat sont clairs et faciles à utiliser. Donc, pas de problèmes si vous avez déjà joué à un jeu du genre.Les vaisseaux se pilotent quasiment tous seuls, mais on regrettera tout de même une trop grande fréquence des combats lors de la navigation, ce qui peut agacer à la longue.

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Quant à la durée de vie, vous n’êtes pas près de finir cette invitation à l’exploration et au voyage. Le jeu tient sur deux GD ROM et non seulement l’aventure est longue en elle même mais si vous faites les à-cotés, vous en aurez pour un sacré moment. Le jeu a de plus été traduit en français, pas toujours de façon très heureuse, mais il fallait souligner l’effort.

Il est dommage que le titre soit arrivé chez nous alors que Sega avait déjà annoncé la fin de la production de la console, mais comme on dit : mieux vaut tard que jamais.

Verdict :

Skies of Arcadia est une invitation au rêve et à l’aventure. Le jeu se déroule dans un cadre original digne des plus grands récits de voyages et est magnifiquement réalisé. Bien que les combats soient un peu redondants à force, tout possesseur de la Dame Blanche aurait eu tort de passer à côté de ce chef d’œuvre fait par Overworks, à moins, bien entendu de ne pas aimer le genre. Ce qui serait dommage, vous en conviendrez. Une pièce unique à avoir impérativement dans sa collection.

 

La version Gamecube :

Le jeu est sorti sur la console de Nintendo en 2003, et devait aussi sortir sur Xbox et PS2 mais les versions pour ces deux consoles furent annulées. Il fut renommé en Skies of Arcadia Legends. Le jeu ajoute de nouvelles quêtes de pirates, de nouveaux lieux à découvrir ainsi qu’une nouvelle ennemie, Piastol. Les personnages ont subi un petit lifting avec plus de polygones sur certaines parties du corps mais en dehors de ça le jeu reste graphiquement identique. La fréquence des combats est moins élevée que sur la version d’origine mais il rapportent en contrepartie un peu plus d’XP. En revanche, et c’est plus dommageable, il tient sur un seul mini-disque, tandis que la version DC tenait sur deux. Cela s’est fait au détriment de la qualité musicale, nettement inférieure sur Legends et je peux vous dire que cela s’entend clairement. Pour le reste, que vous le trouviez sur l’un ou l’autre support à un bon prix…n’hésitez pas.

Points Positifs :

Une belle réalisation

Les musiques

Le scénario

Une aventure vraiment épique

Traduit en français

 

Points Négatifs:

Fréquence élevée des combats

Des ralentissements…

Les voix mal échantillonnées

 

Skies of Arcadia

Console : Dreamcast

Développeur : Overworks

Éditeur : Sega

Genre : RPG

Format : 2 GD-ROM

1 joueur

sauvegardes : 27 blocs

Date de sortie : 27 avril 2001 (Europe)