Archives Mensuelles: juillet 2014

[critique ciné qui envoie] The Raid 2

Voilà un film idéal pour le retour des critiques cinés sur le blog ! Il est vrai que je n’en avais pas fait depuis un moment, il faut dire aussi que le manque d’envie et d’inspiration n’ont pas aidé.

The Raid, déjà de Gareth Evans,cinéaste gallois résidant en Indonésie, m’avait plutôt agréablement surpris malgré ses limites. The Raid 2 Berandal reprend quasiment immédiatement après la fin du premier. Sauf que là, on sent bien que le réalisateur a eu les moyens de ses ambitions, pour donner un film d’action jouissif. L’histoire est déjà un peu plus étoffée, et notre héros repris par Iko Uwais, doit cette fois jouer les infiltrés dans les cartels de Jakarta, pour faire tomber certains policiers corrompus. Et comme je parlais des Infiltrés, c’est un film dont The Raid 2 s’inspire également pas mal, par la mise en scène de certaines séquences . Et il est loin d ‘être le seul, les amateurs de métrages mettant en scène des gangs ou des mafieux ne manqueront pas de relever les références. Le film est plus lent que le premier, et en serait par moments presque à l’opposé, mais c’est pour poser les bases d’un suspense qui lorsqu’il prend fin, donne dans la plus extrême des violences. Et c’est là l’autre point fort du film : les scènes de bagarre. Elles sont purement jouissives, aussi bien dans leur mise en scène, que dans leur esthétisme. Oui celle de fin dans la cuisine est un peu longue, mais pour le reste, c’est du tout bon. Par exemple, avant celle sus-citée, la scène dans le couloir contre la « hammer girl » et le « bateman » : un grand moment de culte, filmé en espace restreint, mais pourtant, tout est lisible, on notera aussi la séquence de poursuite en bagnole qui m’a fait kiffer comme pas permis. A tel point que certains réalisateurs ayant commis de grosses crasses devraient prendre exemple (qui a dit John Moore avec Die Hard 5 -SOMBRE MERDEUH!- Scusez c’est sorti tout seul), Gareth Evans s’est clairement lâché, et il a également su intégrer des éléments nombreux films d’action. La narration ne prend jamais le spectateur pour un idiot sans trop non plus le guider. L’intrigue, sans être originale, est cependant très bien construite. Le tout dans esthétisme très travaillé.

On notera aussi le travail sonore : certes le film dispose de très bonnes musiques, mais chaque bruit résonne, à tel point que pour un peu on ressentirait l’impact des coups.

Evans a pu donner à son film la direction qu’il voulait. On sent bien qu’aucun producteur est venu lui demander de rectifier telle ou telle chose, ne serait-ce déjà que la durée (2h30). Bon, la multiplication des sous-intrigues n’est pas forcément la bienvenue, on s’y perd parfois un peu, mais pas de quoi faire pencher la balance.

Il en résulte un film complètement fou, complètement barré, ça fait plaisir, et vous savez ce qui est le plus dingue ? Ce film qui nous vient d’Indonésie est bel et bien un des meilleurs films dans son genre de ces dernières années, voire le meilleur tout court. Et il montre que le cinéma Indonésien a un putain de potentiel.

Julius

affiche the raid 2

The Raid 2 (The Raid 2 : Berandal)

Réalisation : Gareth Evans

Avec : Iko Uwais, Julie Estelle, Arifin Putra…

Genre : Action

Pays : Indonésie

Durée : 2h30

Distribution : The Jokers/ le Pacte

Classification : Interdit aux moins de 16 ans.

En salles depuis le 23 juillet 2014.

 

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[Critique RPG] Bahamut Lagoon

 

En 1996, la Super Nintendo est sur le point de s’éteindre partout dans le monde. En effet, avec sa concurrente, la Megadrive, elle laisse de plus en plus la place aux consoles 32 bits déjà sur le marché. Cela n’a pas empêché la console, notamment au Japon (et surtout là-bas, d’ailleurs) de partir dans un chant du signe magnifique notamment en matière de RPG. Bahamut Lagoon fait partie des grands jeux que la console a pu donner aux japonais avant de s’éteindre, et nous allons voir pourquoi.

BahamutLagoon présentation

Les dragons sommeillent

L’empire Granbelos dirigé par Sauzer et son bras droit Palpaleos, conquiert petit à petit tous les lagons célestes du monde d’Orelus qui se rendent sans opposer de résistance. Seul celui de Kahna essaie de résister. Malheureusement,le roi et la princesse savent que si Bahamut, le dragon sacré, ne se réveille pas, le royaume est perdu. Malgré tous les efforts, le roi n’y arrive pas. Il fait alors appel à l’escadron de dragons pour tenter de protéger sa forteresse, en vain. L’ennemi parvient à pénétrer dans le château, avec de lourdes conséquences : le roi est tué, la princesse  Yoyo ( on peut changer son nom), emmenée en otage et le royaume est asservi.

Quelques années plus tard, les résistants de Kahna, grâce au retour de l’escadron dragon, décident de défier l’empire et de sauver la princesse. Le temps de la contre attaque semble enfin venu…

Le monde de Bahamut Lagoon est un monde flottant dans les airs. Les différentes îles sont appelées des « lagons » et sont de nature variée : certains abritent des villes, des forts, d’autres des forêts. On dit que les Dragons Sacrés, gardiens millénaires de ce monde, seraient cachés dans certains d’entre eux, et que selon la légende, un être capable de communiquer avec les Dragons Sacrés, le Dragnar, sera capable d’ouvrir la voie vers une nouvelle ère…

 

Attention toutefois, si on l'attaque, l'Empire contre-attaque... (désolé).

Attention toutefois, si on l’attaque, l’Empire contre-attaque… (désolé).

How to train your dragons…

Voilà pour le scénario de départ, qui est admirablement raconté dans le prologue du jeu, et qui est jouable, qui plus est. Le jeu comporte une bonne trentaine de chapitres, est un tactical RPG dans la forme avec des particularités : en effet, chaque chapitre est basé sur une intrigue qui permet d’en découdre avec les soldats de l’empire. Vous incarnez Byuu (vous pouvez également  changer le nom), le chevalier capitaine de l’escadron dragon, dans les phases d’aventure sur terre ou sur le Fahrenheit, votre vaisseau qui vous servira de base. Chaque bataille vous opposant à l’empire vous demandera de faire des préparatifs, car le jeu a une particularité: chaque unité dispose d’un dragon. Dragon que vous devrez nommer, mais aussi nourrir à l’aide des objets que vous trouverez un peu partout. Évidemment, il convient de les nourrir en fonction de leurs affinités ; par exemple, Salamando, le dragon du héros, aimera plus les objets basés sur le feu que sur la glace, qui seront à donner à un autre, mais rien en vous empêche de nourrir vos bêtes comme vous le souhaitez. Attention toutefois, car les bestiaux évolueront selon ce que vous leur donnez. Et comme dans Star Wars, ils évolueront soit vers le côté lumineux soit vers le côté sombre dans leur forme finale, chacune ayant des avantages et des inconvénients… Donnez des armes à un dragon ou des éléments offensifs, il gagnera en attaque, des objets de soin, il gagnera en points de vie (en plus des changements de niveau), des armures pour augmenter leur défense…A vous de voir. Bien entendu, n’oubliez pas non plus l’équipement de vos unités, pour parer à toute éventualité si la bataille s’avère plus rude que prévu.

Vu la mutation, je me demande si "Twinhead" est encore un nom approprié...

Vu la mutation, je me demande si « Twinhead » est encore un nom approprié…

Sur le champ de bataille, les joutes se déroulent en deux phases : les phases « joueur » et les phases « ennemi ». Vous voyez le capitaine de vos unités sur le champ de bataille, qui seront composées généralement de 4 combattants, aussi bien hommes que femmes. Il est possible, en passant par le menu et avant l’assaut, de spécialiser vos unités ou de mélanger les classes, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients : les chevaliers, vêtus d’armures lourdes, auront moins de champ de déplacement et moins de portée qu’une unité de magiciens, mais ils taperont fort et encaisseront mieux les coups en raison de leur résistance plus élevée. Une fois que vous avez déplacé votre unité, plusieurs cas s’offrent à vous : vous pouvez choisir l’option « field » qui permet de faire une action sur le champ de bataille, comme lancer un sort sur une aire donnée pour toucher une ou plusieurs unités adverses, appeler votre dragon et lui donner un ordre, comme une stratégie offensive ou défensive, utiliser un objet sur le groupe, ou finir le tour et passer à une autre unité. Si votre dragon est en mode offensif, il passera à l’attaque après la fin du tour de votre unité.

Salamando  va lancer son pouvoir. Ça va chauffer!

Salamando va lancer son pouvoir. Ça va chauffer!

En cas de rencontre d’une unité contre une autre, le jeu passe dans un écran de combat comme dans un RPG classique, avec vos combattants à droite, et les adversaires à gauche. Vous entrez les ordres et le camp qui agit en premier dépendra de la phase de bataille, si c’est une phase « joueur », vous devrez sélectionner la commande « attack » vos unités agiront en premier, sinon, ce sera le contraire lors d’une phase « ennemi ». Chaque adversaire ne frappe qu’une seule fois et tous auront de l’expérience en fonction des dégâts infligés. L a quantité d’EXP récoltée et d’objets est plus importante, si vous parvenez à éliminer tous vos ennemis. Il n’en reste pas moins qu’on peut apporter un peu de piment aux joutes si on tient compte des propriétés du terrain : par exemple, lancez un sort de feu sur une forêt, elle sera en flamme et toute unité qui se trouvera dans la sphère d’effet des flammes subira des dégâts supplémentaires. Certains éléments du décor pourront également vous servir…ou vous nuire. Une bataille se termine si vous battez le chef ennemi, en général un sbire de l’empire, au début des soldats plus forts que la moyenne, atteignez un lieu ou vainquez un boss d’une autre nature (ça peut arriver). Chaque bataille gagnée apporte de l’EXP et de l’argent pour toutes les unités, permettant ainsi de faire évoluer les personnages même peu utilisés, ce qui évite de se traîner des boulets. Cependant, sauf si l’unité du héros est totalement anéantie, une unité ou un dragon qui tombent au combat ne sont pas définitivement morts : ils reviendront au chapitre suivant.

 

En lançant un sort sur cette case, vous atteindrez les deux ennemis et le canon.

En lançant un sort sur cette case, vous atteindrez les deux ennemis et le canon.

Bahamut, ça bute

Bien entendu, le jeu est non seulement bon dans ses principes, mais on sent clairement que les 24 Méga qui abritent cette aventure ont été utilisés de façon magistrale.

Les graphismes sont fantastiques : c’est coloré, avec des effets juste hallucinants, il y a de gros sprites, des décors très détaillés, on trouvera rarement plus beau sur la console. Un T-RPG magnifique, où on prend plaisir à évoluer dans les différentes aires de jeu. Et que dire des dragons, très détaillés, quelle que soit leur transformations… Les personnages se distinguent tous ( sauf s’ils sont jumeaux, évidemment), et le tout baigne dans une lumière propre au jeu, lui donnant une ambiance unique. Le tout bouge bien et les scènes de combats ont leurs animations très travaillées.

 

la scène du souvenir entre le héros et la princesse à la Cathédrale des souhaits, montrant l'onirisme du jeu

la scène du souvenir entre le héros et la princesse à la Cathédrale des souhaits, montrant l’onirisme du jeu

Et que dire des musiques composées par Noriko Matsueda ! Il est vrai que je cite souvent Uematsu et Mitsuda (sans compter Sakimoto) notamment pour cette époque mais la compositrice de Bahamut Lagoon n’a rien à leur envier. Les morceaux sont recherchés, bien faits et exploitent à merveille la console. On notera aussi que les bruitages sont assez nombreux mais surtout, que les dragons disposent de cris, tous différents, ce qui témoigne du soin apporté au tout.

 

Le gameplay est instinctif et le mélange entre Tactical pour les déplacements et J-RPG pour les combats fonctionne à merveille. Les menus sont détaillés mais simples d’utilisation, tout comme les achats ou reventes d’objets. Si vous avez joué à un jeu du genre nul doute que vous vous y retrouverez.

 

Côté durée de vie, comptez une bonne trentaine d’heures au bas mot. Plus vous avancerez, plus les batailles seront longues. Cependant, la difficulté n’est pas très élevée et vous n’aurez normalement pas trop de difficultés à franchir les étapes, notamment si vous avez plus de deux neurones et donnez à manger aux dragons régulièrement. Cette facilité n’empêche pas l’aventure d’être très intéressante à jouer.

 

Pendant un combat  classique, chaque personnage n'agit qu'une seule fois.

Pendant un combat classique, chaque personnage n’agit qu’une seule fois.

L’histoire est bien construite, et les rebondissements, souvent assez inattendus pour un jeu du genre, sont bien amenés. Si elle n’atteint pas la profondeur d’un Final Fantasy Tactics qui ne sortira que trois ans plus tard, et qu’au final elle pourra paraître bien naïve de nos jours, on se laisse emballer par cette aventure, notamment avec des personnages vraiment travaillés et dont certains dévoileront leur passé au cours du jeu. Vous trouverez aussi dans le jeu beaucoup de phrases à double sens… De plus, c’est une ode à l’onirisme, au rêve, dans un monde flottant dans les airs. On passera sur les quelques problèmes d’IA aussi bien pour les ennemis que pour les alliés. N’oublions pas que nous étions en 1996.

 

Verdict :

Bahamut Lagoon fait partie de ces perles du RPG dont on regrette que la sortie ne fut cantonnée qu’au Japon. En effet, sa réalisation magnifique en tous points, son univers enchanteur, son histoire riche en rebondissements et son système de jeu complet font de lui un excellent Tactical. Un peu naïf, il n’en reste pas moins une aventure à tenter.

 

Points Positifs :

C’est magnifique

Un régal pour les oreilles

Un bon scénario

Système de combat très complet

Bonne durée de vie

Un parfait mélange entre Tactical et J-RPG

 

Points négatifs :

Un poil trop facile, tout de même…

 

Bahamut Lagoon

Développeur : Squaresoft

Éditeur : Squaresoft

Sortie : 9 février 1996 au Japon

Console : Super Famicom

Format : cartouche de 24 MégaBits

Julius

 

 

Guns of the Kikoolols épisode #61

Pour la reprise du blog, je commence fort avec un Guns of. Vous le savez, la presse écrite jeux vidéo commence doucement à renaître de ses cendres après la mort de MER7.  Je pensais que les gens qui faisaient ces magazines avaient compris que les lecteurs voulaient de la qualité et non de la quantité, avec si possible des dossiers et des critiques qui ne soient pas des pubs géantes pour les éditeurs, notamment en ce qui concerne les jeux AAA.  Malheureusement, ce n’est pas le cas et je vais vous parler d’un magazine qui n’est pas encore paru  mais qui fait déjà très peur au vu de sa couverture du premier numéro, attention ça pique :

jvn le mag

Vous n’avez plus d’yeux ? Je vous rassure, moi aussi. C’est dommage vous ne pourrez pas lire la suite de l’article et j’ai la flemme de vous le faire en braille. J’aurais pu vous faire participer en faisant une sorte de jeu des 7 erreurs, mais c’est tellement évident à trouver que je vais vous les citer  ici même . 

Qu’il y ait un bandeau «  Nouveau » pourquoi pas, il faut se faire remarquer.  Mais si on me propose une couverture comme ça, en tant  que lecteur, je fuis en courant.  Ce magazine à venir reprend ce que je reprochais déjà à MER7 à l’époque :  déjà, la couverture est beaucoup trop chargée.  Ça agresse les yeux et c’est de toute évidence racoleur à mort. Du jaune, du bleu et du rouge, de grosses polices d’écritures, on ne sait jamais, les myopes ont le droit aussi de lire la presse jeux vidéo…  Après, voyons la titraille en elle même : un  » spécial nouveautés 2014-2015« . En gros, ils sont allés à l’E3 il y a quelques semaines et ils en sont contents. Bon.  Mais mettre un  sous-titre en  dessous en marquant  » les 55 hits qui vont faire le buzz », déjà, ça part très mal.  Je ne peux pas blairer l’expression « faire le buzz », mais je mets cela sur mon côté « Pénard Verbot » , même si je ne peux m’empêcher de penser qu’il y avait largement de quoi remplacer cela dans la langue française.  Ensuite, qualifier de « hits » des jeux en preview , désolé, ça ne passe pas. Il faut savoir distinguer les bons jeux, les excellents et les mauvais. Même un gros éditeur sort une daube finie, parfois. Evidemment, l’illustration dominante  est sur le prochain Call of Duty, histoire de s’assurer un maximum de ventes. D’autant que le sous-titre est évocateur : »  Oui, il va encore tout faire péter« .  Bon… autant dire  qu’ils lui attribuent  dores et déjà le prix du jeu de l’année 2014. On rêve ! En dessous, nous avons aussi Far Cry 4 :  » faudra compter avec lui! » Ah ? On peut déjà savoir la note alors?  Non, sérieusement… On arrête un peu le délire ? A côté, le premier  » comparo » ( « comparatif », c’était sans doute trop long), entre les prochains Fifa et PES… ça ne s’est JAMAIS vu avant. Jamais. Tout comme les meilleurs jeux  pour 3DS et Vita… Noon… quant au dossier sur la location des jeux… oh, wait, il me semble que JV Le Mag en a fait un dossier il n’y a pas longtemps… Le tout avec un langage peu châtié comme vous pouvez le voir, pour de la presse.

Oui, oui, oui, nous tenons là un grand moment, mais le magazine ne s’arrête pas là :  Sans doute dans  son délire d’en mettre  plein la vue à ses potentiels acheteurs (s’il y en a),  il offre 6 posters ( oui, 6!) et un concours pour gagner un scooter!  Non seulement cela a du leur coûter un max mais je ne vois pas le rapport avec l’univers des jeux vidéo!  Bref, ça n’annonce hélas rien de bon question contenu.  En l’état, Jeux vidéo News me fait penser à un projet amateur ou parodique. Mais ce n’est apparemment pas le cas. Je ne sais pas qui est derrière tout ça, mais c’est très mal parti. Un truc mal préparé fignolé à l’arrache en misant sur les triple A ( les indés ? c’est quoi ça, ça existe ) ?   J’ose espérer que les joueurs ne sont pas des imbéciles,  mais apparemment  JVN les prend comme tels. Les leçons du passé  n’ont apparemment pas été retenus par certains. Je sais très bien, pour reprendre la devise de mon réferent de licence professionnelle, que  tout livre a droit à une publication, le public fera le tri.  Peut être peut on s’attendre à une bonne surprise dans les pages…  Pour cela il faudra attendre le 11 juillet. Je rappelle toutefois que  « ne pas prendre les gens pour des cons mais ne pas oublier qu’ils le sont », ça a en partie coulé MER7.  A bon entendeur…

Julius

Mise à jour du 11/07/2014

J’ai pu avoir le magazine entre les mains. La couverture est bien celle de l’illustration. C’est du sous-Vidéo Gamer ( déjà, faire pire, c’est en soi un exploit), magazine avec lequel on pourrait pour un peu le confondre.  Certains articles sont carrément du copier/coller! Six pages sont d’entrée de jeu occupées par le prochain Call Of Duty. Le tout avec de très grandes images, peu de texte, et de grosses polices  bleu foncé pour la titraille.  Ensuite, les tests sont assez creux et surtout,  ils remettent les pourcentages, système de notation qui n’est pas forcément une bonne idée vu les largesses que cela implique. Les comparatifs sont aussi bidons et l’article sur la location des jeux vidéo est  moins fouillé mais en plus, sent le pompage sur  celui de JV Le Mag.   Le tout avec un vocabulaire du style  » nous on vous le dit » , « ça va faire le buzz » et les tentatives d’humour sont ratées. Un magazine prenant clairement les gens pour des idiots, mais qui ne semble pas assumé par ses auteurs, qui écrivent sous pseudos et l’édito est signé par  » la rédaction ».  Ne mettez pas 3,80 € là dedans, c’est trop cher pour ce que c’est. A côté, et sorti également aujourd’hui pour son premier numéro et  pour 15 centimes de plus, vous avez The Game, présenté avec une bonne maquette, une bonne qualité de papier et de bons articles de fond, ce qui en fait un sérieux concurrent à Games.