Archives Mensuelles: novembre 2021

[Marathon]Le Desert Bus de l’Espoir 2021 termine sur un record de dons

Après une année 2020 perturbée par le Covid, Le Desert Bus de l’Espoir était de retour dans les locaux de l’association Petits Princes avec une édition « hybride », avec invités en plateau et d’autres à distance. Les parrains de cette année étaient Carole Quintaine et Donald Reignoux. L’événement, qui avait lieu pendant 60 heures depuis vendredi, était organisé par Loisirs Numériques et vient de se terminer avec un record de dons, le compteur affichait 70 390 euros lors de l’arrête du stream.

Un record qui va permettre à l’Association Petits Princes de réaliser encore plus de rêves d’enfants et d’adolescents gravement malades.

Et je vais rappeler le principe de ce marathon caritatif : il s’agit de jouer à un jeu, Desert Bus, qui fait partie de la compilation Smoke & Mirrors conçue par le duo Penn and Teller et qui aurait dû sortir sur Mega-CD,l’extension de la Megadrive, mais cela ne s’est jamais produit. Le principe est simple, on conduit un bus, vide, sur une route, toute droite, entre Tucson et Las Vegas, et le voyage dure huit heures. Les seules distractions sont un mini-sapin qui tourne, quelques panneaux « stop » et un moustique qui s’écrase au bout de cinq heures environ. Et il ne faut pas s’arrêter, sinon, il est quasiment impossible de redémarrer et une dépanneuse nous ramène en temps réel à notre point de départ! Les concepteurs voulaient démontrer que si un jeu s’avérait aussi réaliste que dans la vraie vie, ben, ce serait clairement chiant. Desert Bus porte d’ailleurs le titre de « jeu le plus ennuyeux du monde ».

Mais c’est aussi un jeu qui sert pour une bonne cause: celle de permettre aux enfants malades de réaliser leurs rêves. Et ça, c’est bien. Vivement l’édition 2022 pour faire… encore mieux!

[Coup de gueule]Easy Mode

Je ne sais pas pour vous, mais moi, il y a des fois où le monde du jeu vidéo me dégoûte un peu. Je ne suis pas adepte du «c’était mieux avaannt» par ce que ce n’est pas forcément vrai. Et comme tout média, les jeux vidéo ont aussi leurs marronniers bien à eux. La bataille Mario VS Sonic c’est un peu dépassé, il faut le dire, mais l’un d’eux revient régulièrement depuis pas mal d’années: la difficulté dans les jeux vidéo.

Le débat est revenu ces derniers jours, avec la sortie de deux jeux réputés difficiles: Shin Megami Tensei V et la version Beta jouable de Elden Ring, qui sort lui en février prochain. Pour tout vous dire, ça me gave. Ca me gave de voir que certains justifient les jeux difficiles en disant que c’est normal d’en baver et que ce n’est pas normal que les développeurs puissent y inclure des options permettant de faciliter le jeu où une meilleure accessibilité. C’est vrai, les Dark Souls ne vous font aucun cadeau en cas d’erreur. C’est vrai aussi, les jeux From Software ne sont pas réputés en général pour faciliter la vie des joueurs. Il en est de même pour Atlus et ses Shin Megami Tensei ( dont Persona en est le spin-off et NON L’INVERSE, c’est toujours bon de le rappeler).

Et pourtant, je suis quelqu’un qui a 30 ans de gaming dans les pattes. Je suis quelqu’un qui en a bavé sur certains jeux, qui n’en a pas terminé d’autres à cause d’une trop grande difficulté quand il était gamin. Un exemple tout simple : Ecco The Dolphin et sa suite. Qui aurait imaginé qu’un jeu avec un dauphin ferait baver des millions de gosses? Si vous saviez ce qui se cache derrière ce jeu, vous seriez surpris, je ne dis que ça.

Mon avis sur la question ? Chacun(e) est libre. Libre de jouer à ce qu’il veut. Libre de jouer à un jeu difficile s’il en a envie. Libre de baisser la difficulté d’un titre s’il en ressent le besoin. Parce que où est le plaisir s’il se transforme en frustration? Doit-on vraiment péter les plombs devant un obstacle devant un simple JEU vidéo ? Nous ne sommes pas tous des pros de shoot’em ups hardcore. Peut-être que c’est barbant à force de resusciter ses compagnons gérés par l’IA et qui meurent de nouveau immédiatement après… Nous n’avons pas tous la même patience.

Je suis quelqu’un qui s’énerve facilement à force de ne pas y arriver parfois. Alors oui, il m’arrive de jouer en mode facile. Parfois pour gagner du temps, d’autres pour passer un boss qui me mettait la misère dans un mode plus élevé. Mais je suis aussi quelqu’un qui considère que le mode facile d’un jeu permet également d’appréhender plus rapidement les mécaniques des jeux. D’ailleurs, dans certains jeux (les Disney notamment) ce mode porte le nom de « practice » ( qu’on pourrait traduire par « exercice » ou « entrainement »). Donc ces modes ont une utilité: apprendre à jouer avant de passer à une difficulté supérieure. Et jouer dans ces modes ne doit aucunement priver les joueurs de pouvoir finir un jeu. Coucou Streets of Rage 3, dont la version occidentale a une difficulté abusée pour des raisons souvent indéfendables… Mais croyez-vous que les speedrunners jouaient d’emblée aux modes de jeu les plus difficiles avant d’arriver à faire leurs performances?

Et jouer en mode facile ne signifie pas pour autant que le soft sera une promenade de santé. Dans SMT III, le mode « permissif » du remaster HD PERMET certaines choses, mais ne veut aucunement dire que vous le terminerez facilement. Idem pour le « Continue Service » des jeux de baston SNK. Ca offre un « avantage » » aux joueurs, mais ça ne veut pas dire que le dernier boss d’un KoF se fera battre en un seul coup de poing.

Jouer en mode facile ne diminue t-il pas le sentiment d’accomplissement d’avoir réussi quelque chose ? Je ne le pense pas. Les jeux vidéo doivent être accessibles à tous. Jamais je ne blâmerai quelqu’un qui désire progresser plus facilement dans un jeu en abaissant la difficulté. Je préfère même cela plutôt qu’il/elle soit dégoûté(e) de ce loisir à force de ne pas y arriver.

J’estime que plutôt de nous tirer dans les pattes pour une histoire de difficulté et se la jouer élitiste parce qu’on a fini un titre difficile, nous devrions nous unir contre ceux qui voudraient que ce loisir disparaisse de l’espace culturel. Ca, c’est un combat qui vaudrait le coup d’être mené, vous ne trouvez pas ?