Archives Mensuelles: janvier 2014

La relève, ça fait parfois peur…

En cet après midi gris d’une fin janvier, en flânant dans les quartiers chez un revendeur de jeux vidéo très fourni en occasion, voilà une scène dont le potentiel théâtral n’aurait pas démérité. Quand je regarde les jeux du rayon PS3/ Xbox 360, je sais par avance que je ne prendrai JAMAIS un Callof Duty. Mais voici que trois gamins/ados à peine entrés au collège entrent sur ma gauche et font pas mal de raffut. Bonbecs et bouteille de soda caramelisé dans les mains. Ils sont juste à côté de moi, à bavasser de choses et d’autres, comme quoi les « darons » c’est des cons, etc. Puis l’un d’eux, visiblement intéressé par les jeux vidéo prend la parole : «  Ouah, il est à combien Ghosts  (NDJUL : pour ceux qui n’auraient pas suivi, c’est le dernier épisode en date de la trop surestimée série Call of Duty?39 € ? ça va, il est pas cher, franchement ! »

Réaction épidermique de ma part 

-Si, ça reste trop cher pour du Call of Duty.

-Quoi ? Vous rigolez M’sieur, Call of Duty, c’est les meilleurs jeux du monde ! »

Putain. J’ai touché juste. Mais je n’avais point vu le curseur au dessus de leur tête , marqué « Kikoolol ». Ah bravo ! Elle est jaunie la jeulesse  comme disait Coluche! Ça promet pour l’avenir des jeux vidéo. Si c’est EUX la relève, alors les actionnaires d’Activision peuvent dormir sur des matelas de biftons. Une autre chose assez révélatrice, un des gamins s’est approché de Borderlands, et je dis que je préfère ce jeu à un CoD. Sa question, directe : « Il y a un mode zombie ? » Dans le premier jeu, il y a effectivement un DLC avec, intitulé «  l’île aux zombies du docteur Ned ». Mais ça ne dissuade pas l’autre, qui renchérit : « Je sens que je vais revendre mon GTA V pour acheter Ghosts ! »

Heing ? Ai-je bien entendu ? Revendre GTA V, qui est sûrement plus long, plus beau, plus diversifié pour s’acheter un PUTAIN DE FPS qui consiste la plupart du temps à aller tout droit et attendre que des éléments scriptés se déclenchent ??? Enfin, si on suit la logique des choses, ces gamins ne devraient MEME PAS jouer aux deux titres, vu que ce sont des 18+. Mais il faut bien vendre dans ce pays capitaliste et les revendeurs ne sont pas forcément regardants… Mais là je leur dis ce que je n’aime pas dans Call of Duty : outre le fait que les principes soient toujours les mêmes, c’est la propagande néo-cons va-t-en guerre du pays de l’Oncle Sam qui me débecte. Lorsqu’ils me voient prendre Alice Madness Returns, l’un d’eux demande : « ah, c’est un 18 + aussi ? » Ben…oui. Sur que ça à dû leur faire un choc s’il ont vu la version de Disney. De toute façon, Alice est sur la jaquette, elle a repris sa couleur de cheveux d’origine (brune) son tablier blanc est ensanglanté, le regard féroce et elle tient le couteau Vorpal dans sa main. «  Ah oui c’est pas elle qui se retrouve à Narnia ? » me lance l’un d’entre eux. Ah oui, très fort. Confondre Narnia et le Pays des Merveilles, il fallait oser. On ne biberonne plus les enfants à coups de Disney maintenant ?

Autre fait marquant : un jeune s’approche avec son copain des cartouches Super Nintendo en loose « tiens, c’est du Game Cube, ça. » Je ne savais pas que le GameCube était une console à cartouches… Je lui dis que c’est de la Super Nintendo. De toute façon c’est marqué sur l’étiquette du jeu, il suffit de savoir lire.

«  Mais mon père il l’a gardé, c’est pour ça que j’ai reconnu quand même. » me dit-il. L’espoir serait donc permis ? Avoir un papa rétrogamer ça peut aider à l’ouverture d’esprit en Jeux Vidéo. Et éviter de qualifier Call of de «  meilleur jeu de monde », je veux bien que l’âge excuse bien des choses, mais il ne faudrait pas exagérer non plus.

Je suis reparti (sans rien prendre) et je suis rentré en écoutant l’OST de Chrono Trigger. Encore un jeu qu’ils ne doivent pas connaître… Mais… le veulent-ils vraiment ?

 Julius

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[Critique ciné] Le vent se lève

Je pourrais résumer cette critique en un mot : Superbe. Mais ce serait trop court. Tout y est traité avec justesse. S’il termine vraiment sa carrière, Miyazaki y aura mis un superbe point final. En m’asseyant dans la salle, je me demandais si tous les spectateurs présents, donc tous les fauteuils, la salle était pleine, avaient le même sentiment que moi : risquer d’être déçu par le dernier métrage du maître. Heureusement, dès les premières images, on est immédiatement sous le charme. Le vent se lève est onirique. La vie de Jiro Horikoshi, un ingénieur qui a réellement existé, est autant un conte de fées qu’une vie jalonnée de drames. On trouve souvent chez Miyazaki des mécanismes, des machines à vapeur et des appareils mécaniques insolites. Je crois que c’était aussi une passion chez lui, mais dans Le vent se lève, les machines existent vraiment, il s’agit d’avions. Le long métrage est également assez sombre, avec des événements ayant réellement existé, l’allusion à la maladie, au régime nazi, entre autres, font que le film ne s’adresse pas forcément aux enfants. Certains thèmes ne transparaissent qu’en filigrane et sont pourtant bien présents. Le vent se lève propose donc une dualité certaine : aux séquences oniriques viennent s’opposer des événements plus dramatiques. Comme une toile de clair-obscur en quelque sorte, et ce mariage prend. Il est également truffé de références, à commencer par le titre.

Le film est d’une beauté à tomber. C’est coloré, il y a pas mal de détails et c’est aussi remarquablement animé, le vent, les nuages, les brins d’herbe… Et que dire des musiques, Joe Hisashi nous a encore donné de quoi régaler nos oreilles. Le scénario glisse tout seul, tel le vent, et nous entraîne avec lui dans la carrière de Jiro. Un mouvement perpétuel, en quelque sorte. C’est très dur d’écrire une critique sur laquelle des mots ne sauraient suffire pour vous montrer ce que j’ai ressenti, il a créé quelque chose d’unique. Du genre le meilleur pour la fin.

Pourvu que le vent se lève, et vous pousse dans la salle la plus proche de chez vous pour aller voir ce film. A la fin du générique, j’avais ce sourire béat comme si j’avais du mal à sortir de ce rêve éveillé, de cette toile qui marque la fin de la carrière d’un homme. Et ce mot me revient comme la brise au bord de mer : SUPERBE.

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Julius

Le vent se lève

Réalisation : Hayao Miyazaki

Genre : animation

Durée : 2h06

[Brief-Ring Saison 3 Épisode 1] WWE Royal Rumble 2014

Après une pause bien méritée pour les fêtes de fin d’année, la WWE reprend la ronde des PPV et on commence comme de coutume avec l’un des événements phares de l’année, ce qui lance généralement la « Road To Wrestlemania » : le Royal Rumble. Au programme, x matchs sont actuellement au programme, regardons-ça d’un peu plus près.

 

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Kickoff Match

WWE Tag-Team Championship Match

The Rhodes Brothers (Cody Rhodes & Goldust) (c’s) vs. The New Age Outlaws (« Bad Ass » Billy Gunn & « The Road Dogg » Jessie James)

 

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Retour gagnant pour les anciens membres de DX. Après une prestation convaincante lors du Raw Old-School, les New Age Outlaws se sont remis en lice pour un sixième titre par équipes face à l’équipe tenante du titre, les Frères Rhodes, plus en forme que jamais. Mais ce « title shot » est plus dû à leur ralliement à l’Autorité qu’a leur seul talent. Et même si ces revenants semblent très en forme, je ne pense pas qu’ils mettront en danger le titre des frères Rhodes. Ma voix va donc aux champions en titre.

 

Vainqueurs : The Rhodes Brothers

 

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Daniel Bryan vs. Bray Wyatt

 

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Lors du dernier Raw de 2013, Daniel Bryan avait choqué le monde en décidant de céder aux sirènes de Bray Wyatt et de rejoindre la Famille après avoir été découragé par l’Autorité. Mais cette alliance n’a pas fait long feu puisque 15 jours plus tard, Bryan se libérait de ses chaînes, sous une acclamation tonitruante rappelant les plus belles heures de la Hulkamania ou de la Austinmania. Depuis, Wyatt ne décolère pas et veut faire payer cette brebis galeuse (ou cette chèvre, dans le cas présent). Cependant, Bryan semble tellement porté par le public (au-delà même du catch) que je vois mal le patriarche de la Famille Wyatt remporter la victoire. J’aimerais même que « The GOAT » (en référence à son côté chèvre et aussi parce que c’est le sigle de « Greatest Of All Time ») aille faire un tour du côté du Rumble Match (même si ça risque de rester un vœu pieux).

 

Vainqueur : Daniel Bryan

 

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Big Show vs. Brock Lesnar

 

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Dans la série « Combat de Colosses », ce match se pose là. D’un côté, la Bête Incarnée, ancien Champion de la WWE et ancien Champion UFC Poids-Lourds qui semble bien décidé à aller chercher le titre unifié après le Royal Rumble. De l’autre, l’Athlète le Plus Large au Monde, qui a été en confrontation par le passé avec Lesnar, veut montrer qui est le patron à la fédération. Mais avec tout le respect qui est dû au Big Show, je le vois mal gagner Dimanche, surtout si Lesnar doit aller défier le Champion dans les semaines qui viennent. Donc Lesnar pour moi.

 

Vainqueur : Brock Lesnar

 

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WWE World Heavyweight Championship Match

Randy Orton (c) vs. John Cena

 

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A WWE TLC, c’est la Vipère qui est sorti vainqueur du match d’unification des titres. Depuis, le nouveau champion unifié est plus puant que jamais. Soit il met un terme prématuré à des matchs qu’il est clairement en train de perdre (comme face à Daniel Bryan au lendemain de TLC), soit il adopte un comportement inqualifiable, comme après sa défaite surprise face à Kofi Kingston il y a 10 jours où il a attaqué le père de John Cena sans raison autre que sa colère d’après-défaite. Mais même si le Champ’ semble déterminé à dévisser la tête d’Orton pour lui… vous m’avez compris, je pense que c’est ce dernier qui sortira vainqueur de la confrontation, car vu les Superstars qu’aura aux fesses le champion après le Rumble, c’est Orton qui en ressort comme étant le plus crédible.

 

Vainqueur : Randy Orton

 

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The 30-Superstar Royal Rumble Match

 

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Qui dit Royal Rumble, dit Match traditionnel à 30 Superstars. Je rappelle rapidement les règles : Deux catcheurs commencent le match, toutes les 90 secondes une nouvelle Superstar rentrera dans la lice. Le seul moyen d’éliminer un catcheur est de la faire passer par-dessus la 3ème corde et que ses deux pieds touchent le sol. Sera déclaré vainqueur celui qui sera le dernier survivant.

Pour l’heure, 25 Superstars sont connues :

– CM Punk (Entrant en N°1)

– Batista

– Alberto Del Rio

– Cody Rhodes

– Goldust

– Rey Mysterio

– Big E Langston

– Dean Ambrose

– Seth Rollins

– Roman Reigns

– Erick Rowan

– Luke Harper

– Jimmy Uso

– Jey Uso

– The Miz

– Kofi Kingston

– R-Truth

– Xavier Woods

– Fandango

– Damien Sandow

– Ryback

– Titus O’Neil

– Darren Young

– Jack Swagger

– Antonio Cesaro

 

Reste donc 5 places à prendre, il va donc falloir s’attendre à des retours de légendes ou à des surprises. Vu la relative difficulté de pronostiquer ce match voici 3 picks pour vous aider à dessiner les favoris :

– Batista : Ce fut la grosse info de ces derniers jours, le retour de l’Animal à la WWE. Et l’ancien multiple Champion du Monde ne semble pas être revenu pour faire de la figuration. Ce monstre de muscles qui a déjà remporté le Rumble par le passé se place d’emblée comme l’un des favoris du match.

– CM Punk : Comme on peut le constater, la Superstar Straight-Edge est en plein conflit avec l’Autorité, ce qui l’a conduit à se mettre à dos ET The Shield ET The New Age Outlaws et ce qui l’a conduit aussi à être contraint par les dirigeants de la WWE à rentrer en premier lors du Rumble Match. Tout semble donc écrit pour que Punk nous sorte une partition héroïque et ne fasse une grande performance lors du Match.

– Une Surprise ?: Il reste 5 places à pourvoir pour entrer dans le Rumble et les rumeurs les plus folles circulent. On annonce bien sûr des légendes qui feraient un retour d’un soir, comme Jake « The Snake » Roberts, ou des revenants qui pourraient revenir pour quelques semaines/mois, comme RVD ou Chris Jericho. Puis il y a une rumeur persistante qui veut que Daniel Bryan soit un de ces participants surprise. La raison à cela, la gigantesque popularité dont semble jouir en ce moment le petit barbu. Et j’avoue que cette perspective me séduit beaucoup.

Je pense que dans le doute, je vais mettre le choix le plus évident (même si je prie pour me tromper), je miserais sur Batista.

 

Vainqueur : Batista

 

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Voici pour le premier Brief-Ring de 2014. On se retrouve bientôt pour Elimination Chamber…

 

 

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Photos : Copyright © wwe.com

Dernière séance pour l’UGC Orient-Express

Pour les cinéphiles parisiens, l’UGC Orient Express, demain, ne sera plus qu’un souvenir.  Les 6 salles  fermeront ce soir après les dernières séances.  Je ne suis jamais allé me poser dans une salle là bas, ni même dans le Ciné-Cité un peu plus loin, (mais j’ai vu à quoi leurs entrées ressemblaient)  j’ai lu que le confort et les qualités d’écoute  étaient particulières, entre le passage du métro et le son des autres salles… 

Cependant, malgré son problème d’insonorisation, on trouvait dans ce cinéma une programmation parfois à l’écart des grands circuits, permettant de programmer des perles passées inaperçues ou des films en fin de cycle permettant une séance de rattrapage aux retardataires.

Le cinéma avait ouvert ses portes en 1983 sous le nom de Forum Orient-Express et le propriétaire était Jean-Pierre Lemoine.  Ce dernier, actuel propriétaire du réseau Mégarama, l’a revendu en 1992 au groupe UGC.  La fermeture de ce cinéma  est compensée en revanche (ou plutôt « sera ») par la construction de 8 nouvelles salles au Ciné-Cité, qui voit son nombre passer ainsi de 19 à 27, ce qui est énorme , en faisant non seulement le plus grand de France, mais je crois qu’il a peu de concurrents en Europe. 

C’était sa dernière séance…

Tiens, puisqu’on en est là, je vais compenser  cette fermeture par l’ouverture  depuis un mois à Albi d’un multiplexe Cinémovida de 8 salles, offrant enfin  je l’espère un cinéma digne à la ville. En effet, on ne pouvait pas dire que c’était pléthorique au niveau de l’offre, dans le Tarn…

Julius

[Edition] Vers un renouveau de la presse jeux vidéo ?

Il est loin, le temps où je feuilletais les Consoles+, Joypad et Player One et autres avec le plaisir non dissimulé de découvrir les différents avis et les photos des jeux à venir que ces veinards de joueurs japonais avaient déjà chez eux… Lorsque Future racheta un à un tous les titres qui avaient fait ma jeunesse en 2003 ( sauf Player One, disparu avant) je me suis dit que ça sentait le roussi question indépendance rédactionnelle. L’histoire et les faits me donneront raison. Depuis, j’ai vu pas mal de magazines trop éphémères tenter l’expérience pour contrer l’hégémonie de Future. Mais que ce soit Gaming, fait par des anciens de Joypad qui craignaient d’écrire des publicités déguisées s’ils restaient après le rachat de ce dernier, GameFan/ Retro Game Fan, Background (fait par Georges « Jay » Grouard, ex de Gameplay RPG qu’il a quitté suite à un désaccord avec les patrons de FJM, la société éditrice), tous n’ont pas survécu à quelques numéros. Trop ambitieux, trop idéalistes ? Je n’aurai jamais la réponse. Pourtant, ils étaient bien écrits et proposaient également des dossiers de fond. Le public était il prêt ? Pas si sur… Avec la liquidation de MER7 (ex-Future, ex Yellow Media) fin 2012, ce fut la quasi totalité de la presse grand public qui disparaissait. on aurait pu craindre que les ruines ne restent ainsi à jamais et ce n’est pas l’arrêt d’IG Magazine en septembre 2013 qui me fera mentir .

Cependant, on a pu constater que certains sont passés à travers la tempête. Jeux Vidéo Magazine est vite revenu, et début 2013 on a vu la naissance de Video Gamer. Je reviendrai sur ce dernier en fin d’article.

Seulement, nous ne sommes plus en 1993/94. Internet s’est installé dans les foyers et on trouve l’information plus vite, quasi-instantanément. Les sites de jeux vidéo se sont multiplié. Donc la problématique qui se pose est la suivante : Peut-on aujourd’hui faire un magazine de jeux vidéo sur papier comme avant ? La réponse est non. Or, fin 2013, deux nouveaux magazines sont apparus sur le marché : JV Le mag et Games. Le premier a une parution mensuelle, et le second sera bimestriel. On aurait pu craindre un revival des magazines qui ne sont en réalité des publicités déguisées -ce qu’étaient devenus les titres de Yellow Media- dont on ne note aucun jeu en dessous de 14/20 pour ne pas se fâcher avec les éditeurs ( qui c’est qui paie la pub « officielle », hein ?) et en fait… Il n’en est rien. Les deux magazines publient des critiques. Mais elles sont argumentées, suffisamment pour qu’on comprenne ce qu’ils pensent des jeux et n’ont chez JV qu’une appréciation globale donnée par Jean-Vidéo. Il n’y a de note chiffrée, ni de « Achetez-le ! » en toutes lettres prenant le lecteur potentiel pour un imbécile. Pour les gros jeux, on appréciera aussi chez ce dernier les avis des autres membres, parfois différents ( mais pas étonnant que Beyond Two Souls ait récolté des avis défavorables). Cependant, je concède que les jeux vraiment en dessous de tout, les daubes parmi les daubes se font aussi plus rares ( Ze Killer de Consoles+ je pense à toi, même si je suis sur que Double Dragon Wander of Dragons, Ride to Hell Retribution et TWD : Survival Instinct t’auraient fait plaisir). Ils semblent avoir compris que pour donner une plus-value à leur magazine, déjà proposé à un prix modique, un bon point, il fallait y mettre des dossiers, très bien rédigés, des points de vue et également des interviews. De plus la rédaction se veut accessible notamment sur les réseaux sociaux.

Games semble aussi prendre le média jeu vidéo en allant autour du loisir , avec des interviews de créateurs de jeux. On peut y croiser des plumes officiant dans certains quotidiens nationaux, et les critiques, point que j’ai déjà évoqué, n’occupent que la fin du magazine et ce n’est pas la priorité première.

Je crois que ça semble clair, niveau actualité, la presse papier se fait dépasser par Internet, où tout va plus vite. Ces deux magazines ont donc compris que, pour attirer un public, il faut passer par autre chose. Une autre voie, des opinions avec lesquelles on peut ne pas être d’accord, et des couvertures différentes de celles que j’ai vues qualifiant dès le mois de juin Call of Duty de «  jeu de l’année » (et je vous assure que j’ai vu ça une fois) ou expliquant pourquoi la PS4 et la XboxOne vont tout révolutionner. Non, ce qui est susceptible de m’attirer, c’est de mettre en avant des problématiques liées au domaine, par exemple.

Un nouveau cycle se serait il mis en marche dans ce milieu ? Je ne sais pas j’espère qu’il durera. Il ne faudrait toutefois pas assister à une saturation du marché. Heureusement on sent que petit à petit, des ouvrages de « niches » dans le domaine paraissent peu à peu. Par exemple le créneau rétrogaming, déjà occupé par Pix’n’Love, semble être assez large pour accueillir Rétro Vers le Futur, magazine initié par le Docteur Lakav et qui vient juste de paraître. Bonne chance à eux, ainsi qu’à JV et Games.

Puisque je parlais de Vidéo Gamer en début d’article, tiens… J’avais dénoncé plus haut les couvertures racoleuses des magazines disparus avec MER7. Ce titre vient de tomber dedans avec son numéro de janvier. Entre la couleur dominante rose/rouge, le jaune qui saute bien aux yeux avec une GROSSE  police d’écriture dans les titres, la couverture est surchargée, avec des titres qui sentent bon le publi-reportage (The Walking Dead saison 2 déjà considéré comme un jeu culte alors que seul le premier épisode est sorti…) mais offre deux posters (tiens, je pensais que cette mode avait été abandonnée depuis 10 ans au moins), avec marqué dessus «  les bimbos du jeu vidéo ». Ils auraient voulu faire volontairement un bad buzz qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement ! Mesdames… ah vous vous en chargez déjà, très bien alors. C’est dingue de réduire les femmes dans les jeux vidéo qu’à leurs formes… Bref, Vidéo Gamer cumule les erreurs et avec une couverture comme ça, je n’achète pas, c’est me prendre clairement pour un con dès le départ et me demande même quel lectorat le rédacteur en chef (issu de chez MER7, tiens, comme c’est bizarre) a pris pour cible. Tandis que certains veulent faire évoluer la presse jeux vidéo, d’autres se complaisent dans leur vision erronée du secteur. Espérons que les lecteurs fassent les bons choix.

Julius