Archives Mensuelles: octobre 2017

Weekly Retro #34 : Retour sur MediEvil

Bonjour, et bienvenue dans un nouveau Weekly Retro. Ce dimanche, avec le retour de l’heure d’hiver et la venue de la période d’Halloween, je vous propose un retour sur MediEvil, un jeu sorti sur la première PlayStation.

Une légende pas vraie

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Le titre est sorti en 1998 et fut développé par SCE Cambridge Studio. Nous sommes dans le pays de Gallowmere, où un sorcier du nom de Zarok tenta de s’emparer du pouvoir. Mais le roi lui envoya son armée et un soldat se distingua : Daniel Fortesque, dont on dit qu’il aurait vaincu le sorcier, dans un ultime effort avant de mourir à son tour. Pendant un siècle, Gallowmere vit en paix et la légende de Fortesque fit son effet. Mais voilà… En réalité, Zarok ne fut qu’écarté et Daniel tomba dès la première charge. La légende est donc erronée. Zarok revient, et compte bien cette fois soumettre Gallowmere à sa volonté avec un puissant sortilège. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que cela réveillerait aussi Dan, quelque peu diminué mais toujours vaillant et qui compte bien retrouver sa place légitime dans la légende. 

Bienvenue à Gallowmere

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Le jeu est composé de 21 niveaux, disposés sur une carte qui ne se révèle qu’au fur et à mesure de la progression de Daniel. Parfois, le jeu offrira plusieurs chemins différents, mais il faudra tous les faire pour pouvoir arriver à la fin. Les premiers se passent bien entendu dans le cimetière, car Zarok ne tient pas à ce que Fortesque puisse quitter les lieux… Ensuite, les univers sont  plus variés. Irez-vous d’abord dans la vallée de potirons ou sur la terre enchantée ? Mais le tour de force, c’est d’avoir réussi à faire des niveaux qui ne se ressemblent jamais.  Chacun d’eux  dispose de ses propres énigmes, tout en offrant une progression non-linéaire. En effet, pour progresser, vous devrez récolter des objets qui se trouvent autre-part et vous devrez retourner plus tard dans un lieu déjà visité. Le level-design est une merveille qui mit une claque à pas mal de jeux du même genre.  Chaque niveau, sauf la crypte, possède un calice, qui se remplira petit à petit lorsque Dan se débarrasse des ennemis. Une fois la jauge du récipient sacré arrivée à 100%, il faudra aller le chercher et terminer ensuite le niveau en cours. Cela permet à notre squelette d’accéder au Hall des Héros, un lieu où reposent les grands héros de Gallowmere. Dan aimerait bien y figurer aussi… En attendant, il doit saluer les statues de ses anciens camarades, qui l’aideront en lui donnant des armes, de l’argent ou des fioles de vie.

Car Dan pourra user diverses armes de corps à corps et de jet, voire des magies dans la deuxième moitié du jeu.  Cela va de l’épée qu’il pourra enchanter, au…pilon de poulet. Il pourra aussi se protéger avec un bouclier, qui pourra lui aussi évoluer.. Les vies sont symbolisées par des fioles. Notre héros dispose d’un capital de 300 points de vie. Une fois arrivés à zéro, une des fioles sera utilisée immédiatement, sans interrompre l’action. On peut les recharger via des fioles d’énergies ou des fontaines de jouvence, qui prennent la forme de jeysers verts, mais qui ne sont pas inépuisables. La santé des boss s’affiche aussi en bas de l’écran lorsque vous en rencontrez un.

Humour et citrouilles

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Mais surtout, MediEvil vaut par son ambiance. Sombre, remplie de créatures tels les zombies, les sorcières, les dragons ou encore les gargouilles, Gallowmere est un monde dans lequel la magie règne en maître. La spécialité du pays est la cuisine à base de potirons, donc on y trouve aussi des citrouilles. Mais cela est également dû à la musique du jeu, tout simplement magistrale. Elle rappelle, sous beaucoup d’aspects, celle de Dany Elfman. Et on sent que L »étrange Noel de Monsieur Jack a servi d’inspiration aux programmeurs. Mais doit-on vraiment s’en plaindre ? D’autant que l’histoire est également bourrée d’humour, aussi bien dans les textes que dans les situations.  Le jeu a été intégralement traduit et doublé en français dans ses textes, donnant au titre un aspect cartoon très plaisant. On retiendra les gargouilles moqueuses… J’ai oublié de préciser que les graphismes sont également dans la même veine, et le jeu est plutôt joli pour la console.

Toutefois, j’ai beau adorer le jeu je reconnais qu’il n’est pas parfait, notamment dans sa jouabilité. Globalement, c’est bon, sauf lors des passages impliquant des sauts sur des étendues d’eau. En effet, un plongeon dans le grand bain coûtera instantanément une fiole de vie, et donc , j’aurais aimé que les sauts soient plus précis pour éviter des  morts inutiles. Ceux qui ont fait la Zone des Anciens Défunts et le niveau du lac en savent quelque chose. 

Malgré ce défaut, MediEvil reste, pour moi, le meilleur représentant d’Halloween en jeux vidéo. Et vous, quel est le vôtre ?

La semaine prochaine, Ness reprendra ses aventures dans EarthBound. Son objectif : sauver Paula d’une mystérieuse secte.

 

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[critique ciné] Zombillénium

Vous avez sans doute remarqué, mais les films d’animations sortent dans les salles à l’approche des vacances scolaires, histoire d’emmener les enfants lors d’une sortie ciné, même si les prix d’une place ne baisse hélas pas, notamment pour  un plein tarif adulte.  Mais en ce moment, trois films d’animation se partagent l’affiche : My Little Pony le film, Le monde secret des emojis, et Zombillénium. Avant de passer au sujet qui nous intéresse, je vais m’attarder sur le cas du second de la liste. Juste pour vous dire que c’est de la merde en barre. Une pub honteuse avec des placements produits qui ne se cachent même plus. C’est une insulte à l’animation, c’est visuellement immonde, et ça va vite rejoindre Foodfight! ou Ratanouilles dans la catégorie nanar de compet’ et enfances souillées. Il faut vraiment le voir pour le croire, notamment en 2017. Et vous croyez vraiment que j’ai payé une place pour ça ou utilisé mon Pass ? Déconnez pas, les gens… J’ai, pour une fois, traversé hors des clous. Z’allez pas m’en vouloir…

En revanche, pour Zombillénium, qui est le vrai sujet de la critique, j’ai payé ma place et je n’ai pas regretté. Je suis fan de la BD faite par Arthur de Pins, qui est composée pour le moment, de trois tomes : Gretchen, Ressources Humaines et Contrôle Freaks. J’étais curieux de voir ce qu’allait donner l’adaptation en long-métrage animé . Attention, ce qui suit est susceptible de contenir des spoilers.

Au Nord, c’était les démons…

Gretchen animée

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le contexte de Zombillénium, c’est le nom d’un parc d’attractions situé dans les Hauts-de-France, à proximité de Valenciennes. Le thème principal est les monstres et l’épouvante, et le parc est peuplé de monstres des légendes. De vrais monstres. Le problème, c’est que le parc ne plait pas à la population locale, car il a été construit sur une ancienne mine dans laquelle des mineurs sont morts d’un coup de grisou, et aucune embauche n’a eu lieu alors que la région est à 12% de chômage.  C’est dans ce contexte tendu  qu’arrive Hector Saxe, papa d’une petite fille et contrôleur des normes, qui compte bien faire fermer le parc. Il tombe sur Francis Von Bloodt, le vampire directeur du parc, qui le gère d’une façon paternaliste. Mais voilà,  Hector va là où il n’aurait pas dû, et Francis se voit contraint de « l’embaucher ». Je ne vous dirai pas ce que signifie une embauche dans ce parc, mais les lecteurs de la BD le savent.  De plus, un autre problème se présente, la fréquentation du parc est en baisse, et le grand patron ( là non plus, pas de spoiler) donne 15 jours à Francis et ses employés-monstres pour redresser la barre…

On le voit, le postulat de départ a un peu changé par rapport au support d’origine. Aurélien, chômeur, est remplacé par Hector, car selon Arthur de Pins dans une interview accordée à Geek Le Mag, le premier ne se prêtait pas à une écriture cinématographique. De plus dans la BD, c’est sur un cimetière et non sur une mine que le parc a été construit. Ce qui permet de faire un générique d’ouverture qui est une merveille graphique.

Un habile mélange pour prôner la tolérance

Hector Sirius

Pour le reste, le scénario mélange habilement les éléments des trois albums. Visuellement, il est très fidèle, et est très bien animé. On retrouve les personnages de la BD, outre Francis, ils sont tous là : Aton la momie (doublée par un excellent Gilber Levy), Sirius le squelette, doublé par Mat Bastard, du groupe Skip the Use, Blaise, le loup-garou, ou encore Gretchen, la jolie sorcière stagiaire. On retrouve même José, le zombie fan de Michael Jackson. 

La relative brièveté du long métrage (1h18) permet une efficacité dans la narration et le déroulement, quasiment sans temps morts. Mieux, certaines scènes sont géniales, comme le concert de rock et sa battle de guitares électriques, ou encore la poursuite entre une Austin Mini et un vieille camionnette diesel fumante  Citroën conduite par Sylvain, ancien mineur devenu alcoolique. L’ambiance sonore est également géniale, entre les musiques d’ambiance bien trouvées et les chansons faites par Mat Bastard. L’une d’elles, Stand as One, est un hymne à la tolérance et reflète la raison pour laquelle a été construit le parc : Si Francis est effectivement un vampire, il voulait avant tout faire un endroit dans lequel les monstres de toute nature pourraient se sentir en sécurité.  Sans aucun doute la chanson la plus symbolique du film. Et puisque nous sommes dans la musique, si je vous dis qu’on trouve une jolie version des Corons de Pierre Bachelet… j’en ai vraiment eu des frissons de joie, notamment quand on voit la scène à laquelle l’air est associé. 

Qu’est-ce que Twilight prend dans gueule !!!

Et surtout, il y a une chose que j’ai particulièrement kiffé: le démolissage en règle de la saga vampire-paillettes qu’est Twilight. J’ai toujours considéré cette saga littéraire et cinématographique adaptée comme une insulte au mythe des vampires, et cela semble être le cas aussi d’Arthur de Pins et d’Alexis Ducord, le co-réalisateur. La vedette du parc, c’est Steven, un vampire playboy qui brille au soleil, le clone animé d’Edward Cullen, et qui fait sensation sur la grande roue. Arrogant,  il est convaincu qu’il faut un changement radical dans le parc et mettre les zombies au placard pour faire un parc consacré aux vampires uniquement.  Bien évidemment, l’arrivée d’Hector ne lui plait guère… Certes, il ne change pas des méchants qu’on a déjà vu de par ses actions, mais il a le mérite d’être bien écrit. Mais Twilight se prend des taquets, parfois subtils, tout au long du métrage, jusqu’au combat final. 

Un très bon film d’animation, qui manque juste un peu de mordant

Aton Francis

Au final, Zombillénium s’adresse à tout le monde, car il offre différent niveaux de lecture :  les enfants passeront un bon moment avec les monstres,verront une jolie histoire, les fans de la BD reconnaîtront certains dialogues repris mot pour mot, et les adultes verront des références multiples, aussi bien à la pop culture qu’aux problèmes de société actuels. La contrepartie, c’est que le tout est tout de même moins mordant ( si je puis dire) que la BD. Mais c’était sans doute le petit prix à payer pour attirer tous les publics. Le long-métrage prouve qu’une production franco-belge peut faire, sans aucun doute, aussi bien que les américains, tout en étant aussi un poil moins stupide dans le message qu’il délivre. 

Si vous ne devez voir qu’un seul film d’animation en cette période d’Halloween, celui-ci est un excellent choix.  Nul doute que ce parc d’enfer vous emmènera au paradis.

Verdict : Vaut le billet

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Zombillénium

Réalisation : Arthur de Pins et Alexis Ducord, d’après la bande dessinée faite par Arthur de Pins

Genre : animation

Avec les voix de : Emmanuel Curtil, Alexis Thomassian, Gilbert Levy, Mat Bastard…

Durée : 1 h 18

Distribution : Gebeka Films

En salles depuis le 18 octobre 2017.

 

[Live Report] 2Become, la mini-série made in Orléans

Bonjour, et bienvenue dans un nouvel article.

Cette fois, je vous propose un petit reportage sur 2Become, une mini-série dont l’avant-première a eu lieu il y a quelques jours.

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Le vendredi 6 octobre, l’auditorium  de la médiathèque d’Orléans  était rempli pour un événement qui était présenté en avant-première : la première saison de 2Become, une mini-série faite dans le Loiret. A l’origine du projet, nous trouvons Mikael Buxton, qui est de surcroît mon rédacteur en chef sur JVL. Il a réussi a entraîner avec lui quelques amis dans le projet, dont Nicolas Lefebvre, le gérant super-gentil de la boutique Playmogames Sud dans la ville de Jeanne d’Arc.

Je précise en toute transparence que si j’écris sur JVL, Mikael m’a laissé le champ libre pour écrire mon article, ne m’a pas imposé de délai ( d’autant plus avec un disque dur HS), et pour seule contrainte de ne pas révéler ce qui se passe dans les épisodes. Ce qui est logique, d’un côté.

Dans les faits, le pilote de 2Become a été tourné en 2016. Une campagne de financement participatif a été mise ensuite en place pour pouvoir financer la première saison a hauteur de 5000 €. La campagne a été réussie dans les tous derniers moments. Donc, suite à ce succès in extremis, la saison entière a pu voir le jour cette année, avec quatre épisodes supplémentaires.

2Become parle du parcours de deux amis, Alex et David, qui veulent devenir des vedettes de cinéma. Mais comme dit la tagline de la série, « c’est pas gagné ». Il faut dire que la série repose en partie sur l’opposition de caractère des deux amis : Alex ( Mikael Buxton), est un agent immobilier très sûr de lui, tandis que David (Nicolas Lefebvre) manque de confiance en lui, notamment lorsqu’il est en face de femmes.  Je vais vous confier que je me retrouve un peu dans certains côtés de ce dernier. Évidemment, l’aventure ne sera pas de tout repos pour les deux, notamment s’il faut ajouter à cela les castings douteux et autres gaffes du duo. A cela s’ajoutent toute une bande de personnages récurrents également bien interprétés.

DSC_0882La série se présente donc en 5 épisodes de 10-12 minutes environ, ce qui peut paraître assez peu en durée pure, mais je rappelle qu’elle a été faite avec un petit budget, en contrepartie, cela permet une certaine efficacité, aussi bien dans la réalisation globale, très propre, que dans les dialogues. En effet, on rigole beaucoup dans 2Become, de plus certaines scènes sont très inventives, mais je ne vous dirai pas lesquelles pour que vous les découvriez par vous-mêmes.

L’événement s’est terminé sous les applaudissements et un verre de l’amitié. Une belle soirée, pour une belle série, donc.

2Become est une mini-série qui voudrait grandir. De fait, l’équipe recherche des boites de productions pour lancer une deuxième saison plus ambitieuse. J’espère sincèrement qu’ils réussiront à trouver.

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2Become

Genre : mini-série humoristique

Format : 5×10 minutes

Réalisation : Romain Douchin

Scénario : Mikael Buxton, Nicolas Lefebvre et Arnaud Brousse

Musique : Oh Dear Vegas !

Avec : Mikael Buxton, Nicolas Lefebvre, Arnaud brousse, Aurélie Palovitch…

Site : http://www.2become-laserie.fr/

 

Weekly Retro #33 : à la découverte de EarthBound

Bonjour, et bienvenue dans ce nouveau numéro de Weekly Retro, articles consacrés aux jeux qui ont façonné notre passé, car il ne faut pas oublier que les jeux d’avant ont aussi un futur. Peut-être imparfait, mais bon…

Alors voilà, cette fois, je vous propose de partir à la découverte de EarthBound, compris d’office dans la Super Nintendo Classic Mini, qui est un RPG très particulier. J’avais d’ailleurs commencé à en parler dans  le dernier WR, du moins du prologue du jeu. Le héros, Ness, va voir une météorite qui s’est écrasée sur la colline avec son voisin Pokey. Là, une abeille venue du futur, du nom de Buzz Buzz lui annonce qu’il devra sauver le monde des Giygas, de méchants extra-terrestres. Malheureusement, Buzz Buzz se fait violemment smasher la tête par la mère de ce pleutre de Pokey. Dans son dernier souffle, elle confie à Ness de poursuivre sa mission… Pour cela, elle lui donne un objet, la Sound Stone pour pouvoir devenir plus fort et obtenir la mélodie de 8 artefacts qui permettront de vaincre les Giygas. Le premier s’appelle « l’empreinte du géant » et se situe quelque part à Onett…

1-A la découverte de la ville d’Onett

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Ness est donc un garçon de 13 ans, qui vit encore dans la maison de ses parents, avec sa mère, sa sœur et son chien, le père étant parti en voyage. Sa ville de résidence s’appelle Onett, et est la proie d’une bande de loubards, les Sharks, menés par un certain Franky. Le maire et la police ne font rien pour les arrêter. En descendant en ville, l’adolescent aura fort à faire avec le corbeaux et les chiens errants qui font office de premiers ennemis. Ils ne sont pas très durs à battre, mais les emplumés ont tendance à voler des objets et à esquiver les coups. Vu le peu de HP que vous avez, n’hésitez pas au besoin à retourner vous reposer chez vous. L’ambiance du jeu est contemporaine. Ness ne se bat pas avec une épée ou une lame quelconque, mais plutôt avec une batte de base-ball, un yo-yo ou encore un lance-pierres.  Onett possède tout d’une ville digne de ce nom : hôpital, supermarché, hôtel, mairie, poste de police et même une bibliothèque. Il faudra y passer pour avoir une carte, qui recense tous les lieux importants. Vous ne devrez la rendre qu’en 2001. pour un jeu datant de 1995, ça laissait du temps!

2-Le chef des bandits

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Ness apprend que la clé pour accéder à l’empreinte du géant est détenue, justement par par le maire, et que le chef des Sharks, Frank Fly, a saccagé le lieu. Ness doit donc mettre un terme à ses agissements et ce n’est à cette condition que le maire Prikle lui donnera la clé. A mesure qu’il approche de la salle d’arcade, les bandits sont de plus en plus présents, mais surtout, plus menaçants.  En affronter un seul est possible, mais s’ils sont deux ou plus, cela risque d’être compliqué au vu du niveau. Cependant, ils rapportent plus d’XP que les corbeaux, les chiens ou les serpents. Attention car en cas d’échec, le jeu vous prendra de l’argent et vous repartirez depuis chez vous.  N’hésitez pas à aller vous équiper plus convenablement, notamment pour affronter Frank dans l’arrière cour de la sallr d’arcade. Il fait office de premier boss du jeu, et tape assez fort. Une fois battu, vous devrez enchaîner, car il ne s’avouera pas vaincu et entrera dans son gros tank. Ce n’est que si  vous en venez à bout que vous aurez la clé. Frank admirera alors votre détermination,, et, par conséquent, les Sharks ne feront plus aucune action malveillante.

3-L’empreinte du géant

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L’entrée de l’empreinte du géant se trouve au taudis au nord-ouest de la ville. Le donjon est une grotte à étages, avec quelques passages à air libre. Les ennemis rapportent pas mal d’XP.  J’y affronte la fourmi titanesque, le Giygas qui fait office de boss. Je l’ai vite vaincue et accède donc à l’empreinte du géant. la Sound Stone s’active, et je capte ma première mélodie. En sortant du donjon, un policer me dit que je n’ai pas respecté l’interdiction d’entrer et je me dois me rendre au commissariat. Une fois là-bas  le commissaire me dit que si je bats cinq de ses hommes, il lèvera les barrages de la route de Twoson, au sud.  Les flics ne sont pas bien durs à battre. Le commissaire tient sa promesse et me laisse passer pour rejoindre la deuxième ville du jeu, où habite une certaine Paula, qui m’a contacté par télépathie…

4-Principes généraux

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Ces premiers pas dans EarthBound sont suffisants pour capter les principes généraux du titre.

Les combats ont lieu au tour par tour, mais nécessitent d’anticiper, notamment pour les soins. Si la santé baisse trop, il faut prévoir de se soigner avant que la situation ne devienne critique. Ils se déroulent sur des fonds psychédéliques, qui peuvent surprendre. Il me semble toutefois qu’ils sont atténués sur la SNES Mini.

De même, leur issue peut dépendre de la façon dont vous avez engagé la bataille. Les ennemis sont visibles à l’écran et tout dépend du contact. Si vous surprenez l’ennemi, la transition se fera en vert et vous aurez l’avantage de taper en premier. Dans le cas inverse, elle sera rouge et c’est l’ennemi qui aura la main. Vous devrez redoubler de prudence. Attention aussi, si un autre ennemi se trouve à proximité, il ne sera pas rare qu’il se joigne au combat…

Si les ennemis vous fuient, c’est que votre niveau est largement supérieur à eux. Un combat vous donnera automatiquement la victoire, et le jeu zappe la séquence de bataille.

Les objets de soins sont des aliments : cookies, hamburgers, frites, pizzas ( de trois tailles différentes, en plus),  etc.

Les armes ne sont pas des épées, ou des bâtons, mais plutôt des battes de base-ball, des yo-yos ou même…des poêles à frire.

Les ennemis laissent de l’argent, mais le joueur ne l’obtient pas immédiatement. C’est votre père qui déposera les sous sur votre compte. A chaque fois que vous l’appellerez via un téléphone, il vous dira combien il a déposé suite à vos derniers combats, et le montant total en banque. En plus, vous pourrez sauvegarder votre partie. Vous devez vous rendre à un distributeur (ATM) et définir un montant. On en trouve dans les hôtels ou les magasins.

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Les hôtels font bien évidemment office d’auberges. les hôpitaux permettent de soigner les diverses anomalies de statut ou même de faire revivre un membre de l’équipe tombé au combat, moyennant finance bien entendu.

Pour savoir si un équipement augmente les stats d’un personnage, le rectangle autour des indications de HP de de MP se mettra à clignoter. Si le perso ne peut équiper l’objet, il deviendra noir.

Les magies ont trois niveaux  de puissance symbolisés par les lettres grecques Alpha, Beta et Omega.  Normalement, avant d’aller à Twoson, Ness devrait avoir acquis ses premier sorts de niveau Alpha.  D’ailleurs, elle s’appelle « pouvoirs PSI » dans le jeu.

N’oubliez pas d’appeler régulièrement vos parents : Votre père vous informera de l’argent déposé et du total en banque, de l’XP à avoir avant de passer au niveau suivant, mais surtout, il vous permettra de sauvegarder la partie. Votre mère, quant à elle,  vous permettra de maintenir vos statistiques en combat. Elles peuvent baisser si vous oubliez de l’appeler.  Parfois votre paternel se rappellera à vous  pour vous dire de vous reposer.

Voilà,  vous devrez être lancés sur le jeu maintenant… EarthBound est à redécouvrir. Je sais, je me répète… A bientôt pour un nouvel article.

[critique film]Kingsman : le Cercle d’or

Bonjour et bienvenue dans une nouvelle critique ciné. Nous allons donc parler aujourd’hui du deuxième film dans l’univers Kingsman.

En 2015, Kingsman : Services Secrets était une excellente surprise et une parodie des films de James Bond.  On y découvrait Taron Egerton en Eggsy, et un Colin Firth déchaîné. On se rappellera les deux scènes cultes que sont le saut en parachute et surtout, le massacre dans l’église  sur la deuxième partie de Free Bird de Lynyrd Skynyrd. Le film était jubilatoire à bien des égards, et donc la question qui se pose est de savoir si avec ce deuxième épisode, intitulé Le Cercle d’Or , Kingsman continuerait sur sa lancée. La réponse est oui, je dirais même qu’il est encore plus décomplexé que le premier. Ce qui est bien… et pas bien à la fois. 

American whiskey

Nous retrouvons donc Eggsy, devenu un Kingsman à part entière, qui se fait alpaguer dès la première scène par une vieille connaissance.  le tout aboutira à une course-poursuite débridée, alors que le métrage n’a pas commencé depuis 5 minutes. Au moins, ça donne le ton, et Kingsman 2 est un grand huit permanent.  Mais cette fois, les Kingsman auront fort à faire. En effet, la méchante du film, incarnée par Julianne Moore détruit leur QG. Ils devront donc demander de l’aide aux Statesman, leurs cousins américains, qui se dissimulent sous couvert d’une… distillerie de whisky. Ouais aux States. Du Whisky américain.  Il parait que rien ne vaut l’écossais mais je ne suis pas buveur de ce breuvage alcoolisé, qui doit de toute façon l’être de façon modérée.  Tout le film est comme ça : encore plus énorme que le premier. Les situations sont encore plus nombreuses qu’avant, les dialogues encore plus drôles, les gadgets plus inventifs et on rit beaucoup. Il faut dire que les acteurs s’en donnent à cœur joie : Taron Egerton et Mark Strong s’amusent , de même que Julianne Moore, en méchante sadique et psychopathe, qui diffère de Samuel L. Jackson mais reste très bonne dans son rôle. Mais la surprise du chef, c’est sans doute Elton John. Je dirais même que c’est le plus « hénaurme » de tous, et on sent qu’il s’est amusé, avec un certain sens de l’auto-dérision. 

Un film généreux…sans doute un peu trop

Mais cette générosité finit tout de même par générer un petit sentiment de trop-plein, et de fait, un aspect tape-à-l’œil pas toujours bienvenu. Pourtant, Matthew Vaughn  sait toujours aussi bien filmer, il y a du rythme, les batailles sont parfaitement chorégraphiées. Mais paradoxalement, le film m’a paru un peu moins maîtrisé que le premier. De même, on regrettera que certains rôles soient quasiment de la figuration : si Channing Tatum s’en sort bien, on voit trop peu Jeff Bridges ou Halle Berry.  Heureusement, il évite de sombrer dans l’auto-parodie pas drôle. Quoi qu’il en soit, Kingsman : Le cercle d’Or remplit son objectif : divertir le spectateur, qui en aura vraiment pour son argent, même si l’effet de surprise est passé. Il reste une excellente comédie d’action.

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Kingsman : Le cercle d’Or

Réalisation : Matthew Vaughn

Genre : comédie d’action

Avec : Taron Egerton, Colin Firth, Julianne Moore, Mark Strong, Halle Berry…

Durée : 2 h 20

Distribution : Twentieth Century Fox France

En salles depuis le 11 octobre 2017.