Archives Mensuelles: mai 2017

Nolife : 10 ans, et après ?

Mine de rien, la petite chaine thématique Nolife  va fêter ses 10 ans d’existence sur les écrans ce jeudi 1er juin. Rien que ça. Et l’effort mérite d’être applaudi car  elle lutte contre vents et marrées pour survivre et rester indépendante, dans un contexte publicitaire morose.

Mais, est-ce « 10 ans, puis plus rien » ou  » C’est reparti pour une décennie (voire plus) ? » Parce qu’il ne faut pas oublier que la chaîne est actuellement en redressement judiciaire et qu’elle a dû faire des sacrifices dont elle se serait sans doute bien passée. Et vous savez que sur ce blog, nous aimons cette télévision, qui a su rester humaine, et ne comptez pas sur moi  pour faire des conjectures sur ce qui allait ou pas pour qu’elle se retrouve ainsi, ni me faire directeur d’antenne en disant qu’il faut virer telle ou telle chose et mettre tel truc à la place, (combien de fois ai-je lu que la J-Music n’avait pas sa place sur l’antenne ?) mais je suis persuadé que Messieurs Ruchet et Pilot font tout ce qu’ils peuvent.  Et si elle passe son redressement judiciaire, je crois qu’il faudra trouver un autre mot que « miracle » pour  voir la grandeur de l’exploit.

logo-nolife

Et si elle doit fermer, eh bien, je me dis que pour un projet qui devait à la base durer 6 mois,  avoir eu 9 ans et demi de prolongation, c’est déjà pas mal, et dire un énorme merci pour la qualité des programmes qu’elle a fourni.  N’oubliez pas que si Noob et d’autres webséries  sont très populaires, c’est en partie dû à la fenêtre d’exposition que leur a donné la chaîne. Je n’oublierai pas, quoi qu’il advienne, son traitement pointu de la culture geek, aussi bien en jeux vidéo, en culture japonaise, et même en littérature de l’imaginaire ou de jeux de rôles plateau. 

Mais je pense qu’il est trop tôt pour le savoir. Pour le moment, nous ferons mieux de nous réjouir, jeudi à partir de 21 heures, des 10 ans d’existence de la chaîne. Place à la fête donc, bien que cela ne sera pas une soirée en direct,  et le reste viendra après.  Même si j’espère, au fond de moi, qu’elle passera l’été.

Pour rappel, Nolife est disponible chez tous les opérateurs ADSL et câble dans l’offre de base, donc sans supplément de prix, aux numéros suivants:

Free : canal 93

Orange : canal 138

Bbox: canal 128

SFR : canal 176

Numéricable : canal 220

Nolife est également disponible sur l’application Molotov.tv et dispose d’un flux Twitch gratuit qui diffuse le contenu jeux vidéo de la chaine. Et si vous voulez les aider un peu et voir les émissions qu’elle a fait ou qu’elle produit en ce moment et n’importe quand, sur une durée illimitée, vous pouvez toujours vous abonner  à son service de vidéo à la demande, noco.tv à partir de 5€/mois.

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Weekly Retro #24 : sous le signe des Valkyries

Bonjour, et bienvenue dans ce nouveau numéro de Weekly Retro, qui revient après deux semaines d’absence. Cette fois, nous allons parler de deux jeux de la PS2 et pas forcément des plus faciles.

1-Chéri, je n’ai plus mes Ragnarok!

Valkyrie-profile-silmeria-lezard-rufus-amp-alicia

Le premier Valkyrie Profile fait partie de la sainte trinité du RPG japonais sur PlayStation. Le jeu s’est fait longtemps attendre en Europe,  mais a fini par sortir en 2006 sur PSP de façon officielle, sous le titre Valkyrie Profile : Lenneth.  Mais Square Enix ne s’est pas arrêté là, et a développé un deuxième jeu sur la franchise, qui est en réalité une préquelle. Il s’agit de Valkyrie Profile 2 : Silmeria.

 

Cette fois, le jeu se passe près de 150 ans avant les événements du premier VP. Donc, il n’y a plus de notion de temps à prendre en compte. On suit l’histoire de deux personnages, Alicia, princesse de Dipan, et Silmeria, une Valkyrie rebelle qui a osé désobéir à Odin. Elle se réincarne et se réveille dans le corps d’Alicia, causant chez elle un dédoublement de personnalité . De fait, le roi finit par l’enfermer dans un château isolé, la croyant folle. Mais Silmeria n’a qu’une idée en tête: mettre fin aux agissements d’Odin. Cependant, le chef des Ases a lancé Hrist, la troisième Valkyrie, à ses trousses…

Le titre est divisé en 6 chapitres principaux. On y croise et recrute des Einherjars, mais cette fois, il suffit juste de s’approcher de leur arme pour qu’ils se réincarnent. Et on ne voit plus pourquoi ils sont morts. Donc, ce deuxième VP s’avère moins tragique que le premier.On y retrouve d’ailleurs certains personnages, dont Arngrim, et surtout  Lezard Valeth, sorcier qui a laissé des traces à ceux qui ont joué au premier. Il tient ici aussi un rôle central. 

vps2

Techniquement, le jeu est une réussite. Les graphismes sont magnifiques pour de la PS2, et bien entendu, nous évoluons toujours de profil, sur un plan en 2D et il suffit d’appuyer sur haut ou bas pour aller en arrière ou en avant. C’est pareil en ville, notamment pour visiter les bâtiments. 

 

Mais reprendre une vieille sauvegarde coincée au chapitre 3 était  une mauvaise idée. J’avais oublié à quel point le jeu peut être un véritable bâtard en termes de difficulté. Si on voit encore les formes des ennemis dans les niveaux, le système de combat mêle à la fois temps réel, stratégie et tour par tour.  Une fois que la joute est engagée, vous avez différents ennemis disposés dans l’arène en 3D. Vous n’êtes pas obligés de tous les combattre pour gagner la bataille. Il suffit juste de trouver le leader du groupe. Plus facile à dire qu’à faire. En effet, ennemis comme alliés bougent en même temps, et chaque mouvement coûte des Points d’Actions.  L’idéal serait de « rusher » vers le leader, dont la barre de vie est jaune et non verte, mais il faut faire attention aux objets et aux obstacles.  Chaque ennemi dispose d’un champ de vision, qui correspond à sa zone d’attaque, le but étant d’éviter le plus possible de s’y trouver.  Une fois que vous attaquez l’ennemi, c’est comme dans le premier épisode,  vous attaquez en même temps,chaque bouton correspondant à un combattant. Cela remplira une jauge qui arrivée à 100, permettra de faire une « purification », mais attention, cette fois seuls certains combattants équipées de certaines armes pourront le faire. De plus, les attaques permettent de récolter des cristaux augmentant l’XP en fin de de combat, et plus rarement des objets. De plus, plus vous tardez à achever le combat, moins vous recevrez d’OTH, la monnaie du jeu. La jauge à droite est là pour vous le rappeler.

VP2, s’il est moins marquant que le premier reste tout de même un excellent RPG de la PS2, avec sons système  de combat riche et stratégique. Je pense qu’il a servi notamment à l’élaboration de celui de Resonance of Fate.  D’ailleurs, Motoï Sakuraba a œuvré sur les deux titres.

Concernant ma partie,  j’ai voulu aller au volcan de Surts, mais le jeu m’a fait savoir que mes persos étaient sous-levellés. Je me suis pris un Game Over en moins de deux après la défaite d’Alicia, ma leader du groupe. Donc, j’ai décidé d’aller un peu m’entraîner dans les Mines de Guren, qui n’avaient apparement pas encore reçu ma visite, vu que tous les coffres étaient fermés.  j’ai eu affaire ici à des ennemis assez chiants avec les essaims de guêpes,  qui ne sont atteignables que par la magie, et qui peuvent se multiplier. Mais j’ai réussi à trouver la clé des mines, qui permettra, sans doute, d’aller plus profondément encore…

2-Douleur maximum

Maxpaynebox

Et j’ai aussi voulu rejouer à Max Payne. J‘avais oublié que la version PS2 du jeu était dure à jouer. La visée au stick analogique n’est pas évidente. Il m’a fallu un temps de réadaptation. Pour un jeu de la première génération sur PS2, il s’en tire encore honorablement sur le plan  technique. Pour la petite histoire, c’est Sam Lake, programmeur de chez Remedy et scénariste du jeu, qui prête ses traits à l’ex-flic. 

Le titre mettait en vedette la faculté d’utiliser le bullet time pour buter les ennemis lors de fusillades endiablées. Cela permettait en effet de ralentir l’action et de faire des esquives tout en les canardant.

 

Le jeu nous est présenté sous forme de flashback. Lorsqu’il commence, nous voyons un plan de New York sous la neige, des voitures de police  convergent vers un immeuble. Tout en haut, nous voyons Max Payne, fusil à la main. Que s’est il passé ?

Max a quitté la police trois ans auparavant, pour se consacrer à sa femme Michelle  et à sa fille qui vient juste de naître. Malheureusement, cela a tourné au drame  » le temps dune minute new-yorkaise ». Lorsqu’il arrive chez lui, il trouve la porte ouverte. Pire, un tag sur un mur, lugubre, un V avec une seringue, le signe de Valkyr, une nouvelle drogue qui fait des ravages. Entendant les cris de sa femme et de son bébé, il se précipite vers la chambre, et croise en chemin deux junkies qui en sortaient. max les abat froidement, mais arrive trop tard pour sauver  sa femme et son bébé.  Le rêve américain venait de s’effondrer et de se transformer en cauchemar.

Ivre de rage,  Max décide de tirer tout ça au clair en intégrant la DEA et d’infiltrer les réseaux de la mafia new-yorkaise afin de venger sa famille. Il n’a plus rien à perdre. En réalité, Michelle, qui travaillait au ministère de la justice, avait  découvert que le projet Valkyr, qui était au départ un programme pour renforcer les capacités des soldats durant la guerre du Golfe, était encore activé.  Qui peut bien fabriquer cette drogue alors que le dossier était officiellement suspendu ? 

MaxPaynepic1

Le jeu est composé de trois épisodes principaux divisés en chapitres, et  de fil en aiguille, il arrivera  à trouver qui est responsable de tout ça. 

Le titre vaut pour son ambiance film noir, dans une Big Apple sombre et recouverte de neige. La musique est particulièrement sombre, notamment lors des scènes racontées façon comics.  Mais, un conseil, jouez-y en version originale. Le doublage en VF est tout simplement horrible. Il n’y a aucune intonation, aucun jeu, rien que des tons monocordes… A croire que toute l’équipe était en deuil… 

Il n’en reste pas moins que si le jeu n’est pas facile dès le premier épisode, il reste jouissif pour  abattre des ennemis avec des flingues grâce au bullet time. J’adorais surgir dans une pièce et  dire « bonjour, on m’a signalé  qu’un homme était passé par là sur un traineau tiré par des rennes! » Si vous avez trouvé la référence du film, vous avez bon gout en matière de cinéma. 

Voilà, c’est tout pour cette fois, et je vous dis à bientôt pour un nouvel article. 

 

Le type de jeux que nous n’avons jamais testé sur ce blog

Vous l’avez  sans doute remarqué, mais dans les différentes critiques faites, ou les jeux dont nous avons parlé d’une façon ou d’une autre sur ce blog depuis plus de 5 ans, il y a un type qui n’apparaît jamais, que ce soit en jeu actuel ou rétro. La réponse est : les jeux de sport. Notamment les jeux de foot.

Mais tu vas bouger, oui ???

J’avoue, que je (Julius) suis plus porté sur les RPG ( je crois que vous vous en seriez douté), et si j’avais plus de temps, je vous en ferai découvrir d’autres, croyez-moi. Ou encore la plate-forme ou le jeu d’action essentiellement. J’évoque certains jeux sans les tester vraiment au moyens de concours participatifs, voire de Weekly Retro (désolé pour cette semaine, mais je vous promets qu’il y en aura un dimanche soir ou lundi prochain). Mais comme j’ai dit, le sport,  ce n’est pas vraiment mon truc, et ce aussi bien en vrai qu’en pixels. J’étais toujours le dernier choix, celui par défaut d’une équipe auquel il manque un joueur. Bah oui que voulez vous,  c’est comme ça…

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En jeux vidéo, je me vois mal appuyer comme une bête sur plusieurs boutons pour que mon athlète daigne lever les jambes plus vite que les autres pour faire un PUTAIN DE 100 MÈTRES.  Mais après s’il y en a qui aiment, je ne vais pas les blâmer. Il faut de tout pour faire un monde…

Quant au foot… Ah, c’est sur, Fifa et PES se tirent la bourrent et génèrent une bonne partie des revenus d’Electronic Arts et Konami (paix à son âme…méchant, moi ? non, réaliste, fallait pas virer Kojima!) et les éditeurs ne manquent pas de communiquer dessus  à grand renfort de pub. Sauf que je ne panne rien à la jouabilité. Oui, ce qui est dingue, c’est que je suis capable de passer des heures sur un RPG à faire du menuing et tout, à comprendre le mécanisme d’une énigme, à poutrer un boss ou un dragon en moins de deux si je connais la technique ou dispose d’armes pétées et ne pas savoir comment faire pour contrôler le ballon dans un jeu de football!  Franchement, faire Carré, Rond, Rond, Triangle pour faire un retourné acrobatique pour marquer un but, ça me saoule.

It’s not « Fifi », it’s « Fifa ». 

Et autre chose que je refuse de cautionner : le fait de payer plein pot chaque itération même si elle n’est qu’une mise à jour de la version précédente.  Fifa 18 apportera t-il quelque chose de plus que Fifa 17, par exemple ? Le saut graphique ne sera pas flagrant, à moins d’un changement  radical de génération. On a beau être fan, il faut quand même dire que 70 € à chaque itération ça fait beaucoup. Qu’on ne me dise pas que EA ou Konami n’ont pas les moyens de mettre en place un système d’échange permettant aux fans de jouer à prix réduit s’ils ont déjà l’épisode précédent. Ce qui est dit ici pour la balle au pied est également valable pour les autres sports collectifs… Puis je sais pas, mais si un chien ou un chat voyait  ce sport, il ne comprendrait pas pourquoi ces hommes courent  courent après une seule baballe alors que leurs esclaves ( du point de vue d’un chat) auraient largement de quoi s’en offrir une pour chacun…

FIFA_17_cover

Le truc, c’est que quand tu parles dans une conversation  de jeux vidéo, que tu vantes, par exemple, choisi au hasard bien entendu, les énoormes qualités de Persona 5 -je ne dirai jamais assez, ce jeu est une tuerie absolue- si quelqu’un veut s’incruster dans la conversation sans y connaitre quoi que ce soit, ce sera toujours  » Ah tu joues aux jeux vidéo ? Tu joues à Fifa alors ? Moi je ne connais que ça« . Ben oui et c’est peut-être là le problème. Ne connaitre « que ça ». Enfin, non ne connaitre que ça, à vrai dire, pourquoi pas. Mais ne jouer qu’à ça en refusant de s’ouvrir à d’autres genres, ne serait-ce que pour tester, en revanche, c’est problématique.En tout cas j’en ai un peu marre que certaines de mes conversations dévient sur Fifa ou PES. Heureusement, je connais des amis qui eux, peuvent  parler des meilleurs Personas disponibles dans P4 ou P5.  D’ailleurs le débat fait rage pour savoir qui est la meilleure « waifu »  : Yukiko, Chie ou Rise ?  Futaba, Ann ou Makoto ? Ouais je sais ça vole bas mais n’est-ce pas là l’apanage de passionnés ? Je suis certain que d’autres débattent des stats des joueurs de Fifa et quel est le meilleur… 

Donc, oui, il faut de tout pour faire un monde clairement. C’est juste que les jeux de sport, ce n’est pas vraiment mon truc, notamment quand il s’agit de softs axés simulation. Pour ce qui est de sports axés arcade, je ne refuse pas de refaire un petit NBA Jam en rétro, par exemple. Et si un jour C2J daigne parler de jeu de catch-pour peu qu’il en ait testé, je lui demanderai- eh bien, il aura toute latitude pour le faire. Perso je ne me suis pas intéressé plus que ça à ce sport-spectacle.  Ni au sport tout court. Mon préféré étant la natation, j’avoue que je n’ai pas vu passer beaucoup de jeux dédiés à ce sport. Sans doute les développeurs se sont  ils rendus compte  que cela risquait de toucher le fond… de la piscine, bien entendu.

Weekly Retro 23 : PS2 mon amour

Bonjour, et bienvenue dans ce vingt-troisième Weekly Retro. Au programme, deux jeux PS2 et pas des moindres.

1-Réside dans tes villes

Jamesvspatient

Rien de tel qu’un jeu de mots foireux pour décrire un jeu concurrent, qui plus est… Voilà, 16 ans après tout le monde, j’ai enfin déballé Silent Hill 2, qui me faisait de l’œil et j’ai mis le jeu dans ma PS2.

Voici la chronique de ma session de jeu.

 

Journal de James Sunderland :

J’ai reçu une lettre de ma femme récemment. Manuscrite. Me l’a t-elle envoyée de l’au-delà ? En effet, Mary est morte il y a 3 ans. Mais elle tenait à ce que nous nous retrouvions à l’endroit où nous nous sommes connus, dans le parc de Silent Hill. Silent Hill, charmante ville sur les bords d’un lac. J’ai garé ma voiture sur l’aire de repos la plus proche, étant donné que la route menant à la ville est barré. La vue panoramique sur le lac est splendide. Je vais devoir marcher. J’ai l’air fané, dans le miroir des WC crasseux . Je n’oublie pas le plan de la ville sur le siège de ma voiture et je me sais que je vais marcher. Je descends sur le chemin qui longe la rive. Le brouillard se fait de plus en plus présent.  Nous sommes au bord de l’eau, après tout… La marche sera pénible, je n’aime pas ça. Il fait de plus en plus froid. La brume devient si dense qu’on pourrait presque la couper au couteau. Je me sens perdu. Je dois traverser un cimetière. Il y a une jeune femme. Derrière elle et les tombes se dresse la silhouette inquiétante d’une église.

« Excusez-moi, Silent Hill, c’est bien par là ?

-Oui… Mais n’y allez pas, les gens son bizarres ! »

Elle semblait gênée de me répondre.Elle est déjà partie. Il ne me reste plus qu’à marcher. Où est la sortie du lieu ? Pas facile de s’y retrouver dans cette brume, mais j’ai réussi à trouver le portillon. Il ne me reste plus qu’à marcher tout droit. Je remarque à peine que je passe dans un tunnel en travaux qui symbolise l’entrée de la ville, la route bitumée en témoigne. Je n’y vois absolument rien. Qu’y a t-il sur la route ? Des traces de sang… serait-un indice ?

Je les suis… Elles mènent à un entrepôt. Une radio grésille de façon inquiétante. Elle crachotte quelques mots…  Mais… je suis agrippé par une créature ! Mais qu’est-ce que c’est que ce truc qui tente de me vomir dessus ? Elle ne me lâche pas, en plus ! Je prends la première chose qui me tombe sous la main, c’est à dire une planche cloutée, et je roue l’ennemi de coups. Il en aura fallu une dizaine pour qu’il trépasse. Ce n’était pas une personne, pas un animal…c’était quoi ?

Je prends le transistor, ça pourra servir. Je retourne en ville. Je sais où aller. Je devrais retrouver le parc de nos amours sans problèmes. Rosewater Park, que de souvenirs n’avons nous pas en commun ? Ce que j’avais oublié, c’est que la ville a été détruite. Tous les accès qui y mènent sont impraticables pour une raison ou une autre. La cité est lugubre, et peuplée de créatures hideuses, dont les cris m’effraient. Et plus ils sont proches, plus la radio crache. Elle fait un bon radar. Je sais que je risque de m’épuiser à les combattre un par un, il vaut mieux les esquiver en courant. Avec une arme à feu, tout cela serait plus pratique… Il faudrait que je me repose un peu. Il y a un mobile home qui semble abandonné. L’endroit est désert. Il y a un mot : « Je t’attendrai au Neely’s Bar ». Y aurait-il un endroit encore civilisé dans cette ville déserte ? Si je n’étais pas venu pour Mary, ma bien-aimée, je serais sans doute parti en courant de ces lieux.

Je me souviens, une porte du bar n’était jamais fermée à clé. Ça tombe bien. Elle s’ouvre. Le lieu est désert, et en ruines. J’y trouve une nouvelle carte, marquée « Woodside Appartement ». Le lieu est marqué. La clé que j’ai trouvée sur un cadavre portait la même inscription. La rue est infestée de zombies. Et je dois la mettre dans quelle grille ?

Les ennemis se rapprochent… Je trouve enfin la bonne, il s’en faut de peu pour que je me fasse surprendre par une créature. Je me demande ce qui m’attend dans ce lieu… 

Vous l’avez compris, je n’en suis vraiment qu’au début. J’apprécie le jeu, bien que les indices soient assez parcellaires pour la progression et la jouabilité de nos jours est assez raide, et demandera un temps d’adaptation. Bien entendu ce titre comporte un des thèmes musicaux les plus célèbres fait par Akira Yamaoka, le compositeur de la série.

2-Ça commençait à sentir le cochon grillé, ici…

Beyond_good_and_evil-combat

Un autre jeu me faisait de l’œil : Beyond Good and Evil. Jeu créé par Ubisoft, il n’a hélas pas marché.

Dans ce jeu, vous incarnez Jade, une jeune femme vivant sur la planète Hillys. Elle recueille les orphelins dans son phare et s’en occupe avec son oncle Pey’j, un cochon humanoïde râleur et mécano de génie. La planète subit des attaques de la part des DomZ, une race extraterrestre. Pour lutter contre eux, le gouvernement d’Hillys a mis en place les sections Alpha. Le problème est que le pouvoir a des allures de dictatures militaire, sous couvert de protection des populations, et un réseau de résistants s’est mis en place : le réseau IRIS.

Jade va petit à petit découvrir le sombre complot qui menace la petite planète… Le scénario s’assombrit au fur et à mesure de la progression du joueur. Jade est de plus missionnée par le centre scientifique pour prendre des photos de toutes les espèces présentes sur la planète, afin que le centre scientifique puisse les répertorier. Cela rapporte de l’argent, mais aussi de nouveaux outils pour son appareil photo. Par exemple, il est dur de zoomer au début du jeu. Si vous faites suffisamment de photos, vous pourrez avoir un zoom digne de ce nom par la suite.

Beyond Good and Evil a été conçu par Michel Ancel et dispose d’un univers propre, notamment au niveau de ses habitants. On y retrouve des « animaux-sapiens », c’est à dire doués d’intelligence, notamment des cochons bien entendu, des chats, des taureaux, des chèvres, mais je donne une mention spéciale aux rhinocéros rastas qui s’occupent du garage où vous réparerez votre véhicule. Le travail fait sur le jeu et sa diversité est indéniable.

Le titre dispose d’une qualité technique certaine, et force est de constater qu’il n’a pas si mal vieilli.  Le jeu est encore très jouable, aussi bien en exploration qu’en phase de combat et ces derniers ne sont pas sans rappeler la série Zelda. Les musiques sont sublimes et on notera la qualité du doublage français : Jade est doublée par Emma De Caunes, et Pey’j par Martial Le Minoux, et n’hésite pas à utiliser des expressions qui vous feront mourir de rire tellement elles peuvent être « méta ». On signalera aussi l’accent hispanique prononcé de Secundo, l’assistant gérant l’inventaire et détaillant tout objet que vous avez acquis.

Le titre n’a  pour moi qu’un seul défaut : celui d’être un peu trop court.

Voilà,  c’est tout pour cette semaine. Notez que j’envisageais de vous parler d’un jeu de pêche, mais vu l’intertitre que j’avais choisi, on aurait pu m’accuser de favoriser un des candidats du deuxième tour à l’élection présidentielle… Ce sera pour une prochaine fois.

Les 15 ans de la Gamecube

 

SONY DSCÇa ne nous rajeunit pas, tout ça… mais la console cubique de Nintendo fête aujourd’hui ses 15 ans en Europe.  Une console conviviale, une ludothèque de qualité, 4 ports manettes, elle avait des atouts à faire valoir. Elle pouvait de plus être transportée partout sans problèmes grâce à sa petite taille, pratique pour l’emmener chez un ami pour une soirée à quatre ou plus, sur canapé avec paquet de chips et sodas. 

 

Techniquement, la rebrancher aujourd’hui ne vous fera pas saigner des yeux, même si nous connaissons tous la perte de qualité de console non-HD sur les TV actuelles. 

 

BatenKaitosCoverSi je ne devais retenir qu’un seul jeu sur la console, ce serait pour moi Baten Kaitos. Un RPG fait par Monolith Software et comprenant une partie de la team ayant fait Chrono Cross, à qui il ressemble par certains aspects. Ça peut expliquer pourquoi j’ai adoré… Le jeu est magnifique, c’est un fait. Même aujourd’hui.  Il a même eu l’honneur d’être traduit en français. Mais surtout, un des points forts était son système de combat : basé sur un principe d’attaque défense , vous jouiez aux cartes, appelées ici Magnus, avec votre adversaire! Le joueur pouvait faire  des suites, pour amplifier les dégâts, calculés selon l’écart entre attaque et défense, et le truc pour réussir était d’optimiser son deck de cartes. En effet, cela était utile, pour éviter des trous dans la défense ou l’attaque, appelés ici « passe ». Mais attention, cela rend les joutes très longues… LXP devait ensuite être validée dans la cathédrale accessible aux points de sauvegarde.

Certains Magnus étaient spéciaux et pouvaient avoir un effet sur certains objets. Par exemple, vous ramassez une banane. Verte au départ, elle évoluera et deviendra ensuite jaune, puis noire si elle n’est pas consommée. Une donnée à ne pas négliger. 

Le jeu avait aussi un bon casting, et sans doute un des personnages les plus bizarres du RPG japonais avec Mizuti.  Il offrait aussi un casting de méchants assez bon. Mais, surprise, le joueur n’incarne pas Kalas, le héros, mais un ange gardien qui veille sur lui. Les raisons seront expliquées en cours de jeu. 

Le seul gros défaut du titre, selon moi, est que les voix américaines sont très agaçantes, notamment lors des combats, et qu’il est impossible d’en régler le volume. Dommage, cela oblige à couper le son, mais ce serait se priver des magnifiques musiques de Motoï Sakuraba.

Dommage aussi que la préquelle, Baten Kaitos Origins, ne nous soit jamais parvenue. Cependant, BK est un titre à découvrir ou redécouvrir.

Voilà, c’était mon souvenir le plus marquant de la console, et je lui souhaite donc un bon anniversaire. Pour connaitre les raisons qu’on aurait de la rebrancher en plus du jeu dont je viens de parler, je vous renvoie à cet article .

La Gamecube cédera sa place en 2006 à la Wii. Maintenant, après l’échec commercial de la Wii U qui succédait à la seconde en 2012, Nintendo vient de lancer il y a deux mois jour pour jour sa nouvelle console, la Switch.