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[Critique Koi Koi] Summer Wars

Summer Wars commence de façon étrange . Nous sommes entrainés dans un monde virtuel, celui de OZ, une sorte de super réseau social très évolué où tout est possible, comme dans la vraie vie, et les avatars virtuels des personnes connectées se parlent à voix haute. Tout le monde, où qu’il soit, est connecté et peut y accéder via un ordinateur, une télévision ou un téléphone portable.Pour un peu cela rappellerait le premier Matrix , et ce n’est pas la seule référence au film des frères Wachowski. Mais si Hosoda établit clairement au début du film les frontières entre réel et virtuel, il fait en sorte de les estomper petit à petit. Sous ses airs faussement naïfs d’une histoire mettant en scène un adolescent doué en maths  mais maladroit invité par sa Senpaï à passer quelques jours dans sa famille pour l’anniversaire de son arrière-grand -mère, c’est également une réflexion sur le monde virtuel,  et qu’un acte, quel qu’il soit, sur Internet, peut entrainer des conséquences parfois fâcheuses dans le monde réel. 

La jolie Natsuki, issue d’une famille attachée aux traditions…

D’ailleurs, à l’avenir, il n’est pas exclu que l’homme devienne « hyperconnecté » avec l’avancée technologique, amenant petit à petit à sa déshumanisation. Le film n’est pas avare en symboles et allégories,et le scénario  dispose d’idées et de rebondissements intelligents. Hosoda met en face à face plusieurs mondes : monde virtuel  (OZ) et monde réel, société moderne et société traditionnelle japonaise.

Bienvenue dans OZ…

Le chara-design est  bon pour les principaux personnages, un peu moins pour les secondaires, mais les décors  restent  de très bonne facture, mention spéciale au monde virtuel, qui a fait l’objet d’attentions particulières. Il faut également saluer la mise en scène. Le plus fou dans tout ça c’est que l’animation est constante, et fluide, et si cela n’a pas suffi à vous convaincre, il faut aussi souligner les excellentes musiques qui accompagnent le long métrage. Certains thèmes vous resteront longtemps dans la tête.
Puisant à la fois dans Matrix et Avalon ( d’un autre Mamoru), Summer Wars est un film d’animation où les contrastes sont forts et marqués, mais  est également une réflexion sur l’homme, la société  et ses rapports au virtuel et au réel.

Julius

Summer Wars

Année de sortie : 2009 ( Japon)

Réalisation : Mamoru Hosoda

Réalisation de l’animation : Mad House

Musiques : Akihiko Matsumoto

Licence : Kazé

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Sortie de The Artist en DVD

Vous le savez, C2J et moi, nous avons adoré The Artist et à notre avis les récompenses qu’il a eues ne sont pas volées.  Hé bien si vous  l’avez raté au cinéma, même s’il est encore en exploitation en salles,  sachez que  film est disponible en DVD et en blu-Ray aujourd’hui. Vous n’êtes pas encore partis l’acheter ? 

Julius 

[Critique anime] Cowboy Bebop

Il n’est pas facile de parler,et encore moins de rester objectif, devant une série d’animation japonaise qui m’a marqué. Et quand je dis marqué, je préfère le signaler tout de suite, c’est qu’elle reste LA série d’animation japonaise qu’aucune autre, aussi bonne soit-elle, n’a pu détrôner dans mon cœur. Je vais vous expliquer pourquoi. Article réalisé sans spoilers.

Cowboy Bebop a été crée en 1998 par Sunrise et réalisée par Shin’Ichiro Watanabe en 1998. Elle fut diffusée pour la première fois le 3 avril 1998 sur TV Tokyo au Japon, sous licence Bandai Visual.

En France, ce fut Dynamic Vision ( aujourd’hui Dybex) qui a récupéré la licence. Elle fut d’abord diffusée sur Game One, puis sur Canal+ en 2001, et ensuite sur AB 1 et NT1. La série connut un succès mondial, et par la suite, des jeux-vidéo et même un long métrage virent le jour.

Contexte

La série se passe en 2071. Les hommes ont colonisé une partie du système solaire, et un accident de Gate, sorte de gros portail circulaire permettant des voyages en hyperespace, a rendu en 2022 la Terre inhabitable en surface parce qu’elle a causé l’explosion d’une partie de la lune dont les débris retombent maintenant sur notre belle planète bleue. Il y a eu près de 4,7 milliards de morts et les rares qui restent se cachent maintenant sous la surface. Les humains ayant quitté la Terre se sont dispersés, sur Mars, sur Vénus,et certaines lunes de Jupiter et de Saturne. Mars est le centre névralgique des humains et est la planète la plus peuplée, elle est aussi le centre administratif et économique du système solaire. La monnaie qui a cours est le Woolong, traduit par « Uron » dans la V.F., allez savoir pourquoi.

Mais certains vivent en marge du système. C’est le cas des criminels et des chasseurs de prime, appelés dans leur jargon «  cowboys ». Le gouvernement martien met souvent des primes sur la tête des bandits recherchés et encourage les chasseurs à remettre les malfrats vivants et indemnes aux autorités contre la somme demandée. La criminalité atteint des taux alarmants, notamment avec l’influence grandissante des organisations criminelles telle celle des Dragons Rouges, et du trafic de drogue, dont une, le Red Eye , fait de véritables ravages.

Les vaisseaux spatiaux sont devenus la norme,tout comme les voyages en hyperespace, et la médecine a fait d’énormes progrès, notamment dans les biotechnologies et en cryogénie.

Jet, le propriétaire du Bebop et Spike,en veste bleue, en pleine  téléconférence.

Un simple anime ? Non, c’est plus que ça !

C’est dans ce contexte que vont se croiser les destins de Spike Spiegel, Jet Black, Ein,qui est un chien, Faye Valentine et Ed’, les cinq personnages principaux, à bord du Bebop, ancien vaisseau de pêche reconverti en base pour chasseurs de primes.

Il est vrai que pour faire simple, on pourrait dire que Cowboy Bebop, c’est un anime de science-fiction racontant les péripéties de chasseurs galactiques. Mais ce n’est pas que ça. Cet anime est un mélange d’influences cyberpunk, film noir, et western pour les plus notables.

La série a une intrigue principale en fil rouge, mais peu d’épisodes ont des rapports les uns avec les autres. Il s’agit en général de « one shot » ayant chacun leur propre intrigue, cependant, ils sont bien construits et on se laisse prendre dans la série. On dira que les deux axes principaux sont centrés sur Spike et Faye.

Cow Boy Bebop se décompose en 26 épisodes , appelées « sessions » de 26 minutes. Les épisodes rendent hommage à différents genres cinématographiques, ce qui n’est pas pour déplaire, et la série se départit d’un humour fin et bien trouvé, allant du burlesque au cynisme le plus noir. En général, il est dû aux relations qu’entretiennent les personnages du Bebop entre eux.

Ed’, la plus jeune du groupe, démontrera ses talents de hackeuse hors-pair.

Le rapport à la musique, notamment au Jazz et ses dérivés,le bebop en étant un, est très présent, ne serait-ce par le mot « session » remplaçant des mots comme « chapter » ou « episode »… Cela se retrouve aussi dans les titres, comme Jupiter Jazz, Mushroom Samba ou Asteroïd Blues, pour ne citer qu’eux…

S’il n’y avait que ça… Mais non, la musique fait partie intégrante de la série, et illustre très bien les séquences. C’est Yoko Kanno et son groupe, the Seatbelts, qui a été chargée de la composée et leur travail a été extraordinaire. Pour qu’un anime soit marquant, il doit aussi avoir de bons génériques de début et de fin. C’est le cas ici, avec Tank! en ouverture, qui démarre en fanfare, et chaque épisode, à l’exception du 13ème et du dernier, se referme avec The Real Folk Blues, chanté par Mai Yamane et The Seatbelts, qui vous restera dans la tête même après avoir vu ne serait-ce qu’un épisode. Toutes ces collaborations, en plus de celle de Tim jensen , donne à la série une bande-son hors du commun, car parfaitement en rapport avec le titre : des morceaux dérivés du jazz, aussi bien dans les rythmes que dans l’instrumentation, des morceaux chantés, comme Green Bird,le tout donnant une ambiance unique à la série.

Mais une bande-son, même exceptionnelle, ne fait pas forcément un bon anime. Ce qui frappe dans Cowboy Bebop, et ce depuis plus de 13 ans maintenant, c’est la qualité de ses graphismes. L’ambiance futuriste est parfaitement retranscrite, le choix des couleurs est parfait, et le design des personnages ne souffre d’aucun défaut, je dirais même que Spike dégage une classe comme rarement j’en ai vu dans un anime. Les décors sont fouillés et très colorés. On soulignera aussi un parfait jeu de lumières dans les scènes.

Je mentionnerai aussi la qualité de l’animation, alors qu’on reprochait aux anime japonais de n’être animés qu’à deux images par seconde, hé bien celui-ci vous démontrera le contraire! C’est fluide, et c’est très bien mis en scène. Sunrise a assuré de côté là.

Il vaut toujours mieux voir un anime en V.O.S.T., c’est un fait. Pourtant, je voudrais tout de même souligner que la V.F. est bonne, pour une fois. Les doubleurs sont bien dans la peau de leurs personnages respectifs.

Faye est jolie, certes, mais vénale et s’incruste  sur le Bebop sans demander l’avis aux autres…

1,2,3, Jam !

Pour tout vous dire, c’est le seul anime devant lequel j’étais en larmes après la fin du dernier épisode. Pour arriver à me faire pleurer, surtout devant un produit télévisé, il faut que la charge émotionnelle qu’il transporte soit forte. C’est le cas. Impossible de rester de marbre devant la destinée des personnages principaux, notamment Spike.

Mais les mots sont dérisoires, notamment devant le degré de finition globale de la série, faisant de chaque épisode une pièce d’orfèvre. Mine de rien, Cowboy Bebop n’a pas vieilli, même en 2012 et rares sont les séries d’animation japonaise qui peuvent se targuer d’un tel exploit. Le meilleur moyen de s’en rendre compte, c’est de regarder la série par soi-même. Je termine-là mon article alors que je pourrai encore en écrire des pages et des pages, et vous dis ceci : See You Space Cowboys !

Julius

Cowboy Bebop

Animation

Pays : Japon

Réalisateur : Shin’Ichiro Watanabe

Première diffusion Japon : 3 avril 1998 sur TV Tokyo

Studio : Sunrise

Licence : Bandai Visual ( Japon) Dybex ( France)

Diffusion France : 1999

Nombre d’épisodes : 26

Genre : Science-fiction teintée de western, film noir,entre autres.