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[Rétrogaming] Retour sur Road Rash

Electronic Arts fut l’un des premiers éditeurs tiers à croire en la Megadrive de Sega. Si la qualité allait de l’excellent au très mauvais, je vais cette fois vous parler des jeux de motos sortis par l’éditeur sur la bécane (!). Des jeux dans lesquels le sentiment de liberté et de transgression étaient présents. Je vais bien sur parler de la série Road Rash, qui méritait bien un bref retour.

Jobards Team

Road Rash (USA, Europe)002

Lorsque le premier Road Rash sortit en 1991, il existait au moins un jeu de moto sur la bécane, Super Hang On. Un jeu purement arcade, dans lequel le joueur devait si possible finir les circuits avant la fin du chronomètre. Un jeu assez basique, mais également exigeant, en somme.

Avec Road Rash, EA se propose muscler la formule. Et quand je dis « muscler », ce n’est pas pour rien. Vous allez écumer les routes de la Californie et vous faire respecter en tant que pilote à grands coups de chaînes ou de matraque.

Le joueur est un motard qui participe à des courses illégales et sans aucune règle, sur des routes fréquentées de la Californie.

Vous devrez terminer chaque tracé en terminant au moins troisième avant de passer au suivant. Si ce n’est pas le cas, vous devrez refaire la course. Mais, plus important encore, vous recevrez une somme d’argent qui varie en fonction de votre position à l’arrivée. Ce n’est pas anodin, car le jeu évolue par paliers : 5 courses sur 5 niveaux de difficulté, avec des courses de plus en plus longues. Et si vous commencez sur une moto légère, il faudra très vite faire évoluer votre équipement pour pouvoir rivaliser avec vos adversaires. Adversaires qui ne manqueront d’ailleurs pas de vous attaquer si vous passez trop près de leur cuir. Heureusement, vous pourrez faire de même, en leur donnant des coups de poings, mais parfois aussi, saisir les armes qu’ils possèdent, matraque ou chaînes, pour faire encore plus de dégâts.

Le jeu met les réflexes du joueur à rude épreuve, car vous devrez nous seulement vous tirer la bourre avec vos adversaires, mais également éviter les nombreux obstacles du parcours, qui sont notamment les voitures en circulation dans les deux sens, les flaques d’huile, de sable, les croisements, les panneaux, les animaux errants. Au départ, il ne sera pas rare que vous vous preniez des gamelles mémorables. Cependant, si cela abîmera la santé du pilote, elle remontera automatiquement. Ce n’est pas le cas pour la jauge de la moto qui sera endommagée et le restera à moins de la réparer entre chaque course, ce qui vous coûtera des sous.

Mais surtout, il vous faudra éviter les flics à tout prix.Tombez alors qu’ils vous poursuivent, restez arrêté trop longtemps, et ils vous embarquent, car ils comptent bien mettre fin à ces courses illégales. Et si vous ne pouvez payer l’amende, c’est la fin du jeu.

A quoi sert un motard ? A rien !*

Road Rash (USA, Europe)003

Techniquement, le jeu exploite bien la Megadrive. La console affiche un effet de défilement rapide que l’on doit notamment au processeur interne, ainsi qu’une jolie profondeur de champ. Ce n’est pas exceptionnel, les abords des circuits sont assez basiques, cependant et les pilotes adverses portent tous la même combinaison, mais on apprécie les détails des circuits. Et il faut noter une innovation pour l’époque : des circuits avec des dénivelés. Cela ajoutait du danger si une voiture lambinait en haut d’une côte.

Les musiques ont bénéficié d’un joli soin et sont assez variées, idéales pour une course de motos illégale. On appréciera aussi le cri de joie digitalisé du pilote s’il arrive à se qualifier pour la course suivante, même si on connaît les limites de la machine dans le domaine.

Mais surtout, Road Rash s’avère avant tout  très jouable : un bouton pour accélérer, un bouton pour freiner, et un autre pour frapper, il n’en fallait pas plus, il n’en fallait pas moins. C’est d’une simplicité à toute épreuve. Le jeu est souple même si éviter les obstacles peut s’avérer parfois assez ardu.

Le jeu dispose d’une bonne durée de vie, avec 25 circuits et 14 motos à débloquer. Le jeu offrira aux joueurs une bonne dose de fun avec une difficulté progressive. En réalité, c’est le joueur qui progresse.

Raod Rash souffre toutefois de quelques erreurs de jeunesse : un mode deux joueurs uniquement en alternance, et un petit manque d’ambiance entre les courses.

Mais le feeling de participer à des courses interdites, de transgresser les règles établies, est tout de même grisant. C’est peut-être là sa plus grande force.

On le voit, les bases essentielles d’un jeu à la fois fun et rebelle sont bien là.

*Mais ça peut faire office d’excellent baromètre… j’espère qu’il y a des lecteurs du Joe Bar Team…

Vous en faites pas ma ptite dame, je m’en vais les verbalisatio… leur en coller une !

Road Rash II (USA, Europe)001

En 1992, EA revient avec Road Rash II.

A première vue, le jeu est à peu près le même qu’avant : 5 circuits fois 5 niveaux, et un joueur qui démarre petit et progresse petit à petit dans la compétition lors de courses clandestines. Cette fois-ci, vous n’êtes plus uniquement en Californie, mais irez dans 5 États américains différents.

Sauf que l’éditeur a amélioré la formule de départ : les graphismes sont plus fins, plus détaillés, même si les pilotes sont toujours des clones, qu’ils soient homme ou femme, et la jouabilité est toujours aussi simple d’accès. Toutefois, le jeu améliore aussi l’IA des adversaires, qui deviennent vraiment coriaces dans les derniers niveaux. Et que dire des flics, encore plus hargneux qu’avant…

On trouve même des petites scènes rigolotes entre les niveaux. De plus, nous avons désormais accès à un magasin entre les courses d’un même niveau au besoin.

Les musiques correspondent parfaitement à l’ambiance des niveaux traversés, et on a la possibilité de l’activer ou non. Le problème, c’est que le rendu des moteurs n’est pas terrible sur la MD… Donc on jouera avec la musique.

Plus varié, plus fun aussi, Road Rash II corrige le gros défaut du premier épisode, qui était l’absence d’un véritable mode deux joueurs. Ici, le jeu est jouable à deux simultanément. Idéal si vous vouliez faire des virées virtuelles sauvages à deux !

Born to be wild

Road Rash 3 (USA, Europe)001

La Megadrive connaîtra un dernier épisode en 1995 : Road Rash 3 : Tour de Force. Cette fois, le jeu vous emmènera faire des virées tout au autour du monde, dans 7 pays différents. Il reprend les grands principes du II et l’interface dans la partie inférieure de l’écran ressemble vraiment à celui d’une moto. Il dispose toujours d’excellentes musiques, mais sur le plan graphique, il n’a hélas pas évolué depuis trois ans. Pire, je le trouve moins joli que les deux premiers épisodes ! C’est dommage. Cependant, ce dernier épisode sur Megadrive vaut tout de même qu’on s’y attarde notamment si on a jamais fait les deux autres.

Mais la série n’allait pas s’arrêter là. Road Rash est également apparu dans une version « améliorée » du premier épisode en 1994 sur 3DO. Pour les plus jeunes lecteurs, la 3DO n’était pas une console à proprement parler, mais un standard de développement sous licence créé par The 3DO Company, fondée par Trip Hawkins, un ancien de chez EA. De fait, Matsushita, GoldStar et Sanyo fabriqueront leur propre console de jeu. Toutes auront un look très…discutable tant elles étaient aussi austères qu’un magnétoscope soviétique. Le problème, c’est que la console était moins puissante que la PlayStation et la Saturn, mais elle était surtout vendue trop cher. Elle n’a donc pas connu le succès, quel que soit le modèle.

Pourtant, cette version de Road Rash avait des atouts pour elle : meilleurs graphismes, son CD avec des musiques de groupes comme Soundgarden ou encore Thearpy ? ça donnait de quoi ambiancer les courses.

Le jeu fut d’ailleurs porté ensuite sur PlayStation et Saturn.

Poignée bien essorée, moulin bien rincé

Road_Rash_-_Jailbreak_coverart

Le véritable quatrième épisode apparut sur PlayStation en 1998. Il fut pour l’occasion baptisé Road Rash 3D. Et malheureusement, il est très loin d’avoir l’aura de ses grands frères. La faute à une technique pas toujours au top : animation saccadée, commandes ne répondant parfois pas, notamment pour frapper les adversaires, bugs graphiques… Le jeu n’est clairement pas resté dans l’anthologie de la console et on comprend pourquoi.

La Nintendo 64 verra elle aussi un jeu Road Rash dans sa ludothèque. Intitulé Road Rash 64 (vous vous en seriez doutés), et sorti en 1999, le jeu n’est pas non plus resté dans la panthéon des meilleurs jeux de la machine.

Le dernier jeu de la série sort sur PlayStation en 2000. Il s’agit de Road Rash Jailbreak. Si le titre présente quelques bonnes idées, tels que les points pour augmenter sa nitro ou ses armes et met plus l’accent sur la course que sur la bagarre, faisant de lui un titre arcade, il n’a pas laissé non plus un souvenir impérissable.

On le voit, la série Road Rash aura marqué surtout par ses épisodes sur Megadrive. La suite aura été moins glorieuse pour elle, avec des épisodes n’ayant hélas pas l’aura de leurs aînés. Peut-être est-ce la dure loi des séries,et cela fait désormais 18 ans qu’aucun autre jeu RR n’est sorti.Mais qui sait, peut-être qu’un jour, retrouverons-nous un jeu de motos avec ce parfum de liberté sauvage…

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Nolife : Bien plus qu’une chaîne de télé

FIN.

THE END.

Nolife vous prie de l’excuser pour l’interruption définitive de l’image et du son.

C’est fini.

L’aventure Nolife est terminée. Le chapitre, long de 11 ans, un record pour une chaîne indépendante spécialisée, se referme. Tant de pages ont été écrites. Tant de choses, de tranches de vie, qui resteront désormais dans les souvenirs.

Ils ne savent pas ce qu’ils ont fait, mais c’est énorme

nolife continue

Parce qu’avec la fermeture de Nolife, bien qu’elle émette encore quelques jours, histoire d’écouler les dernières émissions inédites avant la coupure, je pense qu’on perd bien plus qu’une chaîne de télé. On perd un port d’attache, quelque chose qui permettait aux gens de se retrouver, dans des domaines peu voire pas du tout présents à la télévision. Quand ces pans de la culture n’étaient pas carrément méprisés par ce qu’on appelle le  » grand public » mais qui n’a de « grand » que le qualificatif. Pour la plupart de ses spectateurs, c’est tout un pan de la culture geek et vidéoludique qui disparaît du PAF. Et aussi, un média qui n’a jamais diffusé autant de J-Music.

Mieux, Nolife faisait office de lien social envers diverses personnes qui sans elles ne se seraient jamais rencontrées en temps normal.  Aurai-je connu toutes ces personnes que je revois lors des concerts sur Paris, ou lors des restaurants de Japan Expo ? En tant que photographe non-officiel, je faisais le tour des tables… Aurai-je connu entre autres, Mathieu, Benjamin, Christophe, Aurélie, Erell, Céline, Hélène, Cyrille, Quentin, Janek, Charlotte et tous ceux que j’ai oubliés mais à qui je pense tout de même ?  Ce lien là, je ne veux pas le perdre. J’espère vous revoir.  Parce que ces liens, c’était quelque chose de sincère, quand bien mêmes les contacts étaient espacés.

Il faut se dire aussi que la majorité de ses spectateurs a maintenant entre 30 et 40 ans. Sachant que la chaîne en a vécu 11, c‘est tout même environ pendant UN TIERS de notre vie qu’elle nous aura accompagnés. Nolife revendiquait ses thématiques pointues, le fait de ne pas forcément s’adresser au grand public, mais où tout le monde était bienvenu. Et nous ne reverrons probablement jamais une chaîne comme cela, unique au monde. Même si on savait qu’elle pourrait s’arrêter. Les choses n’ont jamais été faciles pour elle. On pourrait en vouloir à plein de gens, plein d’investisseurs comme je l’ai déjà dit plus haut. Je ne me contenterai de ne dire qu’une chose , qui parlera surement à ceux qui ont des offres TV étendues : Sans Nolife, J-One n’existerait pas.

Pour signifier ma tristesse, voici une reprise de « La Tristitude » d’Oldelaf, version « Nolifienne »:

La tristitude, c’est de savoir que Nolife a fermé,
Qu’on ira r’passer des dimanches chez mémé plutôt que devant la télé
Que des chaines merdiques s’ront là au déjeuner,

De la TNT ou des offres télé,  IDF1, NRJ12,  Non Stop People, merci j’ai déjà donné.
C’est elles qui f’raient mieux d’fermer, plutôt que de pérorer,
Ou de nous prendre pour des teubés, nous on préférait geeker,
C’était Nolife qu’il fallait sauver, même sans la puissance des financiers.
La tristitude, c’est vous, c’est nous, les spectateurs de la chaine et le staff. 

La culture geek existe et existera toujours… sous d’autres formes

plaquette Nolife

Mais… Peut-être est il trop tard. Trop tard pour se dire que la culture geek est morte. Bien au contraire! Nolife n’est plus. Mais elle a pavé la voie. Elle nous aura appris à aimer nos passions, trop bizarres aux yeux de beaucoup,  mieux encore, elle nous a incités à les REVENDIQUER. A en être fiers. A dire au  » grand public » et autres « ménagères » d’aller se faire voir si on le souhaite.  Sinon, à quoi cela aurait-il servi ? Son forum a réuni une forte communauté. Des amitiés réelles se sont formées, tout comme des couples, dont certains ont désormais des enfants.  A notre tour, maintenant de transmettre ce qu’elle a laissé. Jeux vidéo, J-Music,  Cultures de l’imaginaire, tout cela doit perdurer. Et je suis persuadé que cela se fera. Parce que au cours de ses 11 années, cette culture geek s’est développée.

Il existe maintenant des conventions qui revendiquent le fait de célébrer cette culture, un peu partout en France, la grand-messe ayant lieu le premier week-end de juillet à Japan Expo, mais celle-ci existait avant le lancement de Nolife. D’autres, plus intimistes, plus authentiques, ont vu le jour. Je pense notamment aux Geek Faeries, à Selles-sur-Cher. Il y a deux ans, je passe devant un stand d’une maison d’édition qui publiait des livres des livres de science-fiction et de fantasy. Je discute avec la jeune femme qui tenait le stand pendant une heure. Il n’y avait personne, donc on apris le temps. Elle voit ma sacoche Nolife et  me dit : «  Je vois que vous êtes spectateur de la chaîne, sachez que je participe à l’émission Rêves et Cris . » Comme quoi, le hasard faisait bien les choses. Maintenant, si nous devrons parler de Nolife au passé, les conventions, elles, perdureront surement.

Quant à savoir si un média comme Nolife  renaîtra un jour… Je suis certain que lorsqu’ ils se seront reposés et auront digéré cette fin très amère, nous nous retrouverons. Alex et Sébastien nous feront sans doute part de leur prochain projet quand le moment viendra, mais je doute que ce soit sous forme d’une chaîne de flux, déjà qu’en 2007, c’était chaud de se lancer.  Mais si c’était quelque chose d’encore plus grand ?  De plus fou ? Mais ça risque de prendre un peu de temps.

A l’heure actuelle, la comparaison avec Arte n’est pas idiote. La philosophie d’approche est même très semblable. Je suis certain que les rubriques jeux vidéo ou même culturelles ne dépareilleraient pas sur la plateforme Arte Creative. Elle qui  propose notamment Art of Gaming, présenté par Trinity, une émission vraiment intéressante. De plus, le directeur des programmes est Alain le Diberder. Si ce nom ne vous dit rien, sachez que c’est lui qui a lancé Canal+ dans les nouvelles technologies au milieu des années 90. Cyberflash avec la présentatrice virtuelle Cléo, c’est lui. Cyberculture aussi. Il a également lancé C: et Game One. Un espoir peut-être ? Mais laissez-moi rêver enfin!

Pour le moment, quelques anciens membres de la chaîne tiennent déjà des émissions  via Twitch ou des podcast audio. Médoc, ancien présentateur de l’émission EXP  consacrée aux jeux de rôle fait des streams assez régulièrement, et fait aussi le podcast Le Cosy Corner avec son compère Moguri. Je vous assure c’est à écouter. Vous avez aussi Caroline qui streame aussi certains soirs. Et n’oublions pas Damdam, habituée depuis longtemps de la plateforme.  Je mettrai les liens en fin d’article. Et des let’s play, vous en avez plein, désormais. A vous de choisir le youtubeur/streameur qui vous convient.

Mais c’est surtout au travers des livres que cette culture se voit le mieux. Des maisons d’édition à la thématique geek ont vu le jour ces dernières années, c’est fou. Entre Omaké Books, de Florent Gorges, qui était également sur la chaine, Mana Books, Third Editions, Pix’n’Love,  L’écureuil Noir du Docteur Lakav,  vous voulez de la culture japonaise, du jeu vidéo et aussi des choses autour de ce loisir  ? Vous avez le choix.  Pareil pour l’imaginaire…

Les ambassadeurs

Donc, l’esprit de Nolife est bien là. Mais plus que tout, ce sera à nous de faire en sorte qu’il persiste. Il ne s’agit pas de se lancer dans des projets fous. Des projets sans moyens en pensant faire comme elle. Ce serait sans doute suicidaire. Même si j’ai vu quelque chose qui semblait un poil sérieux. Je surveillerai ça de près. Et je suis sur que d’autres naîtront, peut-être encore plus fous.

Mais ce n’est pas de ça dont je veux vous parler.  Nolife a fait de nous, désormais, ses ambassadeurs. Il existe des lieux où les anciens membres du forum se retrouvent.  le Notamment un forum, qui s’appelle le forum de l’Association des Téléspectateurs de Nolife (ATNL), qui s’est formée lorsque la chaîne était en redressement judiciaire. Toutefois le forum de la chaîne reste ouvert pour quelques temps. Mais  je suis sur que lors des conventions à venir, des rencontres IRL, Nolife sera évoquée avec bienveillance. Et c’est peut-être pour ça que rencontrer les autres est essentiel. Pour ne pas rompre le lien qu’elle a su créer. Pour se remémorer la chaîne, son esprit… refaire le monde comme si elle existait toujours… Tout ce que je sais pour le moment, c’est qu’elle m’a rendu plus sociable au moment où j’étais au plus bas dans tous les domaines.

Chez moi, l’esprit de Nolife vivra toujours. Grâce aux liens que j’ai pu nouer grâce à la chaîne,  mais aussi grâce à ce qui se trouve sur cette photo:

DSC_0072 modifiée

C’est une bannière faite par Mathieu il y a de cela 10 ans. J’ai eu de graves problèmes de santé, et je n’ai pu me rendre à Japan Expo,  car je suis allé faire ma convalescence dans le Tarn de mes ancêtres. Il a alors eu l’idée de faire une bannière à mon intention, en tant que membre du forum, et de faire signer le staff de la chaîne et les membres du forum qui y étaient présents. Reste une pièce unique. Moi j’ai la bannière verte, lui, la rouge qui est plus grande. Mais grâce à cela l’esprit de Nolife restera un peu chez moi. Et chez lui, aussi.

Voilà, maintenant, il reste à dire un dernier  » Merci » au staff de la chaîne. Merci pour la soirée de dimanche, et désormais, la fin [E] de NieR Automata n’aura pas la même saveur. Une saveur…particulière. J’ai du mal encore à me dire que la chaîne n’est plus.

A tout ce qui nous a unis,  pour les projets qui se sont faits, et qui naîtront. A notre chaîne déchue, à ces 11 années de grand huit, d’ascenseurs émotionnels, car si ce fut le cas pour le staff et sans doute puissance 1000, ce fut aussi le cas pour  ses spectateurs.  A tout le bonheur que  vous nous avez apporté, aux liens de la communauté que vous avez fait naître, aux connaissances, aux amis, aux moments de Japan Expo, à nous, à vous. 

Merci, Nolife. Même si ce mot est ridicule car c’est au-delà des mots pour ce que vous avez réussi à faire. Merci, et au revoir. J’ai bien dit « au revoir » et non pas « adieu ».  Car je suis sur que cette longue aventure, 11 ans tout de même, n’était autre qu’un… DÉBUT. 

Liens utiles :

Le forum de la chaîne reste encore ouvert quelques jours, profitez-en pour dire un dernier au-revoir au staff, ils le méritenthttps://forum.nolife-tv.com/

Le forum de l’Association des Téléspectateurs de Nolife, utile pour se retrouver une fois que le précédent aura fermé : http://forum.atnl.fr/index.php

Le Ask Me Anything de Sébastien Ruchet, si vous avez des questions à lui poser sur la fermeture de Nolife ou le féliciter du travail accompli l’un n’empêchant pas l’autre et l’inverse est également vrai : https://www.reddit.com/r/france/comments/8ay8u3/je_suis_s%C3%A9bastien_ruchet_de_nolife_la_cha%C3%AEne_de/

Les chaines Twitch : 

Damdam : https://www.twitch.tv/damdamlive

Médoc : https://www.twitch.tv/elmedoc

Caroline : https://www.twitch.tv/kaorinchan

Pour écouter le Cosy Corner, de Médoc et Moguri : https://soundcloud.com/lecosycorner

La venue d’une nouvelle émission, d’un stream est généralement annoncée sur les réseaux sociaux, donc tenez-vous au courant par ce biais si vous voulez aller leur rendre une petite visite. Je suis sur que ça leur fera plaisir.

 

 

TFGA S03 E05 : Les jeux qui fâchent

Bonjour et bienvenue dans un nouvel article. Il y a longtemps que je n’avais fait de TFGA, faute de temps et de moyens, mais  il n’est jamais trop tard pour se rattraper. là, Alex vient d’en proposer un tout frais avec  « Ceux dont on ne doit pas prononcer le nom », autrement dit, les jeux polémiques qui ont déçu, qu’on a lâché pour certaines raisons et qui peuvent être sujets à de grosses discussions. En effet, la liste qui va suivre sera purement subjective et personnelle.

5-Final Fantasy XIII

Final_Fantasy_XIII_battle

Les Final Fantasy font polémique depuis au moins le X-2, voire le VII pour les puristes. Et l’épisode que j’ai détesté dans la série fut pour moi, le treizième. Il parait que ça porte malheur…  Parce que FF XIII, au final, est loin des promesses faites par Square Enix dans ses mécaniques et son déroulement. Deux jours avant même sa sortie, les producteurs assuraient quasiment main sur le cœur que le titre serait encore plus ouvert que FF XII. Au final, on se retrouve avec une grande majorité de couloirs à suivre, avec un semblant d’ouverture sur Grand Pulse.  Vous me direz, que FFX aussi, était un couloir. C’est vrai. Mais au moins, le X avait pour lui un univers cohérent, ce que n’a pas cet épisode, tout comme les villages. Là, ce sont de bouts d’univers mis bout-à-bout sans cohérence. Ajoutez à cela des personnages énervants , comme Vanille, Snow ou Hope, et un système de combat qui s’apparente juste à un beat’em up  chorégraphié ( seuls quelques boss nécessiteront de changer de stratégie),  et vous obtenez une déception. Ceci dit, il est beau graphiquement et dispose de belles musiques, mais ça ne fait pas tout un jeu. Quant au scénario, j’ai envie de vous dire que si vous y avez compris quelque chose du pourquoi du comment, attention, ne prenez pas la route…  La même année, à quelques semaines d’intervalle, sortaient Resonance of Fate et NieR, juste pour information…

 

4- Hyrule Warriors

Hyrule_Warriors_Wii_U_gameplay_screenshot

Le cas Hyrule Warriors est particulier. J’aurais aimé l’aimer, ce jeu, mais il comporte dès le début quelque chose dont j’ai horreur dans les JV : les boss « timés ».  Le problème, c’est que pour battre un boss en temps limité, il faut un gameplay qui permette de le faire. Dans Hyrule Warriors, qui est un Zelda à la sauce Musou,  vous devez affronter Gohma, boss récurrent de la saga avant que cette araignée géante n’empoisonne définitivement l’Arbre Mojo. Le problème est que si vous traînez trop en mission,  vous risquez hélas de ne plus avoir le temps de battre le boss à temps, d’autant que le salaud n’ouvre très peu de temps son œil central.  Et comme je suis arrivé un peu tard le boss a empoisonné l’arbre. Défaite, et Game Over. Le problème, c’est que le checkpoint de reprise ne remet pas la jauge d’empoisonnement à zéro. J’étais donc condamné à perdre encore et encore.  Exaspéré, j’ai enlevé le jeu de ma Wii U. Est-ce que je ressaierai un jour ?  Pas sur Wii U en tout cas car j’envisage de m’en séparer prochainement. Et ce d’autant que ses meilleurs titres sortent de nouveau sur Switch, et souvent en version améliorée.

 

3-Killer 7

Killer7screen

Voilà sans doute un jeu dont je n’ai pas compris totalement la façon dont il se joue. C’est dommage, l’univers avait l’air intéressant et le scénario déjanté, sorti tout droit du cerveau de Suda 51. Mais je n’ai jamais réussi à passer le premier écran d’action. J’avais beau essayer chaque personnage, chaque pouvoir dont chacun disposait, rien n’y a fait. Dommage, je suis sur que c’est un très bon jeu, mais il fut hélas trop « conceptuel » pour moi.

 

2- Suikoden IV

SuikodenIV_cover

Après un Suikoden II énormissime, qui fait désormais partie des très grands RPG japonais, et un troisième sur PS2 qui zappera l’Europe  jusqu’à sa réédition sur le PSN, autant dire que lorsque Suikoden IV est sorti en Europe, j’en attendais quand même quelque chose. Mais…non. Le jeu a été une déception intégrale. Pourtant, il commençait plutôt bien, mais : le héros a le charisme d’une huitre pas fraîche, le jeu est techniquement aux fraises, indigne de la PS2 et surtout, de Konami. Ajoutez à cela un nombre de combattants réduits à 4, des combats trop fréquents et un bateau qui se dirige comme un supertanker à la dérive, ainsi qu’un scénario indigne de la série, et vous obtenez une énorme déception.

 

1- Magna Carta : Tears of Blood

Magna_Carta_-_Tears_of_Blood_Coverart

Les RPG japonais étaient nombreux sur PS2. Mais si elle en a accueilli des excellents, il y en aura aussi eu de sacrées déceptions. Magna Carta avait pourtant tout pour plaire : un conflit qui semble intéressant sur le papier, un chara-design atypique, et une traduction française des textes. Mais le système de combat a tout ruiné.  Complexe, basé sur une énergie à base Chi, il se veut beaucoup trop exigeant pour un joueur. Pour frapper, vous devrez appuyer sur une combinaison de touches lorsque celles-ci arrivent dans un cercle. Le problème, c’est que vous n’avez aucun droit à l’erreur. Vous devez entrer la totalité de la combinaison et tant pis si vous loupez la troisième  d’un dixième de seconde.  Vous devrez tout recommencer. Mais les ennemis, eux n’attendront pas pour attaquer.  Un titre inutilement difficile, mais les programmeurs semblent en avoir pris conscience étant donné qu’ils corrigeront le tir lors de la sortie de l’épisode suivant sur Xbox .

Voilà, c’est tout pour ce TFGA, et je vous dis à bientôt pour un nouvel article. Et n’oubliez pas de visiter les autres via cette page.

 

 

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[Coup de gueule JV] Square Enix, c’était mieux dans mes souvenirs

Et allez, un coup de gueule. Cette fois, c’est Square Enix qui va prendre. Et pourtant, Dieu sait que j’aime cette firme spécialisée notamment dans le jeu de rôle japonais sur console. Les Final Fantasy, c’est eux, et Chrono Cross,  mon favori d’entre tous, c’est de chez eux aussi. Combien d’heures à déambuler dans ces mondes imaginaires, imaginés de toutes pièces ? Spira, Ivalice, Gaïa, El Nido et j’en passe. Des heures à faire un « menuing » à équiper mes persos et en faire des brutes épaisses ou des Gandalf en puissance en prenant le temps de faire aussi les quêtes annexes avant d’aller latter le boss de fin. J’ai chanté à l’opéra, incarné un lynx humanoïde, joué au Blitzball, je me suis échappé d’une ville en conduisant une énorme moto… Et ça ce n’est rien par rapport à l’ensemble. 

Et là, en ce début d’année,  Square Enix nous sort deux remasters de deux hits Super Nintendo de leur  grande époque, de celle de l’âge d’or du RPG japonais, au moment où ces jeux avaient un « truc » indéfinissable qui nous faisaient devenir fans. Je parle bien entendu de Secret of Mana et Chrono Trigger. Et je me dis aussi qu’en 2018, SQUIX SE FOUT DE LA GUEULE DU MONDE.  Je m’explique. Ces deux titres, réédités coup sur coup, me donnent envie de fuir. Pire, je pense qu’ils peuvent dégoûter les nouveaux venus dans le genre!

Secret of Mana_00000

Je commence par le remake de Secret of Mana. Sorti en 1993, SoM a fait l’effet d’une petite bombe à son époque, notamment en France car le genre était sous-représenté sur le marché officiel. Donc, celui-ci est sorti avec des textes mal traduits, mais tout de même. L’aventure avait ses défauts, notamment l’IA des alliés totalement foirée, et qui parfois bloquaient totalement la partie car ils étaient coincés dans le décor sans savoir comment en sortir. Mais le titre était plutôt réussi techniquement, même si Square fera mieux ensuite, et offrait la possibilité de jouer à 3 simultanément, ce qui permettait de pallier les errances de la console. Mieux, il est même présent sur la Super Nintendo Mini sortie à la rentrée dernière ! Idéal pour le (re)découvrir.

Mais Secret of Mana est aussi sorti sur PS4 et Vita il y a quelques jours dans un remake pour lequel j’avais des doutes, et ils se sont avérés fondés. J’ai pu voir des vidéos sur Twitch de gamers/euses compétent(e)s qui y jouaient… qu’ont-ils fait ?  Les graphismes sont à peine digne d’une PS2.  Les couleurs sont criardes, il y a un problème dans les proportions et perspectives. D’accord, le jeu a une traduction révisée, des scènes en plus, des dialogues doublés… Ça ne justifie pas le massacre de l’immense majorité des musiques, même si on peut remettre les originales, ni de la persistance de certains défauts avec un gameplay même pas révisé pour les consoles plus modernes, pire, c’est encore plus mou qu’avant!  Et vous savez combien ils vendent cette version ripolinée à la truelle ? 40 €. Oui vous avez bien lu, il n’y a pas de virgule. Quarante balles pour un truc qui ne doit pas dépasser 1 Go en taille sur le disque dur de la PS4… Vous avez vu le massacre ?

Chrono Trigger (U) rencontre Marle

Et là,hier, Square Enix refait le même coup avec Chrono Trigger, arrivé sur Steam « pour une période limitée ».  En fait j’étais optimiste au départ, disant que ce RPG allait pouvoir donner accès en officiel à Chrono Cross en Europe…  Mais j’ai vu les images, et ça m’a tout de suite refroidi. En réalité, CT est un portage de la version smartphone fait à la hâte avec des graphismes lissés. Le résultat ? Les persos font détachés  sur les décors et semblent tout délavés, baveux, comme une peinture ratée... Et que dire des décors modifiés, rendus flous par le lissage, quand certains éléments n’ont pas été refaits entièrement… Je n’ai pas écouté les musiques mais j’espère qu’elles ont été conservées telles que je les connais. Pire, le titre, avec ce ratage prend 652 Mo de taille, soit l’équivalent d’un CD-ROM.  Pour comparer, la version Super Nintendo contient 4 Mo de données, et les versions PS et DS, qui contiennent des cinématiques animées, en font 128. Comment ont-ils fait leur compte ?

Ce que j’ai du mal à avaler, c’est de voir des souvenirs de joueurs  massacrés par l’envie marketing de Square Enix, qui veut à tout prix se faire des sous. Je sais que l’être humain a une tendance naturelle à enjoliver les souvenirs, mais comment penser autrement lorsque les jeux sortent avec un gameplay identique ? Je ne veux pas dire, mais le tour par tour, en 2018, je comprends que certains trouvent cela dépassé. Et puis merde quoi. Combien de temps allons nous tolérer ça ? Le massacre graphique de jeux du passé au nom d’une réédition ?  Je suis d’autant plus dégoûté  que non seulement je refais Chrono Cross en ce moment sur ma bonne vieille PS1 modifiée,  mais aussi lorsque je mets les images de Project Octopath Traveler prévu sur Switch, à côté de la tronche des deux titres réédités. Regardez les screens, et vous verrez que les programmeurs de Square Enix peuvent faire quelque chose de « néo rétro » qui a un cachet visuel certain.

Je ne pense pas au fond de moi que Square Enix ne soit devenu un éditeur incompétent au fil des années. En revanche, ceux qui ont fait les portages, sans doute. Mais comment ont-ils pu valider en haut-lieu des décisions aussi foireuses ?  Pour le moment, j’en viens à penser que Square Enix, c’était mieux dans mes souvenirs. Pourvu qu’ils me fassent mentir rapidement. 

Revue de presse février 2018

Bonjour et bienvenue dans un nouvel article sur une petite revue de presse. Et cette fois, il n’y aura pas que du jeu vidéo, car il y aura un peu de cinéma aussi. Nous allons parler des nouveau numéros de Rétro Gamer Collection, Video Gamer Retro, et L’écran Fantastique.

Mais avant de passer au délicieux morceau, il faut faire de la place et on va aborder la grosse diarrhée de la presse du secteur jeux vidéo je veux parler, bien sur de Jeux Vidéo Revue.

1-Lafont Presse en état de récidive

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Vous ne rêvez pas, il y a bien un second numéro de Jeux Vidéo Revue. Et… c’est PIRE que le premier. Déjà, rien que la couverture, avec des termes comme «  Le Choc », ou encore « Ils vont vous éblouir », on se croirait dans Voici ou France Dimanche. Et ce n’est pas un compliment ! Ensuite, l’édito est… Ben c’en est pas un en fait. A part le « bonne lecture », le reste c’est toujours pareil : Lafont Presse voit les jeux vidéo sous un angle statistique et rien d’autre. Le contenu du magazine ? OSEF. Après tout, quand on ne signe pas les articles, qu’on repompe sans vergogne les autres, c’est vrai on ferait mieux de se la jouer discret. Voire de ne pas sortir non plus de magazine !!!

Parce que la suite, c’est pire. Aucun style dans les articles, aucune personnalité. De plus, il y a des fautes, non seulement dans les textes, mais aussi dans les faits racontés. Le plus dingue, et le torchon m’est tombé des mains, c’est que ça fait presque un an que la Switch est parmi nous, et… que certains ne sont toujours pas capables d’écrire son nom correctement ! J’en veux pour preuve la page consacrée au futur Pokemon RPG, où il est écrit au moins deux fois Nintendo SWIFT. Allô, y’a t-il un correcteur relecteur dans le coin ? Laisser passer une erreur comme ça est absolument inadmissible pour des gens qui se prétendent professionnels des jeux vidéo ! Même chez Jeux Vidéo Pratique, ils ne font pas cette erreur, et pourtant j’ai bien des choses à leur reprocher. Même un skyblog de bas étage n’oserait pas faire ça. Ou encore, tout à fait au hasard, je ne vous dis pas les confusions dans l’article consacré aux consoles « Mini » de Nintendo. Lisez-le, c’est un sommet dans l’horreur.

Alors, conseil à Lafont Presse : Arrêtez de faire une publication sur les jeux vidéo, vous êtes indignes de faire partie de ce secteur. Pas avec autant d’erreurs. Vous n’y comprenez rien. Avis aux lecteurs : feuilletez-le si vous voulez chez votre marchand de journaux, mais ne dépensez pas les 5,90 € réclamés pour cette MERDE, disons franchement ce que c’est. Et c’est parce que je ne l’ai pas acheté qu’il n’est pas sur la photo, et que je n’ai pas envie d’en faire une review détaillée. Je veux juste vous dire de ne pas alimenter ces vampires de Lafont Presse, dont je me demande toujours comment font leur magazines pour durer. Ironie de l’histoire, on trouve dans le torchon une pub pour… Stop Arnaques. Oui, vous avez bien lu… Et Jeux Vidéo Revue, c’est quoi, du poulet ?

Bon, maintenant que nous avons évacué ce gros caca, passons à des choses nettement plus réjouissantes.

2-Le rétrogaming se porte bien, merci pour lui

Le rétrogaming est également à l’honneur avec deux magazines nettement recommandables notamment par rapport à ce que je viens de vous décrire au dessus. Dans le nouveau numéro de Vidéo Gamer Rétro, Dragon Ball est à l’honneur. Un dossier rédigé par Damien Duvot, le même qui fait L’Antre du Mea sur Youtube, et que je vous conseille de regarder, aussi bien concernant les jeux vidéo que pour ses chroniques cinéma. Pour en revenir au sujet, le tout est intéressant, même si la saga Dragon Ball ne m’a jamais attiré, aussi bien en animé qu’en jeux vidéo. J’ai toutefois un lointain souvenir d’avoir brièvement joué à l’épisode sur Megadrive chez des amis. D’ailleurs, la console 16-bits de Sega n’en accueillera qu’un seul, tandis que la Super Nintendo en aura toute une pelletée. Cependant, la lecture du dossier est intéressante.

On notera aussi un éloge de Silent Hill 2, considéré pour beaucoup comme le meilleur épisode de la saga et un des meilleurs jeux de la PS2. Mais perso, ce qui m’a fait acheter la console à l’époque pour Noël 2001, ce fut Devil May Cry, mais c’est une autre autre histoire.

Pour les 30 ans de Final Fantasy, le magazine revient d’ailleurs sur la gestation difficile du premier jeu, et sur lequel Squaresoft misait très gros. On connaît la suite, et la saga en est à son quinzième épisode « canonique » si on exclut les spin-off et suites directes de certains.

On retrouve aussi une petite rétrospective sur les premiers épisodes de Megaman.

On notera aussi un rappel du flop qu’a été la Jaguar d’Atari, une prétendue 64-bits conçue par un constructeur dépassé par les événements et qui se fera ridiculiser par Sega et Sony, qui sortiront la Saturn et la PlayStation qui ne seront «  que » 32 bits, mais au moins elles n’auront pas menti sur leur puissance. En effet, la Jaguar ne fut qu’un chaton qui couine. Les jeux étaient de qualité trop aléatoire, souvent faits par des éditeurs douteux. Et Atari n’avait plus les moyens d’opérer un contrôle sur la qualité des productions que sortaient parfois des éditeurs dont personne n’a jamais plus entendu parler ensuite. Mais la firme n’avait également plus les moyens de soutenir la console financièrement… En réalité, les seules choses en 64 bits dans cette console morte-née ou quasiment, ce n’était que les accélérateurs graphiques. Peu de jeux sont sortis du lot. Le fauve aux griffes coupées dès la naissance sera euthanasié en 1996, avec le rachat d’Atari par une autre firme.

Puisqu’on parle consoles, il y a aussi un article consacré à la Colecovision. Bref, ça se lit bien et vite.

Le magazine trimestriel Retro Gamer Collection, lui, annonce du lourd, du très lourd au sens propre comme au figuré. Les fans de Final Fantasy vont être aux anges : en effet, il y a un long dossier sur la saga en fin de magazine, mais aussi une interview de Nobuo Uematsu, compositeur des épisodes I à X inclus.Et ce n’est pas fini, parce qu’un making-of est consacré à Final Fantasy XII. Il faut dire aussi que la saga vient de fêter son trentième anniversaire… Dans la même rubrique, on trouve aussi un très bon dossier sur Mario Kart. Je retiendrai aussi le focus sur Batman et Robin sur Megadrive, un jeu sorti en fin de vie de la console et qui sera l’unique titre de Clockwork Tortoise. Un run and gun difficile, très difficile même, pour avoir testé, il ne faillit pas à sa réputation, jouable à deux, mais qui prouve surtout que la 16 bits de SEGA en avait bel et bien dans le ventre, affichant des effets dont on croyait la console bien incapable. Comme quoi, bien maîtrisée, elle n’avait rien à envier à sa concurrente directe, ou presque. Les amateurs de la console noire se souviennent sûrement de la série Road Rash, des jeux de courses de moto furieuses sur les routes américaines, dans lesquelles il était possible de frapper ses adversaires, prendre des armes à la volée ( chaîne, matraque) mais gares aux chutes, mais surtout à la police… Le jeu avait d’ailleurs de petites animations rigolotes. Ça tombe bien, le magazine revient sur la série.

On notera aussi un divulgâchage de la fin de Night Trap, un jeu en FMV totalement culte par le surjeu des acteurs et le doublage VF foireux pour nous, où la seule interaction consistait à …surveiller des pièces d’une maison par télésurveillance et empêcher de mystérieux vampires cagoulés de porter atteinte à des jeunes femmes qui veulent passer une soirée tranquille. Pour cela vous devrez activer des pièges. Bref, un nanar sur toute la ligne. Heureusement, depuis, on sait utiliser les supports optiques pour autre chose que des vidéos et des jeux pseudo-interactifs.C’est vrai, où était l’amusement, dans ce truc ? Bon OK on se marrait bien. Mais on a également rien perdu à ne pas y avoir joué…Enfin, si on peut dire…

Bref, je ne vous en dis pas plus, il y a vraiment de quoi lire dans ce numéro, je vous laisse découvrir le reste. Ce qui est bien, c’est que chacun y trouve son compte dans cette épaisse revue.

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3-Le cinéma fantastique aussi

Pour finir, j’ai acheté ce mois-ci L’écran Fantastique, attiré par la couverture consacrée au dernier film de Guillermo Del Toro, qui a pour titre La Forme de l’eau. Je sais qu’il passe dans le multiplexe d’Orléans, un jour les distributeurs comprendront que celui de Saran c’est bien aussi et pas que pour l’IMAX ou Spirou et Fantasio… Je sais toutefois que j’irai le voir (Pas Spirou, je tiens à ce que mon enfance reste intacte). Bref, je n’ai pas été déçu, car il y a toute une rétrospective sur le réalisateur, mais aussi sur ses films, de quoi donner envie de (re)découvrir son cinéma très particulier. On y trouve aussi une interview du cinéaste Mexicain, mais cerise sur le gâteau, également une de Ron Perlman, dont l’acteur est récurrent de ses films. Les deux sont amis dans la vie, il y a de quoi.

Parmi les gros morceaux, on trouve un article consacré au prochain Jurassic World, mais aussi une interview de Ryan Coogler, réalisateur du dernier Marvel en date actuellement sur les écrans, Black Panther. Le réalisateur m’est connu pour avoir réalisé Creed : l’héritage de Rocky Balboa, et c’est un très bon film, dont j’avais fait la critique avec C2J.

Voilà, c’est tout pour cette revue de presse. A bientôt pour un nouvel article.