Archives Mensuelles: avril 2017

Weekly Retro #22 : Prince du soleil

Bonjour et bienvenue dans ce vingt-deuxième  Weekly Retro, qui avait sauté la semaine dernière pour cause d’activité chargée. Ceci dit, après une cure intensive de jeux « actuels » et excellents, j’avais besoin de retrouver un peu de rétrogaming pour pouvoir souffler un peu.  Au sommaire, donc deux jeux références et un magazine meilleur que celui dont j’ai parlé il y a peu.

1-Soleil glacé

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J’ai poursuivi ma partie du premier Golden Sun.  Cette fois, j’ai fait la phase du Phare de Mercure, dans la partie de nord, qui est bien sur enneigée, de la carte. C’est également ici que nous rencontrons Sophia, affiliée à l’élément eau, elle est de fait une excellente soigneuse. Lorsque Vlad Garet  et Ivan arrivent, les habitants  du village d’Imil sont tous malades à cause du froid polaire et l’eau de la fontaine au pied du phare n’est plus.  Ledit phare est une succession de salles à énigmes, pas bien  dures pour  la plupart, et comporte un Djinn caché. Golden Sun rend techniquement honneur à la GBA, avec de beaux graphismes fouillés, de jolies musiques signées Motoi Sakuraba, bien que restant  très old school dans sa conception, avec des combats aléatoires. L’originalité de celui-ci vient du système de Djinns, qui sont affiliés aux quatre éléments  représentés par des planètes : Mars(feu) Mercure (eau) Vénus (terre) et Jupiter (air). Vous pouvez les lier à chacun des personnages, ce qui leur conférera plus de magies à utiliser. Ils peuvent même être invoqués, soit pour attaquer les ennemis ou donner des statuts bénéfiques au groupe. Il faut faire attention, car  cela modifie les statistiques de l’utilisateur. Une fois invoqués, selon le nombre lié à l’élément, il sera possible de lâcher de puissantes invocations. Le système est intuitif et rapide, représenté par des icônes reconnaissables. Le seul bémol est que si un ennemi visé par un personnage meurt avant son tour, ce dernier se mettra en défense au lieu d’en choisir un autre. 

2-Prince Ali, oui c’est bien lui…

Aladdin (Europe)001

Lorsqu’ Aladdin est apparu sur les écrans, non seulement, j’avais adoré le film, mais en plus j’ai eu droit au jeu sur Megadrive, que j’ai également adoré. Alors je me refais une petite session de temps en temps histoire de ne pas perdre la main… Le jeu est composé de 10 niveaux reprenant les principales scènes du métrage. Le soft fait partie sans conteste des plus beaux jeux que la Megadrive puisse offrir. inutile de nier, c’est magnifique, les programmeurs de Virgin ayant bénéficié de l’aide de ceux de chez Disney, et ce fut également le cas pour l’animation, réellement impressionnante.  C’est fluide et rapide et on se croirait vraiment devant un véritable dessin animé. Certains reprocheront la piètre qualité des musiques… Je rappellerait qu’effectivement, la MD n’a pas le même processeur sonore que sa concurrente directe, mais qu’on a entendu bien pire. Ensuite, le fait de jouer avec un sabre est un parti pris des programmeurs.

Cela nous amène à parler de la version Super Nintendo, développée par Capcom.  Cette fois, le jeu se rapproche plus d’un platformer traditionnel, c’est-à-dire que sauter sur la tête des ennemis permet des les éliminer. De fait, c’est plus fluide. Cette version est également très jolie mais prend vraiment trop de libertés par rapport au film lui-même. Ce qui ne l’empêche pas d’être également excellente, mais je préfère la version Sega. Lâchez ces cailloux, merci.

3-Un peu de lecture, et de la bonne, cette fois

 

Je vous ai parlé récemment de l’infâme Jeux Vidéo Pratique. Pour ceux qui n’auraient pas suivi, c’est par ici et je me demande encore comment il a pu voir le jour, je persiste et je matraque. Mais oublions  ce truc vite fait, et parlons d’autre chose.

Enfin,pas tout à fait, parce qu’apparemment, pour eux le rétrogaming c’est LOL. Dur de voir dans la rubrique  » le saviez-vous » (inutile par excellence) une fausse news sur l’Odyssée d’Abe. L’entrefilet marquait qu’en délivrant 99 Mudokons on avait accès à une pub cachée. Vraiment ? Pourquoi mes recherches n’ont rien donné alors ? Non seulement, c’est faux, mais quand je vois qu’ils ont traité Abe et ses compagnons de « têtes de poissons verts (SIC) »… Au secours! Heureusement, cela n’aurait pas lieu dans le magazine dont je vais vous parler maintenant.

RGC9-Couverture

Les amateurs de rétrogaming sont nombreux, mais les magazines consacrés à cette branche du jeu vidéo le sont beaucoup moins, notamment en presse classique dans les kiosques. Cela n’a pas empêché certains d’entre eux d’avoir une rubrique qui leur était consacrée, par exemple, à la fin  de JV Le Mag, ou de IG, qui reste une source inépuisable. Mais la revue s’est arrêtée en 2013, car elle accusait trop de pertes. 

Et en 2015 apparaît donc Retro Gamer Collection, un magazine entièrement consacré  au rétrogaming. Je devrais plutôt dire « réapparaît » parce qu’une tentative avait été faite en 2012. Malheureusement, le fait qu’elle soit un calque de l’édition anglaise s’était vue.  Elle n’a pas duré longtemps sous sa première forme. Mais elle est revenue sous l’impulsion de Jean-Martial Lefranc, ancien de chez Cryo Interactive. C’est un trimestriel avec un format plus grand que l’ensemble de la presse, et vendu 12, 90 €. Cependant, on en a pour son argent. J’ai acheté le numéro 9, et il bénéficie d’une bonne maquette, et de dossiers sur bon nombre de jeux. Par exemple, dans ce numéro,   il y a entre autres un article sur Streets of Rage 2,  La Légende de Thor, Les 25 ans de Sonic et un autre sur Aladdin (tiens, on en parlait juste au dessus), et avec souvent la participation développeurs de l’époque.  C’est bien écrit, en plus. On appréciera aussi la rubrique des classiques de demain, permettant de parler de quelques titres actuels qui peuvent potentiellement devenir des références…

Mais une chose me chiffonne quand même malgré une certaine qualité : impossible de savoir qui a collaboré au magazine, les articles n’étant hélas pas signés et l’ours ne montre que le gérant de la maison d’édition, c’est à dire M. Lefranc. On ne sait pas non plus s’il s’agit toujours d’une traduction de l’édition anglaise ou si le rédactionnel est fait par une équipe française. Mine de rien, difficile de trouver mieux dans cette branche dans la presse papier pour le moment.

Voilà, c’est tout pour ce Weekly Retro, et je vous dis à bientôt pour un nouvel article. 

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TFGA Spécial : Renaissance

Alors que nous avons cru que le concept des TFGA serait enterré à jamais, voilà que Alex surprend tout le monde en annonçant leur éventuel retour, du moins au moins pour un numéro spécial, intitulé « Renaissance ». Renaissance ? Oui, du concept. Mais le thème vise essentiellement les remakes de jeux, ou les titres qui ont connu une seconde jeunesse. Il est vrai qu’en cette période de « remasters » et remakes à tout va le thème est d’actualité. Alors voici les 5 jeux reliftés, ou réédités, que j’ai sélectionnés. Pour certains, j’y ai joué, et d’autres devraient vite arriver et j’ai hâte de les voir de nouveau.

5-Day of the Tentacle Remastered : le summum des jeux Lucas Arts

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Le temps de mes années collège et du club informatique transparaît dans cette cinquième place. Day of the Tentacle m’a marqué, par ses personnages, son humour, et ses énigmes bien tordues. Si vous ne connaissez pas le jeu d’origine, je ne saurai que vous conseiller de faire le remake, qui reste absolument fidèle à l’esprit de l’original même dans ses graphismes. Je connaissais tellement bien le jeu que j’ai réussi à le platiner sur PS4, et pourtant, je ne cours pas forcément après, parce que faire 500 pompes en 30 secondes sur 1 doigt dans un jeu pour le décrocher, ça me gave sévère. Alors il est vrai que j’ai bouclé l’aventure en 5 heures, mais si vous ne connaissez pas, comptez au moins le double. Et pour les fans, la version remasterisée de Full Throttle vient de sortir. Mais je me demande, pour les deux, si cela vaut vraiment 15 €  notamment pour les connaisseurs des originaux, ou s’ils ne méritent pas une petite baisse de prix, quand même…

4-Tomb Raider : Anniversary : Un remake pour presque un autre jeu

Tomb_Raider_-_Anniversary

Rejouer au premier Tomb Raider dans sa version d ‘origine de 1996 relève aujourd’hui du supplice.Décors en 3D pixélisés et polygones anguleux-allant jusqu’à la poitrine triangulaire de Lara, sauvegardes limitées par l’utilisation de diamants, et surtout, une jouabilité archi-raide. Le titre est témoin d’une époque, et si on savait s’en contenter, il accuse son âge. Depuis, la série a connu des reboots, avec une histoire de Miss Croft réécrite au fil des développeurs et éditeurs. En 2007 sortit Tomb Raider Anniversary, sur  toutes les consoles de l’époque. Le jeu reprend la base de l’original, mais en améliore le level design, je peux vous dire que certains niveaux sont nettement moins chiants à passer, il est devenu également beaucoup plus beau, instaure des checkpoints et des sauvegardes plus fréquentes, mais surtout,  il bénéficie d’une jouabilité beaucoup plus souple. Lara a de nouveaux mouvements, et peut même ralentir le temps pour éliminer les ennemis. Mieux, elle est équipée d’un grappin, ce qui permet de faire de nouvelles énigmes. Bref, un remake de qualité, comme on aimerait en voir plus souvent.

3-Final Fantasy XII : sa beauté viendra bientôt sur écran HD

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Je fais partie de ceux qui ont adoré Final Fantasy XII malgré ses défauts. Oui, il est différent. Oui, il a été fait par une grosse partie de la team à l’origine de Vagrant Story. Final Fantasy XII peut se vanter d’avoir un monde ouvert crédible, et plus vivant que celui de FF XV, qui s’est lamentablement planté sur ce point. Ce douzième épisode est également très beau… sur TV cathodique. Lorsqu’il est sorti, la HD commençait tout juste à arriver, et le consommateur devait choisir entre un HD ready et un Full HD en matière de téléviseurs. Mais justement, sur écran HD, le jeu ne passe plus du tout. Les textures bavent, les couleurs sont plus ternes et le tout pixelise pas mal. C’est pour cela que j’ai hâte d’être au 11 juillet prochain, pour voir comment le lifting graphique fera des miracles sur écrans HD, avec, en plus les ajouts de la version Zodiac Job System japonaise… Square avait bien réussi le lifting de Final Fantasy X, donc je me dis qu’il n’y a aucune raison qu’ils se foirent là dessus.

2-Star Ocean : Till the End of Time: Un lifting pour effacer les ravages du 50Hz ?

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Le troisième Star Ocean a subi moins de dégâts que le jeu précédent, et fait l’objet d’un remake qui est déjà sorti au Japon. Sa sortie européenne, uniquement sur le PSStore ne devrait plus tarder, du moins je l’espère. J’aimerais voir les améliorations, ne serait-ce que visuelles. Parce que, inutile de le nier, le titre avait déjà subi des dégâts en passant en Europe, et bien que le 50 Hz n’ait pas fait autant de ravages que pour Final Fantasy X à l’époque ( les personnages qui couraient au ralenti!), l’optimisation s’est faite au prix de deux grosses bandes noires en haut et en bas de l’écran. Alors oui, ce dernier très bon épisode de la saga (comment ça, je suis méchant ? Mais non, c’est une vérité…) méritait bien quelques retouches. Attention toutefois, si vous voulez vous lancer dans le jeu : la difficulté est assez élevée, et vous mourrez si vos MP arrivent à zéro. Et les ennemis ne se priveront parfois pas de vous en enlever. Je crois que j’en ferai enfin une critique sur le blog, d’ailleurs…

1-Persona 4 Golden : un remake en or pour la Vita

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Et c’est un jeu Persona qui occupe la première place ! P4G est une version améliorée de P4. Pas forcément sur le plan graphique, si ce n’est des effets de lumières et des graphismes lissés et adaptés à l’écran de la Vita, mais le jeu propose des arcanes de tarot et des Social Links supplémentaires, un nouveau personnage, ainsi qu’une histoire enrichie.  Vous pouvez aussi demander de l’aide aux joueurs connectés si vous êtes coincés dans les donjons ou si un boss vous cause des difficultés. Impossible d’oublier ce grand jeu de la Vita, qui est maintenant à 5 ou 6 €, si vous ne l’avez jamais fait, c’est le moment ou jamais. D’ailleurs, je vais en profiter pour dire quelques mots sur Persona 5. Je ne le testerai pas sur le blog, parce que je suis rédacteur pour JVL et je l’ai fait là-bas. Mais je peux toutefois dire que le jeu est une claque, définitivement. Qu’il est sans doute un des meilleurs RPG japonais jamais faits, et que vous devrez vous attendre à des surprises dans tous les domaines. De plus, si vous n’avez pas de PS4, il est également sorti sur PS3. Oui bon, l’anglais, tout ça… Arrêtez de m’énerver, merci, parce que quand je vois les prétendus joueurs lui mettre entre 0 et 5/20 dans les tests des lecteurs d’un certain site très connu, juste à cause de la langue, ça me met dans une rage que vous ne pouvez pas imaginer. S’ils savaient ce que coûte une traduction… Non, ne me parlez pas de l’excuse Google Trad, vous voulez vraiment me fâcher ou bien ?

Mais Jul, tu n’as pas parlé de Final fantasy VII remake, et pourtant, dieu sait combien tu adores aussi ce jeu… C’est vrai. Mais je n’en ai pas parlé parce que j’ai peur. Enfin, peur… disons que j’éprouve vis à vis de ce remake, qui apparemment n’est pas près de sortir, un sentiment de curiosité de d’attente. Le fait qu’il soit découpé en épisodes me refroidit grandement. Et j’espère que les scénaristes, s’ils promettent d’explorer d’autres facettes et d’autres lieux, n’ont pas enlevé l’événement majeur de la fin de la première partie du jeu original. Que tout le monde connait, depuis 20 ans, mais bon…

Voilà, c’est tout pour cette fois, je vous dis à bientôt pour un nouveau TFGA.

Pour terminer, quelque chose qui n’a rien à voir avec cet article, je veux juste faire une mise au point par rapport à un commentaire qui m’a particulièrement déplu concernant Jeux Vidéo Pratique. On a le droit de ne pas être d’accord, bien que je soupçonne cette commentatrice d’être quelqu’un de l’équipe rédactionnelle. Mais pas d’affirmer que nous sommes payés pour dire du mal, ou du bien de quoi que ce soit. Ce blog est fait à titre bénévole, et ce sont nos sous qui sont investis lorsque nous parlons de quelque chose. Donc, si nos mains ne sont pas remplies d’argent, au moins, elles sont propres.

Weekly Retro #21 : Il fait chaud…

Bonjour et bienvenue dans ce vingt-et-unième  Weekly Retro. Nous allons parler cette fois ci des zones « chaudes », tellement que c’est un peu rude pour aller y piquer une tête…

1-Le hérisson grillé, c’est bon ?

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Dans les années 90, rares étaient les jeux à ne pas contenir de zone ayant pour thème le feu ou la lave. Pour moi, ça s’est manifesté dès les premières minutes de jeu sur ma Megadrive, avec le premier Sonic the Hedgehog.  En effet, après Green Hill et ses paysages de côte maritime, avec palmiers et son décor à damier très reconnaissable, on passe à Marble Zone et son ambiance d’un tout autre genre : plus sombre, elle est composée de vieilles ruines à dominante de marbre violet mais qui sont posées sur de la lave en fusion. La zone exige d’être extrêmement prudent, mais n’est cependant pas avare en passages cachés qui peuvent donner des vies supplémentaires en vous épargnant aussi une bonne partie du parcours. Parce que si la lave ne vous tuait pas instantanément, elle représentait un obstacle de taille. Parfois, il y avait même des chutes de lave dans un bassin en contrebas. On se retrouve ainsi  a sauter sur des plates-formes qui parfois tombent à mesure de votre parcours, ou à naviguer sur un pavé avant qu’un geyser nous propulse vers le haut. Et il fallait également faire attention aux boules de feu qui jaillissaient, ou aux îlots qui brûlaient dès que vous vous posiez dessus. Le boss était assez simple à battre, il suffisait de sauter d’un bord à l’autre, tout en touchant Eggman. 

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Sonic 2 aura aussi une zone basée sur la lave, Hill Top, avec des passages souterrains  en proie aux tremblements de terre et aux montées de lave. La zone, bien qu’elle ne soit pas marquante à cause d’un level-design trop peu imaginatif, bénéficie toutefois d’un des plus beaux backgrounds à l’extérieur, avec ses conifères, et ses sommets dépassant des nuages qui défilent en animation d’arrière-plan. Le boss est assez facile à vaincre, avec un peu de chance, vous pourrez même rebondir dessus 8 fois de suite avant qu’il ne réagisse.  Il faut faire attention, le jeu a parfois tendance à bugger dans certaines zones du niveau, notamment lors des séismes. 

Sonic and Knuckles (W) [!]003

Et si Sonic 3  nous laissait tranquilles avec ce thème, c’était sans compter sa deuxième partie, Sonic &Knuckles, qui en propose une encore plus grande, encore plus compliquée et labyrinthique. Il s’agit bien entendu de Lava Reef, où le joueur comprend que la difficulté commence à augmenter sérieusement. La zone est divisée en deux actes totalement différents : Dans le premier, le niveau se passe au milieux de rochers explosifs, chutes de lave et d’ennemis vicieux sortant du décor.  Sans compter ceux qui émettent un nuage toxique vous enlevant un anneau par seconde…C’est grand, et le thème qui accompagne le niveau est sans doute un des meilleurs du jeu.  Le boss du premier acte est une sorte de main mécanique, qui peut faire très mal si elle vous écrase. il faudra aussi se méfier des canons qu’elle enverra avant d’apparaitre…

Le deuxième acte se passe dans un réseau de lave pétrifiée, et sa longueur dépendra avec quel personnage vous jouez. Avec Knuckles, le niveau est très court, et sert juste transition vers Hidden Palace. Avec Sonic ou Tails, c’est autre chose. Le décor est à dominante bleue, vous devrez vous propulser à l’aide de gros cylindres tournants, vous frayer un chemin à travers des lance-flammes placés un peu partout. Heureusement quelques boucliers de feu permettent de faciliter l’avancée. Le tout se termine avec Knuckles qui  vous jette un rocher. Vous tombez ainsi dans la cachette où Eggman réparait son Oeuf de la Mort, pire, le savant fou le remet en marche. Vous devrez donc échapper à l’effondrement du niveau et sauter de plateforme en plateforme jusqu’à descendre jusqu’au boss. Eggman apparaîtra dans un lance-mines qui  est intouchable à cause des pointes sur le dessus. Il faut donc attendre que le sol penche du côté du boss et que les mines qu’il a placées sur les plates-formes viennent le frapper. Il en faut 12, et c’est très long, d’autant que vous devez aussi éviter de tomber dans la lave notamment si vous n’avez pas le bouclier de feu. Lava Reef est une vaste zone, peut-être trop, et comme dans Sandopolis 2, il ne sera pas rare de perdre des vies à cause du temps.

Anecdote amusante : je n’ai appris il y a quelques jours seulement qu’il existait un moyen de choisir son niveau dans ce jeu sans Action Replay. Pourtant, j’y joue depuis longtemps. Vous connaissez sans doute l’astuce mais je vous la donne quand même : Commencez une partie. Lorsque vous voyez la première machine à traction pour monter, suspendez vous à une des poignées et faites la manipulation suivante : gauche,gauche, gauche, droite, droite, droite, haut, haut, haut. Vous devrez entendre un « cling ». Mettez le jeu en pause, appuyez sur A pour revenir à l’écran-titre. Ensuite, choisissez le personnage désiré et appuyez sur A+Start. L’écran de sélection comprend aussi les niveaux de Sonic 3, mais vous ne pourrez vous y rendre si la cartouche n’est pas connectée au lock-on de S&K. Ce qui prouve bien que le véritable jeu a été coupé pour des raisons de délai. D’ailleurs, c’est la même chose pour Sonic 3 ou Sonic 3 and Knuckles, il faut faire la même manip suspendu à une plateforme dans Angel Island. Comme quoi on en apprend tous les jours…

2-Les zones de feu dans les RPG

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Le thème du feu n’est pas toujours présent dans les RPG. Mais il arrive que dans certains d’entre eux, un lieu avec de la lave se présente.  Par exemple, le Mont Pyre de Chrono Cross. Ce volcan empêche l’accès à Fort Dragonia, un des meilleurs passages du jeu. La lave est un obstacle et y mettre les pieds fera baisser le nombre de HP de l’équipe. En réalité, pour passer le lieu, il vous faudra un objet remis par le dragon aquatique, qui gèlera les étendues de lave… en contrepartie, vous ne pourrez plus avoir les coffres qui étaient présents, donc ce sera à vous de choisir…

Un autre lieu très réussi est le Temple de Prynn dans Skies of Arcadia. Cette pyramide, situé dans un désert est le  deuxième donjon du jeu où se trouve un cristal. Pour passer la lave, il faut résoudre une série d’énigmes assez simples. Elle est surtout présente dans le fond du niveau. Le boss du lieu, Rockwyrm, est un dragon de cendres qui peut faire de gros dégâts avec son attaque de cendres, pouvant pétrifier les membres de votre équipe. Heureusement, les sorts de glaces sont évidemment assez efficaces contre lui. 

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Parmi les autres zones notables, on notera aussi la Vallée du Feu dans Seiken Densetsu 3, dans laquelle nous  gagnons Athanor, l’esprit du feu. Il faudra y retourner plus tard pour affronter un des huit gardiens majeurs du titre… Il faut toutefois faire attention, parce que les jours affectent la puissance et le comportement des ennemis. Si vous y allez le jour d’Athanor, vous risquez d’avoir beaucoup de mal à progresser.  De toute façon, Seiken Densetsu 3 est un jeu à faire absolument, comme les deux autres sus-cités. Il y a d’ailleurs une critique sur le blog.

Final Fantasy III_00100

Final Fantasy VI a aussi une zone remplie de lave. C’est la caverne qui mène à la porte vers le monde des Espers. En effet, cette dernière se trouve dans la première partie du jeu, et vous devrez progresser sur des pontons  qui apparaissent de façon intempestive. Un faux pas et vous deviez reprendre tout le parcours, et une perte de HP pour le groupe en  prime. Sans compter que les ennemis sont des morts-vivants, j’espère que vous avez  fait le plein d’objets tels des queues de phénix… 

Quoi qu’il en soit, là aussi la lave est un obstacle qui doit être franchi d’une façon ou d’une autre.

3-Trésor bouillu, trésor foutu

Wario Land - Super Mario Land 3_01

 Je vais vous parler d’un monde qui m’a marqué dans l’univers Mario. Enfin, Mario, c’est plutôt avec son jumeau maléfique Wario. En effet, les deux premiers Mario Land n’avaient pas de mondes thématisés sur cet élément. Mais Wario Land en a un, lui. C’est la quatrième zone, troisième si le joueur choisit ou ne trouve pas l’accès au monde de glace, Sherbet Land.  Le Stove Canyon comporte six niveaux, dont un secret, qui consiste à passer au dessus d’une gigantesque rivière de lave. Le moindre contact est mortel. Vous devrez grimper à des échelles, passer sur des ponts en ruines et éviter des canards jouant aux boomerang.  Il est évident qu’en Jet-Wario, cela facilite le franchissement de certains passages. Pire, le premier niveau donne déjà le ton avec une course non pas contre la montre, bien que le temps soit limité, mais contre la lave qui sera à vos trousses. Le truc, c’est qu’il y a un trésor planqué et il faut arriver à prendre la clé avant que le liquide bouillant ne vous carbonise…  La zone en elle même est très réussie, ne serait-ce que pour son premier niveau. Le boss est une tête  géante du nom de Funfun,  qui léchera le sol et vous enverra des boulets enflammés de ses narines. Le truc, c’est qu’il faut attendre que les boulets aient rebondi une fois avant de lui retourner sans quoi vous mourrez instantanément. Assez simple à battre lorsqu’on a compris le truc.

4-On se prend un dernier ver ?

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Impossible aussi d’oublier le niveau du volcan dans EarthWorm Jim. Le jeu est tellement tordu  que les programmeurs s’en sont donné également à cœur joie. C’est le deuxième niveau du jeu, nommé What the Heck, et c’est le domaine de Evil le le chat. Dans un décor orange, Jim  aura fort à faire entre fleurs carnivores qui rugissent comme des lions, des  représentants et leur mallettes, il devra également courir sur des diamants. Preuve de la loufoquerie  du lieu : le boss de mi-parcours est un bonhomme de neige. Si, si, ils ont osé… Les programmeurs ne devaient pas carburer qu’au jus d’orange. Le boss est Evil le chat et le combat se fait en deux phases. Dans la  première, vous êtes sans votre combinaison et devrez esquiver les tirs de votre adversaire. Sautez par dessus et au bout d’un moment, la plateforme sur laquelle il se trouve finira par s’effondrer. Ensuite, vous devrez lui tirer dessus dès que vous voyez ses yeux apparaître. Et comme c’est un chat, il a 9 vies, donc vous devrez viser autant de fois au but. Cela ne l’empêchera pas de revenir dans le  deuxième jeu… Une autre chose qui contribue à la loufoquerie du lieu est la bande-son. En effet, elle commence sur l’air de Une Nuit sur le Mont Chauve, puis s’interrompt pour une musique d’ascenseur. Le tout accompagné de cris  qui font qu’on se croit vraiment en enfer… 

Voilà, ce ne sont que quelques exemples de mondes de feu, que j’ai eu l’occasion de traverser. Il faut dire que cet élément est devenu un passage obligé dans certains genres. J’ai oublié de le mentionner mais certains Zelda possèdent également des donjons ayant le thème du feu. Je vous dis à bientôt pour un autre Weekly Retro.

 

 

 

Le cas Jeux Vidéo Pratique

 

J’aime bien lorsqu’un nouveau magazine papier se lance, notamment en matière de jeux vidéo, même si tous ne seront pas forcément mémorables. Il y a des fois, je veux bien être gentil, me dire que même si ce n’est pas de la grande lecture, certains peuvent contenter un lectorat peu exigeant.

Mais pour Jeux Vidéo Pratique, je ne peux pas laisser passer. J’annonce déjà la couleur ça va ch*** des bulles, dans les paragraphes suivants, mais bordel, faire ça en 2017 c’est juste pas possible.

Il est vrai que le premier offrait déjà un grand moment, d’après ce que j’ai cru voir sur les réseaux sociaux et chez Acksell. On se disait qu’après ça, il ne devrait pas y avoir de numéro 2… Eh bien si ! Ils ont osé ! Il y a un deuxième numéro ! Bon cette fois je vais vérifier si c’est vraiment mauvais. Et… ça l’est.

Mais on va commencer par le début.

1-Un maquettiste ? Où ça ?

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Déjà, la couverture est immonde. Il y a un fond jaune qui prend la moitié de la première. On notera le point d’exclamation du titre… Non, ça c’est à ne ne pas faire.

Le titre joue sur de faux chiffres et est ouvertement mensogère. Pour preuve, Kingdom Hearts : La saga enfin racontée... pourquoi « enfin » ? Je leur ressors mes Rôle Playing Game, mes Gameplay RPG, Background, ou IG ? Juste comme ça… Vous débarquez avec au moins trois ans de retard les gars ! Et c’est quoi l’immonde truc qui ouvre grand sa gueule en haut ? Un chewing-gum la fraise avec des yeux ? Putain, il y a mieux comme mascotte…On notera aussi l’utilisation de Comic Sans MS, grave erreur.

Mais je dois bien le dire, ça annonce la couleur, parce que un maquettiste, en réalité, c’est à se demander s’il y en a un. Les pages sont anarchiques, entre images disproportionnées, superposées coupant parfois un texte en deux, ou rendant sa disposition complètement bancale. Ils ne doivent pas savoir ce qu’est une homothétie correcte…Pourtant, en cours de maquette, j’ai appris que les images ne devaient pas être déformées mais adaptées le plus possible par rapport à la taille du texte. Ici, rien n’est respecté. Pire, certaines images sont si proches les unes des autres qu’on se demande soit pourquoi elles sont là ou ce qu’elles illustrent.

Mais le pire, c’est la partie des tests. Plutôt que de consacrer une ou deux pages pour un seul jeu, non, là, dès qu’un test est terminé, on enchaîne sur un autre, directement. Résultat, certains titres, qui auraient mérité un meilleur traitement se retrouvent testés en dix lignes et trois phrases ! Lorsque je lisais les magazines des années 90, c’était l’apanage des jeux mauvais ou moyens dans la rubrique vite vu /zapping, mais au moins il y avait une maquette.

Ici, à titre d’exemple, on retrouve sur une double page, le test de Poochi’s and Yoshi’s Wooly World, décrit comme « gros coup de cœur », Dead Rising 4, Forza Horizon 3 et le début de Pokémon Soleil et Lune.

Leur « gros coup de coeur » est celui qui occupe le moins de place, et fait la taille d’un mouchoir en papier… Et ça, chez eux, ça s’appelle un test.

2-Un magazine truffé d’erreurs

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Maintenant, intéressons nous au contenu. Jeux Vidéo Pratique, c’est 100 pages, mais 100 pages truffées de fautes. S’ils ont oublié d’embaucher un maquettiste, ils ont aussi oublié d’engager un correcteur-relecteur. D’ailleurs les deux postes n’apparaissent pas dans l’ours (NDJul : pour ceux qui ne seraient pas familiers avec les rédactions de presse, c’est l’encadré qui mentionne tout ceux qui ont participé à l’élaboration d’un magazine). Plein de choses ne vont pas au niveau de l’orthographe, par exemple beaucoup de confusions entre « er » et « é ». Pire, Mario est souvent appelé Mario Bros (et Mickey Mousse, bien entendu) et j’ai vu « Chrono Cross » écrit «  Chrono Chross ». Désolé, mais être incapable d’écrire correctement mon RPG jap favori d’entre tous, ça relève de l’incompétence ! Mais il y a aussi un problème au niveau des titres. Par exemple « Y se passe quoi chez Ubisoft ? », le premier article du magazine. Non les gars. Non. « Que se passe t-il chez Ubisoft ?», ça conviendrait mieux.

Mais ces problèmes ne sont pas les plus graves, non. On notera aussi une utilisation du verlan dès l’édito, mais on en retrouve partout, du style « trop guedin ! » Pire, les conclusions de news ( qui « claquent, tuent, cognent », au choix), sont ponctuées de «brrr !!! » ou de « grrr !! » en tous genres. Si ça peut faire un effet à l’oral, à condition de ne pas en abuser ça ne passe pas du tout à l’écrit !!!

Certains paragraphes sont incompréhensibles, en plus d’être truffés de fautes, mais surtout, ponctués d’erreurs factuelles. Le dossier consacré à Kingdom Hearts est éloquent. Ne le lisez pas si vous êtes fans de la saga, vous auriez des envies de meurtre. Je n’ai pas digéré non plus l’insulte faite à The Last Guardian, décrit comme « Somptueusement Ennuyeux », et testé sur une dizaine de lignes, une colonne et en 4 (quatre) phrases. Fans de Fumito Ueda, à vos fourches !

3-Un ton revanchard malvenu, mais pas que…

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Mais surtout, ce qui m’a déplu, c’est le ton ouvertement revanchard qui se dégage de l’ensemble du torchon.

L’édito annonce dores et déjà le ton : « On est encore là ! » sous-titre : « Prêt à foutre (sic)le souk et tout l’monde est corrd’a  (sic²)». Attention, si vous avez compris cette phrase, ne prenez pas la route.

Du vulgaire et du verlan, ça commence bien.. S’il n’y avait que ça… Mais non, l’édito de Stéphane Moreau est revanchard et accuse les concurrents de collusion avec la publicité et de petits arrangements avec les éditeurs. Sans preuves. Et déclare être venu « secouer les puces » aux autres. Non mais j’hallucine. T’as vu la qualité de ton magazine, sérieux ? Il vaut vraiment n’avoir aucun honneur, aucune race, pour oser sortir un deuxième numéro après la cata qu’a été le premier ! Déjà, c’est très mauvais signe si on ne parie que sur ça pour se placer sur le marché. Et ça continue en faisant un doigt d’honneur à ceux qui les ont épinglés au premier numéro. Je me demande où il est allé pêcher que certains pensaient « enfin un magazine qui dit les choses » parce que rien qu’en tapant le nom sur Twitter je n’y ai vu que des retours négatifs, même sur le deuxième numéro, il y a de quoi !

L’esprit revanchard persiste à la fin du magazine, lorsqu’un type descend en règle Acksell, youtubeur, dans un article intitulé « Pourquoi Cédric est il frustré ? » Révéler le nom d’un Youtubeur de façon publique, je me demande si cela ne tombe pas sous le coup de la loi, tout en l’insultant dans l’article. Le seul tort d’Acksell ? Avoir dit que le magazine était une merde, et il avait raison, car cela se confirme avec ce deuxième numéro.

Ensuite, je n’ai pas aimé non plus le fait d’inciter les gens à dépenser des sous. Un article a pour titre « Il vous reste des sous ? Trop cool ! » Punaise mais non ! Ça vous aurait coûté, de titrer « idées shopping » ou quelque chose de moins simpliste ?

Même chose lors de la page pour s’abonner : après avoir choisi une formule, un phrase, en rouge dit «  Voilà c’est fait,je vais à la poste et je suis trop content de m’être délesté d’autant de sous ! » Je trouve ça insultant, notamment pour quelqu’un au RSA.

Non seulement, le titre est revanchard mais incite à la dépense, mais en plus, il fait dans le racolage.

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Dès qu’on tourne la page de l’édito insultant de M. Moreau, on trouve cette page  avec une femme en short latex et nue par ailleurs. J’hallucine.

Mais sur la page d’à côté, le sommaire, on voit en rose pour que ce soit plus voyant : « zoom sur un jeu olé-olé ». Non, pas un jeu sur la corrida, non… On croise aussi une Lara Croft jeune se cachant les seins dans le dossier pourri sur les fangames… je continue ou bien ? Oui, je continue en passant au point suivant.

4- Un manque de contenu flagrant

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Déjà tout ce que j’ai écrit devrait vous éloigner pour longtemps de ce truc. Mais le pire c’est que ça manque vraiment de contenu. Entre tests archi-courts, truffés d’erreurs, les sujets un tant soit peu rédactionnels ne sont pas maîtrisés. Et surtout, vers la fin, il y a 25 pages, soit un quart du magazine, remplis de tutos et d’astuces qui ne sont autre que des copiés/collés trouvés sur Internet. Parfois, on hallucine, comme le fait de tirer dans un FPS, d’affirmer que Super Mario Run est un excellent jeu de plates-formes, alors que c’est un pay to win, ou encore, de profiter de nos photos sur 3DS… Ah c’est sur, putain, je m’entraîne avec mon Reflex à 700 euros pour tenter de maîtriser la macro et le RAW et une résolution de 24,2 Mégapixels pour les revoir sur la portable de Nintendo en résolution max de 640*480 ! J’aurais dû y penser dites donc !

Autrement dit, il n’y a que 75 pages, ou à peu près, de rédactionnel. Ça s’appelle une escroquerie. Mais puisque nous en sommes là, on va aller plus loin. Le magazine se vante d’être indépendant de la pub. C’est con, parce qu’ils ont dû se dire que personne ne lit l’ours, manque de bol, moi je le fais et je vois une section « Publicité, partenariats ». Vraiment indépendants de la pub ? Pourquoi ce département existe t-il donc au sein du magazine ?

Et aussi, niveau arnaque, ils se vantent de tester les meilleurs jeux de 2017. Sauf que dans la liste, au moins la moitié, si ce n’est plus, dataient de 2016.

5-Qui est responsable du désastre ?

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La question qu’on peut se poser, c’est : à qui profite le crime ? Parce ce que sortir un magazine dans cet état, non relu, construit de façon anarchique, revanchard et racoleur, il fallait oser en 2017. J’ai réussi à trouver pire que ceux qui vantaient déjà le prochain Call of qui allait « tout tuer » dès le mois d’août. Qui faut-il accuser ? Les rédacteurs, dont on dirait les travaux d’une classe de CM2, et M. Moreau serait leur instituteur ? Non. Je vais supposer qu’ils sont majeurs, et que comme tout le monde, il veulent bouffer, et ça se comprend. Ce ne sont pas eux qui ont fait le choix de l’exposer à la vindicte populaire. Ce sont plutôt les éditions Balisier, basées en Bretagne qu’il faut blâmer. Et donc, que ceux qui ont participé cela se désolidarisent vite, aillent ailleurs, avec une rédaction sérieuse, tels JV, Canard PC, ou que sais-je. Mais là, on a vraiment atteint le degré zéro de la presse vidéoludique, qui montre tout ce qu’il ne faut pas faire quand on se lance dans la presse papier. Sérieusement, en l’état actuel, il n’y a qu’une place pour Jeux Vidéo Pratique : la poubelle, ou le fond de la cuvette des WC. Il ne reste plus qu’à espérer qu’un numéro 3 ne sorte jamais… Ou alors il faudrait que M. Arfi, directeur du magazine, vire l’équipe en place. J’avais tellement honte que je l’ai dissimulé sous un autre magazine chez mon libraire, honte de voir que ce torchon est vendu 6,90 € alors que So Film, qui n’a pas mérité d’être à côté, m’a coûté 2 euros de moins.

Et dites-vous bien que je m’en fous d’être traité de frustré par ces gens dans leur prochain numéro comme Acksell, si jamais il sort… Et j’en ai vu d’autres sur les réseaux alors vous pensez s’ils me font peur… N’empêche, j’ai mal pour les arbres abattus qui ont servi à faire la pâte à papier de ce torchon. Il est vrai que ça fait cher le rouleau de PQ.

Weekly Retro #20 : On s’éclate!

Bonjour, et bienvenue dans ce vingtième Weekly Retro.  Aujourd’hui, nous allons parler de nouveau de zones emblématiques des jeux vidéo rétro. Cette fois,  comme c’est dimanche, voici quelques zones où on s’amuse un tant soit peu.

1-Luxe et Volupté: Casino Night Zone , Sonic 2

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Un thème inédit dans le monde de Sonic jusqu’alors : une zone à la fois nocturne et luxueuse. Casino Night est un niveau divisé en deux actes qui arrive après avoir traversé Aquatic Ruin et est la quatrième zone du jeu. Dans un univers nocturne mais lumineux, le joueur doit traverser un parcours fait de machines à sous, dans lesquelles Sonic ou Tails font office de jeton, ou plutôt de balle de flipper. Si les trois « Jackpot » s’affichaient, c’était près de 200 anneaux que le joueur récoltait d’un coup. Mais gare aux trois Eggman, qui eux vous en enlevaient 100. Les autres combinaisons rapportaient plus ou moins d’anneaux, voire pas du tout. Mine de rien, le truc était tellement grisant qu’on en oublierait presque que nous n’avions que 10 minutes pour franchir les actes. Il y avait aussi des ressorts de puissance, sur lesquels il fallait maintenir une touche pour les enfoncer à fond et être propulsés à toute vitesse. 

La zone comporte très peu d’ennemis, qui doivent être tués au moyens du spin dash et quand ils vous tournent le dos. Heureusement, ils sont assez lents. Toutefois, le niveau est rempli de pièges et d’obstacles qui peuvent ralentir votre progression.  Le boss est Eggman avec un vaisseau orné de  néons, inatteignable par en dessous car il y a un champ électrique, on ne peut donc le toucher que par dessus,  mais se propulser à l’aide des bumpers rend  l’atterrissage aléatoire et pas forcément sur le vaisseau de l’autre tête de nœud. Le mieux étant de rester au sol, d’esquiver les boulets qui éclatent et qui vous sont destinés, et de faire un spin dash puis de doser le saut. 

Casino Night est une des zones les plus réussies de la saga tous épisodes confondus. Vous me direz que Spring Yard ressemble beaucoup à celle-ci. Je dirais que non, que cette dernière est pour moi  une zone de flipper mal assumée, dans un décor urbain en arrière-plan pas très défini, et est sans doute la zone la moins réussie du premier Sonic.

Casino Night est graphiquement riche, représentative de l’ambiance de tels lieux, avec une musique aux accents de jazz très bien trouvée. Il n’est pas étonnant ensuite que le thème de la zone festive de nuit ait été déclinée, et des niveaux purement casino se trouvent dans certains jeux, tel Sonic Heroes pour ne citer que lui. 

2- Parc d’attractions doré : Le Gold Saucer, Final Fantasy VII

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Et puisque le thème est  les zones de divertissement, qui ne se souvient pas de sa première arrivée dans ce parc d’attractions  en téléphérique, où tout s’illumine  devant nous, avec un feu d’artifice en fond ? Le parc propose 7 pôles principaux et sa propre monnaie, le GP. Il arrive dans un moment lourd du scénario, au milieu du premier disque, lorsque Barret dévoile son passé, assez chargé il faut bien le dire. Le lieu est géré par Dio, qui se balade en slip. C’est ici qu’on fait également connaissance de Cait Sith (mais était-ce vraiment une bonne chose ?). Si certaines attractions ne servent qu’une seule fois, la zone  d’arcade vous permettait de rejouer les séquences à moto et en snowboard  avec des défis à relever. Vous pouviez aussi gagner 30 GP en jouant au jeu du MOG si vous réussissiez à l’aider.

Mais là où j’ai passé le plus de temps, ce fut au Chocobo Square, étape indispensable pour l’élevage des  volatiles, notamment si vous voulez avoir les matérias ultimes. Pour cela, il faut louer les box des écuries à la ferme après Kalm et avant de passer le marais pour la Mine de Mithril, au bas mot 60 000 gils pour le total, puis traquer les chocobos  grâce à une matéria spéciale, sur les traces de pattes à différents endroits de la carte, de préférence dans la zone enneigée ou près de Mideel, vérifier qu’on avait bien un mâle et une femelle, et ensuite prendre le zeppelin pour aller jusqu’au Gold Saucer. Là, Esther, que vous aviez déjà vu plus tôt vous proposera d’inscrire vos chocobos à une course, grande ou petite, peu importe. Car les matérias ultimes ne s’obtiennent qu’à condition de posséder un chocobo dit de « couleur », autre que celle par défaut, le jaune, et une des conditions est que les deux parents de celui-ci  soient au moins de classe B, voire A ou S c’est encore mieux. Pour cela, il fallait remporter trois courses dans une catégorie, la plus base étant la C, pour passer à la supérieure. Bien entendu, arriver premier était impératif, et les volatiles avaient une jauge d’endurance qui diminuait petit à petit et à plus grande vitesse lors des accélérations. mais les petits malins connaissaient l’astuce pour que la jauge ne diminue pas…  Pour bosster les stats, il fallait leur donner des légumes, notamment les légumes Sylkis, vendus uniquement par le Chocobo sage,  sur le continent nord dans une maison isolée. Sachant que l’idéal était de leur faire engloutir 99  légumes à la fois  et qu’ils étaient vendus à 5000 gils l’unité… Une fois cette étape franchie, il fallait retourner à la ferme, leur donner une noix de caroube ( pour les premiers) et … et le résultat était aléatoire. Combien de resets de ma pauvre PS1 ( et PS2 aussi) ai-je faits avant d’avoir un chobo vert ou bleu ? Heureusement qu’il est possible de sauvegarder sur la carte du monde avant de faire l’accouplement…

Le Gold Saucer est réussi dans son ensemble.  Situé dans un désert, il offre une rupture par rapport au jeu et fait un peu publier les combats, bien qu’il contienne l’arène, et il sera indispensable d’y passer-hors le passage obligatoire du scénario- pour avoir la dernière limite de Cloud. Le Gold Saucer offre une musique entraînante quoique répétitive, retranscrivant bien un air de fête. On y passe deux fois dans disque 1, pour des raisons liées au scénario, il fermera le temps de l’absence de Cloud dans l’équipe et il rouvrira ensuite de façon permanente. Vous pourrez avoir deux tickets : un à 3 000 gils (la vache, même à Disney, c’est pas si cher, encore faudrait-il connaitre la valeur d’un gil par rapport à 1 euro…) pour un passage ou  30 000 pour un pass illimité dans le parc.  Pour réunir la somme, je grinde dans la zone autour du désert dès que j’approche de la première visite dans ce lieu emblématique du jeu.

Le Gold Saucer a été repris dans  Final Fantasy XIV

3- La fête foraine, Bubsy et Mister Nutz

Deux titres qui ont dans leur structures des niveaux se passant dans une fête foraine.

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Dans le premier Bubsy, c’est la deuxième zone, c’est-à-dire les chapitres 6 à 9. Cela se passe le soir, et les woolies portent souvent des perruques.  Mais vous devrez aussi affronter des glaces, des animaux de manège vivants, et parcourir aussi des montagnes russes à pattes, parce que si vous prenez les wagons, c’est l’envoi assuré vers la mort. La zone est très réussie mais vous devrez naviguer dans un dédale de portes avant d’atteindre le boss, un poil de laine plus dur que celui de la première zone, mais qu’on arrive à vaincre sans trop de problèmes. La musique est également de la partie et c’est sans doute le monde le plus réussi du jeu.

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Mister Nutz aussi a sa zone de fête. Enfin fête, c’est vite dit. Mean Streets est le septième niveau, c’est-à-dire l’avant-dernier du jeu et il est vraiment éprouvant. Vous y croiserez des souris à chapeau, des plates-formes-sandwich, mais surtout des frelons qui cette fois peuvent vous poursuivre sur de très grandes distances. Pire, ils peuvent induire une chute mortelle dans un gouffre si vous esquivez mal leurs assauts. C’est une zone assez linéaire  avec une musique rigolote mais qui dispose de beaucoup de passages cachés. les trouver peut faciliter la progression dans ce niveau découpé en trois, plus le boss, appelé Little Clown et qui est surtout très chiant à battre.

4-Place au spectacle. L’Opéra, Final Fantasy VI

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Je vous avais dit que FF VI serait bientôt de retour il y a deux semaines, et c’est le cas. Cette fois, nous allons nous intéresser à l’opéra, lieu symbolique du jeu où se déroule sans doute une des plus grandes scènes d’un JRPG.  Après la bataille de Narshe, Kefka se retire et Terra, transformée en Esper a disparu.  L’équipe se déplace vers l’ouest grâce au château d’Edgar, et le joueur ne tarde pas à voir une péninsule en bas de la carte, qui arrive à l’opéra. Mais pour le moment, il ne peut pas y accéder. Pour cela, il faut remonter et arriver jusqu’à Zozo. Une fois là-bas,  les joueurs rencontrent Ramuh, qui veille sur une Terra en état de choc. Il leur parle que pour lui faire retrouver la mémoire et vaincre sa peur, il faut aller à la rencontre d’autres Espers, et que l’Empire draine leur énergie dans une usine sur le continent sud. Problème, comment y aller ? Le seul Zeppelin disponible est entre les mains de Setzer. Ça tombe bien, en retournant à l’opéra, on apprend que le joueur vagabond prévoit  d’enlever Maria, la cantatrice, lors de la représentation de ce soir. Celes lui ressemble comme deux gouttes d’eau… elle servira donc d’appât pour pouvoir monter à bord. Donc, notre ex-générale d’empire nous livre un spectacle de toute beauté, sur une musique magnifique, réclamant le retour de son mari, le prince Draco. Vu les capacités de la Super Nintendo, c’était du grand art.  je dirais même que c’est un « méta-passage » vu que FF VI lui même est un jeu qui vaut bien un Shakespeare… L’opéra est une partie qui a marqué, le passage dure en musique plus de 17 minutes. Rien que ça. Le tout se termine avec un Ultros qui veut gâcher la fête… Saloperie de pieuvre.

Voilà, c’est tout pour cette semaine, et à bientôt pour un prochain Weekly Retro.