Archives Mensuelles: décembre 2016

[critique ciné] Your Name

Bienvenue dans ce qui est la dernière critique ciné de l’année, en attendant le bilan ciné complet  à venir d’ici quelques jours. Mais le sujet du jour est tellement fantastique qu’il fallait que je vous en parle  car il se positionne parmi les belles surprises et les meilleurs films que j’ai vu cette année. Bref, je vais parler de Your Name, de Makoto Shinkai. Promis, cette fois il n’y a aura pas de spoiler, même si je l’avais fait à dessein dans la critique précédente. Fallait pas faire une daube. 

« C’était beau ». Voilà ce que je me suis dit lorsque les lumières de la petite salle se sont rallumées. J’en avais le sourire aux lèvres. Je me demandais si je sortais d’un rêve… Mais un rêve éveillé parce que je ne me suis aucunement endormi. C’est surement ça, j’ai rarement vu aussi onirique… Your Name sort trois jours avant la fin de 2016 et entre d’emblée comme un des meilleurs films de l’année, ça c’est du travail bien fait! Et quand je dis  » beau », c’est dans tous les sens du terme. L’histoire est une romance incroyablement moderne. Contemporain, le récit alterne entre la vie d’un garçon de Tokyo, Taki, et d’une jeune femme dans une famille très attachée aux traditions du nom de Mitsuha. Ils rêvent l’un de l’autre, mais ne s’en souviennent pas au réveil, juste une sensation d’avoir vécu quelque chose. Je ne vais pas vous révéler le contenu de tout ça, parce qu’il faut vraiment que vous voyez le film. Que dire d’ailleurs sur un récit qui vous prend aux tripes ? La nature déstructurée lui donne un intérêt certain, tout comme l’alternance entre les deux héros. L’histoire est belle, drôle et émouvante à la fois.Et elle soulève certaines questions comme l’identité, le transsexualisme, le souvenir, le destin et l’a recherche de l’autre. Nos deux héros sentent ils que cela peut devenir réalité, ou est-ce juste un joli rêve ?
Mais ce que Your Name réussit au niveau de l’histoire, il le fait aussi au niveau technique. La beauté des décors, des effets, la qualité de l’animation sont à souligner. Et que dire de la musique qui vaut à elle seule le déplacement ?  On suit les pérégrinations des deux jeunes, chacun dans son milieu social, et ils savent que l’autre existe. Vont-ils se rencontrer ? On arrive à la fin, et jusqu’au plan final, au dialogue final, on se dit que oui, c’était beau. Mais je ne vais rien vous révéler. 
Les mots sont dérisoires tant il faut que que vous alliez voir ce film, parce que non seulement c’est un joli conte, mais en plus s’il a du succès ça incitera peut-être certains programmeurs de multiplexes à le mettre à l’affiche, suivez mon regard les orléanais. Et il mérite bien ça.

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Your Name (Kimi no na wa)

Réalisation : Makoto Shinkai

Genre: Conte merveilleux moderne

Distribution : Eurozoom

Durée : 1 h46

En salles depuis le 28 décembre 2016

 

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[Démos] NieR Automata et Gravity Rush 2

Il est loin, le temps où les magazines spécialisés donnaient gratuitement un CD de démos jouables de jeux à venir ou venant de sortir. Ma collection de CD de ce type pour la PlayStation, à face noire, est impressionnante. Maintenant, à l’heure des consoles connectées, il suffit de se rendre sur le Store pour récupérer les démos gratuites. Et hop, quelques Gigas de plus d’occupés sur le Disque dur !

Bref, tout ça pour dire que sont sorties à quelques heures d’intervalle les démos jouables de NieR : Automata, et Gravity Rush 2, deux jeux très attendus en 2017. Voici ce que j’en ai pensé.

NieR  Automata : Robot badass

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La démo de NieR Atomata vous propose d’explorer une une usine. L’androïde 2B doit y trouver une machine de type Goliath dans le but de la détruire. Elle est bientôt rejointe par 9S, un autre androïde qui dispose d’une machine volante. 2B est accompagnée d’un petit module qu’on peut utiliser en appuyant sur une touche, qui est très pratique pour tirer sur les ennemis à distance. Le niveau proposé était une usine. On y combattait des robots comme dans NieR, pour l’affrontement final avec un boss vraiment impressionnant. Les ennemis tirent des boulettes-suicides comme dans les shoot’em up. Le système de combat est bien furieux et bourrin comme il faut.  Il faut dire que c’est Platinum Games qui s’est occupé de cette partie. La démo est d’une longueur correcte, et proposait même les voix japonaises, on peut donc en déduire qu’elles seront présentes dans la version finale du jeu. Mais voilà… j’ai eu l’impression de jouer à un Bayonetta version robotisée plus qu’a un NieR propre… Là ça devient plus gênant. Après, comme le scénario n’est pas vraiment montré, il est trop tôt pour savoir si l’histoire saura me retourner la tête comme l’avait fait le premier jeu, ou s’il contiendra des personnages marquants ( Kainé, Emil, Grimoire Weiss…). Mais le producteur a promis des villages des quêtes et un open world, il n’y a pas de raisons de ne pas le croire. Il n’en reste pas moins que le look de 2B, avec ses cheveux blancs et son bandeau sur les yeux, est pas mal.

Niveau réalisation, cette démo n’était pas extraordinaire graphiquement, mais le jeu s’en sort bien, tout semblait propre,  il est dommage que celui ci verra sa résolution limitée à 900 p sur PS4 « normale », prétendument pour privilégier la fluidité de l’action. Cependant, je ne peux juger ce que sera le jeu dans son ensemble à ce niveau. D’autant plus que le premier NieR fait par Cavia (que Squix a jugé bon de fermer), misait plus sur l’expérience ressentie que sur la forme du jeu elle même. En espérant toutefois que le jeu ne finisse pas comme Drakengard 3… Rendez-vous le 10 mars 2017 pour le jeu finalisé.

Gravity Rush 2 : Kat s’envoie de nouveau en l’air

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Le premier Gravity Rush avait fait sensation sur Vita, avant d’être porté en version « remastered » sur PS4. Gravity Rush 2 propose donc la suite des aventures des Kat, l’héroïne du jeu et de Syd.

La démo propose deux types de parcours : Un pour novices, avec didacticiel des commandes, et un pour habitués. Même si le parcours débutant est un peu plus long à cause de l’apprentissage, le chemin reste le même dans les deux cas. Vous arrivez dans une nouvelle ville, et après un peu d’exploration, notre blonde héroïne ne tarde pas à tomber de nouveau sur des Nevis. Puis ensuite, on va jusqu’au quoi où la mission qui nous est proposée est une affaire de cargaison pas vraiment légale. Mais surtout, la démo, notamment en mode « habitué » est très courte et dure un quart d’heure à tout casser. Vous battez le boss, et là, texte qui vous dit ce qu’il en a été et…Merci d’avoir joué. Un goût de trop peu assurément, d’autant que le titre promet trois façons différentes d’exploiter la gravité. Il est dommage que la démo n’en propose même pas un avant-goût.

Pour le reste, c’est encore plus beau qu’avant, et on retrouve le même système de narration évoquant la bande dessinée. C’est bien fait techniquement, mais la jouabilité demandera sûrement un temps d’adaptation. Rendez-vous dès le 20 janvier 2017 pour défier de nouveau les lois d’Isaac Newton.

Lorsqu’on pose la question «  qu’est-ce qu’une démo? » la plupart répondront « c’est une démo. » Ce truisme absurde est là pour démonter ceci : si les deux démos jouables permettent d’entrevoir des choses, on ne peut juger les jeux uniquement sur ce qui était proposé. Notamment celle de NieR Automata qui permet de juger un peu le gameplay, mais qui semble sortie de son contexte au vu des promesses. Pour voir leur plein potentiel, niveau technique et ludique, il faudra sûrement jouer aux versions complètes des titres. Et vous savez quoi ? En 2017 le banquier risque de faire une crise…

Weekly Retro #9 Papa Noël Gamer

Bonjour à tous, je sais que c’est un jour spécial aujourd’hui, je ne me rappelle plus lequel mais nul doute que cela me reviendra avant la fin de l’article, mais pour une raison que j’ignore, je vais vous parler de jeux que j’ai reçus à Noël. Cela fait un quart de siècle que je joue et vous vous doutez bien que je ne pouvais acheter mes jeux pendant un moment, et donc le meilleur moyen d’en avoir était d’en demander pour mon anniversaire et Noël… Ça tombe bien, les deux sont proches, me concernant… Voici un petit tour, non exhaustif de souvenirs marquants.

1992 : La Megadrive, bordel de Zeus !

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Noël 1992 a été marquant avec l’arrivée de la Megadrive dans le foyer familial. La belle console noire avec l’inscription « 16-Bit » en lettres d’or toutes en rondeurs, avec deux manettes et deux jeux autant dire que j’étais gâté. Les deux jeux en question, c’était Sonic et Streets of Rage. Le hérisson bleu a été le premier à squatter le port cartouche de la console, autant vous dire qu’avec la qualité du titre, pas étonnant que je sois devenu fan. J’ai passé quasiment la journée dessus, avec également l’essai de Streets of Rage en journée en mode deux joueurs. La deuxième manette a également bien servi. Quelques semaines plus tard, en 1993, je cassais ma tirelire avec mon argent de poche pour demander à ma mère de me ramener Sonic 2… Ça tombe bien elle travaillait dans un hypermarché. Mine de rien, l’arrivée de la console m’a fait découvrir également la presse jeux vidéo, notamment avec Consoles+.

1994 : EarthWorm Jim

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Au départ, j’avais demandé Mickey Mania pour mon anniversaire et Sonic and Knuckles pour Noël, mais ayant eu les deux à la première fête, il fallait autre chose. Alors, en passant dans une surface qui vendait des biens culturels à Orléans, lorsque j’ai vu Earthworm Jim, je n’ai pas hésité. Et je n’ai pas regretté de l’avoir demandé tellement ce jeu fait partie des plus déjantés et absurdes jamais créés. Des situations WTF à foison ( le bonhomme de neige dans la planète de feu, les hamsters, le saut à l’élastique…) et surtout, un sacré défi pour le terminer, car la difficulté était vraiment relevée au niveau des pièges.

1996 : La PlayStation

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La console grise de Sony est arrivée et a pris le relais de la Megadrive. Avec elle, est venu Die Hard Trilogy que j’ai décrit dans le Weekly Retro précédent . Mais il y avait aussi Demo One, le CD de démos de la console. Je jouais beaucoup au circuit de Wipeout 2097, au deuxième niveau du premier Crash Bandicoot, mais surtout, à la démo de Tekken 2 avec les deux personnages jouables, les nouveaux venus au casting qu’étaient Jun Kazama et Lei Wulong. D’ailleurs, il n’y avait pas les musiques, juste les voix et les bruitages dans cette partie… Il n’empêche, la PlayStation m’a fait devenir fan de pas mal de licences qui existent encore aujourd’hui. Elle m’a également fait découvrir l’import, et je bavais devant certains RPG qui n’ont jamais franchi l’Atlantique de manière officielle lorsque ce ne fut pas les frontières du Japon… 

Chose amusante, ou pas : j’ai joué à la console en noir et blanc lors des premiers mois. Pourquoi ? Parce qu’alors que toute l’Union Européenne avait adopté le format allemand PAL, sauf la France, si imbue d’elle-même et ne pouvant mettre sa fierté de côté et qui avait adopté le SECAM. Et si la plupart des téléviseurs de l’époque géraient les deux formats, ce n’était pas le cas du mien, qui n’était qu’au format du second, et Sony n’allait pas se casser la tête à faire une console reformatée pour uniquement pour la France. Donc il y avait incompatibilité. Je peu vous dire que j’ai passé une partie de la matinée à comprendre jusqu’à ce que mon oncle qui bossait dans le domaine, m’explique la raison. Résultat, John Mac Clane vivait ses aventures en noir et blanc, ainsi que Lara Croft quelques mois plus tard. Heureusement, pour les grandes vacances, j’obtins une télé qui gérait le PAL. Tant mieux, parce que cela m’aurait gâché le plaisir quelques mois plus tard sur le souvenir qui va suivre…

1997 : Final Fantasy VII 

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Sans doute un de mes plus beaux souvenirs. Je ne cesserai de le dire, Final Fantasy VII est un jeu extraordinaire, qui s’apprête à fêter ses 20 ans a Japon et je vous prépare un petit article dessus. Mais quel changement par rapport à ce à quoi j’étais habitué… FF VII ou l’aventure d’une vie, sur 3 CD, qui n’avait qu’un seul inconvénient majeur : sa traduction. Le système de matéria reste un des meilleurs systèmes de combat de la série.  Pourtant, le jeu s’est pris des retours violents dans les courriers de certains magazines, clamant qu’il ne méritait pas tant d’éloges. Il était aussi dommage que les magazines, et la pub télé, spoilaient l’événement majeur du jeu, ai-je besoin de la rappeler ici ?  Le solgan lors des pubs dans la presse écrite était :  » Si vous n’avez rien à faire dans les jours qui viennent, sauvez-donc la planète!  » avec un panoraman sur Midgar et ses réacteurs. Évidemment, j’ai fait les autres de la franchise depuis, le plus récent étant bien entendu FF XV.

2000 : Suikoden II

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Lorsque j’étais au lycée, j’avais des camarades qui aimaient aussi les jeux vidéo, dont les RPG. L’un d’eux m’a parlé de Suikoden II qu’il avait grandement apprécié. Alors je le demande pour Noël et… je n’ai pas regretté. S’il n’est pas aussi beau qu’un FF, il avait son charme mais surtout, le soft proposait une aventure extraordinaire. Et un trio inoubliable : le héros, Nanami et Jowy. Sans compter le méchant de l’histoire. Ce n’est pas pour rien qu’il demeure l’épisode préféré des fans de la franchise…  Ajoutez à ça certaines musiques de Miki Higashino, et vous obtenez un jeu qui n’a qu’un inconvénient, sa traduction française, une fois de plus.J’y rejoue de temps en temps.

2001 : La PlayStation 2

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La PS2 a pris le relais de sa grande sœur cette année là et le monolithe noir de Sony commençait à accueillir des jeux géniaux , par exemple, Silent Hill 2, Grand Theft Auto III ou encore Devil May Cry. C’est en voyant ce dernier tourner que j’ai pris la décision de demander la console pour Noël. Je l’ai eue, avec Devil May Cry, mais aussi Crazy Taxi, car Sega commençait déjà à porter ses hits Dreamcast, déjà en fin de vie au Japon ( l’Europe attendra 2002), sur les consoles autrefois concurrentes. Que dire ensuite si ce n’est qu’elle m’a fait jouer à beaucoup de RPG pour la plupart très bons, voire excellents ? Les Final Fantasy (X et XII), les Shadow Hearts, les Wild Arms (épisodes 3 à 5) et j’en passe. Je la rebranche de temps en temps, ce temps où les jeux arrivaient encore terminés, ans mise à jour encombrante dès le lancement, sur DVD, qu’est ce que que c’était bien… L’époque semble hélas, révolue.

Voilà, c’était quelques uns de mes souvenirs de jeux vidéo et consoles reçues au pied du sapin. Tout ça pour vous souhaiter un très joyeux Noël. Et vous en avez-vous reçu ce jour même et quels sont vos meilleurs souvenirs de cadeaux de jeux vidéo/consoles ?

 

 

[Critique ciné]Assassin’s Creed

Il faut bien le dire, les adaptations de licences de jeux vidéo en films sont généralement pas fameuses, pour ne pas dire complètement ratées. Eh bien, force est de constater que ce n’est pas avec Assassin’s Creed que ce domaine redorera son blason. J’en ai vraiment beaucoup à dire, et comme dirait Un Odieux Connard ( NDJUL : pour les non-connaisseurs, c’est le nom d’un blog) « spoilons, mes bons. »

Comme une envie d’y croire… Un peu quand même

La première séquence se passe en 1492, en Espagne, on assiste au « Serment des Assassins » et ça donne vraiment envie d’y croire. Hélas, la séquence est trop courte, et après un « Assassin ‘s Creed » en guise de générique de départ, nous voici transportés en …1986. Un gamin voit sa mère assassinée. Par son père déguisé en assassin de la séquence précédente. Ouais, vraiment. Puis nous arrivons ensuite en 2016. Ledit gamin, qui a grandi bien évidemment, et qui est interprété par Michael Fassbender, a été arrêté pour homicide et est exécuté au Texas par injection. Mais, surprise ! Il n’est pas vraiment mort « physiquement ». En effet, il se réveille dans un laboratoire expérimental, aux côtés de…Marion Cotillard. Et c’est à partir de là que tout commence à partir en vrille.

Un scénario sans queue ni tête

Peu après, Fassbender est emmené de force dans une drôle de machine, l’Animus, modifiée par rapport au jeu ( un bras articulé alors que si mes souvenirs sont bons c’est plus une table d’opération modifiée dans la saga),  qui lui permet par le biais de la mémoire génétique de revivre les exploits de ses ancêtres. Par conséquent, il est envoyé en 1492, et revit les aventures d’Aguilar, son ancêtre… Tiens, c’est pas le type qu’on a vu au début du film et qui prête serment ? On dirait bien. Et là, le film gâche tout son potentiel. Alors qu’on aurait pu avoir un chouette film d’aventures dans l’Espagne de l’Inquisition, nous n’avons que des séquences sans queues ni tête, où trop peu de choses sont réellement expliquées. Et surtout, plus de la moitié du film se passe dans le présent. Fassbender, lorsqu’il n’est pas dans l’Animus, passe son temps à se lamenter sur son sort, ou à se demander s’il n’est pas fou, avec une Mario Cotillard qui tente de le rassurer. Mais de toute façon, s’il imite les gestes de son ancêtre lors des combats, ce dernier ne peut pas y changer le cours des événements. Ainsi , lorsqu’on retourne dans le présent, un adepte d’arts martiaux verrait le héros faire des katas de judo ou de karaté en tapant dans le vide. Tout ça pour quoi ? Attendez les cocos, je ne vous ai pas encore révélé le véritable but des promoteurs de l’Animus : Retrouver la pomme de l’Eden, un objet mythique qui contiendrait le code génétique de la violence et du libre-arbitre, dans le but de les éradiquer et de faire une société dépourvue de toute violence. L’objet était convoité par la confrérie des Assassins. Et comme par hasard, tous les descendants en ligne directe de ceux-ci se retrouvent dans l’institut ! Ben voyons ! Bon, arrêtez de rire, je n’ai pas fini avec se film, reprenez-vous, vous ferez ça après ma critique. D’ailleurs ladite pomme est une… boule de pétanque magique.. si, si.

Si la narration servait tout ça, on aurait pu avoir un sympathique nanar, et se dire que le film tente des choses. Mais non. Le tout manque de rythme à tel point que j’ai baillé plusieurs fois, et j’en ai entendu d’autres faire de même dans la salle, pourtant une des plus grandes du multiplexe, quand je ne soupirais pas d’ennui voire de consternation. Pour vous dire le vide du scénario, on serine à Fassbender trois fois le but de sa mission, histoire que le spectateur comprenne bien… On ne sait jamais il s’est peut-être endormi. Ce fut le cas d’un de mes voisins de rangée d’ailleurs. Et c’est quoi le fameux « crédo » des Assassins ? On a des pistes mais aucune explication concrète…

Une réalisation absolument scandaleuse

Jim Kurzel n’est pourtant pas réputé pour être l’équivalent d’un John Moore ou d’un Uwe Boll, mais là il s’est totalement foiré ! Mais bon, à vrai dire, il est facile de reconnaître dans quelle époque se passe la scène : si la lumière est bleue, c’est dans le présent. Si elle est jaune, c’est dans le passé. Outre le fait que les filtres sont absolument dégueulasses, je vais revenir sur les scènes dans le passé. Elles sont toutes filmées avec un soleil rasant, abusant du lens-flare, et surtout, les scènes de bagarres sont incompréhensibles tant elles sont surdécoupées ! Ou alors, elles sont en ombres chinoises sur les plans larges… Paresse ou manque de moyens techniques ? Sans compter qu’on tue sans qu’aucune goutte de sang ne soit versée, tout ça pour éviter un PG13 aux US. Juste pour info, les jeux sont classés 18+. Le film aurait été réalisé par Paul WS Anderson qu’on aurait pas vu la différence. Ah mais je suis bête, il devait être occupé sur le film pour conclure la série de navets Resident Evil… qui sort en janvier.Je ne parle pas souvent des musiques dans un film, mais là, elle m’a paru totalement décalée avec le propos, avec de longues nappes au synthé dignes de Vangelis… sans le talent de ce dernier. Ou alors du rock bien furieux, mais une fois encore hors de propos, et des percussions tonitruantes.A moins que ça n’ai été amplifié par le 7.1…

Je ne vous ai pas parlé du jeu d’acteurs… Mario Cotillard est monolithique, Jérémy Irons est en roue libre, à tel point que je me demande ce qu’il est venu faire dans cette galère. Seul Michael Fassbender surnage et tente de sauver ce qui peut l’être. C’est bien peu dans un film où même le final est foiré. Donc, le final : les descendants de la confrérie des Assassins entrent dans la salle de l’Animus et font équipe avec le héros face aux gardes du complexe. Pendant ce temps, Irons et Cotillard s’en vont en hélico avec la boule de pétanque pour la présenter au Grand Conseil des Templiers, dont la chef n’est autre que Charlotte Rampling, dont je me demande aussi ce qu’elle vient faire là. Irons présente la boule à l’assemblée en s’écriant « Regardez ! J’ai choisi Obut ! » mais Fassbender et ses alliés se sont infiltrés dans le bâtiment et le pauvre Jérémy n’a pas le temps d’en profiter, il se fait égorger sans qu’une goutte ne soit versée juste après. Cotillard crie vengeance,alors qu’elle a passé son temps à désapprouver les méthodes de son père, pendant ce temps, les trois Assassins sont repartis sur les toits de Londres, et Fassbender tente le saut le la foi… la seule chose vraiment réussie du métrage, il faut l’avouer. Il y en a au moins deux dans le film.

Comment ça, je vous ai spoilé la fin ? Je vous avais prévenus dès le départ… Si je peux vous éviter de dépenser 10 € ou plus dans ce métrage, vous m’en verrez ravi. Même avec ma carte ciné illimité, je doute que l’investissement soit rentable… j’aurais dû aller revoir Rogue One dans la salle voisine…

Bref, vous l’avez compris, Assassin’s Creed au cinéma, c’est un scénario confus, qui au final ne raconte pas grand chose, une réalisation à vomir et une trahison vis à vis des jeux. Il n’arrive même pas au rang de film d’action honnête. Vous me direz, c’est facile de descendre un film. Oui, mais vu tout ce qui ne va pas, alors qu’il y avait tout un putain de potentiel à exploiter, je me dis qu’ Ubisoft aurait dû réfléchir à deux fois avant de céder l’exploitation cinéma d’une de ses licences phares. Quel gâchis…

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Assassin’s Creed

Réalisation : Jim Kurzel

Genre : Adaptation foirée

Avec : Michael Fassbender, Mario Cotillard, Jeremy Irons…

Distribution : Twentieth Century Fox France

En salles depuis le 21 décembre 2016.

[Critique ciné]Rogue One : A Star Wars Story

Le voilà enfin, le premier spin-off de la saga Star Wars. Lorsque Disney avait annoncé la politique cinéma visant la franchise, on avait de quoi être inquiet. Et à titre personnel je le suis toujours, de peur qu’à force, la firme aux grandes oreilles ne finisse par vider la licence, pourtant prestigieuse, de toute substance. Pourtant, il faut bien l’avouer, Rogue One est un film plutôt réussi. Sa mission était de faire le lien entre l’épisode III de la première trilogie, La Revanche des Sith, et le IV, qui est Un nouvel Espoir.  Première chose qui diffère : si le premier écran est bien  « Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine… » nous n’avons pas droit au logo dans l’espace et au texte défilant résumant la situation. Ben oui, c’est un dérivé…

Il est vrai que le début, qui multiplie les personnages et les sous-intrigues, est un poil mou et confus. Mais une fois cette demi-heure passée, le film décolle vraiment. J’ai apprécié le fait que l’héroïne, jouée par Felicity Jones ne  maîtrise pas la Force de tout le film. Et pour cause, elle n’est qu’une messagère en réalité, et les scénaristes l’ont très bien compris. L’équipe de héros est assez hétéroclite, j’ai bien aimé le Jedi aveugle joué par Donnie Yen bien qu’officiellement, l’ordre n’existe plus, ou encore le nouveau robot , K2-SO , monument de cynisme et bien badass quand il faut.La dernière demi-heure  est époustouflante, comme dans un grand huit cinématographique, les hommages et références aux anciens épisodes se multiplient pendant tout le film, mais, sans rien spoiler, nous savons désormais de quoi sont faits les sabres laser. Ceux qui voulaient un voyage spatial seront servis, on bouge pas mal  dans cet épisode. D’accord, la planète de départ en est encore une désertique, et ça fait comme un air de déjà-vu… Mais ça correspond aux codes de la saga.  Et sa Seigneurie, elle y est dans le film ? Allez, je mets fin au suspense : oui; on voit Dark Vador. Ce qui, d’un côté, est logique aussi. D’accord le script a parfois des raccourcis pour faciliter la narration mais rien qui ne porte vraiment préjudice au métrage.  J’aurais également aimé une bataille finale, c’est à dire l’héroïne contre le méchant, un peu plus épique… 

La réalisation de Gareth Edwards est très propre, et le film se rapproche esthétiquement de la première trilogie , c’est à dire les épisodes IV, V et VI. D’ailleurs le trait d’union est fait  à la fin du film. Bref, Rogue One est un spin-off fidèle tout à fait valable dans la galaxie Star Wars, car si l’épisode est globalement assez sombre, il finit finalement par laisser voir la lumière. 

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Rogue One : A Star Wars Story

Réalisation : Gareth Edwards

Genre : science-fiction.

Avec : Felicity Jones, Diego Luna, Mads Mikkelsen, Forrest Whitaker, Donnie Yen…

En salles depuis le 14 décembre 2016.