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Articles sur la télé en général, une chaine, une émission.

Nolife, c’est fini depuis 3 ans, mais la marque vit encore un peu

Hé oui, Nolife a fait sa soirée d’adieu le 8 avril 2018, après l’annonce faite une semaine plus tôt. Nous aurions aimé que ce soit un poisson voire une baleine d’avril, mais non, malheureusement. Le temps de tout arrêter et de boucler les canaux des opérateurs, la chaine a émis avec des moyens réduits jusqu’au 27 avril. Oui ce n’est pas si simple de couper un signal.

Chaîne clivante depuis sa naissance, sa perte m’a fait comme la sensation de perdre une bande de copains. Depuis, les thématiques qu’elle traitait, à savoir les jeux vidéo et les nouvelles cultures, ainsi que la J-Music, sont assez éparpillées sur le web.

La liquidation judiciaire s’est terminée en décembre dernier. Une des craintes, à la suite de cela était de voir le nom être utilisé par des personnes qui pourraient aller à l’encontre de ce qu’était la chaine. Heureusement, le nom a été redéposé au début de cette année auprès de l’INPI par quelqu’un qui y a travaillé, donc, qui a dû avoir l’aval des deux fondateurs pour le faire. Je précise que les dépôts de marque sont accessibles au public.

Mais ne vous faites pas d’illusions. Non, la chaine ne reviendra pas. Et je prendrais très mal un revival de ce genre, ses dirigeants sont passés à autre chose (et ils sont heureux), tout comme ceux qui l’ont faite vivre.

Mais à quoi a servi ce nouveau dépôt du nom alors ? Eh bien avant tout, à protéger la marque. La protéger de ce qu’elle fut, ce qu’elle nous a donné à regarder, et ainsi éviter que les souvenirs qu’elle nous a légués soient salis par des choses contraires à ce qu’elle a été. On ne sait certes pas de quoi l’avenir sera fait.

Il n’empêche, le temps file vite. Nolife, merci d’avoir existé. Et merci à Azraël pour le tuyau.

[WebTV]Le Live, un échec prévisible ?

On ne pouvait pas passer à côté. Un an après son lancement, Le Live restera avec Médiapro et sa chaîne Téléfoot, comme un des plus gros échecs des médias de 2020. On devait voir ce qu’on devait voir… et effectivement, on a vu. Pas longtemps, mais on a vu. Et pas forcément des choses qu’on aurait dû voir.

Retour sur un échec que rien n’a pu empêcher. Attention, pavé césar en approche.

La télé de papa sur Internet, ça c’est de l’innovation!

Le 3 février 2020, à 17 heures, un nouveau média voyait le jour : Le Live, produit par une petite boîte appartenant à Webédia. Un projet mûri, parait-il, depuis octobre 2019, et qui avait fait une communication et des promesses comme jamais.

Le casting, c’était des animateurs issus du monde du streaming essentiellement, avec aussi quelques stars de la télé et du stand-up. On pouvait compter notamment sur Kevin Razy, Agathe Auproux, Cyprien, Michel Cymès pour l’émission santé… Et des streameurs que je ne connaissais absolument pas, à part peut-être de nom, Norman. Mais il paraît que dans tous les cas, c’était les meilleurs des meilleurs, la crème de la crème… Bref, près de 20 concepts d’émissions sont annoncés, sans compter les rediffusions. Qui n’ont jamais eu lieu d’ailleurs.

La diffusion, elle, devait se faire de 17h à minuit tous les jours de la semaine, et en direct pour 80% des programmes!

Et ce sur toutes les plates-formes, Twitch, Youtube, Molotov, TikTok et même sur smartphones via une application. Bref, ils voulaient être présents partout, pour toucher le plus de monde possible.

Mais le Live démontrera qu’il y a une différence entre communiquer et BIEN communiquer. Et qu’on a beau rassembler plein de talents, une somme d’individualités ne fait pas une équipe, et ça se vérifie pas mal en football. Le directeur de Webedia a tenté de rassurer dans un interview sur le site puremedias parue le jour du lancement officiel. Problème : cela a été clairement arrangé étant donné que puremedias appartient aussi au même groupe ! Coïncidence ? Je ne crois pas…

Le malaise se verra dès le lancement, avec une émission dans laquelle Kevin Razy fera le cabot du style « ouech gros », et commettra une grosse erreur d’entrée en utilisant le « N-word » , une insulte en anglais et Twitch est très à cheval là dessus. Résultat, quatre heures après son lancement, Twitch coupe la diffusion du Live sur la plateforme. J’apprendrai plus tard que le Live a eu masse de signalements, dont certains rapports non-justifiés du genre « on charge bien la barque histoire d’être certain que ce truc disparaisse de Twitch ».

En réalité, nonobstant même le bombing dont Le Live a été victime, rien n’allait dans cette soirée de lancement. Kevin Razy qui dit «  on va soulever des grands-mères » ou force les personnes qu’il croise à dire « now we’re here » dès qu’il dit «  we started from the bottom », enchaîne les séquences de malaise, les blagues douteuses et il n’y a eu aucune interactivité avec le tchat. Les modérateurs, en roue libre, suppriment les messages à vue même quand ceux-ci ne sont pas insultants.

« je ne dirai pas que c’est un échec, ça n’a juste pas marché. »

Plombé d’entrée, le projet subira dès lors une lente agonie. Dès le lendemain, les horaires de diffusion sont réduits de 17 à 22 heures.

Pourtant lors de la première semaine, il n’y avait pas que du mauvais. Les émissions qui sortaient du lot étaient pour moi On Set, sur le cinéma, Turfu, parlant high-tech et nouvelles technologies, ainsi que Doctor Good.

Très vite, on apprend que certaines émissions, pas encore prêtes, viendront « très bientôt » ou qu’il n’y aura pas de diffusion le week-end de cette première semaine. En réalité, il n’y aura pas d’émissions les week-ends, ni même de rediffusions, au final…

Sur le tchat, la plupart des viewers étaient soit des bots, soit des trolls pour la plupart, qui attendaient avec gourmandise que le projet se casse la figure.

Certaines émissions n’auront qu’une seule diffusion, d’autres s’arrêteront très vite, comme Des Boîtes et Max, assez malaisante, bref, Le Live, c’était « silence, on coule ».

Pour ne rien arranger, Le Monde résumera dans un article paru un mois après le lancement du Live, le 6 mars, tout ce qui n’allait pas dans le projet. L’article mettra aussi en évidence l’aveuglement des dirigeants de Webedia, refusant de parler d’échec mais au contraire, de « challenges à relever ».

Bien entendu, 10 jours plus tard, c’était le premier confinement dû au COVID-19. J’imagine aisément que cela n’a fait qu’empirer les choses pour Le Live, qui verra non seulement la plupart de ses programmes arrêtés, aura sans doute dû réviser toute son organisation, mais tentera tout de même de diffuser une émission, « Staying Le Live ». Ou plutôt, Staying Alive, comme la chanson… En mars, Le Live n’est plus que l’ombre de ce qu’il était un mois auparavant. Pendant ce laps de temps, outre la mauvaise image du projet collée dès le départ, les animateurs quittent le projet les uns après les autres.

Certains prennent même la parole pour dénoncer ce qui n’allait pas. Et des choses qui n’allaient pas, il y en avait plein. Clémentine M. est la première à parler après son départ. Et elle n’est pas tendre. Très vite, les plages horaires de diffusion se réduisent… et les émissions aussi. Ce n’est jamais bon signe lorsque des gens appartenant au même groupe critiquent eux-mêmes le projet. Cyprien, qui avait une émission produite par webédia, l’a fait. Il est parti peu après, quelle coïncidence, vous ne trouvez pas?

La première erreur de Webedia, c’est d’avoir voulu tout, trop vite. On balance des noms connus des Millénials, un peu de Bilal Assani, de têtes connues de la TV, et de streameurs connus, et ça devrait passer. Ben…non. Comme le soulignait justement Clémentine, les dirigeants de Webédia ont préféré privilégier les célébrités plutôt que les passionnés. Autrement dit, en dessous d’un certains nombre d’abonnés tu n’avais aucune chance d’y apparaître, ou que tes idées pour faire évoluer la chose soient prises en compte.

Les problèmes techniques sont légion, et si je peux comprendre qu’il faille se roder le premier soir, le fait que la régie ne soit pas maîtrisée trois jours après prouve que ceux qui étaient aux manettes de la réalisation n’étaient pas formés à faire du direct. Et ce sera toujours comme ça. Certains animateurs ne manqueront pas d’ailleurs de leur lancer quelques remarques… Au bout de trois jours, beaucoup en ont déjà marre.

Les mecs en costard-cravate de Webedia ont-ils oublié que faire du streaming était différent que de faire de la télévision ? En effet, où était la proximité avec le public ? Voir Kévin Razy tenter d’imiter les stand-uppeurs américains, ça faisait plus pitié qu’autre chose. D’autant que malgré le concept, sensé être en direct à plus de 80%, devait permettre une interaction entre les animateurs et les viewers, qui pouvaient réagir en direct. On en aura pas vu grand chose.

Le nombre de viewers s’en est vite ressenti : de 8 000 lors du lancement, le nombre est vite tombé… à moins de 20 !

Dans les derniers jours, Le Live diffusera du catch pour tenter de montrer des signes de vie… Puis depuis fin mai 2020… rien. Absolument plus rien. Tous les « talents » sont partis.

Ce qu’on peut reprocher à cela, c’est que tout a été fait en catimini. Les départs n’ont jamais été annoncés officiellement, ni même les arrêts des émissions. Certaines n’ont jamais eu de temps d’antenne, notamment celles programmées lors des week-ends.

Que s’est-il passé ? Le projet est-il définitivement mort ?

Un petit signe qui montrait qu’il aurait pu avoir un retour de cette web-tv était la transformation du nom en On Air. Alors, vu comme ça, c’est pas fameux comme trouvaille pour le nom. On Air, c’est commun et bon courage pour être en bonne place dans les référencements Google. Mais un nom ne fait pas tout, n’est-ce pas?

Ben alors, tu aurais fait quoi, à leur place ? Parce que c’est bien beau de critiquer !

Je ne prétends aucunement avoir LA solution miracle, celle qui aurait drainé des viewers par milliers pour faire du nouveau Le Live, pardon On Air, une réussite. Mais juste quelques suggestions.

Déjà, mettre les Ego de côté, et fédérer une communauté de passionnés. Il faudrait mettre une figure connue, évidemment, mais elle doit servir de point d’ancrage pour les autres.

Par exemple, lorsque Nolife a été lancée en 2007, la chaîne était composée quasiment que d’animateurs inconnus. A part Marcus, qui avait déjà œuvré sur Game One et lancé Level One, je ne connaissais aucunement les Davy Mourier, Caroline Segarra, Julien Pirou ou encore Docteur Lakav pour ne citer qu’eux. Et pourtant, ces « nobodies » étaient de vrais passionnés dans leurs domaines et le montraient avec la qualité de leurs émissions. Pire, Nolife leur demandait de « Ne pas faire télé » autant que possible !

D’accord, Nolife a fermé il y a près de trois ans, elle a eu son lot de problèmes, mais la chaîne en aura duré près de onze, et si elle a tenu aussi longtemps, en dehors des difficultés, c’est peut-être qu’il y a une raison. Ou plusieurs en fait. Elle a notamment su fédérer autour d’elle une communauté, des spectateurs qui parfois, faisaient le point et apportaient leurs conseils sur le forum, pour tenter d’améliorer les choses. Et la direction écoutait et prenait en compte les remarques. Pas toutes, ça restait une vision de créateurs, mais si elles étaient sensées, ils en tenaient compte autant que possible. Et si vous regardiez Noco, le service de replays de la chaine, contre un abonnement modique, les progrès dans tous les domaines étaient largement visibles entre son ouverture et sa fermeture. Mais surtout, les directeurs de Nolife, Sébastien Ruchet et Alex Pilot, étaient (et sont toujours, au vu de leurs projets et je leur fais un petit coucou au passage) de véritables passionnés qui ont pu emmener leur projet et pousser les équipes à s’améliorer. D’autant qu’ensuite, les nouvelles émissions et concepts ont été introduits très progressivement. Il y avait certes une base, mais elle a ensuite pris le temps de prendre son rythme de croisière. Le Live, il y a eu tout d’un coup. Trop vite.

D’autant que j’ai suivi la première semaine de Le Live, juste pour voir. J’avais fait un pavé en plusieurs parties sur leur Discord, pour apporter des suggestions d’amélioration. Je n’ai d’ailleurs pas été le seul. Mais Webédia n’en a pas tenu compte, et pourtant, nous étions loin de leur demander des choses impossibles. De plus, il n’y avait aucune rediff, aucun service de replay dispo, rendant difficile la perception des éventuelles améliorations. Pourtant, de nos jours, rien n’est plus facile que d’uploader un replay sur un site ou une plateforme dédiée. Des Streamers le font bien, pourquoi pas eux, alors que c’est un projet qui regroupe des professionnels ? Vous l’avez compris, Le problème du Live ne venait pas forcément des équipes, mais… du fait que les dirigeants de Webédia sont des financiers aveuglés par l’argent que cela aurait pu générer, et non des passionnés.

Flou, c’est le contraire de (inter)net

D’ailleurs quel était le concept de base : faire comme à la télé sur le web ? Mais c’est absurde ! Y avait-il vraiment un concept ? Au vu des témoignages, on peut se demander ce qu’ils ont fait entre octobre et février quand on voit le résultat final.

Certaines émissions n’avaient même pas de concept défini! Un certain «  Michou » ( pas celui vêtu de bleu et qui tenait un cabaret à Montmartre), pourtant connu des jeunes, a appelé son émission « La Salade » parce qu’il n’avait aucune idée de nom, ni même de concept. Pour le reboot éventuel, ce dont on a cru un temps, j’aurais proposé comme premier nom « La Lose » , qui sait, par antinomie, ça pourrait sans doute marcher…

Alors me direz-vous, comment redémarrer quelque chose qui repose sur rien ? En créant des choses originales,tout d’abord. Mais ce n’est pas forcément facile.

Mais je ne sais pas, par exemple, Le Live aurait pu être un canal alternatif de Le Stream, webtv appartenant aussi à Webédia et qui fonctionne très bien. Le Stream, dont les équipes et animateurs voyaient d’un mauvais œil cette concurrence interne, d’ailleurs.

Et ce avec des horaires réduits, par exemple, dans un premier temps, elle émettrait de 20 heures à minuit avec deux émissions sur un thème chaque jour de la semaine. Par exemple, en reprenant le créneau des nouvelles cultures, laissé vacant par Nolife justement, avec jeux vidéo ( bien que Le Stream soit spécialisé dans le domaine), Esport, cinéma (je le redis, On Set était une des très bonnes émissions de Le Live), littérature, pop-culture et culture de l’imaginaire, des genres souvent trop ignorés par les médias ( Les Anges de la télé réalité, ça ne coûte pas cher et c’est tellement plus rentable… (Oui, oui, WC9 et NRChiotte12, c’est vous que je vise… ON VOUS VOIT). Et comme dit plus haut, ajouter progressivement des plages de diffusion avec de nouveaux concepts.

Et franchement, cela aurait été mieux que de copier ce que la « télé de papa » fait déjà…

Mais je suis qui pour dire ça en fait ? Juste quelqu’un qui pense que la célébrité et les abonnés et viewers ne font pas tout et ne doivent jamais être des critères pour embaucher des gens. Une somme d’individualités ne fait pas forcément une équipe. Le Live est devenu un cas d’école, qui fera sans doute date dans l’histoire des médias avec tout ce qu’il ne faut pas faire pour lancer un média sur le web.

Après, à qui la faute ? A ceux qui ont voulu croire au projet en proposant concepts et animation ? Non. Même si après le fiasco de lancement, je pense qu’i il aurait fallu écarter un temps Kevin Razy, et lui dire de se calmer. Aux gens de l’ombre qui réalisaient et dirigeaient directement les choses et qui se débattaient tant qu’ils pouvaient? Sans doute pas. A vrai dire, ce petit monde savait pour la majorité que tout cela n’était pas au point, et que ce qu’ils faisaient n’était pas bien.

Aux grands directeurs de Webédia qui voulaient à tout prix lancer alors que le projet n’était clairement pas prêt, et qui prenaient les décisions au final? Oui. Combien de projets gâchés ? On reparle de certaines chaînes de Gaming Live ?

Au final, il reste un beau gâchis, et des gens qui ont perdu leur emploi. Je reste persuadé que ce n’était pas ce qui était prévu au départ.

Allez, je ne désespère pas. Un jour, un projet préparé et transpirant la passion, la sincérité et non le pognon reprendra le flambeau des nouvelles cultures. Je sais, c’est beau de rêver. Mais je suis un éternel utopiste, que voulez vous…

Nolife : Bien plus qu’une chaîne de télé

FIN.

THE END.

Nolife vous prie de l’excuser pour l’interruption définitive de l’image et du son.

C’est fini.

L’aventure Nolife est terminée. Le chapitre, long de 11 ans, un record pour une chaîne indépendante spécialisée, se referme. Tant de pages ont été écrites. Tant de choses, de tranches de vie, qui resteront désormais dans les souvenirs.

Ils ne savent pas ce qu’ils ont fait, mais c’est énorme

nolife continue

Parce qu’avec la fermeture de Nolife, bien qu’elle émette encore quelques jours, histoire d’écouler les dernières émissions inédites avant la coupure, je pense qu’on perd bien plus qu’une chaîne de télé. On perd un port d’attache, quelque chose qui permettait aux gens de se retrouver, dans des domaines peu voire pas du tout présents à la télévision. Quand ces pans de la culture n’étaient pas carrément méprisés par ce qu’on appelle le  » grand public » mais qui n’a de « grand » que le qualificatif. Pour la plupart de ses spectateurs, c’est tout un pan de la culture geek et vidéoludique qui disparaît du PAF. Et aussi, un média qui n’a jamais diffusé autant de J-Music.

Mieux, Nolife faisait office de lien social envers diverses personnes qui sans elles ne se seraient jamais rencontrées en temps normal.  Aurai-je connu toutes ces personnes que je revois lors des concerts sur Paris, ou lors des restaurants de Japan Expo ? En tant que photographe non-officiel, je faisais le tour des tables… Aurai-je connu entre autres, Mathieu, Benjamin, Christophe, Aurélie, Erell, Céline, Hélène, Cyrille, Quentin, Janek, Charlotte et tous ceux que j’ai oubliés mais à qui je pense tout de même ?  Ce lien là, je ne veux pas le perdre. J’espère vous revoir.  Parce que ces liens, c’était quelque chose de sincère, quand bien mêmes les contacts étaient espacés.

Il faut se dire aussi que la majorité de ses spectateurs a maintenant entre 30 et 40 ans. Sachant que la chaîne en a vécu 11, c‘est tout même environ pendant UN TIERS de notre vie qu’elle nous aura accompagnés. Nolife revendiquait ses thématiques pointues, le fait de ne pas forcément s’adresser au grand public, mais où tout le monde était bienvenu. Et nous ne reverrons probablement jamais une chaîne comme cela, unique au monde. Même si on savait qu’elle pourrait s’arrêter. Les choses n’ont jamais été faciles pour elle. On pourrait en vouloir à plein de gens, plein d’investisseurs comme je l’ai déjà dit plus haut. Je ne me contenterai de ne dire qu’une chose , qui parlera surement à ceux qui ont des offres TV étendues : Sans Nolife, J-One n’existerait pas.

Pour signifier ma tristesse, voici une reprise de « La Tristitude » d’Oldelaf, version « Nolifienne »:

La tristitude, c’est de savoir que Nolife a fermé,
Qu’on ira r’passer des dimanches chez mémé plutôt que devant la télé
Que des chaines merdiques s’ront là au déjeuner,

De la TNT ou des offres télé,  IDF1, NRJ12,  Non Stop People, merci j’ai déjà donné.
C’est elles qui f’raient mieux d’fermer, plutôt que de pérorer,
Ou de nous prendre pour des teubés, nous on préférait geeker,
C’était Nolife qu’il fallait sauver, même sans la puissance des financiers.
La tristitude, c’est vous, c’est nous, les spectateurs de la chaine et le staff. 

La culture geek existe et existera toujours… sous d’autres formes

plaquette Nolife

Mais… Peut-être est il trop tard. Trop tard pour se dire que la culture geek est morte. Bien au contraire! Nolife n’est plus. Mais elle a pavé la voie. Elle nous aura appris à aimer nos passions, trop bizarres aux yeux de beaucoup,  mieux encore, elle nous a incités à les REVENDIQUER. A en être fiers. A dire au  » grand public » et autres « ménagères » d’aller se faire voir si on le souhaite.  Sinon, à quoi cela aurait-il servi ? Son forum a réuni une forte communauté. Des amitiés réelles se sont formées, tout comme des couples, dont certains ont désormais des enfants.  A notre tour, maintenant de transmettre ce qu’elle a laissé. Jeux vidéo, J-Music,  Cultures de l’imaginaire, tout cela doit perdurer. Et je suis persuadé que cela se fera. Parce que au cours de ses 11 années, cette culture geek s’est développée.

Il existe maintenant des conventions qui revendiquent le fait de célébrer cette culture, un peu partout en France, la grand-messe ayant lieu le premier week-end de juillet à Japan Expo, mais celle-ci existait avant le lancement de Nolife. D’autres, plus intimistes, plus authentiques, ont vu le jour. Je pense notamment aux Geek Faeries, à Selles-sur-Cher. Il y a deux ans, je passe devant un stand d’une maison d’édition qui publiait des livres des livres de science-fiction et de fantasy. Je discute avec la jeune femme qui tenait le stand pendant une heure. Il n’y avait personne, donc on apris le temps. Elle voit ma sacoche Nolife et  me dit : «  Je vois que vous êtes spectateur de la chaîne, sachez que je participe à l’émission Rêves et Cris . » Comme quoi, le hasard faisait bien les choses. Maintenant, si nous devrons parler de Nolife au passé, les conventions, elles, perdureront surement.

Quant à savoir si un média comme Nolife  renaîtra un jour… Je suis certain que lorsqu’ ils se seront reposés et auront digéré cette fin très amère, nous nous retrouverons. Alex et Sébastien nous feront sans doute part de leur prochain projet quand le moment viendra, mais je doute que ce soit sous forme d’une chaîne de flux, déjà qu’en 2007, c’était chaud de se lancer.  Mais si c’était quelque chose d’encore plus grand ?  De plus fou ? Mais ça risque de prendre un peu de temps.

A l’heure actuelle, la comparaison avec Arte n’est pas idiote. La philosophie d’approche est même très semblable. Je suis certain que les rubriques jeux vidéo ou même culturelles ne dépareilleraient pas sur la plateforme Arte Creative. Elle qui  propose notamment Art of Gaming, présenté par Trinity, une émission vraiment intéressante. De plus, le directeur des programmes est Alain le Diberder. Si ce nom ne vous dit rien, sachez que c’est lui qui a lancé Canal+ dans les nouvelles technologies au milieu des années 90. Cyberflash avec la présentatrice virtuelle Cléo, c’est lui. Cyberculture aussi. Il a également lancé C: et Game One. Un espoir peut-être ? Mais laissez-moi rêver enfin!

Pour le moment, quelques anciens membres de la chaîne tiennent déjà des émissions  via Twitch ou des podcast audio. Médoc, ancien présentateur de l’émission EXP  consacrée aux jeux de rôle fait des streams assez régulièrement, et fait aussi le podcast Le Cosy Corner avec son compère Moguri. Je vous assure c’est à écouter. Vous avez aussi Caroline qui streame aussi certains soirs. Et n’oublions pas Damdam, habituée depuis longtemps de la plateforme.  Je mettrai les liens en fin d’article. Et des let’s play, vous en avez plein, désormais. A vous de choisir le youtubeur/streameur qui vous convient.

Mais c’est surtout au travers des livres que cette culture se voit le mieux. Des maisons d’édition à la thématique geek ont vu le jour ces dernières années, c’est fou. Entre Omaké Books, de Florent Gorges, qui était également sur la chaine, Mana Books, Third Editions, Pix’n’Love,  L’écureuil Noir du Docteur Lakav,  vous voulez de la culture japonaise, du jeu vidéo et aussi des choses autour de ce loisir  ? Vous avez le choix.  Pareil pour l’imaginaire…

Les ambassadeurs

Donc, l’esprit de Nolife est bien là. Mais plus que tout, ce sera à nous de faire en sorte qu’il persiste. Il ne s’agit pas de se lancer dans des projets fous. Des projets sans moyens en pensant faire comme elle. Ce serait sans doute suicidaire. Même si j’ai vu quelque chose qui semblait un poil sérieux. Je surveillerai ça de près. Et je suis sur que d’autres naîtront, peut-être encore plus fous.

Mais ce n’est pas de ça dont je veux vous parler.  Nolife a fait de nous, désormais, ses ambassadeurs. Il existe des lieux où les anciens membres du forum se retrouvent.  le Notamment un forum, qui s’appelle le forum de l’Association des Téléspectateurs de Nolife (ATNL), qui s’est formée lorsque la chaîne était en redressement judiciaire. Toutefois le forum de la chaîne reste ouvert pour quelques temps. Mais  je suis sur que lors des conventions à venir, des rencontres IRL, Nolife sera évoquée avec bienveillance. Et c’est peut-être pour ça que rencontrer les autres est essentiel. Pour ne pas rompre le lien qu’elle a su créer. Pour se remémorer la chaîne, son esprit… refaire le monde comme si elle existait toujours… Tout ce que je sais pour le moment, c’est qu’elle m’a rendu plus sociable au moment où j’étais au plus bas dans tous les domaines.

Chez moi, l’esprit de Nolife vivra toujours. Grâce aux liens que j’ai pu nouer grâce à la chaîne,  mais aussi grâce à ce qui se trouve sur cette photo:

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C’est une bannière faite par Mathieu il y a de cela 10 ans. J’ai eu de graves problèmes de santé, et je n’ai pu me rendre à Japan Expo,  car je suis allé faire ma convalescence dans le Tarn de mes ancêtres. Il a alors eu l’idée de faire une bannière à mon intention, en tant que membre du forum, et de faire signer le staff de la chaîne et les membres du forum qui y étaient présents. Reste une pièce unique. Moi j’ai la bannière verte, lui, la rouge qui est plus grande. Mais grâce à cela l’esprit de Nolife restera un peu chez moi. Et chez lui, aussi.

Voilà, maintenant, il reste à dire un dernier  » Merci » au staff de la chaîne. Merci pour la soirée de dimanche, et désormais, la fin [E] de NieR Automata n’aura pas la même saveur. Une saveur…particulière. J’ai du mal encore à me dire que la chaîne n’est plus.

A tout ce qui nous a unis,  pour les projets qui se sont faits, et qui naîtront. A notre chaîne déchue, à ces 11 années de grand huit, d’ascenseurs émotionnels, car si ce fut le cas pour le staff et sans doute puissance 1000, ce fut aussi le cas pour  ses spectateurs.  A tout le bonheur que  vous nous avez apporté, aux liens de la communauté que vous avez fait naître, aux connaissances, aux amis, aux moments de Japan Expo, à nous, à vous. 

Merci, Nolife. Même si ce mot est ridicule car c’est au-delà des mots pour ce que vous avez réussi à faire. Merci, et au revoir. J’ai bien dit « au revoir » et non pas « adieu ».  Car je suis sur que cette longue aventure, 11 ans tout de même, n’était autre qu’un… DÉBUT. 

Liens utiles :

Le forum de la chaîne reste encore ouvert quelques jours, profitez-en pour dire un dernier au-revoir au staff, ils le méritenthttps://forum.nolife-tv.com/

Le forum de l’Association des Téléspectateurs de Nolife, utile pour se retrouver une fois que le précédent aura fermé : http://forum.atnl.fr/index.php

Le Ask Me Anything de Sébastien Ruchet, si vous avez des questions à lui poser sur la fermeture de Nolife ou le féliciter du travail accompli l’un n’empêchant pas l’autre et l’inverse est également vrai : https://www.reddit.com/r/france/comments/8ay8u3/je_suis_s%C3%A9bastien_ruchet_de_nolife_la_cha%C3%AEne_de/

Les chaines Twitch : 

Damdam : https://www.twitch.tv/damdamlive

Médoc : https://www.twitch.tv/elmedoc

Caroline : https://www.twitch.tv/kaorinchan

Pour écouter le Cosy Corner, de Médoc et Moguri : https://soundcloud.com/lecosycorner

La venue d’une nouvelle émission, d’un stream est généralement annoncée sur les réseaux sociaux, donc tenez-vous au courant par ce biais si vous voulez aller leur rendre une petite visite. Je suis sur que ça leur fera plaisir.

 

 

Nolife : la vie continue

Vous le savez, je vous parle souvent d’une petite chaine sur l’ADSL du nom de Nolife. Elle  jouait ces derniers jours son avenir auprès du Tribunal de commerce de Paris. En redressement judiciaire depuis 18 mois, Nolife, qui a fêté ses 10 ans le premier juin dernier devait obligatoirement en sortir. En droit français, cela se traduit par une sortie du redressement avec validation du plan de continuation ou la liquidation judiciaire.  Eh bien, bonne nouvelle, c’est la première option qui a prévalu pour le canal de Messieurs Ruchet et Pilot, la nouvelle est tombée ce matin.

Mais elle a dû lutter. Etre une chaîne indépendante n’est pas simple dans un milieu où plusieurs d’entre elles ont déjà fermé  (Montagne TV, Énorme TV, et prochainement Sport 365) et où la publicité se fait rare. Plusieurs fois, elle sera passée tout près d’une fermeture d’antenne, et elle a su rebondir. Je ne vous fais pas un résumé, et si vous avez besoin de plus d’informations, Florent Gorges résume ses 5 premières années de vie  dans Nolife Story. Mais au vu de ce qui s’est passé avec les cinq années d’après, il a de quoi écrire une trilogie, je pense.

Bref, félicitations à Nolife et ses dirigeants, pour les combats qu’ils ont menés, et il y en aura encore d’autres, et je suis impatient de voir le « nouveau » Nolife à la rentrée, le tout étant de ne pas trahir l’esprit qui fait sa force depuis ses débuts. Je rappelle que la programmation, ce n’est pas que de la J-Pop ou de la J-Music en général, et qu’elle traite aussi de choses peu vues même sur des chaines thématiques, et les jeux vidéo bénéficient également d’un traitement approfondi.

Je termine en rappelant qu’elle est dispo chez tous les opérateurs ADSL et Numéricable dans l’offre de base sans supplément de prix :

Free: canal 93

Orange (offre ADSL uniquement)  : canal 138

BBox: canal 128

SFR : canal 176

Numéricable : canal 220

Et si vous voulez les aider, n’oubliez pas qu’il y a le catalogue Noco, qui recense toutes les émissions de la chaîne ( sauf la J-Music) l’abonnement est de 5 € par mois minimum, et vous aurez ainsi accès à tout ce qu’a produit la chaîne depuis ses débuts, sans limitation de durée. N’hésitez pas.

nolife continue

 

[Spécial Halloween]Heureusement que ça n’est pas sorti chez nous!

Bonjour tout le monde, en ce moment c’est Halloween, alors nous allons parler de quelque chose qui est une horreur absolue… Je veux bien entendu parler de l’adaptation de Bubsy en dessin animé. Je sais, j’avais dit que je que je ne ferai pas dans la nécrophilie, mais bon…

Peut-être parce que je continue de penser que ce lynx roux avait tout, mais alors tout pour devenir une mascotte digne de ce nom. J’ai d’ailleurs fait la critique du premier jeu, fort sympathique,  sur le blog.  Le problème, c’est que les jeux ne sont pas allés en s’arrangeant par la suite… Si le II reste potable, je le considère en dessous du premier. Bien entendu le plantage s’est produit avec Bubsy 3D : Furrbidden Planet sur PlayStation en 1996. Ou comment faire passer une mascotte de  » respectable » à  » détestable ».  Mais qu’est ce qui pourrait la rendre encore plus antipathique ? Réponse : tenter de faire un dessin animé histoire d’exploiter encore plus sa notoriété.

C’était oublier une chose : Bubsy est un lynx crée par Accolade, un éditeur américain, et qui s’est dit que pour  rentabiliser, il fallait décliner la mascotte dans toutes ses formes possibles. Dont un dessin animé. Remarquez, c’était la période vu qu’il  y a également eu un dessin animé mettant en scène Earthworm Jim, le ver de terre mutant avec une combinaison de l’espace.

 Je ne sais pas ce que vaut l’adaptation du ver de terre en dessin animé, mais pour avoir vu celui mettant en scène Bubsy, je me dis heureusement qu’il n’y a eu qu’un pilote, et pas de suite, tant mon cerveau a du mal à se remettre de ce qu’il a vu. L’épisode, intitulé  » What could possibly go wrong ? » est présent sur Youtube, mais croyez moi,  pour tenir 25 minutes sur cette horreur  il faut vraiment avoir un mental d’acier.  Parce que comme le dit le titre, « qu’est ce qui pourrait mal tourner ? » Ma réponse : TOUT.

Et ça commence dès le générique d’ailleurs. Bubsy a un réveil à son effigie, se lève, se brosse les dents à la …PONCEUSE ( si, si vous avez bien lu), prend son petit dej, danse sur la tête et  se tape l’affiche sur le titre, marqué « Bubsy  » et où notre lynx nous fait remarquer que c’est lui. C’était sensé être drôle,alors que ça ne l’est pas du tout. Vous me direz que d’un pays à l’autre nous n’avons pas forcément la  même forme d’humour, mais je doute que les outrances du générique aient fait rire même les petits américains…  Ça annonce déjà la couleur, je reviendrai d’ailleurs  sur le sujet. Et ce n’est hélas pas fini . Nous avons ensuite droit à un écran  sur lequel Bubsy nous dit qu’il revient bientôt… Parce que oui, ils avaient prévu un espace publicitaire  JUSTE après le titre!  Je sais que les règles de publicité aux US ne sont pas les mêmes qu’en Europe, le marché étant hyper-libéralisé, mais tout de même !

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Ce sera la seule image que vous verrez de l’anime. C’est la moins pire de toutes.

Et déjà, il y a eu que quelques secondes de voix,et notre lynx se montre déjà totalement insupportable.  Bref, pour vous résumer l’intrigue du pilote, de ce que j’ai cru comprendre de tout ce fatras de médiocrité, un savant fou a mis au point un casque de réalité virtuelle.  Bubsy a bien l’intention d’aller le tester avec ses neveux et son sidekick, un tatou peureux du nom de Arnold.  Mais ce sont aussi les plans d’une méchante femme féline, qui charge ses deux acolytes aussi stupides que méchants et l’inverse est vrai aussi, de le lui ramener l’objet… Soit dit en passant, les deux sbires font penser à Scratch et Grounder de la série Sonic X qui travaillaient pour Eggman. Copie, quand tu nous tiens… et la méchante est sans aucun doute le personnage le mieux réalisé de l’épisode.

Pour le reste, c’est « comment ruiner une licence  en moins de deux« . J’ai déjà cité le générique, mais l’épisode entier est un supplice pour les yeux. Les couleurs criardes, suintantes de mauvais gout, auront raison de vos rétines. Tenir 25 minutes c’est énorme, et on regrette de ne pas être déjà aveugle avant. Les personnages, sauf la méchante sont moches, n’ont aucun charisme. Et comme cela ne suffisait pas, déjà qu’ils vous bousillent la vue, les auteurs de cette daube  ont également décidé de s’occuper de vos oreilles. Le doublage américain est absolument horrible-heureusement qu’il n’en existe pas à ma connaissance, en français-  tant  tout le monde surjoue avec un immonde accent parfois à peine compréhensible même pour un anglophone ou quelqu’un pour qui l’anglais est sa langue maternelle.  Et ne comptez pas sur l’animation pour remonter le tout. Même le plus cheap des anime japonais ou français est largement meilleur que ce truc!  Les gags sont juste soit de très mauvais gout ( les tatous écrasés, c’est bien…ou pas!) soit déjà vu mille fois, mais cet épisode pilote arrive même à se planter lors des classiques du genre, une performance.

Vous me direz, y a t-il un intérêt à critiquer un dessin animé de plus de 20 ans, resté au stade de pilote ? Oui.  Parce que Bubsy en dessin animé, et tout pilote que ce soit, est le parfait exemple de ce qu’il ne faut pas faire : direction artistique à la rue, animation affreuse, histoire sans queue ni tête… Bref j’espère que ceux qui ont vomi cela ne travaillent plus dans le domaine de l’animation.

Ensuite, parce que peu importe l’âge ou l’année d’un dessin animé, s’il est réussi,il restera dans les mémoires. Un vieux Warner, pour rester dans l’animation américaine, ça me fera toujours marrer.  Difficile de ne pas rigoler lorsque  Vil Coyote  tombe dans ses propres pièges ou quand Daffy Duck se fait avoir en beauté par Bugs Bunny (« maquilleuse! »). Dans les années 90, on trouvait également de très bon dessins animés, et il en est de même en 2016. Heureusement que cette horreur n’a pas connu de suite. Pour vous en rendre compte, allez donc sur Youtube, l’épisode est trouvable facilement. Je ne mets pas de lien, je ne tiens pas à recevoir des tomates pourries pour vous avoir traumatisés.

Voilà, merci d’avoir lu cet article un peu spécial. J’ai voulu trouver une variante  aux articles qui fleurissent sur les blogs… Mais Halloween pourrait bien revenir dans quelques jours.