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[Bouquins] Persona 5 Artbook Officiel : un livre incontournable qui volera vos cœurs à nouveau

Sorti il y a près de deux ans maintenant dans nos contrées, Persona 5 a marqué les esprits et reste un des meilleurs RPG japonais de ces dernières années. Il avait pour lui une esthétique unique, un gameplay aux petits oignons, Le pitch de départ est simple : Une bande d’adolescents décide de rendre l’humanité meilleure en « volant » les désirs les plus inavouables de notables de la société Tokyoïte, sous le nom de « Voleurs Fantômes ».
Le scénario se veut être en réalité une critique de la société japonaise contemporaine. Le jeu deviendra le plus vendu de la licence avec 2,2 millions d’exemplaires vendus à travers le monde, et du coup, P5 s’est vu décliné en une multitude de produits dérivés, allant des figurines des personnages du jeu à la série animée.

Et voilà que Mana Books décide de publier chez nous l’Artbook Officiel du jeu en version française. Le livre reprend l’édition japonaise en intégralité. Cette version est donc supérieure à l’américaine éditée par Prima Games, qui était parue amputée d’une centaine de pages ( rien que ça !). Dans les faits, nous avons affaire à une sacré gros livre. Voyez plutôt, 512 pages remplies d’illustrations du jeu et de commentaires du créateurs, entièrement traduits, avec une couverture rigide très belle avec une autre couverture en papier glacé et rabats très belle aussi. Le tout doit faire plus de 1 kilo, un joli bébé de papier, à n’en pas douter. Et à propos de papier, celui de l’artbook est de très belle qualité. Et je ne voudrais pas commette d’erreur, je ne sais pas si mon toucher me trompe, mais il me semble qu’il y a un vernis sélectif concernant les illustrations. Comprenez : les images ont une texture différente de celle du papier. Graphiquement, le tout respecte évidemment la charte globale mise en place pour le jeu.

Vous y découvrirez donc des milliers d’illustrations, notamment des croquis préparatoires, l’histoire des personnages, et comment certains ont vu leur design modifié. Il faut faire attention: si vous faites P5 pour la première fois en ce moment, cet artbook contient des spoilers. En effet, vous saurez tout sur les personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires. Comment ils ont été créés et comment ils ont évolué aussi bien dans leur apparence que dans leur caractère, au fil du développement du jeu. Il faut saluer le travail de Mana Books d’avoir traduit de très belle manière les dires du créateur des personnages et même des dialogues dans les croquis de certaines séquences. La fin de l’ouvrage se termine par une interview interne de Shigenori Soejima, qui permet également d’en apprendre plus sur la création de P5 et les difficultés de développement.

Vous l’aurez compris, cet ouvrage d’art vaut largement les 40 € demandés pour son acquisition et est un excellent complément pour qui décide en apprendre plus sur le jeu ou le monde qui le compose. Personnellement, il a de nouveau volé mon coeur. Et si avec ça, vous n’avez pas envie de vous replonger dans Persona 5, pour par exemple tenter le platine, c’est à ne plus rien comprendre… A moins que vous vouliez attendre la version « The Royal » , qui vient d’être annoncée sur PS4. C’est une raison valable.

Persona 5 : Artbook Officiel

Éditeur : Mana Books

Nombre de pages : 512

Prix : 39,99 €

Revue de presse février 2018

Bonjour et bienvenue dans un nouvel article sur une petite revue de presse. Et cette fois, il n’y aura pas que du jeu vidéo, car il y aura un peu de cinéma aussi. Nous allons parler des nouveau numéros de Rétro Gamer Collection, Video Gamer Retro, et L’écran Fantastique.

Mais avant de passer au délicieux morceau, il faut faire de la place et on va aborder la grosse diarrhée de la presse du secteur jeux vidéo je veux parler, bien sur de Jeux Vidéo Revue.

1-Lafont Presse en état de récidive

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Vous ne rêvez pas, il y a bien un second numéro de Jeux Vidéo Revue. Et… c’est PIRE que le premier. Déjà, rien que la couverture, avec des termes comme «  Le Choc », ou encore « Ils vont vous éblouir », on se croirait dans Voici ou France Dimanche. Et ce n’est pas un compliment ! Ensuite, l’édito est… Ben c’en est pas un en fait. A part le « bonne lecture », le reste c’est toujours pareil : Lafont Presse voit les jeux vidéo sous un angle statistique et rien d’autre. Le contenu du magazine ? OSEF. Après tout, quand on ne signe pas les articles, qu’on repompe sans vergogne les autres, c’est vrai on ferait mieux de se la jouer discret. Voire de ne pas sortir non plus de magazine !!!

Parce que la suite, c’est pire. Aucun style dans les articles, aucune personnalité. De plus, il y a des fautes, non seulement dans les textes, mais aussi dans les faits racontés. Le plus dingue, et le torchon m’est tombé des mains, c’est que ça fait presque un an que la Switch est parmi nous, et… que certains ne sont toujours pas capables d’écrire son nom correctement ! J’en veux pour preuve la page consacrée au futur Pokemon RPG, où il est écrit au moins deux fois Nintendo SWIFT. Allô, y’a t-il un correcteur relecteur dans le coin ? Laisser passer une erreur comme ça est absolument inadmissible pour des gens qui se prétendent professionnels des jeux vidéo ! Même chez Jeux Vidéo Pratique, ils ne font pas cette erreur, et pourtant j’ai bien des choses à leur reprocher. Même un skyblog de bas étage n’oserait pas faire ça. Ou encore, tout à fait au hasard, je ne vous dis pas les confusions dans l’article consacré aux consoles « Mini » de Nintendo. Lisez-le, c’est un sommet dans l’horreur.

Alors, conseil à Lafont Presse : Arrêtez de faire une publication sur les jeux vidéo, vous êtes indignes de faire partie de ce secteur. Pas avec autant d’erreurs. Vous n’y comprenez rien. Avis aux lecteurs : feuilletez-le si vous voulez chez votre marchand de journaux, mais ne dépensez pas les 5,90 € réclamés pour cette MERDE, disons franchement ce que c’est. Et c’est parce que je ne l’ai pas acheté qu’il n’est pas sur la photo, et que je n’ai pas envie d’en faire une review détaillée. Je veux juste vous dire de ne pas alimenter ces vampires de Lafont Presse, dont je me demande toujours comment font leur magazines pour durer. Ironie de l’histoire, on trouve dans le torchon une pub pour… Stop Arnaques. Oui, vous avez bien lu… Et Jeux Vidéo Revue, c’est quoi, du poulet ?

Bon, maintenant que nous avons évacué ce gros caca, passons à des choses nettement plus réjouissantes.

2-Le rétrogaming se porte bien, merci pour lui

Le rétrogaming est également à l’honneur avec deux magazines nettement recommandables notamment par rapport à ce que je viens de vous décrire au dessus. Dans le nouveau numéro de Vidéo Gamer Rétro, Dragon Ball est à l’honneur. Un dossier rédigé par Damien Duvot, le même qui fait L’Antre du Mea sur Youtube, et que je vous conseille de regarder, aussi bien concernant les jeux vidéo que pour ses chroniques cinéma. Pour en revenir au sujet, le tout est intéressant, même si la saga Dragon Ball ne m’a jamais attiré, aussi bien en animé qu’en jeux vidéo. J’ai toutefois un lointain souvenir d’avoir brièvement joué à l’épisode sur Megadrive chez des amis. D’ailleurs, la console 16-bits de Sega n’en accueillera qu’un seul, tandis que la Super Nintendo en aura toute une pelletée. Cependant, la lecture du dossier est intéressante.

On notera aussi un éloge de Silent Hill 2, considéré pour beaucoup comme le meilleur épisode de la saga et un des meilleurs jeux de la PS2. Mais perso, ce qui m’a fait acheter la console à l’époque pour Noël 2001, ce fut Devil May Cry, mais c’est une autre autre histoire.

Pour les 30 ans de Final Fantasy, le magazine revient d’ailleurs sur la gestation difficile du premier jeu, et sur lequel Squaresoft misait très gros. On connaît la suite, et la saga en est à son quinzième épisode « canonique » si on exclut les spin-off et suites directes de certains.

On retrouve aussi une petite rétrospective sur les premiers épisodes de Megaman.

On notera aussi un rappel du flop qu’a été la Jaguar d’Atari, une prétendue 64-bits conçue par un constructeur dépassé par les événements et qui se fera ridiculiser par Sega et Sony, qui sortiront la Saturn et la PlayStation qui ne seront «  que » 32 bits, mais au moins elles n’auront pas menti sur leur puissance. En effet, la Jaguar ne fut qu’un chaton qui couine. Les jeux étaient de qualité trop aléatoire, souvent faits par des éditeurs douteux. Et Atari n’avait plus les moyens d’opérer un contrôle sur la qualité des productions que sortaient parfois des éditeurs dont personne n’a jamais plus entendu parler ensuite. Mais la firme n’avait également plus les moyens de soutenir la console financièrement… En réalité, les seules choses en 64 bits dans cette console morte-née ou quasiment, ce n’était que les accélérateurs graphiques. Peu de jeux sont sortis du lot. Le fauve aux griffes coupées dès la naissance sera euthanasié en 1996, avec le rachat d’Atari par une autre firme.

Puisqu’on parle consoles, il y a aussi un article consacré à la Colecovision. Bref, ça se lit bien et vite.

Le magazine trimestriel Retro Gamer Collection, lui, annonce du lourd, du très lourd au sens propre comme au figuré. Les fans de Final Fantasy vont être aux anges : en effet, il y a un long dossier sur la saga en fin de magazine, mais aussi une interview de Nobuo Uematsu, compositeur des épisodes I à X inclus.Et ce n’est pas fini, parce qu’un making-of est consacré à Final Fantasy XII. Il faut dire aussi que la saga vient de fêter son trentième anniversaire… Dans la même rubrique, on trouve aussi un très bon dossier sur Mario Kart. Je retiendrai aussi le focus sur Batman et Robin sur Megadrive, un jeu sorti en fin de vie de la console et qui sera l’unique titre de Clockwork Tortoise. Un run and gun difficile, très difficile même, pour avoir testé, il ne faillit pas à sa réputation, jouable à deux, mais qui prouve surtout que la 16 bits de SEGA en avait bel et bien dans le ventre, affichant des effets dont on croyait la console bien incapable. Comme quoi, bien maîtrisée, elle n’avait rien à envier à sa concurrente directe, ou presque. Les amateurs de la console noire se souviennent sûrement de la série Road Rash, des jeux de courses de moto furieuses sur les routes américaines, dans lesquelles il était possible de frapper ses adversaires, prendre des armes à la volée ( chaîne, matraque) mais gares aux chutes, mais surtout à la police… Le jeu avait d’ailleurs de petites animations rigolotes. Ça tombe bien, le magazine revient sur la série.

On notera aussi un divulgâchage de la fin de Night Trap, un jeu en FMV totalement culte par le surjeu des acteurs et le doublage VF foireux pour nous, où la seule interaction consistait à …surveiller des pièces d’une maison par télésurveillance et empêcher de mystérieux vampires cagoulés de porter atteinte à des jeunes femmes qui veulent passer une soirée tranquille. Pour cela vous devrez activer des pièges. Bref, un nanar sur toute la ligne. Heureusement, depuis, on sait utiliser les supports optiques pour autre chose que des vidéos et des jeux pseudo-interactifs.C’est vrai, où était l’amusement, dans ce truc ? Bon OK on se marrait bien. Mais on a également rien perdu à ne pas y avoir joué…Enfin, si on peut dire…

Bref, je ne vous en dis pas plus, il y a vraiment de quoi lire dans ce numéro, je vous laisse découvrir le reste. Ce qui est bien, c’est que chacun y trouve son compte dans cette épaisse revue.

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3-Le cinéma fantastique aussi

Pour finir, j’ai acheté ce mois-ci L’écran Fantastique, attiré par la couverture consacrée au dernier film de Guillermo Del Toro, qui a pour titre La Forme de l’eau. Je sais qu’il passe dans le multiplexe d’Orléans, un jour les distributeurs comprendront que celui de Saran c’est bien aussi et pas que pour l’IMAX ou Spirou et Fantasio… Je sais toutefois que j’irai le voir (Pas Spirou, je tiens à ce que mon enfance reste intacte). Bref, je n’ai pas été déçu, car il y a toute une rétrospective sur le réalisateur, mais aussi sur ses films, de quoi donner envie de (re)découvrir son cinéma très particulier. On y trouve aussi une interview du cinéaste Mexicain, mais cerise sur le gâteau, également une de Ron Perlman, dont l’acteur est récurrent de ses films. Les deux sont amis dans la vie, il y a de quoi.

Parmi les gros morceaux, on trouve un article consacré au prochain Jurassic World, mais aussi une interview de Ryan Coogler, réalisateur du dernier Marvel en date actuellement sur les écrans, Black Panther. Le réalisateur m’est connu pour avoir réalisé Creed : l’héritage de Rocky Balboa, et c’est un très bon film, dont j’avais fait la critique avec C2J.

Voilà, c’est tout pour cette revue de presse. A bientôt pour un nouvel article.

[Bouquins] Final Fantasy Mémorial Ultimania Encyclopédie Officielle Épisodes VII,VIII et IX

DSC_0972Vous avez besoin d’un cadeau de Noël en rapport avec Final Fantasy ? Comme Square Enix ne sort pas un jeu de la série par an, ce qui serait à mon humble avis, une très mauvaise chose, pourquoi ne pas vous rabattre sur des livres en rapport avec la saga qui nous enchante depuis 30 ans (déjà) ? Et donc,  la maison d’édition Mana Books, concurrente directe de Third Editions et consorts,  publie  Final Fantasy Mémorial Ultimania , une encyclopédie officielle consacrée, pour ce premier volume, aux Final Fantasy parus sur  la première PlayStation, à savoir les épisodes VII, VIII et IX, sortis respectivement en 1997, 1999 et 2000/2001. Le  livre existe déjà en japonais et a deux autres volumes, mais cette fois, le premier volume a été traduit et adapté en français.

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Et je ne veux pas dire, mais c’est un excellent livre. Alors, ne vous attendez pas à trouver comment finir les jeux à 100%, pour ça, il y a d’autres guides et on les trouve n’importe où sur Internet, mais ce Mémorial Ultimania nous permet plutôt d’aller dans les coulisses des jeux. C’est à dire, comment ont été conçus les différents éléments, le monde et personnages.

 

 

La structure générale est divisée en trois sections principales, qui ont chacune leur couleur dominante de page, et les épisodes viennent dans l’ordre de leur numérotation. On y découvre tout ce qu’il faut savoir, et même plus, comme les personnages plus en profondeur, avec leurs phrases marquantes et les véritables intentions qui se cachaient parfois derrière, ainsi que leurs moments cultes dans les jeux. DSC_0983

Les fans de Yoshitaka Amano, dont je fais partie seront aux anges avec les illustrations présentes pour chaque jeu, , et ce sont même trois illustrations du maître que nous trouvons sur la couverture.  Nous découvrons également comment on été conçues certaines phases de jeu, notamment les story-boards de certaines invocations et scènes-clés des jeux. Un point amusant est aussi de voir dans les story-boards ou les dessins , les notes adressées aux programmeurs, par exemple pour avoir un élément animé d’une manière particulière, sur un personnage , un monstre ou dans un décor. 

DSC_0998Mieux encore, Mana Books a traduit aussi certains fichiers de conception des titres, et  certains projets initiaux ne seront pas du tout la même chose que le résultat final, même si certaines idées seront reprises, c’est notamment vrai pour Final Fantasy VII.  Bref, vous saurez-tout, et ces trois jeux n’auront plus aucun secret pour vous.

Cette encyclopédie est riche d’illustrations, dispose d’une très belle maquette, et un papier de qualité. La couverture rigide et en relief permet de donner du solide à toute la structure. On redécouvre nos jeux très connus sous un nouvel angle, tout en révélant quelques petites choses qui étaient jusque là inédites.  Ce premier Mémorial Ultimania est du bonheur pour les fans, très bien traduit, et un complément idéal aux jeux. On regrettera toutefois l’absence d’interview des concepteurs, mais ce n’est rien, nul doute que vous prendrez plaisir, comme moi, à parcourir ce beau livre.  Vivement les deux autres volumes.

Cette critique a été réalisée avec un livre acheté dans le commerce par mes soins.

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Final Fantasy Mémorial Ultimania, encyclopédie officielle épisodes VII, VIII et IX

Éditeur : Mana Books

Nombre de pages : 320

Prix : 39,90 €

 

[bouquins] La combine à nanars

 

IMG_20171013_155739Bonjour et bienvenue dans un nouvel article. Cette fois, pas de jeu vidéo ou de film, mais deux livres. Deux volumes qui parlent des mauvais films, en fait. Donc, on va parler de cinéma, aussi. Mais de trucs tellement mauvais qu’ils en deviennent drôles et leur défauts et maladresses visibles les rendraient presque attachants. Je vous présente donc Nanarland  épisode 1 et 2,  qui parlent, bien entendu, des « nanars » terme qui n’existe qu’en français pour désigner le « cinéma bis ».  Beaucoup connaissent le site nanarland.com,  véritable mine d’or pour tout nanardeur qui se respecte. L’équipe a également fait une émission, Escale à Nanarland diffusée sur le site d’Allociné.

1-C’est quoi un nanar ?

La particularité du nanar, c’est que c’est un mauvais film, mais poussé à l’extrême. Réalisation à la ramasse, budget ridicule qui se voit à l’écran,  effets spéciaux cheapos, scénario improbable, mise en scène hallucinante, cadrages foirés,une somme de défauts tels que les longs métrages deviennent drôles malgré eux. A tel point qu’ils en deviennent risibles, et géniaux. Malgré eux, certes, mais géniaux quand même.

Le monde de ce cinéma alternatif, pour peu que cela en soit, a ses figures iconiques. Les gamers connaissent particulièrement bien Uwe Boll,  réalisateur allemand pour des films foireux qui portent le nom de certains jeux vidéo, tels que House of the Dead (avec images du jeu de Sega incrustées à l’arrache sur lesquelles on peut lire « Press Start Button »), Alone in the Dark ( putain la bataille dans l’obscurité totale!) ou encore Postal. Postal, dans lequel le gus sera grimé en costume bavarois et mourra d’une rafale de mitraillette en disant « Che hais les jeux vidéo! » Ouais, on avait compris, depuis le temps. Il aurait pu continuer longtemps, si le système de financement du cinéma d’outre-Rhin ne lui avait pas fermé les vannes.  C’est ballot, hein… Boll est comme ses films : mal dégrossi au niveau caractère, au point d’inviter ses détracteurs à venir le défier sur un ring de boxe.  Parmi les réalisateurs fétiches,  il y a aussi Bruno Mattei, faiseur de remakes non-officiels de certains films d’action des années 80, comme Rambo, Commando, ou encore Predator. En plus nul, plus fauché et en plus moche.

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Mais celui dont les nanardeurs parlent encore, c’est Tommy Wiseau. Un drôle d’oiseau, ce Wiseau, mais qui a fait un film iconique du nanar : The Room. Franchement, il faut le voir pour le croire. Une expérience , clairement, qui a visiblement été traumatisante pour Greg Sestero qui a publié The Disaster Artist, un livre témoignant de sa rencontre avec Wiseau et de son expérience dans The Room.

En fait, tous les genres, même le X, n’échappent pas au nanar. Et ne vous inquiétez pas, si vous voulez traumatiser vos enfants, il y a largement de quoi faire. S’ils ne sont pas sages, passez-leur Foodfight! ou mieux, Ratanouilles en faisant croire que c’est l’original de Disney. une faute de frappe sur la jaquette, ça peut arriver.  Et ne vous inquiétez pas, les Français se débrouillent également fort bien dans ce domaine. Le Führer en Folie donne une idée de ce que les mangeurs de grenouilles sont capables de faire de pire. Repose en paix, Patrick Topaloff.

2-Les livres 

IMG_20161012_134345Je n’en ai cité (et vu) que quelques uns, mais 100 de ces mauvais films sympathiques se retrouvent donc dans ces deux tomes de Nanarland, ce qui en fait 50 par ouvrage, et ce sont de plus de beaux livres. Le volume 1 a le noir comme couleur dominante et le volume 2 le rouge. Ils sont rangés dans un étui cartonné illustré, et leur couverture représente une cassette VHS, comme vous pouvez le voir sur la première photo. Amis nostalgiques, bonjour!  Ensuite, le papier est épais et dégage une certaine odeur même sans coller son nez dessus. Les films sont classés par catégorie, renommées pour l’occasion, telles  » versions…originales » ou « enfances souillées« , et sont présentés sur quatre pages : La première contient l’affiche du film, son synopsis et certaines données comme le réalisateur, la durée et l’année de sortie. Les pages 2 et 3 la critique proprement dite, avec des photos d’illustrations légendées avec humour. La page 4  est un « best of » du film, qui  présente la meilleure scène, la meilleure réplique, un fait en rapport et les métrages qui lui ressemblent. L’encadré dans la partie inférieure de cette même page permet d’en apprendre plus sur un réalisateur, un studio, ou un phénomène comme la « Bruceploitation », consistant à exploiter le mythe de Bruce Lee avec des acteurs et des noms plus ou moins ressemblants, et souvent moins que plus d’ailleurs.

Les critiques sont bourrées d’humour, la maquette est ingénieuse et le classement par catégorie permet d’aller piocher dans nos genres favoris. Même s’ils ne rassemblent qu’une petite partie de la production nanar, le contenu est riche et le cachet « vintage » devrait plaire à tous les amateurs. Et c’est aussi un guide idéal pour compléter sa collection, au besoin.  Car il ne faut pas oublier une chose dans ce domaine : que le pire n’est jamais décevant.

Voilà, je vous dis à bientôt pour un nouvel article.

 

Nanarland, le livre des mauvais films sympathiques épisodes 1 et 2

Auteur principal : François Cau

Éditeur : Akama

Nombre de pages : 272 et 271

Prix : 19,90 € pour chaque volume.

 

N’oublions pas les guides

Je vais vous parler d’une chose que j’apprécie de collectionner en tant que joueur : les guides de jeux vidéo. J’en possède actuellement une vingtaine. Tous les jeux n’en bénéficient pas mais lorsqu’il s’agit d’un RPG ou d’un gros jeu, vous pouvez être sur qu’il  y aura un guide qui sera publié par une maison d’édition. Même Uncharted 4, pour prendre une sortie très récente, en a un. Ma collection se compose pour moitié de guides en anglais et d’autres en français. Et je ne regrette pas de les avoir.  Mais quel intérêt peut-on trouver à de tels ouvrages, maintenant que les soluces sont disponibles sur Internet ?  Eh bien, le fait de disposer d’ouvrages  dans sa collection de livres, d’avoir quelque chose de « physique »  et qu’on peut toucher.

Mes deux premiers guides que j’ai commandés ont été ceux de Xenogears et de Chrono Cross (étonnant!), en anglais. Et  depuis, ils sont toujours là. Il y en a certains que j’aurais aimé avoir comme les guides de Final Fantasy VII à X, de certains Fallout, mais ils ne sont malheureusement plus édités aussi bien en français qu’en anglais.

Et je ne prends pas n’importe quels guides non plus. Vous me voyez en prendre un concernant Call of Duty alors que je ne joue pas à la saga ?  Toujours est-il que la taille de mes guides varie, en général de 150 et petit format ( le guide de Zelda : A link to the Past) à plus de 650 en grand format (Skyrim). Autant dire que là, ce n’est plus un guide c’est une encyclopédie complète sur le jeu!  Remarquez, un des derniers en date, celui de Fallout 4 n’est pas mal non plus avec ses 500 pages.

Bien évidemment, avoir un guide de jeu  peut gâcher le plaisir de la découverte, et c’est sans doute là leur plus grand défaut : tout montrer. C’est pour ça que je fais toujours une partie sans regarder le guide ( sauf si je coince vraiment contre un boss), puis ensuite je m’en sers d’aide pour compléter et trouver ce que j’ai manqué. Parce que s’ils peuvent nous enlever tout le plaisir de la découverte utilisés abusivement, ils peuvent nous aider à enrichir notre expérience de jeu. Mais j’aime surtout regarder la façon dont ils sont faits : Le papier, leur organisation, leur maquette et les polices d’écritures utilisées.  Et depuis que je les collectionne, j’ai pu constater de nets progrès depuis, malgré des photos souvent petites, faute de place. Oui je m’intéresse aussi à ces aspects. D’un côté, ce n’est pas comme si j’avais eu une formation dans ce domaine…

Parmi les éditeurs, on compte Piggyback Interactive pour l’Europe, qui fait les guides mais qui dispose aussi d’équipes de traduction pour certains pays,  Prima Games se débrouille aussi très bien et confie  les traductions à des éditeurs spécialisés.  Mes guides  de chez Brady Games sont dans leur immense majorité en anglais même si certains sont traduits.  Ces guides sont d’ailleurs reconnaissables grâce à la couleur orange en haut de la tranche. D’une manière générale, je n’ai pas à me plaindre des guides que j’ai en français, la qualité de traduction est souvent excellente.

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Voici les guides que je possède actuellement :

Guides en anglais:

  • Xenogears,  Brady Games, 
  • Chrono Cross, Brady Games
  • Star Ocean :Till the End of Time, Brady Games
  • Star Ocean The Last Hope, Brady Games 
  • Resonance of Fate, Brady Games,
  • The Last Remnant, Brady Games
  • Xenoblade Chronicles X, Brady Games
  • Suikoden V, Brady Games

Guides en français :

  • Final Fantasy X/X2 Remaster, Brady Games
  • Final fantasy XII, Piggyback
  • Dissidia Final Fantasy, Brady Games
  • Kingdom Hearts II, Piggyback
  • Dragon Quest: l’odyssée du roi maudit, Piggyback
  • Metal Gear Solid 4 : the Guns of the Patriots, Piggyback
  • Tomb Raider Underworld,  Piggyback
  • Tomb Raider Anniversary, Prima Games
  • Fallout 4, Prima Games
  • Skyrim, Prima Games
  • Zelda A Link To The Past, HP Collection

Voilà sur ce petit article sur les guides de jeux, qui pourraient parfois se ranger dans la catégorie des « beaux livres ». D’ailleurs, les auteurs des guides et les traducteurs ont dû passer  beaucoup de temps dessus, pour jouer aux jeux et décrire ce qu’il s’y passe, les stratégies face aux boss et le moindre objet présent. Je me demande quelle va être ma prochaine acquisition dans le domaine. Il faut bien reconnaître que c’est quand même un petit « luxe » que je m’autorise.  Et vous, collectionnez-vous aussi des guides de jeux ?

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