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[bouquins] La combine à nanars

 

IMG_20171013_155739Bonjour et bienvenue dans un nouvel article. Cette fois, pas de jeu vidéo ou de film, mais deux livres. Deux volumes qui parlent des mauvais films, en fait. Donc, on va parler de cinéma, aussi. Mais de trucs tellement mauvais qu’ils en deviennent drôles et leur défauts et maladresses visibles les rendraient presque attachants. Je vous présente donc Nanarland  épisode 1 et 2,  qui parlent, bien entendu, des « nanars » terme qui n’existe qu’en français pour désigner le « cinéma bis ».  Beaucoup connaissent le site nanarland.com,  véritable mine d’or pour tout nanardeur qui se respecte. L’équipe a également fait une émission, Escale à Nanarland diffusée sur le site d’Allociné.

1-C’est quoi un nanar ?

La particularité du nanar, c’est que c’est un mauvais film, mais poussé à l’extrême. Réalisation à la ramasse, budget ridicule qui se voit à l’écran,  effets spéciaux cheapos, scénario improbable, mise en scène hallucinante, cadrages foirés,une somme de défauts tels que les longs métrages deviennent drôles malgré eux. A tel point qu’ils en deviennent risibles, et géniaux. Malgré eux, certes, mais géniaux quand même.

Le monde de ce cinéma alternatif, pour peu que cela en soit, a ses figures iconiques. Les gamers connaissent particulièrement bien Uwe Boll,  réalisateur allemand pour des films foireux qui portent le nom de certains jeux vidéo, tels que House of the Dead (avec images du jeu de Sega incrustées à l’arrache sur lesquelles on peut lire « Press Start Button »), Alone in the Dark ( putain la bataille dans l’obscurité totale!) ou encore Postal. Postal, dans lequel le gus sera grimé en costume bavarois et mourra d’une rafale de mitraillette en disant « Che hais les jeux vidéo! » Ouais, on avait compris, depuis le temps. Il aurait pu continuer longtemps, si le système de financement du cinéma d’outre-Rhin ne lui avait pas fermé les vannes.  C’est ballot, hein… Boll est comme ses films : mal dégrossi au niveau caractère, au point d’inviter ses détracteurs à venir le défier sur un ring de boxe.  Parmi les réalisateurs fétiches,  il y a aussi Bruno Mattei, faiseur de remakes non-officiels de certains films d’action des années 80, comme Rambo, Commando, ou encore Predator. En plus nul, plus fauché et en plus moche.

affiche The_Room

Mais celui dont les nanardeurs parlent encore, c’est Tommy Wiseau. Un drôle d’oiseau, ce Wiseau, mais qui a fait un film iconique du nanar : The Room. Franchement, il faut le voir pour le croire. Une expérience , clairement, qui a visiblement été traumatisante pour Greg Sestero qui a publié The Disaster Artist, un livre témoignant de sa rencontre avec Wiseau et de son expérience dans The Room.

En fait, tous les genres, même le X, n’échappent pas au nanar. Et ne vous inquiétez pas, si vous voulez traumatiser vos enfants, il y a largement de quoi faire. S’ils ne sont pas sages, passez-leur Foodfight! ou mieux, Ratanouilles en faisant croire que c’est l’original de Disney. une faute de frappe sur la jaquette, ça peut arriver.  Et ne vous inquiétez pas, les Français se débrouillent également fort bien dans ce domaine. Le Führer en Folie donne une idée de ce que les mangeurs de grenouilles sont capables de faire de pire. Repose en paix, Patrick Topaloff.

2-Les livres 

IMG_20161012_134345Je n’en ai cité (et vu) que quelques uns, mais 100 de ces mauvais films sympathiques se retrouvent donc dans ces deux tomes de Nanarland, ce qui en fait 50 par ouvrage, et ce sont de plus de beaux livres. Le volume 1 a le noir comme couleur dominante et le volume 2 le rouge. Ils sont rangés dans un étui cartonné illustré, et leur couverture représente une cassette VHS, comme vous pouvez le voir sur la première photo. Amis nostalgiques, bonjour!  Ensuite, le papier est épais et dégage une certaine odeur même sans coller son nez dessus. Les films sont classés par catégorie, renommées pour l’occasion, telles  » versions…originales » ou « enfances souillées« , et sont présentés sur quatre pages : La première contient l’affiche du film, son synopsis et certaines données comme le réalisateur, la durée et l’année de sortie. Les pages 2 et 3 la critique proprement dite, avec des photos d’illustrations légendées avec humour. La page 4  est un « best of » du film, qui  présente la meilleure scène, la meilleure réplique, un fait en rapport et les métrages qui lui ressemblent. L’encadré dans la partie inférieure de cette même page permet d’en apprendre plus sur un réalisateur, un studio, ou un phénomène comme la « Bruceploitation », consistant à exploiter le mythe de Bruce Lee avec des acteurs et des noms plus ou moins ressemblants, et souvent moins que plus d’ailleurs.

Les critiques sont bourrées d’humour, la maquette est ingénieuse et le classement par catégorie permet d’aller piocher dans nos genres favoris. Même s’ils ne rassemblent qu’une petite partie de la production nanar, le contenu est riche et le cachet « vintage » devrait plaire à tous les amateurs. Et c’est aussi un guide idéal pour compléter sa collection, au besoin.  Car il ne faut pas oublier une chose dans ce domaine : que le pire n’est jamais décevant.

Voilà, je vous dis à bientôt pour un nouvel article.

 

Nanarland, le livre des mauvais films sympathiques épisodes 1 et 2

Auteur principal : François Cau

Éditeur : Akama

Nombre de pages : 272 et 271

Prix : 19,90 € pour chaque volume.

 

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Le cas Jeux Vidéo Pratique

 

J’aime bien lorsqu’un nouveau magazine papier se lance, notamment en matière de jeux vidéo, même si tous ne seront pas forcément mémorables. Il y a des fois, je veux bien être gentil, me dire que même si ce n’est pas de la grande lecture, certains peuvent contenter un lectorat peu exigeant.

Mais pour Jeux Vidéo Pratique, je ne peux pas laisser passer. J’annonce déjà la couleur ça va ch*** des bulles, dans les paragraphes suivants, mais bordel, faire ça en 2017 c’est juste pas possible.

Il est vrai que le premier offrait déjà un grand moment, d’après ce que j’ai cru voir sur les réseaux sociaux et chez Acksell. On se disait qu’après ça, il ne devrait pas y avoir de numéro 2… Eh bien si ! Ils ont osé ! Il y a un deuxième numéro ! Bon cette fois je vais vérifier si c’est vraiment mauvais. Et… ça l’est.

Mais on va commencer par le début.

1-Un maquettiste ? Où ça ?

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Déjà, la couverture est immonde. Il y a un fond jaune qui prend la moitié de la première. On notera le point d’exclamation du titre… Non, ça c’est à ne ne pas faire.

Le titre joue sur de faux chiffres et est ouvertement mensogère. Pour preuve, Kingdom Hearts : La saga enfin racontée... pourquoi « enfin » ? Je leur ressors mes Rôle Playing Game, mes Gameplay RPG, Background, ou IG ? Juste comme ça… Vous débarquez avec au moins trois ans de retard les gars ! Et c’est quoi l’immonde truc qui ouvre grand sa gueule en haut ? Un chewing-gum la fraise avec des yeux ? Putain, il y a mieux comme mascotte…On notera aussi l’utilisation de Comic Sans MS, grave erreur.

Mais je dois bien le dire, ça annonce la couleur, parce que un maquettiste, en réalité, c’est à se demander s’il y en a un. Les pages sont anarchiques, entre images disproportionnées, superposées coupant parfois un texte en deux, ou rendant sa disposition complètement bancale. Ils ne doivent pas savoir ce qu’est une homothétie correcte…Pourtant, en cours de maquette, j’ai appris que les images ne devaient pas être déformées mais adaptées le plus possible par rapport à la taille du texte. Ici, rien n’est respecté. Pire, certaines images sont si proches les unes des autres qu’on se demande soit pourquoi elles sont là ou ce qu’elles illustrent.

Mais le pire, c’est la partie des tests. Plutôt que de consacrer une ou deux pages pour un seul jeu, non, là, dès qu’un test est terminé, on enchaîne sur un autre, directement. Résultat, certains titres, qui auraient mérité un meilleur traitement se retrouvent testés en dix lignes et trois phrases ! Lorsque je lisais les magazines des années 90, c’était l’apanage des jeux mauvais ou moyens dans la rubrique vite vu /zapping, mais au moins il y avait une maquette.

Ici, à titre d’exemple, on retrouve sur une double page, le test de Poochi’s and Yoshi’s Wooly World, décrit comme « gros coup de cœur », Dead Rising 4, Forza Horizon 3 et le début de Pokémon Soleil et Lune.

Leur « gros coup de coeur » est celui qui occupe le moins de place, et fait la taille d’un mouchoir en papier… Et ça, chez eux, ça s’appelle un test.

2-Un magazine truffé d’erreurs

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Maintenant, intéressons nous au contenu. Jeux Vidéo Pratique, c’est 100 pages, mais 100 pages truffées de fautes. S’ils ont oublié d’embaucher un maquettiste, ils ont aussi oublié d’engager un correcteur-relecteur. D’ailleurs les deux postes n’apparaissent pas dans l’ours (NDJul : pour ceux qui ne seraient pas familiers avec les rédactions de presse, c’est l’encadré qui mentionne tout ceux qui ont participé à l’élaboration d’un magazine). Plein de choses ne vont pas au niveau de l’orthographe, par exemple beaucoup de confusions entre « er » et « é ». Pire, Mario est souvent appelé Mario Bros (et Mickey Mousse, bien entendu) et j’ai vu « Chrono Cross » écrit «  Chrono Chross ». Désolé, mais être incapable d’écrire correctement mon RPG jap favori d’entre tous, ça relève de l’incompétence ! Mais il y a aussi un problème au niveau des titres. Par exemple « Y se passe quoi chez Ubisoft ? », le premier article du magazine. Non les gars. Non. « Que se passe t-il chez Ubisoft ?», ça conviendrait mieux.

Mais ces problèmes ne sont pas les plus graves, non. On notera aussi une utilisation du verlan dès l’édito, mais on en retrouve partout, du style « trop guedin ! » Pire, les conclusions de news ( qui « claquent, tuent, cognent », au choix), sont ponctuées de «brrr !!! » ou de « grrr !! » en tous genres. Si ça peut faire un effet à l’oral, à condition de ne pas en abuser ça ne passe pas du tout à l’écrit !!!

Certains paragraphes sont incompréhensibles, en plus d’être truffés de fautes, mais surtout, ponctués d’erreurs factuelles. Le dossier consacré à Kingdom Hearts est éloquent. Ne le lisez pas si vous êtes fans de la saga, vous auriez des envies de meurtre. Je n’ai pas digéré non plus l’insulte faite à The Last Guardian, décrit comme « Somptueusement Ennuyeux », et testé sur une dizaine de lignes, une colonne et en 4 (quatre) phrases. Fans de Fumito Ueda, à vos fourches !

3-Un ton revanchard malvenu, mais pas que…

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Mais surtout, ce qui m’a déplu, c’est le ton ouvertement revanchard qui se dégage de l’ensemble du torchon.

L’édito annonce dores et déjà le ton : « On est encore là ! » sous-titre : « Prêt à foutre (sic)le souk et tout l’monde est corrd’a  (sic²)». Attention, si vous avez compris cette phrase, ne prenez pas la route.

Du vulgaire et du verlan, ça commence bien.. S’il n’y avait que ça… Mais non, l’édito de Stéphane Moreau est revanchard et accuse les concurrents de collusion avec la publicité et de petits arrangements avec les éditeurs. Sans preuves. Et déclare être venu « secouer les puces » aux autres. Non mais j’hallucine. T’as vu la qualité de ton magazine, sérieux ? Il vaut vraiment n’avoir aucun honneur, aucune race, pour oser sortir un deuxième numéro après la cata qu’a été le premier ! Déjà, c’est très mauvais signe si on ne parie que sur ça pour se placer sur le marché. Et ça continue en faisant un doigt d’honneur à ceux qui les ont épinglés au premier numéro. Je me demande où il est allé pêcher que certains pensaient « enfin un magazine qui dit les choses » parce que rien qu’en tapant le nom sur Twitter je n’y ai vu que des retours négatifs, même sur le deuxième numéro, il y a de quoi !

L’esprit revanchard persiste à la fin du magazine, lorsqu’un type descend en règle Acksell, youtubeur, dans un article intitulé « Pourquoi Cédric est il frustré ? » Révéler le nom d’un Youtubeur de façon publique, je me demande si cela ne tombe pas sous le coup de la loi, tout en l’insultant dans l’article. Le seul tort d’Acksell ? Avoir dit que le magazine était une merde, et il avait raison, car cela se confirme avec ce deuxième numéro.

Ensuite, je n’ai pas aimé non plus le fait d’inciter les gens à dépenser des sous. Un article a pour titre « Il vous reste des sous ? Trop cool ! » Punaise mais non ! Ça vous aurait coûté, de titrer « idées shopping » ou quelque chose de moins simpliste ?

Même chose lors de la page pour s’abonner : après avoir choisi une formule, un phrase, en rouge dit «  Voilà c’est fait,je vais à la poste et je suis trop content de m’être délesté d’autant de sous ! » Je trouve ça insultant, notamment pour quelqu’un au RSA.

Non seulement, le titre est revanchard mais incite à la dépense, mais en plus, il fait dans le racolage.

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Dès qu’on tourne la page de l’édito insultant de M. Moreau, on trouve cette page  avec une femme en short latex et nue par ailleurs. J’hallucine.

Mais sur la page d’à côté, le sommaire, on voit en rose pour que ce soit plus voyant : « zoom sur un jeu olé-olé ». Non, pas un jeu sur la corrida, non… On croise aussi une Lara Croft jeune se cachant les seins dans le dossier pourri sur les fangames… je continue ou bien ? Oui, je continue en passant au point suivant.

4- Un manque de contenu flagrant

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Déjà tout ce que j’ai écrit devrait vous éloigner pour longtemps de ce truc. Mais le pire c’est que ça manque vraiment de contenu. Entre tests archi-courts, truffés d’erreurs, les sujets un tant soit peu rédactionnels ne sont pas maîtrisés. Et surtout, vers la fin, il y a 25 pages, soit un quart du magazine, remplis de tutos et d’astuces qui ne sont autre que des copiés/collés trouvés sur Internet. Parfois, on hallucine, comme le fait de tirer dans un FPS, d’affirmer que Super Mario Run est un excellent jeu de plates-formes, alors que c’est un pay to win, ou encore, de profiter de nos photos sur 3DS… Ah c’est sur, putain, je m’entraîne avec mon Reflex à 700 euros pour tenter de maîtriser la macro et le RAW et une résolution de 24,2 Mégapixels pour les revoir sur la portable de Nintendo en résolution max de 640*480 ! J’aurais dû y penser dites donc !

Autrement dit, il n’y a que 75 pages, ou à peu près, de rédactionnel. Ça s’appelle une escroquerie. Mais puisque nous en sommes là, on va aller plus loin. Le magazine se vante d’être indépendant de la pub. C’est con, parce qu’ils ont dû se dire que personne ne lit l’ours, manque de bol, moi je le fais et je vois une section « Publicité, partenariats ». Vraiment indépendants de la pub ? Pourquoi ce département existe t-il donc au sein du magazine ?

Et aussi, niveau arnaque, ils se vantent de tester les meilleurs jeux de 2017. Sauf que dans la liste, au moins la moitié, si ce n’est plus, dataient de 2016.

5-Qui est responsable du désastre ?

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La question qu’on peut se poser, c’est : à qui profite le crime ? Parce ce que sortir un magazine dans cet état, non relu, construit de façon anarchique, revanchard et racoleur, il fallait oser en 2017. J’ai réussi à trouver pire que ceux qui vantaient déjà le prochain Call of qui allait « tout tuer » dès le mois d’août. Qui faut-il accuser ? Les rédacteurs, dont on dirait les travaux d’une classe de CM2, et M. Moreau serait leur instituteur ? Non. Je vais supposer qu’ils sont majeurs, et que comme tout le monde, il veulent bouffer, et ça se comprend. Ce ne sont pas eux qui ont fait le choix de l’exposer à la vindicte populaire. Ce sont plutôt les éditions Balisier, basées en Bretagne qu’il faut blâmer. Et donc, que ceux qui ont participé cela se désolidarisent vite, aillent ailleurs, avec une rédaction sérieuse, tels JV, Canard PC, ou que sais-je. Mais là, on a vraiment atteint le degré zéro de la presse vidéoludique, qui montre tout ce qu’il ne faut pas faire quand on se lance dans la presse papier. Sérieusement, en l’état actuel, il n’y a qu’une place pour Jeux Vidéo Pratique : la poubelle, ou le fond de la cuvette des WC. Il ne reste plus qu’à espérer qu’un numéro 3 ne sorte jamais… Ou alors il faudrait que M. Arfi, directeur du magazine, vire l’équipe en place. J’avais tellement honte que je l’ai dissimulé sous un autre magazine chez mon libraire, honte de voir que ce torchon est vendu 6,90 € alors que So Film, qui n’a pas mérité d’être à côté, m’a coûté 2 euros de moins.

Et dites-vous bien que je m’en fous d’être traité de frustré par ces gens dans leur prochain numéro comme Acksell, si jamais il sort… Et j’en ai vu d’autres sur les réseaux alors vous pensez s’ils me font peur… N’empêche, j’ai mal pour les arbres abattus qui ont servi à faire la pâte à papier de ce torchon. Il est vrai que ça fait cher le rouleau de PQ.

N’oublions pas les guides

Je vais vous parler d’une chose que j’apprécie de collectionner en tant que joueur : les guides de jeux vidéo. J’en possède actuellement une vingtaine. Tous les jeux n’en bénéficient pas mais lorsqu’il s’agit d’un RPG ou d’un gros jeu, vous pouvez être sur qu’il  y aura un guide qui sera publié par une maison d’édition. Même Uncharted 4, pour prendre une sortie très récente, en a un. Ma collection se compose pour moitié de guides en anglais et d’autres en français. Et je ne regrette pas de les avoir.  Mais quel intérêt peut-on trouver à de tels ouvrages, maintenant que les soluces sont disponibles sur Internet ?  Eh bien, le fait de disposer d’ouvrages  dans sa collection de livres, d’avoir quelque chose de « physique »  et qu’on peut toucher.

Mes deux premiers guides que j’ai commandés ont été ceux de Xenogears et de Chrono Cross (étonnant!), en anglais. Et  depuis, ils sont toujours là. Il y en a certains que j’aurais aimé avoir comme les guides de Final Fantasy VII à X, de certains Fallout, mais ils ne sont malheureusement plus édités aussi bien en français qu’en anglais.

Et je ne prends pas n’importe quels guides non plus. Vous me voyez en prendre un concernant Call of Duty alors que je ne joue pas à la saga ?  Toujours est-il que la taille de mes guides varie, en général de 150 et petit format ( le guide de Zelda : A link to the Past) à plus de 650 en grand format (Skyrim). Autant dire que là, ce n’est plus un guide c’est une encyclopédie complète sur le jeu!  Remarquez, un des derniers en date, celui de Fallout 4 n’est pas mal non plus avec ses 500 pages.

Bien évidemment, avoir un guide de jeu  peut gâcher le plaisir de la découverte, et c’est sans doute là leur plus grand défaut : tout montrer. C’est pour ça que je fais toujours une partie sans regarder le guide ( sauf si je coince vraiment contre un boss), puis ensuite je m’en sers d’aide pour compléter et trouver ce que j’ai manqué. Parce que s’ils peuvent nous enlever tout le plaisir de la découverte utilisés abusivement, ils peuvent nous aider à enrichir notre expérience de jeu. Mais j’aime surtout regarder la façon dont ils sont faits : Le papier, leur organisation, leur maquette et les polices d’écritures utilisées.  Et depuis que je les collectionne, j’ai pu constater de nets progrès depuis, malgré des photos souvent petites, faute de place. Oui je m’intéresse aussi à ces aspects. D’un côté, ce n’est pas comme si j’avais eu une formation dans ce domaine…

Parmi les éditeurs, on compte Piggyback Interactive pour l’Europe, qui fait les guides mais qui dispose aussi d’équipes de traduction pour certains pays,  Prima Games se débrouille aussi très bien et confie  les traductions à des éditeurs spécialisés.  Mes guides  de chez Brady Games sont dans leur immense majorité en anglais même si certains sont traduits.  Ces guides sont d’ailleurs reconnaissables grâce à la couleur orange en haut de la tranche. D’une manière générale, je n’ai pas à me plaindre des guides que j’ai en français, la qualité de traduction est souvent excellente.

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Voici les guides que je possède actuellement :

Guides en anglais:

  • Xenogears,  Brady Games, 
  • Chrono Cross, Brady Games
  • Star Ocean :Till the End of Time, Brady Games
  • Star Ocean The Last Hope, Brady Games 
  • Resonance of Fate, Brady Games,
  • The Last Remnant, Brady Games
  • Xenoblade Chronicles X, Brady Games
  • Suikoden V, Brady Games

Guides en français :

  • Final Fantasy X/X2 Remaster, Brady Games
  • Final fantasy XII, Piggyback
  • Dissidia Final Fantasy, Brady Games
  • Kingdom Hearts II, Piggyback
  • Dragon Quest: l’odyssée du roi maudit, Piggyback
  • Metal Gear Solid 4 : the Guns of the Patriots, Piggyback
  • Tomb Raider Underworld,  Piggyback
  • Tomb Raider Anniversary, Prima Games
  • Fallout 4, Prima Games
  • Skyrim, Prima Games
  • Zelda A Link To The Past, HP Collection

Voilà sur ce petit article sur les guides de jeux, qui pourraient parfois se ranger dans la catégorie des « beaux livres ». D’ailleurs, les auteurs des guides et les traducteurs ont dû passer  beaucoup de temps dessus, pour jouer aux jeux et décrire ce qu’il s’y passe, les stratégies face aux boss et le moindre objet présent. Je me demande quelle va être ma prochaine acquisition dans le domaine. Il faut bien reconnaître que c’est quand même un petit « luxe » que je m’autorise.  Et vous, collectionnez-vous aussi des guides de jeux ?

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[critique livre] Yoshitaka Amano, au delà de la fantasy

Le fait de jouer à des jeux vidéo permet aussi de sortir de cette zone de confort et de découvrir certaines personnalités. Lorsque j’ai commencé à jouer à Final Fantasy, un nom est vite apparu : Yoshitaka Amano. Qui était-il, cet homme qui faisait toutes les illustrations des logos de la saga ? Les magazines mettaient même dans les années 90 certaines de ses œuvres pour illustrer un jeu de la saga.

Son style particulier m’a tout de suite plu. Amano fait désormais partie de mes artistes préférés tout genres confondus. D’ailleurs, une de ses illustrations était la photo de mon premier blog lorsque j’ai commencé à écrire sur le net, il y a 10 ans de ça. Pendant longtemps, je me suis demandé qui aurait le courage en France de faire une biographie de l’artiste.

Eh bien, je ne peux que remercier Florent Gorges pour cet ouvrage, Yoshitaka Amano : Au-delà de la fantasy, qui est de plus sa biographie officielle. Il lui aura fallu plus de deux ans de travail pour nous sortir cet ouvrage somptueux.

Non seulement, le livre est beau, bien mis en page, bravo au maquettiste, avec un bel équilibre texte/photos, mais surtout, c’est l’occasion d’en apprendre plus sur l’artiste lui-même. Sur son activité, ses œuvres, ses travaux (il n’a pas  travaillé que sur Final Fantasy), ses relations avec sa famille mais aussi celles qu’il a eues avec Squaresoft, notamment avec Hironobu Sakaguchi. 

Personnage fascinant, Yoshitaka Amano vous invite dans son monde grâce à ce livre passionnant de bout en bout. Je ne peux que vous inciter à le découvrir et ce très bel ouvrage vous en apprendra plus que vous ne pourrez l’imaginer. 

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Yoshitaka Amano, au-delà de la fantasy

Auteur : Florent Gorges

Genre : Biographie

Éditeur : Editions Pix’n’Love

Nombre de pages : 320

Prix : 39,90 € (édition simple) 69,90 € ( édition avec artbook et documentaire sur l’artiste en DVD ) 99, 90 € (édition « Fantasy », épuisée). 

La Mort a pris Terry Pratchett comme il est venu

La nouvelle est tombée  hier en fin d’après-midi. L’auteur britannique Terry Pratchett est mort à l’age de 66 ans.  Il était atteint d’une forme rare de la maladie d’Alzheimer . De plus, il a été anobli par la reine.  Il laisse derrière lui une oeuvre foisonnante et complexe, dont la plus grande est sans conteste la série Les Annales du Disque -monde, oeuvre de fantasy complètement barrée, avec sa galerie de personnages déjantés, ses références et parodies  évidentes et bien  assimilés dans ses histoires. On notera aussi que le traducteur français, Patrick Couton, a reçu le Grand Prix de l’Imaginaire  en 1998 pour son travail. Les Annales du Disque-Monde comportent 35 livres dans la série canonique et 5 romans. 

Qu’est-ce que le Disque-monde ? Eh bien, comme son nom l’indique, c’est un monde plat,en forme de disque, dont la capitale est Ankh-Morpork. Ce monde repose sur le dos de quatre éléphants  eux même juchés  sur la carapace d’une tortue géante qui voyage à l’infini dans l’espace. 

L’univers du Disque-monde s’est même retrouvé décliné en jeux vidéo, avec Discworld, Discworld II : mortellement vôtre!  et Discworld Noir, entre 1995 et 1999.

Outre son oeuvre principale, Pratchett  écrivait également des romans pour enfants, et a notamment collaboré avec Neil Gaiman pour écrire le roman De bons présages.  Ses œuvres se sont vendus à plus de 85 millions d’exemplaires à travers le monde. 

Malheureusement, même les gaffes de Rincevent, désormais orphelin, ne peuvent rien contre la maladie.  R.I.P. à un auteur qui a su prendre la vie comme elle vient… et sans doute la mort également.

 

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