Archives de Catégorie: Livres

[Bouquins] Persona 5 Artbook Officiel : un livre incontournable qui volera vos cœurs à nouveau

Sorti il y a près de deux ans maintenant dans nos contrées, Persona 5 a marqué les esprits et reste un des meilleurs RPG japonais de ces dernières années. Il avait pour lui une esthétique unique, un gameplay aux petits oignons, Le pitch de départ est simple : Une bande d’adolescents décide de rendre l’humanité meilleure en « volant » les désirs les plus inavouables de notables de la société Tokyoïte, sous le nom de « Voleurs Fantômes ».
Le scénario se veut être en réalité une critique de la société japonaise contemporaine. Le jeu deviendra le plus vendu de la licence avec 2,2 millions d’exemplaires vendus à travers le monde, et du coup, P5 s’est vu décliné en une multitude de produits dérivés, allant des figurines des personnages du jeu à la série animée.

Et voilà que Mana Books décide de publier chez nous l’Artbook Officiel du jeu en version française. Le livre reprend l’édition japonaise en intégralité. Cette version est donc supérieure à l’américaine éditée par Prima Games, qui était parue amputée d’une centaine de pages ( rien que ça !). Dans les faits, nous avons affaire à une sacré gros livre. Voyez plutôt, 512 pages remplies d’illustrations du jeu et de commentaires du créateurs, entièrement traduits, avec une couverture rigide très belle avec une autre couverture en papier glacé et rabats très belle aussi. Le tout doit faire plus de 1 kilo, un joli bébé de papier, à n’en pas douter. Et à propos de papier, celui de l’artbook est de très belle qualité. Et je ne voudrais pas commette d’erreur, je ne sais pas si mon toucher me trompe, mais il me semble qu’il y a un vernis sélectif concernant les illustrations. Comprenez : les images ont une texture différente de celle du papier. Graphiquement, le tout respecte évidemment la charte globale mise en place pour le jeu.

Vous y découvrirez donc des milliers d’illustrations, notamment des croquis préparatoires, l’histoire des personnages, et comment certains ont vu leur design modifié. Il faut faire attention: si vous faites P5 pour la première fois en ce moment, cet artbook contient des spoilers. En effet, vous saurez tout sur les personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires. Comment ils ont été créés et comment ils ont évolué aussi bien dans leur apparence que dans leur caractère, au fil du développement du jeu. Il faut saluer le travail de Mana Books d’avoir traduit de très belle manière les dires du créateur des personnages et même des dialogues dans les croquis de certaines séquences. La fin de l’ouvrage se termine par une interview interne de Shigenori Soejima, qui permet également d’en apprendre plus sur la création de P5 et les difficultés de développement.

Vous l’aurez compris, cet ouvrage d’art vaut largement les 40 € demandés pour son acquisition et est un excellent complément pour qui décide en apprendre plus sur le jeu ou le monde qui le compose. Personnellement, il a de nouveau volé mon coeur. Et si avec ça, vous n’avez pas envie de vous replonger dans Persona 5, pour par exemple tenter le platine, c’est à ne plus rien comprendre… A moins que vous vouliez attendre la version « The Royal » , qui vient d’être annoncée sur PS4. C’est une raison valable.

Persona 5 : Artbook Officiel

Éditeur : Mana Books

Nombre de pages : 512

Prix : 39,99 €

Revue de presse février 2018

Bonjour et bienvenue dans un nouvel article sur une petite revue de presse. Et cette fois, il n’y aura pas que du jeu vidéo, car il y aura un peu de cinéma aussi. Nous allons parler des nouveau numéros de Rétro Gamer Collection, Video Gamer Retro, et L’écran Fantastique.

Mais avant de passer au délicieux morceau, il faut faire de la place et on va aborder la grosse diarrhée de la presse du secteur jeux vidéo je veux parler, bien sur de Jeux Vidéo Revue.

1-Lafont Presse en état de récidive

JEUX_VIDEO_REVUE_02

Vous ne rêvez pas, il y a bien un second numéro de Jeux Vidéo Revue. Et… c’est PIRE que le premier. Déjà, rien que la couverture, avec des termes comme «  Le Choc », ou encore « Ils vont vous éblouir », on se croirait dans Voici ou France Dimanche. Et ce n’est pas un compliment ! Ensuite, l’édito est… Ben c’en est pas un en fait. A part le « bonne lecture », le reste c’est toujours pareil : Lafont Presse voit les jeux vidéo sous un angle statistique et rien d’autre. Le contenu du magazine ? OSEF. Après tout, quand on ne signe pas les articles, qu’on repompe sans vergogne les autres, c’est vrai on ferait mieux de se la jouer discret. Voire de ne pas sortir non plus de magazine !!!

Parce que la suite, c’est pire. Aucun style dans les articles, aucune personnalité. De plus, il y a des fautes, non seulement dans les textes, mais aussi dans les faits racontés. Le plus dingue, et le torchon m’est tombé des mains, c’est que ça fait presque un an que la Switch est parmi nous, et… que certains ne sont toujours pas capables d’écrire son nom correctement ! J’en veux pour preuve la page consacrée au futur Pokemon RPG, où il est écrit au moins deux fois Nintendo SWIFT. Allô, y’a t-il un correcteur relecteur dans le coin ? Laisser passer une erreur comme ça est absolument inadmissible pour des gens qui se prétendent professionnels des jeux vidéo ! Même chez Jeux Vidéo Pratique, ils ne font pas cette erreur, et pourtant j’ai bien des choses à leur reprocher. Même un skyblog de bas étage n’oserait pas faire ça. Ou encore, tout à fait au hasard, je ne vous dis pas les confusions dans l’article consacré aux consoles « Mini » de Nintendo. Lisez-le, c’est un sommet dans l’horreur.

Alors, conseil à Lafont Presse : Arrêtez de faire une publication sur les jeux vidéo, vous êtes indignes de faire partie de ce secteur. Pas avec autant d’erreurs. Vous n’y comprenez rien. Avis aux lecteurs : feuilletez-le si vous voulez chez votre marchand de journaux, mais ne dépensez pas les 5,90 € réclamés pour cette MERDE, disons franchement ce que c’est. Et c’est parce que je ne l’ai pas acheté qu’il n’est pas sur la photo, et que je n’ai pas envie d’en faire une review détaillée. Je veux juste vous dire de ne pas alimenter ces vampires de Lafont Presse, dont je me demande toujours comment font leur magazines pour durer. Ironie de l’histoire, on trouve dans le torchon une pub pour… Stop Arnaques. Oui, vous avez bien lu… Et Jeux Vidéo Revue, c’est quoi, du poulet ?

Bon, maintenant que nous avons évacué ce gros caca, passons à des choses nettement plus réjouissantes.

2-Le rétrogaming se porte bien, merci pour lui

Le rétrogaming est également à l’honneur avec deux magazines nettement recommandables notamment par rapport à ce que je viens de vous décrire au dessus. Dans le nouveau numéro de Vidéo Gamer Rétro, Dragon Ball est à l’honneur. Un dossier rédigé par Damien Duvot, le même qui fait L’Antre du Mea sur Youtube, et que je vous conseille de regarder, aussi bien concernant les jeux vidéo que pour ses chroniques cinéma. Pour en revenir au sujet, le tout est intéressant, même si la saga Dragon Ball ne m’a jamais attiré, aussi bien en animé qu’en jeux vidéo. J’ai toutefois un lointain souvenir d’avoir brièvement joué à l’épisode sur Megadrive chez des amis. D’ailleurs, la console 16-bits de Sega n’en accueillera qu’un seul, tandis que la Super Nintendo en aura toute une pelletée. Cependant, la lecture du dossier est intéressante.

On notera aussi un éloge de Silent Hill 2, considéré pour beaucoup comme le meilleur épisode de la saga et un des meilleurs jeux de la PS2. Mais perso, ce qui m’a fait acheter la console à l’époque pour Noël 2001, ce fut Devil May Cry, mais c’est une autre autre histoire.

Pour les 30 ans de Final Fantasy, le magazine revient d’ailleurs sur la gestation difficile du premier jeu, et sur lequel Squaresoft misait très gros. On connaît la suite, et la saga en est à son quinzième épisode « canonique » si on exclut les spin-off et suites directes de certains.

On retrouve aussi une petite rétrospective sur les premiers épisodes de Megaman.

On notera aussi un rappel du flop qu’a été la Jaguar d’Atari, une prétendue 64-bits conçue par un constructeur dépassé par les événements et qui se fera ridiculiser par Sega et Sony, qui sortiront la Saturn et la PlayStation qui ne seront «  que » 32 bits, mais au moins elles n’auront pas menti sur leur puissance. En effet, la Jaguar ne fut qu’un chaton qui couine. Les jeux étaient de qualité trop aléatoire, souvent faits par des éditeurs douteux. Et Atari n’avait plus les moyens d’opérer un contrôle sur la qualité des productions que sortaient parfois des éditeurs dont personne n’a jamais plus entendu parler ensuite. Mais la firme n’avait également plus les moyens de soutenir la console financièrement… En réalité, les seules choses en 64 bits dans cette console morte-née ou quasiment, ce n’était que les accélérateurs graphiques. Peu de jeux sont sortis du lot. Le fauve aux griffes coupées dès la naissance sera euthanasié en 1996, avec le rachat d’Atari par une autre firme.

Puisqu’on parle consoles, il y a aussi un article consacré à la Colecovision. Bref, ça se lit bien et vite.

Le magazine trimestriel Retro Gamer Collection, lui, annonce du lourd, du très lourd au sens propre comme au figuré. Les fans de Final Fantasy vont être aux anges : en effet, il y a un long dossier sur la saga en fin de magazine, mais aussi une interview de Nobuo Uematsu, compositeur des épisodes I à X inclus.Et ce n’est pas fini, parce qu’un making-of est consacré à Final Fantasy XII. Il faut dire aussi que la saga vient de fêter son trentième anniversaire… Dans la même rubrique, on trouve aussi un très bon dossier sur Mario Kart. Je retiendrai aussi le focus sur Batman et Robin sur Megadrive, un jeu sorti en fin de vie de la console et qui sera l’unique titre de Clockwork Tortoise. Un run and gun difficile, très difficile même, pour avoir testé, il ne faillit pas à sa réputation, jouable à deux, mais qui prouve surtout que la 16 bits de SEGA en avait bel et bien dans le ventre, affichant des effets dont on croyait la console bien incapable. Comme quoi, bien maîtrisée, elle n’avait rien à envier à sa concurrente directe, ou presque. Les amateurs de la console noire se souviennent sûrement de la série Road Rash, des jeux de courses de moto furieuses sur les routes américaines, dans lesquelles il était possible de frapper ses adversaires, prendre des armes à la volée ( chaîne, matraque) mais gares aux chutes, mais surtout à la police… Le jeu avait d’ailleurs de petites animations rigolotes. Ça tombe bien, le magazine revient sur la série.

On notera aussi un divulgâchage de la fin de Night Trap, un jeu en FMV totalement culte par le surjeu des acteurs et le doublage VF foireux pour nous, où la seule interaction consistait à …surveiller des pièces d’une maison par télésurveillance et empêcher de mystérieux vampires cagoulés de porter atteinte à des jeunes femmes qui veulent passer une soirée tranquille. Pour cela vous devrez activer des pièges. Bref, un nanar sur toute la ligne. Heureusement, depuis, on sait utiliser les supports optiques pour autre chose que des vidéos et des jeux pseudo-interactifs.C’est vrai, où était l’amusement, dans ce truc ? Bon OK on se marrait bien. Mais on a également rien perdu à ne pas y avoir joué…Enfin, si on peut dire…

Bref, je ne vous en dis pas plus, il y a vraiment de quoi lire dans ce numéro, je vous laisse découvrir le reste. Ce qui est bien, c’est que chacun y trouve son compte dans cette épaisse revue.

DSC_0001

3-Le cinéma fantastique aussi

Pour finir, j’ai acheté ce mois-ci L’écran Fantastique, attiré par la couverture consacrée au dernier film de Guillermo Del Toro, qui a pour titre La Forme de l’eau. Je sais qu’il passe dans le multiplexe d’Orléans, un jour les distributeurs comprendront que celui de Saran c’est bien aussi et pas que pour l’IMAX ou Spirou et Fantasio… Je sais toutefois que j’irai le voir (Pas Spirou, je tiens à ce que mon enfance reste intacte). Bref, je n’ai pas été déçu, car il y a toute une rétrospective sur le réalisateur, mais aussi sur ses films, de quoi donner envie de (re)découvrir son cinéma très particulier. On y trouve aussi une interview du cinéaste Mexicain, mais cerise sur le gâteau, également une de Ron Perlman, dont l’acteur est récurrent de ses films. Les deux sont amis dans la vie, il y a de quoi.

Parmi les gros morceaux, on trouve un article consacré au prochain Jurassic World, mais aussi une interview de Ryan Coogler, réalisateur du dernier Marvel en date actuellement sur les écrans, Black Panther. Le réalisateur m’est connu pour avoir réalisé Creed : l’héritage de Rocky Balboa, et c’est un très bon film, dont j’avais fait la critique avec C2J.

Voilà, c’est tout pour cette revue de presse. A bientôt pour un nouvel article.

[Bouquins] Final Fantasy Mémorial Ultimania Encyclopédie Officielle Épisodes VII,VIII et IX

DSC_0972Vous avez besoin d’un cadeau de Noël en rapport avec Final Fantasy ? Comme Square Enix ne sort pas un jeu de la série par an, ce qui serait à mon humble avis, une très mauvaise chose, pourquoi ne pas vous rabattre sur des livres en rapport avec la saga qui nous enchante depuis 30 ans (déjà) ? Et donc,  la maison d’édition Mana Books, concurrente directe de Third Editions et consorts,  publie  Final Fantasy Mémorial Ultimania , une encyclopédie officielle consacrée, pour ce premier volume, aux Final Fantasy parus sur  la première PlayStation, à savoir les épisodes VII, VIII et IX, sortis respectivement en 1997, 1999 et 2000/2001. Le  livre existe déjà en japonais et a deux autres volumes, mais cette fois, le premier volume a été traduit et adapté en français.

DSC_0967

Et je ne veux pas dire, mais c’est un excellent livre. Alors, ne vous attendez pas à trouver comment finir les jeux à 100%, pour ça, il y a d’autres guides et on les trouve n’importe où sur Internet, mais ce Mémorial Ultimania nous permet plutôt d’aller dans les coulisses des jeux. C’est à dire, comment ont été conçus les différents éléments, le monde et personnages.

 

 

La structure générale est divisée en trois sections principales, qui ont chacune leur couleur dominante de page, et les épisodes viennent dans l’ordre de leur numérotation. On y découvre tout ce qu’il faut savoir, et même plus, comme les personnages plus en profondeur, avec leurs phrases marquantes et les véritables intentions qui se cachaient parfois derrière, ainsi que leurs moments cultes dans les jeux. DSC_0983

Les fans de Yoshitaka Amano, dont je fais partie seront aux anges avec les illustrations présentes pour chaque jeu, , et ce sont même trois illustrations du maître que nous trouvons sur la couverture.  Nous découvrons également comment on été conçues certaines phases de jeu, notamment les story-boards de certaines invocations et scènes-clés des jeux. Un point amusant est aussi de voir dans les story-boards ou les dessins , les notes adressées aux programmeurs, par exemple pour avoir un élément animé d’une manière particulière, sur un personnage , un monstre ou dans un décor. 

DSC_0998Mieux encore, Mana Books a traduit aussi certains fichiers de conception des titres, et  certains projets initiaux ne seront pas du tout la même chose que le résultat final, même si certaines idées seront reprises, c’est notamment vrai pour Final Fantasy VII.  Bref, vous saurez-tout, et ces trois jeux n’auront plus aucun secret pour vous.

Cette encyclopédie est riche d’illustrations, dispose d’une très belle maquette, et un papier de qualité. La couverture rigide et en relief permet de donner du solide à toute la structure. On redécouvre nos jeux très connus sous un nouvel angle, tout en révélant quelques petites choses qui étaient jusque là inédites.  Ce premier Mémorial Ultimania est du bonheur pour les fans, très bien traduit, et un complément idéal aux jeux. On regrettera toutefois l’absence d’interview des concepteurs, mais ce n’est rien, nul doute que vous prendrez plaisir, comme moi, à parcourir ce beau livre.  Vivement les deux autres volumes.

Cette critique a été réalisée avec un livre acheté dans le commerce par mes soins.

DSC_1000

Final Fantasy Mémorial Ultimania, encyclopédie officielle épisodes VII, VIII et IX

Éditeur : Mana Books

Nombre de pages : 320

Prix : 39,90 €

 

[Presse caca] Le cas Tests Micro et Jeux Vidéo

Avant de commencer cet article proprement dit, je tiens d’emblée à écarter une chose : Je n’ai pas été payé, ni commandé par qui que ce soit pour écrire cet article. Et veuillez excuser le stylo rouge sur les scans, c’est une déformation professionnelle. Je vous présente donc la nouvelle oeuvre des éditions Balisier, j’ai nommé : Test Micro et Jeux Vidéo.Numérisation_20171128 (2)

 

Qui aurait cru qu’un jour, ils reviendraient ?  Souvenez-vous, j’avais publié un article pas très gentil, et dit tout ce que je pensais de Jeux Vidéo Pratique numéro 2. Puis j’ai fait une fausse enquête pour faire sourire ce qu’était devenu l’équipe de rédaction du bousin, vu qu’elle n’avait plus donné signe de vie depuis juin dernier. Eh bien, avec Tests Micro et Jeux Vidéo, ils sont de retour, et  pas forcément pour le meilleur hélas. Mais laissez-moi vous décrire  ce que prétend faire cette revue : faire les tests high-tech des meilleurs ordinateurs du moment et des jeux vidéo, histoire de faire deux magazines en un seul. Il faut avouer, c’est « concept ».

1-Un édito qui met d’emblée mal à l’aise

Numérisation_20171128 (3)

Quand on ouvre le nouveau torchon des éditions Balisier, on tombe sur l’édito du rédacteur en chef, qui s’avère être une fois de plus Stéphane Moreau, qui l’était déjà sur Jeux Vidéo Pratique.  Malheureusement, le bonhomme ne semble pas avoir appris de ses erreurs. En effet, il accuse toujours les concurrents  de collusion et d’être corrompus,  en parlant de  » tests truqués » et revendique son magazine comme étant le seul spécialiste en  presse informatique. Ah, vraiment ? Et 01NetPC Update, Canard PC et consorts ?  Je suis désolé, mais parfois, il faut arrêter le délire. La parano se soigne, M. Moreau.  Pire, son édito est à la limite du compréhensible, avec des formules dont on ne sait pas d’où elles sortent, comme « nous avons passé des centaines de machines et de jeux au peigne fin et à la râpe à fromage ».  Pardon ? Mais je crois que le pire, ce sont les mots du début : « Eh bien quoi ? Souriez! »  Désolé, mais non. Pas quand on voit l’équipe de JVP en état de récidive. Mais le pire dans tout ça, c’est que la photo  d’illustration elle-même met mal à l’aise. On y voit M. Moreau sur un balai-cheval habillé en cow-boy avec casque de réalité virtuelle ouvrant grand la bouche.  Bref, ça part très mal et ça promet pour la suite.

2- Toujours pas de maquettiste

Numérisation_20171128 (4)

On retrouve les énormes défauts déjà mentionnés dans  l’article sur JVP. Une couverture divisée strictement en 2 avec un pavé jaune à gauche, présentant le matos  avec des étoiles, à tel point qu’on croirait un ancien prospectus pour Surcouf. A droite, sur fond vert, c’est pour les jeux vidéo. Sans doute pour montrer « deux magazines en un ».

Le papier est de mauvaise qualité, comme si on tenait un brouillon entre les mains. C’est désagréable.

Les pages sont toujours aussi anarchiques. Comprenez :  images toujours disproportionnées, superposées et coupant parfois un texte en deux. De fait,  leur disposition est toujours bancale,  et on se demande parfois ce qu’elles illustrent.

Mais le pire, c’est la disposition des textes. Le magazine se voulant  » 2 en 1″  des tests, vous allez en bouffer. Mais la partie informatique est tellement dense qu’elle en devient indigeste. Parce que comme dans JVP, c’est à la suite les un les autres, sans séparation. Et vu tout ce qu’ils ont testé, ils ont dû prendre tout le matos disponible en magasin depuis des mois!  Parfois, on retrouve une conclusion répartie sur la page suivante.

Les tests de jeux sont comme dans JVP, la note en moins.  Celle-ci a été supprimée mais pour le reste, c’est de longueur inégale, mais cela fait tout au plus dix/vingt lignes,  et ça enchaîne à la suite. il faut tellement que ça rentre que deux  des plus gros hits de cette fin d’année, à savoir Super Mario Odyssey et Assassin’s Creed origins,  sont testés tous deux sur la même page! Une moitié pour chacun, c’est honteux. De fait, bien entendu, les tests ne sont pas développés, et c’est vraiment dommage, on lit, mais on apprend rien de plus.

Le résultat donne un magazine indigeste, dur à lire, notamment à cause du contenu qui lui aussi, est sujet à caution sur bien des points.

3-Des erreurs à foison

Numérisation_20171128 (5)

Le magazine est toujours aussi mal écrit. Les textes sont toujours autant truffés de fautes, d’ailleurs on en trouve deux belles sur la couverture (un comble), dont « Best-Off » m’a immédiatement sauté aux yeux. Certains paragraphes sont justes incompréhensibles, je ne sais pas où ils sont allés pêcher certaines expressions comme « peigne fin et râpe à fromage »,  mais ça ne veut strictement rien dire. On retrouve les « grr! » et  » brr! » qui passent très mal à l’écrit, il y a même des smileys, et certaines  conclusions sont justes aberrantes. Ah, aussi, j’ai trouvé un « gneuh ?  » lorsqu’un des  rédacteur exprimait son incrédulité… C’est dire le niveau.

On retrouve aussi  l’incitation  malsaine à la dépense avec certaines phrases comme « faites chauffer vos cartes bleues« .

Certaines news sont datées, et donnent l’impression que le titre a plusieurs mois de retard. Tout comme les interviews, d’ailleurs, qui datent de … L’Evry Games City 3, qui a eu lieu… en avril. Pour un magazine qui sort… FIN NOVEMBRE.  D’ailleurs, les questions de l’intervieweuse sont mal posées, à croire qu’elle ne sait pas reformuler les choses…

Mais il y a aussi des erreurs factuelles. Je me demande ce qu’a avalé le testeur de Persona 5, pour rédiger un test de cette « qualité », autant ne rien lire, dans ce cas. Mais c’est quasiment comme ça pour tout les tests.

Cela est particulièrement le cas quand le magazine essaie de  faire des articles de fond, comme les adaptations de jeux vidéo au cinéma, ou la rubrique rétrogaming consacrée à Chrono Trigger et Cross. Le problème, c’est que les deux passent totalement à côté du sujet.  Concernant le cinéma, s’interroger sur le fait que les adaptations ratées  reste légitime,  malheureusement l’article n’est qu’une longue énumération de films, sans traiter notamment les causes, à commencer par le budget. Ou même, rien sur Uwe Boll, nanardeur teuton qui donnait des noms de jeux vidéo à ses films… Il n’y aucune analyse. Il y avait tellement, tellement mieux à faire.

Quant au dossier sur les Chrono… Oh bordel… Je suis fan des deux jeux, autant dire que je ne laisse rien passer là dessus. Mais là, il faut bien dire que j’ai lu de bien meilleurs dossiers consacrés aux deux titres dans les années 2000 notamment dans Gameplay RPG ou Role Playing Game. Ça manque cruellement de profondeur, l’auteur mélange tout en passant de l’un à l’autre, et désigne Leena de CC comme étant  la petite amie de Serge. S’il est vrai qu’elle a des sentiments pour lui, elle est avant-tout sa voisine et amie d’enfance.  Il y a une nuance, tout de même.  De même, on apprend absolument rien sur les systèmes de combats, si ce n’est qu’on peut faire des attaques doubles et triples. Oui mais… Il n’y a pas que ça. le système ATB révisé dans CT ?  Le système d’éléments de couleurs opposées et le « field effect » de Cross ?  A la trappe.

Le paragraphe sur les musiques est truffé d’erreurs, avec tenez-vous bien, des titres mal retranscrits, voire traduits en français.  Pour la dernière section, je me demande d’ailleurs s’il n’a pas copié sur un de ses voisins… mais en moins bien. Aucune profondeur, bref, les Chrono méritaient mieux que la prose d’un joueur qui semble tout juste les découvrir, le fils du rédac’ chef, sans doute. Et je préfère qu’on ne dise rien sur eux plutôt que d’en dire de la merde. 

4-une arnaque sur toute la ligne

Numérisation_20171128 (6)

Mais ce n’est pas le pire. Le pire, c’est qu’on trouve  deux soit-disant « tribunes libres », l’une en milieu de magazine concernant les banques en ligne, et l’autre à la fin, après la page abonnements ( une pensée pour les quelques couillons qui avaient succombé à l’appel de JVP, qui se sont fait arnaquer en beauté), sur la cybercriminalité. Sauf que… CE SONT DES PUTAINS DE PUBLI-COMMUNIQUÉS !!! Alors en soi, la loi autorise la publication de publi-rédactionnel dans un magazine, à la condition expresse que cela soit mentionné clairement aux lecteurs. Ici, RIEN. Tribunes libres, ah oui, bien sur… C’est normal qu’un article sur des banques en ligne soit écrit par quelqu’un qui en possède une et prêche pour sa paroisse ?

Quant à la dernière en fin de magazine, elle traite de la Cybercriminalité… Sauf que c’est écrit par un des concepteurs d’un antivirus, ESET, qui a une page de pub au début du magazine. Tu parles de tribunes libres. Tenter de camoufler  le publi-rédactionnel, c’est induire le public volontairement en erreur, et c’est intolérable. Rien que pour ça, le magazine ne mérite pas qu’on dépense des sous pour lui. C’est une arnaque intellectuelle complète.

Surtout que chez Balisier, on ne se prive pas. Comptez désormais 8,90 €. Oui, vous avez bien lu, presque 9 € pour un torchon qui vaut encore moins que JVP,  qui coûtait  2 euros de moins, qui a le même nombre de pages, utilise un papier médiocre, camoufle certaines choses au lectorat et est toujours aussi mal écrit. Ça s’appelle du racket pur et simple. 

5- Les responsables de Jeux Vidéo Pratique en état de récidive

Numérisation_20171128 (8)

Je voulais être indulgent avec ceux qui avaient bossé sur Jeux Vidéo Pratique, mais là, je ne peux vraiment pas, étant donné que je vois que ce sont les mêmes qui ont commis ce truc. Hé oui, je lis les ours (rappel : en presse papier, l’ours est l’encadré qui mentionne tous ceux qui ont participé à l’écriture ou la fabrication du magazine).  Le tout chapeauté bien entendu par Stéphane Arfi, qui n’a aucune honte de remettre le couvert, en pire. De fait, ceux qui ont de nouveau collaboré à ça sont complices du désastre. Un magazine fourre-tout, fouillis, mal branlé, indigeste et surtout, qui ment aux lecteurs. Inadmissible, dans toute la presse. Un torche-cul dont même mon postérieur ne voudrait pas  en cas de pénurie que PQ. Pourvu que ce numéro soit le premier et le dernier.  Une fois encore, une pensée pour les arbres abattus qui ont servi pour faire la pâte à papier de ce truc.  Quand on a déjà pondu deux catastrophes intégrales cette année en presse papier, qu’on lui a plus nui que fait du bien, il faut se poser vraiment et se remettre en question. Mais ça n’a pas été le cas,  visiblement, et ils recommencent leur stratégie de nuisance à toute la presse JV,  qui risque, de nouveau d’être accusée de corruption. Bref, Arfi et sa bande, laissez le monde des jeux vidéo et de l’informatique tranquilles, la presse c’est fait par des professionnels ayant une conscience, alors ne venez plus avec vos deux pieds dans le plat pour tenter l’arnaque et faire comme les grands. Pourra t-on faire pire que ça ?  Je me le demande. Mais vu ce que je viens de lire, il faudrait vraiment le faire exprès. 

Voilà, c’est tout pour cet article, qui rappelle que la presse est un art difficile, à l’économie toujours précaire mais que ce n’est pas pour ça qu’il faut tolérer tout et n’importe quoi, et que tout n’est pas forcément bon à prendre, notamment dans le domaine des jeux vidéo. A bientôt pour un nouvel article.

[bouquins] La combine à nanars

 

IMG_20171013_155739Bonjour et bienvenue dans un nouvel article. Cette fois, pas de jeu vidéo ou de film, mais deux livres. Deux volumes qui parlent des mauvais films, en fait. Donc, on va parler de cinéma, aussi. Mais de trucs tellement mauvais qu’ils en deviennent drôles et leur défauts et maladresses visibles les rendraient presque attachants. Je vous présente donc Nanarland  épisode 1 et 2,  qui parlent, bien entendu, des « nanars » terme qui n’existe qu’en français pour désigner le « cinéma bis ».  Beaucoup connaissent le site nanarland.com,  véritable mine d’or pour tout nanardeur qui se respecte. L’équipe a également fait une émission, Escale à Nanarland diffusée sur le site d’Allociné.

1-C’est quoi un nanar ?

La particularité du nanar, c’est que c’est un mauvais film, mais poussé à l’extrême. Réalisation à la ramasse, budget ridicule qui se voit à l’écran,  effets spéciaux cheapos, scénario improbable, mise en scène hallucinante, cadrages foirés,une somme de défauts tels que les longs métrages deviennent drôles malgré eux. A tel point qu’ils en deviennent risibles, et géniaux. Malgré eux, certes, mais géniaux quand même.

Le monde de ce cinéma alternatif, pour peu que cela en soit, a ses figures iconiques. Les gamers connaissent particulièrement bien Uwe Boll,  réalisateur allemand pour des films foireux qui portent le nom de certains jeux vidéo, tels que House of the Dead (avec images du jeu de Sega incrustées à l’arrache sur lesquelles on peut lire « Press Start Button »), Alone in the Dark ( putain la bataille dans l’obscurité totale!) ou encore Postal. Postal, dans lequel le gus sera grimé en costume bavarois et mourra d’une rafale de mitraillette en disant « Che hais les jeux vidéo! » Ouais, on avait compris, depuis le temps. Il aurait pu continuer longtemps, si le système de financement du cinéma d’outre-Rhin ne lui avait pas fermé les vannes.  C’est ballot, hein… Boll est comme ses films : mal dégrossi au niveau caractère, au point d’inviter ses détracteurs à venir le défier sur un ring de boxe.  Parmi les réalisateurs fétiches,  il y a aussi Bruno Mattei, faiseur de remakes non-officiels de certains films d’action des années 80, comme Rambo, Commando, ou encore Predator. En plus nul, plus fauché et en plus moche.

affiche The_Room

Mais celui dont les nanardeurs parlent encore, c’est Tommy Wiseau. Un drôle d’oiseau, ce Wiseau, mais qui a fait un film iconique du nanar : The Room. Franchement, il faut le voir pour le croire. Une expérience , clairement, qui a visiblement été traumatisante pour Greg Sestero qui a publié The Disaster Artist, un livre témoignant de sa rencontre avec Wiseau et de son expérience dans The Room.

En fait, tous les genres, même le X, n’échappent pas au nanar. Et ne vous inquiétez pas, si vous voulez traumatiser vos enfants, il y a largement de quoi faire. S’ils ne sont pas sages, passez-leur Foodfight! ou mieux, Ratanouilles en faisant croire que c’est l’original de Disney. une faute de frappe sur la jaquette, ça peut arriver.  Et ne vous inquiétez pas, les Français se débrouillent également fort bien dans ce domaine. Le Führer en Folie donne une idée de ce que les mangeurs de grenouilles sont capables de faire de pire. Repose en paix, Patrick Topaloff.

2-Les livres 

IMG_20161012_134345Je n’en ai cité (et vu) que quelques uns, mais 100 de ces mauvais films sympathiques se retrouvent donc dans ces deux tomes de Nanarland, ce qui en fait 50 par ouvrage, et ce sont de plus de beaux livres. Le volume 1 a le noir comme couleur dominante et le volume 2 le rouge. Ils sont rangés dans un étui cartonné illustré, et leur couverture représente une cassette VHS, comme vous pouvez le voir sur la première photo. Amis nostalgiques, bonjour!  Ensuite, le papier est épais et dégage une certaine odeur même sans coller son nez dessus. Les films sont classés par catégorie, renommées pour l’occasion, telles  » versions…originales » ou « enfances souillées« , et sont présentés sur quatre pages : La première contient l’affiche du film, son synopsis et certaines données comme le réalisateur, la durée et l’année de sortie. Les pages 2 et 3 la critique proprement dite, avec des photos d’illustrations légendées avec humour. La page 4  est un « best of » du film, qui  présente la meilleure scène, la meilleure réplique, un fait en rapport et les métrages qui lui ressemblent. L’encadré dans la partie inférieure de cette même page permet d’en apprendre plus sur un réalisateur, un studio, ou un phénomène comme la « Bruceploitation », consistant à exploiter le mythe de Bruce Lee avec des acteurs et des noms plus ou moins ressemblants, et souvent moins que plus d’ailleurs.

Les critiques sont bourrées d’humour, la maquette est ingénieuse et le classement par catégorie permet d’aller piocher dans nos genres favoris. Même s’ils ne rassemblent qu’une petite partie de la production nanar, le contenu est riche et le cachet « vintage » devrait plaire à tous les amateurs. Et c’est aussi un guide idéal pour compléter sa collection, au besoin.  Car il ne faut pas oublier une chose dans ce domaine : que le pire n’est jamais décevant.

Voilà, je vous dis à bientôt pour un nouvel article.

 

Nanarland, le livre des mauvais films sympathiques épisodes 1 et 2

Auteur principal : François Cau

Éditeur : Akama

Nombre de pages : 272 et 271

Prix : 19,90 € pour chaque volume.