Archives Mensuelles: janvier 2021

Il faut flinguer Ramirez, satire à balles réelles

Le monde de la BD franco-belge est souvent trop bien codifié et rares sont les auteurs qui sortent des standards. Et si c’est le cas, on parle alors de « roman graphique ».

Pourtant, en 2018, Nicolas Pétrimaux a brisé les codes avec le premier volume de sa série Il Faut Flinguer Ramirez. C’est des deux premiers tomes dont je vais vous parler dans cet article.

En 1987 à Falcon City, en Arizona (un État dans lequel Harry zona… excusez-moi). La Robotop, l’entreprise numéro 1 mondiale d’éléctro-ménager dans le monde, s’apprête à sortir son tout dernier modèle dernier cri d’aspirateur, le Vacuumizer 2000. Au SAV de l’entreprise, il y a un employé du nom de Jacques Ramirez. Sérieux et appliqué, l’homme est reconnu pour ses talents et son professionnalisme, et il suscite l’admiration de ses collègues, sans faire de bruit. Et pour cause, il est muet. Tout se gâte lorsque deux membres du cartel mexicain d’Hector Rodriguez, venus à la base pour faire réparer un mixer de la marque, croient reconnaître en Ramirez l’homme qui les a trahis. Se pourrait il que le plus grand tueur que le Mexique n’a jamais connu soit un modeste réparateur d’aspirateurs ? Peu importe, Rodriguez envoie ses hommes à ses trousses. Pendant ce temps, deux starlettes d’Hollywood, Chelsea Tyler et Dakota Smith sont en fuite. Ces différents destins vont être amenés à se croiser…

Voilà pour le pitch. Je dois vous avouer que j’avais vu un peu avant Noël aux abords d’une enseigne spécialisée une affiche vantant le deuxième album disant que «  Ramirez est de retour », et l’illustration me faisait dire que je ferais bien d’acheter les deux volumes à l’occasion. Et Noël a forcé un peu le destin, car ma sœur m’a offert le premier volume. Après l’avoir lu j’ai acheté le deuxième car je voulais absolument connaître la suite.

Parce que vous l’aurez compris, j’ai trouvé Il faut Flinguer Ramirez excellent. Le scénario est suffisamment malin pour nous tenir en haleine, c’est très rythmé et les seules respirations sont les fausses pubs et magazines hilarants entre les chapitres. Parce que oui, c’est en gros, un peu du GTA en version BD, mais il y a également plein d’humour. Aussi bien dans les textes, que dans les images avec des détails subtils. C’est blindé de références à la pop-culture, tout en adressant également quelques petites piques à la société de consommation contemporaine, là encore, les fausses pubs entre les chapitres en témoignent. Mais surtout, l’auteur utilises lesdites références pour les utiliser à sa façon et s’en tire de façon brillante. Le style « réaliste » de l’auteur aide à l’implication du lecteur.

Nicolas Pétrimaux se fait plaisir et prend la place qu’il faut pour soigner ses cadrages, ses poursuites, les combats. Une BD qui sort des cadres, et occupe le maximum de place dans les pages. Le choix des couleurs donne une ambiance chaude et chaleureuse à l’ensemble, comme le climat de l’Arizona.

Il faut flinguer Ramirez est une aventure, certes. Ou plutôt, une épopée, avec dialogues vachards, courses-poursuites et gunfights endiablés, mais qui es très bien faite. Les deux tomes montent en puissance petit à petit et lorsque l’action sort, ça fait très mal. Je ne serais pas étonné qu’une version cinéma de l’histoire voit le jour, une fois la trilogie terminée sur papier, l’auteur ayant travaillé dans l’animation de jeux vidéo.

Et comme le tome 2 se terminait aussi par un cliffhanger, que je ne dévoilerai pas, je n’ai qu’une hâte : lire le dernier acte de cette trilogie, mais je crois qu’il va falloir attendre encore un peu.

Bref, si vous cherchez une BD qui sort des codes établis avec de l’action, de l’humour et des personnages hauts en couleurs , vous pouvez y aller, c’est une excellente licence.

Il faut Flinguer Ramirez Acte 1 (2018)

Il faut flinguer Ramirez Acte 2 (2020)

Auteur : Nicolas Pétrimaux

Genre : Bande Dessinée d’action

Prix : 21, 80 € par volume

Éditeur : Glénat

Critique réalisée avec deux tomes achetés dans le commerce.

L’AGDQ 2021 s’est achevée avec plus de 2,7 millions de dollars de dons

Toutes les bonnes choses ont une fin. C’est le cas pour l’AGDQ 2021, qui termine avec un total de dons au moment de la fin de la retransmission à 2 758 847 dollars de dons. Les pays ayant le plus donné sont les Etats-Unis, le Canada et l’Allemagne. Un montant de dons nettement inférieur au record de 2020, mais il n’y a jamais de petit dons ou de petit résultat lorsqu’il s’agit d’une bonne cause. A savoir, la lutte contre le cancer, car l’argent récolté ira à la Prevent Cancer Foundation. Le staff technique n’a pas caché que cette saloperie de COVID-19 a modifié pas mal de choses au niveau de l’organisation et ils se sont longtemps posé la question de savoir s’il fallait tout de même faire l’événement et surtout, de quelle manière. Je rappelle que les USA font partie des pays les plus touchés par le virus.

Merci aux organisateurs, aux runners pour ces moments et cette semaine de marathon intense et de jeux terminés rapidement, pour la bonne cause. Le prochain rendez-vous, s’il a lieu, sera la SGDQ cet été.

Bonne année 2021 !

Il n’y a pas à dire, nous avions surement tous hâte que 2020 se termine. Donc, l’équipe de DATA vous souhaite à vous, chers lecteurs, une très bonne année 2021. L’année précédente ne fut pas évidente et en ce qui me concerne (Julius) assez difficile sur le plan personnel. Résultat, le blog a fonctionné par à-coups et donc à une fréquence irrégulière. Sans compter quelques imprévus qui ont fait que je n’ai pas pu faire ce que j’aurais voulu. Merci à vous, qui une fois ou l’autre vous êtes arrêtés, voire abonnés, sur un blog qui pourtant n’a pas été très actif. Mais allez, dans bien des domaines, 2021 ne pourra pas être pire que 2020. Notez cependant que le COVID 19 est toujours là, donc pensez quoiqu’il advienne à vous protéger, protéger les autres et ceux que vous aimez.

Mais j’ai une bonne nouvelle: je compte relancer le blog, cette fois pour de vrai, dès ce mois ci. Avec quoi ? Surprise… Disons, comme indices, une balade à Las Vegas, ou encore un sujet sur le meilleur réparateur d’aspirateurs des années 80… Voilà pour le début, pour la suite, comme toujours depuis que je suis né, j’improviserai.

Bon allez, je termine en vous disant ceci : l’AGDQ ( Awesome Games Done Quick) 2021 a débuté hier, et sera jusqu’au petit matin de dimanche prochain, le 10 janvier. Le but est comme toujours de récolter des fonds pour la Prevent Cancer Foundation, qui lutte contre le cancer.

Voilà, on se retrouve très vite.