Archives Mensuelles: février 2014

Metal Gear Solid : 15 ans de Solid Snake

Hier, cela faisait 15 ans que Solid Snake faisait son grand retour dans nos contrées. Et ce fut fracassant. Le 26 février 1999, Metal Gear Solid d’Hideo Kojima débarquait enfin en Europe, plusieurs  mois après les Japon et les Etats-Unis dans nos PlayStation.  Le jeu tenait sur 2 CD, ce qui était rare pour un titre qui n’est pas un RPG. Ce fut comme pour beaucoup une de mes plus belles expériences de joueur.Une réalisation en 3D avec des angles de vue en caméra fixe  qui impressionnait pour l’époque, des musiques épiques, et une intelligence ennemie travaillée à l’extrême. 

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Dans MGS, il ne fallait pas y aller  en force, à moins d’être suicidaire. En effet, dès que vous étiez repéré, l’alerte se déclenchait et vos adversaires appelaient du renfort. La solution était de vous cacher jusqu’à ce que les choses se calment, sans être vu, sinon les gardes  faisaient tout pour vous déloger. Les soldats pouvaient aussi  réagir au bruit ou à la vue d’empreintes de pas. Snake pouvait cependant surprendre les gardes par derrière et les assommer en cas de besoin. Evidemment, le parcours était jalonné de boss, et chacun demandait une tactique particulière pour les battre. Certains restent dans les souvenirs comme les plus mémorables du jeu vidéo. Comment oublier les deux rencontres avec Sniper Wolf, ou celui avec Psycho Mantis, dont il fallait brancher la première manette sur le second port pour éviter qu’il n’anticipe vos mouvements ? Le jeu regorgeait de trouvailles, comme par exemple, la fréquence de Meryl sur le dos du boitier CD (tant pis pour ceux qui l’ont eu en tipiak ou en gravé!). Le rythme était intense et ne s’arrêtait jamais, même si ça baissait un peu au début du deuxième disque. les séquences sont variées et ne se ressemblent jamais.  la variété dans la progression était aussi un des points forts du jeu. Le tout était en 3D intégrale, et les scènes cinématiques utilisaient le moteur du jeu, car les images de synthèse étaient gourmandes en mémoire. 

J’ai oublié de vous parler de l’histoire et de la mission de notre héros. Dans cet épisode, un groupe de rebelles terroristes du nom de Fox Hound menés par Liquid Snake  prend d’assaut les îles de Shadow Moses en Alaska. Ils affirment détenir une ogive nucléaire qu’ils n’hésiteront pas à lancer sur la Maison Blanche si une rançon d’un milliard de dollars ne leur est pas remise, ainsi que les restes de Big Boss, le plus grand soldat de tous les temps. En outre, ils détiennent Donald Anderson, le chef du DARPA, et Kenneth Baker, le président d’ArmsTech  ayant participé à un projet d’armement qui intéresse le groupe de rebelles. Le colonel Roy Campbell fait alors appel à Solid Snake, un soldat d’élite, pour aller délivrer les otages et voir si Fox Hound a vraiment la capacité de mettre ses menaces à exécution… Snake pourra communiquer avec Campbell et ses alliés ( le docteur Naomi Hunter, Mei-Ling, Otacon…) par codec.

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Derrière cette trame se cache une histoire touffue, entre manipulations génétiques, clonage, rivalité entre soldats, mais c’est surtout un plaidoyer pour un désarmement nucléaire mondial et en faveur de la nature ( le passage avec les loups est révélateur). Et encore, la dernière scène après le générique entretient le mystère, qui restera entier jusqu’au deuxième épisode, trois ans plus tard. Parce que Metal Gear Solid  a tellement marqué  qu’il donnera lieu à quatre jeux suivant celui-ci, sans compter les épisodes  sur PSP, expliquant le contexte et l’histoire plus en détail, et l’épisode Ground Zeroes,  première partie de MGS 5, ne devrait plus tarder à sortir à l’heure où j’écris ces lignes. 

Metal Gear Solid est un jeu qui frôle la perfection. Seulement, en France, la perfection a été gâchée par des doublages absolument affreux, qui « nanardisent » l’aventure. Konami ne fera pas l’erreur deux fois et pour les jeux suivants, se contentera de sous-titres en français et des voix américaines…

Mais ça n’enlève rien au contenu intrinsèque du jeu. Même 15 ans après sa sortie, MGS fait partie des jeux cultes, et nul doute qu’il le restera encore longtemps. La technique a vieilli quoique mieux que certains autres jeux de l’époque, mais les sujets dans l’histoire  sont plus que jamais d’actualité. C’est peut être ça qui fait que le jeu est intemporel… Donc, Bon anniversaire, Metal Gear Solid

Julius

Guns of the Kikoolols épisode #55

Rumeur, rumeur…

Un petit billet pour un petit coup de gueule.  Il n’existe pas une année, que dis-je un trimestre, depuis près de 5 ans maintenant, sans qu’on évoque « le remake ».  Et quand je dis le  » remake » vous me répondez… Shenmue ? Ah non, perdu,  vous confondez.  Lorsqu’on parle DU remake, il s’agit bien entendu de Final Fantasy VII. Vous connaissez ma position sur le sujet : je ne suis pas favorable aux remakes de jeux, notamment de RPG. Car cela tue  à mon sens l’imaginaire des joueurs. Il y a quelques jours, Gameblog s’est encore fendu d’une news sur un éventuel remake du RPG emblématique de la PlayStation. Attendez les gars… tant que rien n’est officialisé, pas la peine de s’exciter dessus. Surtout si c’est pour avoir la même réponse qu’on a depuis le début, c’est à dire :  » ça demande beaucoup de travail« . Cela permet de ne rien affirmer, ni de démentir quoi que ce soit. C’est la réponse évasive par excellence, sur laquelle les gens peuvent spéculer tout et n’importe quoi. Mais que ne ferait-on pas  pour quelques clics de plus. Je ne vous dis pas comment certains de mes amis désignent le site de Julien Chièze… Et c’est bien là le problème.  Je vois fleurir  sur les réseaux sociaux que «  le bashing de Gameblog doit cesser« . Ah, mais je suis d’accord. Toutefois, il faudrait tout de même que le site apporte des garanties. Car faire une news d’une rumeur, c’est vraiment fait pour générer des clics, et ce d’autant que les autres sites spécialisés n’ont pas relayé l’info. Mettre une news en ligne alors qu’elle est toujours en cours de rédaction, c’est sauter sur l’info quitte à commettre des erreurs, à vrai dire tout le monde en fait, mais c’est surtout vouloir à tout prix être les premiers. Ce n’est pas normal. Comme croire que le lectorat, plutôt bien informé , ne s’apercevrait pas d’un copier/coller d’un dossier existant. Les excuses du rédacteur  ayant fait cela en début de semaine sont tout à son honneur ceci dit. Mais c’est révélateur de certaines méthodes. Capitaliser sur des rumeurs, c’est ne pas vérifier une information. Je pardonnerais si c’était un blog. Mais malgré la deuxième partie du nom, Julien Chièze  gère un SITE spécialisé. Il ne  faudrait pas qu’il l’oublie. Les efforts sont à faire dans les deux sens. Chez les détracteurs, et chez ceux qui tiennent le site. Cela risque d’être dur de faire oublier la sale image que Gameblog se traîne. Mais c’est possible. D’abord en ne commentant plus les rumeurs qui circulent dans le domaine du jeu vidéo, et il y en a des pelletées chaque jour, et trier le bon grain de l’ivraie peut s’avérer difficile. Ensuite, de ne pas brailler parce qu’un concurrent a soit sorti un test avant eux ( cf. la bisbille avec GameKult, qui a sorti le test de GTA V quelques heures avant alors qu’ils avaient fait monter la sauce pour faire patienter leurs lecteurs), soit parce qu’il n’y a pas de lien vers le site lorsqu’un autre concurrent les cite dans un dossier. Et ne pas faire de news sur du vide.  Ne pas non plus venir en damage control pour contredire un membre s’étant permis poliment mais fermement de critique la ligne éditoriale du site.  Ou encore, ne pas revendiquer une indépendance totale alors que les bannières pubs envahissent le site…

Maintenant, je vais revenir un peu sur le concept même de  » rumeur ».  Je dirais qu’en ces temps troublés, c’est quelque chose qui peut s’avérer dangereux. On l’a déjà vu par le passé, et ça continue. Dans le domaine du jeu vidéo,c’est moins dangereux, mais  ça repose sur un même principe : non vérification et simplification  de l’information qu’on fait passer pour vraie. Et dans tout les cas, cela donne une manipulation de l’information. Mais justement, dans les cas de FF VII, ou même de Shenmue, -comme quoi les deux sont victimes des mêmes procédés- qui osera croire qu’un remake pour le premier, une suite pour le second serait vraiment à l’ordre du jour ? On a tellement entendu de choses et leur contraire…  Au final, j’ai peur que les gens finissent par être blasés. A bon entendeur…

Julius

[critique film d’animation] La grande aventure LEGO

La grande aventure LEGO, on aurait pu craindre que ce soit juste une pub géante pour le géant des briques à construire. Il n’en est rien. C’est un rêve de geek, où l’imagination est sans limites. Ici, nous avons l’histoire d’Emett Brickowski, un citoyen ordinaire de Bricksburg, menant sa petite vie tranquille de citoyen sous la bienveillance de Lord Business qui se charge d’apporter bien être et félicité à la populace… Jusqu’à ce qu’il tombe lors d’un chantier sur une brique sacrée. Une brique convoitée justement par Lord Business, qui lance ses sbires aux trousses d’Emett, qui entre-temps apprend qu’il est le Spécial, celui qui, selon une ancienne prophétie, sera capable d’arrêter une arme destructrice…

Certes, le sujet de départ est déjà vu et revu plein de fois, un homme ordinaire qui devient au yeux de certains quelqu’un d’extraordinaire, c’est pas comme si c’était de l’inédit. Mais le sujet est admirablement traité. Peu à peu le film devient une critique de la société de consommation, du consumérisme à outrance et de l’abrutissement de la population, réduite à suivre une vie bien codifiée ( « suivre les instructions »), mais surtout, incapable de penser par elle-même. La construction de mondes alternatifs devient donc une menace pour ceux qui veulent imposer un ordre donné.

Mais La grande aventure LEGO, c’est aussi et surtout une aventure survitaminée, menée tambour battant à un rythme d’enfer, sans temps mort. On ne s’ennuie jamais, et la construction de la mise en scène alterne moments de calme et scènes d’action survoltées. Le tout reste lisible et c’est bourré d’humour. Ceci grâce à une galerie de personnages tous plus perchés les uns que les autres, entre un Batman arrogant, un capitaine pirate dans un mécha, une licorne tarée ( perso j’ai eu un faible pour Bon flic/Méchant flic), des caméos et plein de références à la culture geek et cinématographique, sans compter les répliques qui font souvent mouche, qui rendent le tout hilarant.

Niveau réalisation les deux réalisateurs respectent à la lettre les codes graphiques de la firme, c’est très joli, et les différents mondes ont chacun leur identité.C’est également très bien animé et on voit le travail colossal que ça a du demander étant donné que le film a été réalisé en stop-motion.

Certains y verront une pub qui vaut le prix d’un ticket cinéma. Personnellement ce n’est pas mon cas. Alors oui la démarche marketing de la chose est évidente, mais j’ai vu surtout une œuvre parfaitement dans l’esprit des jouets. Un monde où tout est possible, tout se construit/ se déconstruit, au gré de l’imaginaire du créateur des mondes. L’imagination. Voilà un autre point fort du film. Et nous, on suit avec plaisir cette aventure au pays des jouets en brique. Une très bonne surprise pour le cinéma d’animation, les adultes y verront les références et leurs propres interprétations du métrage, et les enfants s’amuseront également comme des fous. Quoi, vous n’êtes pas déjà dans la salle la plus proche de chez vous, là ?

Julius

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La grande aventure LEGO  ( The LEGO Movie)

Réalisation : Phil Lord  et Chris Miller

Genre : film d’animation

Durée : 1 h 40

Distribution : Warner Bros. France

En salles depuis le 19 février 2014.

[Brief-Ring Saison 3 Episode 2] WWE Elimination Chamber 2014

Après un Royal Rumble qui a pris des allures d’insurrection et d’une semaine qui restera pour la WWE comme l’une des plus chaotiques, la fédération entamera la dernière ligne droite vers Wrestlemania XXX avec Elimination Chamber, un événement abordé avec beaucoup d’appréhension par la WWE, au vu des réactions du public ces dernières semaines et à la veille de lancer le WWE Network. Au programme, sept matchs que nous allons aborder sans plus tarder :

 

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Kickoff Match

Cody Rhodes & Goldust vs. Ryback & Curtis Axel

 

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J’avoue, je suis assez surpris de retrouver ce match en kickoff. A mon avis, il y a des matchs qui méritaient plus cette place, mais j’y reviendrais. D’un côté, nous avons les frères Rhodes, qui semblent être en perte de vitesse suite à leur perte du titre au Royal Rumble, de l’autre, nous avons une équipe qui semble suivre la courbe inverse et dont l’un des membres catchera à domicile (puisque Curtis Axel est originaire de la ville qui accueillera Elimination Chamber, c’est-à-dire Minneapolis, Minnesota). De plus, on entend ces derniers temps des rumeurs de séparation entre les deux frères Rhodes, donc à contrecœur, je vais pronostiquer RybAxel.

 

Vainqueurs : Ryback & Curtis Axel

 

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Titus O’Neil vs. Darren Young

 

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Voilà le match qui aurait du être en pré-ouverture. Parce que ce match ne tient qu’à la séparation des PrimeTime Players, équipe dont on ne peut pas dire qu’elle soulevait les foules. Et même si la WWE semble fonder beaucoup d’espoirs sur O’Neil, je trouve que ce match est mal placé dans la carte, mais passons… Je pronostique Titus O’Neil.

 

Vainqueur : Titus O’Neil

 

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Intercontinental Championship Match

Big E (c) vs. Jack Swagger

 

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Ces dernières semaines, Jack Swagger a semblé en difficulté. Il a raté sa qualification à l’Elimination Chamber en se faisant battre par Christian et le premier protégé de Zeb Colter semble de plus en plus s’effacer dans l’ombre de Cesaro, qui s’impose de plus en plus comme le maillon fort de l’équipe. Mais en face du Real American se dresse une montagne de muscles en la personne de Big E (qui a perdu son nom de famille au passage). Un Big E qui aligne les victoires et les belles performances ces dernières semaines, s’imposant comme l’un des nouveaux hommes forts de la fédération. Et c’est vers lui que se portera mon pronostic.

 

Vainqueur : Big E

 

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WWE Tag Team Championship Match

The New Age Outlaws (c’s) vs. The Usos

 

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Au Royal Rumble, les New Age Outlaws, qui avaient fait leur retour quelques semaines avant à la WWE, ont surpris le monde en récupérant les ceintures par équipes, presque 15 ans après leur dernier règne. A Elimination Chamber, ils affronteront les frères Uso, éternels challengers n°1 au titre et qui courent toujours après leur premier titre. Et franchement, je vois mal les jeunes Samoans capturer les titres des mains des potes du patron…

 

Vainqueurs : The New Age Outlaws

 

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Batista vs. Alberto Del Rio

 

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Au Royal Rumble, c’est le revenant Batista qui a remporté le match phare de la soirée et gagné sa place à Wrestlemania XXX. Cependant, l’accueil très froid du public envers cette victoire (en particulier) et envers le retour de l’Animal (en général) semble faire temporiser la WWE. Donc, pour Elimination Chamber, Batista affrontera Alberto Del Rio, qui ne porte visiblement pas le revenant dans son cœur. J’en veux pour preuve leur clash sur Twitter. En toute logique, c’est le Main-Eventer annoncé de WM XXX qui devrait l’emporter…

 

Vainqueur : Batista

 

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The Wyatt Family vs. The Shield

 

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Aussi étonnant que cela puisse paraître, cet affrontement est l’un des plus attendus de la soirée. D’un côté, nous avons The Shield, équipe qui est présente depuis un bon moment maintenant mais qui commence à présenter de plus en plus de lézardes, notamment en raison de la montée en puissance de Roman Reigns. De l’autre, nous avons la famille Wyatt, équipe arrivée il y a relativement peu de temps mais qui aligne les succès, notamment grâce à leur leader, Bray Wyatt, qui sort d’une victoire impressionnante sur Daniel Bryan au Rumble. Donc pour toutes ces raisons, je pense que c’est la Wyatt Family qui sortira vainqueur, notamment pour mettre en place la séparation de la Meute de la Justice…

 

Vainqueurs : The Wyatt Family

 

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WWE World Heavyweight Championship Elimination Chamber Match

Randy Orton (c) vs. Sheamus vs. Christian vs. John Cena vs. Cesaro vs. Daniel Bryan

 

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6 Superstars. 1 immense cage d’acier où tout sera permis. 1 seul survivant qui, après avoir éliminé ses 5 adversaires, repartira de Minneapolis en tant que WWE World Heavyweight Champion. Feront parti du match le champion en titre Randy Orton (bien évidemment), qui a affronté ces dernières semaines ses cinq opposants avec un bilan pour le moins inquiétant (1 victoire, 4 défaites). Seront opposés à lui Sheamus, qui a fait son come-back au Rumble; Christian, qui a fait aussi son retour ces dernières semaines et qui a gagné sa place en battant Jack Swagger; John Cena, challenger malheureux au Rumble mais qui semble toujours aussi dangereux pour la Vipère; Cesaro, l’invité surprise qui aligne les bonnes performances ces dernières semaines et qui fait office d’outsider et enfin, « last but not least », Daniel Bryan, plus populaire que jamais mais qui a sérieusement été affaibli ces dernières semaines par le Directeur des Opérations, Kane. De ces 6 protagonistes, 2 se détachent des autres : Randy Orton & Daniel Bryan. Et là, bien malin celui qui pourra prédire le vainqueur car les deux Superstars ont, à peu près, les mêmes probabilités de gagner selon les spécialistes. En raison de cela, le vais laisser parler mon cerveau et parier sur Orton, en priant très fort pour que je me trompe ou que Bryan ne trouve un moyen pour intégrer le Main-Event de Wrestlemania…

 

Vainqueur : Randy Orton

 

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Voici qui conclut ce Brief-Ring consacré à Elimination Chamber. On se retrouve Fin Mars pour parler du PPV le plus attendu de l’année, Wrestlemania XXX, un PPV qui a tout autant de chances de devenir un classique qu’un fiasco pour la fédération. En tout cas, ils ont toutes les cartes en main…

 

 

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Photos : Copyright © wwe.com

 

(Ce Brief-Ring est dédié à la mémoire de Nelson Frazier Jr., alias Mabel, Viscera ou Big Daddy V, ancien King of the Ring et ancien Champion par équipes de la WWE, décédé le 19 Février dernier à l'âge de 43 ans des suites d'une crise cardiaque. RIP.)

(Ce Brief-Ring est dédié à la mémoire de Nelson Frazier Jr., alias Mabel, Viscera ou Big Daddy V, ancien King of the Ring et ancien Champion par équipes de la WWE, décédé le 19 Février dernier à l’âge de 43 ans des suites d’une crise cardiaque. RIP.)

[critique jeu] DanganRonpa : Trigger Happy Havoc

Rien qu’à voir ce titre à rallonge,vous vous dites qu’il faut être fou pour nommer un jeu ainsi. Et ce d’autant plus sur PSVita, console aux ventes modestes. Eh bien justement, du fait de sa relative confidentialité, c’est le support idéal pour tenter des genres un peu boudés par le grand public, notamment des visual novels, c’est à dire l’évolution actuelle des aventures en mode texte. Mais disons le tout de suite, avec DanganRonpa, la portable de Sony accueille bien plus qu’un visual novel. Article garanti sans spoilers.

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Bienvenue dans le lycée «  ultime ».

Vous êtes Makoto Naegi, un lycéen qui a reçu une lettre comme quoi en guise d’étudiant « le plus chanceux » du monde, se retrouve convoqué dans l’école la plus prestigieuse du pays, la Hope’s Peak Academy. C’est non sans appréhension que notre adolescent, qui se décrit comme n’ayant rien d’extraordinaire, s’y rend. A peine a t-il franchi le portail de la cour qu’il perd connaissance. A son réveil, il se retrouve en compagnie de 14 autres étudiants, qui ne savent pas non plus ce qu’ils sont venus faire ici. Leur point commun, c’est qu’ils ont tous quelque chose « d’ultime ». En effet, nous avons, entre autres, « l’ultime » chanteuse d’un groupe de J-Pop, Sayaka, « l’ultime » joueur de baseball, Léon, Toko « l’ultime » auteure de romans à l’eau de rose à succès, qui est, de plus, asociale, « l’ultime » créateur de fan-fictions…Et j’en passe. Il n’y a que Kyoko qui a « l’ultime » on ne sait quoi.

Tiens, une idole! J'en connais qui vont être contents.

Tiens, une idole! J’en connais qui vont être contents.

Tout ce petit monde apprend bientôt qu’ils sont prisonniers de cette école, et qu’ils sont forcés de vivre ensemble, surveillés de très près par Monokuma, un ours en peluche (!) à double face qui veut faire de cette école celle du « désespoir ». Ce méchant nounours va tout faire pour les malmener briser la solidarité qui s’est créée entre les étudiants pour tenter de s’en sortir. Pire encore, l’ours leur dit que s’ils veulent sortir de cet endroit, ils devront commettre un crime. C’est à dire, tuer un des leurs, et gare à ceux qui refusent les règles, la peluche sadique ayant suffisamment de joujoux pour décimer une armée… Vous voilà prévenus…

 

Elle  ne se prend pas pour de la merde, la peluche paranoïaque et sadique juste bonne à être bouffée par les mites.

Elle ne se prend pas pour de la merde, la peluche paranoïaque et sadique juste bonne à être bouffée par les mites.

Monstre Academy

DanganRonpa présente un mélange des genres assez savoureux. La structure du jeu se compose de 6 chapitres principaux qui se décomposent comme de suit : en premier lieu, vous vivrez les journées avec vos camarades.Vous commencez chaque journée par les retrouver au réfectoire, et en profitez pour faire le point. Après, vous êtes soit libre d’explorer l’académie, ou de passer du temps avec un de vos compagnons, lorsqu’ils ne vous demanderont pas parfois de les accompagner. Le soir, seules quelques parties des locaux sont accessibles. D’autres étages de l’académie se dévoileront  au fur et à mesure de votre avancée dans l’histoire. Fouillez les locaux, et  peut-être aurez vous la chance de  récolter des « monocoins« , à utiliser dans la « monomonomachine », qui permet de récolter des objets selon le nombre de pièces engagées. C’est utile pour pouvoir  faire des cadeaux avec vos camarades. Cela permet d’améliorer encore plus votre relation, de compléter sa fiche de présentation mais surtout, de vous donner de nouvelles compétences ou points de compétences  pour les procès. 

Aoi, qui se fait appeler Hina, est de nature pétillante. Elle adore la natation.

Aoi, qui se fait appeler Hina, est de nature pétillante. Elle adore la natation.

Puis,suite à un événement, un meurtre sera commis et c’est là que se déroule le gros du jeu. En effet, lorsqu’il y a un crime, celui qui l’a commis est « noirci », c’est à dire invisible par rapport aux autres. Vous devrez donc mener une enquête et récolter des indices pour progresser. Une fois tous les indices trouvés, le procès a lieu,et les autres étudiants sont chargés de se juger les uns les autres, Monokuma assistant au débat et pouvant apporter des réponses sur certains points, sans intervenir vraiment sur les débats. Le procès ne peut se conclure que sur deux issues possibles : soit le véritable coupable est découvert, et dans ce cas, il est « puni », c’est à dire exécuté de façon violente par l’ours en peluche, et devant témoins.Si le joueur fait de mauvaises déductions, c’est le jury qui sera exécuté, permettant au meurtrier de s’en sortir.

attention les procès sont très longs. restez concentrés.

attention les procès sont très longs. restez concentrés.

Il y a trois phases dans les procès : Il y a tout d’abord les débats : vos camarades discutent entre eux à tour de rôle, les phrases s’affichant à l’écran, et certaines sont fausses. Vous devez trouver lesquelles parmi les affirmations de vos amis, et vous avez pour cela des « balles », chaque indice récolté pendant l’enquête se transformant en munitions pour « flinguer» les élucubrations de certains. Si vous trouvez la bonne phrase, le débat s’interrompt et donne lieu à une phase de dialogue, où vous serez amené à faire des déductions ou présenter des preuves. Si vous vous trompez,vous perdez un cœur d’énergie.Vous regagnez un demi-coeur dès que vous présentez un bon indice. Si vous ne faites rien, la phase se répétera jusqu’à épuisement du temps imparti en haut de l’écran. Heureusement, vous en aurez largement pour vous en sortir, du moins en mode de difficulté standard.Vous pouvez accélérer certaines phases en maintenant le bouton Rond enfoncé, ou ralentir le temps au besoin en appuyant sur la touche R de la console. Mais cette dernière fonction vous coûtera des étoiles de concentration, qui se regagnent avec le temps. Plus vous avancez, plus le jeu vous mettra des bâtons dans les roues comme plusieurs balles ( à vous de choisir la bonne) ou des phrases « parasitées » que vous pouvez détruire pour gagner quelques secondes, si vous détruisez la mauvaise, vous avez 5 secondes de pénalité.

Lorsque vous "flinguez" la bonne phrase, une discussion a lieu.

Lorsque vous « flinguez » la bonne phrase, une discussion a lieu.

Une autre phase qui se déclenchera parfois est celle du mot à trouver : vous verrez des lettres apparaître sur l’écran et tirer sur les bonnes lettres donnera un mot crucial pour la suite.

Il arrivera aussi qu’un de vous camarades ne soit pas d’accord avec vous. Dans ce cas, il se déclenchera une «  battle » verbale dans laquelle vous devrez cibler, puis détruire selon un tempo qui pourra s’accélérer ou ralentir, ses arguments. Si vous y arrivez, vous continuez, sinon… Toutefois, cela ne veut pas dire que votre opposant est forcément coupable.

Leon est vaincu par mes arguments imparables.

Leon est vaincu par mes arguments imparables.

Chaque démonstration devra se terminer par le «  closing argument », constituée d’une bande dessinée à laquelle il manque des images que vous devrez choisir parmi une liste, histoire de voir si vous avez bien tout suivi et qui résume le déroulement du crime. Prenez votre temps, mais pas trop quand même, car vous avez là aussi un décompte… Une fois le tout reconstitué de manière logique, le visage de celui que vous pensez être le meurtrier apparaîtra sur les cases.

Concrètement, cela demande un temps d’adaptation. Les différentes mécaniques et le fait que le jeu en rajoute au fur et à mesure font que c’est parfois assez obtus à saisir. Il faudra aux joueurs trois ou quatre essais avant de vraiment comprendre le principe d’une phase.

En gros DanganRonpa, c’est du Phoenix Wright en plus complexe et long, et ce n’est pas forcément un mal, avec un zeste de Persona pour les relations entre les personnages, qui vous rapporteront des bonus, le tout dans un ambiance à la Saw (il n’y a qu’à voir le sadisme des exécutions).

 

Saloperie de peluche.

Saloperie de peluche.

Messieurs les jurés…

Au niveau de la réalisation pure, c’est vraiment pas mal fait. Les phases 3D d’explorations ont lieu dans des décors un peu vides, mais les personnages, sont en 2D et vraiment stéréotypés sont vraiment drôles dans leurs looks et leurs attitudes. La musique ajoute grandement à l’ambiance, tant elle est bien faite et on peut la télécharger en libre accès.

Hifumi est la grosse chochotte du groupe. Et geek, accessoirement.

Hifumi est la grosse chochotte du groupe. Et geek, accessoirement.

Mais il y a aussi deux points forts sur lesquels DanganRonpa fait plus que se défendre : la première, c’est la durée de vie. Le jeu est long, comptez bien 20 à 30 heures pour le boucler sans compter vos erreurs que vous pouvez commettre.En effet, les procès étant construits en phase, en comportent souvent au moins une dizaine, voire plus.C’est dire si ça dure longtemps.

Inspectez bien chaque pièce, même en temps libre. Ça peut être crucial pour l'enquête qui suivra.

Inspectez bien chaque pièce, même en temps libre. Ça peut être crucial pour l’enquête qui suivra.

Cette durée de vie est due à un scénario vraiment très bien écrit et maîtrisé. Ce huis-clos barbare est emmené par une peluche sadique qui, si elle tire souvent vers le gore fait aussi dans le comique. Certaines situations sont vraiment drôles, et c’est parfois Monokuma lui-même qui arrivera à faire rire le joueur On ne sait jamais quand ce détraqué va faire une apparition. Saloperie de peluche. Mais je vous assure que certaines scènes restent gravées après avoir éteint la console, provoquant même parfois un sentiment de malaise. Les allusions au sexe, à des sujets sensibles, sont nombreuses et bien amenées. Les retournements lors des procès sont également légion, ce qui ajoute du piment à l’histoire. Le coupable n’étant pas forcément celui qu’on croyait être au départ.Un jeu de massacre d’autant plus sadique que le décompte des morts se fait à chaque fin de chapitre. 

Parler aux personnages présents dans les pièces peut permettre de faire avancer l'histoire.

Parler aux personnages présents dans les pièces peut permettre de faire avancer l’histoire.

Par conséquent, le jeu a aussi les défauts issus de ses qualités : ça parle beaucoup, le jeu étant un visual-novel, donc vous allez en lire, des dialogues. D’autant que le jeu est resté en anglais, ce qui restreint encore plus sa cible, déjà que le genre s’adresse à une niche : en effet, il faut pouvoir comprendre ce qui se dit et si vous n’êtes pas à l’aise dans la langue de Shakespeare, vous risquez d’être vite largué. Le titre a une linéarité certaine, également, cependant, j’ai pu lire que le second épisode également prévu pour la fin de l’année sur la console le sera moins.

Kyoko sera la plus sensée du groupe. Que cache t-elle donc ?

Kyoko sera la plus sensée du groupe. Que cache t-elle donc ?

De plus vous pouvez régler les modes de difficulté, pour les actions et les énigmes allant de « gentle » ( « doux ») à «  Kind » (« gentil ») et «  mean » ( « méchant »), le tout de façon séparée. Le jeu n’est pas très punitif en difficulté standard, si vous échouez, vous pourrez reprendre à la phase du procès que vous avez ratée, le plus souvent par mauvaises déductions ou dans la phase de « battle », rarement par manque de temps, le compteur étant généreux.

 

Verdict (et je crois que c’est approprié dans ce cas, en plus) :

DanganRonpa Trigger Happy Havoc s’impose comme un très bon jeu sur Vita, malgré une certaine répétitivité et linéarité, certains défauts étant dus au genre. Cependant, il se rattrape par une durée de vie excellente et un scénario très bien écrit et mis en scène. Un jeu de massacre tout simplement machiavélique dans votre console. Jouez à DanganRonpa, et vous ne regarderez plus jamais un ours en peluche du même œil…

Julius

 

Points positifs :

L’écriture

C’est bien réalisé

Les phases de procès avec mécaniques originales

Durée de vie énorme

Possibilité de choisir les voix japonaises

C’est rempli d’humour (très) noir

 

Points négatifs :

Une certaine linéarité

Ça parle beaucoup

Textes en anglais uniquement

 

DanganRonpa : Trigger Happy Havoc

Développeur : Spike Cunsoft

Éditeur : NIS America

Genre: visual novel /jeu de massacre

Sorti sur : PS Vita 

Prix: 40 €

Date de sortie : 14 février 2014

Signalétique PEGI : 16