Archives Mensuelles: mai 2013

Les 6 ans de Nolife

Vous le savez, nous adorons une petite chaîne de l’ADSL, qui s’appelle Nolife. Elle fêtera son sixième anniversaire samedi. Le temps passe,  non ?  Et elle est toujours là, après avoir failli être entraînée par le fond à plusieurs reprises. Pour son sixième anniversaire ( chose qui ne saurait être relayée par Lolandini),  la chaîne va faire, tenez-vous bien son premier direct. Certes, elle faisait parfois du  » presque direct » , mais les anciennes régies ne permettaient pas de flux en direct comme sur les grandes chaines.  Maintenant elle peut, elle elle l’inaugure pour son anniversaire.   Elle a prévu les choses en grand : pour son premier direct, elle va faire participer les téléspectateurs à un jeu portant sur des questions sur le canal,les émissions, les animateurs… histoire de voir qui  connait le mieux Nolife.  Pour jouer, c’est très simple, un site spécial va être mis en place. Il faut toutefois que vous soyez inscrit  sur le forum, sinon, vous pouvez toujours le faire d’ici samedi 19h30. Après, ce sera trop tard. Bien entendu, il y aura des pauses,  la soirée réservera son lot de surprises, comme des invités, des annonces ( une arrivée sur Numéricâble ? allez on y croit!)  bref les festivités  s’annoncent belles, une fois de plus… à tel point que Sébastien Ruchet lui même ne semblait pas en revenir d’être là 6 ans plus tard dans le dernier Point sur Nolife

Vous ne pourrez vous mettre  sur le canal, vous n’avez pas la chaine  ou vous êtes à l’étranger ? Pas de panique ! un flux  simultané sera mis en place via le site DailyMotion  pour également suivre la soirée, et ce gratuitement. Un compte à rebours sera mis en place à partir de 19h30, le jeu et l’interaction directe avec les téléspectateurs commencera, elle, à 21 heures. Pour se terminer sans doute aux alentours de minuit, mais ça pourrait peut-être se prolonger.

Je suis la chaîne depuis son premier jour. Ce qu’elle m’a apporté ?  Elle m’a fait aimer certains groupes indés français/européens,  des groupes de J-Music, fait rencontrer des gens formidables ( dont C2J) que je revoie encore aujourd’hui.  Elle m’a fait voir le jeu vidéo sous un autre angle, notamment en montrant que non, jouer aux anciens jeux était tout sauf ringard. J’ai connu et elle a fait connaitre des webséries  en leur offrant une fenêtre de visibilité. Je doute que Noob n’ait eu autant de succès dans le crowfunding  ( qui augmente encore d’ailleurs), de son long métrage si elle n’avait pas eu un coup de pouce  de diffusion grâce à elle.  Nolife prouve chaque jour qu’il est possible d’être un canal indépendant et d’avoir une programmation qui se démarque. Qu’on aime ou pas  ne regarde que chacun.  Ça fait beaucoup pour un modeste canal, non ?  Ben oui, et j’ai très envie de leur dire, à tous ceux qui font la chaîne  une fois de plus , merci

Nolife, disponible dans l’offre TV de base des opérateurs ADSL  sur les canaux suivants :

Free: 123

Orange: 130

Bouygues ADSL/Fibre: 221

Alice: 123

Virgin: 74

SFR: 176

Voici l’adresse du site pour les 6 ans : http://6ans.nolife-tv.com/

logo-nolife

Julius

Guns of the Kikoolols épisode #36

Comment faire un magazine de jeux vidéo qu’on est sur de vendre ?

Ne vous inquiétez pas, Julius vous donne la recette.

1- faites des couvertures sur le prochain Call Of Duty. En juillet, mettez directement que c’est dores et déjà le  » jeu de l’année ».

2- Pour varier, ou si l’actu est avare en FPS, mettez un jeu de foot, ça remplace aussi bien.

3-Pour la maquette, mettez des couleurs qui flashent pour attirer l’œil  Les grosses polices d’écriture  en couverture, ça le fait. Notamment en fluo. Privilégiez le grand format question taille, histoire d’être visible.

4- Remplissez vos pages de grosses photos bien senties, histoire de leur en mettre plein la vue ( et de remplir l’espace, car le grand format, ça coûte cher), et ce au détriment du texte. parce que lire, ça devient chiant à force.

5- n’oubliez pas la place pour les pubs. Les annonceurs ont payé pour ça. Au milieu d’un test, ça fait une respiration, par exemple.

6- Pour les tests, privilégiez les jeux AAA à mettre en  valeur, même s’ils s’avèrent ultra décevants.Les jeux de niche passeront en zapping avec une note assez basse, mais pas trop  car il ne faut pas froisser les éditeurs. Sauf s’ils l’ont vraiment cherché. 

7-Mettez leur des notes entre 15 et 20. Ensuite, mettez en toutes lettres « achetez-le! » histoire de leur rappeler, à ces amnésiques de lecteurs.

8- Pour le courrier, ne publiez que les lettres neutres ou vous étant favorables.

9- On oublie tout ce qui peu apporter une plus value au mag : interviews, univers, dossiers…

10- PAS de rétrogaming. le passé c’est ringard.

 Bref, tout ce qu’IG Magazine n’était pas. C’est pour ça que je l’achetais. Imaginez-vous un monde où seul Jeux Vidéo Magazine régnerait en maître absolu ? Pas moi. Encore un magazine  au pilon,  aux côtés de Gaming, ou même Background, pour ne citer qu’eux Je vais finir par croire qu’un mag jeux vidéo papier apportant un plus par rapport à ce qu’on nous donne à lire ne peut pas exister dans ce monde cruel.  Seul Canard PC subsiste dans cette marre de médiocrité. Pourvu que ça dure, mais il va se sentir bien seul.

Julius

[Presse] Arrêt de IG Magazine

Le numéro de juillet de IG Magazine  que vous pourrez trouver en kiosque  sera  le dernier. Ankama a décidé d’arrêter la parution  de ce mook  très complet, avec des articles souvent très intéressants, offrant un angle inédit  de l’approche du jeu vidéo, notamment avec une partie rétro/geek  très bien faite, avec des rétrospectives notamment. Un triste et sale coup pour la presse française dans le domaine. Pour surnager parmi la médiocrité, ne reste plus que Canard PC… Triste monde… L’aventure aura duré un peu plus de quatre ans, le magazine ayant été lancé en mars 2009.

Bonne chance pour la suite à toutes les plumes qui y ont collaboré. 

Julius

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[Critique ciné] Fast and Furious 6

Fast and Furious reste un curieux cas  parmi les franchises cinéma à rallonge, notamment  dans le domaine du film d’action. Alors qu’elle aurait pu se vautrer, elle a finalement réussi à rebondir , passant de film  » plaisir coupable » à celle de bonne série d’action, notamment grâce au cinquième qui est le plus valable de tous.  Pourtant, cette année,  après le nullissime Die Hard 5  ( et encore aucun adjectif n’est assez fort  pour souligner le fait que ce soit une  grosse merde, et là encore c’est pas gentil pour la merde), on ne peut pas dire que j’aie été gâté  dans le genre.  Eh bien, Fast and Furious 6 est un film plus que valable, et l’amateur du genre passera un bon moment. Le  point de départ du film est assez mince :  Hobbs est  agent du FBI  qui ne parvient pas à a arrêter un gang motorisé malgré la traque intensive. Il fait  appel à Dom Torreto  pour le faire, un peu malgré lui, alors que « la famille » est dispersée aux quatre coins du monde tentant d’échapper à Interpol  après les événements du 5. S’ils réussissent, il y aura surement une amnistie  pour tous à la clé…  Voilà, c’est le prétexte de départ pour une réunion des acteurs ayant joué dans un ou plusieurs épisodes, et pourtant, ce n’est pas aussi con que ça en a l’air au premier abord. Le développement du scénario est cohérent, la construction aussi, alternant entre phases d’action, souvent over the top ( voire parfois, over 9000), et pauses rigolotes avec envoi de vannes bien senties entre les différents personnages.  Ce qui n’empêche pas d’autres scènes, assez inattendues. Mais Lin n’est pas Moore, et les scènes d’action, notamment en voiture, sont bien filmées, même si le changement de plan  parfois trop rapide nuit à la lisibilité. Il n’ne reste pas moins que c’est assez enlevé, avec un Vin Diesel toujours aussi à l’aise avec une bagnole , des seconds rôles assez présents  et un Dwayne « The Rock » Johnson toujours aussi à l’aise en agent du FBI  ( il a enfin trouvé un rôle crédible). Il faut aussi noter le retour de Michelle Rodriguez  en Letty complètement amnésique.

Certes, les scènes d’action vont  chercher assez loin  et on se dit que ce n’est que du cinéma mais le mot  » divertissement » n’a jamais  aussi bien collé. Le film suit la voie tracée par le cinquième volet, en oubliant le rutilant pour s’intéresser plus à l’action. Ce n’est pas un mal, bien au contraire.

Julius

affiche fast and furious 6

Fast and Furious 6

Genre : action

Réalisateur : Justin Lin

Avec: Vin Diesel, Paul Walker, Dwayne Johnson,  Michelle Rodriguez, Tyrese Gibson…

Durée : 2h10

 

 

Guns of the Kikoolols épisode #35

Sursaut urgent

Ça fait mal  de voir qu’un constructeur a décidé de  tout miser sur l’appât du gain et non de penser aux joueurs. Ça  fait mal de voir que la Xbox One représente tout ce qu’il ne faut pas faire en jeux vidéo. Kinect connecté en permanence,  tout comme internet , et bien que Microsoft  nous dise que ce ne sera  » qu’une  fois par jour », impossibilité de prêter ses jeux sans que celui qui en bénéficie ne paie de nouveau le prix fort, installation obligatoire sur la console, incompatibilité avec la Xbox 360 même avec les jeux du XBLA…

Bienvenue dans l’univers des jeux fliqués, les enfants.   Je me disais aussi que l’abandon du Online Pass ( grosse connerie, ça) par EA cachait quelque chose d’encore pire. Ca n’a pas loupé, mardi, on apprend que le géant américain  a fait un partenariat avec Microsoft… sans doute en ayant obtenu de leur part les garanties  de sécurité .

Cependant, il n’est pas dit que je passe à la PS4 de Sony. Si le constructeur japonais a affirmé que la console  ferait tourner les jeux d’occasion, elle est restée très vague sur les modalités, si ce sera payant, etc.

Et vous savez quoi, malgré des contraintes qui sont, pour ma part rédhibitoires,  c’est que les futures consoles vont tout de même marcher.  Forcément, du moment qu’il y a Fifa et Call Of Duty, ça plaira à la plupart des joueurs, qui fonceront tête baissée.  Que je retrouverai à pleurer 2 mois plus tard  après avoir vu les contraintes inacceptables imposées par les constructeurs.  Ils  auraient tort de se priver, puisque ça va marcher.  Mais comment en est-on arrivés là,  à ce pas de trop  qui consiste à  racketter les gens d’une manière encore plus violente ?  De par la volonté des constructeurs et des éditeurs ? Oui, certes. Mais ne blâmer uniquement qu’eux serait par trop facile.

Parce que ceux qui ont une grande part de responsabilité dans le fait qu’ils nous prennent pour des jambons,  c’est NOUS les joueurs. Il y a certaines choses que j’ai eu du mal à accepter, comme les DLC ( pour DownLoadable Content-Contenu téléchargeable) car cela pouvait ouvrir à des abus. Ça n’a pas raté. Que penser du fait que Capcom propose des tenues supplémentaires pour ses personnages de Street Fighter IV à 5 € pièce ?  D’un des Prince of Persia  sur Wii  qui propose la fin du jeu en payant un supplément  ? Des cartes multijoueurs des Call Of Duty sont vendu à un tel  prix qu’au final, c’est comme si on avait acheté deux jeux ?  Les éditeurs ont tendu un piège, dans lequel la plupart d’entre nous sont tombés.  Idem pour le Online Pass: si tu veux jouer en ligne, tu es obligé de  rentrer un code unique fourni. Celui qui rachète le jeu d’occase devra payer 15  € pour en  faire de même et avoir un nouveau code. Cela a malgré tout, marché, notamment aux Etats-Unis.

Dire qu’il suffisait de ne pas acheter pour que ça ne se vende plus, comme disait Coluche… Ben oui mais justement. En cela les joueurs sont coupables d’avoir alimenté  un marché qui maintenant, rend son cynisme visible.  Je sais bien, dans un monde libéral, tout éditeur qui sort un jeu  veut un retour sur investissement. Logique. Mais nous avons contribué à faire en sorte qu’ils nous en demandent encore plus. DONC, la remise en question doit se faire DES DEUX COTES. Côté constructeurs, il n’est pas trop tard pour reculer, et je pense que d’ici l’E3, tout est possible concernant les spécificités abusives des prochaines consoles.  Côté joueurs, il serait temps de penser que  nous ne sommes pas que des moutons justes bons à consommer ( la première syllabe  est très claire), et à acheter aveuglément.

Ne vous méprenez pas, je ne suis pas entrain de dire que le jeu vidéo doit être cantonné aux passionnés  comme il l’était à ses débuts. Qu’il s’ouvre, au contraire, c’est très bien.  Qu’il prenne les gens pour des imbéciles, en revanche je ne cautionne pas. Et si nous nous regardions  un peu dans le miroir ?  Il est encore temps de dire « Stop » à ceux qui veulent notre fric pour nous entuber.  A ceux qui veulent nous fliquer, nous imposer une machine unique avec jeux uniques.  Qui abusent de la novlangue pour cacher  des desseins bien plus perfides. A nous de voir ce qui n’  a pas ( ou trop bien) fonctionné dans la communauté.  Parce qu’au final,  c’est nous qui les les faisons vivre… Donc, nous sommes aussi responsables de cette évolution désastreuse. Une remise en question s’impose chez les joueurs. 

Certains disent que l’avenir est dans le retrogaming. Vous savez quoi,  au vu de ce qui se trame avec Microsoft,  j’ai bien l’impression qu’ils ont raison. Les boutiques de passionnés  centrés sur  ce mode de jeu  ont de beaux jours devant  elles, à moins d’un sursaut.

Julius