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Produits toxiques

Cela fait quatre jours que je vois des polémiques liées aux jeux vidéo sur Twitter. Quatre jours que je vois combien une partie de la communauté gamer est toxique et fait comme si le média était à eux, sans accepter le changement. Et très franchement j’en ai marre. J’aimerais bien ne pas me brancher sur Twitter pour voir des cons dire que voilà, en fait, les femmes n’ont pas leur place dans ce monde, ou que ceux qui jouent à tel jeu sont des idiots.

Je commence donc avec la nouvelle recrue chez GameKult. Si je regrette le passage du site en tout payant, même pour les tests voire les news, en revanche, j’apprécie le fait que la dernière venue dans l’équipe soit une femme, sous le pseudo de Luma. Mais ça n’a apparemment pas plu à certains du forum. Pour l’un d’eux, elle aurait « une culture vidéoludique limitéé », notamment face à ses collègues hommes. Mais dites… On est vraiment obligé d’avoir une connaissance encyclopédique pour pouvoir postuler chez GK ? Je ne savais pas que c’était Bac+ 5 pour prétendre devenir rédacteur ! Mais perso j’ai arrêté d’aller sur leurs forums depuis longtemps. J’y ai été un temps membre, mais les gens bien y ont laissé place pour la majorité à des aigris, jamais d’accord avec les tests ( soit trop sévères, soit trop cléments),, soit des pédants de haut niveau pour qui ne pas connaitre leur jeu fétiche est un crime. C’est à croire que le sous-forum « guéguerre des consoles  » a complètement inondé le site.

Et encore, chez GK il y a une modération qui fait son boulot en cas de troll ou de gros connard avéré (quoique, à voir ce que Luma prend dans le tronche…). Ce n’est pas le cas chez jeuxvideo.com, où les déchets du 18-25 ont réussi à convaincre Oasis, la célèbre marque de jus de fruits, pas le groupe, de faire un partenariat avec la ville de Issou, située dans les Yvelines. Evidemment, quand Twitter a signalé d’où venait le « Issou » et les méfaits du forum ( doxxing, harcèlement de femmes, homo/transphobie, racisme), Oasis a voulu éviter le bad buzz et a retiré ce partenariat, en signalant que ce qu’ils avaient fait était contraires aux valeurs défendues par la marque. Les résidus de fond de capote de ce forum dont je dis qu’il faut le fermer purement et simplement, on lancé le hashtag « boycott Oasis ». Et si les voir rager est un plaisir de fin gourmet, ça montre tout de même que ces connards finis peuvent nuire, et pas qu’un peu.

Je vais poursuivre avec Sony, qui décide de changer un jeu PS+ de ce mois de juillet 2019 : devant les réactions négatives de pas mal de gens du fait que PES 2019, un jeu de foot, soit offert, voilà que Sony fait un changement de dernière minute, et décide de remplacer le jeu de Konami par Detroit : Become Human de Quantic Dream. Je n’ai pas joué au jeu, mais je n’en ai lu et vu que du bien. Et il est vrai qu’offrir un jeu de sport, c’est un peu absurde car les prix baissent très vite du fait qu’une nouvelle version sort tous les ans. Mais non, ce changement ne passe pas auprès des amateurs de foot virtuel. Mais ça n’a pas raté : les fans de foot virtuel sont venus râler contre cette décision. Je veux bien le concevoir, mais ce qui passe moins à mon sens, c’est lorsque la communauté footballistique virtuelle se met à stigmatiser ceux qui veulent jouer à autre chose ou qui ont une autre culture que celle de la baballe. L’un d’eux n’a pas hésité à dire que le foot était pour les gens intelligents et les mangas pour les idiots. Voilà où on en est.

Enfin, je terminerai avec la jeune femme de 15 ans qui a mis la misère à un champion de Smash Bros. et qui se fait maintenant harceler par des prétendus « darons  » du jeu. Résultat ? La jeune fille a décidé de supprimer son compte Twitter; de changer son pseudo ingame et d’arrêter le streaming . Encore bravo les mecs.

Ah, la joueuse de 15 ans qui a batty Ally à Smash s’est faite tellement harceler par la communauté (de smash, des darons donc) qu’elle supprime son compte twitter, et change de compte/pseudo ingame.

Encore une belle histoire de cette magnifique communauté des g@merzs. https://t.co/wOVKqipfZ7— Personne (@PersonneCSGO) July 4, 2019

Et sérieusement je commence à en avoir marre de ces nuisibles. Certes, ce n’est pas la majorité des joueurs, mais ces petits cafards de ces quatre exemples emblématiques font tellement de bruit que ce sont eux qui se font le plus remarquer. J’en ai ras-le bol de la toxicité de certains, qui ne veulent surtout pas changer et admettre que les jeux vidéo, il en faut pour tout le monde et que les femmes ont aussi leur légitimité. Jusqu’où ce harcèlement va t-il aller ? Ces gens là se rendent ils comptent qu’ils vont trop loin en tentant d’imposer LEURS idées ? Jusqu’où ? jusqu’à quand ? Pendant combien de temps encore, l’image des joueurs de jeux vidéo va t-elle être ternie par des nuisibles de ce genre ?

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Mega Drive Mini : une compilation de jeux de qualité, et…quelques daubes

Ne nous voilons pas la face, la Mega Drive Mini aura une compilation de jeux de qualité. L’intégralité du roster a été dévoilée et désormais je sais que dépenser 80 € pour cette console mini ne ressemblera pas à une arnaque faite à la va-vite, sous réserve d’une technique qui suit. Mais ne nous voilons pas la face, même si elle propose du beau, il y a tout de même quelques jeux qui font tâche. Voici , selon moi, les jeux qui n’ont rien à y faire ou qui prennent la place d’un qui aurait mérité d’y figurer :

Les daubes : Premièrement, commençons par les titres qui n’ont strictement rien à y faire et qui ternissent la qualité de la compil’, catastrophes à la fois techniques et ludiques.

Alex Kidd in Enchanted Castle. je veux dire… sérieusement ? D’accord le héros aux grandes oreilles avait fait sensation sur Master System, surtout avec son premier jeu, Alex Kidd in Miracle World. Malheureusement, le monde de la plate-forme a évolué depuis 1986 et l’épisode MD était ringard avant même sa sortie. Graphismes indignes, musiquettes de piètre qualité, et jeu injouable avec une gestion des collision catastrophiques, jouer à Chifoumi avec le boss, ça va un temps. N’est là que grâce à son illustre premier jeu, et rien d ‘autre. Je ne comprends pas pourquoi Sega s’acharne à le mettre dans chaque compilation relative à la Megadrive.

Columns : Je n’ai jamais compris l’intérêt de ce sous-Tetris de seconde zone, lent et doté d’une réalisation plus que moyenne. Et d’autant plus que la version MD de Tetris y sera !

Virtua Fighter 2 : Un trop gros morceau. Trop ambitieux pour la petite 16 bits, alors que la version Saturn envoie du bois, elle. Cette version s’avère horrible graphiquement, difficilement jouable, pas fluide et se retrouve amputée de deux personnages. Difficile de tenir la comparaison, notamment face à Street Fighter II’ et Eternal Champions, également présents dans la mini console.

Les « Mouif » : pourquoi pas, mais soit il y avait mieux à y mettre, soit le jeu divise clairement. Ou alors, ça va être dur d’y jouer…

Altered Beast et Space Harrier 2 : Deux jeux qui sont là par leur histoire et qui étaient vendus en bundle avec la machine. Pas forcément mauvais mais en deçà de leurs versions arcade et surtout, très datés même pour l’époque de leurs sortie…

Super Fantasy Zone : Pas spécialement mauvais, mais fait pâle figure, face à Thunder Force III présent dans cette même console.

Ecco The Dolphin : Le jeu divise toujours. Pas pour sa technique, il est irréprochable au niveau graphismes, musiques et jouabilité, mais à cause de sa difficulté qui en a fait criser plus d’un à l’époque. Mais avec les slots de sauvegarde instantanée, peut-être que le jeu sera moins douloureux à passer.

ToeJam & Earl : Là aussi, jeu controversé. D’une réalisation pas forcément exceptionnelle, mais pas non plus mauvaise ce jeu  » funky » manque hélas d’indications claires et laisse le joueur livré à lui-même pour chercher des pièces de vaisseau dans des niveaux répartis en plusieurs étages. Certains apprécieront l’aspect exploration, tandis que d’autres regretteront d’être laissés dans le flou le plus total.

Street Fighter II’ : Adaptation du jeu culte de Capcom en réponse à la version « Turbo » sur Super Nintendo, SF II’ est très bien réalisé sur MD malgré des musiques et des voix largement en dessous de la version concurrente. Mais avec le pad trois boutons livré avec la console, ça ne va pas être évident d’y jouer, car le jeu impose d’appuyer sur Start pour passer des poings aux pieds. Donc, impossible de mettre sur pause… Quelque chose me dit que Sega mettra peu de temps après des manettes 6 boutons compatibles avec la MD Mini. Histoire de nous faire passer un peu plus à la caisse alors que la version japonaise aura directement ces pads…

Ghouls’n’Ghosts & Strider : de bons jeux en eux-mêmes, aucun doute. Mais un peu en dessous des versions d’origine et surtout, Super Ghouls ‘n’ Ghosts sur Super Nintendo y est plus fidèle, car adapté directement par Capcom . Là, c’est Sega qui s’est chargé d’adapter les deux jeux.

Les absents : Voici les jeux qui auraient également mérité d’y figurer, dans cette console :

Ristar : Quel dommage que la petite étoile toute mignonne de Sega n’y soit pas ! Un jeu sorti très tard il est vrai, mais qui démontrait que la console, bien programmée, pouvait faire très mal. Dommage.

QuackShot : Rageant. Alors que les superbes Castle of Illusion et World of Illusion seront inclus dans la console, il est dommage que Sega n’ait pas poussé la démarche jusqu’au bout pour y inclure les trois Disney emblématiques de sa 16 bits. Puisqu’on est dans le domaine héros Disney, je me dis aussi que Mickey Mania n’aurait pas dépareillé. Heureusement, on a échappé à Fantasia.

Aladdin : Critère absolument pas objectif car fan de la version Sega du titre. Mais avec sa superbe réalisation, et avec la sortie du film live, ça aurait été une belle occasion de le mettre, non ? Après, il y est peut-être question de droits…

Shining Force II : il sera présent sur la console japonaise. Pourquoi pas chez nous ? SF II est beaucoup plus long, complet et même mieux réalisé que le premier Shining Force, qui y sera. Mais bon, le premier épisode vaut lui aussi le détour. On s ‘en contentera.

Rocket Knight Adventures : Parfois injustement sous-estimé lors de sa sortie dans la presse spécialisée de l’époque, Konami offre à la Mega Drive un nouveau héros dans un jeu varié qui bouge dans tous les sens et doté d’une excellente réalisation. Je suis certain que C2J aurait grandement apprécié en bon fan qu’il est.

Streets of Rage : Seul le 2 sera présent dans la console mini. Dommage, le premier fait partie de mes tous premiers souvenir de jeu en co-op sur MD. Et j’y rejoue aussi. Mais je comprends le choix : le deuxième épisode est de loin le préféré des joueurs.

Voilà. Il faut garder à l’esprit que la Mega Drive a eu des tonnes de Méga Hits et que tous les inclure aurait de toute façon été mission impossible. Niveau daubes, nous avons échappé à quelques pièces de choix comme Fatal Labyrinth, ou Super Hydlide. La compilation ne fera pas que des heureux, mais franchement, je ne pense pas qu’il faille bouder cette mini console au vu de la qualité globale proposée. La MD Mini rivalise sur ce point aux consoles Mini de Nintendo, même s’il n’y avait que très peu de daubes chez eux, pour ne pas dire pas du tout. Au moins, ce n’est pas fait de fonds tiroir… oui vous voyez qui je vise en disant cela. D’ailleurs sa mini console serait maintenant aux alentours de 30 € d’après des rumeurs…

[Cinéma]Toujours pas…

Je vais assez souvent au cinéma. J’ai une carte d’abonnement qui me permet d’aller dans un des deux multiplexes de la ville et de ne rien payer pour la plupart des films à l’entrée, sauf si je décide d’une séance 3D ou IMAX. Et il faut dire que les Pathé orléanais, bien que vieillissants tout de même, offrent un très bon confort de sièges, d’écrans et de son, et vous pouvez lire certaines critiques de films sur ce blog. Il m’arrive aussi d’aller au cinéma les Carmes, classé art et essai, de façon occasionnelle (je paie intégralement ma place dans ce cas). Mais voilà, en sortant des salles, en ce moment, je tombe sur ce genre d’affiche :

Ça, c’est l’affiche du film live adapté de Sonic the Hedgehog. Et désolé, mais si je devais répondre à la question de l’accroche, ce serait  » toujours pas ». Je sais, ça ne se fait pas de juger un film avant sa sortie. Et ça ne fera qu’une adaptation de jeu vidéo de plus. Oui, mais avec Sonic, j’ai vraiment du mal.

Sans doute parce que Sonic the Hedgehog a été le premier jeu à squatter le port cartouche de ma première console de salon à savoir, la Mega Drive. C’est difficile de savoir son adolescence souillée par des producteurs qui ont cru qu’un film « live » sur le hérisson bleu était possible. Un des premiers écrans de jeu, pour moi, ça a été ça :

Green Hill Zone. La MD à son meilleur. Rien que la forme du hérisson sur l’affiche n’a plus rien à voir avec ce hit intemporel ou même n’importe quel jeu. Parce que Sega a su faire évoluer son hérisson, au moins jusqu’à Sonic Boom… Parce que quoi qu’on pense des jeux, Sonic reste le héros de la coolitude et de la vitesse par excellence. Mais pour le coup, sur l’affiche, on dirait le « hérisson-garou » de Sonic Unleashed qui aurait des airs de vieillard.

Ce que je n’accepte pas, c’est que des producteurs américains puissent croire que n’importe quel jeu vidéo peut s’adapter en film live. Déjà que quand on voit ce que donnent celles avec des humains… Or, dans Sonic, le seul véritable humain récurrent, c’est Eggman… Qui sera joué par Jim Carrey.

Ça me fait mal de voir que certains sont prêts à souiller l’enfance et l’adolescence de millions de joueurs à travers le monde, ceux qui ont joué à Sonic, qui ont été bercés par Sega, et espérer faire venir son public dans les salles. A vrai dire, faire un long-métrage Sonic, pourquoi pas… Mais en animation, ça aurait plus de sens. Remarquez, il y plus de 25 ans maintenant, on se souvient toujours de l’adaptation calamiteuse en film live de Super Mario Bros. Je ne vais pas détailler mais ça n’a pas porté préjudice à la mascotte de Nintendo, et on en rigole même, maintenant. Ils sont fous, ces ricains… Peut-être que ce sera le cas dans quelques années avec le film de Sonic, allez savoir… Et qui sait peut-être une bonne surprise ? Allez, j’ai le droit de rêver non ? Mon côté utopiste, tout ça…

Geek Contest #25 : vos pires déceptions

Une déception, c’est quand le produit que vous avez n’est pas à la hauteur de vos attentes. Ce n’est pas forcément le dernier des derniers, mais quelque chose ne va pas. C’est le cas dans la culture geek, et même si je fais généralement attention, il m’est arrivé de tomber sur des déceptions. Voici donc dans ce nouveau Geek Contest, mon Top 5 dans ce domaine. Je rappelle que le Geek Contest est une idée de Kavaliero et qu’il consiste à donner un jeu vidéo, un film, un livre, une série, et un objet ou une personne.

Le jeu vidéo : Duke Nukem Forever, de Gearbox Software

Projet chaotique de près de 15 ans, Duke Nukem Forever, qui devait signer le retour de la licence en mode FPS, a été une déception intégrale pour moi. Si je n’en attendais pas l’excellence du 3D dont je suis fan, j’aurais voulu un bon petit FPS des familles avec un level-design soigné. Même pas. Ce jeu est énervant au possible. Level Design couloir alors qu’il aurait pu mettre un coup de pied au derche de Call Of, quasi absence de verticalité, phases très énervantes, niveaux trop courts, et surtout, une fin…absurde. Mais ce que je ne pardonne pas, c’est le manque de variété des ennemis, une IA qui t’en mets plein la tête ou au contraire, se révèle totalement aux fraises, et le fait de ne plus utiliser que deux armes simultanément. Ça gâche tout ! De plus, si je ne m’attendais pas à une claque graphique, j’aurais aimé que les univers aient une personnalité. Malheureusement non, c’est générique à mort. Sans compter l’absence de feeling des armes… Bref, Duke Nukem Forever, Fail to The King, Baby !

Le film : Avatar, de James Cameron

Je sais que je ne vais pas me faire que des copains dans le milieu du cinéma, tant Avatar est un sujet sensible et sujet clivant. Alors je dois avouer que James Cameron a fait de l’excellent boulot niveau technique, oui là dessus, rien à redire, c’est une claque magistrale. Et Cameron reste un maître du cinéma, rien à dire non plus, sa filmo parle pour lui. Abyss, Terminator 1 et 2, Titanic… Mais alors l’histoire… Bon sang de bois, mais c’est Pocahontas revisité ! Voilà l’impression que ça m’a fait. Il devra faire mieux à ce niveau pour me convaincre avec les deux prochains films de la franchise.

Le livre : Level 26, d’Anthony E. Zuiker

Ouais… le scénariste des « Experts ». En gros, c’est une tentative d’adaptation littéraire d’un épisode d’une saga déclinée à toutes les sauces et que je n’ai jamais pu encadrer, quelle que soit sa version. La pire étant selon moi, « Miami » dans laquelle David Caruso minaude à chaque plan du genre « z’avez vu, j’ai sorti une punchline… » Mais revenons à la littérature. Level 26, qui partait d’une bonne intention sans doute en me l’offrant, c’est écrit avec les pieds… comme la série d’ailleurs. Je ne me suis jamais attaché au héros, Steve Dark ( plus banal tu trouves pas), et il y a de plus un méchant tellement pas crédible (qui vit engoncé dans un préservatif géant, en fait) qu’il en devient risible. De plus, c’est glauque, inutilement violent et gore, comme s’il fallait ça pour attirer le lecteur. J’ai eu plusieurs fois envie de vomir. On pourrait retirer des chapitres entiers que ça allégerait ce récit lourdingue qui semble ne pas avoir été relue depuis son premier jet. D’ailleurs le livre propose toute les vingt pages environ, de se connecter sur Internet pour découvrir des scènes qui illustrent le roman. Mais elles sont tellement mal jouées que ça en devient au mieux risible, au pire désolant.

De plus la structure en chapitres très courts (parfois moins d’une page !) hache encore plus la lecture. Donc, on résume :Zuiker n’est ni un bon scénariste de séries ( crédibilité scientifique ? C’est quoi ça?) ni un bon auteur de roman. Mais le pire, c’est que celui-ci a eu deux suites… Une pensée pour les arbres qui ont servi à faire la pâte à papier pour imprimer les écrits de Zuiker, merci.

La série : Gotham

Une série dans l’univers de Batman, ça devrait me plaire. Ben oui. Mais…non en fait. Parce Gotham, malgré son budget pharaonique, tape complètement à côté de la plaque. Le pitch de départ est simple pourtant : le commissaire Gordon enquête sur la mort des parents de Bruce Wayne. Donc, chronologiquement, elle se passe avant que Bruce ne devienne Batman. Mais alors pourquoi les méchants sont-ils déjà ceux que la chauve-souris affronte ? N’aurait-il pas été intéressant de savoir comment eux aussi en sont arrivés là ? D’ailleurs, on sent que les scénaristes en avaient marre après la deuxième saison : les saisons 3, 4 et 5 partent en n’importe quoi complet, quitte à faire revenir des personnages morts avec des explications tirées par les cheveux. En jargon de séries on appelle ça « Jump the Shark ». Et des sauts de requins, il y en a beaucoup trop dans Gotham.

L’Objet : La PS1 Mini

Vu qu’il y a trop de personnalités publiques ou connues sur les réseaux qui me déçoivent et que je ne veux me fâcher avec personne (déjà que je risque d’irriter les fans d’Avatar) et que c’est toujours risqué de parler politique, alors je vais parler de l’objet qui m’a le plus déçu ces derniers temps, c’est-à-dire la PS1 Mini. Je suis joueur console, j’ai une SNES Mini, n’ayant jamais eu la console originale plus jeune, même si je ne regrette en rien ma fière Mega Drive. Il faut dire qu’au vu de la première liste de jeux dévoilée pour la console « mini » de Sony, je me suis dit : pourquoi pas, à voir. Oui mais… A l’origine, c’était 100 €. Vu le tarif demandé, on se devait d’attendre autre chose qu’une ludothèque de fonds de tiroir ( FF VII c’est bien beau mais il est sorti partout et pas en anglais), avec certains des titres en 50 Hertz quasiment injouables, et une émulation de qualité… MEME PAS !!! La PS1 Mini, c’est un travail de sagouin fait par Sony qui voulait surfer sur la mode.Très vite, elle s’est retrouvée bradée, proposée à 60, voire 30 € de plus en plus souvent dans les magasins. Mais pour ce prix, je préfère encore m’offrir la NES Mini. Chose amusante, Sony ne communique pas sur les chiffres de vente… Bref, conservez vos PS1 d’origine et vos jeux sur CD.

Voilà, c’est tout pour ce Geek Contest, et j’en ai quelques uns à rattraper mais bon. Et si vous voulez voir ce que d’autres ont répondu, allez sur cette page.

Le Train

Hier, ça faisait un an que Nolife a fait ses adieux lors d’une soirée émouvante. A tel point que ne ne peux plus faire la fin [E] de NieR Automata, tant j’ai associé la chanson de fin, The Weight of the World, à la fin de la chaîne. J’ai déjà fait des articles dessus, alors je vais passer vite fait sur le fait qu’une chaîne comme ça nous manque, qu’elle a impacté beaucoup de vies, et que 11 ans c’est plus que La Cinq qui pourtant avait 1000 fois plus de budget.

Je vais vous parler de quelque chose qui s’est passé un soir, dans le train qui me ramenait dans mon Val de Loire. C’était lors d’une Japan Expo, celle de 2013 si je me souviens bien. J’avais acheté le livre de Florent Gorges Nos meilleurs souvenirs de jeux vidéo 8-16 bits . J’ai eu droit à la publication de mon souvenir concernant le premier Sonic. Un homme passe dans le wagon, et me voit avec le livre et me dit : « Oh, vous revenez de Japan Expo ? » J’acquiesce et il me dit qu’il a lui aussi acheté le bouquin et qu’il a vu ma sacoche Nolife et qu’il adore cette chaîne. Il s’en est suivi une conversation et lui se disait persuadé qu’elle allait perdurer parce que sinon, ils n’auraient pas osé et maintenant qu’il y a de la pub, il n’y a plus beaucoup de risques, ils trouveront bien un moyen d’être pérennes. C’est vrai Alex et Seb avaient déjà tant traversé d’épreuves… Je repense souvent à cette conversation du train, notamment lorsque je la mets en rapport avec ce qui était écrit dans Nolife Story, du même Florent Gorges, que je salue au passage, rédigé à l’occasion des 5 ans de la « non-mort » de la chaîne ce que personne n’a vraiment compris et pour tout vous dire, j’y étais. En effet, à la fin de l’ouvrage, même si Sébastien Ruchet, le PDG, s’abstenait de tout triomphalisme excessif avec la mesure qui est la sienne, pas mal imaginaient déjà des projets de déclinaisons de chaîne si l’embellie se confirmait et qu’ils pouvaient voir l’avenir de façon plus sereine. Malheureusement on le sait désormais, cela ne se fera pas, hélas.

Je repense souvent à cette conversation du train, parce que je ne connaissais pas du tout cet homme, je crois qu’il était sur le forum mais qu’il postait très peu, et que c’était une conversation bienveillante. Parce que lorsque j’en parlais à mon entourage, soit c’était « tiens, ils existent encore, eux ? » du genre, c’est un miracle qu’ils diffusent encore vu ce qu’ils passent, que le nom « Nolife », c’était naze et péjoratif, qu’il valait mieux « Yeslife », trololol… Le plus extrême ça a été une phrase raciste que quelqu’un a lâché une fois : « C’est eux qui diffusent de la musique de Tchong ? » C’est dire jusqu’où ça pouvait aller…

Et si « la prophétie du train » s’était réalisée ? On ne saura jamais, et comme nous n’avons pas de Docteur Strange sous la main, nous ne pouvons pas explorer tous les futurs possibles. Mais imaginez l’impact, déjà énorme, qu’elle aurait pu avoir… Cependant, au vu de la situation à sa sortie du redressement en 2017, il n’est pas certain qu’elle aurait pu être à la hauteur de ses ambitions. N’empêche j’aimerais bien qu’un jour, les trains se remettent à rouler sur les rails que Nolife a contribué à poser. Je sais que ce sera dur, voire impossible, de voir quelque chose d’aussi improbable revenir en télé, et pourtant, j’aimais bien, perso, le fait qu’il y ait un avant-poste de la culture geek dans le poste. Et aussi, un combat contre les clichés du type « Japon, entre tradition et modernité » que je vois hélas trop souvent, les trucs du genre  » Les Geeks, c’est chic » ou les « Adulescents ». Tous ces trucs médiatico-tout-prêts pour journaleux de grande chaine en manque de connaissance de sujets, ça me sort par les trous de nez.

Pourtant, la sensation d’espace encore inexploré et le fait qu’elle ait été un peu plus qu’une chaîne de télé selon ses anciens dirigeants, ça devrait être les jalons de quelque chose qui ne devrait pas être oublié…