Archives de Catégorie: Divers

TFGA S03E03 : Les uns connus des autres

Encore du retard, toujours du retard, mais cela se rattrape néanmoins, notamment dans le cadre d’un blog. Donc, bienvenue dans ce nouveau TFGA, qui consiste à présenter 5 jeux vidéo sur un thème donné. Et cette fois, Alex, l’initateur du concept, nous propose un thème qui ressemble grandement au premier TFGA de l’histoire des TFGA, qui était « ces jeux qui auraient mérité une meilleure promotion ».  Mais peut-être se dit il aussi que nous avons tous plus de 5 jeux  que nous voudrions mettre en avant, et donc, il prolonge un peu le plaisir et moi aussi. Allez vous retrouver de nouveau Deadly Premonition en première place ?  Réponse dans l’article qui suit.

Précision importante : Pour ce classement, j’ai pris des jeux qui sont sortis officiellement en France. J’ai exclu l’import pour deux raisons : la première, c’est que je peux vous faire pas mal de listes dans ce cas et surtout, pour éviter un classement redondant. 

5- Deathsmiles

500x_deathsmiles_06

Le genre shoot’em up est particulier car il s’adresse surtout et avant tout à des connaisseurs. Mais ceux qui savent y jouer sans perdre ne serait-ce qu’une seule vie sont vraiment très forts. Deathsmiles, sans être aussi technique qu’un Ikaruga qui virait au casse-tête, fait partie de cette catégorie. Sorti sur  Xbox 360 dans son édition Black Label,  ce manic shooter horizontal raconte l’histoire de quatre jeunes femmes qui vont aller affronter le démon Hadès qui menace leur monde. Ce sont sept niveaux, dont un facultatif et trois modes de difficulté qui vous attendent. C’est rapide, le dernier  niveau correspond littéralement à l’enfer tant il est dur. A vrai dire, n’importe qui peut terminer le jeu, les continues étant infinis, mais dans ce cas, le score revient à zéro… Les experts disent qu’atteindre 100 millions de points est déjà un bon début… Vous savez ce qui vous reste à faire!  De plus, le jeu est jouable à deux simultanément.

4-Wild Arms 3

wild arms 3

J’ai découvert ce jeu alors que je ne connaissais pas du tout la saga. J’ai découvert un jeu tout en cel-shading, à l’ambiance western assumée, et au système de combat dynamique. Votre quatuor sera composé de Virginia, Clive, Gallows et Jet, qui utiliseront tous une arme à feu.  Les donjons donnent également du fil à retordre entre énigmes parfois complètement tordues et boss coriaces, certains donjons en contenant plusieurs. Il est d’ailleurs possible de combattre à cheval ou à bord d’un véhicule. J’ai également fait Wild Arms 4 et 5,  mais celui-ci possède un petit supplément d’âme assez unique.  D’ailleurs, vous pouvez le télécharger via le PSN sur votre PS4 si jamais vous voulez le découvrir.

3-Incredible Crisis

Incredible_Crisis

Voilà un petit jeu qui m’a beaucoup amusé. Il raconte l’histoire d’une famille à qui il arrive des tas d’embûches pour se rendre à l’anniversaire de la grand-mère. Le joueur incarne tour à tour les 4 membres de la famille, et doit les sortir du pétrin en  résolvant des mini jeux, qui sont au nombre de 24 au total. C’est très drôle, avec une bonne animation, une bonne narration et on rigole souvent.  La musique ajouté également à l’ambiance assez burlesque du titre, et est interprété par le Tokyo Ska Paradise Orchestra. Cependant, certains jeux se répètent un peu et la durée de vies s’avère au final assez réduite.

2-Une faim de loup

Une Faim de Loup

Connu sous le nom de Sheep, Dog ‘n’ Wolf  à l’international, ce titre, sorti en fin de vie de la PS1, n’a pas eu la reconnaissance qu’il méritait. Dommage, parce que niveau casse-tête ingénieux, il est sans doute un des meilleurs dans le genre. Le but du jeu est simple, Ralph le Loup, qui ressemble tout de même beaucoup à Vil Coyote, doit emmener un mouton du troupeau jusqu’à la sortie du niveau lors d’un jeu télévisé  animé par Daffy Duck. Mais voilà, Sam, le chien de berger, veille et compte bien empêcher Ralph de mener son plan à bien.  Notre loup devra se la jouer discret, mais pourra aussi s’aider d’objets pour progresser, même si certains peuvent paraître incongrus de prime abord.  Bien entendu,  il s’agit d’un jeu dans l’univers Warner, ce qui explique ses graphismes très cartoon, son animation hilarante et la présence des personnages Warner Bros.  Très ingénieux dans son level design et ses énigmes, il a malgré tout été  un échec commercial.

1-Xenoblade Chronicles X

Xenoblade_X_screenshot

Cela va faire deux ans que j’ai vécu une aventure extraordinaire avec ce titre, sur ma Wii U.  Faisant la part belle à l’exploration, rares sont les titres, à part Skyrim,  où je me suis senti aussi libre et la sensation de découvrir un nouveau territoire est vraiment très présente.  Je sais, le jeu a eu masse de campagne de communication, mais je refuse qu’il tombe dans l’oubli avec la console sur laquelle il tourne. Une invitation au voyage, très clairement. Et à l’heure où Xenoblade Chronicles 2 pointe le bout de son nez sur Switch, console qui remplace la Wii U,  j’espère que Monolith Soft de penche dores et déjà  sur la suite du X,  car quand on le termine, on se rend compte que Takahashi aime toujours autant raconter des histoires longues… Il ne changera jamais…

Hors-Catégorie : Deadly Premonition

deadly-premonition-york-emily

Mais évidemment ! Je ne pouvais pas faire ce TFGA sans mettre Deadly Premonition dedans! Pourquoi ? Parce que ce jeu est dingue. Dans tous les sens du terme. Raté monumental au niveau purement technique, il se rattrape par son ambiance, son héros, ses personnages, son histoire et ses références à la pop-culture et aux séries. Cela avec des musiques qui donnent souvent l’impression d’être hors-propos, une traduction foirée, la force de ce jeu est dans tout ça. Swery65 a eu du cran de le sortir dans un tel état.  Cependant, le fait qu’il ait de nombreux défauts le rend clivant : tenez, j’ai encore lu récemment que  » si on a pas les moyens, on ne fait pas le jeu et puis c’est tout ».  DP a ses forces, ses faiblesses, et on ne sait souvent pas trop pourquoi on l’aime, pourquoi cet OVNI nous  fascine à ce point.  Tout cela combiné, ça fait un titre génial. Sans doute même culte pour ceux qui ont pris le temps de percer sa carapace dure. L’enquête de Francis York Morgan ( « please call me York« ) n’a pas fini de faire parler d’elle.

Voilà, c’est tout pour ce TFGA.  En attendant le prochain, et mon prochain article, allez donc rendre visite à ceux de mes collègues blogueurs sur cette page ça leur fera plaisir.

Publicités

Guns of the Kikoolols : quand EA pousse le bouchon trop loin

cpc lootboxesLe jeu vidéo devait-il en arriver jusque là dans ses pratiques honteuses à mon sens ?  Avec Star Wars : Battlefront II, sorti vendredi dernier, Electronic Arts  a poussé le bouchon beaucoup trop loin pour faire passer les joueurs à la caisse. Canard PC titrait dans son avant-dernier numéro : « comment les éditeurs transforment vos jeux en casinos ». Il n’avait pas tort et vient d’en avoir une flagrante démonstration.  En effet, le titre développé par DICE avait des microtransactions dans le mode multijoueur. J’ai bien mis « avait », car devant le bad buzz provoqué, EA a décidé de les retirer temporairement. En effet, soit les joueurs passaient un temps fou sur le jeu pour avoir les héros emblématiques de la saga, de l’ordre de 40 heures et 60 000 crédits pour Luke Skywalker ou Dark Vador, ou ils passaient à la caisse pour des Star Cards ou des lootboxes au contenu parfois aléatoire, chacune coûtant entre 7 et 14 € à l’achat. Certains joueurs ont calculé qu’il faudrait au total dépenser 2100 € pour avoir tout le contenu de BF II. Ou alors, y passer plus de 4 000 (!) heures.

Mais qui pourrait dépenser autant dans un jeu ? EA et DICE étaient ils sérieux ? Qui s’est dit que ce serait une bonne idée de faire payer  les gens, quitte à créer des déséquilibres entre les joueurs ?  Parce qu’en effet, il est avéré que si on paie, on progresse plus vite que ceux qui décident de rester dans la voie  » gratuite ».  C’est sur, ça devient plus facile de gagner avec un perso full set de la mort, qu’avec un glandu équipé d’un simple blaster… Autrement dit, DICE et EA ont mis des entraves à la progression que dans un seul but : gagner encore plus de fric.  Pour vous donner une idée, 2100 €, c’est près de deux mois de salaire au SMIC ou cinq mois au RSA pour les plus modestes. Très franchement, qui pourrait mettre une telle somme en tenant compte des dépenses obligatoires et du coût de la vie ?

Malheureusement pour eux, les problèmes de ce genre se sont vus dès la Bêta. Et ça aurait pu passer, si la presse spécialisée n’avait pas joué son rôle et reporté la chose, et surtout, si Metacritic n’avait pas de section où les joueurs peuvent noter un jeu. Résultat : BF II se prend un 0,8/10 de moyenne suite aux protestations contre le système moisi de microtransactions et lootboxes, c’est sans doute du jamais vu dans un jeu vidéo.  Voilà ce qu’on récolte, à  prendre les acheteurs pour des débiles.

SWBF2_boxForcément, devant un tel tollé, la pression était devenue insoutenable, et craignant des mauvaises ventes, EA et DICE ont fini par reculer. Mais pour combien de temps, sachant que cela n’est que temporaire ? Qui nous dit qu’ils ne remettront pas ce système d’une façon encore plus perverse ?  Parce que Battlefront II, c’est entre 50 et 70 € à l’achat. Et même si la mode des DLC  s’est généralisée et utilise parfois des méthodes détestables, au moins, ils n’entravent pas la progression des joueurs et leur achat n’est pas nécessaire . Là, DICE imposait l’achat quasi obligatoire de contenu supplémentaire.

Peut-être serait -il temps de dire stop à ces méthodes mafieuses ? De dire stop aux lootboxes, dans n’importe quel jeu que ce soit, et de forcer les joueurs à passer par la case « achat » en plus du titre en lui-même pour progresser ?  Perso, c’est le genre de chose qui me met en colère. EA et DICE ont transformé un jeu payant en pay-to-win, il fallait oser! Et ils ont beau dire que « ce n’était pas leur intention » de fâcher les joueurs, et qu’ils allaient tout revoir de fond en comble,  Star Wars Battlefront II est au final une belle saloperie qui ne mérite même pas d’aller sous le sapin pour Noël en plus d’être un gâchis de licence comme pas permis. Ma main à couper qu’il sera à moitié prix dès janvier 2018 (si ce n’est avant) ?

Geek Contest # 8 : Un chapal, des chapeaux

 Cela fait un moment que je n’avait plus écrit quelque chose sur le blog, il serait peut-être temps de le dépoussiérer un peu…  Et je vais donc commencer par rédiger un Geek Contest, qui, pour cette huitième édition, nous propose comme thème les chapeaux ou couvres-chefs.  Je rappelle qu’il faut présenter un jeu vidéo, un film,  une série, un livre, et un personnage ou un objet célèbre.  Prêts à voir ma sélection ?

Le jeu vidéo : Super Mario Odyssey

Super_Mario_Odyssey_logo

Il vient de sortir, et on peut dire qu’il tombe à pic, celui-là. Je n’ai pas encore de Switch (mais si quelqu’un en a une en trop ou si un gentil concours me désignait comme gagnant,  je ne serais pas contre),  et dans ce jeu, Mario se fait aider par Cappy, une casquette multiformes qui a de plus diverses fonctions.  Voilà, je n’avais pas trop d’idée pour cette rubrique, donc, j’ai pris le jeu le plus récent sorti en rapport avec ce thème.

Le film : Indiana Jones

Raiders_of_the_Lost_Ark

Ou plutôt : les films. Trilogie culte* des années 80, films d’aventure par excellence, Le héros, Indiana Jones, incarné par Harisson Ford, est largement reconnaissable à son fouet et surtout, son chapeau, qui deviendra la marque de fabrique de tous les aventuriers après lui, au cinéma ou en jeu vidéo.  Les films eux mêmes ont inspiré des jeux, comme QuackShot, Rick DangerousTomb Raider, Spelunky, et bien d’autres…

*On me dit dans l’oreillette qu’il y aurait en réalité quatre films Indiana Jones… Je ne suis pas au courant, désolé, nul doute que j’en aurais entendu parler si c’était le cas.

La série : Chapeau Melon et Bottes de Cuir

Patrick_MacNee_Linda_Thorson_1968

Oui, d’accord, ça date. Le titre français n’est peut-être pas le plus judicieux qui soit. Mais ceux qui ont regardé les différentes saisons ne peuvent oublier notamment celles avec Emma Peel et Tara King,  qui partageaient l’affiche avec John Steed. Ce dernier portait justement un chapeau melon, et les femmes de la série étaient souvent vêtues de bottes de cuir… Ceci expliquerait donc cela… La série s’arrêta en 1969. Elle était produite par des britanniques et des américains, et comme ces dernières jugèrent que la série devenait de plus en plus coûteuse à produire, ils se retirèrent du projet. Les britanniques ne pouvant assumer seul le coût, cela mis fin à la série alors qu’elle était en pleine gloire mondiale.

Le livre : One Piece

740px-One_Piece_(ja)_Logo.svg

Ou plutôt : Le manga.  Quoique One Piece, en tant qu’anime, aurait pu aussi se retrouver dans la rubrique au dessus. Shônen incontournable ayant une reconnaissance mondiale, l’histoire raconte les aventures sur les mers de Monkey D. Luffy, qui a pour ambition de devenir le roi des pirates, et de son équipage. Notre héros porte un chapeau de paille reconnaissable entre tous, et c’est aussi le nom du bateau sur lequel il navigue. One Piece est sans doute un des mangas les plus longs avec 87 volumes à l’heure actuelle, et la série a fêté  cette année ses 20 ans depuis sa première publication.

Personnage Célèbre : Charlie Chaplin

Chaplin_City_Lights_still

Personnage emblématique du cinéma muet dans un premier temps, puis des premiers temps du parlant (auquel il était au départ opposé), Charlie Chaplin est sans doute une des premières vedettes de cinéma. Reconnaissable  grâce à ses gestes, ses mimiques, mais surtout, son look improbable,  sa moustache et son chapeau melon qu’il a porté dans beaucoup de ses œuvres. Mais il lui arrivait aussi de changer de couvre-chef pour certains films. Dans Le Dictateur, il porte, par exemple, un képi. J’ai découvert sa filmographie assez tard, mais il n’y a pas à dire, c’était un grand monsieur.

Voilà, c’est tout pour ce Geek Contest. Le prochain sera consacré aux héros et super héros.  En attendant, allez voir mes collègues blogueurs qui eux l’ont rendu à l’heure sur cette page ça leur fera plaisir. 

A bientôt pour un nouvel article.

[Guns of the Kikoolols] Fatigué

conjuration imbéciles

Puisqu’un blog c’est aussi fait pour l’ouvrir, alors, je ne vais pas me priver.  Pour tout vous dire, je suis fatigué.

Fatigué de voir à quel point une partie de la communauté gamer est encore immature.

Fatigué de voir  que certains cautionnent des comportements inadmissibles.

Fatigué de voir que le public français lors de la Paris Games Week, a fait des propositions obscènes à une jeune femme sur le stand de Detroit : Become Human.

Fatigué de voir que  le site numéro 1 des jeux vidéo en termes de fréquentation laisse ses forums, notamment le 18-25, gangrené par quelques individus  qui harcèlent et qui doxent celles et ceux qui défendent l’égalité  et le respect entre hommes et femmes.   Il  abrite aussi des racistes, néo-nazis, homophobes , anti LGBT. Bref, certains cumulent.

Fatigué de voir que le propriétaire du site, ne fera pas forcément grand chose. Nommer de nouveaux modérateurs ? Mais bordel, ils se choisissent entre eux! Tu parles d’une efficacité!

Fatigué de voir que les annonceurs dudit site, ne font pas pression sur l’hébergeur  pour éventuellement retirer leurs pubs. D’autant que ce n’est pas la première fois que le site abrite sur ce même forum, des individus de ce genre. [MàJ du 5/11/2017 : ça commence à changer, suite à l’initiative de Sophie Gourion sur Twitter, deux annonceurs ont déjà dit qu’ils suspendaient leur campagne de pub sur JVC. Pourvu que ça dure.]

Fatigué de voir que lorsque tu proposes une idée radicale mais efficace sur les réseaux sociaux, certains abrutis dudit forum te sautent aussitôt dessus et déclenchent une guerre nucléaire en t’insultant, avec des notifications à n’en plus finir.

Fatigué de voir une journaliste harcelée par ces mêmes individus parce qu’elle a osé donner son avis, se faisant la voix de beaucoup de joueurs, sur les ondes d’une grande radio nationale.

Fatigué de voir que les victimes du harcèlement  sont obligées de se protéger physiquement à cause d’eux.

Fatigué de  voir leur pouvoir de nuisance grandir d’année en année.

Fatigué de voir que certains minimisent leurs faits, en disant qu’à côté d’autres sites, c’est le monde des bisounours. Ils ont raison,  harceler les gens, révéler publiquement leur adresse et les menacer jusqu’à leur domicile,  faire preuve de racisme ou d’homophobie en appelant à le tuer, c’est des trucs de bisounours, en effet… Me rappelle pas de ça dans le dessin animé…

Fatigué de voir qu’à cause du pouvoir de ces imbéciles, pour ne pas dire plus,  les avis de beaucoup de joueurs sont confisqués par l’autocensure qu’ils sont obligés de s’infliger.

Fatigué de voir que si les choses continuent comme ça, ce sera tout le monde, absolument tout le monde, qui devra s’auto-censurer pour ne pas froisser des imbéciles qui croient défendre une cause alors qu’ils ne font que la desservir, en l’occurrence, le jeu vidéo. Mais cela est valable dans d’autres domaines. Je pense notamment à l’histoire. Métronome est pour moi du pur révisionnisme.

Fatigué de voir certains comportements, qui risquent de perdurer une fois que certains deviendront de véritables adultes.

Fatigué de voir que personne ne bouge.

Je ne faisais que constater un état de fait. Le monde du jeu vidéo a déjà prouvé qu’il était capable du meilleur, il suffit de  voir les dons lors des marathons caritatifs, qui prouvent une certaine générosité. Mais il est aussi capable du pire à cause de quelques moutons noirs sans éducation aucune dans sa communauté. Alors, soit on bouge, et on les exclut en se désolidarisant de leurs actions, soit on les accepte et dans ce cas, le pouvoir de nuisance très fort qu’ils développent jettera encore pendant longtemps le discrédit sur une industrie qui ne demande qu’à sortir de l’isolement et à laver sa mauvaise image dans les médias.

Donc, les actions du forum 18/25 de JVC : PAS EN MON NOM. 

#1825NotInMyName #BalanceTonForum

Merci de m’avoir lu.

Weekly Retro #34 : Retour sur MediEvil

Bonjour, et bienvenue dans un nouveau Weekly Retro. Ce dimanche, avec le retour de l’heure d’hiver et la venue de la période d’Halloween, je vous propose un retour sur MediEvil, un jeu sorti sur la première PlayStation.

Une légende pas vraie

SCES_014.92_13082012_223512_0661

Le titre est sorti en 1998 et fut développé par SCE Cambridge Studio. Nous sommes dans le pays de Gallowmere, où un sorcier du nom de Zarok tenta de s’emparer du pouvoir. Mais le roi lui envoya son armée et un soldat se distingua : Daniel Fortesque, dont on dit qu’il aurait vaincu le sorcier, dans un ultime effort avant de mourir à son tour. Pendant un siècle, Gallowmere vit en paix et la légende de Fortesque fit son effet. Mais voilà… En réalité, Zarok ne fut qu’écarté et Daniel tomba dès la première charge. La légende est donc erronée. Zarok revient, et compte bien cette fois soumettre Gallowmere à sa volonté avec un puissant sortilège. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que cela réveillerait aussi Dan, quelque peu diminué mais toujours vaillant et qui compte bien retrouver sa place légitime dans la légende. 

Bienvenue à Gallowmere

SCES_014.92_29082012_103538_0194

Le jeu est composé de 21 niveaux, disposés sur une carte qui ne se révèle qu’au fur et à mesure de la progression de Daniel. Parfois, le jeu offrira plusieurs chemins différents, mais il faudra tous les faire pour pouvoir arriver à la fin. Les premiers se passent bien entendu dans le cimetière, car Zarok ne tient pas à ce que Fortesque puisse quitter les lieux… Ensuite, les univers sont  plus variés. Irez-vous d’abord dans la vallée de potirons ou sur la terre enchantée ? Mais le tour de force, c’est d’avoir réussi à faire des niveaux qui ne se ressemblent jamais.  Chacun d’eux  dispose de ses propres énigmes, tout en offrant une progression non-linéaire. En effet, pour progresser, vous devrez récolter des objets qui se trouvent autre-part et vous devrez retourner plus tard dans un lieu déjà visité. Le level-design est une merveille qui mit une claque à pas mal de jeux du même genre.  Chaque niveau, sauf la crypte, possède un calice, qui se remplira petit à petit lorsque Dan se débarrasse des ennemis. Une fois la jauge du récipient sacré arrivée à 100%, il faudra aller le chercher et terminer ensuite le niveau en cours. Cela permet à notre squelette d’accéder au Hall des Héros, un lieu où reposent les grands héros de Gallowmere. Dan aimerait bien y figurer aussi… En attendant, il doit saluer les statues de ses anciens camarades, qui l’aideront en lui donnant des armes, de l’argent ou des fioles de vie.

Car Dan pourra user diverses armes de corps à corps et de jet, voire des magies dans la deuxième moitié du jeu.  Cela va de l’épée qu’il pourra enchanter, au…pilon de poulet. Il pourra aussi se protéger avec un bouclier, qui pourra lui aussi évoluer.. Les vies sont symbolisées par des fioles. Notre héros dispose d’un capital de 300 points de vie. Une fois arrivés à zéro, une des fioles sera utilisée immédiatement, sans interrompre l’action. On peut les recharger via des fioles d’énergies ou des fontaines de jouvence, qui prennent la forme de jeysers verts, mais qui ne sont pas inépuisables. La santé des boss s’affiche aussi en bas de l’écran lorsque vous en rencontrez un.

Humour et citrouilles

SCES_014.92_19122013_182110_0699

Mais surtout, MediEvil vaut par son ambiance. Sombre, remplie de créatures tels les zombies, les sorcières, les dragons ou encore les gargouilles, Gallowmere est un monde dans lequel la magie règne en maître. La spécialité du pays est la cuisine à base de potirons, donc on y trouve aussi des citrouilles. Mais cela est également dû à la musique du jeu, tout simplement magistrale. Elle rappelle, sous beaucoup d’aspects, celle de Dany Elfman. Et on sent que L »étrange Noel de Monsieur Jack a servi d’inspiration aux programmeurs. Mais doit-on vraiment s’en plaindre ? D’autant que l’histoire est également bourrée d’humour, aussi bien dans les textes que dans les situations.  Le jeu a été intégralement traduit et doublé en français dans ses textes, donnant au titre un aspect cartoon très plaisant. On retiendra les gargouilles moqueuses… J’ai oublié de préciser que les graphismes sont également dans la même veine, et le jeu est plutôt joli pour la console.

Toutefois, j’ai beau adorer le jeu je reconnais qu’il n’est pas parfait, notamment dans sa jouabilité. Globalement, c’est bon, sauf lors des passages impliquant des sauts sur des étendues d’eau. En effet, un plongeon dans le grand bain coûtera instantanément une fiole de vie, et donc , j’aurais aimé que les sauts soient plus précis pour éviter des  morts inutiles. Ceux qui ont fait la Zone des Anciens Défunts et le niveau du lac en savent quelque chose. 

Malgré ce défaut, MediEvil reste, pour moi, le meilleur représentant d’Halloween en jeux vidéo. Et vous, quel est le vôtre ?

La semaine prochaine, Ness reprendra ses aventures dans EarthBound. Son objectif : sauver Paula d’une mystérieuse secte.