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L’AGDQ 2022 bat son record de 2020

L’Awesome Games Done Quick, le premier marathon caritatif axé jeux vidéo de l’année s’est terminé aux alentours de 8 h du matin chez nous (2h aux US sur le fuseau de l’Est), ce 16 janvier 2022 et renoue avec un record de dons. Une semaine de marathon qui s’est faite une nouvelle fois online ,et qui a battu son propre record de dons en dépassant les 3 millions de dollars une nouvelle fois.

Les 3 416 729 dollars enregistrés au moment de couper le signal continuaient encore d’augmenter. Pour rappel, ces dons iront à la Prevent Cancer Fundation, une organisation non gouvernementale qui lutte contre le cancer. Les organisateurs auraient bien voulu le refaire sur site avec la présence des runners, mais une fois encore, le COVID-19, cet enfoiré de virus ( on ne le dira jamais assez), a contraint de nouveau à une édition 100% online. Ce qui n’a pas empêcher cette semaine d’être riche en événements.

Le premier marathon caritatif gaming de l’année se termine, mais d’autres auront lieu. Notamment la SGDQ cet été… en espérant une amélioration de la situation sanitaire qui, il est vrai, commence à durer…

[Marathon]Le Desert Bus de l’Espoir 2021 termine sur un record de dons

Après une année 2020 perturbée par le Covid, Le Desert Bus de l’Espoir était de retour dans les locaux de l’association Petits Princes avec une édition « hybride », avec invités en plateau et d’autres à distance. Les parrains de cette année étaient Carole Quintaine et Donald Reignoux. L’événement, qui avait lieu pendant 60 heures depuis vendredi, était organisé par Loisirs Numériques et vient de se terminer avec un record de dons, le compteur affichait 70 390 euros lors de l’arrête du stream.

Un record qui va permettre à l’Association Petits Princes de réaliser encore plus de rêves d’enfants et d’adolescents gravement malades.

Et je vais rappeler le principe de ce marathon caritatif : il s’agit de jouer à un jeu, Desert Bus, qui fait partie de la compilation Smoke & Mirrors conçue par le duo Penn and Teller et qui aurait dû sortir sur Mega-CD,l’extension de la Megadrive, mais cela ne s’est jamais produit. Le principe est simple, on conduit un bus, vide, sur une route, toute droite, entre Tucson et Las Vegas, et le voyage dure huit heures. Les seules distractions sont un mini-sapin qui tourne, quelques panneaux « stop » et un moustique qui s’écrase au bout de cinq heures environ. Et il ne faut pas s’arrêter, sinon, il est quasiment impossible de redémarrer et une dépanneuse nous ramène en temps réel à notre point de départ! Les concepteurs voulaient démontrer que si un jeu s’avérait aussi réaliste que dans la vraie vie, ben, ce serait clairement chiant. Desert Bus porte d’ailleurs le titre de « jeu le plus ennuyeux du monde ».

Mais c’est aussi un jeu qui sert pour une bonne cause: celle de permettre aux enfants malades de réaliser leurs rêves. Et ça, c’est bien. Vivement l’édition 2022 pour faire… encore mieux!

[Coup de gueule]Easy Mode

Je ne sais pas pour vous, mais moi, il y a des fois où le monde du jeu vidéo me dégoûte un peu. Je ne suis pas adepte du «c’était mieux avaannt» par ce que ce n’est pas forcément vrai. Et comme tout média, les jeux vidéo ont aussi leurs marronniers bien à eux. La bataille Mario VS Sonic c’est un peu dépassé, il faut le dire, mais l’un d’eux revient régulièrement depuis pas mal d’années: la difficulté dans les jeux vidéo.

Le débat est revenu ces derniers jours, avec la sortie de deux jeux réputés difficiles: Shin Megami Tensei V et la version Beta jouable de Elden Ring, qui sort lui en février prochain. Pour tout vous dire, ça me gave. Ca me gave de voir que certains justifient les jeux difficiles en disant que c’est normal d’en baver et que ce n’est pas normal que les développeurs puissent y inclure des options permettant de faciliter le jeu où une meilleure accessibilité. C’est vrai, les Dark Souls ne vous font aucun cadeau en cas d’erreur. C’est vrai aussi, les jeux From Software ne sont pas réputés en général pour faciliter la vie des joueurs. Il en est de même pour Atlus et ses Shin Megami Tensei ( dont Persona en est le spin-off et NON L’INVERSE, c’est toujours bon de le rappeler).

Et pourtant, je suis quelqu’un qui a 30 ans de gaming dans les pattes. Je suis quelqu’un qui en a bavé sur certains jeux, qui n’en a pas terminé d’autres à cause d’une trop grande difficulté quand il était gamin. Un exemple tout simple : Ecco The Dolphin et sa suite. Qui aurait imaginé qu’un jeu avec un dauphin ferait baver des millions de gosses? Si vous saviez ce qui se cache derrière ce jeu, vous seriez surpris, je ne dis que ça.

Mon avis sur la question ? Chacun(e) est libre. Libre de jouer à ce qu’il veut. Libre de jouer à un jeu difficile s’il en a envie. Libre de baisser la difficulté d’un titre s’il en ressent le besoin. Parce que où est le plaisir s’il se transforme en frustration? Doit-on vraiment péter les plombs devant un obstacle devant un simple JEU vidéo ? Nous ne sommes pas tous des pros de shoot’em ups hardcore. Peut-être que c’est barbant à force de resusciter ses compagnons gérés par l’IA et qui meurent de nouveau immédiatement après… Nous n’avons pas tous la même patience.

Je suis quelqu’un qui s’énerve facilement à force de ne pas y arriver parfois. Alors oui, il m’arrive de jouer en mode facile. Parfois pour gagner du temps, d’autres pour passer un boss qui me mettait la misère dans un mode plus élevé. Mais je suis aussi quelqu’un qui considère que le mode facile d’un jeu permet également d’appréhender plus rapidement les mécaniques des jeux. D’ailleurs, dans certains jeux (les Disney notamment) ce mode porte le nom de « practice » ( qu’on pourrait traduire par « exercice » ou « entrainement »). Donc ces modes ont une utilité: apprendre à jouer avant de passer à une difficulté supérieure. Et jouer dans ces modes ne doit aucunement priver les joueurs de pouvoir finir un jeu. Coucou Streets of Rage 3, dont la version occidentale a une difficulté abusée pour des raisons souvent indéfendables… Mais croyez-vous que les speedrunners jouaient d’emblée aux modes de jeu les plus difficiles avant d’arriver à faire leurs performances?

Et jouer en mode facile ne signifie pas pour autant que le soft sera une promenade de santé. Dans SMT III, le mode « permissif » du remaster HD PERMET certaines choses, mais ne veut aucunement dire que vous le terminerez facilement. Idem pour le « Continue Service » des jeux de baston SNK. Ca offre un « avantage » » aux joueurs, mais ça ne veut pas dire que le dernier boss d’un KoF se fera battre en un seul coup de poing.

Jouer en mode facile ne diminue t-il pas le sentiment d’accomplissement d’avoir réussi quelque chose ? Je ne le pense pas. Les jeux vidéo doivent être accessibles à tous. Jamais je ne blâmerai quelqu’un qui désire progresser plus facilement dans un jeu en abaissant la difficulté. Je préfère même cela plutôt qu’il/elle soit dégoûté(e) de ce loisir à force de ne pas y arriver.

J’estime que plutôt de nous tirer dans les pattes pour une histoire de difficulté et se la jouer élitiste parce qu’on a fini un titre difficile, nous devrions nous unir contre ceux qui voudraient que ce loisir disparaisse de l’espace culturel. Ca, c’est un combat qui vaudrait le coup d’être mené, vous ne trouvez pas ?

[coup de gueule] Lettre aux coincés du Q

Ce matin je suis particulièrement énervé. Une fois de plus, me direz-vous, au vu de l’article précédent. C’est vrai.

J’aime les jeux vidéo, sinon ce blog ne serait pas, et je n’hésite pas, de temps à autres, à publier des photos de ma collection, pour une raison ou pour une autre. Mais alors, pourquoi les réseaux sont-ils des nids à trolls ? Hier une connaissance de Twitter a vu le terme Game Cube en TT et a publié une photo de sa collection pensant bien faire. Ca n’a pas raté: deux pauvres types ont joué les trolls de bas étage. L’un d’eux n’hésitant pas à qualifier cela de  » perte de temps ». Mais de quoi je me mêle ? J’ai bien essayé de lui montrer que son troll n’était pas légitime, ce branque me répondait à chaque fois « moi je ne suis pas une victime ». Ben si, sinon tu n’insisterais pas dessus. Bref, je viens de le bloquer, y’avait pas moyen de discuter, il était de plus persuadé que les joueurs ne savent pas faire la différence entre virtuel et réel, en m’opposant, tenez vous bien… Ernest Cline. S’il savait ce que je pense de Ready Player One, qui est certainement l’un des pires livres jamais écrits en utilisant le média jeux vidéo… Et je vous rassure, c’est pareil pour Ready Player Two ( oui, il y a eu une suite). Mais bon, qu’attendre d’un type qui met dans sa bio Twitter que l’Occident est en déclin ?

A un moment, je n’ai plus envie d’être poli avec ce genre de type. Qui croient s’acheter une crédibilité en usant de rhétorique à la manque. Heureusement qu’il existe la fonction « bloquer  » sur Twitter parce que quand on a (quasiment) pas de filtre à ce niveau, je monte vite dans les tours.

Alors, à ceux qui comme lui ont le don de m’énerver dès le matin, à ceux qui jouent les trolls sur les collections de jeux vidéo, à ceux qui les considèrent comme des pertes de temps: soit.

Mais bordel, laissez-nous kiffer. Laissez-nous aimer ce loisir, que les jeux soient récents ou anciens. Laissez-nous publier les photos de nos collections si ça nous chante. Laissez nous dire notre amour de ce loisir, parmi d’autres.

Parce que vous savez, aimer les jeux vidéo n’empêche pas d’aimer d’autres choses. Ce n’est pas parce qu’on est joueur que nous sommes incultes, ou que nous n’avons aucun diplôme. Ni même que nous n’avons aucune activité à côté. Par exemple, j’adore la photo, le cinéma, les vieilles pierres. Et ne vous inquiétez pas, la vie, la vraie, trouve toujours un moyen de se rappeler à nous.

Bref, laissez les gens avoir des passions et aimer celles-ci. C’est trop vous demander de passer votre chemin dans le cas contraire ? Et si certains qui considèrent les jeux vidéo comme des pertes de temps, s’ils savaient combien j’ai adoré perdre mon temps à apprendre les différents types de gameplays de mes jeux et les subtilités de ceux-ci… Combien j’ai adoré me perdre dans les niveaux de Tomb Raider, sur une carte d’un RPG en quête de trésor, de battre les derniers boss, d’avoir un sentiment d’accomplissement derrière et d’y revenir ensuite. Mais pour certains coincés, c’est trop leur demander. Alors les aigris, on se passe de vos commentaires à la manque.

Et je n’ai pas que ça à faire moi, d’écrire à l’arrache un article qui normalement n’aurait pas dû se retrouver là, sur le blog. J’en profite pour dire qu’il y aura un retour des jeux vidéo sur le blog, peut-être même des critiques ciné, lui qui est délaissé depuis longtemps.

Bref, laissez nous aimer nos loisirs et en parler. Un proverbe dit « ne faites pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas qu’on vous fasse », et certains feraient bien de s’en rappeler. A bon entendeur…

Nolife, c’est fini depuis 3 ans, mais la marque vit encore un peu

Hé oui, Nolife a fait sa soirée d’adieu le 8 avril 2018, après l’annonce faite une semaine plus tôt. Nous aurions aimé que ce soit un poisson voire une baleine d’avril, mais non, malheureusement. Le temps de tout arrêter et de boucler les canaux des opérateurs, la chaine a émis avec des moyens réduits jusqu’au 27 avril. Oui ce n’est pas si simple de couper un signal.

Chaîne clivante depuis sa naissance, sa perte m’a fait comme la sensation de perdre une bande de copains. Depuis, les thématiques qu’elle traitait, à savoir les jeux vidéo et les nouvelles cultures, ainsi que la J-Music, sont assez éparpillées sur le web.

La liquidation judiciaire s’est terminée en décembre dernier. Une des craintes, à la suite de cela était de voir le nom être utilisé par des personnes qui pourraient aller à l’encontre de ce qu’était la chaine. Heureusement, le nom a été redéposé au début de cette année auprès de l’INPI par quelqu’un qui y a travaillé, donc, qui a dû avoir l’aval des deux fondateurs pour le faire. Je précise que les dépôts de marque sont accessibles au public.

Mais ne vous faites pas d’illusions. Non, la chaine ne reviendra pas. Et je prendrais très mal un revival de ce genre, ses dirigeants sont passés à autre chose (et ils sont heureux), tout comme ceux qui l’ont faite vivre.

Mais à quoi a servi ce nouveau dépôt du nom alors ? Eh bien avant tout, à protéger la marque. La protéger de ce qu’elle fut, ce qu’elle nous a donné à regarder, et ainsi éviter que les souvenirs qu’elle nous a légués soient salis par des choses contraires à ce qu’elle a été. On ne sait certes pas de quoi l’avenir sera fait.

Il n’empêche, le temps file vite. Nolife, merci d’avoir existé. Et merci à Azraël pour le tuyau.