Archives de Catégorie: Divers

Nolife : la vie continue

Vous le savez, je vous parle souvent d’une petite chaine sur l’ADSL du nom de Nolife. Elle  jouait ces derniers jours son avenir auprès du Tribunal de commerce de Paris. En redressement judiciaire depuis 18 mois, Nolife, qui a fêté ses 10 ans le premier juin dernier devait obligatoirement en sortir. En droit français, cela se traduit par une sortie du redressement avec validation du plan de continuation ou la liquidation judiciaire.  Eh bien, bonne nouvelle, c’est la première option qui a prévalu pour le canal de Messieurs Ruchet et Pilot, la nouvelle est tombée ce matin.

Mais elle a dû lutter. Etre une chaîne indépendante n’est pas simple dans un milieu où plusieurs d’entre elles ont déjà fermé  (Montagne TV, Énorme TV, et prochainement Sport 365) et où la publicité se fait rare. Plusieurs fois, elle sera passée tout près d’une fermeture d’antenne, et elle a su rebondir. Je ne vous fais pas un résumé, et si vous avez besoin de plus d’informations, Florent Gorges résume ses 5 premières années de vie  dans Nolife Story. Mais au vu de ce qui s’est passé avec les cinq années d’après, il a de quoi écrire une trilogie, je pense.

Bref, félicitations à Nolife et ses dirigeants, pour les combats qu’ils ont menés, et il y en aura encore d’autres, et je suis impatient de voir le « nouveau » Nolife à la rentrée, le tout étant de ne pas trahir l’esprit qui fait sa force depuis ses débuts. Je rappelle que la programmation, ce n’est pas que de la J-Pop ou de la J-Music en général, et qu’elle traite aussi de choses peu vues même sur des chaines thématiques, et les jeux vidéo bénéficient également d’un traitement approfondi.

Je termine en rappelant qu’elle est dispo chez tous les opérateurs ADSL et Numéricable dans l’offre de base sans supplément de prix :

Free: canal 93

Orange (offre ADSL uniquement)  : canal 138

BBox: canal 128

SFR : canal 176

Numéricable : canal 220

Et si vous voulez les aider, n’oubliez pas qu’il y a le catalogue Noco, qui recense toutes les émissions de la chaîne ( sauf la J-Music) l’abonnement est de 5 € par mois minimum, et vous aurez ainsi accès à tout ce qu’a produit la chaîne depuis ses débuts, sans limitation de durée. N’hésitez pas.

nolife continue

 

Guns of the Kikoolols spécial cinéma : Get Wild

Bonjour et bienvenue dans un nouveau GotK spécial cinéma. Cette fois, on va s’attaquer à City Hunter, qui va être adapté au cinéma sous son nom américain, c’est à dire Nicky Larson, par… Philippe Lacheau, déjà auteur de Babysitting 1 et 2 et plus récemment de Alibi.com. Des comédies sympas (à par Babysitting 2, gênant à plus d’un titre). Mais là, rien que de lire ce qu’il a mis sur l’illustration fait peur. Jugez plutôt :

nickylacheau

 

On a fait quoi pour mériter ça ? Je sais c’est pas bien d’émettre des jugements de valeur avant la sortie du film, mais c’est dores et déjà très mal barré. Se baser sur la VF qui passait dans le Club Dorothée, ça annonce déjà la couleur. Autrement dit, Philippe Lacheau n’a pas l’air d’avoir compris le fond de l’oeuvre! Déjà, parler de « détective » ça promet. Ryo Saeba, héros de City Hunter, est avant tout un tueur à gages, plus précisément un « nettoyeur ».

Ensuite, s’il voulait vraiment adapter la chose, il aurait pu, je ne sais pas, lire le manga ou regarder l’anime en VOST. En effet, il suffit de cela pour comparer et voir que les doubleurs français étaient à côté de la plaque. La réalité des propos de l’anime était bien plus sombre que ce qu’on nous a donné à voir dans les années 90. Alors oui sur le coup les doublages des méchants notamment, font rire. Mais ils sont également honteux à plus d’un titre. On pourrait parler de la « qualité » des doublages en français des animés japonais que AB achetait au kilomètre, ainsi que de la censure, car oui, la série, tout comme Ken le Survivant, ne partage pas uniquement des doublages débiles, mais aussi des passages censurés (aucune goutte de sang). Heureusement, cela s’est largement amélioré depuis et on trouve des VF de qualité ( Cow Boy Bebop), même si rien ne remplace les voix d’origine… Et ce sera Nolife qui diffusera en 2008 City Hunter en intégralité en VOST non-censurée. Eh oui… 

Je n’ai pas envie que sous prétexte de nostalgie, des bons souvenirs du Club Dorothée, on adapte une série en se basant sur nos souvenirs de gamins. Ce sentiment ne permet pas tout.  L’enfance non plus. Parce que déjà, nous n’avions pas le même recul qu’aujourd’hui, une fois adultes, et nous manquions donc d’analyse. Ensuite, parce que l’être humain a une tendance naturelle à enjoliver les souvenirs. De plus, se baser sur la version française de l’anime est un aveu de faiblesse avéré. 

Ensuite, parce que Ryo Saeba est un personnage plus complexe qu’il n’y parait et ça m’étonnerait que M. Lacheau ait tout compris du personnage. Oh, oui, lorsqu’il se fait assommer par un marteau de plusieurs tonnes tenu par Kaori, après avoir manifesté son amour à une jolie femme, c’est drôle. Mais Ryo, et par extension City Hunter, ce n’est pas que ça.  C’est peut-être un des mangas les plus sombres et sérieux des années 80/90, avec un personnage plus complexe qu’il n’y parait.

Ryo_Saeba

Le pire c’est qu’il semble que Philippe Lacheau va incarner le rôle-titre… Franchement… Vous l’imaginez, lui, en Ryo Saeba ? Moi pas. Regardez l’image ci-dessus.  Mais, finalement,à qui la faute ? A lui qui veut adapter quelque chose qui a bercé son enfance, ou à la mentalité qui règne dans les médias  et le cinéma français, qui croient encore que les dessins animés ce n’est que pour les enfants, et qu’il faut à tout prix faire des comédies pour être proches du peuple ? Résultat : on a eu pas mal de merdes.  Et M. Lacheau va surement trouver des financements pour ce massacre annoncé d’une oeuvre culte,  vu que les comédies, ça plait au « grand public », qui n’a de grand que le nom, d’après les producteurs… Peut-être serait-il temps que cela change… 

A vrai dire, j’aurais été moins circonspect si l’adaptation avait été faite par un réal français qui a déjà fait ses preuves outre-Atlantique. Je pense notamment à Christophe Gans ( qui montre suffisamment dans ses films qu’il est fan de jeux vidéo et de mangas) ou encore Alexandre Aja. A propos de ce dernier, il avait pour ambition d’adapter Cobra, mais on ne lui a pas donné les droits… Dommage, ça aurait pu donner quelque chose de bien.

Pour finir, et pour la petite histoire, il existe déjà une tentative d’adaptation de City Hunter au cinéma en Film « live »  avec Jackie Chan dans le rôle-titre qui date de 1993 et le résultat n’était déjà pas fameux.  En attendant, cette adaptation française (sans doute) foireuse n’est pas prévue avant 2019. De quoi  largement relire les 36 volumes du manga, revoir les 4 saisons de l’anime ainsi que les OAV et le film, entre autres. 

Et comme dit la chanson de fin : « Get Wild and Tough. »

[Critique Jeu] Crash Bandicoot N.Sane Trilogy

Au mitan des années 90, Sony débarquait dans le monde des jeux vidéo avec la PlayStation. On connaît la suite, mais si Nintendo avait Super Mario et Sega le hérisson Sonic comme mascottes, nul ne savait si Sony allait en avoir une. Alors, lorsqu’en 1996, Crash Bandicoot débarqua sur la console, tout le monde pensait que ce se serait effectivement le cas. Il n’en a rien été, du moins officiellement. Cela n’a pas empêché Crash d’avoir deux suites sur la console, et un jeu de course. De fait, notre marsupial a été pendant longtemps un des personnages emblématiques de la firme.Depuis, Crash a été abandonné par Naughty Dog, et est passé chez divers éditeurs, ce qui lui a permis d’aller sur d’autres consoles. Maintenant, le bandicoot est la propriété d’Activision.

Je ne vais pas détailler ici ce qu’il s’est passé, mais une chose est sure, pour beaucoup, les trois premiers jeux ont marqué beaucoup de joueurs, dont moi.

Et voilà que vingt ans plus tard, une trilogie remasterisée sort sur PS4. Évidemment, je n’ai pas pu résister. Le plaisir est il toujours présent deux décennies plus tard ?

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Bandicoot contre savant fou

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Pour la petite histoire, le projet de l’équipe de Naughty Dog s’appelait Willy Wombat. Mais l’apparence du héros les a plus fait penser à un bandicoot, un autre marsupial australien. Dans le premier jeu, notre héros est au départ un des cobayes du docteur Neo Cortex. Il veut que ce bandicoot soit le commandant en chef de ses armées pour conquérir le monde. Mais la machine pour le faire évoluer rejette l’animal, qui s’enfuit par la fenêtre. Cependant, Crash sait que sa chère Tawna, une femelle bandicoot, est toujours prisonnière du savant fou…

Et les pour les deux épisodes suivants, ce sera la même chose, la lutte de notre bandicoot contre le savant fou et ses sbires, même si dans le deuxième, Neo Cortex lui fera croire qu’il est de son côté… A chaque fois, il y a de nouveaux éléments et personnages qui entrent dans la saga, et le scénario global s’étoffe un peu plus. La variété s’étoffe aussi avec de nouveaux éléments de gameplay à chaque fois et de nouveaux niveaux à thèmes.

Il faut noter pour cette version remasterisée, que le jeu est en VF intégrale et non seulement le scénario a été réécrit pour une version plus cohérente des choses, mais en plus,les voix ont été changées, et les habitués du doublage original seront peut-être un peu surpris.

Sens-tu l’odeur de la madeleine ?

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Il est évident que le public visé en priorité est bel et bien les nostalgiques et fans de la trilogie originale, car tout y concourt : la vue de dos, la jouabilité avec des sauts à faire millimètre dont les erreurs d’appréciation et de distance coûteront toujours de nombreuses vies. En cela, nous retrouvons les sensation d’origines, même si certains sauts, notamment les longs, m’ont semblé assez ardus à faire.

Les niveaux sont remplis de caisses à exploser pour avoir des bonus, dont les fruits Wumpas, et en récolter 100 vous donne une vie supplémentaire. Si vous avez eu toutes les caisses du niveau, vous obtiendrez un diamant blanc. Les gemmes de couleurs, elles, s’obtiennent sous certaines conditions, qui varient selon les jeux.

Le premier épisode qui reste tout de même témoin de son époque : le jeu est assez lent, propose des niveaux infernaux dans leur level design ( les ponts en altitude… ) mais les programmeurs ont assoupli un peu les choses. Comme dans les épisodes suivants, si vous perdez des vies trop souvent à un endroit, le titre proposera un bouclier Aku Aku ou un checkpoint plus avancé. Et pour sauvegarder, vous pouvez désormais les faire sur la carte, plus besoin de réussir absolument les niveaux bonus pour cela. L’épisode le mieux structuré est sans doute le deuxième épisode, Cortex Strikes Back, novateur dans la saga avec ses 5 niveaux à parcourir dans n’importe quel ordre avant d’affronter un boss avant de passer à la zone suivante. Warped, le troisième, est également très amusant et reprend les avancées de son grand frère mais dispose d’une structure un peu plus foutraque et certains niveaux mal pensés déjà à l’époque de sa sortie sont encore présents, comme ceux à moto. Là, nous pensons qu’une révision aurait été appréciable.

Le truc en plus, c’est que chaque jeu dispose de sa propre gamme de trophées, ce qui fait que vous pourrez facilement augmenter votre niveau en achetant ce titre.

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Le jeu est graphiquement magnifique,quel que soit l’épisode. Vicarious Visions n’a pas eu accès aux code-sources des jeux et a dû reprendre le tout quasiment de zéro et pourtant, la fidélité est bien là. La seule vue des différents environnements proposés, largement s reconnaissables, suffit à faire revenir la douce odeur des sensations que nous avions avec notre console grise et écran cathodique. De plus, les programmeurs ont inclus des clins d’œil à l’équipe de Naughty Dog, saurez-vous les trouver ? C’est absolument superbe et ce remaster s’accorde parfaitement à la haute définition. Les animations de Crash son encore plus fluides, et le titre est en 30 FPS constant. Ça va vite, parfois trop notamment dans les niveaux de poursuite en caméra inversée et on a parfois du mal à anticiper les dangers. Mais bon, cela est dû sans doute à une perspective à laquelle il faut se réhabituer, car il y a longtemps qu’on ne fait plus de jeux avec une vue de dos pour un jeu de plates-formes. Nous allons en reparler dans le paragraphe suivant.

J’ai glissé, chef !

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La jouabilité est globalement bonne dans l’ensemble, mais la vue peut parfois poser problèmes en fonction des sauts, qui doivent maintenant être dosés. De même, si vous êtes trop près d’un bord, vous irez au fond du précipice que vous auriez dû franchir. C’est vrai, il faut se réhabituer à certaines mécaniques. Certains passages sont franchement très, voire trop difficiles, notamment les « routes de la mort », symbolisés par une plate-forme en tête de mort. Dans le premier Crash, vous pouvez dire adieu à la gemme de couleur si vous perdez ne serait-ce qu’une seule vie dans le niveau où elle se trouve. Heureusement, pour faire passer un peu la frustration, les animations de mort de notre marsupial déjantés sont toujours aussi hilarantes, et les titres proposent les continues infinis, permettant de reprendre dans le niveau où vous avez échoué. Mais, même si les niveaux se basent sur du «  try and error », on apprend à anticiper de plus en plus les choses, et finalement, avec un peu d’habileté, on arrive à passer les obstacles. Ça n’empêche cependant pas de rager sur certains passages…

Wolopega !

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Crash Bandicoot N. Sane Trilogy propose donc trois jeux pour le même prix.Et des jeux bien remplis en plus. Car il faut bien l’avouer, Crash Bandicoot, tout comme ses deux suites n’est pas de ces jeux qu’on termine en 30 minutes ayant juste eu droit à un ripollinage HD, non.

Chacun d’eux comporte entre 30 et 40 niveaux, et certains sont secrets et ne se débloquent que sous certaines conditions. Certes, faire les objectifs de base et terminer les jeux, si vous êtes adroit, se fait assez facilement, bien que le premier soit vraiment très punitif, mais si vous voulez les compléter à 100%, là, il faudra vous accrocher. Les programmeurs ont été très vicieux, accrochez-vous pour tout avoir. La durée, de vie, déjà très conséquente avec trois jeux, s’avère donc énorme, et vous en aurez vraiment pour votre argent avec cette remasterisation des trois épisodes.D’autant plus que les modes contre-la-montre ont été ajoutés dans les premiers et deuxièmes épisodes. Il y a aussi la possibilité de jouer avec Coco, la frangine de Crash, dans tous les épisodes.

Ce titre m’a fait l’effet d’une madeleine de Proust. En y jouant, les sensations de l’époque PS1 sont immédiatement revenues. Je me suis de nouveau éclaté , au sens propre comme au figuré, et ça m’a fait du bien. Et peu de titres sont capables de ça…

Parce qu’il faut bien l’avouer, jamais les épisodes suivants n’ont pu égaler la trilogie de Naughty Dog. Maintenant, vivement le remaster de Crash Team Racing...

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Conclusion :

Crash Bandicoot N.Sane Trilogy est une réussite. Les trois jeux sont magnifiquement refaits et le travail de Vicarious Visions se voit, et réussi l’exploit de moderniser visuellement le titre tout en restant fidèles aux modèles de base.De plus, les sensations sont là, et les fans ne seront aucunement dépaysés. D’accord, quelques défauts subsistent et ils sont parfois témoins, en plus de la difficulté, d’une époque révolue, mais tout de même, quel plaisir de retrouver notre bandicoot déjanté au meilleur de sa forme dans ses meilleurs épisodes !

 

Points Positifs :

Les graphismes jolis et très fidèles

Une durée de vie énorme

Jouer Coco si on le souhaite (sauf exceptions)

L’humour est toujours présent

Des animations délirantes

Difficulté « à l’ancienne »

Une gamme de trophées pour chaque jeu

30 à 40 € pour trois jeux complets et riches

 

Points Négatifs :

Le level design du premier épisode a mal vieilli

Certains passages vous feront rager

Certains niveaux auraient pu être révisés…

 

PS : Certains auront remarqué que Tawna apparaît dans le premier épisode puis disparaît d’un coup dans les suivants. C’est dû à Naughty Dog. La notice japonaise de Crash Bandicoot 2 prétend qu’après avoir été délivrée des griffes de Cortex, elle aurait quitté Crash pour aller vivre avec Prinstripe Potoroo, l’avant dernier boss du premier soft. En réalité, le personnage a a été jugé « trop sexy » pour un public adolescent, et donc, elle n’est pas réapparue dans les épisodes suivants.

Testé sur une version achetée par mes soins dans le commerce.

Geek Contest #4 : La Magie

Après un troisième Geek Contest sur un sujet difficile à savoir L’inversion des rôles, le professeur Kavaliero a décidé d’être plus indulgent pour le numéro suivant qui porte autour de la magie. Il faudra donc trouver un jeu vidéo, un film, une série, un livre, un objet ou une personne célèbre autour de ce thème. Si vous voulez voir ma sélection c’est maintenant.

1-Le jeu vidéo : Final Fantasy VI

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Beaucoup de mes collègues blogueurs ont mis Final Fantasy VIII, notamment avec la possibilité de voler la magie aux ennemis, et je les comprends, mais moi, c’est le sixième épisode que je mettrai en avant. En effet, la magie joue un rôle central dans le scénario même du jeu. Le premier écran affiche un texte lorsque qu’on lance une nouvelle partie, disant qu’une guerre ravagea le monde et que la conséquence fut la disparition même de la magie. Depuis, 1000 ans se sont écoulés et on redécouvre des gisements de charbon et les machines à vapeur… Mais l’empire Vector voudrait, lui, restaurer ce pouvoir destructeur…

Et au début du jeu seule Terra est capable d’utiliser des magies sans artifices, qui arriveront plus tard. Lors de la scène de la fuite du château de Figaro, il y a une scène entre elle, Locke et Edgar si vous lui faites utiliser la magie contre les deux armures Magitek envoyées par Kefka. Un peu plus tard, Celes, ancienne générale d’empire utilisera aussi la magie de façon naturelle. A cette différence près qu’elle a été « augmentée » artificiellement, contrairement à Terra qui elle peut l’utiliser en raison de ses origines. Pour les autres, vous devrez trouver des « Magicites », qui sont l’esprit concentré des Espers qui peuplaient autrefois ce monde. Je ne vous dis pas, vous avez intérêt à faire le plein de potions lors du scénario de Sabin lorsque le groupe se retrouvera séparé…

La magie fascine et fait peur à la fois et c’est une des forces du jeu.

2-Le film : Les Animaux Fantastiques

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Je vais vous faire une confidence : je ne suis pas fan absolu de l’univers de Harry Potter. Même si j’aime bien. Alors quand je suis allé voir Les Animaux Fantastiques, je n’attendais rien de ce spin-off basé sur Norbert Dragonneau. Finalement, l’essai est très réussi : on voit des tas de bébêtes dans un New York emprunt de magies et notre homme aura fort à faire pour régler les problèmes qu’il va créer dans Big Apple, avec un casting de personnages assez barré. Devant le film, je me suis retrouvé comme un gamin qui découvrait un autre monde. Et niveau fantastique, au moins, on est pas trompé sur la marchandise.C’est également assez drôle. Oui on peut vraiment dire que pour ce long-métrage scénarisé par JK Rowling, la magie opère.

3-La série : Charmed

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Les plus jeunes lecteurs du blog ne s’en doutent peut-être pas, mais dans les années 90, à moins de prendre une offre étendue par parabole( TPS et CanalSat se faisaient une guerre ouverte), l’offre gratuite se résumait à 6 chaînes ( mais nos parents n’en avaient qu’une et contrôlée par l’Etat), et en analogique en plus. Autrement dit, pour vous donner une idée, la qualité VHS au niveau de l’image. Bon… Alors le samedi, nous regardions M6 en famille et sa fameuse « Trilogie du samedi ». Celle-ci m’a traumatisé avec X-Files, mais entre deux saisons de , il fallait bien combler un trou… Et il y eut Charmed, l’histoire de trois sorcières, les sœurs Halliwell,jouées par Alyssa Milano, Holy Mary Combs et Alyssa Milano. Ce n’était pas la série du siècle, mais le combat contre le démons et les forces maléfiques de notre monde était assez plaisant, si on tient compte du public visé, c’est-à-dire la famille.

4-Le Livre : Les Annales du Disque Monde

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Je dois l’avouer, j’ai découvert l’univers du Disque-Monde assez tard. Mais l’univers fait par Pratchett m’a immédiatement séduit. Le Disque-Monde, c’est une série de livres se passant sur un monde plat, juché sur le dos de quatre éléphants eux-mêmes sur la carapace d’une tortue géante qui se déplace dans l’espace. Les histoires sont un concentré de jeux de mots, d’humour absurde et de non-sens. C’est un monde de Fantasy médiévale, dans laquelle plein de personnages loufoques défilent les uns après les autres. On retiendra notamment Rincevent, le mage maladroit des premières histoires.Cela implique une magie très présente dans les histoires. Dommage que Terry Pratchett soit mort en 2015 à l’âge de 66 ans d’un Alzheimer précoce (saloperie de maladie, on aura ta peau un jour), parce que je suis certain qu’il aurait continué à chroniquer ce monde bigarré.

5-L’objet : La matéria

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Pour une fois, ce ne sera pas une personne, mais un objet qui fait l’objet de mon cinquième point. D’accord, c’est un objet virtuel, apparaissant dans Final Fantasy VII. Mais il représente l’évolution du système de magie présent jusque là dans la série. Les matérias sont des boules de couleurs que le joueur peut mettre sur les armes et les armures des membres de l’équipe. C’est aussi le seul moyen d’utiliser autre chose que l’attaque à l’arme en combat. Elles sont de différentes couleurs : les vertes sont les matérias de magie et de temps, les jaunes ajoutent une commande, les bleues sont celles de soutien, les roses sont des indépendantes qui rajoutent des bonus, et les rouges, celles d’invocation.

Le truc c’est que ces pierres de mako cristallisées peuvent se combiner entre elles ; par exemple, une matéria verte de guérison couplée avec « tout » bleue sur l’orifice lié de l’arme ou de l’armure soignera toute votre équipe si vous l’utilisez. Évidemment, c’est un exemple simple, mais les combinaisons peuvent devenir monstrueuses vers la fin du jeu, notamment si vous trouvez les matérias « ultimes ». De plus, elles évoluent grâce aux AP récoltés en fin de combat et selon l’équipement : si la plupart des armes et armures les feront évoluer au taux normal, certaines peuvent doubler ou tripler les AP, ou…ne pas les faire évoluer du tout. Il existe également une fonction d’échange entre membres très pratique pour ne pas perdre de puissance à mesure de l’avancée du jeu. Bref, les matérias, ou le système de magie à la carte.

Voilà, c’est tout pour ce Geek Contest. Je vous retrouve bientôt pour un nouvel article.

Weekly Retro #27 : Back to the 90’s

Bonjour et bienvenue dans ce vingt-septième Weekly Retro. Cette fois, nous allons nous replonger dans les années 90, du moins en quelque sorte.

1- Crash Bandicoot revient, et il n’est pas seul

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La sortie de la semaine est Crash Bandicoot N. Sane Trilogy sur PS4, qui est un remaster des trois premiers épisodes de la série, développée à l’origine par Naughty Dog. J’en ferai sûrement une critique complète donc je ne m’attarderai pas pas sur le titre en lui même, si ce n’est que le challenge hardcore pour les complétistes et que le feeling old school sont bien présents. Ouais, nous sommes en 2017 mais pourquoi j’ai l’impression de reculer dans les années 90 ? Il faut dire que vendredi, lors de la sortie du jeu mettant en scène notre marsupial de pixels et sa sœur, sortait également un nouvel épisode de Micro Machines… Je ne sais pas ce qu’il vaut perso mais les critiques n’ont pas l’air enthousiastes… Il y a quelques semaines, c’était Wipeout qui réapparaissait et même si il s’agissait d’une compilation des épisodes les plus récents, il était possible de l’avoir avec une jaquette spéciale évoquant le premier épisode. Et en remontant un peu plus loin, c’était PaRappa the Rapper qui revenait, en faisant lui aussi l’objet d’une version remasterisée.

La question qu’on peut se poser, nonobstant la qualité intrinsèque des jeux, est : est ce que ce la ne se fait pas au détriment des nouveautés ? Remarquez, ce n’est pas le choix qui manque sur la dernière console de Sony, mais ne vaut-il pas mieux laisser certaines licences dormir plutôt que de les faire revivre ? Bon, Crash, il y avait peu de risques que ça foire, notamment pour les nostalgiques, à qui il s’adresse clairement, mais imaginez celui qui aurait l’idée de faire revenir Alex Kidd…

2-Nintendo remet ça

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Après la NES mini classic, Nintendo remet ça et la nouvelle n’a pas échappé aux rétrogamers de tous poils. Cette fois, c’est la Super Nintendo Classic Mini qui sera disponible dès le 29 septembre. Mais à l’heure où je rédige ces lignes, il doit désormais être trop tard pour les précommandes. Parce que bien entendu, big N a limité les stocks à 160 000 exemplaires…

La console sera livrée avec deux manettes, et la version européenne conservera le look qu’avait la console d’origine reprenant le modèle japonais, échappant à l’immonde version américaine. Les seules choses qui seront américaines dans la console, ce seront les versions des jeux. Autrement dit, Secret of Mana et A Link to the Past, pourtant traduits en français à l’origine, auront leurs textes en anglais. Mais bon, vu la « qualitay » de ces dernières…

De plus, la console ne comportera « que » 21 jeux au lieu de 30 pour la NES l’année dernière. J’ai envie de dire, oui, mais quelle liste de jeux. Les titres sont emblématiques de la console, devenus des références absolues dans leurs genres, notamment Super Mario World,  Donkey Kong Country, Megaman X ou encore Final Fantasy VI ( renuméroté III aux US).

Si tout va bien, l’Europe verra arriver chez elle des jeux jamais sortis sur la console, notamment Earthbound, ou encore Super Mario RPG.

Selon moi, la présence de 4 RPG (Earthbound, Final Fantasy VI, Secret of Mana et Super Mario RPG) garantit déjà de nombreuses heures de jeu, d’autant que ces derniers n’ont pas trop vieilli. Mais la liste , qui mélange  classiques et incontournables, contenait une surprise, la présence de Star Fox 2

Eh oui, ce titre sera présent dans la console ! Le jeu était prévu pour sortir, et a même été terminé par les équipes de Miyamoto, mais n’a jamais été commercialisé, pour ne pas faire d’ombre au lancement de la Nintendo 64. Il sera disponible à la condition de terminer le premier niveau de Star Fox premier du nom.
Perso, je trouve que la liste aurait pu être renforcée avec la venue de Chrono Trigger, ou de Seiken Densetsu 3, ou Terranigma

3-Les questions que je me pose

Maintenant que vous savez tout, vous devez vous poser la question : est ce que ça veut vraiment son prix pour rejouer à des vieilleries ? Il est vrai que le rétrogaming est tendance. Mais la console comprendra certains titres qui sont rares et se vendent très cher, parfois à plus de 100 € en boîte. Allez trouver un Earthbound vendu à moins…si vous le trouvez.
Maintenant, je vais aborder quelque chose qui me fait détester, pour un peu ma passion. Je suis certain que le scénario de la NES Mini va se reproduire. C’est à dire que certains ont commandé plusieurs exemplaires de la console, rien que pour la revendre deux fois plus cher, si ce n’est plus, sur des sites comme Ebay ou Le Bon Coin. Dans ce cas, pour moi, la passion n’est plus, si les joueurs font cela pour se faire de l’argent. Sur le dos d’autres, qui seraient prêts à tout pour en avoir un exemplaire. Alors si je peux faire quelque chose : Ne cédez pas aux prix excessifs faits par des revendeurs du dimanche. La console est annoncée partout à 80 €, ne dépensez pas plus.
A vrai dire pour les précommandes, si vous l’avez fait pour des amis qui n’ont pu se déplacer pour une raison ou une autre, par exemple pour cause de travail, je comprends tout à fait. Mais dans un but purement spéculatif, je ne tolère pas. C’est un des côtés sombres de ma passion des jeux vidéo et je le déplore clairement. Je précise que cet avis n’engage que moi en tant que blogueur.

Voilà, je termine en signalant également que le marathon caritatif Summer Games Done Quick débute dès ce soir à 18h30 heure de chez nous, et durera jusque dans la matinée de dimanche prochain, pour récolter des dons au profit de Médecins Sans Frontières. Dans ce marathon non-stop, visible via Twitch et gratuitement, des speedrunners termineront les jeux, récents et moins récents, et il sera possible pour les spectateurs de non seulement faire des dons, mais aussi des « incentives », c’est à dire des défis optionnels comme par exemple, faire jouer un speerunner américain à un RPG avec les textes en français… Vu la maîtrise qu’il est sensé avoir du jeu et de ces mécanismes, la langue ne devrait plus être une barrière… Le planning se trouve ici , réglé au fuseau horaire de votre zone géographique, et n’hésitez pas à aller voir, je reparlerai sûrement du marathon dans le prochain Weekly Retro.