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Revue de presse février 2018

Bonjour et bienvenue dans un nouvel article sur une petite revue de presse. Et cette fois, il n’y aura pas que du jeu vidéo, car il y aura un peu de cinéma aussi. Nous allons parler des nouveau numéros de Rétro Gamer Collection, Video Gamer Retro, et L’écran Fantastique.

Mais avant de passer au délicieux morceau, il faut faire de la place et on va aborder la grosse diarrhée de la presse du secteur jeux vidéo je veux parler, bien sur de Jeux Vidéo Revue.

1-Lafont Presse en état de récidive

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Vous ne rêvez pas, il y a bien un second numéro de Jeux Vidéo Revue. Et… c’est PIRE que le premier. Déjà, rien que la couverture, avec des termes comme «  Le Choc », ou encore « Ils vont vous éblouir », on se croirait dans Voici ou France Dimanche. Et ce n’est pas un compliment ! Ensuite, l’édito est… Ben c’en est pas un en fait. A part le « bonne lecture », le reste c’est toujours pareil : Lafont Presse voit les jeux vidéo sous un angle statistique et rien d’autre. Le contenu du magazine ? OSEF. Après tout, quand on ne signe pas les articles, qu’on repompe sans vergogne les autres, c’est vrai on ferait mieux de se la jouer discret. Voire de ne pas sortir non plus de magazine !!!

Parce que la suite, c’est pire. Aucun style dans les articles, aucune personnalité. De plus, il y a des fautes, non seulement dans les textes, mais aussi dans les faits racontés. Le plus dingue, et le torchon m’est tombé des mains, c’est que ça fait presque un an que la Switch est parmi nous, et… que certains ne sont toujours pas capables d’écrire son nom correctement ! J’en veux pour preuve la page consacrée au futur Pokemon RPG, où il est écrit au moins deux fois Nintendo SWIFT. Allô, y’a t-il un correcteur relecteur dans le coin ? Laisser passer une erreur comme ça est absolument inadmissible pour des gens qui se prétendent professionnels des jeux vidéo ! Même chez Jeux Vidéo Pratique, ils ne font pas cette erreur, et pourtant j’ai bien des choses à leur reprocher. Même un skyblog de bas étage n’oserait pas faire ça. Ou encore, tout à fait au hasard, je ne vous dis pas les confusions dans l’article consacré aux consoles « Mini » de Nintendo. Lisez-le, c’est un sommet dans l’horreur.

Alors, conseil à Lafont Presse : Arrêtez de faire une publication sur les jeux vidéo, vous êtes indignes de faire partie de ce secteur. Pas avec autant d’erreurs. Vous n’y comprenez rien. Avis aux lecteurs : feuilletez-le si vous voulez chez votre marchand de journaux, mais ne dépensez pas les 5,90 € réclamés pour cette MERDE, disons franchement ce que c’est. Et c’est parce que je ne l’ai pas acheté qu’il n’est pas sur la photo, et que je n’ai pas envie d’en faire une review détaillée. Je veux juste vous dire de ne pas alimenter ces vampires de Lafont Presse, dont je me demande toujours comment font leur magazines pour durer. Ironie de l’histoire, on trouve dans le torchon une pub pour… Stop Arnaques. Oui, vous avez bien lu… Et Jeux Vidéo Revue, c’est quoi, du poulet ?

Bon, maintenant que nous avons évacué ce gros caca, passons à des choses nettement plus réjouissantes.

2-Le rétrogaming se porte bien, merci pour lui

Le rétrogaming est également à l’honneur avec deux magazines nettement recommandables notamment par rapport à ce que je viens de vous décrire au dessus. Dans le nouveau numéro de Vidéo Gamer Rétro, Dragon Ball est à l’honneur. Un dossier rédigé par Damien Duvot, le même qui fait L’Antre du Mea sur Youtube, et que je vous conseille de regarder, aussi bien concernant les jeux vidéo que pour ses chroniques cinéma. Pour en revenir au sujet, le tout est intéressant, même si la saga Dragon Ball ne m’a jamais attiré, aussi bien en animé qu’en jeux vidéo. J’ai toutefois un lointain souvenir d’avoir brièvement joué à l’épisode sur Megadrive chez des amis. D’ailleurs, la console 16-bits de Sega n’en accueillera qu’un seul, tandis que la Super Nintendo en aura toute une pelletée. Cependant, la lecture du dossier est intéressante.

On notera aussi un éloge de Silent Hill 2, considéré pour beaucoup comme le meilleur épisode de la saga et un des meilleurs jeux de la PS2. Mais perso, ce qui m’a fait acheter la console à l’époque pour Noël 2001, ce fut Devil May Cry, mais c’est une autre autre histoire.

Pour les 30 ans de Final Fantasy, le magazine revient d’ailleurs sur la gestation difficile du premier jeu, et sur lequel Squaresoft misait très gros. On connaît la suite, et la saga en est à son quinzième épisode « canonique » si on exclut les spin-off et suites directes de certains.

On retrouve aussi une petite rétrospective sur les premiers épisodes de Megaman.

On notera aussi un rappel du flop qu’a été la Jaguar d’Atari, une prétendue 64-bits conçue par un constructeur dépassé par les événements et qui se fera ridiculiser par Sega et Sony, qui sortiront la Saturn et la PlayStation qui ne seront «  que » 32 bits, mais au moins elles n’auront pas menti sur leur puissance. En effet, la Jaguar ne fut qu’un chaton qui couine. Les jeux étaient de qualité trop aléatoire, souvent faits par des éditeurs douteux. Et Atari n’avait plus les moyens d’opérer un contrôle sur la qualité des productions que sortaient parfois des éditeurs dont personne n’a jamais plus entendu parler ensuite. Mais la firme n’avait également plus les moyens de soutenir la console financièrement… En réalité, les seules choses en 64 bits dans cette console morte-née ou quasiment, ce n’était que les accélérateurs graphiques. Peu de jeux sont sortis du lot. Le fauve aux griffes coupées dès la naissance sera euthanasié en 1996, avec le rachat d’Atari par une autre firme.

Puisqu’on parle consoles, il y a aussi un article consacré à la Colecovision. Bref, ça se lit bien et vite.

Le magazine trimestriel Retro Gamer Collection, lui, annonce du lourd, du très lourd au sens propre comme au figuré. Les fans de Final Fantasy vont être aux anges : en effet, il y a un long dossier sur la saga en fin de magazine, mais aussi une interview de Nobuo Uematsu, compositeur des épisodes I à X inclus.Et ce n’est pas fini, parce qu’un making-of est consacré à Final Fantasy XII. Il faut dire aussi que la saga vient de fêter son trentième anniversaire… Dans la même rubrique, on trouve aussi un très bon dossier sur Mario Kart. Je retiendrai aussi le focus sur Batman et Robin sur Megadrive, un jeu sorti en fin de vie de la console et qui sera l’unique titre de Clockwork Tortoise. Un run and gun difficile, très difficile même, pour avoir testé, il ne faillit pas à sa réputation, jouable à deux, mais qui prouve surtout que la 16 bits de SEGA en avait bel et bien dans le ventre, affichant des effets dont on croyait la console bien incapable. Comme quoi, bien maîtrisée, elle n’avait rien à envier à sa concurrente directe, ou presque. Les amateurs de la console noire se souviennent sûrement de la série Road Rash, des jeux de courses de moto furieuses sur les routes américaines, dans lesquelles il était possible de frapper ses adversaires, prendre des armes à la volée ( chaîne, matraque) mais gares aux chutes, mais surtout à la police… Le jeu avait d’ailleurs de petites animations rigolotes. Ça tombe bien, le magazine revient sur la série.

On notera aussi un divulgâchage de la fin de Night Trap, un jeu en FMV totalement culte par le surjeu des acteurs et le doublage VF foireux pour nous, où la seule interaction consistait à …surveiller des pièces d’une maison par télésurveillance et empêcher de mystérieux vampires cagoulés de porter atteinte à des jeunes femmes qui veulent passer une soirée tranquille. Pour cela vous devrez activer des pièges. Bref, un nanar sur toute la ligne. Heureusement, depuis, on sait utiliser les supports optiques pour autre chose que des vidéos et des jeux pseudo-interactifs.C’est vrai, où était l’amusement, dans ce truc ? Bon OK on se marrait bien. Mais on a également rien perdu à ne pas y avoir joué…Enfin, si on peut dire…

Bref, je ne vous en dis pas plus, il y a vraiment de quoi lire dans ce numéro, je vous laisse découvrir le reste. Ce qui est bien, c’est que chacun y trouve son compte dans cette épaisse revue.

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3-Le cinéma fantastique aussi

Pour finir, j’ai acheté ce mois-ci L’écran Fantastique, attiré par la couverture consacrée au dernier film de Guillermo Del Toro, qui a pour titre La Forme de l’eau. Je sais qu’il passe dans le multiplexe d’Orléans, un jour les distributeurs comprendront que celui de Saran c’est bien aussi et pas que pour l’IMAX ou Spirou et Fantasio… Je sais toutefois que j’irai le voir (Pas Spirou, je tiens à ce que mon enfance reste intacte). Bref, je n’ai pas été déçu, car il y a toute une rétrospective sur le réalisateur, mais aussi sur ses films, de quoi donner envie de (re)découvrir son cinéma très particulier. On y trouve aussi une interview du cinéaste Mexicain, mais cerise sur le gâteau, également une de Ron Perlman, dont l’acteur est récurrent de ses films. Les deux sont amis dans la vie, il y a de quoi.

Parmi les gros morceaux, on trouve un article consacré au prochain Jurassic World, mais aussi une interview de Ryan Coogler, réalisateur du dernier Marvel en date actuellement sur les écrans, Black Panther. Le réalisateur m’est connu pour avoir réalisé Creed : l’héritage de Rocky Balboa, et c’est un très bon film, dont j’avais fait la critique avec C2J.

Voilà, c’est tout pour cette revue de presse. A bientôt pour un nouvel article.

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Les 20 ans de Xenogears

Avant toute chose, je tiens à préciser que cela n’est qu’un modeste article sur un jeu complexe, et que je m’excuse auprès des puristes si jamais j’ai commis quelques erreurs.

C’est dingue de se dire que les RPG qui ont forgé ma culture vidéoludique dans le domaine ont atteint un certain âge… Et le 11 février dernier, cela faisait 20 ans que Xenogears était sorti au Japon. On ne le savait pas encore, mais on retrouvera dans les futurs jeux de Tetsuya Takahashi, initiateur du projet pour Squaresoft, des éléments récurrents, à commencer par…de gros robots. Et moi, je ne savais pas non plus que j’allais adorer ce jeu.

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Garçon ! Il y a du Evangelion dans mon RPG !

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En effet, les robots, des méchas appelés « Gears » seront au centre de l’intrigue du jeu. Il débute d’ailleurs ainsi, avec un combat entre Gears. Au pied de l’un d’eux, un homme hurle. Vision prémonitoire…

Le joueur incarne Fei Fong-Wong, un orphelin amnésique qui a été recueilli par le chef du village de Lahan 3 ans avant que ne débute le jeu. Le bourg est en fête, en effet, le mariage entre Timothy et Alice aura lieu le lendemain. De quoi faire oublier, dans cette région reculée, les affres de la guerre entre les deux grandes puissances de ce monde, Kislev et Aveh..

Alors que Fei a passé la soirée chez Citan Uzuki, le médecin vivant aux abords du village, il voit un escadron de Gears se diriger vers Lahan. Lorsque les deux hommes arrivent, le lieu est en proie aux flammes. Plusieurs Gears sont en train de battre, lorsque Fei monte dans l’un d’eux, dont le cockpit était vide. Citan l’avertit pourtant qu’il ne doit pas le faire. Fei se débarrasse de ses adversaires. C’est alors que survient un autre Gear plus puissant, qui ordonne de tuer tous les villageois. Lorsque le jeune homme voit Timothy se faire tuer, il entre dans une rage folle et provoque la destruction de Lahan dans une formidable explosion. Lorsqu’il se réveille, les gens ont peur de lui. Il comprend ce qu’il a fait et est banni par les survivants.

En se mettant en marche vers la forêt toute proche Fei ne sait pas encore que beaucoup de monde va lui courir après…

Xenogears, c’est ça : un grand huit permanent, une course qui transporte le joueur de bout en bout. Doté d’un scénario hallucinant, mêlant thèses de Nietzsche, religion (aspect outrageusement censuré dans la trad US), et d’autres sujets philosophique et méta, le titre est une œuvre complexe qui peut s’avérer difficile à appréhender la première fois. Ajoutez à cela des personnages aux personnalités multiples pour certains, dont notre héros, des méchants très soignés aussi, et vous obtenez…Près de 1000 pages A4 de scénario.

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Le jeu dispose de combats aléatoires, mais le système de combos est souple et rapide. Chaque touche correspond à un coup : Croix pour fort, Carré pour un coup moyen et Triangle pour un coup faible. Chaque coup consomme des points symbolisés par une barre verticale. Rond sert à annuler une action. Le tout est de combiner les touches pour donner lieu à techniques spéciales pour chaque combattant. Le système est globalement le même lors des phases en Gears, mais cette fois, il y aura la gestion du carburant et chaque touche en consommera plus ou moins. Cette fois, se mettre en garde permettra de recharger les réserves. Le soft a su trouver un parfait équilibre entre phases à pied et phases en Gears, même si certains passages sont très pénibles. Beaucoup de joueurs se souviendront de la Tour de Babel…

Chaque personnage peut avoir un ou deux Gears durant le scénario à l’exception de Chu-Chu , car c’est un animal de compagnie. Fei pourra même aller jusqu’à trois, mais la décence et mon activité m’interdisent de vous en révéler les circonstances…

L’aventure est très longue et s’étale sur 2 CD. Il est toutefois dommage que le second disque n’ait pas bénéficié du même soin que le premier. Je vais revenir plus tard sur les causes. Sachez juste que beaucoup d’événements sont racontés, mais heureusement, le final est à la hauteur des ambitions du jeu.

Le titre n’est pas forcément extraordinaire du point de vue technique, d’autres titres de Square ont fait mieux, mais il inclut des séquences animées. Dommage que le doublage anglais soit totalement à la ramasse question synchro… Le tout reste très agréable, les personnages bénéficient de superbes artworks, et on les reconnaît bien en combat malgré une pixellisation importante. Le jeu permettait toutefois de tourner la caméra à 360 degrés avec L1 et R1 en ville ou dans les donjons. Pratique pour voir les choses cachées par le décor. 

L’ambiance est assurée par les musiques signées Yasunori Mitsuda, qui a fait une fois encore une bande-son de malade. Xenogears est ponctué de thèmes forts, qui interviennent judicieusement, et j’apprécie tout particulièrement le thème de la carte du monde ou celui de Grahf.

20 ans d’une œuvre inachevée

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Pour le côté visible de la chose, et même si le CD 2 a été rushé à mort, nous avons un grand, voire très grand jeu. Mais en coulisses, cela a été nettement moins drôle. Tetsuya Takahashi n’a jamais caché qu’il avait de grandes ambitions avec ce jeu. Doté au départ d’un budget assez conséquent, le titre a vu sa cagnotte diminuer petit à petit, déjà à cause des multiples reports, mais aussi parce qu’une partie de celui-ci a été dévié pour aller à la production du futur Final Fantasy VIII, alors que l’Europe résonne encore du succès du septième épisode. Cela explique les raisons du changement lorsque nous passons au second disque. Et à la fin un détail intrigue. On voit marqué «  Episode V ». En gros, Xenogears devait être le cinquième épisode d’une série de six jeux.

En réalité, tout cela devait s’inscrire dans une chronologie se déroulant sur plusieurs milliers d’années. Cependant, je préfère considérer le titre comme une oeuvre unique et vraiment à part dans le genre qu’il représente.

Malheureusement, Tetsuya Takahashi se brouillera avec Squaresoft, et quittera le développeur. Il fondera Monolith Soft. Le studio travailla un temps pour Namco, pour qui il sortit la trilogie Xenosaga, totalement orientée S-F et dont seul le deuxième épisode, Jenseits von Gute und Böse, sortira en Europe. Et comme vous pouvez le constater, là aussi on reprend des thèmes et des titres d’œuvres de Nietzsche. Mais ce fut Nintendo qui racheta finalement le studio, et pour qui Takahashi sortit Xenoblade Chronicles sur Wii, Xenoblade Chronicles X sur Wii U et Xenoblade Chronicles 2 sur Switch en fin d’année dernière. Il est toutefois amusant de constater que le studio est passé globalement de jeux avec un scénario très présent à des titres en monde ouvert laissant plus de libertés aux joueurs…

Pour en revenir à Xenogears, le jeu n’atteignit jamais l’Europe de façon officielle. Et ce bien qu’il fut un succès critique et se vendit à plus de 900 000 exemplaires au Japon, auxquels il faut ajouter les 230 000 à l’extérieur, la plupart du temps aux États-Unis.

Consoles + 083 - Page 120 (décembre 1998)

Les magazines spécialisés en France n’en font pas grand cas non plus, voire passent à côté de l’œuvre. J’en veux pour preuve le test de Consoles + daté de décembre 1998. Le jeu bénéficie d’une page, avec un «  oui mais » du testeur, et d’un 87 % d’intérêt général avec un commentaire disant « sympa sans être top ». Les captures d’écran du test montrent qu’il n’en était qu’au tout début…C’est vrai que notre ami Panda l’avait déjà testé en import japonais quelques mois plus tôt, cependant, l’a t-il vraiment fait et en a t-il saisi le vrai sens ? Mystère…

Toujours est-il que Xenogears est et reste un jeu hors-normes en 2018. Et si une réédition ou un remake se fait un jour, pourvu que cette fois, le jeu ait enfin l’intégralité des passages manquants du second disque…

Geek Contest #11 : Énigmes et mystères

Bonjour, et bienvenue dans ce nouveau Geek Contest, qui  est cette fois consacré aux énigmes et aux mystères dans la pop-culture en général. En effet, je rappelle les principes, il faut trouver un jeu vidéo, un film, une série, un livre et un personnage célèbre ou un objet en rapport avec le thème. Voici ma sélection.

 

Le jeu vidéo : Deadly Premonition

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Je ne le répéterai jamais assez, mais Deadly Premonition est une tuerie scénaristique. Son ambiance clairement reprise de Twin Peaks, raconte l’histoire de Francis York Morgan, agent du FBI envoyé dans la petite ville forestière de Greenvale pour enquêter sur un meurtre sordide.  York devra ainsi rassembler des preuves, interroger les habitants et surtout organiser ses journées pour  rencontrer les habitants. SWERY65 nous  a créé une sacrée galerie de personnages, dont la bizarrerie de certains en étonnera plus d’un.  Le scénario est également bourré de références à la pop-culture. Le problème, c’est que DP est handicapé par une réalisation en deçà des standards de la PS3 ou de la Xbox 360 et la traduction française des textes laisse vraiment à désirer. Mais si vous le pouvez, essayez-le,  il est assez rare mais sa cote n’est pas très élevée en boutique. 

Le film : Usual Suspects

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Usual Suspects  réalisé par Bryan Singer et sorti en 1995, est sans doute un des polars les plus inventifs que j’ai jamais vu. Lorsque Roger « Verbal » Kint est interrogé après un gros coup qui a mal tourné, l’enquête est racontée en flasbacks et se focalise sur un homme, un seul : Keyser Söze.  Qui est-il ? La réponse, nous ne l’obtenons qu’à la fin, dans un épilogue qui en aura marqué le spectateur. Brillant à la fois dans son scénario et sa structure, Usual Suspects est  vraiment à voir. Pourtant, la technique du flashback peut aussi embrouiller le spectateur, comme dans Mullholland Drive, que je n’ai toujours pas compris.

La série :  Sherlock

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Version revisitée et modernisée de Sherlock Holmes, la série  britannique avec Benedict Cumberbatch et Martin Freeman en reprend tous les codes tout en les modernisant. Une belle réinterprétation des enquêtes, virant parfois dans la S-F voire l’absurde, mais avec des scénarios bien écrits, tous comme les personnages . Par exemple Sherlock est un parfait connard, même avec son entourage. Une réussite qui vaut notamment pour le jeu excellent de l’interprète principal. Petite particularité : une saison, c’est trois épisodes…

Le livre : Un livre dont vous êtes le héros

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Lorsque j’étais ado, j’adorais lire et jouer ces livres remplis de mystères et d’aventures, notamment la série Défis fantastiques,  mais aussi celles du Loup Solitaire, entre autres. Une des séries relatait même de nouvelles enquêtes de Sherlock Holmes. J’ai toujours dans celle-ci Un duel dans le Yorkshire ( la région, pas le chien). 

J’adorais les combats aux dés, et on ne savait pas vraiment ce qui nous attendait après la lecture d’un paragraphe, quand on nous demandait d’aller en 136, en 17 ou en 245 selon notre décision. Parfois, même la mort se décidait avec des dés, par exemple, dans L’Arpenteur de la Lune, vous arrivez dans un village décimé par la peste, et vous pouvez être amené à combattre des pestiférés. Après le combat, vous deviez lancer le dé,et si vous faisiez un 6, vous attrapiez à votre tour la peste. Donc, fin de l’aventure. Les livres incitaient à la découverte et les mystères étaient nombreux.  Malheureusement, les auteurs commencent à se faire vieux. Pire encore, l’auteur principal de la saga Loup Solitaire, Joe Dever, est mort en 2016… 

Le Personnage : Agatha Christie

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La reine du polar ne pouvait pas être absente de ce Geek Contest. Non seulement elle écrivait bien, mais combien d’auteurs actuels  a t-elle inspiré ? Sans doute beaucoup. L’héritage d’Agatha Christie  va sans doute  perdurer encore longtemps.  Ses deux héros, Miss Marple et Hercule Poirot lui sont à jamais associés. Elle est, avec Sir Arthur Conan-Doyle un des deux maîtres du polar anglais et je me demande si certains pourront un jour les égaler…

Voilà, c’est tout pour ce Geek Contest. Sachez qu’ils ont été lancés par Kavaliero, et si vous vous lez aller voir mes collègues blogueurs qui y ont participé, cela ce passe par ici. Allez leur rendre visite, ça leur fera plaisir. Pour le prochain thème, qui sera consacré à la science-fiction, j’ai déjà plein d’idées…

[Carte Mémoire] Le jour où j’ai enlevé une princesse

Bonjour et bienvenue dans un nouvel article. Cette fois, je vais vous raconter l’histoire de l’enlèvement d’une princesse.

Dans la plupart des jeux Mario c’est une tradition : Bowser enlève la Princesse Peach. Mais là, nous n’allons pas parler du plombier, mais de Final Fantasy IX. En effet, après avoir adoré le VII et le VIII, je n’allais pas laisser passer le troisième et ultime épisode de FF sur la console grise de Sony. 

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Lorsque le jeu démarre, un nouveau jour se lève sur Alexandrie,  et le royaume de la reine Branet. Sa fille, Grenat, ouvre la fenêtre de sa chambres après avoir fait un cauchemar, laissant ainsi entrer les rayons du soleil. Il va faire beau, et c’est l’anniversaire de la princesse, qui fête ses 16 ans. Dans le même temps, le vaisseau aérien Prima Vista, de la troupe des Tantalas arrive également en ville. Elle doit jouer la pièce Je veux être ton oisillon devant la cour royale, dont la reine et la princesse elles-mêmes. Mais très vite, on apprend que cette tragédie ne sera qu’une couverture. Pendant que ses compagnons joueront sur scène, Djidane, le héros du jeu, sera chargé de s’infiltrer dans le château grâce à des complices et d’enlever la princesse.

Mais justement, ladite princesse, elle ne va pas fort en ce moment… C’est le chef des chevaliers, Adelbert Steiner, qui semble s’en apercevoir. La pièce débute, et l’héritière du trône en profite pour s’éclipser. Djidane réussit à s’infiltrer dans le château et  la rencontre dans les escaliers. Malheureusement, la jeune femme lui échappe et s’ensuit une course -poursuite jusque dans le Prima Vista. 

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Là, Grenat demande sans détour à Djidane… de l’enlever. De son plein gré.  Ben punaise, un enlèvement par consentement mutuel, je n’avais encore jamais vu ça…  Mais les choses tournent bien vite au vinaigre. Poursuivis par Steiner, le couple se retrouve malgré lui sur scène avec Bibi, le petit mage noir que nous incarnons lors de la première séquence jouable en ville.  La pièce se finit en queue de poisson, le vaisseau décolle et cela provoque la fureur de la reine, qui  fait tirer les canons contre la troupe, pire, contre sa propre fille qui se trouvait à bord. L’aéronef s’écrase dans la forêt pétrifiée non loin de là…

Il faut avouer, l’entrée en matière de Final Fantasy IX surprend à plus d’un titre. La mise en scène et l’enchaînement des séquences est bien trouvée, mais c’est surtout le scénario global qui apporte son lot de surprises : en effet, ce n’est pas courant que quelqu’un demande à se faire « enlever » de son plein gré!

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Mais les véritables motivations de chacun, nous les apprendrons plus tard dans le jeu, une fois arrivés à Lindblum, dans le royaume géré par Cid, qui n’est autre que l’oncle de Grenat. En réalité, c’est lui qui avait commandité l’enlèvement aux Tantalas, pour soustraire l’adolescente à l’influence néfaste de sa mère. Tous deux font le même constat : la reine a changé  depuis la mort de son mari, et pas en bien, malheureusement. Il se pourrait qu’elle se serve des mages noirs  pour déclencher un conflit sur le continent. Mais qui a vraiment influencé la souveraine ? Grenat croira bien naïvement qu’elle pourra ramener sa mère à la raison.

Pour avoir toutes ces réponses, il faudra au moins atteindre la fin du premier disque. Vous en avez trois autres qui vous attendent ensuite…  Bref, (re)faites Final Fantasy IX, en gros. 

Pour mémoire, Final Fantasy IX  est un jeu développé par Squaresoft  (aujourd’hui Square Enix) sorti à l’origine sur PS1, en 2000 au Japon et en Amérique du Nord, et le 16 février 2001 en Europe. Il a depuis été réédité sur le PSN et smartphones.

Prenons le temps de jouer

Houlà… Deux semaines sans écrire,  ça fait beaucoup, il serait temps de faire le ménage dans ce blog… Mais avant de nettoyer les toiles d’araignées qui se sont installées et de dépoussiérer un peu le tout, je vais vous parler jeux vidéo.

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L’année qui vient de se terminer, 2017 donc, a été exceptionnelle en tous points. On a notamment vu l’arrivée de la Switch pour Nintendo, qui bat des records de ventes et a déjà pulvérisé en quelque mois les ventes totales de la Wii U, petit ange parti trop tôt. Mais, si Nintendo est revenu de manière fracassante, Sony s’est aussi défendu question jeux. Ma PS4 a vu arriver dans son lecteur des titres comme NieR Automata, Persona 5, ou Horizon Zero Dawn, qui j’ai vraiment adoré. Et encore, je n’ai cité que les plus emblématiques, mais je pense que j’ai pris du retard et il m’en reste encore à rattraper, même dans les domaines que j’aime. Et je ne veux pas dire, mais 2018 s’annonce tout aussi exceptionnel.

Et c’est en voyant la réflexion d’une de mes contacts sur Twitter  il y a quelques jours qui m’a fait un peu réfléchir. Ce dernier disait en substance :

« Mais laissez-nous kiffer les jeux ». 

Moi je dis, oui, elle a raison. Prenons le temps d’aimer et d’apprécier les jeux. Si on y joue pas pile au moment de sa sortie, ce n’est pas grave. Humainement, c’est impossible de jouer à tout ce qui sort sur le moment, déjà parce que les journées ne font que 24 heures, et ensuite parce que la plupart des gens ont une activité, sans compter les imprévus de la vie. Ensuite, parce qu’un jeu vidéo, c’est aussi une somme à dépenser, de 45 à 70 € en général. Et comme mes finances ne sont pas extensibles, je dois faire des choix, comme tout le monde.

Et de toute façon, le nombre d’années n’atteint pas la qualité intrinsèque des titres. Il faut garder à l’esprit qu’un bon jeu sorti en 1996 ou en 2016 sera toujours un bon jeu en 2018, et un jeu foncièrement mauvais le restera. Alors, peu importe qu’on ait pas découvert un jeu lors de sa sortie, qu’on ne soit pas dans la « hype » amplifiée de nos jours par les réseaux sociaux. Si on aime jouer, faire des découvertes, même un an voire plus après la sortie d’un titre, on peut également bénéficier des baisses de prix ou des promotions en magasin. Sans compter les rééditions des anciens titres sur les plateformes numériques, vendus à un prix plus modeste.

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Sur le plan personnel, vous savez si vous lisez ce blog, quels sont mes jeux cultes. Pourtant, pour Chrono Cross ou Xenogears, pour ne citer qu’eux je ne les ai pas eus dès leur sortie, déjà parce qu’ils n’étaient dispo qu’en import et donc plus difficiles à trouver. Ils sont venus chez moi quelques années plus tard. Pour prendre quelque chose de plus proche de nous, je n’ai pas encore joué, par exemple, à Zelda Breath of The Wild, déjà parce que je n’ai pas de Switch à l’heure actuelle. J’y jouerai surement, mais plus tard. Et peut-être que je l’apprécierai comme vous lorsque vous l’avez eu dès sa sortie.  Mais sans doute les réseaux sociaux ont-ils bouleversé un peu les choses, en permettant de publier des captures d’écrans de jeux prises directement sur les consoles. Remarquez, il est vrai que cette fonction est bien pratique. 

Ensuite, qu’est-ce qui nous empêche de faire le jeu à notre rythme si c’est du pur loisir ? Pourquoi ne pas découvrir le monde merveilleux d’Horizon, ce que cachent ses ruines, en vagabondant sans but et en s’éloignant de la quête principale juste pour la découverte ? Ben ouais, c’est ça, jouer. Et peu importe quand est-ce qu’on le termine. Pour vous dire, c’est toujours un moment que je redoute, en me disant que la belle aventure que j’ai vécue va prendre fin. Mais bon, voilà…ça permet de se dire aussi que c’était beau. Et maintenant, nombreux sont les jeux qui proposent de prolonger le plaisir après avoir complété le scénario principal…

Alors j’espère qu’en 2018, nous continuerons d’apprécier les jeux d’hier et d’aujourd’hui. Il faut juste se rappeler que ce qui plait à un joueur ou une joueuse ne plait pas forcément à l’autre. Par exemple, je n’achèterai pas Dragon Ball FighterZ, tout juste sorti, tout simplement parce que je ne suis pas attiré par l’univers de Dragon Ball. Mais de ce que j’en ai vu ça a bien l’air d’être un jeu de combat bien nerveux qui devrait ravir les fans de la licence et du genre jeu de baston. Non, pour mon premier achat de l’année, je me suis rabattu sur Monster Hunter World, avec lequel je vais découvrir la série. Et en plus, il y a plein de chats dedans.