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[Critique RPG] Shadow Hearts Covenant

En 2001, Sacnoth décide de créer un jeu qui aurait un lien avec Koudelka, un RPG horrifique sorti sur PSX en 1998. Son nom : Shadow Hearts. Le jeu passa malheureusement inaperçu, la faute à plusieurs facteurs : une sortie dans l’ombre du géant qu’était Final Fantasy X de Squaresoft,et une réalisation technique à faire peur, faute d’un budget suffisant pour mettre en place toutes les idées. Il n’en restait pas moins que le jeu présentait un certain intérêt, notamment une histoire sombre et un système de combat dynamique. Trois ans plus tard, Sacnoth, qui deviendra entretemps Nautilus, sort sa suite, intitulée Shadow Hearts Covenant. Et accrochez-vous, je vais vous expliquer pourquoi ce jeu surpasse son ainé, mais mieux encore, comment il réussit à s’imposer comme un des grands jeux de la machine.

 

La malédiction du Gui ( ATTENTION SPOILER !)

Shadow Hearts Covenant est une suite, directe cette fois-ci, et se passe un an et demi après la fin des évènements du précédent jeu. Alice est morte, décidant de se sacrifier pour permettre à Yuri de vaincre le démon invoqué par Albert Simon au Pays de Galles. Nous sommes en 1915, et la Première Guerre mondiale a éclaté. Mais le village de Domrémy, en Lorraine, refuse de tomber aux mains des Allemands. Chaque détachement se fait balayer par un démon qui protège les habitants du lieu. C’est ce qui arrive lorsque le lieutenant Karin Koenig tente de faire de même. La bataille a lieu dans l’église, et elle reste incapable de bouger. Mieux encore, le démon semble vouloir la protéger. Sur le point de sombrer dans l’inconscience, sa dernière vision et celle du démon reprenant forme humaine… Comme il ne fait pas rester sur un échec, le général Heinmann décide cette fois ci de la renvoyer au village mais avec un prêtre exorciste, Nicolaï Conrad. Ce dernier doit d’abord récupérer un objet sacré dans la tour d’Apoina au Vatican, le Gui Sacré. Une fois ceci fait, le donjon faisant surtout office de didacticiel, les deux retournent au village. Une fois dans l’église, les masques tombent : Le démon n’est autre que Yuri, le héros du premier Shadow Hearts, qui a trouvé refuge ici. Il s’avère que Nicolaï est en réalité membre d’une secte, Sapeientes Gladio, et a utilisé Karin pour parvenir à ses fins, qu’il compte bien éliminer ensuite. Mais une bataille s’ensuit, et si l’exorciste parvient à maudire Yuri, on découvre ensuite que notre « Tueur de dieu » a réussi à s’échapper du village avec Karin, Gepetto et Blanca, le loup domestique d’une petite fille, Jeanne, tuée ( du moins on suppose), par Lenny, l’homme de main de Nicolaï. Yuri, affaibli et ne pouvant plus faire appel instantanément à ses fusions, n’a qu’un but: trouver un moyen d’enlever cette malédiction. Mais il doit faire vite : Il sait que Sapientes Gladio n’a pas l’intention de le laisser vivant.

Il faut bien l’avouer : ça nous change des héros  qui ont pour mission de sauver le monde,parce que le grand méchant veut l’anéantir… Et rien que pour ça, on se dit que déjà, les petit gars de chez Nautilus se sont creusés la tête pour  tenter de nous trouver quelque chose d’original  dans un univers  crédible et réaliste, et que ça c’est déjà bien. Mais d’un côté son ainé, à défaut d’être bien réalisé, étonnait déjà par ses choix scénaristiques. La problématique était donc la suivante : si on fait une suite, comment faire pour proposer de nouveau quelque chose d’original ?

 

Une Vierge à l'enfant témoin de scènes dramatiques.

Pour ne rien vous cacher, c’est le premier jeu de la série Shadow Hearts sur lequel j’ai mis la main, le vendeur m’ayant fait remarquer que j’avais pris le dernier exemplaire du jeu, lui ne croyant pas que le jeu allait se vendre, et avouera qu’il n’en avait commandé que 4 tous en rayon…et vendus en une journée. D’un côté, chez les revendeurs, si ce n’est pas marqué « Final Fantasy » ou Square Enix, ils commandent peu d’exemplaires de RPG… Mais revenons à nos démons. J’ai mis le premier DVD tard le soir dans ma PS2. La première chose que j’ai vue, c’est une introduction qui déboite sa maman tellement la mise en scène et la musique donnent vraiment envie de jouer. J’y ai joué une heure, histoire de voir. Lorsque je suis allé me coucher, j’en avais une bonne impression. Allait-elle se confirmer par la suite ? La réponse est oui. Je me suis éclaté, du début à la fin.

Karin, se rendant compte qu'elle a été manipulée.

 

Un monde uchronique et en guerre.

Shadow Hearts Covenant, tout comme son ainé, se passe dans un monde qui ressemble au nôtre : c’est à dire que les lieux dans lesquels vous voyagerez existent vraiment pour l’immense majorité d’entre eux, notamment pour les villes, mais il servent de base pour créer une histoire qui n’a pas été celle que nous connaissons. Ceci dit la toile de fond reste le contexte géopolitique de la Première Guerre Mondiale, nous sommes en plein conflit. Mais les programmeurs n’ont pas oublié ce qui caractérise la série : un univers emprunt de mysticisme, de magie noire, de démons le tout dans un univers assez sombre.

Quel dommage que les villes ne fassent que 4 écrans de longueur...

Le jeu reste aussi linéaire que son ainé : vous choisissez les lieux sur la carte pour vous y rendre et avoir parfois droit à une avancée dans l’histoire. Inutile de dire que si un nouveau lieu se pointe, vous devrez y aller, mais il n’est pas interdit d’aller explorer de nouveau des endroits déjà apparus si vous avez manqué des trésors, par exemple. Il faut noter que les donjons sont généralement plus vastes que dans le premier SH, mais surtout, mieux construits. Le jeu est également scindé en deux parties, chacune correspond à chaque DVD, le premier se passant en Europe et le second, au Japon, même si vous pourrez revenir sur le Vieux Continent pour les quêtes annexes. Il faut le dire, cela nous change des mondes imaginés de toutes pièces qu’on trouve habituellement dans ce genre de productions.

Domrémy . Un démon se cache dans l'église...

 

Système de combat : on reprend les mêmes ?

Ce qui avait marqué les joueurs de Shadow Hearts , c’était son système de combat, dynamique grâce au système de la roue du jugement. Bonne nouvelle, ce système a été conservé ici, et même amélioré. Je me dois avant de préciser que les combats sont aléatoires bien entendu, même si la fréquence est plus élevée qu’avant, et que la transition a été changée : ce n’est plus un écran qui tourne, dont l’effet était un peu raté, mais un écran qui se brise (avec le bruit qui va bien) qui nous signales que nous entrons en combat. Rares sont les ennemis qui vous attaqueront seuls. Il seront en général aussi nombreux que votre groupe, et ils ne se laisseront pas faire. Certaines situations de combats particulières pourront survenir, comme le fait d’encercler l’ennemi, qui vous offrira un avantage, ou votre groupe qui sera à son tour encerclé.

Les boss peuvent faire très mal si vous ne prenez pas garde...

Pour ceux qui n’auraient pas suivi, je vais rappeler les bases de la roue du jugement : pour chaque action déclenchée, vous verrez apparaître un cercle avec une ou plusieurs zones colorées. Une aiguille en fera le tour dans le sens horaire et vous devrez appuyer sur la touche de validation lorsqu’elle se trouvera dans les zones colorées, faute de quoi soit vous n’attaquerez pas ou votre nombre d’attaques sera réduit. Si vous appuyez sur les bordures rouges, la frappe sera plus puissante, et si vous validez tous les coups dans ces zones, la roue sera une roue « parfaite ». Le nombre d’attaques physiques a été augmenté, et vous pouvez en choisir parmi quatre types : l’attaque standard, l’attaque puissante ( « hard hit ») , la projection (« High angle ») et l’attaque assommante ( « knock down»). Chacune de ses attaques aura plus ou moins d’efficacité sur les ennemis, mais cela ne serait rien si les programmeurs n’avaient pas eu l’idée de mettre en place un système de combo, permettant à deux, trois ou quatre personnages d’intervenir , pour peu que vous les placiez correctement en fonction des tours de jeu et appuyiez dans les temps sur le bouton demandé pour que le jeu prenne en compte, sinon, vous interromprez le combo, et pareil si vous faites la moindre erreur de roue. Ce qui est valable pour vous l’est aussi pour les ennemis. De plus, certains peuvent infliger non seulement des anomalies de statut, mais aussi, des anomalies de roue. Il faut aussi signaler que la défense combo est de deux types : vous pouvez soit rester en défense standard, soit résister. Dans le deuxième cas les dégâts seront atténués et vous ne serez pas séparé de vous partenaires,, mais en contrepartie, les SP s’envoleront…

La roue du jugement est de retour, en version améliorée.

Le principe diffère un peu pour les magies, qui ont des zones de palier vertes, qui doivent être validées pour que sort fonctionne, et bien entendu plus le sort est puissant, plus il faudra valider de zones , et je peux vous dire que les magies combo de niveau 4, réalisables par le quatrième et dernier personnage d’un combo, vont mettre vraiment vos réflexes à l’épreuve! Mais le résultat vaut clairement le coup, et les boss n’apprécieront que très modérément de telles attaques. Pour les magies, elles s’obtiennent à l’aide de symboles de démons que vous trouverez tout le long du jeu. Vous devrez ensuite les attribuer aux personnages pour pouvoir utiliser les pouvoirs. Mieux encore, vous aurez tôt dans le jeu une carte appelée « Clé de Salomon » découpée en plusieurs régions, où vous devrez placer ces symboles dans un certain ordre. Si vous placez tous les symboles d’une région aux bons endroits, les pouvoirs deviennent plus puissants. Il n’en reste pas moins que ce sera assez casse-tête, étant donné que les indices ne seront pas forcément des plus clairs…

La clé de Salomon, ou comment se prendre bien la tête...

Il faut aussi noter l’effort des programmeurs pour l’exécution des actions : les combats sont bien plus rapides qu’avant, les animations ont été retravaillées, et le temps de latence n’existe plus. Cette fois, vous n’avez vraiment pas le droit de vous endormir.

Bien entendu on retrouve les Points de vie, et les points de magie. Ceux qui voulaient que les points de santé mentale ( SP, Sanity Points) disparaissent vont être déçus : ils sont toujours là, et toujours à surveiller comme le lait sur le feu, d’autant qu’avec la multiplication des actions, ils peuvent vite diminuer. S’ils arrivent à zéro, le personnage de vient «  berserk », c’est à dire fou et incontrôlable : il fera n’importe quoi, comme frapper un allié, ou soigner l’ennemi. Heureusement les objets de « pure » sont là pour prévenir ces incidents. En fait, moins vous tardez à achever un combat, plus le jeu vous récompensera. En effet, remplir certaines conditions comme ne faire que des roues parfaites, de faire un combat en moins d’un tour ( pour les boss, cela peut aller jusqu’à 5), le jeu vous octroiera des âmes en plus ( pour Yuri) de l’argent ou un objet bonus.

Karin utilise des techniques basée sur l'Anneau du Nibelung de Wagner.

Lorsqu’un combat s’achève, c’est tout le groupe qui reçoit les points d’expérience, même les personnages qui ne sont pas dans l’équipe qui combat , mais en quantité moindre. Une bonne idée qui permet ainsi de ne pas se trainer de boulets lorsqu’on décide de les reprendre… Bien entendu, vous aurez de l’argent mais aussi des âmes, pour l’énergie spirituelle de Yuri. Un personnage tombé au combat se relèvera en fin de bataille s’il n’est pas remis sur pied dans le feu de l’action avec un talisman, mais en contrepartie, n’aura qu’un point de vie et ne récoltera aucune expérience de la joute passée.  Vos performances en combat sont résumées dans la feuille de score, accessible depuis le menu de jeu.

J’ai parlé du système de combat, mais je ne vous ai pas encore présenté le casting qui aura l’honneur de manier la roue du jugement dans ce jeu. Sachez que de 6 personnages jouables, on passe à 8 une fois l’équipe au complet.

 Yuri Bort Hyuga :

C’est le même que dans le premier épisode. Enfin, pas totalement. Maudit par le gui sacré, éprouvé par la mort de celle qu’il aimait, Yuri est devenu cynique et blasé. Bref, encore plus anti-héros qu’avant, n’hésitant pas à balancer des vannes moqueuses aux autres membres. Malgré tout, on finit par s’attacher à lui, d’autant que c’est un combattant valable en combat et se bat avec des griffes lorsqu’il n’est pas transformé.

Mais attention, il ne pourra utiliser la magie que s’il est transformé en monstre fusionnel. Pour cela, il faudra aller dans le « cimetière », aux points de sauvegarde ou sur la carte, et transférer aux différents autels de l’énergie des âmes récoltée en combat. Une fois un seuil atteint, il récupèrera la créature pour se transformer, lui conférant ainsi ses pouvoir. Yuri dispose du plus grand nombre de SP, mais  une fois transformé, ces derniers ont tendance à vite diminuer…

 

Karin Koenig :

Ancien lieutenant de l’armée allemande chargée de prendre Domrémy, elle rejoint la cause de Yuri, découvrant qu’elle avait été utilisée, mais aussi parce qu’elle est fascinée par la dualité qui l’habite, à tel point qu’elle en deviendra amoureuse. Malheureusement, cela ne sera pas réciproque. Karin est une femme déterminée : ses cheveux roux représentent son élément de prédilection, le feu, ce qui contraste grandement avec son teint de porcelaine et ses yeux bleus. Elle a également d’autres atouts physiques mais qui ne servent pas dans le jeu, cependant c’est une des plus jolies héroïnes qu’il m’ait été donné de voir dans un RPG japonais, même de nos jours.

En combat, elle se bat avec des épées, et dispose d’une bonne puissance de frappe. Ses pouvoirs spéciaux sont des chorégraphies d’escrime faites sur les partitions de l’Anneau du Nibelung de Wagner. Si vous les trouvez toutes, vous aurez droit à l’invocation surpuissante du Phénix…

 

Gepetto:

Le doyen de l’équipe : c’est un ancien marionnettiste à la retraite. Il est l’oncle d’Alice, qui était l’héroïne de l’épisode précédent. Il vit à Domrémy au début du jeu, et a un penchant pour l’alcool. Il ne se sépare jamais de sa petite Cornélia, marionnette d’une petite fille. C’est d’ailleurs son arme en combat. Il est d’ailleurs hautement recommandé de mettre une nouvelle zone de frappe dès le départ étant donné qu’il n’en possède qu’une. Ceci dit, il n’est pas très fort, ni très résistant, et il vaut mieux le spécialiser en magie. Il acquiert les sorts spéciaux grâce aux robes élémentaires que Pierre Magimel fera pour Cornélia, en échange d’une carte d’Apollon.

 

Blanca :

Le loup domestique de Jeanne, qui rejoint l’équipe. Oui, vous incarnerez un animal dans ce jeu, et comment dire, pour un loup, il se défend plutôt bien. Il se bat essentiellement avec ses griffes et ses crocs, et vous aurez certaines missions à faire avec lui seul. Il dispose d’une bonne résistance, tape bien, c’est un bon perso de complément dans un équipe. Il est doué d’intelligence et comprend les humains, même s’il ne « parle » réellement qu’avec ses congénères qu’il croisera au cours de l’aventure. En effet, il gagne ses pouvoirs psychiques en participant au « Tournoi des Loups » ( « Wolf Bout » en anglais), où il affrontera seul d’autres loups. Le fait de gagner un combat lui permettra de gagner une nouvelle compétence parmi 6, ou d’en améliorer une.

Votre loup fera des combats en solo.

 

Joachim Valentine :

Joachim n’est autre que le frère de Keith, qui était jouable dans le premier épisode. Vous le rencontrerez au Havre, où il défend les opprimés, sous le nom de Grand Papillon. Physiquement, c’est une brute. Sa force est inversement proportionnelle à son intelligence, ce qui donnera des moments d’humour, et il se bat avec des objets massifs qu’il trouvera dans le décor, comme une boîte aux lettres britannique, un thon congelé,(si,si), ou même un sous-marin ( son arme ultime)… Mais du fait de sa force colossale, il assurera le côté grosbill dans l’équipe…

Il connait le catch et ses prises seront enseignées par le Grand Gamma, son maitre, sur un ring, s’il arrive à le battre. Joachim a une autre particularité, ils e transforme selon les cycles : il peut soit devenir invisible, soit se transformer en chauve-souris dorée. Dans cette dernière forme, il frappe fort, mais peut être tué en deux coups, donc évitez de l’aligner sous cette forme contre un boss. On ne peut pas gérer les phases de transformations de Joachim, il faudra donc faire avec…

Lucia :

Vous rencontrez cette diseuse de bonne aventure à Florence. Elle se bat avec des éventails, mais n’est pas vraiment très forte. On dirait qu’elle n’a que ses atouts physiques à faire valoir, il est vrai qu’elle a un joli corps, mais semble complètement à l’ouest dans pas mal de situations, en gros elle est aussi stupide que Joachim, sans les bons côtés. A ne prendre dans une équipe que si le jeu vous y oblige. Elle dispose de deux compétences, comme le mélange d’huiles essentielles, qui apporteront un bonus de statistiques pour le combat à ses partenaires. En revanche la compétence tarot est vraiment aléatoire : soit vous tirez une carte qui avantage l’équipe, soit une qui par exemple, peut réduire vos points de magie à moitié. Essayez donc d’avoir un handicap face à certains boss…

Anastasia Romanov :

Personnage ayant vraiment existé, elle est la princesse de l’empire russe,et fille du Tsar Nicolas II ( je ne vous apprends rien). L’équipe la rencontre à Pétrograd ( aujourd’hui Saint-Petersbourg) alors qu’elle a surpris un complot visant à renverser son père. Malgré son jeune âge, c’est un personnage assez fort, qui dispose d’un appareil photo pour capter l’essence des ennemis, ce qui permet non seulement de voir les points de vie adverses, mais également d’acquérir les pouvoir de certains d’entre eux. Elle dispose de bonnes statistiques générales, n’hésitez pas à l’alterner avec Blanca.

 Kurando :

Le cousin de Yuri sera le dernier personnage à rejoindre votre équipe. Il est japonais et se bat au katana, vêtu d’un kimono de samouraï. C’est un bon personnage, qui acquiert lui aussi des fusions, souvent liées à la lune ou au soleil. Il a sa place dans une équipe, ayant des stats équivalentes à Yuri. Cependant, il possède moins de fusions et ne passe pas par son esprit pour les avoir.

Voilà pour les personnages que vous pourrez jouer. Bien entendu ce ne serait pas drôle, si en face, certains ne tentaient pas de vous barrer la route, à commencer par les membres de Sapientes Gladio :

Nicolai Conrad :

Même si vous jouez avec lui dans les premières minutes du jeu, il se révèle en réalité être un méchant. Ce prêtre exorciste est chargé de mission par ses supérieurs, et dispose d’hommes de main tels que Lenny pour arriver à ses fins. C’est lui qui maudit Yuri avec le gui.

Lenny Curtis :

Homme de main de Nicolai, ce grand costaud a une force colossale, et lancera ses troupes à la poursuite de nos héros pendant une bonne partie du premier disque. C’est lui qui a fait enlever Roger Bacon, mais son intelligence étant inverse à sa force, certaines phases de dialogues donneront de bons moments de rigolade. Ceci dit, il causera bien des soucis lorsque vous l’affronterez avec sa Main de Dieu…

 Veronica Vera :

Cette femme qui a un penchant pour le cuir et le latex sera elle aussi contre vous. J’en veux pour preuve la séance de torture qu’elle fera subir à un de vos personnages, empreinte d’une sexualité latente, et elle manie le fouet. Pour vous barrer la route, elle n’hésitera pas à invoquer de bien vilaines créatures qui feront office de boss… L’affrontement sur le toit du Palais d’Hiver mettra définitivement fin aux embêtements de cette sadique.

 

 

Gregori Raspoutine:

Autre personnage important du jeu ayant réellement existé, ce prêtre exorciste qui a réussi à séduire par ses dons l’impératrice Alexandra, car il aurait guéri le fils du Tsar, Alexei, de son hémophilie, est le véritable chef de Sapientes Gladio. Cet homme cache une âme bien noire et tente de renverser le pouvoir royal russe. Pour se rendre plus fort encore, il passé un pacte avec le démon Asmodeus, tant et si bien que Yuri ne pourra le vaincre que si lui aussi se lie avec un autre démon. L’affrontement sur le pont de Saint-Petersbourg fait surement partie des cinématiques les plus épiques dans un RPG. Mais vous devrez aller le chercher dans son palais si vous désirez vous débarrasser de lui,et le combat sera sans pitié.

 

Agent Spécial Kato:

Kato apparaît déjà dans l’épisode précédent, avec Yoshiko Kawashima, dont il était amoureux. Malheureusement celle-ci décède en cours de jeu.  Il est maintenant ambassadeur du Japon, dépendant du ministre des affaires étrangères. Il croisera Yuri tout le long du jeu, et cet homme a créé, avec l’aide du gouvernement japonais, un laboratoire clandestin, et son plus cher désir sera de ressusciter celle qu’il aimait. Il est également le chef de trois créatures appelées les singes mutants, qui sont Hien, Rayden, et Ouka, et cette dernière sera crée avec l’ADN de Yoshiko. Vous les incarnerez dans certaines phases de jeu.

Garan l’Oracle :

Il n’apparait que lorsque le jeu se déroule au Japon. Sous les ordres du ministre des affaires étrangères Ishimura, maquillé comme une Geisha, se déplaçant sur un coussin, ce qui lui vaudra une vanne de la part de Yuri, il fera tout pour barrer la route à l’équipe et n’hésitera pas, en tant que mage, à utiliser ses pouvoirs ( les MP pompés en un seul coup… le genre de fourberie que j’adore), ce qui lui permet de compenser sa frêle constitution.

 

D’autres personnages non jouables interviendront tout au long de l’histoire.

Alice Eliott :

On la voit dans les flashbacks et dans l’esprit de Yuri essentiellement, même si ce dernier voudra essayer de la ramener à la vie.

 Roger Bacon :

Ce très vieux magicien de plus de 700 ans est de retour dans cet épisode. C’est grâce à lui que l’équipe pourra aller à Petrograd, entre autres. C’est un inventeur de génie, qui semble en savoir beaucoup sur le Manuscrit de l’émigré. Il est enlevé par Lenny au début du jeu. Je suppose que c’est une référence au moine anglais qui était scientifique, philosophe et alchimiste  qui vécut entre 1214 et 1294…Dont les découvertes lui ont valu des persécutions de la part de l’Eglise. [NDJUL : vous voyez vous apprenez des choses, même en lisant une critique de jeu! ]

 Albert Simon :

l’ennemi du jeu précédent revient ici dans l’esprit de Yuri… en tant qu’allié! Albert lui expliquera alors quelle était sa véritable mission, et que maintenant, c’est à notre anti-héros de prendre le relais.

 Jeanne :

Petite fille de Domrémy ( tiens donc…), elle est présente dans l’esprit de Yuri, pour « le guider ». Elle apparaitra régulièrement, et vous posera une question assez tard dans la partie, qui déterminera la fin du jeu à laquelle vous aurez droit. Parce que oui, dans ce jeu, vous aurez également deux fins différentes…

 Pierre et Gérard Magimel :

Ces deux frères « gay friendly » seront les marchands du jeu. Vous les croiserez dans les villes, mais parfois, également dans des donjons. Pierre est couturier, et c’est à lui qu’il faudra donner les cartes d’Apollon pour les robes de Cornélia. Gérard se chargera de vous vendre des objets, armes et armures, et si vous réussissez la roue, vous octroiera une réduction, pouvant aller de 10 à 50%. Bien entendu cela dépend de votre rang et plus la réduction est importante, plus il sera difficile de l’obtenir…

 

La roue intervient aussi pour les ristournes des frères Magimel...Si vous échouez vous devrez payer plein pot...

 

Voilà pour les plus importants, mais sachez que le jeu recense tous les personnages ayant une ligne de dialogue, écrite ou parlée, dans l’option « bibliothèque », ainsi que les monstres que vous aurez rencontrés.

 

Shadow Arts

La première chose que l’on remarque lorsqu’on joue à Shadow Hearts Covenant, c’est que techniquement, il y a carrément un gouffre entre le premier et celui-ci. D’accord, question graphismes, on n’atteint pas ce qu’un Square-Enix sait faire, mais mettez les deux jeux tourner sur deux télés et comparez, ça sautera aux yeux. Les personnages sont bien mieux modélisés, les filles sont jolies, les décors ressemblent à quelque chose, les ennemis sont mieux faits, bien que certains aient un design qui pourra sembler vraiment étrange, les boss énormes la plupart du temps. Les cinématiques, à défaut d’être magnifiques côté réalisation, se rattrapent sur la mise en scène. Et là, les proportions semblent respectées. On appréciera aussi les teintes dominantes que sont le sépia, le rose/orangé, symbole d’un monde en guerre et sur le déclin. Mais l’ambiance horrifique, même si elle est moins macabre que dans le premier est toujours aussi présente. Cela donne un aspect « gothique » au jeu, et force est d’avouer que cela lui va bien. En revanche, il scintille pas mal et il y a de l’aliasing. Mais qu’importe, la différence avec son ainé est telle qu’on lui pardonnera ces défauts. On notera que les programmeurs ont opté pour une police d’écriture des messages qui passe bien mieux à l’écran et les artworks ont été mieux faits.

 

Un lieu empreint de mystère...

Au niveau des animations, le jeu est plus rapide que son ainé, les temps de latence entre les actions en combats ayant disparu, pour notre plus grand bonheur. Les scènes cinématiques ne sont pas statiques, et il faut saluer l’effort de la recherche de narration et de mise en scène. Les temps de chargement ne se sentent absolument pas, et la transition vers les combats se fait par une brisure d’écran, effet bien plus réussi que précédemment. Si on devait trouver un défaut, je dirai que les personnages un peu raides, ça fait un peu mal. Mais difficile de ne pas constater la encore de grandes améliorations.

Dans le genre bon délire , vous voyez le gros chat rose ? C'est un boss, si, si je vous assure !

 

Les musiques sont toujours faites par le duo Hirota/Kikuta, mais il ont été rejoints par Mitsuda pour certaines d’entre elles. Là encore, il y a un fossé qualitatif certain. Elles sont mieux orchestrées, plus vivantes. Certains thèmes  vraiment marquants vous resteront dans la tête après avoir éteint votre console. Cela n’empêche pas des erreurs, comme la musique des boss en Europe, trop répétitive, mais pour le reste, c’est d’excellente facture, et cela va du rock qui décrasse le tympans à des mélodies plus joyeuses ou remplies de mysticisme.  Je prendrai en exemple le thème de l’introduction, qui arrache et donne envie de jouer, ou encore celui de la carte de l’Europe ( Old smudged map), absolument divin.Les bruitages sont assez nombreux, on entend les personnages marcher, et les villes regorgent de petits bruits. Les voix du doublage US sont bonnes. Karin est doublée par Kari Wahlgren, sous le pseudo de Jennifer Jean. Et elle a su rendre son personnage authentique… D’une façon générale, les voix ajoutent un plus au caractère de chaque personnage.

 

La belle ( Karin) et le vieux schnock ( Roger Bacon)

La jouabilité est excellente : le système de combat innovant oblige le joueur à rester vigilant et à faire les bons choix, car il est exigeant, notamment si vous voulez le maitriser à la perfection et ne rater aucune roue. Il n’a pas à rougir par rapport à d’autres de son époque, bien au contraire, même! Le menu de jeu est archi-complet, et compte notamment une feuille de score, que j’ai déjà évoquée plus haut, selon vos performances, mais sachez toutefois que vous ne pourrez aucunement atteindre le rang 1 en une seule partie. De plus, le jeu compte un bibliothèque qui recense tous les monstres, personnages dans votre équipe et PNJ que vous avez rencontrés. Un détail, certes, mais les grands jeux se reconnaissent aux petits détails…

Attention toutefois: le jeu est incompatible avec la PS3 ( pour celles qui ont la rétro-compatibilité), et posera souvent des problèmes de jouabilité lors de vos déplacements…Oui, je sais, c’est dommage, mais je n’y peux rien…

La carte de l'Europe. les lieux se dévoilent au fur et à mesure de la progression dans l'histoire.

 

La durée de vie explose largement celle de son ainé. Déjà, le jeu tient sur 2 DVD, ce qui garantit une durée de vie énorme, c’est d’ailleurs l’un des rares RPG tenant sur plusieurs DVD de la console, et comptez 45 à 50 heures pour pouvoir le terminer, ajoutez-en 10 à 15 de plus si vous voulez faire toutes les quêtes annexes pour retourner le jeu. Je l’ai terminé en 68 heures en prenant le temps de tout voir. De plus le jeu comporte un mode New Game+ une fois l’aventure terminée, ce qui permet non seulement de débloquer un mode théâtre pour revoir les différentes scènes cinématiques, mais aussi de conserver certains acquis, comme les fusions, ou les magies. Un regret toutefois : le jeu est assez linéaire et pas vraiment difficile dans sa quête principale. Et tout comme son ainé, je me dois de dire que le jeu comporte deux fins différentes.

Le menu de jeu vous permettra de voir les personnages sous toutes les coutures.

 

Au niveau du scénario, il faut bien le dire, les concepteurs se sont fait plaisir : partir d’un contexte historique pour faire une histoire fictive, on savait déjà que le premier Shadow Hearts était basé sur le même critère, mais ici, c’est encore plus poussé. C’est bien écrit, c’est bourré de références historiques et d’évènements s’étant rééllement passés, et les deux DVD ne sont pas là pour rien. On voit en effet une véritable demi-fin à la fin du premier, à tel point qu’on prend un nouveau départ lorsqu’on lance le second. Ceci dit, l’objet central du jeu reste, comme Koudelka et le premier Shadow Hearts, le fameux Manuscrit de l’émigré, et ses pouvoirs supposés. On voit bien que les concepteurs connaissaient non seulement l’histoire du Japon, mais aussi l’histoire de l’Europe et de la Russie pour le contexte, et ajoutez à cela de la démonologie et de la mythologie, et vous avez tous les ingrédients  pour créer une histoire qui réussit vraiment à faire passer des émotions chez celui qui joue. Oui, Shadow Hearts Covenant réussit ce tour de force, et moi, je reste admiratif devant tant de virtuosité. Il faut aussi saluer l’effort d’avoir enfin une version française compréhensible et bien écrite, bien qu’un peu sous-traduite.

Les rencontres avec l'Esprit de la roue, pour avoir des bonus pour améliorer les anneaux, donnent lieu à des scènes humoristiques.

 

Shadow Hearts Covenant est plus qu’une suite réussie : il transcende littéralement son ainé, mais pas seulement : il s’impose comme l’un des RPG majeurs de la PS2. Disposant enfin d’un vrai budget, Nautilus en a profité pour peaufiner non seulement l’aspect artistique et technique, mais aussi le système de combat, qui devient vraiment jouissif. Ajoutez à cela une histoire extraordinaire et des personnages forts, le tout marquant la fin d’un cycle,et vous obtenez une pièce de choix, qui malheureusement ne s’est pas vendue, éclipsée qu’elle a été par d’autres bénéficiant d’une plus grande force de communication, à tel point que le troisième Shadow Hearts sortira avec les textes uniquement en anglais. Mais je ne saurais que trop vous conseiller (euphémisme) de le prendre, si vous le voyez en occasion à pas cher… Votre bonne vieille PS2 vous remerciera !

Julius

Joachim, Anastasia, Karin. Trois personnages de trois nationalités différentes.

Coeur Battant :

Une histoire passionnante et uchronique

L’humour

L’ambiance

Le système de combat amélioré

La durée de vie, énorme

Les musiques

Réussi sur le plan artistique

 

Infarctus du Myocarde:

Les villes de taille réduite

Certains personnages

Ne passe pas sur PS3 (problèmes de jouabilité).

 

 

Shadow Hearts Covenant

Éditeur : Midway

Développeur : Nautilus

Genre : JRPG Gothique

Sortie : 11 mars 2005 (Europe)

Monnaie : Cash

Système de combat : aléatoire

Transition : brisure d’écran

Langues des textes : français, anglais, allemand

Voix : anglaises

Sauvegardes: 61 kb par fichier

1 joueur

8 personnages

2DVD

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[Critique film] Avengers

Avengers, c’est un melting-pot des super-héros de chez Marvel. En gros, du comics porté à l’écran ! Cela aurait pu donner un  pur navet abrutissant juste bon à amuser un public pas exigeant. Ce n’est heureusement pas le cas et Josh Wehdon nous sert vraiment un très bon film. Cette réunion de super-héros ne sera pas de tout repos : en effet, si Nick Fury du S.H.I.E.L.D., une organisation non officielle qui préserve la paix mondiale, les a fait venir ( ou pas), c’est parce que Loki, le frère de Thor ( qui a eu droit à son film fait par Kenneth Brannagh), a volé le Tesseract, un cube d’énergie puissante et infinie, afin d’ouvrir un portail dimensionnel et de provoquer une guerre avec la race humaine. Le film n’est toutefois pas sans défauts :  Il est un peu long à se mettre en place et ne décolle vraiment qu’avec l’arrivée de Thor . ensuite, étant d’une durée de presque 2h30, j’ai trouvé que la bataille finale, si elle réunit tous les talents de nos héros pour  tenter de repousser la menace sur New York, s’éternisait un brin.  Ensuite,  je regrette qu’il fasse la part un peu trop belle à Tony Stark : c’est lui qui dispose de plus de scènes  » individuelles » et la plupart des vannes drôles du film, c’est lui qui les dit.  Mais ce n’est pas grave, une fois qu’il a trouvé  son rythme, le film enchaine sans temps morts entre les différents rôles, assurant une narration efficace.D’autant que le scénario, bien qu’assez léger au final,  développe de très bonnes idées, et les scènes de combats sont là pour rappeler qu‘Avengers est un film d’action. Les acteurs campent leur rôle à la perfection et Samuel L. Jackson impressionnant en chef borgne… Bref, l’adjectif  » grand spectacle  » colle à la perfection pour ce film, et c’est bien ce qu’on lui demande.

Julius

 

Avengers

Réalisé par : Josh Weldon

Avec : Robert Downey Jr., Scarlett Johansson Samuel L. Jackson, Chris Evans…

Genre : aventure/action

Durée : 2h22

En salles depuis le 25 avril 2012

 

 

[Brief-Ring #4] WWE Extreme Rules 2012

Wrestlemania fait maintenant partie de l’Histoire et beaucoup de choses ont changé à la WWE depuis. Brock Lesnar est revenu, A-Train aussi (sous le nom de Lord Tensai), on a ressorti Paul Bearer du frigo (avant de l’y remettre aussitôt) et Daniel Bryan est devenu une des attractions principales de Smackdown.

Mais WWE Extreme Rules pointe son nez et 7 matchs nous sont proposés, je vous propose donc de les regarder de plus près :

United States Championship Match

Santino Marella (c) vs. The Miz

Que dire de ce match ? Bah juste que Santino est le champion en titre et que The Miz le défiera lors du pré-show d’Extreme Rules. D’ailleurs, pour les couche-tards, le match sera disponible gratuitement soit sur YouTube, soit sur le site de la WWE (vérifiez selon votre pays de connexion)

Mon pronostic : Marella bénéficie d’une bonne dynamique, et je vois mal The Miz avec une ceinture en ce moment. Donc mon suffrage ira à Santino.

Vainqueur : Santino Marella

Intercontinental Championship Match

 Big Show (c) vs. Cody Rhodes

Si vous vous rappelez de l’avant-Wrestlemania, Cody Rhodes avait tenté de prendre le dessus sur l’Athlète le plus large au monde en attaquant sur le terrain psychologique, sans succès. Cependant, comme un retour de karma, le Big Show s’est vengé ces derniers jours, d’abord en remontrant les images du W.M.D. qu’il avait porté à Wrestlemania sur le jeune catcheur pour remporter la victoire, puis en ressortant les vidéos quelque peu « embarrassantes » que Rhodes avait fait lors de sa période « Dashing », vidéo qui fut même assortie d’une petite danse du paternel du Beautiful Disaster, le Hall of Famer de la WWE, « The American Dream » Dusty Rhodes. De plus, la superstar de deuxième génération enchaîne les défaites depuis Wrestlemania.

Mon pronostic : Franchement, je ne vois pas comment Cody Rhodes pourrait renverser la vapeur sur Extreme Rules, surtout qu’apparemment, le match sera un match simple, ce qui est à peu près la pire configuration qui pouvait se présenter pour l’ancien champion car les stipulations qui suppriment les disqualifications favorisent les catcheurs désavantagés en taille. Donc pour moi, c’est le Grand Spectacle qui repartira de Chicago avec la ceinture

Vainqueur : Big Show

Divas Championship Match

 Nikki Bella (c) vs. Beth Phoenix

Match de dernière minute pour le titre des Divas. Le fait que Nikki Bella soit marquée en tant que championne et non Beth Phoenix est du au fait que lors du dernier Raw, Phoenix et Nikki Bella s’affrontèrent pour le titre. Au cours du match, la championne se blessa à la cheville, la jumelle Bella en tira profit et captura le titre. La Glamazon demanda une revanche pour Extreme Rules et, à la surprise générale, fut déclarée apte à se battre Dimanche.

Mon pronostic : Le pronostic me semble facile à faire. En effet, normalement, une ombre devrait revenir planer sous peu sur la division des Divas. Une ombre qui a un compte à régler avec les sœurs Bella, je veux bien sur parler de Kharma. Donc une rivalité de retour pour le titre, ça serait alléchant. Donc je vois bien la moitié de la fratrie Bella l’emporter à Chicago, d’autant plus que la Glamazon est encore « blessée »…

Vainqueur : Nikki Bella

Falls Count Anywhere Match

 Randy Orton vs. Kane

Les amabilités ont continué entre les deux hommes. Cette fois-ci, la rivalité a glissé sur le terrain familial. En effet, lors du Smackdown spécial légendes, le Big Red Monster s’est attaqué au père de Randy Orton, le Hall of Famer de la WWE, « Cowboy » Bob Orton Jr. Quelques semaines plus tard, ce fut au tour de l’Apex Predator de rendre la pareille. En effet, pour l’occasion, la WWE a ressorti Paul Bearer du frigo… pour que Randy Orton puisse l’y remettre dans la foulée, littéralement j’entends.

Mon pronostic : Une sacrée Brawl en perspective. Mais il serait vraiment temps qu’Orton reprenne la route vers le titre. Donc je pronostique une victoire d’Orton.

Vainqueur : Randy Orton

2-out-of-3-falls Match

World Heavyweight Championship

Sheamus (c) vs. Daniel Bryan

Depuis Wrestlemania, les choses ont énormément évolué. D’abord pour Daniel Bryan, sa défaite éclair à Miami a visiblement lancé un élan de sympathie pour l’ancien roi des fédérations indépendantes. Les chants « Yes ! Yes ! Yes ! » se sont multipliés à travers les USA, à tel point qu’un T-Shirt reprenant ce chant a été commercialisé par la WWE. Mais les choses ont aussi évolué sentimentalement pour l’ancien champion. Il a en effet rendu AJ directement responsable de sa défaite, ce qui a conduit ce dernier à rompre sa relation avec elle. Il a même tenu des mots très durs à son sujet, n’hésitant pas à souhaiter à ce qu’elle ne vienne jamais au monde.

Les choses aussi ont beaucoup évolué pour Sheamus. Si l’Irlandais poursuit sans relâche sa dynamique de victoires, il en va autrement pour ses relations avec ses supérieurs. Lors du Smackdown post-Wrestlemania, Sheamus avait perdu son match par disqualification (injuste, pour préciser) contre Alberto Del Rio. Cette décision de l’arbitre ne plut pas du tout au Champion en titre, qui envoya son pied dans la tête de l’arbitre. La réaction de l’actuel Grand Manitou de la fédération ne se fit pas attendre puisque maintenant, toute action de Grand Rouquin Blanc contre un officiel de la WWE se traduirait par son renvoi (en plus de l’amende de 500000$ qu’il dut payer).

Mon pronostic : Il est évident que le favori du match, c’est Sheamus. L’actuel champion est sur une lancée impressionnante et sa victoire-éclair à Wrestlemania contre son challenger actuel ne peut qu’accentuer son ascendant psychologique. Cependant, il s’agit d’un match au meilleur des 3 tombés, ce qui pourrait avantager Bryan qui pourrait adapter sa stratégie selon le déroulement du match afin de le faire tourner à son avantage, notamment en jouant sur le corps arbitral. Cependant, je pense que Sheamus partira de Chicago en champion.

Vainqueur : Sheamus

Chicago Street Fight Match

WWE Championship

 CM Punk (c) vs. Chris Jericho

La rivalité entre CM Punk et Chris Jericho a continué sur la même lancée qu’avant Wrestlemania. Jericho a ainsi continué à appuyer sur les tendances « déviantes » de sa famille, affirmant que le même destin attend Punk. Ainsi, lors du Raw d’après Wrestlemania, Punk eut ainsi droit à une douche de Whisky (et au cadavre de la bouteille sur la tête), l’enjoignant à céder à la tentation. La semaine suivante, c’est à une douche de bière auquel eut droit Punk, après avoir été étalé au sol par Mark Henry. Lors du Raw qui se tint en Angleterre, Jericho lança la rumeur selon laquelle le champion en titre soit allé faire un tour dans un Pub local (avec donc les choses que cela implique). Cet angle d’attaque connut son apothéose lors du dernier Raw car, non content d’offrir à la Superstar Straight-Edge une corbeille remplie d’alcools en tout genres, Jericho fit passer à Punk le test d’ébriété que l’on fait passer aux Etats-Unis aux personnes soupçonnées d’avoir abusé de l’alcool (test certes moins fiable mais au combien plus théâtral que le bon vieil éthylo-test que nous connaissons), avec la possibilité de retirer le titre au champion actuel s’il venait à échouer. Au départ, on ne peut pas dire que Punk fut brillant lors de ce test. Mais quelques secondes avant de devoir rendre officiellement son titre, CM Punk refit le test, en le réussissant avec brio cette fois, avant d’envoyer son micro dans la face de Jericho.

Mon pronostic : Je dois l’avouer, j’ai eu beaucoup de mal à me décider à trouver un vainqueur pour le match. Cependant, cela fait quand même plus de 6 mois que Punk détient la ceinture, je pense que la ceinture changera de mains lors d’Extreme Rules après, j’imagine d’un coup bien pendable de Jericho

Vainqueur : Chris Jericho

Extreme Rules Match

 Brock Lesnar vs. John Cena

 

Ce fut la grande nouvelle de l’après-Wrestlemania, le retour du fils prodigue. Je veux bien sur parler du retour de l’ancien Champion WWE et ancien Champion UFC Poids Lourds, j’ai nommé Brock Lesnar. Celui qui quitta de manière inattendue la fédération il y a maintenant 8 ans est donc revenu sur le théâtre de ses premiers exploits. Mais il ne s’agit point d’un retour dicté par le cœur, il s’agit bel et bien d’un retour dicté par le portefeuille. Lesnar n’en fait pas mystère, il n’est pas de retour pour le catch, il n’est pas de retour pour les fans, il est juste de retour pour l’argent, pour botter des fesses et reprendre la place qui lui semble du, c’est-à-dire la place de leader de la fédération. John Laurinaitis, l’actuel Grand Manitou de la fédération souhaite d’ailleurs en faire sa tête d’affiche, n’hésitant pas à céder a ses caprices, comme rennomer le show en y ajoutant la mention « starring Brock Lesnar ».

Du côté de John Cena, rien ne va plus. Après avoir perdu à Wrestlemania contre le Courant d’Air le plus électrisant du Catch (The Rock pour ceux qui n’auraient toujours pas compris), Cena refuse toujours de céder au côté obscur de la Force, restant toujours fidèle à sa gimmick. Pourtant, de plus en plus de gens souhaitent le voir fendre l’armure et redevenir celui qui sut conquérir la gloire au fil des années. Le dernier en date à avoir lancé cet appel ne fut nul autre qu’Edge, le Hall of Famer de la WWE qui dut mettre un terme à sa carrière il y a 1 an presque jour pour jour. La Rated-R Superstar, dans un speech enflammé, enjoignit Cena de redevenir celui qui fut si féroce lors de leur légendaire rivalité, celui qui l’avait balancé dans la baie de Long Island lors d’un Raw en 2006, celui qui l’avait balancé du haut d’une échelle lors d’Unforgiven la même année. Bref, il lui demanda de se réveiller, sans succès. L’abattement de Cena semble tel qu’il a baissé les yeux face à Lesnar lors de la signature de contrat.

Mon pronostic : Franchement, vu comment le match est vissé, il me semblerait fort étonnant de voir Cena gagner. En effet, si Lesnar est revenu, ce n’est sûrement pas pour jouer les faire-valoir. Puis, la cocotte Cena doit encore monter en pression afin d’exploser (je rêve sûrement éveillé, mais bon…) et d’enfin repartir sur de nouvelles bases.

Vainqueur : Brock Lesnar

Nous arrivons donc au terme de ce Brief-Ring, nous nous retrouverons la semaine prochaine pour le Catch & Conséquences qui repassera en revue Extreme Rules.

C2J

Photos : Copyright © wwe.com

[Critique RPG] Shadow Hearts

Au début de la PlayStation 2, nombreux furent les éditeurs qui voulaient éditer leurs RPG dessus. Et on le sait maintenant, des RPG, la console en a eu des tonnes. Mais il n’était pas facile de rivaliser avec Squaresoft et Enix ( voire l’entité fusionnée), et la plupart du temps, les premiers RPG n’offraient qu’un intérêt minime, avec des systèmes de jeu perfectibles, et une réalisation indigne du support sur lequel ils tournaient. On peut citer entre autres Evergrace 2, Orphan, Eternal Ring, Ephemeral Fantasia voire Legend of Alon D’ar ( non mais pour celui-ci rien que le nom aurait dû nous mettre la puce à l’oreille), et en 2002, voilà que les créateurs de Koudelka veulent remettre le couvert au milieu de cette marée de médiocrité.

Koudelka avait laissé des impressions mitigées. Pas mauvais, proposant une bonne histoire et des synthèses de toute beauté, tenant sur 4 CD, il aurait pu être excellent si le système de combat n’avait pas été aussi lent et rébarbatif.

Cette fois, on est sur PlayStation 2 et Sacnoth se dit qu’il serait bon de remettre le couvert avec une nouvelle licence : Shadow Hearts.

 Dire que Shadow Hearts est une nouvelle licence n’est pas tout à fait vrai: le jeu a un lien avec Koudelka. Vous dire lequel serait faire un énomre spoiler.  Dans ce jeu, vous n’êtes pas dans un monde créé de toutes pièces, mais en 1913, dans un monde uchronique, c’est à dire qu’il ressemble fortement au nôtre, mais les scénaristes ont pris des libertés avec l’histoire réélle.

Lorsque le jeu commence, Alice Eliott, qui a assisté impuissante au meurtre de son père, évêque anglican, par un homme portant un chapeau haut-de-forme,est enlevée par l’armée japonaise et emmenée en Mandchourie, une région de la Chine alors occupée. Dans le transsibérien, l’homme réussit à la retrouver, mais au moment où il allait s’emparer d’elle, un jeune homme vient s’interposer, l’empêchant ainsi de le faire. Le nouveau-venu s’empare d’Alice et une fois hors du train, lui explique qu’il a entendu une voix qui l’a poussé à la sauver et qu’il doit maintenant la protéger. C’est le début d’un périple entre la Chine occupée et l’Europe sur le point de basculer dans la Première Guerre Mondiale, pour trouver en quoi Alice est si importante aux yeux de certains…

 Le jeu, qui se déroule dans une réalité alternative, a un déroulement linéaire, et on choisit les lieux permettant de poursuivre l’histoire sur une carte. Le jeu se décompose en deux parties : une en Asie, et la seconde en Europe. Il aurait pu n’être qu’un RPG parmi tant d’autres si l’ambiance générale qui baigne le jeu n’était pas sombre et gothique. L’histoire fera souvent référence aux démons, et vous explorerez des endroits vraiment bizarres, que H.P. Lovecraft n’aurait pas renié. Les petites mignonnes créatures ne le resteront hélas pas bien longtemps, le jeu fait dans le gore et le mystique, et il faut avouer que cela va bien avec la réalisation technique ( j’y reviendrai)…

La roue tourne

Ceci dit cela n’aurait pas suffit à en faire un bon jeu. Le jeu a un système avec des batailles aléatoires. Conscient que Koudelka pêchait par son système de combat, Sacnoth a revu sa copie et inaugure plusieurs paramètres, le plus important d’entre eux étant la roue du jugement. Dès que vous prenez une décision d’attaquer ou de lancer une magie ou d’utiliser un objet, une roue avec plusieurs zones apparaît, et une aiguille commence à en faire le tour dans le sens des aiguilles d’une montre. Vous devrez appuyer dans les zones colorées pour valider les actions, si vous manquez votre coup, la roue disparaît et soit vous n’attaquerez pas, soit vous ne ferez qu’un nombre réduit d’attaques. Les zones de frappe sont assez large, en revanche les bordures représentent une frappe critique, et sont plus ardues à atteindre à cause de leur petite taille. Cependant si vous les atteignez toutes, vous ferez non seulement plus mal à l’ennemi, mais aussi une roue parfaite. Pour les magies, toutes les zones doivent être validées pour que la magie soit effective. On retrouve également la roue dans les mini-jeux ou même pour obtenir une ristourne sur les objets achetés. Un bon système qui permet d’éviter de jouer de façon mécanique, mieux encore, il mettra vos réflexes à rude épreuve!

Bien entendu, dans les paramètres, vous avez à surveiller vos HP et MP comme dans tout bon RPG japonais qui se respecte. Sauf que les programmeurs ont aussi inclus une jauge de Sanity Points, ou Points de Santé Mentale, qui diminuera à chaque action que vous entreprenez,et si elle arrive à zéro, votre personnage deviendra complètement fou et fera n’importe quoi, comme frapper ses équipiers ou guérir un boss, et vous ne pourrez plus le contrôler. Heureusement, les objets de «  pure » permettent d’éviter les ennuis. Vous en aurez surtout besoin face aux boss… Ce qui implique donc de ne pas faire trop trainer les combats, et donc de frapper vite et bien.

 

La roue du jugement, une des meilleures trouvailles du jeu...voire du monde du RPG.

Mais je ne vous ai pas encore présenté les 6 personnages qui composeront votre équipe, à commencer par le rôle principal, qui répond au nom de Yuri Bort Hyuga. Ne vous plaignez pas, il vaut mieux remercier le traducteur pour l’occident parce que son nom japonais est tout simplement imbitable, accrochez vous : Il s’appelait Urmnaf. Né d’un père japonais et d’une mère russe, Yuri n’est pas le héros cliché qu’on trouve dans beaucoup de RPG. Il en serait même tout le contraire! Il est souvent grossier, n’a aucune tenue, et semble mal accepter ses pouvoirs. C’est une voix qui lui parlait dans sa tête qui lui a dit de sauver Alice des griffes d’Albert Simon.

En combat, Yuri tire toute sa force et ses compétences en se transformant en monstres fusionnels. Son esprit est habité par un cimetière que vous devrez visiter souvent pour éviter d’affronter l’être qu’il craint le plus au monde. En effet, Yuri possède un talisman qui se remplit de la malveillance ( « malice » en anglais) laissée par les monstres. Si la couleur du talisman est bleu foncé, c’est qu’elle est au minimum. Si vous la laissez virer au rouge foncé, le combat se déclenche, et il est très difficile (cela m’est arrivé…) Pour éviter cela , vous devrez aller dans le cimetière,et demander aux 4 masques gardiens d’affronter un monstre, qui variera en fonction de la malveillance accumulée. Cela purifiera le talisman qui repartira alors de zéro. Bien entendu, ce sont les boss qui donneront le plus de malveillance… Le cimetière permet aussi d’alimenter les monstres fusionnels en énergie d’âmes, ce qui permet de débloquer d’autres pouvoirs.

Vous ne connaitrez l'identité de Yuri qu'après le passage du train, là où débute le jeu.

Ensuite, dans le rôle de la jouvencelle en détresse, nous avons Alice Eliott. Elle s’attachera peu à peu à Yuri au fil de l’aventure. En combat, elle a une frappe assez minable et se bat avec des livres, mais elle est la meilleure guérisseuse du jeu, ce qui fait que le rôle de mage blanc lui va comme un gant… Malgré leurs caractères opposés, le couple se formera peu à peu,et Yuri changera progressivement d’attitude en cours de partie. Le tout s’intègre très bien à l’histoire.

ZhuZhen Liu tient le rôle du personnage âgé mais doué en magie. Plus de 15 ans avant le début du jeu, il aida le père de Yuri à combattre la menace que représentait Dehuai. Il se bat avec une baguette magique, et en tant que mage, ses stats et sa puissance de frappe sont faibles, mais son habileté Yin-Yang lui permet à la fois d’utiliser des sorts pour soigner les alliés ou de magie noire à destination des ennemis.

Margarete Gertrude Zelle est la deuxième femme du jeu, et possède de bonnes statistiques générales. C’est une espionne connue sous le nom de Malkovich que Yuri et Alice rencontrent à Fengtian. Elle se bat avec des armes à feu, mais le plus loufoque, c’est sa capacité spéciale : elle appelle depuis sont téléphone cellulaire ( nous sommes en 1913, je vous le rappelle), pour se faire livrer des explosifs ou autres choses charmantes qui feront de gros dégâts aux ennemis.

Keith Valentine : C’est un vampire âgé de plus de 400 ans, et est le premier de la lignée des Valentine à apparaître dans la saga, on trouvera son frangin dans le Covenant et sa sœur dans le FTNW. Il vit dans le château bleu. Sa commande spéciale lui permet de faire des dégâts aux ennemis pour se soigner. Il se bat avec des épées, et fait de beaux dégats.

Halley Branket : Vous révéler son passé serait spoiler un point capital du scénario. Yuri et Alice l’aident à l’orphelinat de Londres. Il est doué de capacités extra-sensorielles et à du mal à maitriser son pouvoir. Il se bat avec des lance-pierres.

Si ces noms ne vous conviennent pas, vous pouvez toujours les modifier.

Voilà pour les personnages que vous aurez dans votre équipe. En face quelques uns vont tenter de vous barrer la route, à commencer par Albert Simon, un gentleman anglais qui tentera d’enlever Alice à plusieurs reprises, et il sera votre principal opposant. Doué de pouvoirs surnaturels, il se fait passer au début du jeu pour son mentor, Roger Bacon.

Le sorcier Dehuai, qui fut vaincu par le père de Yuri, réapparaitra à Shangai pour tenter de mettre à éxécution le rituel d’invocation d’un dieu dans le but de détruire le Japon. Vous affronterez également Wugui, son serviteur.

 D’autres personnages font leur réapparition, comme Roger Bacon qui aidait déjà Koudelka dans le jeu du même nom, par exemple.

Les artworks des personnages sont plutôt jolis.

Réalisation : on fait dans l’horreur totale?

Niveau graphismes, le jeu est techniquement comme son ambiance, c’est à dire à faire peur. C’est laid, les personnages sont ratés sauf dans les artworks, les décors de combats sont basiques, les monstres ne ressemblent souvent pas à grand chose, et le respect des proportions laisse parfois à désirer, d’un côté le jeu mise sur l’horreur, mais là, ça me fait carrément penser à un jeu PSX qu’on aurait ensuite porté à la hâte sur PS2. Les cinématiques s’en sortent mieux, même si ce n’est pas non plus extraordinaire en terme de réalisation. Je n’aime pas la police d’écriture des messages, et tant que j’y suis je vous dirais ceci: Fuyez la version française. Mettez le jeu en anglais, tant la VF est mal foutue et souvent incompréhensible.

Les musiques, en revanche sont bien faites. Le duo Hirota/Mitsuda a assuré pour faire de ce jeu une bande-son qui colle bien à l’ambiance glauque qui y règne. Cependant je n’ai pas forcément trouvé que les thèmes étaient vraiment marquants… Il y a assez peu de bruitages, et les voix s’entendent en combat et dans les cinématiques.

 La jouabilité est bonne : outre le système de combat qui regorge de bonnes idées, se déplacer, valider des choix ne posera aucun problème.

 La durée de vie n’est pas énorme pour un jeu du genre : comptez 20à 25 heures pour boucler le jeu,étant donné qu’on a pas besoin de faire du level-up pour avancer correctement, mais attention, il comporte deux fins différentes, une «  bonne », et une «  mauvaise ». Seule la suite qui sortira plus de trois ans plus tard nous révèlera laquelle était la fin « canonique » du jeu. Néanmoins, il est intéressant de découvrir ce qu’il se passe dans chacune d’elles.

Première rencontre entre Yuri et Alice.

L’histoire est un des points forts du jeu. En misant sur un anti-héros à moitié fou, ce qui n’était pas courant à l’époque, des personnages forts et un casting un brin loufoque,avec une ambiance à l’opposé de ce que pouvait être à la même période un Final Fantasy X, dans une réalité alternée, l’équipe de Sacnoth a fait les bons choix, et prouve qu’on peut compenser le manque de moyens par la créativité. Ce RPG horrifique versera dans la démonologie, le macabre et le sanglant, symbole d’un monde s’apprêtant à basculer dans un conflit mondial. Comme je l’ai dit, si vous voulez comprendre un tant soit peu l’histoire, mettez le jeu en anglais. Le jeu alternera un humour plutôt bien trouvé et dialogues avec des thèmes autrement plus sérieux,de plus les rebondissements ne manquent pas.

Yuri semble bien déterminé à affronter Dehuai.

Shadow Hearts se démarque de la concurrence de l’époque par ses choix créatifs. Le scénario est bon, tout comme le système de combat qui est bourré de bonnes idées et évite de nous faire jouer comme des machines. Il pêche par une réalisation à la ramasse, notamment au niveau des graphismes,mais l’ambiance sombre et crépusculaire est bien là. Toutefois, le manque de budget se fait tout de même sentir. En 2002, il offrait une bonne alternative au géant de Squaresoft, je veux bien sur parler de Final Fantasy X. Ce que nous étions loin de nous douter, et même si celui-ci n’a ( à tort ?) pas marqué les esprits des joueurs, c’est que Sacnoth, qui changera de nom entretemps, se donnera les moyens pour créer un des RPG les plus travaillés et aboutis de la console, Shadow Hearts Covenant, qui sortira trois ans plus tard, et étant la suite directe de celui-ci. Mais je vous en reparlerai sou peu.

 Julius

Cœur Battant :

L’histoire, sombre et macabre

La roue du jugement

Bonnes musiques

Deux fins

 

Crise cardiaque :

Techniquement à la ramasse

Version Française incompréhensible

 

Shadow Hearts

Développeur : Sacnoth

Éditeur : Midway

Genre : RPG horrifique

Date de sortie : 3 mai 2002 ( Europe)

1 joueur

1DVD

 

Guns of the Kikoolols, épisode 10

Journaleux recherche…

Un Guns of… un peu spécial aujourd’hui, consacré à… Nos amis les journalistes. Enfin, pas tous. Et quand je dis « amis » c’est bien entendu ironique. Vous savez tous que sur les grandes chaines nationales, il existe pléthore de magazines dits d’investigation, c’est même  grâce à eux qu’a été inventé le concept du « Journalisme Total » cher à  Bernard de la Villardière. Vous savez aussi que ce qui fait le fond de commerce de la plupart d’entre eux, c’est au choix : la prostitution, les délinquants, la police, les militaires, les pompiers, ou dans le cas de Confessions Intimes les sujets sur les passions des gens que le conjoint ne supporte pas et donc ça créé des conflits, et s’ils sont dans la région Nord-Pas de calais, c’est encore mieux, on pourra comme ça leur coller tous les clichés existants sur eux… Enfin bon c’est l’une des pires émissions du PAF, je ne  vais  vais pas m’attarder sur un cadavre.

Et quand nos amis les « journalistes »  (si, si , guillemets obligatoires), n’ont pas d’idées, et qu’ils ne peuvent utiliser des marronniers comme les vacances, la rentrée et la contrefaçon et les douanes, parce que ce n’est pas la bonne période, il faut qu’il se creusent un peu plus la tête… Et généralement le premier sujet qui vient, c’est de faire un reportage sur les gens qui jouent aux jeux vidéo, ou vont sur Internet, ou sur ce type de population qu’on appelle les Geeks,  ben voyons  après tout, c’est tellement facile, notamment s’ils habitent en Nord-Pas de Calais  avec l’accent qui va bien… Je suis méchant, certes, mais c’est pour souligner qu’en général, un tel type de reportage, ce n’est pas pour en dire du bien.

Parce que c’est bien connu, les gens qui vont sur Internet, qui jouent à Call of Duty  ( les « journalistes » ne connaissent que ça, pour eux cette licence représente tout le monde du jeu vidéo),  ou sont passionnés  par les comics ou les mangas, ils ne sont pas comme tout le monde, ils ne sortent jamais n’ont pas de boulot et n’ont que ça à faire… Pire encore ils sont « cyberdépendants », c’est à dire qu’ils sont tellement accros qu’ils n’en décrochent plus… Il suffit juste de dire qu’on joue à un MMO  pour avoir les caméra se ramener et faire un reportage sur vous avant même que vous ne vous en rendiez compte.

Parce que si le « Meuporg » de Nathanaël de Rinquesen prête plus à rire par ignorance, certains reportages me restent en travers de la gorge, notamment celui d’Envoyé Spécial sur les « adulescents ». Rien de tel qu’un mot inventé de toutes pièces pour stigmatiser une partie  de la culture et les gens qui aiment , au travers d’un reportage orienté.

Que penser récemment de M6 s’invitant  chez MO5, une association sur le rétrogaming ? Les images n’ont pas encore été diffusées… Peut-être pour faire en sorte d’un reportage nettement orienté, j’imagine déjà l’introduction  dans un des magazines de la chaine :

 » Maintenant, la rédaction  66 minutes  s’est penchée sur un phénomène qui fait de plus en plus d’adeptes, le rétrogaming. Ce sont des passionnés de jeux vidéo, plus précisément d’anciens jeux vidéos. Qui sont les retrogamers ?  Refus de grandir ou simple nostalgie ? réponse avec ce reportage tourné dans les locaux de l’association MO5 ! »

Déjà, rien que ça, ça devrait éveiller la vigilance.   Mais maintenant on arrive à faire pire. Les journalistes en formation dans les écoles ne se cachent même plus. En effet, que penser d’une annonce sur le forum de la chaine Nolife, où une apprentie journaliste cherche clairement un « cyberdépendant »   » qui a laissé sa vie virtuelle prendre le dessus  sur sa vie réelle », et bien entendu,  » qui habite dans le Nord-Pas de Calais ».  Toutefois, la « journaliste » étant à l’école des journalistes de Lille ça peut se comprendre… Ou pas.

Ce n’est pas la première annonce de ce genre sur le forum et pour cause : un forum qui s’appelle Nolife, ça doit en grouiller, de nolifes…  Hé bien NON. les membres du forum sont des gens on ne peut plus normaux. Qui ont une vie professionnelle et amoureuse.  Mais surtout la communauté a appris à se méfier de ce genre de reportage et de l’information qu’on veut faire passer à la plupart des gens, au « français moyen » (pléonasme), quoi…

Et si ces « journalistes » veulent des clichés sur les jeux vidéos, ils n’ont qu’aller au bistrot le plus proche, ou d’interroger le moindre vieux  ( vous savez celui qui parle « d’assistés  fainéants »  en cette période d’élection présidentielle)…  Je pensais aussi que le travail d’un journaliste, quel qu’il soit, était  aussi de vérifier l’information, de croiser les sources, tout ça, pour éviter les erreurs… Force est de constater que ces étapes n’ont pas lieu lorsqu’il s’agit de cyber ou de pop-culture. Et qu’on préfère toujours stigmatiser les effets négatifs plutôt qu’en dire du bien. Et en ce moment avec tous ces tueurs qui trainent, il ne fait pas bon jouer aux jeux vidéo en 2012… Les journalistes tendent des pièges gros comme une baleine au milieu d’un couloir ( pour peu qu’elle réussisse à y tenir), et il faudrait vraiment avoir 2 de Q.I. pour tomber dans ces obvious traps.  Notamment s’ils cherchent dans la population visée… De là à nous prendre pour des huitres, il n’y a qu’un pas…

Plus sérieusement, quand est-ce qu’on arrêtera de colporter des clichés sur Internet, et tout un pan de la culture contemporaine ? Raison de plus de se montrer extrêmement méfiant envers les informations qu’on nous donne dans ce type d’émissions, d’autant que le montage donnera un sens orienté au message. C’est une lutte de tous les jours, et pourtant j’aimerais bien que cela disparaisse. Mais il faut donner de l’info aux millions de gens  qui regardent, parce qu’à voir les téléspectateurs comme des « espaces de temps de cerveau disponibles », il faut leur ôter toute réflexion par eux-mêmes. Mais comme je dis, on la télé ( et les journalistes) qu’on mérite…

Julius