Archives de Catégorie: Les Sous-Doués font un film

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Raconte-nous un mauvais film: Samouraïs

Bonjour, et bienvenue dans raconte-nous un mauvais film, qui permettra d’évacuer par écrit mes traumatismes cinéma qui n’ont pas été chroniqués sur le blog. Et cela implique bien évidemment des spoilers. Et pour commencer on remonte un peu dans le temps, avec Samouraïs, sorti en 2002.

Circonstances de l’accident : Lors de la fête du cinéma, en 2002.

Lieu : cinéma Artistic, Orléans (aujourd’hui fermé).

Responsable : Giordano Gederlini.

Samour’aïe aïe aïe

affiche-samourais

C’était en juin. Il faisait chaud. Et beau.Et l’inverse était également vrai. Les cinémas orléanais proposaient, comme partout en France, la fête du cinéma. Mais je me demande si, pour le coup ce n’est pas sa fête que ce truc voulait faire. Rien ne me convenait à l’UGC d’en face également fermé aujourd’hui, et je me rabattais donc sur l’Artistic, géré par Pathé et qui était vraiment situé en face du centre commercial avec l’enseigne concurrente. Et là, je vois : Samouraïs. La tagline était « Pour entrer dans la légende, frappez fort ». Ah, aurions nous droit enfin à un film de genre digne de ce nom made in chez nous ? Bah, à 2 € la séance… Ouais… alors retenez ceci : c’est pas parce qu’on paie pas cher que ça justifie de voir une merde ! Pourtant lors de ces manifestations j’en ai vu des films moyens, voire mauvais, mais celui-ci est sans doute le pire.

Non parce que je vous explique : Samouraïs, c’est un ratage à tous les niveaux,à commencer par l’histoire. Bon allez, je vous raconte le début, à vous de voir si vous voulez voir la suite…

Tout commence dans une époque qui se situe dans le Japon médiéval. Une femme donne naissance au démon Kodeni. Alors je vous explique, c’est un accouchement express dans une bambouseraie de la forêt de Fontainebleau. On voit déjà le côté fauché du film mais qui sait, ça peut être amusant…

Puis on repasse de nos jours, où à Tokyo, le commissaire Morio Fujiwara enquête sur ce démon qui est immortel. Il semble qu’il soit le dirigeant d’une puissante firme de jeux vidéo, dont le prochain jeu, Dark Bushido, va sortir. Mais le policier redoute qu’il puisse se transformer en arme. Alors là, on applaudit bien fort.C’est juste n’importe quoi. Mais voilà que le démon choisit de se réincarner en naissant du ventre de la fille dudit commissaire, Akemi, qui fait ses études à Paris.

Justement, tout se gâte vraiment quand on passe à Paris. On nous met une scène de piscine avec trois hommes, Marco, Nadir et le petit frère du premier. Pendant ce temps, une jeune femme, qu’on devine être Akemi au vu de son visage, se prépare à faire un plongeon. Ça aurait pu être beau si le réalisateur n’avait pas décidé de mettre un élément perturbateur avec le mioche qui tombe à l’eau et manque de se noyer. Akemi le sauve, et fraternise avec les deux grands. Et là, on a Nadir, qui sort un dialogue de banlieusard et sans doute un des pires jamais entendus dans un long-métrage :

« Hé madmoiselle, t’est Japonaise non ? » Qu’en déduire de ça ? Qu’une asiatique c’est FORCEMENT une japonaise, ben tiens ! Ça se devine au premier coup d ‘œil, ce n’est pas comme si c’était grand l’Asie, et comble de ça, ladite Japonaise est jouée par Mai-Ahn Lê, qui est…française. Le seul vrai Japonais, aussi bien de nationalité que de rôle, c’est celui qui incarne Fujiwara, et c’est d’ailleurs le seul à vouloir sauver la baraque au niveau du jeu d’acteurs. A tel point qu’il paraît décalé par rapport aux autres. Pendant ce temps, on oublie de dire que le démon est en salle d’interrogatoire à Tokyo… et qu’il s’échappe.

Le lendemain, Nadir et Marco sont dans un magasins de jeux vidéo parce que le deuxième veut un cadeau d’anniversaire pour son petit frère. Nadir a alors une idée : pourquoi ne pas lui offrir Dark Bushido, il y a la pub dans l’échoppe… Oui, mais le vendeur lui dit que le titre ne sera pas mis en vente avant la semaine prochaine. Qu’importe, le jeune homme s’infiltre dans la réserve. Mais il est tellement con qu’il manifeste sa joie auprès de Marco en lui montrant le jeu… et se fait chopper par le vendeur mécontent… il est forcé de rendre le jeu. Dans le train, Marco lui en veut parce qu’il n’a plus de cadeau pour le frangin. Et là, Nadir sort un exemplaire du jeu qu’il avait caché dans sa veste. Et allez, cliché raciste, bonjour ! C’est bien connu, les arabes sont tous des voleurs ! Putain, j’ai déjà envie de chier sur le film mais le truc dure une heure de plus ! Je vais vous épargner la suite. Ou pas mais on va faire une avance rapide alors.

Je vais juste mentionner que le démon se réincarne en Akemi alors que cette dernière a un coup de chaud, qu’elle consulte un radiologue après avoir fait un malaise qui fait une moue et qui dit « oh, c’est pas beau, ça » au vu de l’échographie, et que Marco décide de l’héberger dans son appartement d’une tour HLM de banlieue. Puis elle donne naissance au bébé démon après trois jours de grossesse, c’est bizarre parce que toutes mes amies qui ont eu un enfant m’ont dit qu’elles avaient accouché au bout d’environ 9 mois à quelques jours près… Morio retrouve sa fille, bien entendu, Omar Sy se fait mettre K-O par les sbires du monstre, et Nadir se pointe avec un fusil à pompe. Tout ça pour une scène finale sur le toit, où Marco a en lui la puce comprise dans le Dark Bushido et que son frangin le contrôle avec…une manette de PS2. Oui, oui. Marco reproduit donc les mouvements du personnage sur l’écran de télé quelques étages plus bas, et ça aurait franchement pu donner quelque chose, une trouvaille dans cet océan de médiocrité, bien que les manettes PS2 n’aient, en pratique, pas le wi-fi, mais même pas. Les scénaristes n’ont trouvé mieux, pour battre le méchant… que la rencontre de la chaussure délassée de Nadir avec un shuriken, qui fait donc un retour à l’envoyeur ! Et voilà, méchant vaincu. PU-TAIN. Tout ça pour ça… Mais de quoi on se plaint ? La fin est heureuse, Marco sort avec Akemi.

Un film de rien avec un casting de nobodies

nadir

Ridicule dans son scénario, le film l’est aussi dans le jeu d’acteurs. En effet, tous jouent comme des sacs. Sauf  le comédien qui fait le commissaire de police japonais, comme je l’ai déjà mentionné. Mais il a dû se sentir bien seul.  Il faut dire que les dialogues sont, la plupart du temps, parmi les plus minables jamais entendus dans  le cinéma français. Cyril Mourali (Marco) et Said Serrari (Nadir) ont grillé leurs carrières cinéma avec ce nanar de compet’, le premier se retrouvera a doubler un des personnages du plus mauvais Tomb Raider qui soit, j’ai nommé L’Ange des Ténèbres, et le deuxième… bah, il a dû retourner à l’anonymat complet. Tout comme Mai-Ahn Lê… Il faut dire que son rôle, en tant que Nadir est caricatural à tous les niveaux. Je me suis dit ce n’est pas possible, il doit improviser ses répliques, et le metteur en scène de l’étron a dû trouver ça chouette. C’est lui qui cabotine le plus. Tiens d’ailleurs, vous avez entendu parler du réalisateur, justement ? Impossible de trouver une info sur Giordano Gederlini, si ce n’est sa date et son lieu de naissance. Mais pas une seule photo. Je pense qu’il est sous la garde des chinois du FBI suite à ce qu’il nous a pondu, ou alors c’est un pseudo pour un ou plusieurs réalisateurs qui n’assument pas leur « œuvre ». Même ceux qui ont utilisé celui de Alan Smithy en auraient eu honte, c’est gentil de ne pas le salir encore plus,toutefois…

Samouraïs, c’était le premier film fait par des scénaristes de Canal+ écritures, tout nouveau studio de jeunes créateurs ouvert par la chaîne cryptée, et co-produit par M6. En voyant le résultat, je me dis qu’ils ont du prendre les premiers venus sur le trottoir, de même pour la réalisation. On le voit, le film n’a pas eu de budget conséquent, entre décors en carton-pâte et cours d’immeubles de banlieue parisienne. De plus, les scènes de baston sont mal filmées et n’apportent rien. les effets spéciaux et de lumières sont cheapos à souhait, je fais mieux avec mon Reflex. La musique ? C’est juste n’importe quoi. Le pire dans tout ça, c’est qu’une partie de la B-O a été faite par… Kenji Kawaii. Oui, le même qui a composé celles d’Avalon,ou encore de Ghost in the Shell, à la hauteur de la superbe de ces films. En être réduit à ça, c’est honteux.  Sans compter les gros, gros clichés et préjugés que le métrage véhicule, j’en ai d’ailleurs mentionné quelques uns. Un sacré navet, qui suscite plus la consternation que le rire, que je ne suis pas près d’oublier. Il faut dire qu’il repasse parfois en deuxième partie de soirée sur NT1 ou NRJ12, trop honteuses pour le programmer en prime. Histoire de ne jamais oublier cet accident cinéma bien de chez nous. Pour un peu je crois que j’aurais dû demander le remboursement de mes deux euros, soit le budget du film, sans doute… Et même si vous le trouvez dans la solderie « tout à 1 € » de Montargis, il ne vaut pas son prix.

Pour finir, je reviens sur la tagline du film, « Pour entrer dans la légende, frappez fort ». Parce que pour frapper, il frappe effectivement, mais pas au bon endroit.

Voilà pour ce premier  Raconte nous un mauvais film , j’espère que cela vous aura plu, et le prochain sera sans doute consacré à Conan, version 2011, et je vous dis à bientôt.

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[Critique ciné]Assassin’s Creed

Il faut bien le dire, les adaptations de licences de jeux vidéo en films sont généralement pas fameuses, pour ne pas dire complètement ratées. Eh bien, force est de constater que ce n’est pas avec Assassin’s Creed que ce domaine redorera son blason. J’en ai vraiment beaucoup à dire, et comme dirait Un Odieux Connard ( NDJUL : pour les non-connaisseurs, c’est le nom d’un blog) « spoilons, mes bons. »

Comme une envie d’y croire… Un peu quand même

La première séquence se passe en 1492, en Espagne, on assiste au « Serment des Assassins » et ça donne vraiment envie d’y croire. Hélas, la séquence est trop courte, et après un « Assassin ‘s Creed » en guise de générique de départ, nous voici transportés en …1986. Un gamin voit sa mère assassinée. Par son père déguisé en assassin de la séquence précédente. Ouais, vraiment. Puis nous arrivons ensuite en 2016. Ledit gamin, qui a grandi bien évidemment, et qui est interprété par Michael Fassbender, a été arrêté pour homicide et est exécuté au Texas par injection. Mais, surprise ! Il n’est pas vraiment mort « physiquement ». En effet, il se réveille dans un laboratoire expérimental, aux côtés de…Marion Cotillard. Et c’est à partir de là que tout commence à partir en vrille.

Un scénario sans queue ni tête

Peu après, Fassbender est emmené de force dans une drôle de machine, l’Animus, modifiée par rapport au jeu ( un bras articulé alors que si mes souvenirs sont bons c’est plus une table d’opération modifiée dans la saga),  qui lui permet par le biais de la mémoire génétique de revivre les exploits de ses ancêtres. Par conséquent, il est envoyé en 1492, et revit les aventures d’Aguilar, son ancêtre… Tiens, c’est pas le type qu’on a vu au début du film et qui prête serment ? On dirait bien. Et là, le film gâche tout son potentiel. Alors qu’on aurait pu avoir un chouette film d’aventures dans l’Espagne de l’Inquisition, nous n’avons que des séquences sans queues ni tête, où trop peu de choses sont réellement expliquées. Et surtout, plus de la moitié du film se passe dans le présent. Fassbender, lorsqu’il n’est pas dans l’Animus, passe son temps à se lamenter sur son sort, ou à se demander s’il n’est pas fou, avec une Mario Cotillard qui tente de le rassurer. Mais de toute façon, s’il imite les gestes de son ancêtre lors des combats, ce dernier ne peut pas y changer le cours des événements. Ainsi , lorsqu’on retourne dans le présent, un adepte d’arts martiaux verrait le héros faire des katas de judo ou de karaté en tapant dans le vide. Tout ça pour quoi ? Attendez les cocos, je ne vous ai pas encore révélé le véritable but des promoteurs de l’Animus : Retrouver la pomme de l’Eden, un objet mythique qui contiendrait le code génétique de la violence et du libre-arbitre, dans le but de les éradiquer et de faire une société dépourvue de toute violence. L’objet était convoité par la confrérie des Assassins. Et comme par hasard, tous les descendants en ligne directe de ceux-ci se retrouvent dans l’institut ! Ben voyons ! Bon, arrêtez de rire, je n’ai pas fini avec se film, reprenez-vous, vous ferez ça après ma critique. D’ailleurs ladite pomme est une… boule de pétanque magique.. si, si.

Si la narration servait tout ça, on aurait pu avoir un sympathique nanar, et se dire que le film tente des choses. Mais non. Le tout manque de rythme à tel point que j’ai baillé plusieurs fois, et j’en ai entendu d’autres faire de même dans la salle, pourtant une des plus grandes du multiplexe, quand je ne soupirais pas d’ennui voire de consternation. Pour vous dire le vide du scénario, on serine à Fassbender trois fois le but de sa mission, histoire que le spectateur comprenne bien… On ne sait jamais il s’est peut-être endormi. Ce fut le cas d’un de mes voisins de rangée d’ailleurs. Et c’est quoi le fameux « crédo » des Assassins ? On a des pistes mais aucune explication concrète…

Une réalisation absolument scandaleuse

Jim Kurzel n’est pourtant pas réputé pour être l’équivalent d’un John Moore ou d’un Uwe Boll, mais là il s’est totalement foiré ! Mais bon, à vrai dire, il est facile de reconnaître dans quelle époque se passe la scène : si la lumière est bleue, c’est dans le présent. Si elle est jaune, c’est dans le passé. Outre le fait que les filtres sont absolument dégueulasses, je vais revenir sur les scènes dans le passé. Elles sont toutes filmées avec un soleil rasant, abusant du lens-flare, et surtout, les scènes de bagarres sont incompréhensibles tant elles sont surdécoupées ! Ou alors, elles sont en ombres chinoises sur les plans larges… Paresse ou manque de moyens techniques ? Sans compter qu’on tue sans qu’aucune goutte de sang ne soit versée, tout ça pour éviter un PG13 aux US. Juste pour info, les jeux sont classés 18+. Le film aurait été réalisé par Paul WS Anderson qu’on aurait pas vu la différence. Ah mais je suis bête, il devait être occupé sur le film pour conclure la série de navets Resident Evil… qui sort en janvier.Je ne parle pas souvent des musiques dans un film, mais là, elle m’a paru totalement décalée avec le propos, avec de longues nappes au synthé dignes de Vangelis… sans le talent de ce dernier. Ou alors du rock bien furieux, mais une fois encore hors de propos, et des percussions tonitruantes.A moins que ça n’ai été amplifié par le 7.1…

Je ne vous ai pas parlé du jeu d’acteurs… Mario Cotillard est monolithique, Jérémy Irons est en roue libre, à tel point que je me demande ce qu’il est venu faire dans cette galère. Seul Michael Fassbender surnage et tente de sauver ce qui peut l’être. C’est bien peu dans un film où même le final est foiré. Donc, le final : les descendants de la confrérie des Assassins entrent dans la salle de l’Animus et font équipe avec le héros face aux gardes du complexe. Pendant ce temps, Irons et Cotillard s’en vont en hélico avec la boule de pétanque pour la présenter au Grand Conseil des Templiers, dont la chef n’est autre que Charlotte Rampling, dont je me demande aussi ce qu’elle vient faire là. Irons présente la boule à l’assemblée en s’écriant « Regardez ! J’ai choisi Obut ! » mais Fassbender et ses alliés se sont infiltrés dans le bâtiment et le pauvre Jérémy n’a pas le temps d’en profiter, il se fait égorger sans qu’une goutte ne soit versée juste après. Cotillard crie vengeance,alors qu’elle a passé son temps à désapprouver les méthodes de son père, pendant ce temps, les trois Assassins sont repartis sur les toits de Londres, et Fassbender tente le saut le la foi… la seule chose vraiment réussie du métrage, il faut l’avouer. Il y en a au moins deux dans le film.

Comment ça, je vous ai spoilé la fin ? Je vous avais prévenus dès le départ… Si je peux vous éviter de dépenser 10 € ou plus dans ce métrage, vous m’en verrez ravi. Même avec ma carte ciné illimité, je doute que l’investissement soit rentable… j’aurais dû aller revoir Rogue One dans la salle voisine…

Bref, vous l’avez compris, Assassin’s Creed au cinéma, c’est un scénario confus, qui au final ne raconte pas grand chose, une réalisation à vomir et une trahison vis à vis des jeux. Il n’arrive même pas au rang de film d’action honnête. Vous me direz, c’est facile de descendre un film. Oui, mais vu tout ce qui ne va pas, alors qu’il y avait tout un putain de potentiel à exploiter, je me dis qu’ Ubisoft aurait dû réfléchir à deux fois avant de céder l’exploitation cinéma d’une de ses licences phares. Quel gâchis…

affiche-assassins-creed

Assassin’s Creed

Réalisation : Jim Kurzel

Genre : Adaptation foirée

Avec : Michael Fassbender, Mario Cotillard, Jeremy Irons…

Distribution : Twentieth Century Fox France

En salles depuis le 21 décembre 2016.

[critique navet] Les 4 Fantastiques

Autant le dire tout net : Nous tenons là un navet intégral signé Fox et mettant en scène des héros Marvel. Qui montre que la licence des 4 Fantastiques est maudite, et que « Trank » ne s’appelle pas « Whedon ».
Avez-vous déjà vu un film de super-héros où il ne se passe quasiment rien sur 90 minutes alors que le film en compte 100 ? Maintenant oui. Même l’exploration de la planète inconnue est à bailler d’ennui, et surtout, on ne voit pas DU TOUT ce qui va se passer…
Pour le reste, c’est tellement lent qu’on s ‘ennuie. Ça parle pour ne rien dire, c’est mou du genou, et on passe son temps à ce demander quand cela va enfin décoller. J’ai baillé plusieurs fois, et ce n’est pas la faim ou la fatigue qui en étaient la cause, mais l’ennui profond que suscitait le film… Je n’étais d’ailleurs pas le seul dans la salle.
Je n’en reviens pas d’un tel ratage. Pourtant, je suis plutôt bon public, j’apprécie les films Marvel et dernièrement, j’ai apprécié Pixels et Ted 2, mais là, ne me demandez pas de dire que le ciel est vert alors qu’il est bleu. Je sais qu’il est plus facile d’écrire une critique négative que positive, mais je ne peux défendre l’indéfendable. 
Faire la genèse des héros, je veux bien, mais ce n’est pas une raison pour nous infliger ce que j’ai vu. Et lorsque le film décolle enfin, c’est lorsque Fatalis apparaît, parce qu’il faut bien un méchant et une scène de baston finale. Comprenez par là que le méchant repart aussi vite qu’il est venu en moins de 10 minutes!!!! Vous ne rêvez pas, il n’y a aucune scène de baston dans ce film à part celle là. Et encore, elle est très vite expédiée.
Niveau réalisation, il y a aussi à redire : l’actions e passe dans 3 décors à tout casser ( bon allez, 4), et Trank trouve le moyen de louper son intégration des personnages sur des CGI ( la planète inconnue est un monument de ratage), Beltrami et son pote nous ont pondu une musique insignifiante.
Et le pire c’est qu’il n’y a même pas de scène post-générique. C’est bien simple, le moment que j’ai préféré de la séance, ça a été… la diffusion de Clubbed to death de Rob Doughan en version longue pendant l’attente des pubs.
Bref, Avec Les 4 Fantastiques, Josh va se retrouver dans la fosse, Trankille ( j’assume ce calembour) signant un des pires films de 2015 et le pire film de Marvel de ces dernières années, sur d’y retrouver John Moore, mais pour lui, c’est une autre histoire…

Disposant d’un Pass illimité, je peux me permettre ce genre d’erreur. Mais j’ai tout de même mal pour ceux qui raffolent des  films avec des super héros et qui ont payé plein pot (11 € par chez moi)  pour voir cette escroquerie…

affiche les 4 fantastiques

Les 4 fantastiques

Réalisation : Josh Trank 

Avec : Miles Teller, Kate Mara, Michael B. Jordan…

Genre : navet

Durée : 1h39

Distribution : Twentieth Century Fox France

 

[Critique ciné] Les trois frères : le retour

Les Inconnus ont fait rigoler la France entière dans leurs sketchs drôles et irrévérencieux, sans jamais tomber dans le vulgaire  gratuit dans la première moitié des années 90. Tant et si bien qu’ils ne sont pas démodés et c’est toujours avec plaisir que je revois  des  sketchs comme La Révolution, Télémagouilles ou encore Le Cid pour ne citer qu’eux, et dont les répliques sont restées dans les mémoires. Et comme les Nuls avant eux, en guise de point final, ils ont décidé de faire un film pour le cinéma. Cela a donné Les trois frères,  sorti le 13 décembre 1995. Une bonne comédie, honnête dans ce qu’elle montre, sans pourtant confiner à l’ultime. Cet avis n’engage que moi, mais si la première partie est enlevée et réussie avec des vannes qui font mouche ( et que je peux ressortir à l’occasion) la deuxième partie s’avère plus laborieuse et c’est ça qui plombe le film. 

Depuis, le trio s’est séparé suit à un différend juridique avec leur producteur. Chacun a connu depuis des carrières diverses, au cinéma,  au théâtre, à la télévision en tant qu’acteurs ou scénaristes. Si Pascal Légitimus a fait cavalier seul, Bernard Campan et Didier Bourdon se sont retrouvés pour la réalisation et des rôles dans certains films. Mais 18 ans se sont écoulés depuis la « fin » des Inconnus. Le souvenir reste vivace, bien entendu, à cause de sketchs inoubliables comme je l’ai déjà écrit au début. Leurs retrouvailles sur grand écran valent- elles le coup d’être vues ? 

Autant ne pas faire durer le suspense plus longtemps, le film sensé  témoigner de leur retour ne m’a pas plu. On le sait pourtant, faire un film près de 20 ans après est très risqué, et le minable Les Bronzés 3:  amis pour la vie le montre bien. Pour un retour,  franchement, je me demande ce qu’ils ‘est passé.  Là, on a droit à une suite de sketchs plus ou moins (souvent moins d’ailleurs) réussis. La plupart des gags tombent à plat ou sont archi-prévisibles. Très souvent, au mieux, on sourit, au pire, on trouve ça consternant. Mais j’ai bien mis  » très  souvent » et non « tout  le film ». Parce que  parfois, il arrive qu’il y ait un éclair, une fulgurance dans lesquels apparaît un gag vraiment bien senti et qui arrive vraiment à faire rire. Et là on se dit qu’ils sont bons. Mais c’est hélas trop poussif. La faute à une histoire  pas vraiment maîtrisée, avec une Sarah caricaturale à souhait  dans sa façon de parler et son comportement, mais surtout, une sensation de déjà vu  du premier film pour certaines séquences, et parfois même en moins réussi ( la scène de la drogue, notamment). De plus, le film s’éternise comme si le trio avait voulu rallonger la sauce. Le tout  un peu en vain, malgré un bon gag final. Peut-être en attendais-je trop ? Si tel est le cas, s’ils se reforment vraiment et remontent sur scène, ils me prouveront que j’ai tort. Sinon j’ai peur que ça soit difficile pour eux. Les trois frères : le retour  je ne sais pas si c’est un film fait avec 100 patates de budget, mais ce qui est sur, c’est que c’est une comédie plutôt  » sans » patate.

Au final, je me demande quel est le pire  : Les émissions de promo  sur France 2 ( passage chez Drucker,  émission spéciale),  dont le logo apparaît au début du film, revendiquant ainsi son statut de pourvoyeur de fonds, ou le film lui-même ? Non, le pire, c’est d’avoir vu la bande annonce d’un film que je n’irai pas voir  même si on me payait 1 million d’euros pour y aller : Fiston avec Franck Dubosc et Kev Adams! Là, c’est le double combo de l’horreur. 

Julius

affiche les 3 frères

Le début :

Bernard, Didier et Pascal se retrouvent, mais on ne peut pas dire que ce soit  l’amour fraternel qui règne entre eux. Cette fois, ils sont convoqués par l’avocat Maitre Vaselin,  qui les informe qu’ils doivent payer solidairement un reliquat d’une avance prêtée à leur mère avant son décès. C’est le début des ennuis…

Les trois frères : le retour

Réalisation : Bernard Campan et Didier Bourdon

Avec : Bernard Campan, Didier Bourdon, Pascal Légitimus…

Genre : comédie

En salles depuis le 12 février 2014

[critique navet] RoboCop

Je n’en attendais pas grand chose, vu que la bande annonce déjà annonçait la couleur. Mais bordel, que ce soit un  tel navet, franchement, je ne m’y attendais pas. Pourtant, ça commence plutôt bien, avec Samuel L. Jackson en présentateur d’une émission  d’opinions digne du Tea Party caricatural à souhait et avec un début assez osé. Mais le tout tourne à l’aigre dès qu’on voit marqué « RoboCop » à l’écran.Ce qu’il reste du film de Verhoeven ? Pas grand chose. Oublié, l’esprit revendicatif et dénonciateur d’une société ultra-sécurisée, du capitalisme et de la société américaine en général. Le film comprend le message à l’envers et en ferait même l’apologie! Oublié, le sentiment d’insécurité dans Detroit  en proie au crime et à la corruption. Le dealer en chef au final, n’est rien qu’une petite frappe dont la transformation de Murphy va juste venir contrarier un peu ses plans. Ah oui, tiens, parlons du déroulement. Le film vous donne droit à tout, de la cause de la transformation (vas-y qu’on te met une bonne explosion!)  de Murphy en Robocop, son apprentissage, ses relations, qui fait que le film dégouline de sentimentalisme complètement hors-sujet… Le tout est bien trop long,  bien trop étiré pour  convaincre,  avec des dialogues insipides et faits de remplissage, à tel point que j’ai baillé plusieurs fois. Les scènes d’action sont également très longues et difficilement lisibles, tant c’est monté à l’arrache. Le problème c’est qu’on a aussi du mal à saisir les tenants et aboutissants d’un scénario  qui s’avère au final très confus alors que Verhoeven faisait dans l’efficace. La subtilité du personnage, la dualité du dirigeant de l’OCP ( pardon, Omnicorp), ont disparu.  Les faux JT et fausses pubs ?Pas de traces. Juste l’émission The Novak Element  qui ponctue le film avec  Jackson dedans. Le film échoue sur le plan technique : Si on passe sur la tenue que porte Murphy pendant une bonne partie du film, Detroit  ressemble à d’autres villes américaines, et non plus un coupe-gorge ( la raison pour laquelle Delta City devait être construite dans l’original, mais là aussi, plus rien), et Padilha semble avoir abusé du lens-flare, à tel point que ça fait très mal aux yeux.  La musique ? Elle collerait à  n’importe quel autre film du genre.  Mais à qui en vouloir au final ? A Padliha lui-même, alors qu’il s’est plaint de n’avoir pas pu faire ce qu’il voulait à cause des producteurs ? La question est complexe, mais on a effectivement l’impression  qu’ils l’ont laissé faire le pré-générique avant de lui dire qu’ils ne voulaient pas d’un film subversif comme le premier en son temps  (1987 putain…). Résultat ? Un film d’action sans âme, sans personnalité, tout comme le remake de Total Recall. C’est à croire qu’Holywood est fâché avec les films du réalisateur, en confiant cela à des gens qui n’en comprennent ni le sens, ni la portée.

Et je dis ça en connaissance de cause, le film original de 1987 est d’ailleurs repassé hier soir sur une chaîne de la TNT. Clairement, restez sur celui-ci tant la comparaison ne va pas en faveur de ce remake. 

Julius

affiche robocop

RoboCop

Réalisation : José Padilha

Avec : Joel Kinnaman, Gary Oldman, Michael Keaton, Samuel L. Jackson…

Genre: Action (c’est relatif…)

Distribution : Studio Canal

Durée : 1 h 58

En salles depuis le 5 février 2014