Archives Mensuelles: février 2013

Guns of the Kikoolols épisode #32

Do you speak English ?

Oui je sais, c’est une question qu’on pose en primaire ou au collège…  Mais vous savez que dans le monde des jeux vidéo, le circuit, c’est Japon, Amériques et Europe, non ? Enfin dans l’immense majorité des cas, car quelques jeux ont pris le chemin inverse : par exemple, Dragon Ball sur NES est passé de l’archipel nippon a l’Europe avant d’arriver aux Etats-Unis, avec la cartouche traduite en français, merci le Club Dorothée. 

Et qui dit jeux avec du texte, je veux dire beaucoup de texte, on pense généralement RPG.  Certes, le déclencheur de la déferlante en Europe a été Final fantasy VII sur PlayStation.  Certes, il a été (mal) traduit.  Remarquez, avant 1997 quelques autres RPG étaient déjà sortis sur consoles 32 bits mais  leur distribution fut assez restreinte en terme d’exemplaires et non traduits. Mais lorsque j’en vois certains  se plaindre qu’un RPG n’a pas été traduit en français, que c’est un scandale qu’il soit resté en anglais, j’ai envie de leur mettre 365 claques TTC par seconde et de lui faire prononcer très vite Engelbert Humperdink. Mais je vais me restreindre à l’arrivée du dernier Persona sur PSVita, sorti il y a quelques jours.

Sur un site bien connu, j’ai vu deux commentaires  saquant le jeu, en divisant la note par 2 ou en lui mettant que 1/20. Non pas parce qu’ils n’ont pas aimé, l’ont trouvé trop dur, trop répétitif,  ou quoi que ce soit, et là, à la rigueur je comprendrais ( la série des Persona est vraiment particulière et peut s’avérer difficile pour les non-initiés), non, c’est juste parce qu’il est en anglais. Faut il en faire un scandale en 2013 ? La réponse est non.

Beaucoup de gens ne savent pas ce que coûte une traduction. C’est un enjeu, qui coûte entre 400 000 et 1 million d’€.  Et si Square Enix a les moyens de mettre une telle somme sur la table, ce n’est pas le cas de tous, dont Atlus.  Qui avait d’ailleurs tenté l’expérience en 2005  avec Shin Megami Tensei : Lucifer’s Call sur PlayStation 2. Sauf que le  jeu ne s’est pas vendu. Forcément ça rend frileux ensuite.

De plus l’Europe n’a pas une seule langue, comme en Amérique du Nord,  et deux en Amérique latine ( on parle portugais au Brésil), mais plusieurs. Ce qui multiplie les coûts pour les principales langues que sont l’anglais (et encore, ils doivent avoir la version sortie aux Etats-Unis) le français, l’allemand, l’espagnol et l’italien.  Mais qu’on ne se plaigne pas! Nos amis néerlandais, pour ne citer qu’eux  ont les jeux uniquement en anglais, et semblent ne pas en faire un scandale!  C’est sans doute pour ça qu’ils sont meilleurs que nous…

Blague à part, si je trouve qu’effectivement, c’est plus confortable de jouer à un jeu traduit dans sa langue maternelle, je suis déjà fort content qu’un jeu de mon genre de prédilection arrive chez nous, fut-il avec des textes dans la langue de Shakespeare. 

« Arrête de raconter des conneries, Jul, Google Trad, ça existe et les éditeurs n’ont qu’à s’en servir« .  ALORS LA,  c’est sans doute la plus grosse connerie que vous pourriez me sortir sur le sujet. Très franchement avez-vous déjà vu le résultat d’une  traduction via ce logiciel ou même un autre de T.A.O . ( Traduction Assistée par Ordinateur) ?  C’est pire que tout et incompréhensible. Pourquoi ? Parce qu’un tel logiciel ne peut que  traduire mot à mot, parfois sans avoir le bon sens,  tandis qu’un humain a les capacités de réfléchir  aux nuances, et même aux tournures idiomatiques ainsi qu’aux différentes expressions. Une machine ne remplacera pas un traducteur humain dans le domaine. Ou alors dans très longtemps.

Mais j’ai envie de vous dire… Continuez de vous offusquer  qu’un jeu sorte en anglais.  N’achetez pas le titre. Ainsi certains jeux seront réservés à une niche. les grandes enseignes n’en prendront que deux exemplaires, dont un en rayon et un autre pour un gars ( ou une fille) qui l’aura réservé. Or, c’est l’attitude contraire qu’il faut adopter. Si vous achetez un jeu en anglais, peut-être, si le succès est au rendez-vous, que l’éditeur se dira qu’il y a un public,  que ce serait une bonne une bonne chose de le traduire. Car n’oubliez pas que nous sommes tout de même relativement privilégiés. 

Et vous ne m’enlèverez jamais  de l’idée que sacquer un jeu  sans y avoir joué ou  diviser sa note à cause d’une langue qui ne vous convient pas, reste du plus grand ridicule, niant ainsi les qualités intrinsèques qu’il peut  renfermer. 

Julius

 

 

 

[Critique ciné sanglante] Die Hard : Belle journée pour mourir

Je ne m’attendais pas à voir un chef d’oeuvre. J’ai vu une sombre merde sans queue ni tête.  En tant que fan des trois premiers films,  je me suis dit que je devrais lui laisser sa chance, mais quitte ou double , soit la  saga se relève, soit elle est définitivement morte. Ce fut la deuxième réponse.  Parce ce truc, pour un peu nous ferait réévaluer le quatrième film de la franchise. John Moore n’a visiblement pas vu un seul des trois premiers Die Hard, et viole tous les codes de la série. En fait, il y a tellement de choses qui ne vont pas…
Premier problème : lorsque le filme début, on se croirait dans un Jason Bourne. Une sombre histoire de dossier… pfff… ouais d’accord. Mais si je veux voir du Jason Bourne, je vais voir un film qui s’assume comme tel.
Deuxième problème : cette fois, ce n’est pas les ennuis qui arrivent sur la tête de MacClane, c’est MacClane qui va les chercher. Autrement dit, pendant que papa sauvait les citoyens, en tant que flic, il ne s’occupait pas du fiston, lequel a fait des bêtises, alors les deux hommes ne se parlent plus depuis des années mais le papounet décide d’aller lui sauver la mise alors que ce dernier est en Russie. Mais ici, c’est MacClane Rambo qui va apprendre au rejeton comment se débrouiller. Dans Die Hard 5, il n’a plus rien du flic cynique et désabusé qui faisait sa force dans les trois premiers, et si c’était déjà en perte de vitesse dans le quatrième avec ses relents néo conservateurs, il savait conserver quelques phrases bien ironiques. Dans cette bouse, l’humour ne fonctionne JAMAIS. C’est bien simple, ce n’est pas un flic au niveau de ses citoyens, là, c’est un super-héros. Moore n’a pas compris non plus que dans un Die Hard, les civils sont… des gens lambda. Ignorants des dangers mais qu’il faut protéger, voire sauver. Pourquoi MacClane met il un russe sur le carreau ??? C’est ça le boulot d’un flic ? Ah oui pardon, j’ai oublié, il est en vacances, officiellement… C’est cool aussi d’écraser PLEIIINNNN de voitures avec un 4×4, et vu l’état de certaines, si ce n’était pas du cinéma, je suis sur qu’il y aurait eu des morts au volant !!! Un tel mépris, c’est n’importe quoi.

Troisième Problème, et non des moindres, le scénario lui-même. Skip Woods, qui l’a écrit, n’a jamais vu un des trois premiers Die Hard. Le résultat est catastrophique. le duo Willis /Courtney ne fonctionne jamais. Outre ce que j’ai déjà évoqué, il ne respecte même pas l’unité de temps et de lieu. Quelle idée de faire la dernière partie du film se déroulant à… Tchernobyl! Que nos héros font en bagnole en deux heures de temps alors que dans la réalité, de Moscou, il y a facilement 1000 kilomètres,si ce n’est plus. D’autant que si les méchants du film y vont avec des combinaisons anti radiations, avant de pulvériser un gel qui neutralise la radioactivité, ( oui, vous avez bien lu!), les MacClane Père et fils, eux, y vont sans rien. Et bien entendu… ILS VONT TOUT FAIRE PETAY, survivant même à une grenade incendiaire sans être brûlés. Remarquez, le fifils avait déjà survécu à une balle de mitraillette d’hélicoptère…On en est plus à une invraisemblance près, n’est ce pas, après tout ce que j’ai déjà cité… En réalité, le scénario a une intrigue inexistante, aucune punchline digne de ce nom, des retournements de situations juste foireux, mais qu’on voit venir à des kilomètres, le résultat, c’est que rien ne fonctionne.

Quatrième problème : la réalisation du film a été confiée à John Moore. JOHN MOORE !!! Le responsable du pitoyable Max Payne au cinéma. Vous savez quoi ? A côté, Len Wiseman a fait du Tarantino avec le quatrième film. C’est raté à un point que vous ne pouvez même pas imaginer. Ça tremble de partout, à croire que Moore est atteint de la maladie de Parkinson, c’est flou sur beaucoup de plans, quand ce n’est pas zoomé à mort, bourré de faux raccords,mais surtout, les scènes d’actions sont justes illisibles. C’est filmé en dépit du bon sens, et pire encore, je crois que c’est à cause de ça que l’ennui vient, d’autant que des features de la bande-annonce ne sont même pas présents dans le montage final du film !!!! Le pire c’est que non seulement Moore ne sait pas réaliser, mais en plus, il ne sait pas diriger ses acteurs. Jai Courtney cabotine, Bruce en a marre ( et je le comprends), et au bout d’un moment, le spectateur aussi. Vous n’avez jamais baillé devant un film d’action auparavant ? Ça risque bien de vous arriver! La seule chose que j’ai aimée ? Mary-Elizabeth Winstead. Mais elle n’apparaît que trop brièvement et n’a que quelques secondes de dialogue.

Vous l’avez compris, ce film est un ratage total, et foirer quelque chose d’une série qui réinventa les codes du film d’action en son temps, on se demande encore comment cela est possible. Le film n’a aucun potentiel nanar,  et rate même le coche de demeurer  si un mauvais Die Hard, un film d’action sympathique.  Un exploit qui tient du prodige. Mais cela n’a pas empêché Bruce Willis de dire qu’il en ferait bien un sixième. Sauf que je n’en veux plus. Si un sixième film sort un jour, j’attendrai qu’il passe un dimanche soir à la télé, avec deux coupures pub.Le cadavre Die Hard, déjà agonisant, à terre, aurait pu se relever, mais vient d’être achevé à grands renfort de coups de pieds dans les côtes de la part de Skip Woods et John Moore. Yppie Kaï Yay, pauvres cons!

Julius

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Die Hard : Belle journée pour mourir ( A good day to die hard)

Réalisation : John Moore

Scénario : Skip Woods

Durée : 1h38 

Genre : navet

Avec : Bruce Wilis, Jai Courtney, Mary-Eklisabeth Winstead…

En salles depuis le 20 février 2013

 

Persona 4 The Golden disponible sur PSVita

Ne le répétez pas tout de suite, mais il parait qu’en 2013, un jeu est sorti sur PS Vita. Et un RPG japonais, qui plus est.  Oui, Persona 4 The Golden est disponible  depuis hier. Comment ça , vous l’avez déjà en import amerloque ?  Remarquez, comme les textes sont restés en anglais…

Ceci dit, on aurait tort de louper cet épisode des Persona, série dérive de Shin Megami Tensei,  notamment si vous avez la console et que vous avez loupé tout comme moi la sortie du Persona 4 original en 2009 sur PS2, ce dernier se faisant très rare…

Un petit mot sur l’épisode Arena : il sera sans doute dispo en Europe pour le 3 mai prochain.  Soit plus d’un an après la version arcade,et  près de 10 mois après la sortie japonaise, et américaine.  Un tel décalage que je croyais  révolu  en 2013. Si ce n’est pas se moquer du monde ça…

Julius

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PS4 : Pas de blocage des jeux d’occasion

L’actu est chargée pour cette console  même si on en a pas vu grand chose pour le moment…  Mais bon, bonne nouvelle :   la PlayStation 4 autoriserait les jeux d’occasion. C’est ce qu’a déclaré Shuhei Yoshida, responsable des studios internationaux, au site Eurogamer. Le brevet anti occasion n’aurait d’ailleurs jamais été lié à cette future console.  Pourvu que cette situation dure le plus longtemps possible.  Je vous mets le lien vers l’article ( en anglais).

http://www.eurogamer.net/articles/2013-02-21-sony-tells-eurogamer-playstation-4-will-not-block-used-games

Julius

Guns of the Kikoolols épisode #31

La PS4 : on est venu, on a « veillu »… on a rien vu. 

J’aurais aussi pu mettre comme titre  » tout ça pour ça » ?  Parce que sérieusement, cette conférence  organisée chez nous entre minuit et deux heures du matin, décalage horaire avec les Etats-Unis oblige, ne valait pas le coup de veiller  pour ça.  Bien joué Sony, vous avez inventé l’entubage violent sans vaseline :  vous avez, avec l’aide de représentants de gros éditeurs, parlé d’une console sans jamais nous l’avoir montrée. Ça partait pourtant bien, et au final… RIEN. Sur les jeux présentés AUCUN ne m’a donné envie d’acheter la console.  Le saut technologique ne m’a pas paru aussi flagrant qu’annoncé.  La plupart des intervenants n’avaient rien d’inédit à montrer.  Ubisoft qui nous montre un trailer de Watchdogs,  déjà vu en plus, Blizzard qui annonce Diablo III  ( oh, c’est pas comme s’il était déjà sorti, dites donc! Les serveurs saturés sont inclus ? ), De Grutola ( David Cage)  qui n’a rien à montrer mais  va pouvoir travailler avec des milliers de polygones, c’était  » coucou, je passais dans le coin,  j’ai rien à dire mais j’ai trouvé un truc super », et tout de suite après, c’était  Media Molecule (Little Big Planet), qui disait qu’en gros  que le nombre de polygones n’est pas le plus important, encore bien joué, les mecs!  Sans compter Square Enix,  dans le genre  » ouais, y’aura un Final Fantasy, c’est sur, mais  on a rien à montrer pour le moment »… Épique.  Les seuls moments qui m’ont fait rigoler : les Japonais parlent aussi bien anglais que les Français ( il n’y a qu’à voir les interventions de Ono de Capcom ou de Yves Guillemot d’Ubisoft)… Le seul hardware concret qui nous a été présenté, c’est la manette, qui parait un peu plus large, et qui aura une surface tactile.  Ce qu’on sait de la console elle-même ? Qu’elle s’appellera bien PS 4. Qu’elle a un processeur AMD de la gamme x86 ( oui mais lequel, c’est vaste),  8 Go de  RAM, qu’il y aura du cloud avec Gakai ( j’attends de voir), du streaming, la possibilité de commencer les jeux pendant leur téléchargement, d’enregistrer et de mettre les 15 dernières minutes de vos parties  en ligne via un bouton « share » et des applications disponibles via  smartphones et tablettes. Qu’elle sortira  pour les fêtes de fin d ‘année 2013 au Japon et aux Etats-Unis. L’Europe étant encore la cinquième roue du carrosse, ne comptez pas avant début 2014 chez nous. Rien en revanche sur le prix, le multi compte ou même la tolérance, ou non, de l’occasion.  Ni même sur le design de la bête. Non, pour ça, il faudra repasser à l’E3. Une chose positive toutefois, c’est de se dire que Microsoft ne pourra que difficilement faire pire pour la présentation de sa prochaine console. Une pensée à tous les journalistes de presse  qui ont fait le déplacement. Pas sur que le billet d’avion soit rentabilisé.

Julius