Archives Mensuelles: février 2017

Weekly Retro #17 Whilst our laughter echoed….

Il y a des jeux comme ça, qui méritent qu’on y reviennent. Et qui justifient à eux seuls d’avoir un Weekly Retro entier. Donc, cette fois, je vais revenir sur un jeu que je considère comme le roi de l’âge d’or du JRPG et qui demeure mon préféré d’entre tous. Bienvenue dans Chrono Cross.

1-Une intro juste magique

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Pour bien montrer que le jeu envoie du bois dès le départ, l’introduction du titre est sublime. Ça commence sur une musique douce à la flûte, avec les vers d’un poème, et d’un livre qui s’ouvre sur une table. Et puis, d’un coup, ça s’emballe. Le rythme devient plus rapide, les violons arrivent, et nous font voir des paysages maritimes et les personnages du jeu, des dragons… Mieux encore, nous voyons une jeune fille blonde face à la mer, se tourner vers nous et nous inviter à venir avec elle… Et le titre apparaît. Déjà, si ça ne vous donne pas envie de jouer, c’est à ne rien y comprendre d’autant que la qualité technique est là. Pour un peu on pourrait croire que CC aurait pu tourner sur PS2. Et si vous laissez tourner le jeu après l’écran-titre, vous verrez différents lieux du jeu avec une musique tout aussi formidable. Ce qui nous permet d’enchaîner sur le deuxième point.

2-Des musiques inoubliables

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Yasunori Mitsuda n’a rien à envier à ses pairs, tels que Nobuo Uematsu ( qui l’avait aidé sur Chrono Trigger), et le prouve dans ce jeu. Les mélodies sont magnifiques, variées au niveau de l’instrumentation, et contribuent énormément à l’ambiance du jeu. Le tout tient sur trois CD pour quatre heures de musiques juste incroyables. La seule un peu en dessous est sans aucun doute celle des combats, trop répétitive. Pour le reste, c’est du tout bon et je vous conseille vivement de vous procurer l’OST seule, si ce n’est pas déjà fait. Vous ne le regretterez pas.

3-Une rejouabilité énorme

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Chrono Cross peut se boucler en une quarantaine d’heures lors d’un premier run. Le jeu tient sur 2 CD et propose 45 personnages au total, mais il vous sera impossible de tous les avoir en une seule partie. Pourquoi ? Parce que des embranchements scénaristiques et des choix feront qu’il faudra en être à sa deuxième New Game+ pour les voir tous réunis. Ensuite, parce qu’il se peut, si vous ne connaissez pas le jeu, que vous passiez définitivement à côté de certains.

Ensuite, le jeu propose plusieurs fins. Il y a des chances pour que la première fois vous n’ayez pas compris comment battre le boss de fin et que vous soyez tombés sur une conclusion assez…frustrante. Eh bien, si vous refaites le jeu en New Game+, Serge trouvera dès le début le « Time Egg », qui permettra d’aller au boss final n’importe quand,et la fin variera selon les moments auquel vous l’utiliserez. Qui sait, peut-être aurez vous une fin plus intéressante..

4-Un système d’expérience particulier

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Chrono Cross diffère grandement des autres JRPG de la PlayStation. Ici, les combats ne sont pas aléatoires, mais c’était déjà le cas dans Chrono Trigger. Mais surtout, ils ne rapportent pas de points d’expérience. Lorsque vous combattez des ennemis normaux, seules une ou deux stats augmenteront de façon aléatoire. Pour faire évoluer vraiment votre équipe, vous devrez battre les boss. Là, vous recevrez une étoile, synonyme de niveau d’évolution. Cela améliore les caractéristiques des personnages, et tous auront dans leur grille d’éléments un emplacement supplémentaire. Donc, vous pouvez potentiellement esquiver les ennemis et ne faire que les combats obligatoires pour évoluer. Cependant, vous pourrez toujours récolter des éléments qui seront utiles soit pour vous, soit pour améliorer les armes. Et vous aurez de l’argent, aussi. Autre chose originale : le jeu propose de soigner les personnages après chaque combat avec les éléments qui n’ont pas été utilisés ou d’en choisir dans l’inventaire général.

5-Une véritable suite à Chrono Trigger, qui ne se dévoile que petit à petit

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Au début du jeu, le titre n’a juste une indication au dos de sa boite de jeu : «20 ans après les événements de Chrono Trigger», et se passe dans un archipel, celui d’El Nido. Mais contrairement à CT, le titre exploite la théorie des mondes parallèles et non plus celui du voyage dans le temps. En effet, Serge, le héros du jeu, se réveille un jour sur une plage, et l’environnement qu’il connaissait a changé. Il apprend alors que dans cette autre réalité, il est mort depuis 10 ans ! Qu’est ce qui a provoqué ce schisme ?

Cependant, des indices relatifs au jeu précédent sont distillés tout le long du jeu. Cela va de l’allusion au continent de Porre, d’un dessin de Lucca aperçu dans un flashback jusqu’à une pièce cachée abritant Epoch. Mais les clins d’œil ne veulent pas forcément dire que le jeu est une suite. Sauf que là, plus on avance, plus la convergence avec CT est forte. Pour ne prendre tout son plein potentiel qu’à la fin. Le titre cachait bien son jeu.

6-Une réalisation technique de haute volée

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Nous avons déjà abordé les musiques, mais tout le reste est à l’avenant. Chrono Cross est un des plus beaux jeu de la PlayStation. Il n’y a qu’à voir les décors colorés, les effets, les monstres, tout respire une console exploitée à fond. Il y a peu de cinématiques, mais elles sont bien faites. Et que dire des animations sans faille… En combat, vous pouvez même voir si l’ennemi n’a plus beaucoup de points de vie. Le menu est pensé de façon intelligente, même si la grille d’éléments pourra vous sembler déroutante au départ.

Voilà, j’ai évoqué 6 raisons mais pour moi, le jeu n’a pas de défauts rédhibitoires. J’aurais pu aussi évoquer la qualité de la traduction anglaise et française non-officielle de Terminus Traduction, les lieux emblématiques qui laissent un souvenir indélébile aux joueurs, ou le trio inoubliable formé par Serge, Lynx et Kid… Chrono Cross est une référence à laquelle je rejoue encore, et encore, sans jamais me lasser. A tel point que je regrette que Sony et Square Enix n’aient toujours pas daigné le mettre au moins sur le PSN Européen… Franchement, vous exagérez. Pour plus d’infos, sachez qu’une critique détaillée est dispo sur le blog…

A bientôt pour le prochain Weekly Retro.

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Guns of the Kikoolols, épisode #74

Ça ne changera jamais…

Ah, il y avait longtemps que je n’avais pas fait de Guns of… consacré aux jeux vidéo, et cette fois,  je ne vais pas me priver parce que j’ai vu des comportements de certains  sur des fils de discussions qui ne passent toujours pas à mes yeux.

 

1-Certains veulent la guerre ? Ils ne l’auront pas !

Tout le monde le sait, 2017 va  être une belle année de jeux vidéo. De grosses sorties sont annoncées, certaines sont déjà là et je vais en prendre deux à venir comme exemples, c’est à dire Horizon Zero Dawn et NieR Automata, symptomatiques d’un comportement de prétendus joueurs.

Tout d’abord : Horizon Zero Dawn, dont les tests sont sortis lundi dernier. la plupart sont très enthousiastes sur le jeu. Sauf celui de Gamekult, plus réservé. Ça n’empêche pas que certains ne sont pas satisfaits. Par exemple, sur Gamekult,  j’ai bien vu le test d’un membre, sanctionnant le jeu d’un 1/10 bien sanglant pour une unique raison: Le jeu ne sort pas sur PC.  Ben merde alors… Je pensais que maintenant que les consoles sont des PC potentiels (d’entrée de gamme on est d’accord),  que c’était révolu, le temps où les PCistes pensaient qu’on leur doit tout. Ben oui, il aurait eu de plus jolis graphismes, avec une résolution plus élevée…  Mais sérieusement, les consoles n’ont donc pas le droit d’avoir des exclusivités ?  D’autant que Guerrilla Games  est un studio affilié à Sony… mais non, d’après certains, tout ce qui sort sur consoles, notamment si c’est un triple A, ça doit obligatoirement venir sur PC. Arrêtons un peu. Arrêtons la guerre perpétuelle consoles VS PC. Ça ne mène à rien. On le sait, la PS4 et la Xbox One sont inférieures aux PC tueurs actuels en termes de graphismes. Mais, une fois que  c’est dit, cela enlève t-il l’intérêt d’un titre ? Certainement pas.

Mais il y a pire  concernant ce titre. J’ai même vu sur un forum, un type qui faisait même un troll sur ceux qui avaient une PS4 normale au lieu d’une PS4 Pro aux performances améliorées. Quel est l’intérêt de faire une guerre « interne » aux possesseurs de la dernière console de Sony, franchement ?  Pour quelle raison ? Quelques pixels est détails de meilleure qualité ?  c’est absolument ridicule. C’est juste ridicule déjà de stigmatiser les autres, ne serait-ce parce qu’ils n’ont pas la bonne console.

Et que dire du gars sur JV.com qui a fait un sujet verrouillé depuis intitulé  » Ce que Sony ne veut pas que vous voyiez »… Et les vidéos montrent des défauts… présents dans quasiment tous les jeux open-world. Pire, le type est convaincu d’avoir raison, et que les petits défauts qu’ils monte en épingle suffisent à dire  que le jeu est une daube.  Il y a des fois où la logique humaine  m’échappe.

2-Les graphismes, l’éternel critère de beauté

Et puisque nous parlons de l’aspect graphique, voici un titre qui  fait parler de lui sur ce point : NieR  Automata. Ah c’est sur à première vue, ce ne sera pas une tuerie si on excepte le chara-design des personnages principaux. Mais de là à dire que c’est une merde, il y a un pas qu’il faut s’abstenir de franchir. Que l’univers ou la franchise ne parle pas à certains joueurs c’est tout à fait compréhensible. Il faut de tout pour faire un monde, en fait… Mais pour avoir connu certains jeux très laids, la façade qu’ils présentaient  était rattrapée par ce qu’il y avait derrière. Au fait, je vous ai dit que j’étais un fans de Deadly Premonition ? Et apparemment il semblerait que NieR Automata se rattrape aussi par ce qu’il propose en termes de contenu, d’après les premiers retours, d’autant que la version japonaise comprend toutes les langues disponibles en Europe. Il serait temps d’arrêter de juger un jeu uniquement sur ses graphismes, non ? Je sais, je rabâche, je dis ça depuis des années, mais apparemment, si certains ne veulent pas changer de mentalité, moi je n’y peux rien. 

3-L’indéfendable 

 Je vais revenir sur ce qu’a subi Kayane depuis des mois. Pour ceux qui n’ont pas suivi l’affaire, elle était « stalkée » par un joueur qui la suivait  partout, dans tous ses déplacements. Pour un résumé détaillé de l’affaire, allez voir sur Internet.  Il n’en reste pas moins que la championne de jeux vidéo a réussi à le coincer avec l’aide de ses proches. Il était temps, il l’attendait devant les locaux de Gameblog, anticipant même ses déplacements. Je me demande encore comment certains peuvent défendre l’homme en question. Parce que c’était vraiment un cas. Un cas atteint d’érotomanie, maladie psychique dans laquelle nous sommes persuadés d’être aimé par quelqu’un d’autre. Là, le type est allé très loin, en collant son nom à celui de la véritable identité de Kayane sur les réseaux sociaux et en allant chercher les photos de sa famille, de ses  proches, et à aller jusque dans les lieux où certains travaillaient! Pire, il la voyait déjà comme sa femme!  Non, là, le cas est indéfendable. L’animatrice de Game One  avait beau lui dire d’arrêter, rien n’y a fait. Pire, elle a déposé trois plaintes à la police. Il aura fallu qu’elle appréhende elle même son stalker  pour qu’une attention lui soit portée, c’est complètement dingue, et indigne d’une société civilisée.  

Mais personnellement, je me demande pourquoi, dans l’entourage du cas en question, personne ne lui a dit qu’il se berçait d’illusions, d’arrêter car cela devenait dangereux. On l’a laissé continuer. Ça aussi, c’est indéfendable.

Enfin, un peu moins grave mais tout aussi révélateur de comportement inadmissible, le message qu’a reçu Carole Quintaine suite à son article sur  Zelda : Breath of the Wild sur Switch, qui arrivera  en même temps que la console le 3 mars prochain. Elle a osé mettre que le jeu est une « déception technique ». Ça n’a pas raté. Un imbécile (pour ne pas dire plus), a dit en réponse :  » déception technique…tg sale p**e.  »  Ou comment voir en une ligne l’idiotie la plus crasse. Déjà, parce que TOUTES les previews disent que le jeu est effectivement décevant du point de vue technique, qu’il y a des chutes de framerate notamment sur un écran de télévision. Mais surtout, ensuite, le fait qu’elle soit une femme justifie t-il la suite du message ? Evidemment que non. Et là, ça devient indéfendable. L’insulte n’est pas permise.  Qu’on ne soit pas d’accord, ou qu’on aime pas spécialement les écrits de quelqu’un, ça fait  partie de la liberté d’expression. Mais l’insulte détruit tout et sort de ce cadre. C’est inadmissible. Et encore, je suppose que là, ce ne fut qu’un exemple .

  Je termine en précisant qu’il ne s’agit pas d’aimer ou non les personnes dont je viens de parler.  Ni même d’être forcément d’accord avec elles. C’est une question de COMPORTEMENT. Et là, il est clair que dans la communauté gamer, certains vont beaucoup trop loin. Stalker quelqu’un, être intrusif dans sa vie, insulter, voire menacer de mort sous prétexte que ce sont des femmes ou qu’on défende un avis contraire, ce n’est pas acceptable. Cela salit l’image de la communauté et c’est malheureusement cette minorité à la fois bruyante et stupide que l’on retient. Eh oui, les réseaux sociaux sont publics, et dans une société surinformée, tout va de plus en plus vite. Pas étonnant que les médias continuent à dénigrer les jeux vidéo et les joueurs la plupart du temps ( et encore, je ne vous dis pas pour certaines grenouilles de bénitier…)…  Quand est-ce qu’un jour, il faudra prendre conscience que nous avons besoin de changer ? De montrer que nous sommes tolérants, ouverts, et que certaines erreurs de la nature ne nous représentent aucunement ?  Il y a des fois, je me dis que je perds tout espoir… 

 

 

 

Weekly Retro #16 : une histoire d’écrans

Bonjour et bienvenue dans ce seizième Weekly Retro, avec au menu une console portable, et un événement qui a eu lieu près de chez moi. 

1- J’ai rebranché ma GBA

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Nintendo a fait évoluer sa Game Boy plusieurs fois, et la plus aboutie restera la Game Boy Advance. Lorsque j’ai retrouvé  le premier modèle de la console dans un tiroir de mon bureau,  je n’ai pas hésité à remettre des piles dedans. Deux piles AA qu’elle consomme cette machine. Mais il faut avouer que la durée de vie est bonne, compte tenu de la puissance de la machine. Un processeur 32 bits, tout de même…  La console accueillera des portages de jeux sortis sur Super Nintendo, notamment concernant les jeux Super Mario,  renommés pour l’occasion, un peu  améliorés graphiquement et avec des voix, mais aussi des jeux inédits, voire des licences spécialement créées comme les deux Golden Sun, qui restent des références de la machine. Pour nos retrouvailles, j’ai inséré la cartouche de Final Fantasy : Dawn of Souls, qui regroupe les deux premiers jeux de la série. En réalité, il s’agit des versions PS1 des titres, les musiques un poils moins bonnes, toutefois, et les intros (celle de FF II était assez réussie) en moins, MAIS avec des textes traduits en français, au moins… 

Le truc, c’est que l’écran n’était pas rétro-éclairé, et donc il faut absolument se mettre dans un endroit baigné de lumière pour y voir quelque chose. C’est d’autant plus essentiel que la console ne dispose pas de bouton pour régler le contraste, un comble. Pour cela il faut attende la GBA SP, qui disposera d’un écran rétro-éclairé et la console sera, de plus, pliante, pour prendre un minimum de place. Cette version fut la première console portable de Nintendo à disposer d’un adaptateur secteur pour recharger la batterie.  Il faut avouer que celle-ci avait un look qui faisait moins  » gros jouet en plastique » que l’autre.

La GBA évoluera encore un peu avec la Game Boy Micro,  puis la gamme laissera la place à celle de la DS, à deux écrans, puis à la 3DS ensuite. 

2-Passage de flambeaux

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Ce week-end, il y avait le Orléans Game Show.  L’événement était principalement consacré aux compétitions e-sport  sur les licences les plus connues, mais, avant de tourner dans l’arène, il y avait le secteur consacré au rétrogaming. L’entrée était gratuite, ajoutez à ça le beau temps et c’était l’idéal pour une sortie dominicale en famille. Ce qui était touchant, c’était de voir les parents, autrement dit les gens de ma génération, qui expliquaient les principes des jeux qu’ils avaient connus, car il y avait beaucoup de consoles et autant d’écrans  cathodiques pour jouer. Sonic a ramassé plein d’anneaux, et est mort plein de fois à la fois sur Megadrive et Master System, le panel rétro allait de la NES à la Nintendo 64. Et il y avait même des raretés en vitrine, comme le Virtual Boy, plus gros échec de Nintendo à ce jour, ou le Multimega, console combinant Megadrive+méga CD et 32X en format de poche. Mais oui, voir les parents expliquer aux enfants les principes des jeux qu’ils ont connu avait quelque chose de comment dire, un peu magique. Par exemple, une mère qui expliquait à son fils qu’à Street Fighter II, si la barre devenait toute rouge, il avait perdu… Ou voir une petite fille être tireuse d’élite à Duck Hunt, jeu incompatible avec nos télés d’aujourd’hui…. Comme quoi les bons vieux tubes cathodiques ça n’avait pas que du mauvais…  Perso j’avais essayé le samedi matin la version « Ultimate  » de Mortal Kombat 3, et voir si la technique avec Sektor fonctionnait toujours. C’est à dire spammer le jeu avec droite, droite, C, ce qui lui permet de disparaître en dessous de l’écran pour mettre un pain façon uppercut dont l’adversaire se souviendra. Malheureusement, même en ayant réglé l’IA sur « très facile » -parce que, pour avoir eu le MK3 classique, je sais que l’ordi est une véritable peau de vache-,  la console ne s’est laissée prendre que sur les deux premiers adversaires. Le troisième m’a consommé deux continues (sur 5) pour  finalement que le quatrième m’achève. Ouais, MK et moi on est décidément pas copains.  Ça prouve bien que les consoles et titres qui marquent traversent bien l’histoire…

Mais bon, je me demande si dans 20 ans, les graines de joueurs que j’ai vues transmettront eux à leurs progénitures des jeux de la génération actuelle en espérant qu’ils /elles ne jureront pas que par  Call of Duty, Fifa et autres jeux de ce type qui sortent un nouvel épisode chaque année. Il y a de belles choses sur les générations actuelles. Tenez, lisez donc les tests sur Horizon : Zero Dawn sur PS4.  Si vous n’avez pas envie de l’acheter après ça, c’est à n’y rien comprendre.

Voilà c’est tout pour aujourd’hui. On se retrouve bientôt pour un nouveau numéro.

Raconte-nous un mauvais film #3 : 50 nuances plus sombres

 

Bonjour à tous et bienvenue dans ce troisième numéro de Raconte-nous un mauvais film et une fois encore, Conan attendra parce que j’en ai un tout chaud, encore en exploitation au cinéma à l’heure où cet article est publié. Alors si vous avez l’intention de le voir, ne lisez pas ce qui va suivre, ça vous gâcherait comment dire… le « plaisir », pour peu qu’il y en ait.

Lieu de l’accident : Pathé Saran, le 10 février 2017

Circonstances de l’accident : Un vendredi après-midi où tu retrouves une amie au ciné, que tu ne sais pas trop quoi aller voir, et que tu la laisses décider.

Responsable de l’accident : James Foley

Bon sang, qu’est ce que je vais voir, là ?

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Je vous avoue que tout seul, je ne serais pas allé voir le film, vu que je ne suis pas le public cible. Mais bon, avec une amie, et quand on la laisse décider, voilà… De plus il y avait pas mal de couples dans la salle. Et je n’ai ni vu le premier film, ni lu les romans. Une fois encore, pas le public visé. C’est donc en toute…innocence que je suis allé voir ce truc.

Je tiens à préciser une chose déjà en voyant l’affiche : l’accroche est « Plus aucune règle » avec Dakota Johnson portant un masque. Ce qui veut dire que la pauvre a subi une ménopause précoce, c’est ça ? Non ? Ah bon… Il faut dire qu’à 27 ans, ce serait malheureux (mais ça peut arriver pour diverses raisons). Bref.

50 nuances plus sombres est la suite de 50 nuances de Grey. La situation de départ est la suivante : Anastasia Steele a quitté Christian Grey à la fin du film/du roman précédent et ne signe pas le contrat. Oui, vous avez bien lu… le milliardaire fait signer des contrats à ses soumises pour faire l’amour ! Je vous demande un peu…

Lorsque le film commence, Christian fait un cauchemar, traumatisé par un père violent. Puis après le générique on passe sur Anastasia qui reçoit un bouquet de roses blanches avec un message : « Bonne chance pour ton nouveau boulot ». Signé… Christian Grey. La donzelle est sur le point de jeter le bouquet à la poubelle mais y renonce au dernier moment. Elle va ensuite à sa nouvelle boite où elle est reçue comme une reine en tant que nouvelle assistante du boss.

Puis, le soir, elle se rend à une expo photo faite par un de ses amis. Et quelle n’est pas sa surprise de voir qu’il a exposé les portraits, tout à fait décents, qu’il a fait d’elle ! L’ami en question vient la voir et lui dit que s’il ne lui a pas demandé l’autorisation c’est qu’elle aurait refusé… Et là, il apprend d’une assistante que les 6 portraits ont été achetés. Par qui ? Oh, ben quelle surprise ! Il apparaît la seconde suivante ! Vous l’aurez deviné, c’est Christian. Il dit à la jeune femme qu’elle lui manque trop qu’il veut qu’elle revienne… Ana dit non. Lui dit qu’il veut juste discuter. Ana est d’accord pour un dîner. Lors de celui-ci Grey lui dit qu’il veut renégocier les règles du « contrat ». Mais quel contrat, en fait ? On ne voit aucun document de ce type durant tout le film ! Mais bon la cruche accepte et bien entendu, ils font cela dès le premier soir…

Et tout le film est comme ça : Christian dit quelque chose, Ana dit non, puis finit par lui obéir. Elle bosse dans une nouvelle maison d’édition ? Grey voit dans le nouveau patron d’Ana un rival, et rachète aussitôt la boîte.

La bêtise du scénario se voit à toutes les scènes. C’est très mal interprété, les scènes de sexe sont saupoudrées d’une grosse couche de puritanisme amerloque comme on en voit si souvent… Ça joue les prudes au ciné, et malgré les scènes inoffensives, le métrage a obtenu un PG18 aux US… Sans compter que le pays est le premier producteur de porno… Hypocrisie, j’écris ton nom. De fait, nous ne voyons jamais les deux partenaires nus entièrement, Anastasia garde toujours quelque chose sur elle ( le haut ou le bas) et Christian fait ça avec le pantalon juste baissé sous le fessier… Sans compter les positions, ou plutôt LA position, lui sur elle, toujours, tout le temps. Tout ça pour montrer la domination de Grey sur Ana. On a aussi droit à une douche tout habillés, ben tiens… Et surtout, surtout, dès que Ana est touchée, elle jouit. Direct. Pas besoin de stimulation ni de préliminaires. Putain… De fait, ça n’émoustille même pas. MÊME PAS. Ça consterne. Et puisque le reste n’a aucun intérêt, notamment une scène d’hélicoptère qui ne fait même pas pleurer tant elle est ridicule on va passer directement à la fin. La scène finale, c’est Kim Bassinger botoxée comme jamais qui se prend une coupe de champagne dans la tronche pour avoir tenté une deuxième fois de dissuader Christian et Ana de se marier. Elle est priée de partir. D’un côté, tant mieux, parce que je me demande ce qu’elle est venue faire dans ce truc. Il y a un feu d’artifice, et Christian emmène Ana dans une chapelle sur les bords du lac, une chapelle remplie de fleurs et lui fait sa déclaration. Et vous savez quoi ? Elle Accepte. Quel suspense hein ? Mais pendant ce temps, un autre prépare sa vengeance. Fin.

Sous-merde et auto-flagellation

Que dire de plus ? Que dire sur cette merde tirée déjà d’une très mauvaise œuvre littéraire elle même au départ fan-fiction de la très mauvaise saga vampires-paillettes qu’est Twillight ? Parce que si on remonte au départ de tout ça, c’est de la faute de Stephenie Meyer… Oui, oui… elle n’aura pas fait du bien à la littérature et au cinéma, et EL James non plus. Au bûcher, la mormone ( ouais, quand je peux casser du religieux, je me prive pas).

Mais surtout, 50 nuances plus sombres apporte un très mauvais message à plusieurs niveaux. Les gens sont tellement cons, qu’ils peuvent croire que c’est comme ça qu’il faut s’y prendre en amour. Sauf que non, ça, ce que je viens de voir, là, ça ne peut amener que le pire. Un viol.

Ensuite, ça raconte quoi ? Une domination TOTALE de Grey sur Ana. Dans tous les domaines : amour, travail vie quotidienne. Certains diront que c’est parce qu’il est riche et peut tout se payer. Ben là encore c’est archi malsain. Ana aliène son libre arbitre pour se mettre à la disposition de Grey. La scène avec l’autre fille qui a un grain et qui considère Christian comme son gourou est révélatrice. Donc, les femmes ne sont que des objets au service d’un type frustré, jaloux du moindre homme entrant en contact avec Ana, même pour raisons professionnelles, et psychopathe. J’ai le droit de vomir là ou bien ? Oui je sais la cuvette est déjà bien remplie mais désolé, ça ne passe vraiment pas.

Et… ET MERDE.RIEN QUE LE FAIT D’AVOIR UTILISÉ MON PASS ILLIMITÉ POUR VOIR CA ME MET INTÉRIEUREMENT EN COLÈRE . Parce que sais que je n’aurais pas dû. Que c’est honteux à plus d’un titre. Personne n’est à l’abri d’une erreur, nous voyons tous des mauvais films, car ils nous permettent de mieux apprécier les bons, mais putain !

A là fin de la séance, l’amie que j’accompagnais m’a dit «  on dirait que ce film a été une torture pour toi … » En effet. Cerise verte sur le gâteau déjà bien rassis : le roman était mieux et plus trash selon elle.

Alors comme je l’ai déjà dit, je n’ai pas vu le premier film. Je ne compte pas le faire. Et je ne verrai pas le troisième. Ça m’a vacciné. Même si vous me payez tout l’or du monde ou en chatons, je resterai incorruptible. Attention aussi, si le chaton est norvégien, je le prends, mais je ne vais pas perdre de nouveaux deux heures de mon temps pour ça. Au contraire, je ferai connaissance avec mon nouveau protégé. J’en ferai des mauvais romans, la saga s’appellera «  Me, Myself &Meow » et je les adapterai en films et ce sera encore plus consternant. Ben quoi, puisque ça suffit pour devenir millionnaire…

PS : tenez, si vous voulez voir une critique journalistique qui ressemble un peu à mon article, je ne saurai que trop vous  conseiller l’analyse fort drôle faite par Anaïs Bordages sur le site Buzzfeed, et c’est par ici :

https://www.buzzfeed.com/anaisbordages/cinquante-nuances-plus-sombres-pour-les-nuls-en-gifs-et-en-i?utm_term=.juXKvqBVO#.aio2qwJgm

Ou alors, voici un autre article fait par l’Odieux Connard, que je vous recommande de lire. J’ose espérer que nos sacrifices ne seront pas vains et reconnus à posteriori…

50 nuances d’étron

Weekly Retro #15 : Moyens de transport

Bonjour et bienvenue dans ce quinzième Weekly Retro : au menu d’aujourd’hui, des bolides, un dragon, un hérisson bleu et encore un dragon. 

1- Toutes burnes dehors

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Vous vous dites que j’ai pété un plomb en sortant un titre pareil. Non, j’ai juste voulu faire un calembour foireux avec  Burnout.  En effet, j’ai rebranché cette semaine ma petite PS2 et je me suis rappelé de Burnout 2 : Point of Impact. Il y a un mode qui est particulièrement amusant : le mode Crash.  C’est à dire que vous devez provoquer un accident en percutant d’autres véhicules, dans dix zones différentes, plus vous faites de dégâts,  mieux c’est. C’est bête, c’est méchant et idiot, mais il faut savoir comment rentrer dans un véhicule pour  maximiser les ravages… Cet empilement de tôles parachevé par la rencontre d’un bus ou d’un camion, il n’y a rien de plus jouissif. Pour passer à la zone suivante, vous deviez au moins atteindre le score de la médaille de bronze. Simple et efficace. 

2- Avant Nier

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NieR : Automata sort dans quelques jours, dès le 23 février  au Japon, et sera chez nous dès le 10 mars et il fait partie de ma priorité d’achat pour le mois prochain. Mais, avant même le premier NieR,  il y avait Drakengard, le tout premier jeu du studio Cavia, aujourd’hui fermé. Cette plongée dans les origines m’a rappelé à quel point le jeu, baptisé Drag-On Dragoon  dans son pays d’origine, était techniquement raté . Les graphismes sont ternes, la caméra est folle et les coups ne sont pas très variés en combat au sol. Rejouer à ce titre aujourd’hui s’avère très dur tant il a vieilli. Cependant, il se rattrapait par son histoire démente. Tous les personnages du jeu sont tarés. Mais vraiment. Personne n’est clair, et le jeu s’affranchit des frontières entre le bien et le mal. Les personnages ont la possibilité de faire un pacte avec des créatures  qui peuplent le monde du jeu : dragons, esprits, ou autres. Mais le pacte d’alliance humains/monstres se fait au prix de quelque chose qui leu est cher . Caim, au début du jeu, en fait un avec un dragon rouge. Il perdra sa voix.  Notre héros  doit empêcher le sacrifice de sa sœur Furiae par l’Empire, qui doit être celle qui permettra de purifier le monde. Le jeu est découpé en plusieurs phases : les phases d’histoire, qui racontent le scénario qui a eu le bon gout d’être traduit en français et les phases de jeu. Vous aurez des niveaux  à dos de Dragon, qui se déroulent dans les air, et où vous devrez anéantir les forces aériennes de l’Empire, et les phases au sol, qui ressemble à du Dynasty Warriors en un peu plus raté. Il est toutefois possible d’appeler le dragon pour des vols en rases-mottes et de brûler les ennemis de haut. Mais dans tous les cas, les missions ont toute une limite de temps d’une heure maximum. A  la fin de celles-ci, vous récoltez de l’XP pour votre personnage ou votre dragon, et pour votre arme. Vous pouvez aussi changer d’allié en cours de bataille ou au début de chaque « verset » pour peu que vous ayez suffisamment avancé dans l’histoire.  le jeu dispose de cinq fins différentes ( et glauques pour certaines), et l’une d’elle fait le lien avec le premier NieR. Drakengard a de bonnes idées, mais sa réalisation à faire peur a dû en repousser plus d’un, malheureusement. 

3-Il ne faut pas perdre la main

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Je rejoue souvent à Sonic. Au premier ou au deuxième, ça dépend de mon humeur.  Là, j’avais mis Sonic Mega Collection + et j’ai lancé le premier. J’ai commis une erreur dans Marble Zone, mais de toute façon je n’ai jamais aimé cette zone. En effet, j’ai loupé un saut, ce qui m’a fait revenir dans un lac de lave. Problème, le bloc sur lequel il fallait se maintenir avait déjà coulé. Impossible de traverser sans trop de pertes d’anneaux, j’ai donc préféré sacrifier une vie. Et un  hérisson bleu grillé, un!  Pour le reste, ça s’est plutôt bien passé. 

4-Dragon Légendaire

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Pour finir, j’ai relancé Legend of Dragoon, un jeu PS1 sorti en 2000  chez nous. On pourrait croire, à de nombreux aspects, que le jeu est un clone de FF VII.  S’il est vrai que Dart ressemble beaucoup à Cloud, c’est loin d’être le cas. le jeu dispose d’une très bonne intrigue, même si la traduction en français est loin de faire l’unanimité, et les voix sont justes risibles, entre les cris des personnages à mourir de rire « Coup double! »  » Volc-han! » « Harpong! » lors des combats. Les musiques n’ont hélas rien d’extraordinaire,  trop répétitives, mais graphiquement, le jeu envoie du bois. et que dire des séquences en images de synthèse… Le jeu tient sur quatre CD et  reste une belle aventure, même si on voit qu’il n’a pas bénéficié de finitions  dignes de ce nom : les déplacements sur la carte sont  rectilignes, sur des chemins prédéfinis, par exemple. Cependant, le conflit opposant le Basil au Sandor  vaut le coup d’être joué. Il faut noter que le jeu possède aussi un méchant charismatique du nom de Lloyd.  De toute façon, je vous en parlerai plus en détail très bientôt.

Voilà, c’est tout pour  cette semaine.  Rendez-vous la semaine prochaine pour un prochain Weekly Retro.