Archives Mensuelles: juillet 2017

[Critique Jeu] Final Fantasy XII : The Zodiac Age

Longtemps espéré, le douzième Final Fantasy s’est fait attendre, après un onzième épisode qui tenta l’aventure du online. Le dernier épisode solo était donc Final Fantasy X, à une époque où Square et Enix n’avaient pas encore fusionné… Mais l’accouchement de cet épisode n’a pas été de tout repos, et pour cause… Square a décidé de confier la gestion de cet épisode à l’équipe Matsuno, qui a produit les fantastiques Final Fantasy Tactics et Vagrant Story. Deux jeux maîtrisés à la perfection, c’est dire le degré d’exigence mis dans cet épisode. Mais Square ne pouvant attendre trop longtemps, après maints reports, décida d’accélérer les choses. Voilà en gros pour l’histoire de la genèse du titre.

Final Fantasy XII est donc le fruit de quatre ans de travail, avec un développement chaotique qui a mené au départ du fondateur d’Ivalice de Square Enix, bien qu’il ait continué à bosser avec la nouvelle équipe pour sortir une version achevée. Le résultat fut grandiose bien qu’il ne contienne que la moitié des éléments qu’avait prévu Matsuno.

Dix ans plus tard, voici la version The Zodiac Age, remaster venu depuis peu sur PS4. La question est : le jeu vaut-il le coup d’être rejoué ? Réponse dans cette critique.

Cela fait de plus longtemps que je voulais vous parler de Final Fantasy XII. Parce qu’il est un épisode qui compte pour moi, parce que je l’ai apprécié, mais cela ne s’est pas fait pour diverses raisons. La sortie du remaster  est l’occasion de le faire. Accrochez-vous, nous partons tout de suite en Ivalice, le monde imaginé par Matsuno.

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Ivalice, ça glisse

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En Ivalice, il y a longtemps que l’empire de Rozarria et l’empire d’Archadia se font une guerre permanente, très souvent au détriment des petites nations de la Péninsule Galtéene prises en sandwich par les deux puissances. Et pourtant, en l’an 704 du calendrier Valendien, c’est jour de fête à Rabanastre, capitale du petit royaume de Dalmasca. En effet, la princesse Ashelia B’nargin Dalmasca, héritière du trône, se marie avec le Prince Rasler de Nabradia, le royaume voisin. Mais voilà, Archadia, dans une politique d’invasion agressive, envahit le soir même Dalmasca en attaquant la forteresse de Nalbina qui fait office de frontière. Rasler insiste pour participer à la bataille. Malheureusement, il se fait tuer par une flèche d’un soldat ennemi. Dalmasca perd la forteresse, et se fait de surcroît envahir. Le petit royaume est contraint de déposer les armes et de signer une capitulation sans condition, car ce qui a été perdu dans le déshonneur et par le fer se devait d’être signé avec un pacte de sang. De plus, la princesse Ashe, accablée de douleur, a mis fin à ses jours.

Deux ans ont passé. Vaan, jeune homme de 17 ans est un orphelin de guerre. Malgré les remontrances de son amie Penelo, il s’est juré de se venger d’Archadia, qui lui a tout pris, notamment son frère Reks. Lorsque le jeu commence, Rabanastre, la capitale, accueille Vayne Solidor, le nouveau consul venu d’Archadia, et fils de l’empereur Gramis.

Vaan réussit à s’infiltrer dans le château pour aller voler un trésor mais les choses ne vont pas tourner comme prévu… En réalité, il va se trouver au cœur d’une aventure dont les enjeux le dépassent. Oui, l’épopée de Final Fantasy XII.

La première chose que nous pouvons constater,c’est que les enjeux politiques sont beaucoup plus présents qu’avant dans la saga.

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Quiconque a joué à Final Fantasy Tactics ou Vagrant Story rêvait d’un Final Fantasy canonique si se déroulerait dans le monde d’Ivalice. Ça tombe bien, c’est le cas avec Final Fantasy XII fait par les mêmes équipes, à peu de choses près. Et on imaginait pas à quel point le jeu nous donnerait l’opportunité de visiter ce monde a hauteur d’homme. Comprenez par là que les dimensions des villes, des différentes régions et des donjons sont beaucoup plus réalistes que par le passé, tous épisodes confondus.

Donc, ce monde est composé de trois continents principaux : Valendia au nord, là où se trouve l’empire d’Archadia, Galtea à l’ouest, où se trouvent Rozzaria et Dalmasca, et le Kerwon, au sud, dont on dit que certaines zones restent inexplorées car trop impénétrables. En effet, Ivalice offre une variété de climats, si Dalmasca est composée essentiellement de déserts, il peut arriver qu’une jungle côtoie de profonds glaciers. Cela est dû à l’influence des Jagd, zones tellement concentrées en énergie mystique appelée « myste », que les vaisseaux ne peuvent les survoler.

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Diverses races peuplent ce monde : Les humains sont majoritaires, mais il y a aussi des viéras, peuple humanoïde fait de femmes ayant de grandes oreilles et vivant en harmonie avec la nature, de banga’as, sortes de crocdiliens, de Seeqs, qui ressemblent à des phacochères, de Nu’Mous et de Garifs, entre autres. Impossible également d’oublier les Moogles, charmantes petites boules de fourrure. Dans cet épisode, ils ont toujours un pompon sur la tête, mais des oreilles plus développées qui leur donne plus un aspect de lapin. Ces aimables créatures vous rendront plusieurs services, comme la location de chocobos, se déplacer plus rapidement dans la capitale, etc.

Ivalice regorge de monuments qui ont fait son histoire, pour le meilleur et pour le pire, et d’endroits qu’il vaut mieux ne pas explorer sans y être préparés.

Parce que dans Final Fantasy XII, vous allez marcher. Énormément. Même si pour les besoins de l’histoire, vous emprunterez parfois un engin volant, il y aura toujours un prétexte pour faire une bonne partie du chemin à pied. Mais au moins, nous avons l’occasion e visiter un monde qui a été pendant longtemps un fantasme de joueur. Cependant, il faut garder à l’esprit que ce n’est pas le même Ivalice que dans FFT.

Le titre a pour lui un véritable monde, bien plus identifié qu’avant et rien que ça, c’est un tour de force.

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Ouvrez les Vaan

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Mais je suis sur que vous allez me demander avec qui on partage cette aventure. Certes, il y a Vaan, le jeune garçon du début, mais très vite, ce dernier sera rejoint par Balthier, un pirate du ciel, autoproclamé « premier rôle » du jeu, accompagné de sa viéra Fran, puis Ashe, la princesse de Dalmasca, car on découvre très tôt que son suicide était faux, vient ensuite Basch, un ancien soldat de Dalmasca, et Penelo, qui est toujours là pour raisonner Vaan.

Certains personnages avaient été très critiqués à l’époque de la sortie du jeu d’origine, notamment Vaan et Penelo sous prétexte qu’il ne servaient à rien. C’est vrai que comme leader, on a vu mieux pour le premier mais, avec le recul j’opposerai deux choses à cela : les deux adolescents sont en réalité les avatars du joueur. Ils sont embarqués dans un conflit qui les dépasse. Ils sont témoins de la quête de rédemption de Basch, ou de la légitimité de Ashe. Ensuite, s’ils ne vous plaisent pas, eh bien, laissez-les en réserve, car le jeu n’impose pas de « vrai » héros imposé inamovible dans votre équipe. Et si on pose sur le casting les personnages de Star Wars, on obtient des copies à peu près conformes. Oui, c’est vrai. Mais cela fait longtemps que la saga s’inspire de celle de George Lucas et ne s’en est jamais cachée.

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Pour résumer, le casting est composé de 6 personnages principaux, et le joueur peut en utiliser trois en combat, auxquels viendront parfois se greffer des « invités ». Les autres sont laissés en réserve mais le Game Over n’interviendra en cas de défait que si l’équipe principale et celle de réserve sont vaincues. Cependant, il n’est pas recommandé de laisser les combattants prendre trop de retard au niveau de leur évolution…

L’empire d’Archadia constitue la principale force d’opposition aux héros. Force occupante de Dalmasca, les villes peuplée de soldats et il feront tout pour empêcher la princesse de restaurer son autorité. Pour cela, Vayne, le consul, lancera notamment les Hauts-Juges à vos trousses. Ce corps d’armée fait autorité dans l’empire et leurs décisions sont irrévocables. Vous serez amenés à en affronter certains, et ils sont plutôt puissants.

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Couscous Gambits

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Le système de combat s’inspire des MMO. Certes, maintenant, c’est devenu courant, mais élaborer un système pour un jeu solo relevait du défi il y a 10 ans. Dans les faits, FF XII abandonne le tour par tour qui régissait les batailles dans les jeux offline de la saga, pour en implanter un autre, le Active Dimenstion Battle,ou ADB. Cette fois, nous voyons les ennemis à l’écran et nous les attaquons en temps réel. Différentes lignes de visée s’affichent : les bleues sont les lignes d’attaque de votre équipe, les rouges celles des ennemis et les vertes indiquent des sorts de guérison.

Mais justement un des défis du jeu était d’arriver à gérer une IA dans un type de jeu où les équipiers du joueur sont généralement des êtres humains. Et pour cela FF XII met en place les « Gambits ».

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C’est simple, ce sont des fonctions logiques fonctionnant sur le principe du « si telle condition alors telle conséquence ». Le système est d’une simplicité remarquable. Il suffit d’aller dans les menus pour composer ses gambits en quelques secondes. Ils peuvent être défensifs (en bleu) ou offensifs (en rouge). Par exemple, si la condition est « Personnage avant moins de 50% de ses HP » vous pourrez mettre « Soin » en action à faire. Ou si l’ennemi est «  de type mort-vivant », vous pourrez faire en sorte qu’un de vos co-équipiers lance le sort «  feu ».

C’est très simple et intuitif et chaque personnage démarre avec trois emplacements pour un maximum de 12, les 9 autres commandes étant à débloquer dans la grille des permis, nous allons y revenir sous peu. Quelques gambits de base sont disponibles dès le début, histoire de ne pas se retrouver démuni dès le départ, mais la plupart seront à acheter en magasin.

Mais surtout, il faut faire attention à l’ordre d’exécution des commandes. D’une manière générale, il faut toujours privilégier les soins et faire en sorte qu’un personnage assure en cas de gros pépin dans l’équipe.

Astro-logique

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Jusque là, vous me direz que c’est ce qu’on connaît déjà dans le titre original. Mais voilà que The Zodiac Age vient y ajouter une pointe de subtilités.

Tout d’abord, la grille des permis n’est plus identique pour chacun des personnages. Maintenant, vous devez, avant d’y accéder, choisir un job parmi 12 possibles sur la roue du zodiaque. Il faut faire attention car le choix est irréversible. Très vite, vous pourrez en choisir un deuxième. A chaque fois, la grille des permis sera différente selon les métiers de chacun.Cependant, vous pouvez finir le jeu avec n’importe quelle combinaison. Mais que sont les permis ? En réalité, ce sont des cases qu’on débloque sur un damier, contre des points qu’on obtient en terrassant les ennemis. La plupart d’entre eux, c’est à dire les mobs qu’on croise lorsqu’on se déplace, n’en donnent qu’un seul. Ceux qui sont l’objet de chasses ou les boss en donnent plusieurs d’un coup.

Autrement dit qu’il faut faire des combats pour en récolter plein et les redistribuer ensuite sur la grille. The Zodiac Age oblige le joueur à faire des choix, et c’est très bien, dans la mesure où perso, j’imagine mal Penelo avoir le même équipement que Basch. Donc, le système de classe évite cette fois de faire six fois le même clone au final.

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On notera aussi que les monstres, dans leur immense majorité, ne laissent pas d’argent derrière eux, mais des objets que vous pouvez ensuite revendre aux marchands du jeu. Les coffres ont toujours un butin aléatoire, mais, bonne nouvelle, dans The Zodiac Age, vous n’avez plus à vous soucier des 4 coffres interdits pour avoir l’arme ultime du jeu. Vous pourrez prendre tout ce que vous voudrez sans culpabiliser.

La gestion du myste, utile pour les éons (invocations) et impulsions est désormais séparée des points de magie. Lorsque vous les débloquez, une barre de myste apparaîtra en dessous des points de vie de chaque personnage.

Les éons sont des créatures magiques qu’il faudra systématiquement combattre avant de les gagner. Il y en a 5 au travers de l’histoire, et donc que vous aurez de façon obligatoire, et les 8 autres sont facultatifs, mais les combats sont souvent basés sur la survie de l’équipe. En effet, vous aurez souvent lors de ces phases des handicaps, comme le drainage progressif des points de vie, de magie, ou un champ de force désactivant une commande, voire tout cela en même temps. Vous ne pourrez attribuer un éon qu’à un seul personnage à chaque fois. Pour l’invoquer, cela demandera de 1 à 3 charges de myste. De plus, on ne retrouve plus les noms habituels de la série : « Shiva », « Léviathan » et autres, c’est pour les vaisseaux de l’armée impériale, maintenant, place à Bélias, Zéromus, Mateus, entre autres.

Les impulsions sont les « limites » de cette épisode. On les débloque progressivement et chaque personnage en possède 3. Peu utiles contre les ennemis de base, elles peuvent l’être lors des combats contre un boss ou un monstre de chasse coriace. Le tout consiste à les enchaîner le plus possible via un influx de myste pour déclencher un super coup appelé « Fusion ». Bonne nouvelle, elles ne ruinent plus les points de magie. Ce qui fait que nous pouvons enchaîner ensuite sur un sort de guérison, si on a lâché les chevaux lorsqu’un adversaire a mis nous personnages en situation périlleuses. Il faudra d’ailleurs se méfier car les boss, dont la barre de vie est visible, disposent de techniques souvent redoutables et deviennent de plus en plus dur à tuer à mesure que leurs HP diminuent. Note pour ceux qui en avaient bavé sur le boss de la jungle de Golmore : Non, la console ne prévient toujours pas quand il lance son attaque « spores », infligeant de grosses anomalies de statut. Saloperie.

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Les chevaliers du Zodiarche

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Dix ans séparent la sortie du Final Fantasy XII original et de sa version The Zodiac Age, révisée pour la PS4. Même si le jeu n’est pas le plus beau de la console, le lifting en HD est plus qu’appréciable. Jamais Ivalice n’a été aussi jolie. L’équipe, pour faire ce monde, s’est inspirée des architectures méditerranéennes, byzantines et arabes, et ça se voit. Le résultat est très réussi. Les personnages ont aussi bénéficié d’une beauté avec des visages un peu plus détaillés. D’une manière générale, le jeu est plus coloré et contrasté. Il est vrai que le jeu d’origine passait assez mal sur les téléviseurs HD. Cela n’empêche cependant pas certaines textures d’être floues. Le bestiaire d’origine est toujours là.

Au niveau sonore aussi, il y a eu une évolution. Les musiques de Hitoshi Sakimoto, déjà géniales dans l’original, se retrouvent ici sublimées avec les réorchestrations. Le titre bénéficie aussi de huit nouveaux morceaux inédits. Et que dire des voix. Cette fois, nous avons le choix entre les voix originales japonaises et anglaises. Et les doublages sont de qualité dans les deux cas, et nous retrouvons les différents accents pour les voix, qui permettent de donner une origine, une identités aux différents peuples d’Ivalice. Et la traduction en français des textes suit. On se plaint souvent de leur qualité, mais celle de FFXII est sans doute la plus réussie, et recherchée. Le vocabulaire est riche, à tel point, par exemple que j’ignorais qu’il existait un verbe « atermoyer » dans notre langue.

Cela me permet d’enchaîner sur le scénario, que beaucoup ont trouvé superficiel à l’époque. Il est vrai que le soft fait un vrai retour au jeu, élimine la notion de couloir ou de ligne droite, et il n’ y a pas de cinématiques tous les deux pas pour apprendre à rire.Elles deviennent plus rares après les premières heures, mais interviennent aux moments clés du jeu. Cependant, le script est plus riche que ce que l’on pourrait croire. Intrigue plus politisée, mais vécue par des personnes qui sont en dehors des intrigues du pouvoir, de fait les événements se passent autour des personnages, sans qu’ils prennent part à ce qui arrive. Généralement, ils seront au courant de l’évolution du conflit par des personnes intermédiaires. Il est appréciable de voir les désaccords notamment à Archadia, avec les hauts-juges qui se disputent lors d’une scène mémorable, avec un méchant machiavélique prêt à tout pour arriver à ses fins, bien que manquant un peu de charisme. Dommage que la part de « fantastique » du script arrive un poil tard.

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Un kilomètre à pied, ça use…

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Côté durée de vie, vous en aurez pour votre argent. Ce Final Fantasy est très long et est dans des proportions réalistes, donc vous allez vraiment faire des kilomètres à travers tout Ivalice pour arriver à vos fins. Comptez 60 heures en temps normal de jeu, et beaucoup plus si vous compter faire les chasses et autres quêtes annexes du titre, qui en propose toujours une sacrée fournée. Certes, on a désormais la possibilité de jouer en mode accéléré en appuyant sur L1, mais ce serait insulter ce qu’a fait Matsuno et traverser les divers lieux façon Benny Hill, très peu pour moi. En effet, Ivalice n’est pas un monde à traverser au pas de charge. Il vaut mieux prendre son temps pour le visiter. Et personnellement, j’en retire toujours autant de plaisir. Et si vous êtes perdu, plus la peine de faire des manips fastidieuses par le menu, un clic sur le stick analogique gauche vous affichera une mini carte en surimpression, sans que cela ne gène trop la visibilité. Pratique.

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Si vous vous vous lassez un peu de la quête principale, The Zodiac Age propose un nouveau mode, le mode «épreuves » dans lequel vous devrez enchaîner les combats contre des monstres et même des boss, et ne pourrez sauvegarder que tous les 10 niveaux. Faites attention car ça se corse très vite.

A ce propos, sachez que le jeu dispose désormais d’une sauvegarde automatique qui s’active à chaque changement de zone dans chaque région du jeu. Toutefois, les joueurs avertis savent qu’il ne faut pas exclusivement compter dessus et que dans un RPG, des backups peuvent sauver la mise…

Enfin, il faut savoir que ce qui nous est présenté là ne contient que la moitié de ce que Matsuno aurait voulu nous proposer, en perfectionniste qu’il est. On imagine même pas ce que ça aurait donné s’il y avait inclus toutes ses idées, vu que le résultat est déjà grandiose. Vous avez dit « inachevé ? » Pourtant, on ne dirait vraiment pas…

Final Fantasy XII The Zodiac Age dispose des mêmes défauts que le jeu d’origine. De par ses choix, son changement de système de combat et d’univers, il fut tellement radical pour l’époque qu’il mécontenta une partie des joueurs. La structure du jeu est la même, et avec la puissance de la PS4, il est regrettable de voir les différentes régions du jeu découpées en zones délimitées. De même, les problèmes de « structure » n’ont pas été gommés, et il est toujours aussi dommage de voir que certains lieux, pourtant décrits comme des villes, soient d’une taille ridicule, je pense notamment à Nalbina. Ou encore qu’une route parte d’un mur… Oui ça fait bizarre, mais nous allons dire que c’était les limitations de l’époque. Après, si vous ne l’avez pas aimé, il n’est pas certain que vous l’aimiez de nouveau, le déroulement étant le même malgré les nouveautés du côté du système de combat, mais qui sait, parfois, on a le droit à une deuxième chance…

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Conclusion : On valide

Final Fantasy XII The Zodiac Age est toujours l’aventure épique que nous avions connue il y a dix ans, avec les mêmes qualités et défauts d’origine. Cependant, on en peut pas nier les nouveautés du gameplay fort appréciables, et la révision technique du titre lui fait un bien fou au niveau visuel et sonore. Bref, Final Fantasy XII apporte des changements bienvenus, tout en restant lui-même, comme s’il avait subi une cure de jouvence. Une œuvre, qui même inachevée a apporté sa pierre au genre des jeux de rôle, et que je conseille grandement de redécouvrir.

 

Les points positifs :

Ivalice

Le scénario et ses enjeux

Le système de combat

Les Gambits

Le système de classes

Le lifting graphique

Les musiques réorchestrées de Sakimoto et les morceaux inédits

Choix entre voix anglaises et japonaises

Traduction littéraire

Durée de vie

Imaginons si il y avait eu toutes les idées de départ…

 

Les points négatifs :

Mêmes défauts que l’original

Un méchant qui manque de charisme

Quelques problèmes de structure et de réalisme

Test réalisé avec une version achetée par mes soins dans le commerce.

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[Critique film] Baby Driver

Je vais être honnête , quelques jours encore avant sa sortie, j’ignorais tout de ce Baby Driver, et je n’en attendais pas spécialement quelque chose mais lorsque j’ai vu que le film était de Edgar Wright, je me suis dit que ça valait peut-être le coup d’aller le voir. Eh bien, ce fut une excellente surprise. J’aime ce que fait Wright, je ne m’en cache pas, car il est de ceux dont les films, s’ils ne sont pas parfaits ont tout de même quelque chose en eux, à commencer par la trilogie « Cornetto » (Shaun of the DeadHot FuzzDernier Pub avant la fin de monde) et j’ai également adoré son adaptation de Scott Pilgrim.

Grosses Caisses et Cinéphilie

Et voilà qu’avec Baby Driver, Wright revient, dans son premier long-métrage hollywoodien, pour nous entraîner dans  quelque chose complètement fou, plus encore que ce qu’il avait fait auparavant, mais surtout, mieux maîtrisé. Imaginez un peu : le héros est un ado du nom de « Baby » qui conduit des bolides pour permettre aux braqueurs de s’échapper. Mais comme il a un acouphène aux oreilles, il écoute de la musique en permanence avec son iPod, ce qui ne l’empêche pas de comprendre exactement ce que veut « Doc », un parrain d’Atlanta…
Nous avons donc un film à la croisée de la comédie musicale, de Drive, et d’autres films de gangsters. En effet, la cinéphilie de Wright se voit, et surtout, se sent dans la réalisation. Certains plans iconiques vous rappelleront quelques références (dont Heat, passionnant duel entre Al Pacino et Robert de Niro), bref, Baby Driver est non seulement un film, mais aussi un véritable hommage au cinéma.

Fast and Furious

Le métrage pétarade et roule sur les chapeaux de roues. Les courses-poursuites sont impressionnantes de maîtrise et il se dit que Quentin Tarantino himself aurait donné des conseils au réalisateur pour certaines. La première moitié du film est très chorégraphiée, très esthétique, pour aller ensuite dans une action pure. Les habitués du cinéaste reconnaîtront certaines astuces de réalisation. On remarquera aussi l’intelligence de certaines scènes.
Un autre atout du film est sa playlist, juste magistrale. C’est fun, c’est varié, et ça montre son côté totalement décomplexé et assumé.
Mais Baby Driver ne serait rien sans son casting : Ansel Elgort joue le rôle-titre, et il sera accompagné de Kevin Spacey dans un rôle qu’on attendait pas forcément, de Lily James en tant que serveuse dans un restaurant, le couple Eiza Gonzalez/ Jon Hamm fonctionne à merveille et on notera aussi la venue de Jamie Foxx en tant que braqueur.

(Trop) Plein de bonnes idées

Le tout pour un film à l’objet assez mince au final, mais qui a le mérite d’être traité de façon très intelligente et qui n’a qu’un seul but: donner du fun au spectateur. C’est sur que ceux qui s’attendaient à un polar plus sérieux comme Télérama ont été déçus. Les dialogues sont écrits de façon brillante, les bonnes idées sont nombreuses, je dirais même qu’elles se bousculent, jusqu’à aller parfois à un sentiment de  » trop plein » qui pourra déplaire. Il faut dire que le montage et le rythme effréné y sont pour beaucoup. Le tout pour parfois refluer lors des scènes de romance, pour mieux repartir ensuite. On voit l’évolution du héros, qui petit à petit, se rend compte qu’il a  affaire a tout sauf à des enfants de choeur…  L’intelligence de Wright aura également été de faire un film dans lequel le « bad guy » n’est pas forcément celui auquel on s’attendait au départ, mais surtout, n’était pas forcément destiné à l’être. En résumé, Baby Driver, c’est de belles bagnoles, des casses, Kevin Spacey, des courses-poursuites, des influences diverses et une réalisation de haute-volée et une BO magistrale.
Bref, tant d’éloges pour dire que Baby Driver, par ses influences, ses idées, sa réalisation, est une des très bonnes surprises de cet été.

affiche Baby Driver

 

Baby Driver

Réalisation : Edgar Wright 

Genre : Action, musical

Avec : Ansel Elgort, Lily James, Kevin Spacey, Jamie Foxx…

Durée : 1 h 53

Distribution : Sony Pictures Releasing France

En salles depuis le 19 juillet 2017

Nolife : la vie continue

Vous le savez, je vous parle souvent d’une petite chaine sur l’ADSL du nom de Nolife. Elle  jouait ces derniers jours son avenir auprès du Tribunal de commerce de Paris. En redressement judiciaire depuis 18 mois, Nolife, qui a fêté ses 10 ans le premier juin dernier devait obligatoirement en sortir. En droit français, cela se traduit par une sortie du redressement avec validation du plan de continuation ou la liquidation judiciaire.  Eh bien, bonne nouvelle, c’est la première option qui a prévalu pour le canal de Messieurs Ruchet et Pilot, la nouvelle est tombée ce matin.

Mais elle a dû lutter. Etre une chaîne indépendante n’est pas simple dans un milieu où plusieurs d’entre elles ont déjà fermé  (Montagne TV, Énorme TV, et prochainement Sport 365) et où la publicité se fait rare. Plusieurs fois, elle sera passée tout près d’une fermeture d’antenne, et elle a su rebondir. Je ne vous fais pas un résumé, et si vous avez besoin de plus d’informations, Florent Gorges résume ses 5 premières années de vie  dans Nolife Story. Mais au vu de ce qui s’est passé avec les cinq années d’après, il a de quoi écrire une trilogie, je pense.

Bref, félicitations à Nolife et ses dirigeants, pour les combats qu’ils ont menés, et il y en aura encore d’autres, et je suis impatient de voir le « nouveau » Nolife à la rentrée, le tout étant de ne pas trahir l’esprit qui fait sa force depuis ses débuts. Je rappelle que la programmation, ce n’est pas que de la J-Pop ou de la J-Music en général, et qu’elle traite aussi de choses peu vues même sur des chaines thématiques, et les jeux vidéo bénéficient également d’un traitement approfondi.

Je termine en rappelant qu’elle est dispo chez tous les opérateurs ADSL et Numéricable dans l’offre de base sans supplément de prix :

Free: canal 93

Orange (offre ADSL uniquement)  : canal 138

BBox: canal 128

SFR : canal 176

Numéricable : canal 220

Et si vous voulez les aider, n’oubliez pas qu’il y a le catalogue Noco, qui recense toutes les émissions de la chaîne ( sauf la J-Music) l’abonnement est de 5 € par mois minimum, et vous aurez ainsi accès à tout ce qu’a produit la chaîne depuis ses débuts, sans limitation de durée. N’hésitez pas.

nolife continue

 

Guns of the Kikoolols spécial cinéma : Get Wild

Bonjour et bienvenue dans un nouveau GotK spécial cinéma. Cette fois, on va s’attaquer à City Hunter, qui va être adapté au cinéma sous son nom américain, c’est à dire Nicky Larson, par… Philippe Lacheau, déjà auteur de Babysitting 1 et 2 et plus récemment de Alibi.com. Des comédies sympas (à par Babysitting 2, gênant à plus d’un titre). Mais là, rien que de lire ce qu’il a mis sur l’illustration fait peur. Jugez plutôt :

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On a fait quoi pour mériter ça ? Je sais c’est pas bien d’émettre des jugements de valeur avant la sortie du film, mais c’est dores et déjà très mal barré. Se baser sur la VF qui passait dans le Club Dorothée, ça annonce déjà la couleur. Autrement dit, Philippe Lacheau n’a pas l’air d’avoir compris le fond de l’oeuvre! Déjà, parler de « détective » ça promet. Ryo Saeba, héros de City Hunter, est avant tout un tueur à gages, plus précisément un « nettoyeur ».

Ensuite, s’il voulait vraiment adapter la chose, il aurait pu, je ne sais pas, lire le manga ou regarder l’anime en VOST. En effet, il suffit de cela pour comparer et voir que les doubleurs français étaient à côté de la plaque. La réalité des propos de l’anime était bien plus sombre que ce qu’on nous a donné à voir dans les années 90. Alors oui sur le coup les doublages des méchants notamment, font rire. Mais ils sont également honteux à plus d’un titre. On pourrait parler de la « qualité » des doublages en français des animés japonais que AB achetait au kilomètre, ainsi que de la censure, car oui, la série, tout comme Ken le Survivant, ne partage pas uniquement des doublages débiles, mais aussi des passages censurés (aucune goutte de sang). Heureusement, cela s’est largement amélioré depuis et on trouve des VF de qualité ( Cow Boy Bebop), même si rien ne remplace les voix d’origine… Et ce sera Nolife qui diffusera en 2008 City Hunter en intégralité en VOST non-censurée. Eh oui… 

Je n’ai pas envie que sous prétexte de nostalgie, des bons souvenirs du Club Dorothée, on adapte une série en se basant sur nos souvenirs de gamins. Ce sentiment ne permet pas tout.  L’enfance non plus. Parce que déjà, nous n’avions pas le même recul qu’aujourd’hui, une fois adultes, et nous manquions donc d’analyse. Ensuite, parce que l’être humain a une tendance naturelle à enjoliver les souvenirs. De plus, se baser sur la version française de l’anime est un aveu de faiblesse avéré. 

Ensuite, parce que Ryo Saeba est un personnage plus complexe qu’il n’y parait et ça m’étonnerait que M. Lacheau ait tout compris du personnage. Oh, oui, lorsqu’il se fait assommer par un marteau de plusieurs tonnes tenu par Kaori, après avoir manifesté son amour à une jolie femme, c’est drôle. Mais Ryo, et par extension City Hunter, ce n’est pas que ça.  C’est peut-être un des mangas les plus sombres et sérieux des années 80/90, avec un personnage plus complexe qu’il n’y parait.

Ryo_Saeba

Le pire c’est qu’il semble que Philippe Lacheau va incarner le rôle-titre… Franchement… Vous l’imaginez, lui, en Ryo Saeba ? Moi pas. Regardez l’image ci-dessus.  Mais, finalement,à qui la faute ? A lui qui veut adapter quelque chose qui a bercé son enfance, ou à la mentalité qui règne dans les médias  et le cinéma français, qui croient encore que les dessins animés ce n’est que pour les enfants, et qu’il faut à tout prix faire des comédies pour être proches du peuple ? Résultat : on a eu pas mal de merdes.  Et M. Lacheau va surement trouver des financements pour ce massacre annoncé d’une oeuvre culte,  vu que les comédies, ça plait au « grand public », qui n’a de grand que le nom, d’après les producteurs… Peut-être serait-il temps que cela change… 

A vrai dire, j’aurais été moins circonspect si l’adaptation avait été faite par un réal français qui a déjà fait ses preuves outre-Atlantique. Je pense notamment à Christophe Gans ( qui montre suffisamment dans ses films qu’il est fan de jeux vidéo et de mangas) ou encore Alexandre Aja. A propos de ce dernier, il avait pour ambition d’adapter Cobra, mais on ne lui a pas donné les droits… Dommage, ça aurait pu donner quelque chose de bien.

Pour finir, et pour la petite histoire, il existe déjà une tentative d’adaptation de City Hunter au cinéma en Film « live »  avec Jackie Chan dans le rôle-titre qui date de 1993 et le résultat n’était déjà pas fameux.  En attendant, cette adaptation française (sans doute) foireuse n’est pas prévue avant 2019. De quoi  largement relire les 36 volumes du manga, revoir les 4 saisons de l’anime ainsi que les OAV et le film, entre autres. 

Et comme dit la chanson de fin : « Get Wild and Tough. »

[Critique Jeu] Crash Bandicoot N.Sane Trilogy

Au mitan des années 90, Sony débarquait dans le monde des jeux vidéo avec la PlayStation. On connaît la suite, mais si Nintendo avait Super Mario et Sega le hérisson Sonic comme mascottes, nul ne savait si Sony allait en avoir une. Alors, lorsqu’en 1996, Crash Bandicoot débarqua sur la console, tout le monde pensait que ce se serait effectivement le cas. Il n’en a rien été, du moins officiellement. Cela n’a pas empêché Crash d’avoir deux suites sur la console, et un jeu de course. De fait, notre marsupial a été pendant longtemps un des personnages emblématiques de la firme.Depuis, Crash a été abandonné par Naughty Dog, et est passé chez divers éditeurs, ce qui lui a permis d’aller sur d’autres consoles. Maintenant, le bandicoot est la propriété d’Activision.

Je ne vais pas détailler ici ce qu’il s’est passé, mais une chose est sure, pour beaucoup, les trois premiers jeux ont marqué beaucoup de joueurs, dont moi.

Et voilà que vingt ans plus tard, une trilogie remasterisée sort sur PS4. Évidemment, je n’ai pas pu résister. Le plaisir est il toujours présent deux décennies plus tard ?

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Bandicoot contre savant fou

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Pour la petite histoire, le projet de l’équipe de Naughty Dog s’appelait Willy Wombat. Mais l’apparence du héros les a plus fait penser à un bandicoot, un autre marsupial australien. Dans le premier jeu, notre héros est au départ un des cobayes du docteur Neo Cortex. Il veut que ce bandicoot soit le commandant en chef de ses armées pour conquérir le monde. Mais la machine pour le faire évoluer rejette l’animal, qui s’enfuit par la fenêtre. Cependant, Crash sait que sa chère Tawna, une femelle bandicoot, est toujours prisonnière du savant fou…

Et les pour les deux épisodes suivants, ce sera la même chose, la lutte de notre bandicoot contre le savant fou et ses sbires, même si dans le deuxième, Neo Cortex lui fera croire qu’il est de son côté… A chaque fois, il y a de nouveaux éléments et personnages qui entrent dans la saga, et le scénario global s’étoffe un peu plus. La variété s’étoffe aussi avec de nouveaux éléments de gameplay à chaque fois et de nouveaux niveaux à thèmes.

Il faut noter pour cette version remasterisée, que le jeu est en VF intégrale et non seulement le scénario a été réécrit pour une version plus cohérente des choses, mais en plus,les voix ont été changées, et les habitués du doublage original seront peut-être un peu surpris.

Sens-tu l’odeur de la madeleine ?

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Il est évident que le public visé en priorité est bel et bien les nostalgiques et fans de la trilogie originale, car tout y concourt : la vue de dos, la jouabilité avec des sauts à faire millimètre dont les erreurs d’appréciation et de distance coûteront toujours de nombreuses vies. En cela, nous retrouvons les sensation d’origines, même si certains sauts, notamment les longs, m’ont semblé assez ardus à faire.

Les niveaux sont remplis de caisses à exploser pour avoir des bonus, dont les fruits Wumpas, et en récolter 100 vous donne une vie supplémentaire. Si vous avez eu toutes les caisses du niveau, vous obtiendrez un diamant blanc. Les gemmes de couleurs, elles, s’obtiennent sous certaines conditions, qui varient selon les jeux.

Le premier épisode qui reste tout de même témoin de son époque : le jeu est assez lent, propose des niveaux infernaux dans leur level design ( les ponts en altitude… ) mais les programmeurs ont assoupli un peu les choses. Comme dans les épisodes suivants, si vous perdez des vies trop souvent à un endroit, le titre proposera un bouclier Aku Aku ou un checkpoint plus avancé. Et pour sauvegarder, vous pouvez désormais les faire sur la carte, plus besoin de réussir absolument les niveaux bonus pour cela. L’épisode le mieux structuré est sans doute le deuxième épisode, Cortex Strikes Back, novateur dans la saga avec ses 5 niveaux à parcourir dans n’importe quel ordre avant d’affronter un boss avant de passer à la zone suivante. Warped, le troisième, est également très amusant et reprend les avancées de son grand frère mais dispose d’une structure un peu plus foutraque et certains niveaux mal pensés déjà à l’époque de sa sortie sont encore présents, comme ceux à moto. Là, nous pensons qu’une révision aurait été appréciable.

Le truc en plus, c’est que chaque jeu dispose de sa propre gamme de trophées, ce qui fait que vous pourrez facilement augmenter votre niveau en achetant ce titre.

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Le jeu est graphiquement magnifique,quel que soit l’épisode. Vicarious Visions n’a pas eu accès aux code-sources des jeux et a dû reprendre le tout quasiment de zéro et pourtant, la fidélité est bien là. La seule vue des différents environnements proposés, largement s reconnaissables, suffit à faire revenir la douce odeur des sensations que nous avions avec notre console grise et écran cathodique. De plus, les programmeurs ont inclus des clins d’œil à l’équipe de Naughty Dog, saurez-vous les trouver ? C’est absolument superbe et ce remaster s’accorde parfaitement à la haute définition. Les animations de Crash son encore plus fluides, et le titre est en 30 FPS constant. Ça va vite, parfois trop notamment dans les niveaux de poursuite en caméra inversée et on a parfois du mal à anticiper les dangers. Mais bon, cela est dû sans doute à une perspective à laquelle il faut se réhabituer, car il y a longtemps qu’on ne fait plus de jeux avec une vue de dos pour un jeu de plates-formes. Nous allons en reparler dans le paragraphe suivant.

J’ai glissé, chef !

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La jouabilité est globalement bonne dans l’ensemble, mais la vue peut parfois poser problèmes en fonction des sauts, qui doivent maintenant être dosés. De même, si vous êtes trop près d’un bord, vous irez au fond du précipice que vous auriez dû franchir. C’est vrai, il faut se réhabituer à certaines mécaniques. Certains passages sont franchement très, voire trop difficiles, notamment les « routes de la mort », symbolisés par une plate-forme en tête de mort. Dans le premier Crash, vous pouvez dire adieu à la gemme de couleur si vous perdez ne serait-ce qu’une seule vie dans le niveau où elle se trouve. Heureusement, pour faire passer un peu la frustration, les animations de mort de notre marsupial déjantés sont toujours aussi hilarantes, et les titres proposent les continues infinis, permettant de reprendre dans le niveau où vous avez échoué. Mais, même si les niveaux se basent sur du «  try and error », on apprend à anticiper de plus en plus les choses, et finalement, avec un peu d’habileté, on arrive à passer les obstacles. Ça n’empêche cependant pas de rager sur certains passages…

Wolopega !

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Crash Bandicoot N. Sane Trilogy propose donc trois jeux pour le même prix.Et des jeux bien remplis en plus. Car il faut bien l’avouer, Crash Bandicoot, tout comme ses deux suites n’est pas de ces jeux qu’on termine en 30 minutes ayant juste eu droit à un ripollinage HD, non.

Chacun d’eux comporte entre 30 et 40 niveaux, et certains sont secrets et ne se débloquent que sous certaines conditions. Certes, faire les objectifs de base et terminer les jeux, si vous êtes adroit, se fait assez facilement, bien que le premier soit vraiment très punitif, mais si vous voulez les compléter à 100%, là, il faudra vous accrocher. Les programmeurs ont été très vicieux, accrochez-vous pour tout avoir. La durée, de vie, déjà très conséquente avec trois jeux, s’avère donc énorme, et vous en aurez vraiment pour votre argent avec cette remasterisation des trois épisodes.D’autant plus que les modes contre-la-montre ont été ajoutés dans les premiers et deuxièmes épisodes. Il y a aussi la possibilité de jouer avec Coco, la frangine de Crash, dans tous les épisodes.

Ce titre m’a fait l’effet d’une madeleine de Proust. En y jouant, les sensations de l’époque PS1 sont immédiatement revenues. Je me suis de nouveau éclaté , au sens propre comme au figuré, et ça m’a fait du bien. Et peu de titres sont capables de ça…

Parce qu’il faut bien l’avouer, jamais les épisodes suivants n’ont pu égaler la trilogie de Naughty Dog. Maintenant, vivement le remaster de Crash Team Racing...

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Conclusion :

Crash Bandicoot N.Sane Trilogy est une réussite. Les trois jeux sont magnifiquement refaits et le travail de Vicarious Visions se voit, et réussi l’exploit de moderniser visuellement le titre tout en restant fidèles aux modèles de base.De plus, les sensations sont là, et les fans ne seront aucunement dépaysés. D’accord, quelques défauts subsistent et ils sont parfois témoins, en plus de la difficulté, d’une époque révolue, mais tout de même, quel plaisir de retrouver notre bandicoot déjanté au meilleur de sa forme dans ses meilleurs épisodes !

 

Points Positifs :

Les graphismes jolis et très fidèles

Une durée de vie énorme

Jouer Coco si on le souhaite (sauf exceptions)

L’humour est toujours présent

Des animations délirantes

Difficulté « à l’ancienne »

Une gamme de trophées pour chaque jeu

30 à 40 € pour trois jeux complets et riches

 

Points Négatifs :

Le level design du premier épisode a mal vieilli

Certains passages vous feront rager

Certains niveaux auraient pu être révisés…

 

PS : Certains auront remarqué que Tawna apparaît dans le premier épisode puis disparaît d’un coup dans les suivants. C’est dû à Naughty Dog. La notice japonaise de Crash Bandicoot 2 prétend qu’après avoir été délivrée des griffes de Cortex, elle aurait quitté Crash pour aller vivre avec Prinstripe Potoroo, l’avant dernier boss du premier soft. En réalité, le personnage a a été jugé « trop sexy » pour un public adolescent, et donc, elle n’est pas réapparue dans les épisodes suivants.

Testé sur une version achetée par mes soins dans le commerce.