Archives Mensuelles: février 2012

Haine ordinaire…

Ce soir je ressens un besoin d’écrire alors j’inaugure la rubrique  » Lis tes ratures »  qui est destinée à être un espace de libre expression.

« J’ai envie de tuer quelqu’un, » disait Pierre Desproges dans un de ses sketchs. Moi, ce serait celui qui a embroché ma petite voiture lundi dernier… Il a reculé à un feu rouge,  je n’ai pas eu le temps de klaxonner et voilà. Les rétros,  ce n’est pas que pour faire joli,ça sert à quelque chose. Il prétend qu’il ne m’avait pas vu… La prochaine fois je roulerai dans le coin en Mercedes ou BMW, comme ça il me verra mieux, sans doute… Puis les boules de remorques métalliques, ça fait des dégâts… Radiateur explosé, attaches de phares pétées et pare-chocs décroché. Autant dire qu’après le constat, lui a pu repartir… Pas moi.  C’est vachement pratique quand tu veux chercher du boulot de ne pas avoir de bagnole. Ça ne m’empêche pas d’imprimer CV et lettres de motivations ou de voir pour des concours et de m’y inscrire, hein… Mais je fais comment pour aller voir les amis maintenant ? Puis si elle est vraiment déclarée morte, j’attends le rapport de l’expert, une AX en cas de dédommagement, c’est 800 € , 1000 dans le meilleur des cas. Un peu juste pour trouver une autre petite voiture non ?  Oui, c’est ça rigolez… Cette petite bagnole, au moins, elle me servait et je pouvais me garer sans problème, c’est que c’est très maniable, vous savez… par contre à 130 sur l’autoroute, ça tremble de partout. C’est pour ça que je ne dépassais pas le 110…

Et si on oubliait la tôle pour passer au…plastique ?  En guise de news qui prêterait à sourire si des associations catholiques ne se cachaient pas derrière, c’est une histoire qui implique un sex-shop et une école primaire. Ledit sex-shop était à 90 mètres de ladite école, au lieu des 200 que prévoit la loi. Aucun parent, ni association de parents d’élève ne s’était élevés contre l’implantation du sex-shop à proximité. C’était sans compter les associations catholiques, qui n’ont pas évolué  et voient le sexe comme étant quelque chose de tabou et sale. Vous savez, les curés, et les bigots, ça peut se montrer parfois très con et réac. Bref,  une asso de grenouilles de bénitier a intenté un procès au gérant dudit sex-shop qui a eu la très mauvaise idée de se mettre à côté d’un temple du savoir. Et le verdict est tombé, le sex-shop devra fermer ses portes . Les curés ont gagné, que voulez-vous que je vous dise , si ce n’est que je pense que c’est absolument n’importe quoi ? J’ai vu la vitrine du sex-shop, et il n’y a absolument rien de provoquant ou d’ostentatoire. Ou peut-être que la vue d’un soutien gorge, pour l’association qui a  trainé le gérant au procès,  c’est influencer sur la libido des enfants et les dévier ainsi du droit chemin initié par Dieu ? Excusez-moi de chercher à comprendre !  Mais j’ai envie de poser une question : Qu’est ce qui est le plus grave : être un sex-shop qui ne fait pas de bruit ou de montrer du sang et des morts chaque soir aux 20 heures ?  Vous pensez que ça ne  traumatise pas davantage  les gosses lorsqu’ils soupent avec leurs parents qu’un canard en plastique dans une vitrine ?  Vivement que les cathos assignent les chaines de télévision en justices pour  exhibition d’images à caractère violent,  de nature à heurter la sensibilité des plus jeunes ! Mais effectivement un petit sex-shop, c’est plus facile à faire tomber qu’une chaine de télévision… Forcément , lorsqu’il s’agit de faire un choix…

Voilà, je m’arrête là pour ce soir. Vous allez me dire que ce n’est pas un article de qualité et que vous vous en fichez de ma vie. De fait, je le conçois parfaitement, mais d’un côté, je vous serai gré de déceler les moments d’ironie et d’humour , je dis ça parce que les mal comprenants du premier degré, il y en a, notamment chez les catholiques et les chauffards. De l’autre, ce n’est pas de la qualité, certes, mais regardez un peu le nom de la rubrique : elle s’intitule « lis tes ratures »,  alors déjà si le jeu de mots foireux ne vous mets pas la puce à l’oreille concernant ce point, je n’y comprend plus rien !

Julius

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[Critique Film] The Artist

Parfois, les plus belles émotions sont muettes… (v2.0)

Lundi matin, quand je me suis réveillé, je n’avais qu’une idée en tête, c’était de regarder le palmarès de la cérémonie des Oscars qui avait lieu durant la nuit. Et je peux vous dire que quand j’ai vu la liste des prix qu’a raflé « The Artist », s’est inscrit sur mon visage un sourire béat qui ne m’a quitté que le soir même, en me couchant. Pour avoir suivi ce film depuis sa présentation à Cannes, je dois vous avouer que de voir l’épopée qu’a vécu ce film m’a littéralement enthousiasmé.

Et pourtant, quand j’ai mis les pieds dans la salle de cinéma pour aller voir « The Artist », je ne savais pas trop à quoi m’attendre. J’étais certes d’ores et déjà séduit par le pari fort osé de Michel Hazanavicius de tenter l’aventure du film muet en noir et blanc, mais une prise de risque ne fait pas la qualité d’une œuvre, donc il va sans dire que je ressentais une petite appréhension au moment où je me suis installé dans la salle. Mais autant le dire tout de suite, mes doutes se sont dissipés dès les premières minutes, tellement ce film sonne juste. Ici, on se fond dans l’époque traitée, à tel point qu’on pourrait presque voir ce long-métrage comme une œuvre rescapée de cette époque. Hazanavicius a su, en bon fan des « vieilles péloches rayées », rendre hommage et justice à cette période un peu oubliée du cinéma, sans pour autant sombrer dans les « private jokes » ou dans la référence à outrance.

En fait, tout m’a semblé s’assembler à la perfection dans ce film.

Le casting est tout simplement sans faute : Que ce soit Jean Dujardin (qui mérite sans discuter tous les prix qu’il a raflés, du Golden Globe à l’Oscar en passant par son prix à Cannes), Bérénice Béjo (adorable et rafraîchissante en Peppy Miller, qui aurait mérité un peu plus de prix), les seconds rôles (avec une mention spéciale à John Goodman, qui campe un producteur d’Hollywood plus vrai que nature) et même Uggie le chien, tous tiennent leur rang à la perfection et le plaisir de participer à ce film est clairement palpable. Tous ont su mettre leur talent au service d’une histoire certes simple mais exploitée ici avec maestria.

Ici, simplicité ne rime pas avec niaiserie, mais plutôt avec clarté. Certains diront que l’intrigue est cousue de fil blanc, mais personnellement je dirais qu’on va à l’essentiel ici. Il est certes vrai que l’histoire ne bat pas des records d’innovation mais on passe du rire à l’émotion en un rien de temps et le récit mené de main de maître ne fait qu’accentuer l’implication du spectateur. Cette impression est d’autant plus soutenue par une bande originale sans fausse note. Tantôt enjouée, tantôt dramatique, parfois même complètement silencieuse, l’environnement sonore joue ici parfaitement son rôle, c’est-à-dire de souligner l’action, de faire passer des choses qui ne seraient pas forcément évidentes de prime abord.

En bref, si, comme moi, vous pensez que le cinéma est avant tout affaire de divertissement et que vous aimez ressortir du cinéma avec le sourire aux lèvres et avec une sensation de bien-être général, alors je ne peux que vous conseiller d’aller voir « The Artist », vous ne le regretterez pas.

 C2J 

 

Synopsis :

Hollywood, 1927. George Valentin, acteur de cinéma au fait de sa gloire, fait la connaissance d’une jeune figurante, Peppy Miller, qui rêve de crever l’écran. Leurs destins vont se voir bouleversé par l’arrivée du cinéma parlant, pour le meilleur ou pour le pire…

The Artist

Réalisé par Michel Hazanavicius

Avec Jean Dujardin, Bérénice Béjo, John Goodman, Penelope Ann Miller…

Sorti le 12 Octobre 2011, toujours dans les salles…

Guns of the Kikoolols épisode 5

Mitterrand, Sinistre de l’inculture

Je ne pouvais pas parler de the Artist sans mentionner l’énormité proférée sur les ondes d’Europe 1 par Frédéric Mitterrand, neveu de François et actuel ministre de la culture.

Alors que The Artist a reçu de la part des personnalités politiques de tous bords les félicitations pour ses 5 Oscars, et je comprends tout à fait, voilà que Mitterrand l’insulte avec une déclaration qui comptera sans doute comme une des plus aberrantes du quinquennat actuel.

Parce qu’il faut soit être un zombie, soit ne pas avoir honte, pour oser déclare que The Artist, c’était une victoire politique pour Nicolas Sarkozy et la Hadopi. Et que l’académie des Oscars a voulu récompenser la politique Hadopi  du gouvernement français et non le film lui-même.

J’aurais préféré être sourd que d’entendre ça ! C’est vraiment cracher à la gueule d’un film, qui pour le petit Frédéric ( si, si il est petit, et je vous emm***e), ne sert que de faire valoir, et donc que s’il  avait été nommé sans Hadopi, il n’aurait pas été récompensé. C’est ainsi nier les efforts et le travail fourni, le fait de prendre à contrepied le cinéma actuel et de rendre hommage aux meilleurs films muets d’Hollywood, mais aussi nier le talent de Jean Dujardin, Bérénice Béjo, John Goodman et James Cromwell, entre autres. Je ne vois pas en quoi l’Hadopi profitera des ses 5 Oscars… Mais tant qu’on y est, pour peu que Béjo et Dujardin percent à Hollywood, et c’est tout le bien que je leur souhaite, ce sera aussi grâce à Hadopi ? J’hallucine…

C’est aberrant de prendre ce film comme un simple outil servant à justifier une propagande d’une loi liberticide et aberrante qui plus est. J’ajoute de plus que Sarkozy n’est en rien impliqué là dedans. Mitterrand est un zombie qui prend vraiment les gens aimant le cinéma pour des cons avec de telles paroles.

Bref, mon petit Frédéric Mitterrand, si j’étais ton oncle, j’aurais honte. Je sortirais même de ma tombe pour te secouer et te ramener à la raison. Mais je vais juste te dire une chose, et tant pis si je te tutoie : FERME TA PUTAIN DE GUEULE !!!

Et j’espère aussi que l’équipe du film va réagir à ses propos insultants pour elle et objet de récupération politique. Ce n’est pas normal qu’on puisse laisser passer de telles conneries.

Julius, spectateur cinéphile qui a aimé The Artist, et qui ne supporte pas qu’on prenne les gens pour des cons, ni une récupération politique d’un film.

Chapeau The Artist !

Pour ce premier Œil dans le projecteur, consacré aux news cinéma, je tenais à rendre un hommage au film The Artist  de Michel Hazanavicius. Je ne sais pas si C2J prévoit de publier de nouveau sa critique ici même, mais dans la nuit de dimanche à lundi chez nous, après 6 Golden Globes, 8 BAFTA, 6 Césars, il a eu 5 Oscars, la récompense suprême des films aux États-Unis.

Oscar du meilleur Film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleure musique, meilleurs costumes. Rien que ça. Et, au vu de la qualité du film, que nous avons vu tous les deux et longuement parlé après la séance, je me dis que c’est mérité. Encore bravo, pour un film qui à n’en pas douter, rentrera dans la légende du cinéma. Pas besoin d’effet « troidé  » ou de gros robots avec crétin et blonde siliconée, n’est-ce pas Michael Bay ?  Avec tous ces prix, il ne va pas y avoir assez de place sur la jaquette du DVD !

J’aimerais aussi dire un mot sur Jean Dujardin. issu du monde du théâtre, un de ses sketchs les plus médiatisés fut Brice de Nice. Surfeur blond vantard et n’ayant rien dans le crâne, c’est avec un film adapté de ce sketch et portant le même nom, qu’il a commencé dans le cinéma. Tout ça pour un résultat franchement médiocre. Heureusement, il n’est pas resté prisonnier de ce rôle et a vite su s’en détacher, pour incarner ensuite Hubert Bonnisseur de la Bath dans les très drôles OSS 117, déjà de Michel Hazanavicius.

Mais tout de même, commencer sa carrière dans une troupe comique qui a notamment parodié le phénomène des Boys Band en 1997 (La bande du Carré Blanc avec Nous C Nous) et avoir 15 ans plus tard la consécration aux Oscars, ça fait rêver.

Encore bravo, l‘Artist !

Julius

[Attention cliché] #1 : Pile je gagne, face tu perds

Bienvenue dans cet article qui rapporte certains clichés qu’on trouve dans les RPG japonais. Je publierai de temps en temps  des articles de ce genre histoire de rigoler un bon coup. Je dois avouer que c’est la partie de Suikoden premier du nom d’hier qui m’a donné l’idée de faire cela. On va commencer directement avec un cas simple, le « pile je gagne, face tu perds », ou comment  le jeu nous force à faire une action qui finalement ne sert pas à grand chose parce que cela n’évitera pas les conséquences  que le groupe de héros voulait empêcher, de se produire…

Et un des cas figure récurrent, c’est d’atteindre l’endroit où le grand méchant se trouve  dans le donjon avant la fin du  compte à rebours qui s’est mis en branle dès que vous vous appercevez que ledit grand méchant il veut faire sauter la planète en s’emparant de l’artefact qui lui permettra enfin d’accomplir son forfait. Votre but, bien entendu, étant d’empêcher qu’il s’en empare. Donc  vous arrivez jusqu’à lui et là après une phase de dialogue  grandiloquente,  s’en suit un combat. Ben oui forcément, vous voulez le rosser pour l’empêcher d’accomplir son forfait et lui veut faire de même pour vous punir de votre insolence  et qu’il puisse faire ce qu’il avait prévu, déjà qu’il a du retard sur l’horaire du timing donné par le TRES grand méchant de l’histoire ( si, si ça arrive)… 

Mais, que vous gagniez, ou que vous perdiez ( dans le cas où le jeu a décidé que ce serait un combat  à défaite obligatoire, c’est à dire n’entrainant de fait pas de Game Over pour les besoins de l’histoire),  même diminué, le grand méchant  s’empare de l’objet et vous snobe, il arrive même que vous découvriez son pouvoir de téléportation, qu’il utilise ici juste pour s’échapper alors que vous, vous devrez vous retaper tout le donjon à l’envers pour vous lancer de nouveau à sa poursuite pour l’empêcher de mettre le zirconium dont il s’est emparé dans un socle du temple d’une ancienne civilisation maintenant disparue qui se trouve, bien entendu, à l’autre bout de l’atlas ! 

Franchement ça valait bien la peine de vous fatiguer avec ça, tiens…

Ce cas de figure peut donner lieu à des variantes, qu’on peut également trouver dans le même jeu , notamment le cliché du mur porteur. Vous vous souvenez  du dragon dans le mur du Temple des Anciens de FF VII ?  Une fois détruit, le temple commence à se désagréger… Ca valait bien la peine de le battre, parce que maitenant, on risque de mourir ensevelis  sous les décombres!  

Il y a aussi la méthode du coup forcé. Cela arrive dans les dialogues. Si vous ne choisissez pas la bonne proposition, même si vous voyez arriver le traquenard  gros comme une maison , le jeu n’avancera pas et vous reposera la question jusqu’à ce que vous vous décidiez tout de même à tomber dans ledit piège ! Et c’est qui m’est arrivé hier dans Suikoden : alors que je grimpais  une montagne, un mec me propose de venir me reposer dans son auberge… La tronche du gars ne m’inspirant pas confiance, j’ai refusé, mais certains membres de mon groupe ont accepté, soi-disant trop fatigués.  Et donc,  j’ai dû les suivre.  là, il nous propose de boire  son thé spécial… Certains de mes compagnons s’étant plaints de son amertume, et voyant venir le piège,  j’ai refusé. Plusieurs fois. Mais le jeu refusait d’avancer j’ai donc accepté et il s’est passé ce à quoi je m’attendais. Je précise toutefois que je ne connais pas le premier Suikoden ( j’ai découvert la série avec le deuxième épisode). 

Mais cela concerne aussi parfois les méchant du jeu. Celui qu’on croyait être le responsable de tout ce chaos, déjà bien affaibli par le combat qu’il vient de livrer face à l’équipe de héros, se fait alors tuer par le véritable grand méchant  qui ricane comme quoi il lui a bien servi, et que maintenant rien ne pourra l’arrêter, laissant le groupe de héros  dans un état d’ébahissement  inimaginable à tel point que cela forme le cliffhanger… de fin du premier disque. Vous en avez encore 3 à vous fader avant de réussir à l’atteindre … Bon courage…

Julius