Archives Mensuelles: février 2012

[Critique Film] The Artist

Parfois, les plus belles émotions sont muettes… (v2.0)

Lundi matin, quand je me suis réveillé, je n’avais qu’une idée en tête, c’était de regarder le palmarès de la cérémonie des Oscars qui avait lieu durant la nuit. Et je peux vous dire que quand j’ai vu la liste des prix qu’a raflé « The Artist », s’est inscrit sur mon visage un sourire béat qui ne m’a quitté que le soir même, en me couchant. Pour avoir suivi ce film depuis sa présentation à Cannes, je dois vous avouer que de voir l’épopée qu’a vécu ce film m’a littéralement enthousiasmé.

Et pourtant, quand j’ai mis les pieds dans la salle de cinéma pour aller voir « The Artist », je ne savais pas trop à quoi m’attendre. J’étais certes d’ores et déjà séduit par le pari fort osé de Michel Hazanavicius de tenter l’aventure du film muet en noir et blanc, mais une prise de risque ne fait pas la qualité d’une œuvre, donc il va sans dire que je ressentais une petite appréhension au moment où je me suis installé dans la salle. Mais autant le dire tout de suite, mes doutes se sont dissipés dès les premières minutes, tellement ce film sonne juste. Ici, on se fond dans l’époque traitée, à tel point qu’on pourrait presque voir ce long-métrage comme une œuvre rescapée de cette époque. Hazanavicius a su, en bon fan des « vieilles péloches rayées », rendre hommage et justice à cette période un peu oubliée du cinéma, sans pour autant sombrer dans les « private jokes » ou dans la référence à outrance.

En fait, tout m’a semblé s’assembler à la perfection dans ce film.

Le casting est tout simplement sans faute : Que ce soit Jean Dujardin (qui mérite sans discuter tous les prix qu’il a raflés, du Golden Globe à l’Oscar en passant par son prix à Cannes), Bérénice Béjo (adorable et rafraîchissante en Peppy Miller, qui aurait mérité un peu plus de prix), les seconds rôles (avec une mention spéciale à John Goodman, qui campe un producteur d’Hollywood plus vrai que nature) et même Uggie le chien, tous tiennent leur rang à la perfection et le plaisir de participer à ce film est clairement palpable. Tous ont su mettre leur talent au service d’une histoire certes simple mais exploitée ici avec maestria.

Ici, simplicité ne rime pas avec niaiserie, mais plutôt avec clarté. Certains diront que l’intrigue est cousue de fil blanc, mais personnellement je dirais qu’on va à l’essentiel ici. Il est certes vrai que l’histoire ne bat pas des records d’innovation mais on passe du rire à l’émotion en un rien de temps et le récit mené de main de maître ne fait qu’accentuer l’implication du spectateur. Cette impression est d’autant plus soutenue par une bande originale sans fausse note. Tantôt enjouée, tantôt dramatique, parfois même complètement silencieuse, l’environnement sonore joue ici parfaitement son rôle, c’est-à-dire de souligner l’action, de faire passer des choses qui ne seraient pas forcément évidentes de prime abord.

En bref, si, comme moi, vous pensez que le cinéma est avant tout affaire de divertissement et que vous aimez ressortir du cinéma avec le sourire aux lèvres et avec une sensation de bien-être général, alors je ne peux que vous conseiller d’aller voir « The Artist », vous ne le regretterez pas.

 C2J 

 

Synopsis :

Hollywood, 1927. George Valentin, acteur de cinéma au fait de sa gloire, fait la connaissance d’une jeune figurante, Peppy Miller, qui rêve de crever l’écran. Leurs destins vont se voir bouleversé par l’arrivée du cinéma parlant, pour le meilleur ou pour le pire…

The Artist

Réalisé par Michel Hazanavicius

Avec Jean Dujardin, Bérénice Béjo, John Goodman, Penelope Ann Miller…

Sorti le 12 Octobre 2011, toujours dans les salles…

Chapeau The Artist !

Pour ce premier Œil dans le projecteur, consacré aux news cinéma, je tenais à rendre un hommage au film The Artist  de Michel Hazanavicius. Je ne sais pas si C2J prévoit de publier de nouveau sa critique ici même, mais dans la nuit de dimanche à lundi chez nous, après 6 Golden Globes, 8 BAFTA, 6 Césars, il a eu 5 Oscars, la récompense suprême des films aux États-Unis.

Oscar du meilleur Film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleure musique, meilleurs costumes. Rien que ça. Et, au vu de la qualité du film, que nous avons vu tous les deux et longuement parlé après la séance, je me dis que c’est mérité. Encore bravo, pour un film qui à n’en pas douter, rentrera dans la légende du cinéma. Pas besoin d’effet « troidé  » ou de gros robots avec crétin et blonde siliconée, n’est-ce pas Michael Bay ?  Avec tous ces prix, il ne va pas y avoir assez de place sur la jaquette du DVD !

J’aimerais aussi dire un mot sur Jean Dujardin. issu du monde du théâtre, un de ses sketchs les plus médiatisés fut Brice de Nice. Surfeur blond vantard et n’ayant rien dans le crâne, c’est avec un film adapté de ce sketch et portant le même nom, qu’il a commencé dans le cinéma. Tout ça pour un résultat franchement médiocre. Heureusement, il n’est pas resté prisonnier de ce rôle et a vite su s’en détacher, pour incarner ensuite Hubert Bonnisseur de la Bath dans les très drôles OSS 117, déjà de Michel Hazanavicius.

Mais tout de même, commencer sa carrière dans une troupe comique qui a notamment parodié le phénomène des Boys Band en 1997 (La bande du Carré Blanc avec Nous C Nous) et avoir 15 ans plus tard la consécration aux Oscars, ça fait rêver.

Encore bravo, l‘Artist !

Julius

[Attention cliché] #1 : Pile je gagne, face tu perds

Bienvenue dans cet article qui rapporte certains clichés qu’on trouve dans les RPG japonais. Je publierai de temps en temps  des articles de ce genre histoire de rigoler un bon coup. Je dois avouer que c’est la partie de Suikoden premier du nom d’hier qui m’a donné l’idée de faire cela. On va commencer directement avec un cas simple, le « pile je gagne, face tu perds », ou comment  le jeu nous force à faire une action qui finalement ne sert pas à grand chose parce que cela n’évitera pas les conséquences  que le groupe de héros voulait empêcher, de se produire…

Et un des cas figure récurrent, c’est d’atteindre l’endroit où le grand méchant se trouve  dans le donjon avant la fin du  compte à rebours qui s’est mis en branle dès que vous vous appercevez que ledit grand méchant il veut faire sauter la planète en s’emparant de l’artefact qui lui permettra enfin d’accomplir son forfait. Votre but, bien entendu, étant d’empêcher qu’il s’en empare. Donc  vous arrivez jusqu’à lui et là après une phase de dialogue  grandiloquente,  s’en suit un combat. Ben oui forcément, vous voulez le rosser pour l’empêcher d’accomplir son forfait et lui veut faire de même pour vous punir de votre insolence  et qu’il puisse faire ce qu’il avait prévu, déjà qu’il a du retard sur l’horaire du timing donné par le TRES grand méchant de l’histoire ( si, si ça arrive)… 

Mais, que vous gagniez, ou que vous perdiez ( dans le cas où le jeu a décidé que ce serait un combat  à défaite obligatoire, c’est à dire n’entrainant de fait pas de Game Over pour les besoins de l’histoire),  même diminué, le grand méchant  s’empare de l’objet et vous snobe, il arrive même que vous découvriez son pouvoir de téléportation, qu’il utilise ici juste pour s’échapper alors que vous, vous devrez vous retaper tout le donjon à l’envers pour vous lancer de nouveau à sa poursuite pour l’empêcher de mettre le zirconium dont il s’est emparé dans un socle du temple d’une ancienne civilisation maintenant disparue qui se trouve, bien entendu, à l’autre bout de l’atlas ! 

Franchement ça valait bien la peine de vous fatiguer avec ça, tiens…

Ce cas de figure peut donner lieu à des variantes, qu’on peut également trouver dans le même jeu , notamment le cliché du mur porteur. Vous vous souvenez  du dragon dans le mur du Temple des Anciens de FF VII ?  Une fois détruit, le temple commence à se désagréger… Ca valait bien la peine de le battre, parce que maitenant, on risque de mourir ensevelis  sous les décombres!  

Il y a aussi la méthode du coup forcé. Cela arrive dans les dialogues. Si vous ne choisissez pas la bonne proposition, même si vous voyez arriver le traquenard  gros comme une maison , le jeu n’avancera pas et vous reposera la question jusqu’à ce que vous vous décidiez tout de même à tomber dans ledit piège ! Et c’est qui m’est arrivé hier dans Suikoden : alors que je grimpais  une montagne, un mec me propose de venir me reposer dans son auberge… La tronche du gars ne m’inspirant pas confiance, j’ai refusé, mais certains membres de mon groupe ont accepté, soi-disant trop fatigués.  Et donc,  j’ai dû les suivre.  là, il nous propose de boire  son thé spécial… Certains de mes compagnons s’étant plaints de son amertume, et voyant venir le piège,  j’ai refusé. Plusieurs fois. Mais le jeu refusait d’avancer j’ai donc accepté et il s’est passé ce à quoi je m’attendais. Je précise toutefois que je ne connais pas le premier Suikoden ( j’ai découvert la série avec le deuxième épisode). 

Mais cela concerne aussi parfois les méchant du jeu. Celui qu’on croyait être le responsable de tout ce chaos, déjà bien affaibli par le combat qu’il vient de livrer face à l’équipe de héros, se fait alors tuer par le véritable grand méchant  qui ricane comme quoi il lui a bien servi, et que maintenant rien ne pourra l’arrêter, laissant le groupe de héros  dans un état d’ébahissement  inimaginable à tel point que cela forme le cliffhanger… de fin du premier disque. Vous en avez encore 3 à vous fader avant de réussir à l’atteindre … Bon courage…

Julius 

La PSVita vaut-elle le coup ?

La nouvelle console portable de Sony, la PSVita, est sortie hier, pour ceux qui ne savent pas. En 2 modèles : le modèle wifi à 249 €, et le modèle  avec la 3G  en plus à 299 €. Elle ne marche pour le moment, pas très bien  au Japon,e t Sony espère se rattraper en occident.  Mais… faut-il craquer tout de suite pour  cette nouvelle console ?  Voyons ce qui joue en sa faveur… et en sa défaveur.

Les bonnes raisons de craquer :

Techniquement, cette console est un monstre de puissance, comme l’était la PSP en 2005 , console qu’elle est destinée à remplacer à terme. A voir ses spécificités techniques, elle renvoie la 3DS à quelques années en arrière, pour un peu… Et ce sans 3D que Nintendo a voulu nous (sur)vendre. L’écran est clair, ça flashe bien,la technologie OLED est au point  et elle tient bien en main cette console assez imposante. Elle dispose, de plus, de deux appareils photos et caméras, ainsique que d’un stick analogique droit, pas besoin, ici, de  dispositif à piles pour le faire fonctionner! La console est reconnue par la PS3, un bon point. Tout comme l’autonomie, de la même durée que la PSP, c’est à dire en moyenne 4h30/5h  avec volume et luminosité moyennes d’après plusieurs témoignages. Ce qui est bien au vu de la puissance embarquée.

Le line-up européen est assez fourni, et même s’il y a des  daubes dans le lot, ou des jeux n’offrant qu’un intérêt minime, on a le choix de ne pas se gourrer dans la trentaine de jeux, et non, contrairement aux kikoos-trolls de jv.com, il n’y a pas que des daubes. Everybody’s Golf est marrant, et  Wipeout 2048, c’est beau et de la vitesse à l’état pur. Ce sont les deux jeux que j’ai pu essayer quelques minutes à une borne.

Les bonnes raisons pour NE PAS craquer maintenant :

Le prix. Pour 249 ou 299 €,  vous n’aurez que la console seule. Ce qui veut dire que vous devrez rajouter 40 à 45 € pour un jeu. Jeu, qui ne se lancera sans doute pas sans l’insertion d’une carte mémoire spécifique à la console, dont les tailles vont pour le moment de 4 Go à 16 Go chez nous.  Nous n’avons pas encore droit aux cartes 32 Go ( plus grande capacité de stockage annoncée par Sony pour le moment). Sachant que la carte intermédiaire, de 8 Go vous coûtera, là aussi près de 35 €…On en arrive donc à près de 325 € pour le premier modèle, et 375 pour le second… Ça fait un peu mal sur l’aspect financier…D’autant qu’à ce prix on a maintenant une Xbox 360 ou une PS3 avec un disque dur de 250 Go !

Les bugs. On a beau sortir un matériel au point techniquement, il y a  toujours des ratés au démarrage. Et ce n’est pas forcément marrant d’essuyer les plâtres. On signalera aussi des temps de chargement parfois longs. Et ce, sur cartes de jeu et non sur support optique !

Mieux vaut attendre. En effet, si la console ne se vend pas, ou mal, des offres plus  attirantes pour le même prix vont voir le jour assez vite. Par exemple, la console, avec housse de rangement, et carte mémoire 8 Go… D’autres jeux vont venir, ceux actuels pour la plupart ne montrent pas les réelles capacités de la console et les valeurs sures sont des  licences déjà éprouvées  sur les autres consoles de la firme ! Ça n’enlève rien à leur intérêt, hein…  Mais imaginez, une fois que la console aura ses jeux bien à elle : on risque d’en prendre plein la vue.

Petits problèmes d’ergonomie : en fait, c’est à peu près la même chose que pour la PSP : les boutons sont assez petits et ne conviennent pas aux gros doigts. Il suffit que vous appuyiez  sur les boutons ou la direction les plus proches de l’écran… et vous laissez une jolie empreinte de doigts sur l’écran ! Les sticks sont assez bas et je les aurai aimés plus souples.

Au final, c’est vous qui voyez. Ceux que je connais et qui l’ont déjà  ont l’air d’en être contents, alors pourquoi pas, d’autant que Sony n’a pas intérêt à se planter  avec cette console portable… Mais avant de vous lancer, réfléchissez bien , notamment à l’aspect financier de l’opération, actuellement assez chère. je ne saurais que trop vous conseiller de l’essayer avant, sur une borne en magasin pour vous faire une première idée.  A mon avis, cette console n’est pas inutile  comme j’ai pu le lire ça et là. Il faut une concurrence et ce même dans le marché des portables. Sony nous livre un produit fini, et ça c’est un bon point. En espérant toutefois que les éditeurs-tiers  ne considèrent pas cette portable comme une poubelle. Si des killer-app et des RPG dignes de ce nom arrivent dessus j’en serai  heureux.  Mais je ne sais pas ce que l’avenir réserve à cette console qui vient juste de sortir. Alors laissons-lui le temps de montrer ce dont elle est capable…

Julius

[Brief-Ring #2] WWE Elimination Chamber 2012

Encore une fois peu de matchs au programme, un match de divas sans grand intérêt, un match motorisé où la haine et l’amour ont la place centrale et surtout une immense cage d’acier qui sera le théâtre des matchs de championnats, voici ce qui nous attend pour Elimination Chamber. Bienvenue dans le Brief-Ring.

Au programme de ce Dimanche, quatre matchs (encore) que nous allons aborder, mais avant toute chose, vu que les main-events impliquent ce qu’on a surnommé « la prison de Satan », c’est-à-dire l’Elimination Chamber, je me dois donc de vous présenter ce match.

L’Elimination Chamber est un match qui fut créé en 2002. Il implique une immense cage d’acier de 9 tonnes qui englobe tout le ring. Elle est entièrement fermée pour empêcher toute tentative de fuite et/ou d’intervention extérieure. Sur les côtés de la chambre, derrière les quatre coins, se trouvent quatre cellules de plexiglas pare-balles qui peuvent être fermées et ouvertes par les arbitres à l’extérieur.

Ce match implique six catcheurs. Deux d’entre eux commencent le match, les quatre autres sont enfermés dans les cellules précédemment citées. Toutes les 5 minutes, un catcheur est sélectionné aléatoirement pour sortir de sa cellule et donc, rentrer dans le match. Le but ici est d ‘éliminer les autres catcheurs par tombé ou soumission (pas de disqualification et pas d’armes à disposition). Le dernier survivant remporte le match.
Bon, la présentation étant faite, passons aux choses sérieuses et rentrons dans le détail des matchs…

Ambulance Match

John Cena vs. Kane

  

Depuis le match controversé du Royal Rumble, la WWE nous a proposé un scénario digne d’un film horreur à l’ancienne, avec Kane dans le rôle du tueur psychopathe (un rôle qu’il connait bien. Si vous ne me croyez pas, allez voir See No Evil), John Cena dans le rôle du héros, Eve dans le rôle de la bonnasse/centre d’attention et Zack Ryder dans le rôle du bon pote/punching-ball.

Lors du dernier Raw, Kane a tenté de piéger Eve dans une ambulance, mais cette dernière fut sauvée à la dernière minute par Super-Cena qui fut remercié de manière que je qualifierais de « buccale », au grand dam de Zack Ryder, qui assista à la scène alors qu’il souhaitait déclarer sa flamme à la demoiselle. En fin de show, alors que Cena essayait de s’expliquer, Ryder, qui venait de s’être fait « friendzoner » par Eve de manière violente, essaya tant bien que mal de défier l’ancien Champ’ qui refusa par respect pour le « Long Island Iced-Z ! » et son état de délabrement avancé. Refus qui ne fut pas du goût de Kane, qui balança Ryder, alors en fauteuil roulant, par la rampe, n’arrangeant en rien son état déjà passablement précaire.

Mon pronostic : Ici, tout semble fait pour faire évoluer Cena. Le match de Wrestlemania de John Cena contre The Rock se rapproche irrémédiablement et pour le moment, l’actuelle tête-de-gondole de la WWE ne semble toujours pas en mesure de pouvoir défier de manière crédible le courant d’air le plus électrisant de l’histoire du catch. Or, cet Ambulance Match est une des dernières occasions pour la WWE de présenter Cena comme une menace suffisante pour The Rock et rendre leur confrontation de Wrestlemania véritablement effervescente. Donc je vois bien une victoire en mode domination violente de Cena pour lancer la machine…

Vainqueur : John Cena

 WWE Divas Championship

Beth Phoenix (c) vs. Tamina Snuka

Peu de choses à dire au sujet de ce match, vu le peu de sérieux accordé par la WWE à la division féminine.

Depuis début Octobre 2011, la « Glamazon » Beth Phoenix domine la division des Divas sans partage. Elle sera opposée à sa troisième challengeuse différente sous son règne, à savoir ici la fille du Hall of Famer de la WWE Jimmy « Superfly » Snuka, Tamina Snuka.

Mon pronostic : Honnêtement, seulement 2 catcheuses semblent être en mesure d’inquiéter la « Glamazon » : Natalya (quand on aura cessé de la ridiculiser) et Kharma (quand elle sera de retour à 100%, ce qui ne devrait plus tarder, vu sa performance au Rumble). Donc pour moi, le résultat ne fait aucun doute…

Vainqueur : Beth Phoenix

 

Smackdown Elimination Chamber Match

World Heavyweight Championship

Daniel Bryan (c) vs. The Big Show vs. The Great Khali vs. Cody Rhodes vs. Wade Barrett vs. Santino Marella

  

Pour présenter le match, je vous propose un petit tour d’horizon des six catcheurs en lice.

Tout d’abord, nous allons tout de suite évacuer les cas du Great Khali et de Santino. Khali a fait son retour à la compétition lors du Rumble et connaissant son état physique, il fait quelque peu tâche dans l’affiche, surtout du fait qu’il a été amené ici comme un cheveu sur la soupe. Concernant Marella, il remporta une bataille royale lors du dernier Smackdown en vue de désigner un remplaçant à Randy Orton, qui dut déclarer forfait pour le match à cause d’une commotion cérébrale causée lors de son match contre le Big Show. Il est fort probable que l’un de ces deux catcheurs ne prenne finalement pas part à ce match, un peu à la manière de ce qui était arrivé à Kofi Kingston en 2009, où Edge l’avait attaqué avant qu’il n’entre afin de prendre sa place. On peut supposer que ce scénario ne vienne à se répéter…

Viennent ensuite les cas de Wade Barrett et de Cody Rhodes, qui font ici figure d’outsiders. Si de son côté, Rhodes continue à progresser et à rendre du prestige à sa ceinture Intercontinentale, Barrett semble un peu en perte de vitesse, sa série de victoires ayant connu son terme lors du Smackdown suivant le Rumble, où Randy Orton le vainquit dans un match sans disqualifications. Malgré leurs trajectoires quelque peu croisées, il me semble qu’ils en sont rendus au même point, c’est-à-dire qu’ils sont tout à fait légitimes de participer à ce match, mais semblent plus être des outsiders que des vainqueurs potentiels.

Reste à aborder les cas du Big Show et du champion actuel, Daniel Bryan. Le champion en titre a confirmé son statut de champion roublard (à mon grand dam, il faut l’avouer), n’hésitant pas à utiliser sa compagne AJ pour se tirer d’affaire, notamment contre le Big Show. De plus, depuis quelques semaines, il n’hésite pas à se vanter de son mode de vie « vegan » (autrement dit végétalien, ce qu’il est vraiment dans la vie), un peu à la manière de ce que CM Punk avait fait il y a deux ans avec la Straight-Edge Society (qui était aussi un usage du mode de vie réel de Punk). Cependant, le Big Show continue de graviter autour de lui, n’hésitant pas à intervenir dans ses matchs ou à se moquer de son mode de vie.

Mon pronostic : Le fait principal à retenir pour pronostiquer ce match tient en un fait : Sheamus, le vainqueur du Royal Rumble, fait partie de Smackdown. Il y a donc toutes les chances qu’il ne défie pour Wrestlemania le Champion du Monde Poids-Lourds. Or, le flamboyant guerrier celtique étant en pleine bourre avec le public, il faudrait un champion qui soit honni des foules et qui puisse lui proposer une belle rivalité. Or, pour moi, le seul à pouvoir incarner cela est l’actuel champion, Daniel Bryan. De plus, cela permettrait de laver l’affront de l’an dernier, où les deux devaient s’affronter à Wrestlemania (pour le titre US), match qui fut remplacé par une bataille royale avant le PPV…

Vainqueur :Daniel Bryan

 

Raw Elimination Chamber Match

WWE Championship

CM Punk (c) vs. Chris Jericho vs. Dolph Ziggler vs. R-Truth vs. Kofi Kingston vs. The Miz

 

Même procédé que pour Smackdown, nous allons aborder les catcheurs au cas-par-cas.

Commençons par les grosses cotes du match, j’ai nommé Kofi Kingston et The Miz. Kingston se place ici clairement comme étant « l’underdog » du match. Même si le Ghanéen est capable de nous proposer de belles performances, il se pose clairement comme étant le vainqueur potentiel le moins crédible du lot. Le Miz, de son côté est en pleine perte de vitesse. Son personnage semble stagner et l’ancien Champion de la WWE semble avoir beaucoup de mal à rehausser le niveau. Il est donc fort peu probable de le voir gagner aussi.

Abordons maintenant les cas de R-Truth et de Dolph Ziggler. Depuis quelques semaines, Truth s’est clairement positionné en mode comique, n’hésitant pas à jouer avec les traditionnels « What ? » du public. Et lors du dernier Raw, lors du débat réunissant les participants à l’Elimination Chamber, il s’est carrément pris pour un candidat à la présidence. Si le personnage semble prendre avec le public, il semble fort peu crédible de le voir avec la ceinture suprême autour des hanches. Pour ce qui est de Ziggler, il semble se heurter à un « plafond de verre » depuis le Rumble. Le retour de Jericho semble l’avoir quelque peu écarté de la liste des champions potentiels à court terme. Néanmoins, il sera de bon ton de surveiller sa performance lors du match, il pourrait bien voler un peu la vedette.

Pour finir, discutons du cas des favoris, Chris Jericho et CM Punk. Depuis le Royal Rumble, Chris Jericho est enfin sorti de son mutisme, se posant clairement en mode « Thierry Ardisson » puisqu’il clame depuis qu’il a rouvert la bouche que tout le monde lui piquait ses idées et qu’ils n’étaient que des « Jericho wannabes », CM Punk et son « Best in the World » en premier. Ce dernier n’a d’ailleurs pas laissé passer l’occasion de rendre la politesse à Jericho, tout d’abord en singeant son mutisme pré-Rumble, puis en se moquant de la participation de Y2J à « Dancing With The Stars », où ce dernier avait terminé septième.

Mon pronostic : Deux vainqueurs potentiels se dégagent vraiment de ce match : CM Punk et Chris Jericho. Ils sont clairement les deux têtes d’affiches du match et beaucoup de gens rêveraient de voir un affrontement entre les deux à Wrestlemania. Cependant, si cela doit arriver, il faudrait apporter un peu de piment à tout cela, et le meilleur moyen pour cela, ce serait de voir Jericho gagner. De plus, ce dernier a remporté il y a deux semaines un Six-Pack Challenge, ce qui lui permettra de rentrer en dernier lors du match, ce qui rend sa victoire d’autant plus possible.

Vainqueur : Chris Jericho

 

Comme pour le Rumble, il est fort probable que d’autres matchs soient ajoutés à la carte. Je pense notamment à Sheamus ou encore à Jack Swagger, l’actuel Champion US, qui mériteraient un peu d’exposition en vue de Wrestlemania.

Et c’est ainsi que se termine ce deuxième numéro du Brief-Ring, encore une fois, je ne saurais que trop vous conseiller d’aller faire un tour sur le site des Cahiers du Catch si vous cherchez de plus amples informations sur les rivalités en cours. On se retrouve la semaine prochaine pour le deuxième numéro de « Catch & Conséquences » avec la review du show, qui j’espère devrait arriver plus tôt que la dernière fois.

C2J

Photos : Copyright © wwe.com