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[critique livre] Yoshitaka Amano, au delà de la fantasy

Le fait de jouer à des jeux vidéo permet aussi de sortir de cette zone de confort et de découvrir certaines personnalités. Lorsque j’ai commencé à jouer à Final Fantasy, un nom est vite apparu : Yoshitaka Amano. Qui était-il, cet homme qui faisait toutes les illustrations des logos de la saga ? Les magazines mettaient même dans les années 90 certaines de ses œuvres pour illustrer un jeu de la saga.

Son style particulier m’a tout de suite plu. Amano fait désormais partie de mes artistes préférés tout genres confondus. D’ailleurs, une de ses illustrations était la photo de mon premier blog lorsque j’ai commencé à écrire sur le net, il y a 10 ans de ça. Pendant longtemps, je me suis demandé qui aurait le courage en France de faire une biographie de l’artiste.

Eh bien, je ne peux que remercier Florent Gorges pour cet ouvrage, Yoshitaka Amano : Au-delà de la fantasy, qui est de plus sa biographie officielle. Il lui aura fallu plus de deux ans de travail pour nous sortir cet ouvrage somptueux.

Non seulement, le livre est beau, bien mis en page, bravo au maquettiste, avec un bel équilibre texte/photos, mais surtout, c’est l’occasion d’en apprendre plus sur l’artiste lui-même. Sur son activité, ses œuvres, ses travaux (il n’a pas  travaillé que sur Final Fantasy), ses relations avec sa famille mais aussi celles qu’il a eues avec Squaresoft, notamment avec Hironobu Sakaguchi. 

Personnage fascinant, Yoshitaka Amano vous invite dans son monde grâce à ce livre passionnant de bout en bout. Je ne peux que vous inciter à le découvrir et ce très bel ouvrage vous en apprendra plus que vous ne pourrez l’imaginer. 

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Yoshitaka Amano, au-delà de la fantasy

Auteur : Florent Gorges

Genre : Biographie

Éditeur : Editions Pix’n’Love

Nombre de pages : 320

Prix : 39,90 € (édition simple) 69,90 € ( édition avec artbook et documentaire sur l’artiste en DVD ) 99, 90 € (édition « Fantasy », épuisée). 

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Les journées mondiales du jeu vidéo

A partir de demain vendredi 21 novembre, et jusqu’au dimanche 23, ce sera les Journées Mondiales du Jeu Vidéo. C’est l’occasion de fêter ce loisir sous toutes ses formes, et plusieurs événements auront lieu un peu partout. 

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En France, cela se manifestera par  le marathon caritatif Desert Bus de l’Espoir, où pendant 60 heures non-stop, des personnalités du milieu du jeu vidéo joueront au jeu le plus ennuyeux du monde, dans le but de récolter des dons qui seront reversés au Secours Populaire. Sans compter  que de nombreux lots seront à gagner.  Parmi les invités, il y aura entre autres, le Joueur du Grenier, Benzaie, ou encore Kayane, Cyril Drevet, DamDam ( que les spectateurs de Nolife connaissent bien), Médoc et Moguri,(idem) , Marie qui anime l’émission quotidienne de J-One, Bruno Pennes créateur de JV-le mag, qui a passé avec succès sa première année,  Alvin et Kocobe, qu’on peut entendre dans l’excellent podcast de Radio JV tous les lundis soirs dans Passe Le Stick! 

Desert Bus est un jeu qui devait être destiné au méga-CD et inventé par deux acteurs satiriques américains,Penn and Teller, et devait faire partie d’une série de mini-jeux intitulé Penn and Teller’s Smoke and Mirrors. Le but consiste ici à conduire un bus, de Tucson à Las Vegas, en ligne droite… en temps réel. Soit huit heures de jeu ou rien ne va se passer ( à part la mouche qui s’écrase au bout de 5 heures) : vous n’avez pas de passagers ni dans le bus, ni à prendre.  mais vous n’avez pas intérêt à laisser dévier le bus  ou le laisser s’arrêter, sinon impossible de redémarrer et la dépanneuse vous ramène… également en temps réel.  Le marathon canadien d’où est tirée l’édition française est en cours. 

L’année dernière, l’événement avait permis de récolter plus de  16 000 €  de dons, un record. 

L’événement sera animé par Florent Gorges, qui officiait déjà l’année dernière,et Guillaume Dorison, et Michael Newton, entre autres. Et ce sera à cette adresse: http://desertbus.fr/

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Et puisqu’on parle de Florent Gorges, sachez qu’il est l’auteur du premier reportage de 52 minutes qui passera dimanche à 21 heures sur Nolife,  et qui sera consacré à Yoshitaka Amano, dont l’oeuvre est assez méconnue chez nous. Avant cela, samedi, sachez qu’il y aura à 13h30 un Extra-Life consacré à Terra Battle, et c’est Hironobu Sakaguchi  himself, créateur du jeu mais également de la célèbre licence Final Fantasy, qui sera sur le plateau de l’émission. Si ce ne sont pas deux arguments de poids pour soutenir la chaine via Noco, je ne sais pas ce qu’il vous faut! 

Un Week-end chargé en perspective, mais ça en vaut vraiment la peine. Alors, tous à vos manettes ( ou claviers, au choix)!

 

Yoshitaka Amano illustre Child of Light

Child of Light est un  jeu que j’attends avec impatience. Le RPG réalisé par Ubisoft Montréal sort officiellement le 30 avril. Il reposera sur la technologie Ubi Art Framework, qui avait fait des merveilles pour les deux derniers Rayman. Et le studio s’est offert quelqu’un de renom pour faire les artworks  de son jeu, j’ai nommé Yoshitaka Amano, qui a déjà œuvré sur les personnages et illustrations des Final Fantasy I à VI, et simplement des illustrations et de la jaquette jusqu’à FF XII. J’aime bien le travail de l’artiste, alors c’est pour ça que je ne résiste pas à vous montrer l’illustration qui sera dans la version collector du jeu. Comme toujours avec Amano, le symbolisme est très présent. J’espère que vous apprécierez.

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Julius

Final Fantasy VI fête ses 20 ans

Le 2 avril 1994 fut une date historique pour tout amateur de RPG japonais, au moins dans l’archipel. C’est à cette date que fut lancé  Final Fantasy VI sur le marché, considéré comme le meilleur de la saga. Les raisons sont nombreuses : excellence technique, avec une exploitation poussée de la Super Famicom ( Super Nintendo japonaise), mais aussi ludique, avec un système de combat qui proposait du changement par rapport aux habituels  » jobs »  qu’on connaissait jusque là. Le jeu sortit en octobre de la même année aux Etats-Unis, où il fut rebaptisé Final Fantasy III. Il ne sortira jamais sur cette console en Europe. Le Vieux Continent, lui, patientera trois ans de plus, jusqu’en 1997, pour voir apparaître le premier Final Fantasy  qui sera bien entendu le septième du nom. Le jeu sortira  toutefois réédité sur PlayStation, en 2002, soit près de trois ans après le Japon pour cette réédition. Pour faire passer la pilule malgré les textes restés en anglais et si le portage n’est pas des plus heureux, le jeu était proposé à moins de 20 € , avec en prime la démo jouable de Final Fantasy X qui s’apprêtait à sortir.

La presse française de 1994, dominée par les trois magazines que furent Joypad, Player One et Consoles+ (Future Press n’existait pas encore), faisait des rubriques sur les sorties japonaises  grâce aux correspondants permanents et aux tests « import ».  Les deux premiers cités offrirent une double page au jeu  (avec un test import enthousiaste de Grégoire Hellot dans Joypad, qui ne manquait pas d’adjectifs élogieux pour désigner le jeu), alors que Consoles+, malgré une note de 94%  ne lui consacra que quelques lignes dans un carré de test qui faisait la taille d’un mouchoir en papier dans la nouvelle rubrique Speedy Gonzatest. Ce n’était pas vraiment digne du jeu…

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C’est LE jeu que tout amateur de RPG japonais doit faire s’il se considère comme tel. Le RPG qui fit entrer la Super Nintendo dans l’ère des RPG « magnifiques », et le mieux c’est qu’il n’a pas vieilli. On retrouve avec toujours autant de charme et d’envie  les 14 héros de l’aventure.  Les musiques de Nobuo Uematsu comptent parmi les plus belles qu’il n’ait jamais composé, procurez-vous l’OST si ce n’est déjà fait. Certaines séquences relèvent du génie pur et simple (qui a dit l’opéra ?). J’y rejoue régulièrement, et si vous voulez savoir pourquoi, il y a une critique sur ce blog dans laquelle vous y trouverez plus de détails, et elle inaugurait la rubrique Level up! je ne pouvais rêver  de meilleur ambassadeur. Bref, je souhaite un très bon anniversaire à ce jeu qui a marqué l’histoire des jeux vidéo à jamais. Nul doute qu’on en parlera encore dans 20 ans. 

Julius

Lien vers la critique :

https://datafr.wordpress.com/2012/02/05/critique-jeu-culte-final-fantasy-vi/